Notre expertise en fruits et légumes est dédiée à accompagner les chefs de rayon et responsables de secteur dans leur performance au quotidien.
À travers des formations ciblées, des audits personnalisées et des conseils opérationnels, nous vous aidons à optimiser la gestion et la rentabilité du rayon, renforcer les compétences des équipes, et améliorer la satisfaction client.
De novembre à mars, la famille chou est dans sa meilleure fenêtre. Pourtant, en magasin, le constat est souvent le même : un bloc uniforme, un mur de choux, sans message, sans destination. « Un chou ne se vend pas. Un usage se vend », tranche Stéphane Paul, expert et formateur fruits et légumes. Décryptage variété par variété pour transformer votre linéaire en véritable levier de chiffre d'affaires.
Les choux à inflorescence : jouer sur la pédagogie et le spectacle
Le chou-fleur blanc, la locomotive du rayon
C'est le pilier. Présence impérative jusqu'à la fermeture — une rupture en fin de journée casse la confiance du client. Les critères de qualité sont non négociables : pomme dense et ferme, grains serrés et turgescents, blanc homogène, coupe fraîche non oxydée, feuilles vertes et cassantes. « Les feuilles ne sont pas décoratives », rappelle notre expert. « Elles protègent mécaniquement l'inflorescence et limitent la déshydratation. Plus il est feuillu, meilleure est sa tenue. »
Côté entretien, la question du couronnement — ouvrir la collerette pour mettre la pomme en valeur — mérite réflexion. Si cela peut accélérer la vente visuellement, cela réduit la protection, accélère le jaunissement et fragilise la conservation. « On forme les équipes. On ne taille pas à la va-vite », insiste l'expert. Et si la lame marque la pomme, le produit est directement déclassé.
Les choux-fleurs de couleur, produits d'image et de différenciation
Orange, violet, vert : ces variétés modernisent le rayon et arrêtent le client. Mais ils s'inscrivent dans une logique 20/80. « On commande au juste besoin. On accepte qu'il n'y en ait plus le soir. Mieux vaut un produit éclatant le matin qu'un produit fatigué toute la journée », souligne le formateur. Positionnez-les à proximité du chou-fleur blanc pour créer le contraste visuel, jamais isolés en fond de rayon.
Le brocoli, la surveillance quotidienne
Présence forte, mais exigence de contrôle. Un brocoli vert franc, aux bouquets bien fermés, est vendeur. Un brocoli jaune est commercialement perdu. « Le jaune, c'est le début de la floraison », explique l'expert fruits et légumes. « Encore consommable techniquement, mais le client ne le prend pas. » La surveillance quotidienne est indispensable.
Le romanesco, l'aimant discret
Ce n'est pas un produit obligatoire jusqu'à la fermeture, mais il remplit un rôle précieux s'il est bien positionné. Placez-le entre deux poids lourds — entre chou-fleur et brocoli, par exemple — pour qu'il bénéficie du flux naturel. Une mention simple suffit : « Goût plus fin, idéal rôti au four. » Deux lignes, et le produit se vend.

Les choux pommés : lever le frein volume
Le chou blanc, penser la clientèle
Souvent vendu à la pièce, avec des pièces volumineuses. Étudiants, seniors, foyers solos hésitent devant ces formats. Le demi ou le quart, proprement travaillé et étiqueté dans le respect de la réglementation, change la rotation. « On lève le frein volume, on augmente la fréquence d'achat », résume Stéphane.
