En moins d'un an de présence en grande distribution, Inshape Nutrition, la marque de l'influenceur fitness Tibo InShape, affiche des résultats qui retiennent l'attention des enseignes. Les données Circana permettent aujourd'hui de mesurer l'ampleur du phénomène.
Un déploiement progressif mais déjà significatif
Lancée en GMS en juin 2025, la gamme compte une trentaine de références. Son maillage commercial s'est construit rapidement : elle est désormais présente dans un hypermarché sur deux, avec en moyenne 14 références en linéaire, dans 40 % des supermarchés, et dans 20 % des drives et magasins de proximité, où elle occupe en moyenne 3 références.
Ce rythme de déploiement n'est pas anodin. Il témoigne d'une vraie appétence des enseignes, qui ont intégré la marque dans leurs assortiments sans attendre de recul suffisant sur les rotations.
1,6 million de produits vendus
Depuis le lancement, Inshape Nutrition revendique 1,6 million d'unités écoulées pour un chiffre d'affaires de 7,2 millions d'euros. Des volumes qui placent la gamme parmi les meilleures performances d'innovation en produits de grande consommation frais et libres-services, selon Circana.
À titre de comparaison, la majorité des lancements en PGC FLS peinent à dépasser le million d'euros la première année. Inshape Nutrition fait donc figure d'exception.
Pourquoi ça marche en grande distribution ?
Plusieurs facteurs expliquent cette performance, au-delà de la notoriété de Tibo InShape auprès des 18-35 ans.
D'abord, la lisibilité de l'offre. Les bénéfices sont clairement formulés : développement musculaire, récupération, hydratation, énergie. Les formules sont simples, sans liste d'ingrédients anxiogène. C'est exactement ce que cherche un consommateur non-initié qui entre dans le rayon nutrition sportive pour la première fois.
Ensuite, la polyvalence des formats : poudres, barres, canettes, bouteilles, shakes prêts à l'emploi. La gamme s'adapte à plusieurs moments de consommation et à plusieurs circuits, ce qui facilite son référencement sur des formats de magasins très différents.
Les saveurs, enfin, jouent un rôle. Chocolat, vanille, cookies, noisette, mûre : la marque emprunte les codes du snacking gourmand plutôt que ceux du complément alimentaire clinique. Un positionnement cohérent avec l'évolution des attentes en rayon.
L'argument de la fabrication 100 % française vient compléter le tableau, dans un contexte où la traçabilité est devenue un critère d'achat de plus en plus cité.
Le ticket moyen n'est pas anodin. Certains produits atteignent 20 euros, un niveau élevé pour du PGC en supermarché. La marque tient ce positionnement grâce à la combinaison bénéfice perçu / fabrication locale / caution de l'influenceur. L'équation tient, pour l'instant.
Ce que ça dit du marché
L'irruption d'Inshape Nutrition en GMS illustre une tendance plus large : la nutrition sportive sort de ses circuits spécialisés. Les enseignes généralistes captent une demande croissante, portée par une population plus large que les seuls sportifs assidus. Les marques qui savent parler à ce nouveau consommateur, avec des codes clairs et un ancrage communautaire fort, ont un avantage structurel.
La question qui se pose désormais est celle de la durabilité des rotations. Les premiers mois d'un lancement porté par la notoriété d'un influenceur bénéficient d'un effet nouveauté. La vraie mesure de la performance interviendra lors du premier bilan annuel complet, quand les enseignes arbitreront les assortiments sur la base des données de vente réelles.