5 choses à savoir sur Dija, l'enseigne qui promet une livraison des courses en seulement 10 minutes

Jonathan Le Borgne
Jonathan Le Borgne

En quelques mois, des services qui livrent les courses à domicile en seulement 10 à 15 minutes se sont lancés à Paris. Leur modèle ? Celui des dark stores, ces supermarchés sans clients. C’est notamment le cas de Dija.

Dija est une jeune pousse fondée par a été cofondé par Alberto Menolascina et Yusuf Saban, deux anciens de chez Deliveroo. L’objectif de la startup est de livrer les courses de façon express, à domicile. Leur promesse ? 10 à 15 minutes de délai, pas plus. En novembre 2020, Dija parvient à lever 20 millions de dollars auprès de Blossom Capital et d’Index Ventures. Cette levée de fonds doit permettre à la startup d’accélérer son développement.

Elle gère de petits entrepôts stratégiquement placés dans les quartiers des villes pour s’assurer qu’elle peut livrer des produits d’épicerie et des marchandises dans les délais serrés qu’elle promet. Il a d’abord été lancé dans certaines parties de Londres.

A Paris, la start-up se lance dans les quartiers de Montmartre et du Marais de la ville et affirme qu’elle couvrira 80% de Madrid. Il a déclaré qu’il prévoyait de se lancer dans davantage de villes françaises et espagnoles dans les semaines à venir.

Le principe de Dija

Dija est un distributeur moderne. En effet, on y trouve tous les produits qu’on a l’habitude de voir dans les supermarchés d’environ 2000 produits. Des produits frais, des fruits et légumes, toutes sortes de boissons, épiceries sucrées et salées…

Comme Cajoo, Gorillas, Flink… l’idée est de créer un magasin de proximité digital. Un système de livraison de produits comparables à ceux que l’on trouve dans les épiceries de qui permet de faire des achats du quotidien par temps de Covid. Le défi est de créer une application efficace, acheter les produits auprès de leurs fournisseurs, mailler le territoire avec plusieurs entrepôts, avoir des livreurs prêts à décoller à tout moment. Le tout en offrant des prix raisonnables pour être compétitifs. La start up va aussi devoir batailler avec les spécialistes de la grande distribution, qui sont de plus en plus nombreux à livrer des produits à domicile avec des partenaires (Carrefour est allié avec Uber Eats, Casino avec Deliveroo, Monoprix…).

Des coursiers salariés

La société promet de livrer en dix minutes entre 8 heures et 2 heures du matin, avec des frais de livraison de 0,99 centime pour commencer. A l’heure où la « gig economy » est de plus en plus contestée, Dija a fait le choix de recruter ses livreurs, à qui elle fournit des vélos électriques et un équipement. La société britannique a ouvert son premier « dark store » en plein coeur de Paris. Mais, dans les prochaines semaines, elle prévoit d’en ouvrir une douzaine, afin de desservir tous les arrondissements de la capitale. Les coursiers travailleront dans un rayon de deux kilomètres pour répondre à la promesse de vitesse.

Malgré la concurrence, Dija est confiant dans ses chances de réussite.

La crise sanitaire a accéléré la consommation en ligne et les contraintes du confinement ouvrent une fenêtre de tir pour les nouveaux spécialistes de la livraison. Au-delà de Paris, Dija veut aller vite et se lancer dans plusieurs autres villes françaises d’ici à la fin de l’année. La chasse aux entrepôts fantômes n’en est qu’à ses débuts.

« Notre volonté est de faire de l’hyperproximité », explique Arthur-Louis Jacquier, le directeur général de Dija France. Pour son lancement, la jeune pousse proposera environ 1.500 références sur son application. « Nous nous fournissons auprès de centrales d’achat, mais aussi en direct auprès de marques parisiennes et d’artisans. Notre premier magasin sera, par exemple, fourni en pains et en croissants frais qui proviennent d’une boulangerie située dans la rue du Faubourg Saint-Martin », poursuit Arthur-Louis Jacquier. Les fruits et légumes sont, eux, fournis directement par un partenaire de Rungis.

Comment ça fonctionne ?

Après avoir passé une commande via l’application, un opérateur dans un entrepôt à proximité recevra une liste de courses sur l’écran du téléphone, mais elle n’est utilisée que pour la logistique. Une fois la commande est validée, le panier est livré par des employés de Dija avec un vélo électrique depuis son entrepôt.

Pour chaque course, Dija utilise le véhicule adapté le plus écologique possible afin d’assurer une livraison rapide de des produits commandés sur l’application. Le service de livraison pour particulier est ouvert 24h/24 et 7j/7.

Dija veut s’étendre rapidement !

Aujourd’hui, Dija confirme ses ambitions en officialisant le lancement de ses services en France et en Espagne. La jeune pousse dit avoir les capacités de couvrir 80% de Madrid avec ses livraisons.

Au cours des prochaines semaines, Dija annonce vouloir s’implanter dans de nouvelles villes en France, en Espagne, mais également au Royaume-Uni. « La France et l’Espagne marquent les premières étapes de notre voyage d’expansion, mais nous sommes déjà en train de nous étendre à de multiples nouveaux marchés. Nous voulons être une entreprise mondiale au service de dizaines de millions de clients dans le monde entier. » déclare Alberto Menolascina, ancien directeur de la stratégie et du développement chez Deliveroo, et l’actuel PDG de Dija.

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Jonathan Le Borgne

Éditeur de Je Bosse en Grande Distribution. Passionné par la transition numérique des entreprises. Consultant, formateur et stratège en communication digitale pour la grande distribution.