« Ici, les invendus ne finissent plus à la benne » : Quand un magasin GSS repense le gaspillage

Dans un magasin de bricolage, la lutte contre le gaspillage passe moins par la communication que par des solutions opérationnelles simples pour donner une seconde vie aux invendus.
« Ici, les invendus ne finissent plus à la benne » : Quand un magasin GSS repense le gaspillage

La gestion des invendus est un sujet largement documenté dans l’alimentaire, beaucoup moins dans la GSS. Pourtant, dans un magasin de bricolage ou d’équipement de la maison, les volumes concernés sont loin d’être anecdotiques : clôtures abîmées, pots de peinture entamés, luminaires cabossés, outils utilisés puis retournés. Des produits souvent invendables… et longtemps voués à la destruction.

À Pau, dans un magasin Castorama, une autre approche s’est mise en place. Une démarche très concrète mise en place via Comerso, ancrée dans le quotidien du magasin, qui montre comment la lutte contre le gaspillage peut devenir un levier opérationnel, sans bouleverser l’organisation existante.

Donner une seconde vie aux produits plutôt que les détruire

La question du gaspillage n’est pas nouvelle dans ce magasin. Elle faisait déjà partie des réflexes internes. Comme l’explique Marjorie Faure, directrice du site, les équipes ont toujours cherché à éviter de jeter inutilement. Un produit ouvert, cabossé ou dégradé faisait d’abord l’objet d’une tentative de déstockage ou de remise. Mais certains articles ne trouvent tout simplement plus preneur.

« Une palette de lames de clôture abîmées, même à un euro, personne n’en veut », résume-t-elle. Dans ces cas-là, la destruction semblait inévitable.

C’est là qu’intervient un outil de mise en relation avec des associations locales, Comerso. Le principe est simple : les produits jugés invendables en l’état sont listés, puis proposés à des structures comme Emmaüs, les Restos du Cœur ou des associations de réemploi. Ces dernières choisissent ce qu’elles peuvent récupérer, réparer, détourner ou démonter.

« On poste une demande avec le détail des palettes, et quelques jours après, l’association vient les récupérer », explique Marjorie. Une logique de seconde vie des produits qui fonctionne aussi bien pour du bois, des plantes, de la peinture que pour de l’outillage.

Ce qui frappe, c’est l’absence de tri “subjectif”. Même des produits jugés très dégradés trouvent preneur. « Parfois, moi-même, je me demande ce qu’ils vont en faire… et ils trouvent toujours une idée », reconnaît-elle.

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