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Voici 38 mesures pour réduire (vraiment) l'empreinte carbone de la grande distribution

La grande distribution a fait un joli coup de communication pour montrer qu'il est possible d'agir concrètement pour réduire sa facture d'électricité. Mais on peut aller encore plus loin.

Jonathan Le Borgne
Jonathan Le Borgne

L'heure est la sobriété énergétique. Et la grande distribution n'est pas exempte.

Pour cette vieille industrie qu'est la grande distribution, l'extinction des enseignes la nuit communiquée au début de l'été est une excellente chose, mais demeure presque symbolique.

Bien sûr les mesures décidées pour quasi toutes les enseignes sont honorables et montrent la voie vers une société qui ne demande qu'à prendre enfin ses responsabilités sur le plan environnemental. Pour rappel, parmi les actions retenues et communiquées par Perifem, on retient :

  • l'extinction des enseignes lumineuses à la fermeture du magasin (au lieu d'1h du matin actuellement) ;
  • la baisse de 50% de l’intensité de l'éclairage avant l’arrivée des clients (ce qui est déjà le cas dans beaucoup de magasins) ;
  • la baisse de 30% de l’intensité de l'éclairage en présence des clients sur les périodes critiques de consommation (l'initiative se généralise déjà avec les heures calmes) ;
  • la coupure du renouvellement d’air la nuit ;
  • le décalage de la production de glace ;
  • la baisse de la température ambiante de tous les points de vente jusqu’à 17°C pendant les heures de pics ;

Néanmoins, il ne suffit pas de changer ses ampoules et de couper l'électricité la nuit pour réduire son impact écologique d'autant que la consommation d'énergie n'est qu'un 3 principaux leviers à actionner (le second étant la logistique/transport et le troisième sont la lutte contre les déchets) . Il existe des solutions encore plus radicales pour accélérer la transformation écologique du secteur et réduire significativement son empreinte carbone.

Dans cet article on liste une série d'actions concrètes pour réduire son empreinte carbone (et bonne nouvelle, ces solutions ne sont pas impossibles à mettre en place pour rendre la grande distribution plus responsable).

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Cet article vise à lister les mesures possibles et à montrer que la grande distribution peut agir pour réduire son empreinte carbone. Nous ne sommes pas expert de toutes les solutions évoquées ci-dessous. Si vous souhaitez apporter des ajustements, nous donner des chiffres, pointer vers une étude, laissez-nous un message ici, on vous répondra et on apportera des compléments d'informations.

Voici une série de mesures concrètes pour limiter l'empreinte carbone de la grande distribution

Le défi de rendre la grande distribution plus vertueuse est largement jouable. Ce n'est pas les idées qui manquent (ni les starts-up d'ailleurs). Pour donner des inspirations au secteur pour limiter son empreinte carbone, voici des idées :

#1 Mettre en place un outil de mesure de l’empreinte carbone des commerces

Premièrement, on améliore que ce que l'on mesure. Sans mesure, toutes actions entreprises s'apparentent à de la communication car aucun indicateur ne permet de mesurer les effets (car si ça se trouve ils sont minimes).

Dans un idéal, il faudrait avoir une forme de Yuka de l'empreinte carbone des commerces qui mesurerait l'impact environnemental du point de vente en fonction de sa surface.

#2 Extinction des enseignes la nuit

La mesure est déjà mise en application de 1h à 6h du matin pour toutes les enseignes (même si certaines ne le respectent pas complètement). Cela étant, selon  le syndicat de l'éclairage, cela représente encore une petite part de la consommation d'électricité. En effet, l'ensemble de la consommation électrique liée à l'éclairage, diurne et nocturne, représente 42 TWh. Parmi les premiers postes, on trouve :

  • l'éclairage domestique (7,13 TWh)
  • l'éclairage des bureaux privés (7 TWh)
  • l'éclairage des commerces (7 TWh)

#3 Couper le matériel informatique la nuit et éteindre l'éclairage des bureaux

En lien direct avec la mesure précédente, l'éclairage des bureaux et l'utilisation de l'électricité pour le matériel informatique coûte davantage que de laisser une enseigne allumée toute une nuit.

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Selon un rapport du WWF publié en mars 2017, l’empreinte écologique quotidienne d’un salarié au travail devant un ordinateur équivaut à la consommation électrique de 80 ampoules allumées pendant la même durée.

#4 Remplacer les néons par des ampoules LED

Des changements sont en cours de beaucoup de magasin pour remplacer les vieux néons par des ampoules basse consommation. Cela ne demande qu'à être accéléré.

#5 Mieux utiliser la lumière naturelle

Particularité de nombreux magasins, les fenêtres, puits de lumière et baies vitrées se font rares. Pourtant, cela permettrait d'utiliser la lumière naturelle et d'éviter de consommer de la lumière artificielle.

#6 Recycler les énergies

L'énergie ne se consomme pas seulement. Elle se recycle aussi. Que ce soit l'eau, le chauffage, il existe des manières pour réutiliser l'énergie.

Exemple ici à l'Hyper de Chateaugiron qui recycle une bonne partie de son eau.

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L’hyper U de Châteaugiron, en Ille-et-Vilaine, est à la pointe du recyclage jusque dans sa station de lavage. Il s’engage aussi sur le volet social via notamment le label Great Place to work. Propos recueilli par Solenne Durox.

#7 Fermer les magasins plus tôt (ou les ouvrir plus tard)

Conséquence sine qua none de l'extinction des enseignes lumineuses à la fermeture, l'idée consisterait à harmoniser les heures de fermetures des centres commerciaux. 20h par exemple au lieu de 21h ou 22h dans certaines villes.

C'est d'ailleurs une mesure actuellement mise en place en Italie dans les centres-villes. Les commerces ferment 1h plus tôt que prévu.

#8 Peindre les toits des magasins en blanc

Alternative à l'installation de panneaux solaires, le Cool Roofing permet également de réduire la facture d'électricité. Son utilisation s'est largement répandue aux États-Unis et commence à séduire les dirigeants français.

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Voici un article pour éclaircir le sujet du Cool Roofing. Vous allez y réfléchir à deux fois avant de peindre votre toit en blanc. Explications.

#9 Végétaliser les toits

Autre alternative, la végétalisation est une solution souvent peu coûteuse et tout aussi efficace pour faire baisser la température des bâtiments.

#10 Installer des panneaux solaires pour favoriser l'auto-consommation ou le partage

Les surfaces de plusieurs dizaines de m2 des hypermarchés peuvent accueillir des panneaux solaires. Leur installation a un effet bénéfique en plus de produire de l'énergie qui permet d'isoler le bâtiment des rayons du soleil et donc de baisser presque automatique la température du bâtiment.

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#11 Couvrir les parkings (et installer aussi des panneaux solaires)

Autre surface à optimiser, les toits des parkings peuvent accueillir des panneaux solaires afin de produire de l'énergie verte.

Autre effet immédiat : cela permet d'éviter l'utilisation accrue de la climatisation des voitures garées sur les parkings lors des fortes chaleurs.

#12 Construire uniquement des bâtiments commerciaux éco-conçus

Systématiser que chaque nouvelle construction soit à inertie thermique afin d'éviter le calvaire de la tôle métallique, mal isolée et peu étanche.

#13 Mettre fin à la multiplication de l’affichage numérique

Phygital ne rime pas forcément avec « placer des écrans partout » dans le magasin ou en dehors.

À titre d'information, un écran publicitaire LCD numérique de 2 m2 consomme 2049 kWh par an, soit quasi l'équivalent de la consommation moyenne d'un ménage français pour l'éclairage et l'électroménager (2 350 kWh/an). Difficile néanmoins de chiffrer le nombre d'écrans publicitaires répartis sur le territoire.

#14 Dématérialiser les tickets de caisse

Rien de nouveau. La majorité des enseignes vont y mettre fin début 2023 :  l’impression des tickets de caisse, de carte bancaire ou des bons d’achat ne sera plus systématique. Leur impression ne sera soumise qu'à la demande des clients.

#15 Dématérialisations des factures papier

À l'heure du numérique et à l'heure où les enseignes militent pour l'arrêt du prospectus papier, il y a encore des progrès à faire pour supprimer le papier des documents internes.

Factures, note, planning, cadencier, la « paperasse » au sens large est loin d'être dématérialisée au sein des magasins. Des actions sont en cours, mais cela nécessite de revoir des organisations internes et de sensibiliser les collaborateurs.

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La loi prévoit que dès 2023, l’ensemble des factures émises par les sociétés françaises assujetties à la TVA devront progressivement être dématérialisées.
La dématérialisation interne des documents papiers : pourquoi ce n’est pas SI simple d’y parvenir …
Plus de papier dans les boîtes oui. Mais en interne, le papier est encore la norme. La loi prévoit que dès 2023, l’ensemble des factures émises par les sociétés françaises assujetties à la TVA devront progressivement être dématérialisées.

#16 Dématérialiser les prospectus...

La fin du prospectus s'amorçe doucement. Sans doute trop doucement. Avec la hausse des coûts du papier, cela pourrait accélérer la transition. Plusieurs enseignes stoppent déjà le prospectus. D'autres poursuivent des tests. Mais atttention au greenwashing : stopper le prospectus pour faire du 4x3 dans les villes n'a pas vraiment de sens.

Ce que la grande distribution fait pour remplacer le prospectus (et ce qu’elle ne fait pas encore)
Le stop aux prospectus en grande distribution s’étend de plus en plus en France. Les initiatives se multiplient mais il reste encore beaucoup de leviers à explorer.

#17 ...mettre fin aux promos et mettre fin à la sur-incitation à la consommation

Conséquence directe de la fin des prospectus, il pourrait s'agir aussi de mettre définitivement fin aux promotions afin de ne plus pousser les clients à la consommation (surtout sur des produits pas toujours très responsables).

#18 Stopper toute promotion sur l'alimentation animale

Si on prend en compte l'ensemble de la filière (production agricole, transport de marchandises, consommation d'énergie...), produire de l'alimentation a un impact fort sur l'empreinte carbone.

La viande par exemple a un impact important sur l'environnement. Par exemple : un kilo de bœuf génère 16 kilogrammes CO2, contre 6 kilogrammes CO2e pour le porc ou 0,7 kilogramme CO2e pour un kilogramme de blé dur.

Aussi, selon une étude, le passage à une alimentation végétale permettrait de réduire son empreinte carbone de 1,198 kilogramme CO2e/an.

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Les signaux montrent que la consommation de viande est sur le déclin. Selon une étude du Crédoc, elle a diminué de 12 % en dix ans.

#19 Sensibiliser les collaborateurs à l'impact de l'activité numérique

Le numérique a ses défauts. Les ordinateurs, serveurs et autres appareils numériques pèsent environ 14% des émissions des gaz à effet de serre.

Par exemple, un simple email génère 4 grammes de CO2, tandis qu'un message avec une photo représente l'équivalent d'une consommation d'une voiture sur 500 mètres.

Solutions :

  • privilégiez les conversations par téléphone ;
  • stockez les données sur des serveurs locaux plutôt que de passer par des cloud où les données circulent sur des serveurs situés à des milliers de kilomètres ;
  • privilégiez les ordinateurs portables, moins énergivore qu'un PC de bureau ;

#20 Stopper toute activité numérique qui n'a pas d'impact réel sur l'environnement (type Métavers) et concentrer ses investissements dans des actions durables

investir dans un monde virtuel plutôt dans le monde réel relève en 2022 presque de l'aberration et d'un non-sens écologique. Alors que des marques ou enseignes investissent en masse pour acheter des terrains dans le Métavers ou créer des NFT, il y a mieux à faire dans l'utilisation de cet argent (même si le monde du Web3 offre des perspectives sans doute intéressantes).

#21 Supprimer les technologies inutiles et consommatrices d'énergie

Écran tactile, caméras de surveillance, rayon nouvelle génération ... là encore, ces technologies mises bout à bout s'ajoutent à la facture d'électricité. L'idée est de revenir aux formes plus traditionnelles des métiers du commerce et de bannir les outils dont personne n'a réellement besoin.

#22 Lutter encore plus contre le gaspillage alimentaire

Ici, le sujet n'est pas nouveau. Les enseignes traquent depuis des années les invendus afin de les valoriser : stickage, dons aux associations, valorisation animale, paniers anti-gaspi... les solutions existent.

Les magasins sont d'ailleurs bien aidés par les start-up telles que Traçalim, Phénix, Smartway, Too Good To Go entre autres.

#23 Supprimer les dates de péremption sur des catégories de produit

Au Royaume-Uni, Waitrose vient de décider récemment de retirer la mention "à consommer avant", sur près de 500 produits frais, notamment des fruits et légumes sous emballage.

Cela pourrait être le cas également sur des produits qui ne se périment pas comme le sel, le sucre, le vinaigre blanc, le miel, le riz blanc, les légumes secs... cela permettrait de limiter encore davantage le gaspillage alimentaire.

#24 Digitaliser les circuits courts

Comment limiter les achats à l'étranger quand on sait produire à seulement quelques kilomètres d'un magasin ? Cette question se pose à l'heure où les enseignes cherchent à augmenter la part de l'offre plus locale et de produits plus responsables.

Bien sûr, il y a un grand chemin à faire. Mais tout le monde aurait à y gagner, car les produits issus des PME françaises signifient : moins d'empreinte carbone, une plus grande diversité de l’offre, une meilleure qualité et un meilleur ruissellement sur l’ensemble de l’économie française (selon les propos d'Elizabeth Cony dans un post LinkedIn récemment partagé).

Des starts-up travaillent sur le sujet : Consentio qui travaille avec plus d'un millier d'un magasin et qui mène un test chez Carrefour en Espagne ou Kheops qui travaille aussi avec quelques enseignes en France.

La révolution pas si simple des circuits-courts en grande distribution
Sur le papier, les circuits-courts représentent l’avenir. Dans la réalité, ils sont bien plus complexes à mettre en place qu’il n’y paraît.

#25 Stopper toutes importations de produits utilisant l'avion

Plus facile à dire qu'à faire, il devient incohérent en 2022 d'exporter des oignons de Nouvelle-Zélande quand on sait en produire sur le sol français.

Seul bémol, la France n'est plus en mesure d'assurer sa souveraineté alimentaire et oblige certaines entreprises à s'approvisionner à l'étranger.

#26 Développer de la logistique verte

Poids lourds de l'impact environnemental de la grande distribution, la logistique et les transports pourraient être poussés à être plus vertueux : camion électrique ou à hydrogène.

#27 Développer des rayons promouvant l'alimentation végétale.

La grande distribution a un rôle à jouer dans l'influence des comportements d'achat : plutôt que de faire la promotion de l'alimentation animale, les magasins pourraient opter soit pour des rayons 100% produits végétaux (au même titre que le bio), ou soit pour élargir l'offre de ses produits dans les rayons.

#28 Affichage de l’indice carbone sur les emballages

Au même titre que la mesure visant à augmenter la part de l'offre plus responsable dans les rayons vient celle d'afficher l'empreinte carbone sur les packagings, c'est-à-dire la pollution provoquée par le processus de fabrication, de transport ainsi que par la vie utile et résiduelle de l'emballage des produits (source : Essentra).

Ce calcul s'opère en identifiant les gaz à effet de serre générés pendant les processus de production, de transport tout en incluant également la conception des emballages et leur capacité à être recyclés.Une telle mesure permettrait d'orienter les consommateurs vers des achats plus responsables.

#29 La réduction drastique des emballages à usage unique...

Les sacs plastiques c'est fini. Mais il y a encore beaucoup à faire. Que ce soit les barquettes plastiques au rayon viennoiserie, les barquettes en plastique au rayon boucherie ou poissonnerie, le suremballage de certains produits PGC...

L'avenir doit obliger les enseignes à repenser certains emballages inutiles. Des alternatives comme des barquettes en fibres végétales et 100 % compostables existent.

Ces modes de conditionnement qui révolutionnent les rayons frais
Les consommateurs plébiscitent les produits dont les emballages sont responsables et soucieux de l’environnement.

#30 ... et inciter au développement de la consigne

Et pour réduire l'utilisation des emballages, l'idéal c'est la consigne. Mais encore faut-il des consommateurs aux habitudes bien ancrées.

Des enseignes invitent déjà leurs clients à venir avec leur propre contenant pour stocker les produits commandés au sein des rayons métier, mais rares sont ceux qui le font.

Plusieurs start-up travaillent sur le sujet :

  • NoWW développe un système de consigne clé en main dans la vente alimentaire ;
  • Loop, via Carrefour, centralise en magasin des produits aux contenants réutilisables et consignés ;
  • Bocoloco et Green Go proposent des meubles avec une trentaine de références dans des bocaux consignés

#31 Optimiser ses stocks... plutôt que vouloir s'attaquer à tout prix aux ruptures en rayon

En réserve, les stocks croulent parfois. Que ce soit en alimentaire ou non-alimentaire, il n'est pas rare que certains produits prennent la poussière plusieurs années avant de finir à la poubelle.

D'autre part, les produits stockés subissent aussi les aléas de la météo (froid, chaleur) et peuvent dégrader la qualité des produits, qui finissent pas être jetés.

Les ruptures, elles, sont certes une perte potentielle de chiffre d'affaires, mais cela permet aussi de reporter les achats vers des produits similaires ou quasi similaires. Ça permet d'éviter les stocks inutiles en fond de rayon.

#32 Développement d’une économie circulaire locale

À l'instar de beaucoup de mesures évoquées dans cet article, ici cette mesure consiste à redéfinir les contours d'une économie moins consommatrice de ressources et surtout qui apporte davantage de solutions quant au recyclage à la réutilisation des ressources. C'est ce qu'on appelle aussi l'économie circulaire qui consiste à produire des biens et des services de manière durable tout en limitant la consommation et le gaspillage des ressources et la production de déchets. En résumé, on arrête de tout jeter et on arrête de consommer les ressources de la planète.

#33 Proposer des PLV recyclables et responsables

Quand il s'agit de faire des efforts pour valoriser les marques dans les magasins, les industriels n'hésitent pas recourir à de la publicité sur le lieu de vente (PLV) : sous la forme de panneau, d'arche, de box, ces dernières sont souvent en carton immédiatement jeté après quelques jours d'utilisation et pas toujours recyclé, car celles-ci sont souvent complexes à démonter et comportent différents matériaux qui prennent du temps à séparer.

L'idée n'est pas d'interdire la PLV mais plutôt d'encourager à la fois sa conception par des matériaux naturels et de réfléchir à sa valorisation.

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Le marché de la PLV représente 100 000 tonnes de déchets par an.
Merchandising : la PLV, élément indispensable en grande distribution
La PLV et les têtes de gondoles sont-elles vraiment indispensables aux enseignes et magasins pour booster leurs ventes ? La réponse est : « oui ».

#34 Faciliter les rdv acheteur magasin/fournisseur - à emmener vers des échanges en visio

La mobilité est un sujet de fond. Plus les gens roulent, plus ils consomment de l'énergie, et plus ils polluent.

Tout comme des déplacements de clients, de nombreux déplacements professionnels sont évitables. C'est l'exemple des commerciaux qui circulent de magasins en magasin chaque jour sur plusieurs kilomètres. Certains déplacements pourraient être évité par une meilleure communication entre commerciaux et magasins. Des solutions comme Sharlyd'ailleurs permettent de fluidifier les relations magasin/fournisseur.

#35 Trouver une alternative aux déplacements professionnels

Même constat du côté des collaborateurs, certains déplacements peuvent se faire à plusieurs via du covoiturage. L'idée se répand, mais encore faut-il harmoniser les plannings des équipes selon leur localisation.

#36 Développer les magasins autonomes en zone rurale pour limiter les déplacements des clients dans les zones urbaines

Cela se rapproche du sujet de la mobilité : comment limiter les déplacements des consommateurs des zones rurales vers les villes afin de diminuer leur consommation en énergie.

En effet, compte tenu de la désertification des commerces dans les zones rurales, certains Français utilisent leur voiture pour se rendre dans un supermarché.

L'idée serait de généraliser la présence de magasins dans les zones peu denses afin de renforcer la proximité avec les consommateurs. Ce qui revient à :

  • plus de proximité et donc moins de km parcourus ;
  • des gammes plus restreintes et donc potentiellement moins de gaspillage

#37 Encourager la livraison à domicile

C'est une autre façon efficace de réduire les déplacements : la livraison à domicile est en plein boom. Vie des commandes en ligne, les consommateurs ont le choix de se faire livrer leurs courses à domicile. Cela se fait via le service interne à l'enseigne, soit via des plateformes collaboratives du type Shopopop ou Courseur.

#38 Impliquer l’ensemble des collaborateurs dans la politique RSE de l’entreprise

Pour amorcer la transformation, il est nécessaire d'impliquer tout le monde. Sauf que voilà, beaucoup connaissent le terme RSE, mais peu savent y associer des actions concrètes.

Dans une enquête qu'on détaillera bientôt, on réalise que beaucoup de collaborateurs y sont sensibles, mais peu comprennent les missions d'un responsable RSE.


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Jonathan Le Borgne Twitter

Éditeur de Je Bosse en Grande Distribution. Passionné par la transition numérique des entreprises. Consultant, formateur et stratège en communication digitale pour la grande distribution.