Comment la grande distribution peut-elle réduire l'empreinte carbone de la consommation

Dans les rayons fruits et légumes de la grande distribution, l'avocat a dépassé la banane. Derrière cette croissance, c'est aussi un vrai désastre écologique et cela a un impact direct sur l'empreinte carbone de l'offre en magasin.
Comment la grande distribution peut-elle réduire l'empreinte carbone de la consommation

Quand il s'agit de RSE en grande distribution, on parle beaucoup du gaspillage alimentaire. Ce chantier (et c'est une bonne nouvelle) est aujourd'hui mature même s'il y a encore des efforts à fournir pour tendre vers le zéro déchet. On parle aussi beaucoup du retour de la consigne - bien que les actions soient encore marginales. On parle aussi de l'installation des panneaux solaires, du cool roofing, ou encore du compostage.

Mais il y a deux sujet qui devraient faire l'actualité ces prochains mois dans le monde de la consommation : l'empreinte carbone de l'offre et l'empreinte eau. Par « empreinte carbone », on parle des ressources servant à la production de nourriture, car oui, produire des fruits, des légumes, nourrir des animaux, cela consomme énormément de ressources avant de finir dans l'assiette des consommateurs. Et cela a bien entendu un impact direct sur l'environnement.

On regardant de plus près ce qu'on consomme, les chiffres alertent et certains aliments sont de véritables désastres écologiques. C'est le cas par exemple de l'avocat, devenu stars des étals des rayons fruits et légumes, qui dépasse des records en consommation d'eau.

La grande distribution a un rôle à jouer : aussi bien pour orienter, influencer la consommation, et prendre parti sur les sujets environnementaux. Le sujet est déjà sur la table des enseignes des enseignes et donne du fil à retordre aux acheteurs : faut-il continuer à proposer une offre dont les conséquences sont désastreuses pour la planète ?

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La transparence dans la grande distribution
La transparence dans la grande distribution

Voici les aliments les plus gourmands en eau

Souvent pointée du doigt, la viande bovine n'est pas le produit le plus consommateur d'eau. Elle est devancée par le chocolat et le café qui consomme respectivement 17,196 litres et 15,897 litres par kilogramme de produit. À titre d'info, un cacaoyer a besoin de 10 et 15 litres d'eau par jour.

Idem pour le café. Pour une tasse de 125 millilitres, cela a nécessité 130 litres d'eau.

Non présents sur l'infographie ci-dessous, deux autres produits sont en vérité des désastres écologiques : l'avocat et l'amande

  • un avocat par exemple nécessite 227 litres d’eau : nouvelle star des rayons des fruits et légumes, malgré son empreinte carbone, les ventes ont dépassé celles de la banane, un autre produit incontournable des rayons ;
  • une amande (une seule) nécessite 4 litres d'eau (!) ;
Les aliments à l’empreinte eau la plus élevée. © <a href="https://fr.statista.com/infographie/14996/combien-de-litres-eau-pour-produire-les-aliments/" target="_blank">Statista</a>

Encourager les consommateurs à modifier leurs habitudes de consommation pour réduire leur empreinte carbone

L'idée n'est pas de dire on arrête tout pour manger des noisettes. Non. Mais il y a sans doute des gestes à adopter pour limiter à l'échelle locale l'empreinte carbone.

Comme si nous l'avions cité dans nos 38 mesures pour réduire (vraiment) l'empreinte carbone en grande distribution, cela consiste par exemple à :

  • réduire sa consommation de viande en privilégiant des sources de protéines végétales ;
  • afficher l'empreinte carbone sur les produits pour dissuader certains actes d'achat ;
  • influencer les comportements d'achat en choisissant un aliment au détriment d'un autre (comme réduire simplement sa consommation d'avocat) ;
Réduction de l'empreinte carbone en grande distribution
Réduction de l'empreinte carbone en grande distribution