Directeur commercial à 26 ans chez Leclerc : « Il faut être passionné, patient, et beaucoup écouter »

Fils d'adhérents Leclerc en Espagne, passé par la finance, Hugo Petit Torres est directeur commercial à 26 ans.
Directeur commercial à 26 ans chez Leclerc : « Il faut être passionné, patient, et beaucoup écouter »

Hugo Petit Torres n'avait pas prévu de finir dans les rayons. Issu d'une famille d'adhérents Leclerc installés à Madrid, il s'était orienté vers la finance, multipliant les stages à Paris et dans la capitale espagnole. C'est en se posant une question simple qu'il a bifurqué : « Ça me plaît, mais est-ce que je me vois faire ça pendant 45 ou 50 ans ? » Trois ans plus tard, à 26 ans, il est directeur commercial du Leclerc d'Amilly, près de Montargis.

Dans notre série de podcast dédiée aux jeunes dirigeants en grande distribution, l nous a partagé avec transparence son parcours, ses doutes de départ, ses erreurs de management, et sa vision du magasin de demain.

De la finance aux fruits et légumes

Le détour par la grande distribution, Hugo l'a d'abord vécu comme une découverte. « J'avais plus d'appétence pour le secteur financier, banquier. J'ai fait des études dans une grande école à Madrid, plus orientée finance. » Ses stages l'ont beaucoup plu, mais le doute s'est installé sur le long terme. Ses parents, eux, sont adhérents Leclerc depuis des années en Espagne. « Je voyais que mes parents étaient épanouis. Mais j'avais pas vraiment vu tout la gestion qu'il y avait derrière. »

Sa première immersion dans le mouvement a lieu en Espagne, avant un départ pour la France, « étant donné que Leclerc en France reste quand même l'enseigne phare, et c'est le pays où est né le mouvement. » Il atterrit à Amilly à 23 ans, en tant que responsable fruits et légumes. Le choc est immédiat, mais pas là où il l'attendait. « C'était assez jeune et peut-être un peu compliqué au début, pas trop sur l'apprentissage de la partie commerciale, mais plus sur le côté humain. Forcément, c'est peut-être un âge un peu jeune encore pour être légitime auprès des équipes. »

Il apprend sur le tas, tourne sur les rayons liquides, observe les foires au vin, au whisky, à la bière, s'imprègne des produits frais. Un an et demi plus tard, une création de poste lui est proposée : directeur commercial. Il a 25 ans.

La légitimité, ça ne se décrète pas

Directeur à 25 ans, est-on prêt ? « Dès que c'est très clair dans ta tête, t'as vraiment hâte d'y parvenir. C'est peut-être un défaut des jeunes, on est impatients. Mais je pense que si tu es très bien accompagné, tu peux être prêt à 25, 26 ans. »

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