Coinstar France recycle chaque année plus d'un demi milliard de pièces en France via son parc de 1350 bornes, dont l'Eurocycleur du Super U de l'Île-Bouchard.
À l'entrée du Super U de l'Île-Bouchard, une petite borne grise absorbe chaque mois près de 1200 euros de monnaie qui dormait dans les tiroirs de ses clients. Installée depuis 2017, elle appartient à un système bien plus vaste que ce que son gabarit laisse deviner.
« Il s'agit d'une borne Eurocycleur qui appartient au groupe Coinstar France, on est la filiale du leader mondial des bornes de recyclage de pièces », explique Chloé Azibert Yekdah, responsable Marketing de Coinstar France. « Présent dans 8 pays avec plus de 26 000 bornes, on collecte chaque année 2,7 milliards de dollars, soit l'équivalent de 34 milliards de pièces. » Une machine à monnaie qui pèse, à l'échelle mondiale, plusieurs milliards de pièces recyclées par an.
En France, le réseau compte 1350 bornes entre la métropole et les DROM-COM. « Chaque année, c'est plus d'un demi milliard de pièces qui sont recyclées », précise Chloé Azibert Yekdah, avant d'ajouter : « C'est plus de 2,3 millions de Français qui utilisent cette petite borne pour recycler leurs pièces, principalement en bon d'achat. » 2,3 millions de clients qui font, chaque année, le déplacement spécifiquement pour cette borne.
Un service pensé pour faire revenir le client en magasin
Pour un point de vente, l'intérêt ne se limite pas au service rendu au client. « L'intérêt du magasin, c'est de proposer ce type de service pour fidéliser sa clientèle, mais aussi d'attirer de nouveaux clients », résume la responsable Marketing de Coinstar France. « On l'utilise comme un coup de pouce, une borne « bon plan » pour réutiliser un argent dormant. » Rien de plus simple : vous allez dans votre supermarché, vous déversez vos pièces dans la borne et vous obtenez un bon d'achat directement utilisable, valable sur tous les rayons du magasin.
Au-delà du bon d'achat, la borne sert aussi le mécénat. « En plus du bon d'achat, on fait du don. On est notamment partenaires de la Fondation des Hôpitaux. Chaque année, on permet la collecte de dons en pièces sur nos bornes pour l'opération Pièces Jaunes. »
Le vrai enjeu pour Coinstar France, aujourd'hui, c'est de faire vivre à cette borne une deuxième vie au-delà du recyclage de pièces. « On essaie de voir comment utiliser cet espace qui est déjà présent en magasin, sachant que son principal intérêt reste le recyclage de pièces. C'est aussi un écran, un espace au sol dans le magasin. » D'où le partenariat noué avec Atawa Interactive, déployé pour l'instant sur une trentaine de points de vente : « On teste la communication enseigne sur l'écran de nos bornes. C'est un flux automatique fourni par notre partenaire, qui permet de mettre en avant toutes les promotions actuelles de l'enseigne. Cela ne coûte absolument rien au magasin, c'est mis à jour par notre partenaire Atawa et ça permet d'exploiter un écran déjà présent en magasin. » Un écran gratuit, positionné juste avant l'entrée du magasin, sans charge de gestion pour le point de vente.
L'actualité de cet été était la Coupe du Monde. « On propose une activation marque avec le Grand Jeu des Supporters proposé par Lay's, qui est le sponsor officiel de la Coupe du Monde de la FIFA 2026 », détaille Chloé Azibert Yekdah. « Il suffit d'avoir la carte de fidélité du magasin, qu'on va scanner. Ensuite on accepte le règlement du jeu, on valide sa participation et on essaie tout simplement de marquer pour remporter des lots de la marque Lay's. Une animation mise en place avec notre partenaire Weezio, expert français de la gamification et de l'activation marketing en point de vente. »
Un détail que Coinstar France tient à mettre en avant : la fabrication reste française. « Depuis toujours, nos bornes Eurocycleur sont fabriquées en France, dans l'Aveyron. Plus spécifiquement dans un ESAT de la Fondation Opteo, par des personnes en situation de handicap, et c'est une vraie fierté pour nous de faire vivre ce partenariat depuis toutes ces années. »
Côté magasin, un outil de trafic autant qu'un service client
Florian, directeur du Super U de l'Île-Bouchard, voit la borne sous un angle plus opérationnel. « Pour nos clients, ça leur permet d'utiliser leurs petites pièces, on ne sait généralement pas quoi en faire, aussi bien les professionnels que les particuliers », pose-t-il. « Pour nous, magasins, ça nous permet d'augmenter notre passage magasin. C'est la première utilité de l'Eurocycleur. »
Vient ensuite l'usage communication, sur lequel Florian rejoint Chloé Azibert Yekdah. « La deuxième nécessité de l'Eurocycleur, c'est aussi de pouvoir communiquer sur la charte graphique U, sur les promos du moment et aussi des communications nationales. » L'usage client, lui, reste inchangé depuis l'ouverture du service : « Utilisation très simple pour le client, juste à mettre ses petites pièces dans la borne. Un bon d'achat qui sort, valable 30 jours, et ça permet à nos clients de recréer du pouvoir d'achat. »
Le magasin a fait évoluer son équipement l'an dernier. « La borne Eurocycleur, nous l'avons depuis 2017. Depuis 2025, on a la EMini, un modèle plus petit, plus sympathique esthétiquement aussi. » Sur le plan financier, la saisonnalité est nette et prévisible. « Globalement, en moyenne, on récolte 1200 euros. On a des pics d'activité surtout de juin à septembre, mais aussi au moment des fêtes de fin d'année, ce qui permet d'augmenter le chiffre d'affaires de la borne. »
La EMini embarque elle aussi l'opération Coupe du Monde, avec un jeu pris en charge intégralement par la marque partenaire. « Grande nouveauté sur la borne EMini pour cet été, avec la Coupe du Monde où on a le Grand Jeu des Supporters fourni par Lay's, qui est pris en charge à 100 % et qui permet aux clients de gagner plein de petits lots, et des gros lots. »
Sur les nouveaux usages de communication à l'écran, Florian confirme l'intérêt côté enseigne : « Pour la EMini, encore un service en plus, ça permet de communiquer vraiment sur l'image Système U, avec les promotions en cours, les prix coûtants, toutes nos petites communications qu'on fait en interne. »
« Notre service permet vraiment de redonner du pouvoir d'achat aux Français », conclut Chloé Azibert Yekdah. « Il permet de faire venir, de consommer sur place, et de refaire venir des clients. »