Dans cet épisode du podcast, Sybille Foing, directrice marketing de BRITA France, revient sur la transformation en cours dans le rayon hydratation. Face à un marché encore largement dominé par l’eau en bouteille, elle défend une alternative plus durable, plus économique… mais encore trop méconnue du grand public. Entre enjeux de visibilité, freins culturels et exemplarité environnementale, l’épisode propose une plongée dans une catégorie en pleine mutation.
Un marché déséquilibré… mais plein de potentiel
« L’eau en bouteille aujourd’hui, c’est trois quarts des Français qui la consomment quotidiennement », rappelle Sybille Foing. En face, seuls « 20 % des foyers sont équipés d’un dispositif de filtration ». Ce déséquilibre n’est pas une surprise : en France, l’eau en bouteille est ancrée dans les habitudes de consommation, presque de manière réflexe. « C’est quelque chose qu’on propose dès la naissance. C’est culturel. »
Et pourtant, la filtration séduit de plus en plus. Le marché progresse doucement mais sûrement et atteint aujourd’hui environ 60 millions d’euros par an, contre 2,8 milliards pour l’eau embouteillée. L’enjeu est donc autant économique qu’environnemental.
« On veut changer la façon dont les gens boivent de l’eau durablement », explique Sybille. Pour cela, BRITA s’appuie sur trois leviers clés :
- L’éducation : expliquer, rassurer, comparer.
- La réassurance sanitaire : « L’eau du robinet est potable, très bien contrôlée. Nous, on intervient pour améliorer son goût et retirer ce qui peut être jugé indésirable. »
- L’expérience sensorielle : « 6 consommateurs sur 10 disent qu’ils boiraient plus d’eau du robinet si elle avait meilleur goût. »

La Révolution silencieuse du rayon liquide
Cette longue enquête explore la mutation historique du marché français des boissons, un secteur pesant 10,44 milliards d'euros qui traverse sa plus grande transformation depuis cinquante ans. Face à la baisse des volumes au profit de la valeur, les acteurs de la grande distribution doivent délaisser les modèles traditionnels pour s'adapter à une multiplication d'innovations (santé, plaisir, boissons énergisantes) et à de nouveaux comportements de consommation. Véritable guide stratégique, ce document offre aux directeurs de magasins et category managers les clés pour décoder ce chaos apparent, réorganiser des linéaires en perte de vitesse et prendre des décisions agiles dans un environnement où les règles se réinventent tous les six mois.
Un engagement RSE historique et tangible
Si BRITA défend un nouveau modèle de consommation, c’est aussi parce que la marque revendique une logique de circularité exemplaire. « Le recyclage chez BRITA, ce n’est pas un effet d’annonce. C’est un engagement historique », rappelle Sybille.
Depuis plus de 30 ans, le siège allemand de Taunusstein recycle et régénère les cartouches usagées et leur résine échangeuse d’ions, avec un objectif clair : allonger la durée de vie des composants, sans compromis sur la qualité. En 2024, 22 % de la résine utilisée est ainsi régénérée, dépassant déjà l’objectif initial de 20 % fixé pour 2025.
BRITA ne se contente pas de traiter la résine. Chaque composant est valorisé :
- Charbon actif : réactivé par des partenaires pour des usages industriels.
- Plastique renforcé (cartouches pro) : utilisé dans l’industrie automobile.
- Plastique grand public : recyclé via des filières spécialisées pour fabriquer bancs, seaux, etc.
