C'est quoi le quick commerce, la nouvelle révolution du commerce alimentaire

Jonathan Le Borgne
Jonathan Le Borgne

Aujourd’hui, les délais de livraison sont en moyenne de 3 à 5 jours ouvrables. Des start-ups débarquent à Paris et dans l’Hexagone et proposent des livraisons de courses en moins de trente minutes. C’est ce qu’on appelle le quick commerce. Un sacré enjeu logistique, avec une bonne base technologique pour acquérir et fidéliser les consommateurs.

Avec la demande croissante de livraison à domicile de biens essentiels en raison de l’arrivée de la pandémie de COVID-19, le quick commerce a connu une explosion en termes de croissance organique des affaires.

Il s’agit des entreprises, généralement basées sur des produits de proximité ou une consommation immédiate, qui effectuent des livraisons à domicile quasi instantanées et sont entièrement gérées via Internet pour fournir un service de proximité.

Le défis de ces nouvelles start-ups est de créer une application efficace, acheter les produits auprès de leurs fournisseurs, mailler le territoire avec plusieurs entrepôts, avoir des livreurs prêts à décoller à tout moment. Le tout en offrant des prix raisonnables pour être compétitifs. Donc leur promesse c’est livrer vos courses chez vous entre dix et quinze minutes seulement, de 7 heures à minuit grâce aux dark stores, ces petits entrepôts façon supérettes sans clients, situés au cœur des grandes villes, où les coursiers, souvent à vélo, récupèrent les commandes.

Après des années d’expertise logistique et technologique, le secteur du quick commerce est dans une position privilégiée pour faire avancer la catégorie des courses en ligne. Un service qui propose la livraison des commandes le plus rapidement possible, avec les mêmes prix que dans le magasin physique et qui apporte de petites quantités de marchandises aux clients quand et où ils en ont besoin. Ce sont des start-ups britanniques, allemandes, turque ou françaises qui veulent révolutionner la distribution avec ce nouveau business.

Le quick commerce, a déjà livré plus de 9 M de commandes en 2020 dans 22 pays, avec 22 700 points de vente associés. De cette manière, ce nouveau service affronte l’un des plus grands défis du commerce électronique, à savoir accélérer les livraisons, maximisant ainsi le temps qui s’écoule entre l’achat d’un produit et sa disponibilité.

Le quick commerce bouleverse la distribution

Le nouveau secteur de business avait secoué le secteur de la distribution même si en volume de ventes, il reste encore marginal. Pour les grands distributeurs, l’essor de la livraison de courses en moins de 30 minutes constitue une menace inattendue, sur laquelle il leur est, pour l’heure, impossible de s’aligner. De plus, en l’espace de moins d’un an, plusieurs start-up très bien capitalisées ont investi la France avec un niveau de service jusqu’ici impensable et des prix alignés sur ceux du commerce de proximité. Le 4 juin, la start-up turque Getir a annoncé qu’elle lève 500 millions de dollars. De son côté, l’allemand Flink a fait savoir, le 7 juin, qu’il bénéficie d’un apport de capitaux de 240 millions de dollars. Autant que celui de son compatriote Gorillas trois mois plus tôt. Alors que Getir et Zapp s’apprêtent à débarquer en France, Cajoo, Dija, Gorillas et Flink se sont déjà installées dans la capitale au printemps. Ils font de grosses Promotions, et s’affichent massivement dans le métro pour présenter la nouvelle distribution. La guerre du quick commerce est déclarée.

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Jonathan Le Borgne

Éditeur de Je Bosse en Grande Distribution. Passionné par la transition numérique des entreprises. Consultant, formateur et stratège en communication digitale pour la grande distribution.