Bien manger, au bureau où à la maison, c'est le défi du Bon Bocal

Jonathan Le Borgne
Jonathan Le Borgne

La restauration collective, c’est leur dada, et les entreprises semblent conquises. Mais en raison de l’épidémie, le Bon Bocal a dû se renouveler et s’adresser à un nouveau public, sans oublier sa lutte pour l’environnement.

Le Bon Bocal, c’est l’histoire de deux Parisiens qui ont eu l’idée de donner de l’envie et du plaisir à travers la restauration collective. En 2016, Julien Icard, l’un des fondateurs constate la peine qu’ont les salariés à bien se nourrir, alors que l’instant du repas doit être un moment agréable de partage. Avec son associé et chef cuisinier Antonin Parenti, il décide de concocter des repas grâce à l’association de leurs compétences par leur projet qui se veut social et durable. L’objectif est de favoriser l’accès à une alimentation variée pour tous, en dépit des contraintes économiques ou gustatifs. Et leur concept se fonde sur 3 piliers. Travailler avec des produits frais avec l’aide d’un nutritionniste dans leur laboratoire, un engagement fort pour lutter contre le gaspillage et promouvoir des produits locaux, bio et de qualité.

Les entreprises et les particuliers cohabitent au Bon Bocal

La principale activité du Bon Bocal se focalise sur la restauration collective en entreprise. Cette solution a pour objectif de répondre à deux besoins spécifiques. Le premier, que les salariés aient la possibilité de consommer chaque midi des plats équilibrés et sains, même si le temps peut presser. Le second pour des occasions diverses comme des soirées d’entreprises ou des réunions d’équipes. Pour répondre à la demande, le Bon Bocal propose des frigos connectés et réapprovisionné toutes les 48 heures avec des choix de plats multiples. Poisson, végétarien, viande ainsi que 4 choix de desserts sont à disposition des salariés. Mais les Franciliens savent aussi mettre les petits plats dans les grands, grâce à son offre traiteur. Cette offre apporte depuis septembre 2020 un service haut de gamme, répondant à des sollicitations pour ce qui concerne des repas d’affaires, des buffets, des séminaires ou des cocktails. Et le chef Parenti peut se targuer d’avoir cuisiné pour des clients prestigieux, telle Chanel, Renault ou LVMH.

Mais mars 2020, la restauration comme l’ensemble des secteurs d’activité a connu un grand bouleversement, le confinement. Pour lutter contre l’épidémie, Le Bon Bocal a dû cesser son activité jusqu’à mi-avril. Très inquiet face à l’incertitude qu’occasionnait cette situation d’inactivité et donc de pertes totales de recettes, elle a pu compter sur les aides économiques de l’état pour survivre. Cependant, les deux fondateurs ont été contraint de revoir leurs plans et se réinventer pour ne pas disparaître.

S’adressant déjà aux entreprises, le Bon Bocal a trouvé la parade en proposant ses services aux particuliers d’Ile-de-France. Avec la mise en place d’une rubrique « offre particuliers », les Franciliens arrivent à attirer de nouveaux adeptes malgré la difficulté de communication en raison de la situation sanitaire. Néanmoins, Julien et Antonin se satisfont du bouche-à-oreille parisien et une fidélisation de la clientèle qui se tourne également vers l’offre To Good To Go, l’application permettant de consommer à prix réduit.

Manger écoresponsable, un enjeu crucial

La protection environnementale est désormais l’affaire de tous, et le Bon Bocal profite de son activité pour y apporter sa pierre à l’édifice. Son action se décline en 3 parties. Tout d’abord, les restaurateurs tiennent à réduire la part des déchets dans leur activité, ainsi qu’à les revaloriser. Pour ce faire, ils livrent leurs plats dans des bocaux uniquement en verre, soit réutilisables et recyclables. Concrètement, cela se traduit par la collecte, chez les entreprises et même chez les particuliers, puis au nettoyage des bocaux et à leur réemploiement. Enfin pour les déchets alimentaires, le Bon Bocal s’est engagé avec Moulinot, partenaire et spécialisé dans la gestion des déchets alimentaires en Ile-de-France. Partant dans un compost, ces déchets sont utilisés pour l’épandage des terres agricoles chez les maraîchers, dans le but d’une production de nouveaux légumes.

Outre la gestion des déchets, l’entreprise francilienne s’engage dans la lutte contre le gaspillage alimentaire, pour éviter tout invendu. Pour réussir, elle a créé une application, To Good To Go. Celle-ci permet de consommer des plats n’ayant pas trouvé preneur mais encore parfaitement consommable, en proposant des « Paniers anti-gaspi » à des prix très abordable. Le Bon Bocal assure également, en lien avec leur nutritionniste, que ces plats couvrent l’ensemble des besoins nutritionnels.

Enfin, pour un approvisionnement et une livraison respectueuse de l’environnement, il ne suffit pas que cela passe par les assiettes. Elle passe notamment par la réduction de l’empreinte carbone. Pour y parvenir, le Bon Bocal achète un maximum de ses produits frais auprès de producteurs régionaux et prend soin de vérifier qu’ils respectent le label bio par une agriculture raisonnée et sans substances chimiques. En ce qui concerne les livraisons, l’offre aux entreprises que proposent le distributeur permet de grouper les lots et donc de réduire les émissions de CO2, y compris chez les salariés souscrivant à cette offre, leur dispensant de ne pas se déplacer.

 

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Jonathan Le Borgne

Éditeur de Je Bosse en Grande Distribution. Passionné par la transition numérique des entreprises. Consultant, formateur et stratège en communication digitale pour la grande distribution.