Avec Ciao Energy, les influenceurs veulent définitivement leur place dans les rayons

Squeezie, Léna Situations et Inoxtag lancent Ciao Energy. 52 millions d'abonnés, 20 millions de vues en 24 heures. La GMS va encore courir après la hype.
Avec Ciao Energy, les influenceurs veulent définitivement leur place dans les rayons

Squeezie ne se contente plus de faire la promotion des marques des autres. Avec Ciao Energy, il passe à l'étape suivante - et il n'est pas seul. Léna Situations et Inoxtag sont à bord. Gaming, lifestyle, mode, divertissement : le trio couvre toutes les communautés. 52 millions d'abonnés au total.

La vidéo de lancement a dépassé les 20 millions de vues en moins de 24 heures. Une performance qui n'a rien d'accidentel.

Le cycle est désormais connu

D'abord la hype en ligne. Ensuite les demandes en caisse. Puis la tête de gondole pour satisfaire une clientèle qui ne comprend pas pourquoi elle ne trouve pas en magasin ce qu'elle vient de voir sur son écran.

Ce modèle, Squeezie l'a déjà rodé avec Ciao Kombucha. La boisson fermentée est passée de la communauté YouTube aux rayons boissons de la grande distribution en quelques mois. Ciao Energy emprunte exactement la même trajectoire - mais avec une puissance de feu trois fois supérieure.

Un modèle en rupture avec le placement produit

Ce qui se passe n'est pas un simple partenariat commercial. Les influenceurs ont compris qu'un pourcentage sur les ventes ne suffit plus. Ils veulent la marque, les parts de marché et la présence en rayon. MrBeast avec Feastables aux États-Unis a montré que c'était possible. En France, Tibo In Shape, McFly et Carlito, Sissi Mua ont ouvert la voie.

Ciao Energy est peut-être le lancement de l'année dans ce registre. Pas parce que c'est une boisson énergisante de plus - le marché en compte déjà des dizaines. Mais parce que la communauté derrière est massive, engagée, et qu'elle demande activement le produit en magasin.

Ce que ça change pour la GMS

Ces marques « native influence » n'ont pas d'autre choix que d'exister en rayon. Elles naissent en ligne, mais elles grandissent en point de vente. L'enjeu pour les enseignes n'est plus de savoir si elles doivent les référencer. Il est de savoir à quelle vitesse elles peuvent le faire.

Le mouvement n'est pas près de s'arrêter. Et les acheteurs qui attendent de voir si la tendance dure risquent de se retrouver à courir après une demande qu'ils n'ont pas anticipée.