À Hong Kong, un robot humanoïde va tenir seul une supérette 24h/24

L'Asie avance vite.
À Hong Kong, un robot humanoïde va tenir seul une supérette 24h/24
Crédit : Inside retail

Hong Kong s'apprête à ouvrir son premier magasin de proximité géré de bout en bout par un robot humanoïde. Le projet a été dévoilé par le Financial Secretary Paul Chan dans son blog hebdomadaire, dans le cadre de l'effort de la ville pour intégrer l'intelligence artificielle au quotidien.

Installée sur le front de mer de Hung Hom, la boutique prend la forme d'une capsule modulaire de 9 m². Elle sera tenue par « Xiao Gai », un robot humanoïde de 173 cm, le modèle G1 du fabricant Galbot, doté d'une envergure de bras de 190 cm pour assurer le réassort, le picking et l'encaissement. La version hongkongaise pourra dialoguer avec les clients en plusieurs langues. L'assortiment se concentre sur des catégories à forte rotation : snacking, produits lifestyle et médicaments en vente libre.

L'opération marque la première sortie de Galbot, entreprise pékinoise spécialisée dans l'« embodied AI », hors de Chine continentale. Le groupe avait déjà lancé à Pékin une boutique « Galaxy Space Capsule », présentée comme le premier point de vente au monde tenu en routine par un robot humanoïde, avec environ 1 000 clients par jour depuis le début du mois d'août. En mars, des robots G1 de Galbot étaient aussi entrés en service comme assistants de vente dans la première pharmacie chinoise gérée par robots, dans le district de Haidian.

Le projet est porté par la Hong Kong Investment Corporation, le bras d'investissement public de la ville, qui soutenait déjà Galbot. Galbot avance que le format dope la fréquentation des lieux alentour de 30 à 40 %, par simple effet de nouveauté, et vise un déploiement dans dix grandes villes.

Reste la vraie question pour le métier : au-delà de l'effet vitrine, un robot capable de faire le facing, de préparer une commande et d'encaisser seul sur 9 m² pose frontalement le sujet de l'automatisation du commerce de proximité, là où les concepts de magasins autonomes restaient jusqu'ici sans personnel mais sans bras non plus.