# Je Bosse en Grande Distribution
> Des idées, des récits et des ressources pour comprendre le commerce de demain
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### Le Premier Podcast Grande Distribution & Grande Consommation
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/podcast-grande-distribution/
Last updated: 2024-07-23T15:37:21.000Z
## Le Premier Podcast Grande Distribution & Grande Consommation
Chaque mois, nous rencontrons des professionnels du monde de la ****grande distribution** et de la ****consommation**.
[Écouter](https://bio.link/podcastjbgd)
Ils sont dirigeants d'enseigne, professionnel sur le terrain, CEO de start-up innovantes, consultant ou expert, tous à leur échelle contribuent au changement dans un secteur en pleine mutation. Au micro du **podcast**, nous revenons sur leur parcours, leurs solutions, leur regard pour rendre la grande distribution meilleure.
À écouter sur : [**Apple Podcast**](https://podcasts.apple.com/fr/podcast/je-bosse-en-grande-distribution/id1498304065) **\-** [**Spotify**](https://open.spotify.com/show/2emWyKIR5MIjdx2Q1IUh1Z) **\-** [**Deezer**](https://www.deezer.com/fr/show/855712) **\-** [**Amazon Music**](https://music.amazon.com/podcasts/67da9376-4b7f-49b4-aa2d-cb54a50f257a/je-bosse-en-grande-distribution)
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## Le dernier épisode :
## Nos dernières minis-séries audio : une série de podcasts autour d'une thématique
Nos **mini-séries de podcasts** se concentrent autour d'une thématique précise. Avec nos invités, nous concevons des contenus condensés pour mieux comprendre les enjeux de la transition numérique et sociétale de la grande distribution.
Parmi les mini-séries récentes, retrouvez :
La Qualité de Vie au Travail avec [Viviane MEYER](https://www.linkedin.com/in/ACoAADEHBcwBh7dT1ZZEuvPEo22AJnUQ5tg%5FlLc) [WIRTH-MEYER accompagnement](https://www.linkedin.com/company/wirth-meyer-accompagnement/), consultante et formatrice en Qualité de vie au Travail certifiée AFNOR.
On y parle de Management bienveillant, d'intelligence émotionnelle, la méthode Disc ou encore de communication non violente.
- **Le label anti-gaspi, kesako ?** : d'1h d'échange dans lequel on évoque le contexte juridique de la **lutte anti-gaspi (**loi Garot et loi AGEC), les différentes actions en point de vente pour lutter contre le gaspillage, les aspects économiques, écologiques et sociaux de l’engagement contre le gaspillage et le label anti-gaspi ;
[Le label anti-gaspi, kesako ?Dans une nouvelle mini-série audio, nous allons discuter de la lutte anti-gaspi avec Franck Marchand, Directeur des opérations chez Phenix.L’anti-gaspi en chiffresPresque 10 millions de tonnes de déchets alimentaires par an, ce qui représente un tiers de la production alimentaire mondiale ;En France, il est question de 30 kg de nourriture jetés par personne et par an ;Chaque année, l’équivalent de 630 millions d’euros de produits non alimentaires est détruit.4 épisodes pour comprendre les enjeux du gaspillage en grande distributionAu programme, c’est presque d′1h d’échange dans lequel on évoque :Le contexte juridique de la lutte anti-gaspi : loi Garot et loi AGECLes différentes actions en point de vente pour lutter contre le gaspillageLes aspects économiques, écologiques et sociaux de l’engagement contre le gaspillageLe label anti-gaspiGumroad](https://store.jebosseengrandedistribution.fr/l/anti-gaspi-grande-distribution?layout=profile)
- **Le retour de la consigne et du réémploi en grande distribution** : 5 invités, 5 podcast pour comprendre les enjeux autour de la consigne et du réémploi et son évolution sur nos habitudes de consommation ;
[Le retour de la consigne en grande distributionPlongez au cœur de l’évolution de nos habitudes de consommation dans cette mini-série consacrée au “Retour de la Consigne dans le monde de la consommation”. Une mini-série podcast captivante qui explore le retour de la consigne en grande distribution. Rejoignez-nous avec nos 5 invités pour une exploration approfondie et éclairante des enjeux environnementaux, économiques et sociaux liés à cette pratique réinventée pour répondre aux défis modernes.Gumroad](https://jbgd.gumroad.com/l/retour-de-la-consigne-en-grande-distribution)
- **Les enjeux de la filière Fruits et Légumes** : le commerce des fruits et légumes est un monde passionnant ! Digitalisation, relations commerciales, automatisation, gaspillage alimentaire... Les enjeux autour de la filière sont nombreux et tous les acteurs doivent y répondre.
[Les enjeux de la filière Fruits et LégumesLe commerce des fruits et légumes est un monde passionnant ! Digitalisation, relations commerciales, automatisation, gaspillage alimentaire... Les enjeux autour de la filière sont nombreux et tous les acteurs doivent y répondre.Pour en parler, j’ai décidé d’inviter Jonathan Goumon, spécialiste de la filière depuis plus de 20 ans et actuellement associé au sein de la startup Consentio.Que vous soyez chef de rayon, apprenti ou directeur commercial, je suis sûr que cette mini-série vous ouvrira les yeux sur la mutation qui s’opère actuellement au sein de la filière.Gumroad](https://store.jebosseengrandedistribution.fr/l/enjeux-filieres-fruits-legumes?layout=profile)
- **La RSE en grande distribution : impact, usages et prospective**. À travers 5 épisodes, nous nous interrogeons sur la mesure de l’impact environnemental, sur l’intérêt et la façon d’intégrer la RSE à sa stratégie et tentons de nous projeter sur les perspectives de décarbonation de la grande distribution.
[La RSE en grande distribution : impact, usages et prospectiveResponsabilité sociétale des entreprises, bilan carbone, décarbonation à l’échelle de la grande distribution… tout cela vous parait un peu nébuleux ? Bienvenue dans notre mini-série dédiée à la RSE en grande distribution. À travers 5 épisodes, nous nous interrogeons sur la mesure de l’impact environnemental, sur l’intérêt et la façon d’intégrer la RSE à sa stratégie et tentons de nous projeter sur les perspectives de décarbonation de la grande distribution.Voici le programme :5 épisodes de podcasts :Les leviers pour une grande distribution plus respectueuse de l’environnementComment calculer et interpréter un bilan carbone ?Comprendre l’importance du localLa RSE : c’est quoi concrètement ?La communication responsable (ou comment ne pas tomber dans le greenwashing)Quelques mots sur 02M Conseil :Cette mini-série est menée en collaboration avec le cabinet de conseil O2M. Situé à Rennes, Angers et Bordeaux, le cabinet créé en 2008 regroupe des ingénieurs experts des enjeux environnementaux, sociaux et économiques. Ils accompagnent les entreprises, parmi lesquelles des enseignes, dans leur transition, via notamment la réalisation de leur bilan carbone, l’analyse de cycle de vie de leurs produits et la mise en oeuvre de leur démarche RSE. Pour en savoir plus, rendez-vous sur :En savoir plus sur 02M ConseilGumroad](https://store.jebosseengrandedistribution.fr/l/rse-grande-distribution?layout=profile)
- **Retail Révolution** : dans cette série inédite, on appréhende les grandes questions autour de la révolution entamée dans le Retail.
[Retail RévolutionLa grande distribution vit sa révolution !Dans cette série inédite, on appréhende les grandes questions autour de la révolution entamée dans le Retail.Dans cette mini-série, on parle de :🏤 Macro et micro-économie et les conséquences pour le Retail🎲 L’importance du positionnement⚙ Du monde devenu topologique🚲 Du futur de la proximité🧠 De la DATA, du Marketing et de ses utilisations🤖 D’Intelligence ArtificielleCette mini-série vous donnera sans doute une vision très différente de l’idée que vous vous faites du Retail.J’ai pris une claque.Et je pense que vous allez en prendre une.Voici le programme :4 épisodes de podcasts :Nouvelle économie, nouvelle société : la société d’avant (société et masse homogène) VS la société d’aujourd’hui (monde hyper fragmenté) : quelles conséquences directes pour le commerce et la distribution ? L’importance pour les marques de prouver leur utilité.Le digital comme nouvelle proximité : c’’est quoi ce monde devenu topologique ? Pourquoi le retail vit sa révolution ? Pourquoi le futur c’est la proximité ? Marketing et DATA appliqué au retail : c’est quoi la DATA, en quoi est-ce important et comment l’utiliser ?L’IA - appliqué au commerce et à la distribution : Pourquoi l’IA ce n’est ni “Ni intelligent Ni artificiel” : explication concrète du concept. Quelles applications possibles Quelques mots sur notre invité :Jean-François Gomez est un véritable leader d’opinion, conférencier, 15 passées dans la section Retail de Microsoft , il a accompagné les grands Retailers dans leur adaptation au monde d’aujourd’hui.Son profil LinkedInGumroad](https://store.jebosseengrandedistribution.fr/l/retail-revolution?layout=profile)
## Les podcasts de Je Bosse en Grande Distribution
### Des podcasts autour des problématiques du management et de la vie des magasins
### Des podcasts autour du sujet du Drive-to-Store
### Des podcasts orientés autour des enjeux de la RSE en grande distribution
Et bien d'autres encore !
**Les fondamentaux de la gestion d'un rayon Fruits et Légumes**
**Les idées reçues sur le prospectus papier**
**D'employé commercial au métier de Directeur**
**Explorer les possibilités de demain, avec Valentin Auvinet**
**La fin du prospectus papier en grande distribution**
**Rencontre avec Benjamin, acheteur F&L chez Leclerc et candidat au meilleur pâtissier sur M6**
**Comment développer sa visibilité locale grâce à TikTok, avec Margot Petovari, responsable marketing du E.Leclerc de Saint-Étienne-du-Rouvray**
**Le storytelling ou l'art des marques de se la raconter, avec Georges Lewi, mythologue et grand spécialiste des marqu**
**Comment manager la génération Z en grande distribution, avec Romain Breux co-associé de Skiill**
**Les bonnes pratiques commerciales pour distribuer sa marque auprès des enseignes de la grande distribution**
**En quoi ça consiste le métier de chef de secteur, avec Thibaud Dubois, chef de secteur chez Bonduelle**
**La volonté d'accompagner le marché du vrac par du service, avec Franck Bonfils de Juste Bio**
**Des coachs pour accompagner les équipes magasin dans la lutte contre le gaspillage alimentaire, avec Carole Bagot de Phenix**
**Le Wallet mobile, bien plus qu'une carte de fidélité digitale, avec Axel Detours co-founder de Captain Wallet**
**D'une histoire de famille au premier magasin certifié Great Place To Work : la belle aventure des frères Bourassin associés chez Système U**
**Comment Cora structure son parcours client omnicanal**
**Dans le secret des animations des pages Facebook locales d'Auchan Alexandre Becquet, Social Média Manager Local**
**Mais au fait, c'est quoi le Retail Média ? Interview avec Thomas Rudelle, Growth Director au sein de Carrefour Links**
**La grande distribution à l'ère de la digitalisation du prospectus papier, avec Laurent Landel de Bonial**
Dans cette passionnante interview, Laurent nous livre sa vision du prospectus papier et nous offre de nombreuses statistiques, issues des études menées par Bonial, comme par exemple :
- 75% des français consomment des prospectus digitaux et 38% le font chaque semaine,
- 97% des enseignes françaises proposent déjà des promotions en format digital,
- Et selon une étude récente, seules 19% des 200 enseignes interrogées maintiennent leur budget prospectus papier, sans prévoir d’évolution stratégique à court-terme.
**Marketing Local et RSE : Madame Benchmark nous livre les enjeux pour la grande distribution**
Après un riche parcours dans le commerce, puis le marketing opérationnel, en agence puis chez des enseignes de la grande distribution, elle a décidé de créer Madame Benchmark . Son activité a pour objectif de décrypter le marketing du monde du retail, pour ses clients et followers. Elle suit depuis 4 ans la communication les 100 premières enseignes retail en France !
Elisabeth nous donne ses éclairages sur la RSE, autre thématique devenue centrale pour les enseignes de la grande distribution.
**À la découverte du métier de responsable marketing et communication en grande distribution – Cédric Cavin, Leclerc Granville**
Dans cet épisode du **podcast** « Je bosse en Grande Distribution », Cédric nous parle de son parcours professionnel et de sa formation sur le terrain à la communication digitale. Il nous parle aussi de l’indépendance dont il dispose dans sa stratégie marketing au quotidien, tout en bénéficiant d’apports réguliers et utiles de la part de sa centrale.
**Michel-Edouard Leclerc, Président du Comité Stratégique, E.Leclerc**
Blogueur aguerri et patron connecté, Michel-Edouard Leclerc circule entre sa Bretagne natale et ses bureaux parisiens pour dicter la conduite de l’enseigne leader en France. Nous avons eu l’occasion d’échanger avec lui dans un entretien exclusif pour revenir sur les leçons de la crise sanitaire et sur les chantiers de la grande distribution dans les 10 prochaines années. Un entretien intimiste et teinté d’optimisme.
**De la digitalisation du service de location en grande distribution, avec Stéphane Huck de Smart Évidence**
Stéphane Huck qui est associé de la start-up Smart évidence, une entreprise innovante spécialisée en transformation et management de la mobilité. Un épisode riche et intense sur un sujet peu médiatisé mais où combien important pour le futur de la grande distribution.
**Smartway, la start-up qui accompagne la grande distribution dans la lutte contre le gaspillage alimentaire**
Paul-Adrien et Christophe Menez sont les cofondateurs de Smartway. Pionniers dans la lutte contre le gaspillage alimentaire en grande distribution au début des années 2010, avec anciennement Zéro Gâchis, ils accompagnent aujourd'hui plus de 400 points de vente en France.
Avec une récente levée de fonds de 10 millions d'euros, ils visent désormais une expansion sur le marché européen.
Dans ce podcast, nous parlons de leur aventure entrepreneuriale, la récente étude en partenariat avec Opinion Way sur les habitudes de consommation des français et la vie d'entrepreneur, ses hauts et ses bas, ses échecs et ses réussites.
**Amandine Levine, Directrice Carrefour Saint-Geneviève-des-Bois**
En quoi consiste le travail de Directeur d'un Hypermarché ? C'est ce qu'on a voulu savoir avec notre invitée Amandine Levine.
Amandine est la Directrice de l'Hypermarché Carrefour de Saint-Geneviève-des-Bois, un magasin historique pour l'enseigne et symbole du tout-sous-le-même-toit au début des années 60.
Amandine est une jeune directrice passionnée par son métier, par la communication et par l'humain.
Dans cet épisode on revient sur le rôle qu'elle occupe au sein de Carrefour, comment l'enseigne évolue et améliore l'expérience client, la place des femmes en grande distribution et bien d'autres sujets encore.
**Rafael Lefevre, comment Facebook accompagne la grande distribution dans sa digitalisation**
Entretien avec Rafael Lefevre, client partner chez Facebook.
Un échange passionnant avec un regard nouveau, celui de Facebook, qui, derrière le réseau social qu'on connaît tous, est un conseil de choix auprès des décideurs pour les accompagner dans leur transformation numérique et la digitalisation de leur activité.
Un sujet complexe tant les pratiques sont nombreuses dans un secteur mêlant à la fois des initiatives pilotées au national et des initiatives locales.
Maturité des enseignes de la grande distribution sur le social média, bonnes pratiques, publicité ciblée, influence marketing... nous faisons le tour des leviers possibles avec le réseau social pour comprendre comment l'utiliser pour accompagner le secteur dans la digitalisation du prospectus.
Enfin, nous faisons un point sur les tendances et les futures fonctionnalités du réseau social notamment en termes de discovery commerce.
**Phil Jeudy, la transformation digitale dans la grande distribution**
Phil Jeudy est un avant-gardiste et un observateur averti du monde des nouvelles technologies. Quand on parle grande distribution et transformation digitale, son expérience est précieuse.
Un épisode dans lequel Phil ne mâche pas ses mots et apportent un regarde critique mais constructif sur l'évolution du secteur.
**Karine Sanouillet, l'expérience client au centre des préoccupations de la grande distribution**
Quel avenir pour le commerce de demain ? Karine Sanouillet est Chief Customer Office avec l'ambition de créer la rencontre entre une grande enseigne, une grande marque, et leurs clients.
Karine Sanouillet est passée au sein de Carrefour et du Groupe Casino. Elle a connu les débuts du numérique au début des années 2000 au sein des enseignes : lancement du programme de fidélité Carrefour qui compte 15 millions de foyers aujourd’hui. Orchestration du CRM multicanal chez SFR. Internalisation des activités data clients pour le groupe Casino avec « Casinolab ». Directrice Retail chez IRI.
Elle observe chaque jour avec curiosité les mutations des consommateurs et clients du retail désormais omnicanal, pour amener les organisations à les satisfaire et les engager toujours davantage.
Un épisode riche de son expérience. Karine nous partage sa vision d'une grande distribution en pleine mutation.
**Jean-Baptiste De Bel-Air, CEO de Steeple**
Steeple est une solution de communication interne qui propose une solution innovante pour améliorer et moderniser la vie au travail. Un sujet ô combien ambitieux dans le secteur de la grande distribution qui cherche aujourd'hui à attirer de nouveaux profils dans ses effectifs et à les fidéliser.
Une rencontre passionnante qui augure une nouvelle saison pour le podcast dans laquelle nous partons à la rencontre de celles et ceux qui participent au changement au sein du secteur de la grande distribution et de la grande consommation.
**Benoit Vandevivere, CEO de Consentio**
La grande distribution poursuit ses efforts pour valoriser les produits locaux et les acteurs du territoire. En parallèle, les consommateurs réclament des produits locaux et le développement des circuits courts.
2021, amplifiée par la crise sanitaire de 2020, sera l'année où les enseignes poursuivront leurs efforts pour répondre à cette demande toujours plus croissante.
Et pour y parvenir, le digital ajoute sa pierre à l'édifice. C'est le cas avec Consentio une jeune start-up dont la solution séduit de plus en plus de magasins. Porté par Benoit Vandevivere, entrepreneur aguerri et Vincent Rosso (ex-Blablacar), ils ont créé une plateforme de mise en relation entre les distributeurs et les acteurs de la filière fruits et légumes.
**Pierrick De Ronne, Président Biocoop SA**
Rencontre avec un jeune dirigeant d’enseigne. Pierrick De Ronne a pris la tête de la coopérative Biocoop en 2019\. Sur un marché du bio en forte croissance, il nous raconte son parcours et ses ambitions pour l’enseigne dans les années qui viennent.
L’occasion d’un échange pour revenir dans un premier temps sur le dossier de rachat Bio C Bon et sur la force du réseau en France.
Le marché de bio est en plein essor en France mais souffre encore de nombreux préjugés. Un épisode très intéressant avec un dirigeant passionné par son secteur et convaincu par la force du collectif.
**Nicolas Chéritel et Anthony Cosson, cofondateur de Sharly**
Le confinement a accéléré la digitalisation des relations entre les commerciaux et les professionnels des magasins. Le papier et le téléphone n’ont plus la côte. L’ère de demain s’annonce numérique afin de simplifier les rapports entre les commerciaux et les chefs de rayon.
C'est dans ce contexte que Nicolas et Anthony ont crée Sharly, une solution qui révolutionne les relations magasins et visiteurs professionnels.
La solution [Sharly](https://sharly.fr/roi/) se déploie dans plusieurs magasins d’enseignes indépendantes de l’Ouest de la France. Le principe est simple : le registre papier d’entrée visiteurs est remplacé par une tablette installée à l’accueil avec l’application Sharly. Chaque visiteur professionnel effectue son entrée et sa sortie via la borne et les informations collectées sont restituées pour chacun des managers du magasin sur PC et mobile.
**Julien Deleau, Fondateur Eeworx**
Julien Deleau est un entrepreneur aguerri et fondateur de Eeworx. Nous revenons durant cet échange sur un sujet qui est assez discret, mais très important dans le quotidien des équipes, c’est le sujet de la sécurité alimentaire en grande distribution.
Julien a notamment fondé Eezytrace, une solution qui n’est pas inconnue dans le monde de la grande distribution et de la grande consommation puisque l'outil accompagne déjà plusieurs enseignes et restaurants en France et dans de nombreux pays dans le monde.
### Développez la communication locale de votre point de vente
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/communication-digitale-grande-distribution/
Last updated: 2026-02-19T09:33:22.000Z
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[RÉSERVER UN APPEL](https://calendly.com/jonathanleborgnejbgd/15min)
Dans un marché de la grande distribution en constante évolution, s**e démarquer localement n'a jamais été aussi important**.
Au sein de notre Agence, **nous connaissons vos problématiques terrain mieux que personne**. Nous comprenons les défis uniques auxquels vous faites face.
C'est pourquoi nous proposons des services complets de **création de contenu**, de **formations spécialisées**, et de **stratégies de marketing local sur-mesure**.
Que vous cherchiez à :
- attirer plus de clients en magasin,
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- ou à former vos équipes aux dernières techniques de marketing local
Nous avons les solutions pour vous aider à atteindre vos objectifs. Nos travaillons avec les des partenaires de confiance pour élaborer des **stratégies personnalisées** qui répondent spécifiquement aux besoins de votre entreprise, en tenant compte de votre marché local et de vos ambitions de croissance.
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# Nos Métiers
Voici comment nous pouvons travailler ensemble :
### 🚀 ACCOMPAGNEMENT STRATÉGIE DIGITALISATION POINT DE VENTE
Nous créons des ****campagnes optimisées pour maximiser vos performances publicitaires**. De la création à la diffusion, en passant par la gestion et le suivi, nous prenons en charge l'intégralité de vos campagnes ADS pour des résultats efficaces de A à Z.
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### 📹 CRÉATION DE CONTENUS
Nous créons une ****série de vidéos engageantes pour dynamiser vos réseaux sociaux**. Chaque vidéo est optimisée pour un impact maximal sur chaque plateforme, avec des formats adaptés (carré, 16:9, 9:16) pour garantir une diffusion efficace et maximiser votre visibilité.
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### ⚡ FORMATION ET CONFÉRENCE
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Que vous souhaitiez approfondir vos connaissances, découvrir les dernières tendances de votre secteur, ou monter vos équipes en compétences, nous proposons des ****sessions interactives et personnalisées**. On vient de lancer une formation Créativité Réseaux Sociaux ([voir ici](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/formation-grande-distribution-communication-marketing/)) et une formation Construire son médiaplanning et communiquer localement ([voir ici](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/formation-construire-son-mediaplanning-et-communiquer-localement/))
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## Vous avez un projet ? Parlons-en !
[CONTACTEZ-NOUS](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/contact/)
### Qui sommes nous ?
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/qui-sommes-nous/
Last updated: 2026-01-02T14:52:46.000Z
## Qui sommes nous
## Bonjour, je m'appelle Jonathan et je suis le fondateur du média indépendant Je Bosse en Grande Distribution.
Pour la petite histoire, j'ai monté ce blog en partant de zéro en 2011 alors que je venais de terminer ma Licence spécialisée en Commerce et Grande Distribution à l'IUT de Vannes.

## L'idée du média Je Bosse en Grande Distribution
J'ai créé ce blog car les contenus que je lisais à sur les médias généralistes et spécialisés ne correspondaient pas selon moi à la réalité que je vivais en magasin. J'avais envie d'apporter une autre vision de ce secteur et donner plus de transparence à un secteur qui cultivait l’autarcie comme un secret d’État.
Ce blog je l’ai appelé Je Bosse en Grande Distribution (je n’ai jamais été très doué pour trouver des noms à mes blogs) mais je trouve que le nom s'adapte parfaitement à l'identité et la ligne directrice à laquelle j'y suis fidèle depuis ses débuts.
## Mon parcours
Au même moment de la création du blog, je signais mon premier CDI comme chef de rayon dans un magasin Super U dans le Finistère dans lequel je venais de passer 3 années en alternance. J'y suis resté un an avant de rejoindre un E.Leclerc en Charente-Maritime pendant 2 ans comme chef de rayon PGC. Puis j'ai enchaîné sur une demi-année au sein d'un Hyper U.
J'ai eu la chance de toucher à beaucoup de rayons et d'avoir la confiance de mes managers. J'ai appris à sortir de ma zone de confort, à diriger des équipes jusqu'à 15 personnes et piloter des chiffres d'affaires de plus de 7 millions d'euros.
En somme, ces années ont été hyper enrichissantes dans un secteur où vous avez rapidement des responsabilités. Cela m'a permis de m'endurcir et d'apprendre la vraie valeur du travail. J'ai franchement adoré !
Pour la petite histoire, le blog a eu le droit à son premier coup de projecteur le jour où j’ai sorti une enquête sur **la grande distribution… et les réseaux sociaux**. Nous étions en 2012 et les pages Facebook faisaient à peine leur apparition. J’étais déjà un convaincu que ces outils allaient profondément **changer notre façon de communiquer**. Restait à savoir comment.
Détail de mon parcours :
- Apprenti puis chef de rayon PGC chez Système U (4 ans)
- Chef de rayon PGC E.Leclerc (2 ans)
- Chef de rayon PGC Liquide chez Système U (1 ans)
- Freelance Consultant Webmarketing pour une Start-up dans l'économie collaborative (6 mois)
- Social Média Manager à Ouest-France (4 ans)
- Entrepreneur, Éditeur et Consultant en communication digitale pour la grande distribution depuis 2019

## Du petit blog à la première communauté du secteur
Ce blog m’a permis de développer une expérience dans le numérique alors que rien ne me prédestinait à une carrière dans le web. En **autodidacte**, j’ai tout appris sur le tas à une époque où il y avait peu de concurrence et presque tout à faire : de la rédaction web, au développement, à la création de vidéo, au community management jusqu’à la monétisation.
4 ans après la création du blog, en 2015, j'ai souhaité m'orienter vers les métiers du numérique. J'ai connu le monde des start-up pendant 6 mois travaillant sur un projet d'économie collaborative. Puis j'ai intégré un média (Ouest-France) comme responsable des réseaux sociaux avec comme mission de développer la visibilité du média sur Facebook, Twitter, Instagram, l'acquisition newsletter et des abonnements numériques.
J’ai largement contribué au développement des communautés et de l’audience du site, et pour tout vous avouer, je me suis servi de mon expérience cumulée au fil des semaines pour faire de ce blog **un vrai laboratoire me permettant de tester des formats et mieux comprendre les arcanes de l’algorithme de Facebook.**
## Et maintenant un nouveau palier
En avril 2019, **j'ai tout plaqué pour vivre de ce blog. Passionné par la grande distribution et le monde des médias, j'ai fini par me décider à créer mon propre média.**
Nous avons aussi lancé un [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/podcast-grande-distribution/) et proposé de nouveaux formats sur le site. Nous accompagnons aussi des magasins, à travers de la création de contenu, de la formation, des conférences, du coaching. Nous coproduisons aussi des contenus avec des annonceurs.
Petit clin d'oeil aux 10 ans du blog, nous avons édité [un livre recensant le meilleur du pire des anecdotes de la grande distribution](https://by.jebosseengrandedistribution.fr/199-anecdotes-en-grande-distribution).
## Une terre d’innovation
La grande distribution n'est pas seulement un fleuron de l’économie française : elle en est le **pouls**. C'est un secteur de terrain, un secteur d'hommes et de femmes où l’initiative personnelle peut encore tout changer.
Je crois passionnément à la transformation de ce métier.
- **Plus transparente :** pour restaurer la confiance.
- **Plus connectée :** pour simplifier le quotidien sans perdre l'humain.
- **Plus sociale :** pour valoriser ceux qui font vivre nos rayons chaque jour.
La grande distribution sera encore là dans 30 ans. Mais elle ne sera durable que si elle devient plus soucieuse de son écosystème et de son impact.
**Ma mission avec ce média :** porter la voix de ceux qui font bouger les lignes. Documenter le vrai, valoriser l'innovation et accompagner le secteur pour qu'il devienne non seulement plus performant, mais meilleur pour la planète et pour la société.
C'est sur le terrain que l'avenir se construit. Et c'est là que nous sommes.
### Mentions légales
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/mentions-legales/
Last updated: 2026-04-23T09:53:49.000Z
## Mentions légales et Politique de Confidentialité
En vertu de l’article 6 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, il est précisé aux utilisateurs du site jebosseengrandedistribution.fr l’identité des différents intervenants dans le cadre de sa réalisation et de son suivi :
**Dénomination sociale** : SARL MÉDIADISTRI
**Directeur de publication** : Jonathan Le Borgne
**Adresse du siège social** : 9 allée Bal Vraz - 56890 Plescop
**SIRET** : 85129889300013 | **Immatriculée au RCS de Rennes le** : 04-06-2019
**Capital social** : 2500€
**Hébergeur** : o2switch.fr – 222-224 Boulevard Gustave Flaubert, 63000 Clermont-Ferrand – Capital de 100 000€ – Siret 510 909 80700024
## Politique de confidentialité
## **Informations Administratives**
Le site **jebosseengrandedistribution.fr** est édité par la société MédiaDistri au capital de 2500 euros, dont le siège social est situé au 5 B rue des Rosiers 44115 Haute-Goulaine, France et le numéro de SIRET est : 851 298 893 – enregistré au RCS de Rennes.
Directeur de publication : Jonathan Le Borgne. Adresse mail : hello@jonathan-leborgne.com
## **Conditions d’Utilisation**
L’éditeur du internet met tous les moyens en oeuvre pour assurer l’accès au site web sans interruption, 24h/24 et 7j/7.
L’accès et la navigation au site internet jebosseengrandedistribution.fr implique l’acceptation de ces présentes conditions d’utilisation.
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### Formation Créativité Réseaux Sociaux
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/formation-grande-distribution-communication-marketing/
Last updated: 2025-01-03T13:27:24.000Z
## Formation Créativité Réseaux Sociaux
Une formation unique alliant ****théorie** et ****pratique** pour maîtriser la création de contenus percutants sur les réseaux sociaux et développer sa visibilité locale.
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## Détails de la formation
⏰ **Durée :** 7 heures (3 en théorique + 4 en pratique)
👀 **Public concerné :** Community Manager, responsable communication
🎯 **Objectif :** Devenir expert en snack content pour la grande distribution.
🎞️ **Format :** Groupe de 8 à 10 personnes maximum
## **Pourquoi cette Formation pour réussir vos vidéos ?**
Pour un magasin, créer du contenu devient incontournable. Au-delà même du contenu, c'est surtout de la **vidéo** dont on parle. Popularisées par TikTok, les vidéos, courtes, répondent à un besoin croissant.
Les vidéos courtes permettent :
- **La captation de l'attention** : Les vidéos courtes répondent à la faible capacité d'attention des utilisateurs en délivrant un message impactant en quelques secondes ;
- **Un engagement accru** : elles génèrent plus d'interactions (likes, partages, commentaires) grâce à leur format concis et dynamique et peuvent devenir virale si celles-ci sont bien réalisées ;
- **Une adaptabilité aux plateformes** : les formats courts, comme les Reels ou TikToks, sont privilégiés par les algorithmes de toutes les plateformes sociales (Facebook, TikTok, Instagram, etc), et augmentent la visibilité organique des entreprises ;
- **Une meilleure mémorisation** : un contenu vidéo bien structuré et rapide reste plus facilement gravé dans l'esprit des internautes.
## **Programme de la formation**
### **Théorie (3 heures)**
#### 1**. Comprendre les bases d'une Stratégie de Contenu**
- C'est quoi une stratégie de contenu
- Utilisation de vidéos : tendances, storytelling, et engagement.
- Étude des formats spécifiques à chaque plateforme (TikTok, Instagram Reels, LinkedIn, Facebook).
- Création d’un plan éditorial simplifié.
#### **2\. Les Basiques de la Vidéo Mobile**
- **Comprendre les différents Formats vidéo** : Portrait (9:16), paysage (16:9), carré (1:1) – Quand et pourquoi les utiliser.
- **Matériel et réglages** :
- Matériel recommandé (iPhone 13+, trépieds, stabilisateurs, micros).
- Réglages techniques : FPS (24/30/60), exposition, verrouillage AE/AF.
- Astuces pour cadrer et raconter une histoire (grille, règle des tiers).
- **Tendances créatives :**
- POV, contenu disruptif, story time, références pop culture.
- Utilisation d’humour et de promotions dans les vidéos retail.
### Pratique (4 heures) - groupe de travail
#### **3\. Les bases de la préparation d'un tournage**
- Définition du concept (objectif, message, call-to-action).
- Préparation du matériel : test lumière, son, batterie, espace de stockage.
- Tournage de la vidéo en suivant les règles de cadrage et d’exposition.
#### **4\. Montage et Finalisation (30 min)**
- Utilisation d’outils simples et efficaces :
- Formation à CapCut et Canva (pour transitions, sous-titres, musique).
- Pré-réglages pour chaque réseau (9:16 pour TikTok, 1:1 pour Instagram, etc.).
- Ajout d'éléments engageants :
- Musique libre de droits.
- Textes dynamiques et sous-titres.
- Effets visuels (ralenti, zoom).
- Check-list finale :
- Vidéo optimisée pour la plateforme choisie.
- Vérification du format, de la qualité et des CTA.
## Résultats attendus :
L'objectif de la formation est de donner les compétences clés pour réussir sa stratégie de contenus en 2025.
Le but est :
1. De disposer de compétences techniques pour créer des vidéos courtes et engageantes avec un smartphone ET optimiser des contenus pour les réseaux sociaux spécifiques ;
2. Avoir des compétences stratégiques pour planifier son contenu, l'adapter à une cible spécifique et identifier les tendances et bonnes pratiques du marketing digital ;
3. Maitriser le montage vidéo en utilisant des plateformes simples comme CapCut ou Canva.
## Disponibilité
Intervention toute France. Formation animée par un formateur spécialisé en montage vidéo et spécialiste des réseaux sociaux.
[RECEVOIR UN DEVIS](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/contact/)
### 👋 Bienvenue !
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Last updated: 2024-08-14T09:40:01.000Z
Merci pour votre inscription à nos newsletters : à partir d'aujourd'hui, vous recevrez nos contenus\* par mail.
Si vous faites partie de la génération :
- Qui souhaitent s'informer sur la grande distribution à travers le prisme du terrain ;
- Qui souhaitent découvrir des initiatives et expérimentations locales
- Qui souhaitent découvrir des personnalités qu'on ne voit / ou n'entend pas dans les médias traditionnels...
Vous devriez y trouver une information libre et différenciante ! ✌️
Je suis Jonathan, fondateur du site [Je Bosse en Grande Distribution](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/), le média indépendant qui rassemble la plus grande communauté de professionnels du secteur. **Notre mission : rendre le commerce plus responsable.**
À très vite,
Jonathan
[](https://www.linkedin.com/in/jonathanleborgne/)
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# 👋 JBGD+, pour accéder à l'ensemble de nos contenus
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Dans un environnement en constante évolution, l'information pertinente et stratégique est la clé **pour continuer à se former, prendre des décisions éclairées et rester à la page**.
Avec l'abonnement JBGD+, vous accédez à **un monde de contenus exclusifs** conçus pour booster vos connaissances terrain, renforcer vos besoins et être au coeur des tendances du commerce de demain.
Que vous soyez un décideur, un responsable marketing, ou un professionnel en quête de croissance, JBGD+ vous fournit **les outils nécessaires** pour anticiper les tendances, comprendre les défis de votre marché, et saisir les meilleures opportunités avant vos concurrents.
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### 👋 Bonjour et merci de votre confiance :)
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Last updated: 2025-10-09T08:11:06.000Z
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### Contact
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Last updated: 2024-07-25T06:06:52.000Z
## Contact
Laissez-nous un message.
[Nous écrire](mailto:jebosseengrandedistribution@gmail.com)
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- [Pour envoyer un communiqué de presse.](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/communique-de-presse/)
- [Pour soumettre un article Opinion.](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/opinion/)
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## Questions fréquentes sur la ligne éditoriale de Je Bosse en Grande Distribution
### Comment sont définis vos sujets ?
Nous parlons **d'actualité** mais nous traitons jamais de l'actualité chaude (ou très peu). Nous traitons de l'actualité dans un temps 2 ou à travers des contenus froids. À ce titre, nous ne relayons jamais de communiqués de presse (sauf celui sur les parts de marché de Kantar).
### Avez-vous un calendrier éditorial ?
Nous n'avons pas spécifiquement de **calendrier** éditorial. Mais il nous arrive d'anticiper la production de nos contenus à l'avance, sur des thématiques précises. Contactez-nous pour en savoir plus.
### Relayez-vous des communiqués de presse ?
Non. Mais nous avons des solutions pour vous aider à les diffuser ([à découvrir ici)](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/communique-de-presse/).
### Quels sont les critères pour relayer du contenus sur vos réseaux sociaux ?
Sachez que nous recevons des dizaines de photos / vidéos chaque jour. Nous ne pouvons pas nous engager à tout relayer sur nos réseaux sociaux, car cela risquerait d'en faire un peu trop et de lasser notre audience.
Voici les critères de sélection de nos diffusions. Entre autres :
- l'originalité de l'opération ;
- pas de présence de logo, de visage de face ;
- ne fait pas doublons avec de précédentes publications ;
### Comment sont sélectionnés nos invités sur le podcast ?
Chaque semaine nous recevons un invité sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/podcast-grande-distribution/). Le choix des invités ne nous est pas imposé.
Nos critères de sélection :
- l'invité n'a pas déjà participé à des podcasts du même univers retail ;
- l'invité a un sujet en rapport à l'actualité ;
- l'invité a un rapport direct avec la transformation du secteur ;
- l'information est exclusive ;
💡
On essaie vraiment d'avoir des invités uniques qui n'ont pas déjà donné la parole sur d'autres podcasts (aucun intérêt concrets pour nous surtout si c'est pour raconter les mêmes choses).
Pour toutes demandes autres, veuillez vous référez à la page [Collaboration et Partenariat.](https://by.jebosseengrandedistribution.fr/partenariat)
### Comment nous contacter ?
Il y a plusieurs façons de nous contacter :
- via le formulaire ci-dessus ;
- via la [page Facebook](https://www.facebook.com/jebosseenGD) ;
- sur [Instagram](https://www.instagram.com/jebosseengrandedistribution/) ;
- sur [Linkedin](https://www.linkedin.com/in/jonathanleborgne/https://www.linkedin.com/in/jonathanleborgne/) ou en mentionnant la [page Linkedin](https://www.linkedin.com/company/je-bosse-en-grande-distribution/) dans vos publications (si on ne relaie pas vos photos, on mettra au moins mettre un like) ;
- sur [Twitter](https://twitter.com/BlogGrandeDistr) ;
##
### Politique de confidentialité
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/politique-confidentialite/
Last updated: 2025-07-11T09:55:04.000Z
Les présentes Politique de confidentialité régissent les relations contractuelles entre le site (ci-après « le Site » ou « l’Éditeur ») et toute personne physique ou morale souhaitant souscrire à un abonnement ou effectuer un achat sur le Site (ci-après « l’Utilisateur » ou « le Client »).
## 1\. Objet
Les présentes Politique de confidentialité ont pour objet de définir les modalités de souscription, d’accès et d’utilisation des services payants proposés par le Site, notamment les abonnements permettant d'accéder à du contenu exclusif.
## 2\. Services proposés
Le Site propose notamment :
- Du contenu gratuit accessible sans inscription.
- Du contenu premium réservé aux abonnés payants.
- Des newsletters, dossiers, et autres formats exclusifs.
## 3\. Abonnement
### 3.1 Modalités d’abonnement
Le Client peut souscrire à un abonnement mensuel ou annuel selon les formules proposées sur le Site. Chaque formule donne accès à différents niveaux de contenu ou de services, précisés lors de la souscription.
### 3.2 Paiement
Le paiement de l’abonnement s’effectue par carte bancaire via une plateforme de paiement sécurisée.
Le Client choisit une formule d’abonnement mensuelle ou annuelle. Le paiement est prélevé à la date anniversaire de la souscription initiale, soit tous les mois, soit tous les ans, selon la formule choisie.
Exemples :
- Pour un abonnement mensuel souscrit le 10 avril après la fin de la période d'essai, les paiements suivants seront prélevés le 10 de chaque mois.
- Pour un abonnement annuel souscrit le 10 avril, le renouvellement s’effectuera le 10 avril de l’année suivante.
### 3.3 Reconduction tacite
L’abonnement est reconduit automatiquement à l’échéance, sauf résiliation par le Client avant la fin de la période en cours. Le Client peut gérer ou résilier son abonnement à tout moment depuis son espace personnel. Un mail de renouvellement l'avertit d'un prélèvement à venir.
### 3.4 Droit de rétractation
Conformément à l’article L221-28 du Code de la consommation, le droit de rétractation ne peut être exercé pour les contenus numériques fournis immédiatement après l’achat et non fournis sur support matériel, si l’exécution a commencé avec l’accord préalable du Client.
### 3.5 Suspension ou résiliation
L’Éditeur se réserve le droit de suspendre ou résilier l’abonnement en cas de non-respect des CGV, fraude ou tentative d’accès non autorisé aux services.
## 4\. Tarifs
Les prix des abonnements sont indiqués en euros HT. L’Éditeur se réserve le droit de modifier les tarifs à tout moment. Le Client en sera informé au moins 15 jours avant la prise d’effet des nouveaux prix.
## 5\. Livraison des services
L’accès au contenu premium est immédiat après validation du paiement. L’Éditeur ne saurait être tenu responsable en cas d’interruption momentanée du service pour maintenance, mise à jour ou panne.
## 6\. Responsabilité
Le Site s’efforce de fournir un service de qualité, mais ne garantit pas une disponibilité continue ou l’absence totale d’erreurs. La responsabilité de l’Éditeur ne saurait être engagée en cas de force majeure ou d’événements échappant à son contrôle.
## 7\. Propriété intellectuelle
Tous les contenus proposés sur le Site (textes, images, vidéos, podcasts, etc.) sont protégés par les lois en vigueur sur la propriété intellectuelle. Toute reproduction ou diffusion sans autorisation est interdite.
## 8\. Données personnelles – Politique de confidentialité
Dans le cadre de son activité, le Site est amené à collecter et traiter certaines données personnelles à des fins strictement professionnelles.
### 8.1 Données collectées
Les données que nous pouvons collecter incluent :
- Nom, prénom, adresse e-mail professionnelle
- Fonction et entreprise
Ces informations sont collectées lorsque vous remplissez un formulaire, vous abonnez à un contenu, ou naviguez sur notre Site.
## 8.2 Finalité du traitement
Les données collectées sont utilisées exclusivement pour :
- La gestion des abonnements
- L’envoi de newsletters ou d’informations professionnelles
- L’amélioration de nos contenus et services
### 8.3 Sécurité et confidentialité
Les données sont stockées de manière sécurisée et ne sont en aucun cas revendues ou transmises à des tiers non autorisés.
### 8.4 Vos droits
Conformément à la réglementation applicable (RGPD), vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’opposition, de limitation du traitement, et de suppression de vos données. Vous pouvez exercer ces droits en nous contactant à : \[adresse e-mail de contact\].
Pour toute question relative à la gestion de vos données, vous pouvez également consulter notre politique complète de confidentialité sur le site.
### 9\. Litiges et droit applicable
Les présentes CGV sont soumises au droit français. En cas de litige, une solution amiable sera privilégiée. À défaut, les tribunaux français seront compétents.
### Newsletters
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Last updated: 2025-04-09T12:04:12.000Z
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### 199 anecdotes en grande distribution, le livre !
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/livre-199-anecdotes-grande-distribution/
Last updated: 2024-10-28T13:41:16.000Z
## 199 anecdotes en grande distribution
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## Préface du livre
“La **grande distribution** c’est une grande famille. On a tous quelqu’un qui connaît quelqu’un qui travaille en rayon, à l’accueil d’un magasin ou en lien direct avec un magasin.
Quand j’ai créé **Je Bosse en Grande Distribution**, alors que j’étais au début de mon expérience de chef de rayon, je portais une profonde envie de partager mon quotidien et de rendre ce secteur moins opaque tel qu’il était décrit dans les médias. De fil en aiguille, de sa création en 2011 à aujourd’hui, le blog s’est fait une place sur la toile et a rassemblé plusieurs centaines de milliers d’abonnés sur les réseaux sociaux.
À travers sa communauté sur les réseaux sociaux, «Je Bosse en Grande Distribution» est le pouls de ce que vivent les hôtesses, employés, managers, directeurs et toutes les fonctions inhérentes au fonctionnement d’un magasin.
Ces pages sont le reflet de ce que vivent les professionnels de la grande distribution : c’est parfois drôle, piquant, souvent cocasse et maladroit, mais ces histoires rassemblées sont toutes réelles.”


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### Partenariat
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/kitmedia/
Last updated: 2026-07-23T13:02:23.000Z
# Le média terrain N°1 de la grande distribution et de l'agroalimentaire.
Une audience directe, une voix terrain identifiée, une communauté engagée. Je Bosse en Grande Distribution accompagne les marques qui veulent être vues par ceux qui font la GMS au quotidien.
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Ils nous font confiance
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Pourquoi Je Bosse en Grande Distribution
## Le partenaire média des décideurs de la grande distribution.
Une audience qui ne se disperse pas : magasins, industriels, fonctions support et dirigeants du secteur.
### Audience ultra-qualifiée
50% terrain magasin, le reste réparti entre industriels, fonctions support et dirigeants. Pas de dispersion, votre cible GMS exacte.
### Voix humaine, pas de l'IA
Un podcast porté par une voix identifiée depuis 300 épisodes, un repère de confiance dans un flux saturé de contenu généré.
### Expertise terrain réelle
Près de 10 ans d'expérience en magasin avant la création du média, on connaît le secteur de l'intérieur.
### Résultats mesurables
Demandes de rendez-vous, inscriptions, appels générés : des retombées concrètes, pas juste de la visibilité.
### Accompagnement dédié
Un interlocuteur unique qui connaît vos enjeux, du brief à la diffusion.
### Formats sur-mesure
Sponsoring, brand content ou marque blanche : le niveau d'implication qui correspond à votre objectif.
Ils en parlent
## Ce que ça a produit concrètement.
Pas juste de la portée, des retombées business réelles.
"5 demandes entrantes de magasins pour des RDV de démonstrations, des nouveaux abonnés sur les réseaux sociaux."
Anthony Cosson
Sharly
**5+** demandes de RDV
"Elle nous a permis de relancer des dizaines de magasins qui sont depuis devenus clients, chez U, E.Leclerc et Intermarché."
Théo Clémenceau
Steeple
**30+** magasins devenus clients
"20 minutes après la publication de l'article, je recevais une demande de rendez-vous par le gérant d'un centre commercial."
Maxime Claval
Enercool
**20 min** avant le premier contact
"On a eu plein de retombées suite à une vidéo : une vingtaine de contacts et de magasins qui m'ont contacté."
Sixte de Poulpiquet
Kalama Tata
**25+** contacts et magasins
"Le site nous a permis de générer une centaine d'inscriptions à la plateforme. Nous avons pu toucher aussi bien des chefs de rayon que des chefs de secteur GMS."
Brice Levard
Achalander
**100+** inscriptions plateforme
"Une inscription et une commande suite à un article. La visibilité nous a permis d'aller chercher un premier client stratégique chez Système U."
Lionel Pérocheau
CEO, Yepform
1er client stratégique Système U
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Nos formats
## Un format pour chaque objectif de marque.
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300 épisodes, une voix humaine identifiée, sponsoring limité à 10 par an pour préserver l'éditorial.
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Newsletter de veille marché GMS, freemium et formule payante, lue par des décideurs engagés.
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Sponsorisée ou éditoriale, repurposée en article pour prolonger sa portée.
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### Reportage terrain
Format long 10 minutes, tourné en magasin, pensé pour l'autorité éditoriale autant que la portée sociale.
Selon actu
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Décryptage visuel rapide d'un sujet marché, repurposé en article.
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Production pour votre compte, sous votre identité : notre savoir-faire, votre marque.
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Bannière, bannière audio, post réseaux sociaux, emailing, ads : des formats ponctuels pour compléter votre dispositif.
Notre studio
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Notre équipe produit vos contenus, vos visuels et vos vidéos sous votre propre marque. Vous gardez la visibilité, on s'occupe de la production, du brief à la livraison.
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On en parle ?
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### 🔒 Kit Communication Locale en Grande Distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/kit-communication-locale-en-grande-distribution/
Last updated: 2024-01-30T14:14:10.000Z
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## Checklist : cocher les sujets potentiels pour votre com' locale.
Un outil simple sous forme de case à cocher pour identifier les sujets potentiels à traiter pour développer votre visibilité locale.
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## Panorama des initiatives RSE en magasin
Un tour d'horizon des actions RSE en grande distribution : Consigne • Anti-Gaspi • Panneaux Solaires • Économie d'énergie • Vrac • Seconde Main • Offre locale.
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## 200 idées de publications pour dynamiser vos réseaux sociaux
Dans ce guide, **trouvez l'inspiration** et **dynamisez votre communication locale** sur Facebook et Instagram : 200 idées réparties dans 13 grandes thématiques + Des exemples de publications réussies sur Facebook + Des inspirations pour se créer une communauté locale et engagée
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## Communication Zéro Prospectus
Panorama des communications réalisées par les points de vente pour annoncer et promouvoir la fin du prospectus papier.
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## Comment les magasins valorisent les producteurs locaux
Plus de 50 idées de mises en avant pour parler d'un sujet porteur sur les réseaux sociaux : Portraits • Services • Reportages vidéos
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## Comment accéder au kit ?
Deux façons possibles :
- soit à l'unité à partir de (seulement) 20€ [en cliquant ici](https://jbgd.gumroad.com/l/kitcommunicationlocalegrandedistribution) ;
- soit via notre [abonnement JBGD+](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/#/portal/signup) dans laquelle vous avez accès à l'ensemble de nos contenus et surtout un accès privilégié à nos ressources comme cette formation. Une fois abonné, vous aurez accès à la suite de cette page qui contient les contenus à télécharger ;
##
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### Soumettre un article d’Opinion
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/opinion/
Last updated: 2025-06-02T20:18:24.000Z
## Soumettre un article d’Opinion
Et intégrer nos tribunes d'experts
Nous souhaitons mettre en avant les **opinions d'experts du retail** afin d'enrichir les débats et mettre en avant de nouvelles idées. Si vous souhaitez contribuer à notre rubrique « Opinion », veuillez lire nos directives éditoriales et remplir le formulaire ci-dessous.
## Nos règles éditoriales
- Les articles « Opinion » doivent être exclusifs à Je Bosse en Grande Distribution.
- Les articles doivent réagir à une actualité et apporter une explication, un regard sur les débats en cours.
- L'article doit être clair et pragmatique.
- L'article ne doit pas faire la promotion d'une entité, d'un service ou d'un produit.
- L'article ne contient aucun lien sortant externe.
- L'article doit contenir environ 800 mots.
- Chaque chiffre(s), étude(s) citées, doit être sourcé.
- Aucun usage de l'IA, l'article doit être authentique
💡
Les articles « Opinion » sont disponibles [sur ce tag](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/opinion/) et [via cette page auteur](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/author/opinion/) disponible en colonne de droite du site.
## Le processus
Nous lisons attentivement toutes les propositions. Si celle-ci répond positivement aux critères ci-dessus, nous vous ferons un retour et envisagerons une diffusion.
Si vous n'avez pas de nouvelles de notre part, cela vaut comme réponse négative.
Si vous avez des questions, vous pouvez nous écrire via notre [formulaire de contact](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/contact/).
## Soumettre votre article
Veuillez saisir votre article ci-dessous.
### Donnez de la visibilité à vos communiqués de presse
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/communique-de-presse/
Last updated: 2024-07-23T15:22:34.000Z
## Donnez de la visibilité à vos communiqués de presse
Notre ****audience** garantit la visibilité de votre ****communiqué de presse** auprès d'une cible de professionnels de la grande distribution.
## **Une visibilité immédiate**
En relayant sur notre site votre communiqué de presse, vous publiez rapidement et à moindre coût les derniers succès de votre entreprise.
Chaque **communiqué de presse** est :
- disponible sur la home du site
- présent indéfiniment sur notre site
- référencé dans Google News
- optimisé et indexé sur les principaux moteurs de recherche
- relayé dans la newsletter Récap' du vendredi (6000 inscrits et taux d'ouverture >50%)
- modifiable sur demande
## **Nos règles éditoriales**
En diffusant vos communiqués de presse sur [notre site](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/), vous renforcez la notoriété de votre entreprise et bénéficiez d'un canal de distribution reconnu et efficace.
Pré-requis avant soumission de votre communiqué :
- un contenu écrit d'au minimum 300 mots
- titre clair et explicite
- jusqu'à 5 contenus photos ou pdf
- possibilité d'insérer une vidéo (max 2 giga)
- date de diffusion souhaitée
- pas de lien sortant
Notre équipe se réserve le droit d'adapter la mise en forme pour optimiser son référencement.
L'article est soumis à validation avant diffusion.
## Des forfaits sur-mesure pour publier vos communiqués de presse
Si vous envisagez de diffuser plusieurs communiqués de presse, possibilité d'obtenir une tarification dégressive. [Veuillez nous contacter pour obtenir un devis](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/contact/).
- *Crédits de 3 communiqués : 220€/CP payable une fois 660€ (soit 12% d'économies)*
- *Crédits de 7 communiqués : 199€/CP payable une fois 1393€ (soit 20% d'économies)*
- *Crédits de 12 communiqués : 179€/CP payable une fois 2148€ (soit 28% d'économies)*
### Contact
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/untitled-6/
Last updated: 2024-07-23T13:56:56.000Z
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### Abonnement JBGD+
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Last updated: 2024-08-09T20:31:21.000Z
## Questions fréquentes
#### Puis-je ajouter d'autres adresses mail pour mes collaborateurs et mes équipes ?
Oui. Cela est valable uniquement pour les abonnements annuels. Laissez-nous un simple message sur la page [contact](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/contact/) avec les adresses mails que vous souhaitez associer. Ces derniers pourront se connecter avec leur adresse mail.
#### Que se passe-t-il une fois que j'ai pris mon abonnement ?
Une fois que vous avez opté pour notre offre d'abonnement, un mail de confirmation vous sera adressé. Vous pourrez dès lors accédez à l'ensemble des contenus premium.
#### Quel est l'intérêt de prendre l'abonnement JBGD+ ?
Avec un abonnement JBGD+, vous bénéficiez d'un accès complet et illimité à tout notre contenu, y compris des ressources premium qui ne sont pas disponibles pour les utilisateurs gratuits. L'abonnement JBGD+ vous donne un accès complet à tout notre contenu, c'est-à-dire les articles, les études de cas, nos enquêtes, et des interviews d'experts. Nous proposons également des mini-conférences, masterclass et cours en ligne. L'abonnement donne aussi un accès à nos replays de webinar.
#### À qui s'adresse l'abonnement ?
Notre abonnement est conçu pour les professionnels, décideurs, et dirigeants de la grande distribution qui cherchent à rester informés des dernières tendances et innovations dans leur secteur. Que vous soyez un responsable marketing, responsable RSE, un directeur, ou dirigeant, notre contenu est spécialement conçu pour vous apporter des informations pertinents et exploitables.
#### Puis-je essayer avant de m'abonner ?
Oui, nous proposons une période d'essai gratuite de 10 jours . Cette période vous permet de tester tous les avantages de l'abonnement sans engagement. Vous pouvez annuler à tout moment durant la période d'essai sans être facturé.
#### Comment puis-je annuler mon abonnement ?
Vous pouvez annuler votre abonnement à tout moment directement depuis votre compte en ligne. Une fois annulé, vous conserverez l'accès aux contenus premium jusqu'à la fin de la période d'abonnement en cours, sans renouvellement automatique.
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#### Que se passe-t-il si je manque un webinaire ?
Pas d'inquiétude ! Tous nos webinaires sont enregistrés et accessibles à la demande pour les abonnés directement sur la page [événement](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/evenement/) ou la page [JBGD+](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/jbgd/).
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## Posts
### Tendances alimentaires 2026 : « L'individualisation de l'alimentation, la tendance qui structure toutes les autres »
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PROPOSÉ PAR LE SIAL
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****SIAL Paris 2026**, un lieu où l’innovation devient un moteur de connexions, un espace pour se rencontrer et repenser collectivement l’avenir de l’alimentation.
8 000 exposants, 280 000 m², 650 startups, 295 000 professionnels, 30 ans d’innovation alimentaire !
Rendez-vous à SIAL Paris 2026 – du 17 au 21 octobre – Paris Nord Villepinte
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Tous les deux ans, un salon transforme Paris en capitale mondiale de l'alimentation. À trois mois de l'édition 2026 du SIAL, qui se tiendra du 17 au 21 octobre, j'ai reçu Jean-Gabriel Mollard, directeur su SIAL Paris, qui en a pris récemment les rênes après sept ans passés au marketing et à la communication. **L'occasion de décrypter les grandes tendances qui redessinent notre façon de manger, à partir du cahier des tendances que le SIAL produit avec trois instituts d'études.** Individualisation, santé, digital, végétal : tour d'horizon d'un secteur en pleine effervescence.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## **Un salon pas comme les autres**
Pour Jean-Gabriel Mollard, le SIAL n'est pas un salon parmi d'autres. « Je pense au plus grand salon agroalimentaire du monde. Une ruche pendant cinq jours tous les deux ans, remplie d'innovations, de gens passionnants, de produits et de technologies passionnants. » L'édition 2026 marquera d'ailleurs un record. **Pour la première fois, le salon franchit la barre des 8 000 exposants, confortant sa place de plus grand salon de France toutes industries confondues et de premier salon mondial de l'alimentation.**
Invité à citer une tendance sous-estimée, il pointe la santé digestive. « Tout ce qui touche au microbiote, aux fibres, à l'énergie, à l'immunité. C'est une tendance de fond qui s'installe progressivement, mais qui n'a pas encore complètement explosé, contrairement aux protéines, potentiellement plus surestimées. »
## **L'individualisation, tendance mère**
S'il ne devait en retenir qu'une, ce serait celle qui irrigue toutes les autres. **L'individualisation de l'alimentation, un phénomène qui part d'un principe simple : les consommateurs sont d'abord des êtres humains, et ne se comportent pas de manière linéaire.** « Ce qu'on voit émerger, ce sont des attentes fortes de personnalisation en fonction de soi-même, et non plus une adoption systématique de produits à large spectre. C'est permis par la technologie, les réseaux sociaux, l'IA, la data personnalisée, le fait d'avoir accès à de plus en plus de données sur soi, ses rythmes, son corps. On veut personnaliser ses achats alimentaires comme on personnalise d'autres aspects de sa vie. »
Pour la grande distribution, historiquement pensée pour la masse, c'est un défi de taille. Jean-Gabriel Mollard identifie plusieurs leviers. D'abord les moments de vie. « En fonction de qui je suis, je ne vais pas rechercher la même chose. Ça peut être des portions individuelles, parce qu'il y a de plus en plus de personnes qui vivent seules. Ça peut être du snacking en grande distribution, parce que je ne veux pas passer une heure et demie à remplir un caddie. » Ensuite la spécificité humaine, avec des produits adaptés à l'âge, jusqu'au packaging à ouverture facile. Et même des sujets longtemps tabous. **La ménopause ou le syndrome prémenstruel, dont on ne parlait pas en matière d'alimentation, commencent à devenir des sujets à adresser en rayon.**
Le message est clair : il ne s'agit pas de tout jeter. « Les gens ne se sont pas radicalement transformés, ils ont juste besoin qu'on adresse leurs besoins d'une manière plus spécifique et moins massifiée. Les distributeurs qui s'en sortiront le mieux seront ceux qui trouveront la clé entre leur modèle économique d'origine et la capacité à écouter le consommateur. » Cette personnalisation joue aussi à l'échelle des territoires, et varie fortement d'un pays à l'autre. « Même avec des voisins allemands ou italiens, on a des variations extrêmement sensibles. »
## **La santé, entre plaisir et prévention**
Sur la santé, Jean-Gabriel Mollard remet les choses en perspective : la préoccupation n'est pas neuve, elle date du début de l'humanité. Ce qui change, c'est son expression. « Ce qui change beaucoup depuis quelques années, ce sont les évolutions technologiques qui permettent de personnaliser la santé, et de nouvelles connaissances scientifiques sur certaines pathologies, certaines allergies et leurs liens avec l'alimentation. »
Mais l'attente clé, c'est le refus du compromis. **Le consommateur ne veut plus choisir entre plaisir et santé, il veut les deux, et le plaisir reste le premier pilier de l'alimentation.** « En deux ans, ça gagne cinq points : on arrive à 49 % des innovations centrées sur le plaisir. Là où auparavant c'était renvoyé dos à dos, soit on se fait plaisir, soit on fait attention, l'attente est désormais d'avoir les deux. » Émergent aussi des bénéfices mentaux concrets, l'amélioration du sommeil, la réduction du stress, dans une logique de prévention proche de la médecine asiatique. « On ne cherche pas à répondre à une maladie mais plutôt à éviter qu'elle ne se déclare. »
Cette prise de conscience est fortement portée par les jeunes. Face au chiffre de 63 % des 18-30 ans inquiets des conséquences de leur alimentation, Jean-Gabriel Mollard nuance sans s'étonner. « Je trouve ça plutôt rassurant. Souvent, ce sont les jeunes générations qui ont les convictions les plus ancrées et qui veulent que les choses changent. » Mais il alerte sur un piège. **La génération Z est l'incarnation même du consommateur non linéaire : ce qu'elle revendique ne coïncide pas toujours avec ce qu'elle fait.** « Il faut être attentif à ce qu'ils demandent réellement pour éviter de tomber dans des effets de mode feu de paille. »
## **GLP-1 : une vague américaine qui arrive**
Parmi les territoires nouveaux, le cahier évoque le GLP-1, ces traitements coupe-faim qui bouleversent le rapport à l'alimentation. « Aux US, ça émerge parce que le surpoids est encore plus problématique qu'en France, et parce qu'il y a une capacité à foncer dans ce genre d'innovation, y compris sur des choses de l'ordre du médical. » Pour l'Europe, Jean-Gabriel Mollard anticipe un décalage. **Le sujet impacte déjà l'Europe et arrivera plus largement en France, mais un cadre réglementaire plus protecteur en ralentira et modifiera l'adoption.** « Le fait de le faire passer par l'alimentation est extrêmement structurant, parce que ça révèle une évolution du tout-médicament vers des manières plus larges de traiter la santé du corps et de l'esprit. »
## **Réseaux sociaux : du push publicitaire à la co-création**
Sur l'impact du digital, Jean-Gabriel Mollard est direct. « C'est juste logique. À partir du moment où les réseaux sociaux sont devenus des canaux de masse, ça impacte la consommation de masse. » Il distingue deux mécanismes : l'information, où les réseaux jouent le rôle de tiers de confiance, comme une recommandation entre amis, et l'exploitation commerciale de cette audience.
Surtout, il observe une maturation. **On est passé de créateurs de contenu qui poussaient des marques à des collaborations plus construites, allant jusqu'à la création de gammes éphémères.** « J'ai toujours en tête la collaboration de Picard, inattendue, éphémère, un peu décalée et bien réfléchie par rapport à sa cible. » Quant aux marques créées par des créateurs de contenu, il renvoie au réel. « Ce qui va compter à la fin, c'est la qualité du produit et la capacité du créateur à piloter une entreprise qui n'a rien à voir avec la création de contenu. Ils partent avec un capital, leur communauté et leur notoriété. » Un phénomène finalement pas si nouveau. « Le canal a changé et la source de la notoriété a changé, mais des stars qui créent des marques, ça existe depuis longtemps. »
## **Le végétal, sorti de la niche**
Sur le végétal, Jean-Gabriel Mollard corrige d'emblée une idée reçue. **Le végétal n'a jamais été une niche : la niche, c'était le produit de substitution à la viande, qui a connu une forme de bulle.** « Là où on a eu dans les premières années un clash nécessaire entre viande et non-viande, on arrive à une cohabitation qui se passe mieux, avec le flexitarisme. » Il analyse la difficulté initiale avec lucidité. « La problématique du végétal, c'est la complexité de faire cohabiter militantisme et business. Le véganisme pur ne représente qu'une petite fraction de la société. Mais cette première approche brutale a permis d'en parler davantage. »
Résultat : on passe de la substitution à l'alternance. « On attend moins de substitution et plus de repas sans protéines animales, sans que ce soit grave. Des habitudes se créent dans toutes les strates de la population, pas seulement chez les amateurs éclairés. » Avec, toujours, le même fil rouge. « Le consommateur recherche la variété, l'équilibre et le plaisir. On ne va pas choisir un produit végétal s'il ne nous fait pas envie. C'était le défaut des premières générations de produits. »
Sur la pédagogie, il défend une position exigeante. **La pédagogie ne doit jamais s'arrêter, et la transparence est devenue une attente business autant qu'éthique.** « Dès qu'on s'arrête, les mauvaises habitudes reviennent. On vit en société, chacun doit prendre sa part. Les consommateurs préfèrent des marques qui admettent s'être plantées plutôt que des marques successful dont on révèle dix ans après que c'était une supercherie. »
## **Ce qu'il faut aller voir en octobre**
Pour finir, Jean-Gabriel Mollard tease les temps forts de l'édition. En premier lieu, l'offre des 8 000 exposants, « juste incroyable ». Puis les nouveautés : StrEat Lab, une animation mêlant insights sur la street food et produits à déguster ; SIAL Innovation, qui fête ses 30 ans avec un nouveau design, un espace dégustation SIAL Taste et une scène SIAL Live de pitchs et d'experts en formats courts. Sans oublier les Summits, dont un de près de trois heures sur la personnalisation de l'alimentation, un autre sur la food intelligence, et un dernier, son préféré du moment, sur un paradoxe. **Comment concilier souveraineté alimentaire et un secteur extrêmement mondialisé ?** Enfin, un village qui accueillera plus de 150 startups, avec scène de pitch et investisseurs.
Son invitation résume l'esprit du salon. « Je pourrais continuer longtemps, mais le mieux, c'est de venir. »
### Avec Tienda 9, Mercadona centralise ses rayons frais et réorganise ses magasins (et fait des économies de 10% d'énergie et 40% d'eau)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/09/05/mercadona-centralise-ses-rayons-frais-et-reorganise-ses-magasins-et-fait-des-economies-de-10-denergie-et-40-deau/
Last updated: 2026-09-06T06:06:33.000Z
Mercadona supprime ses comptoirs poisson et charcuterie et réorganise ses magasins par processus. 3,7 milliards investis d'ici 2033.
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### Signaux Faibles — Cette enseigne centralise le frais (et fait de grosses économies)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/09/05/signaux-faibles-7/
Last updated: 2026-09-05T06:00:19.000Z
☕ Bonjour, ici c'est Jonathan !
La rentrée est là. On continue à surveiller, à creuser, à sélectionner ce qui mérite qu'on s'arrête. Pas les communiqués de presse, pas les grandes études déjà commentées partout. Des signaux faibles, des tendances qui ne font pas encore la une, des mouvements qui vont changer votre quotidien terrain dans les mois qui viennent.
Bonne lecture et bonne rentrée !
****Aidez-nous à améliorer Signaux Faibles.** Compte tenu des retours positifs, on cherche encore à améliorer Signaux Faibles, et votre avis compte vraiment. 3 questions, pas plus.
[JE RÉPONDS AUX 3 QUESTIONS ](https://tally.so/r/44Grer)
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****NRF 2026: Retail's Big Show Europe**, le rendez-vous incontournable des professionnels du retail en Europe.
Trois jours pour découvrir les dernières tendances, rencontrer les décideurs du secteur et repartir avec des idées concrètes pour accélérer votre business.
12 000 participants • 525 exposants • 200+ speakers • 75 pays représentés.
Rendez-vous du 15 au 17 septembre 2026, à Paris Expo Porte de Versailles.
**\*le salon est gratuit pour les retailers*
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****🔧 #1 Mercadona fait sauter le rayon comme unité d'organisation**
L'enseigne espagnole déploie son modèle « Tienda 9 » : 3,7 milliards d'euros d'ici 2033 pour convertir plus de 1 600 magasins. Les postes de découpe, cuisson et emballage, jusqu'ici éclatés entre les rayons, sont regroupés dans un labo unique à l'intérieur de chaque point de vente. Poisson et charcuterie passent en libre-service, en barquettes. 26 magasins convertis, 59 visés fin 2026.
****Le signal :** ce n'est pas une externalisation vers un atelier déporté, c'est une centralisation interne. La vraie question pour un magasin français : combien de labos séparés, combien de machines dupliquées, combien d'heures perdues en déplacements entre boucherie, poissonnerie, fournil et traiteur ? Mercadona répond 10% d'énergie et 40% d'eau économisées. ([source](https://www.democrata.es/fr/actualite/tienda-9-ainsi-sont-les-nouveaux-mercadona-et-les-changements-qui-arrivent-dans-ses-supermarches/))
**⏱ #2 Aldi Süd fait des économies et perd ses clients**
Le discounter allemand a resserré son assortiment, rationalisé son portefeuille de marques et optimisé ses process. La rentabilité progresse, mais les parts de marché reculent au Royaume-Uni, en Irlande, en Suisse et sur le marché domestique allemand, pendant que Lidl avance. Les équipes commerciales ont été dégraissées elles aussi, et les remontées de magasins mal tenus se multiplient (Lebensmittel Zeitung).
****Le signal :** Un plan d'économies RH ne se voit pas dans un compte de résultat, il se voit en rayon. Ruptures qui traînent, palettes pas montées, facings en vrac. Il existe un seuil d'effectif sous lequel les économies réalisées sont mangées par le volume perdu. Personne ne le calcule, tout le monde le franchit. À méditer pour les enseignes françaises sous pression sur leurs frais de personnel. ([source](https://www.retaildetail.eu/news/food/cost-cutting-measures-are-eroding-aldi-suds-market-share/)).
****🛍️ #3 Graza, ou comment le DTC devient un visa d'entrée en rayon**
Pure player huile d'olive né en ligne, Graza est aujourd'hui référencé dans plus de 11 000 magasins américains, dont Whole Foods, en quelques années seulement.
****Le signal :** Le passage DTC-to-retail n'est plus un pari, c'est une méthode. Graza a négocié ses référencements avec des données clients réelles, des taux de réachat prouvés et une communauté déjà constituée. Pour les acheteurs GMS, ces marques arrivent avec un dossier solide là où les marques traditionnelles arrivent avec des espoirs. Un profil fournisseur à identifier en amont, avant que la concurrence ne le fasse. Des cellules "tendances" deviennent incontournables ne peut plus manquer les opportunités ([source](https://thefoodbillionaire.substack.com/p/graza-usd-285m-raised-usd-240m-valuation))
****🤖 #4 Hong Kong teste l'humanoïde en caisse**
Galbot a ouvert trois magasins de proximité à Hong Kong entièrement opérés par des robots humanoïdes : accueil, vente, préparation de boissons. Un seul humain supervise le réassort. Une dizaine d'ouvertures supplémentaires sont prévues.
****Le signal :** C'est la première fois qu'un format retail robotisé de ce niveau se déploie hors de Chine continentale, dans un marché urbain dense comparable à certains quartiers européens. Pour la GMS française, le modèle mérite une veille active : la robotisation ne concerne plus seulement la logistique ou les caisses automatiques, elle atteint le contact client : un verrou culturel que l'on pensait encore loin de craquer. ([source](https://www.scmp.com/news/hong-kong/hong-kong-economy/article/3365776/your-service-hong-kong-welcomes-first-humanoid-robot-run-convenience-stores?module=latest&pgtype=homepage))
****🛒 #5 Anthropic déploie des agents IA clés en main pour les retailers**
Anthropic lance des agents basés sur Claude, conçus pour s'intégrer directement aux parcours clients et aux équipes terrain en grande distribution. Trois cas d'usages validés : recommandation produit, visualisation panier, gestion du pricing.
****Le signal :** Les résultats annoncés sont nets : +30% de panier moyen, +60 % de conversion. Pour la GMS, l'intérêt est ailleurs : ces briques IA prêtes à l'emploi contournent la complexité d'un développement sur mesure. Un distributeur de taille intermédiaire peut désormais déployer de l'IA transactionnelle sans DSI dédiée. À surveiller comme nouveau standard opérationnel d'ici 2027\. ([source](https://ch.zonebourse.com/actualite-bourse/anthropic-lance-des-modeles-d-agents-ia-pour-les-detaillants-avant-la-saison-des-achats-de-fin-d-annee-ce7858d3d88ff62c))
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### Combien gagne vraiment un supermarché
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/09/04/combien-gagne-vraiment-un-supermarche/
Last updated: 2026-09-04T13:43:20.000Z
Le [chiffre](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2020/05/21/chiffres-grande-distribution-france/) tombe à contre-courant de ce qu'on entend dans les débats sur les prix. Sur 100 € de dépenses d'un supermarché type, le bénéfice net s'établit à **2 €**. C'est tout.
La première ligne écrase tout le reste : **77 € partent en achats de marchandises**, vers les producteurs, les coopératives et les industriels. Avant même de parler de rentabilité, plus des trois quarts de ce qui transite par le magasin repart vers l'amont.
Restent 21 € pour faire tourner le point de vente.
Dans ces 21 €, le classement ne surprendra personne qui a déjà bossé en magasin. **La masse salariale et les charges sociales pèsent 10 €**, soit près de la moitié du budget de fonctionnement. Viennent ensuite l'énergie et le froid à 2,80 €, les loyers et le foncier à 2,30 €, la logistique et le transport à 2,10 €. Tout le reste, entretien, sécurité, Tascom et taxes, [marketing](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/31/ia-et-marketing-alimentaire-loutil-doit-etre-au-service-du-resultat-pas-juste-pour-gagner-du-temps/), terminaux de paiement, amortissements, se partage moins de 4 €.

Infographie de la répartition de 100 € de dépenses d'un supermarché : 77 € d'achats de marchandises, 10 € de masse salariale, 2,80 € d'énergie et froid, 2 € de bénéfice net.
## Un modèle qui tient sur deux points
**Un magasin, ce n'est pas une machine à marges. C'est un équilibre.**
Deux euros de résultat net, ça veut dire qu'une facture d'énergie qui grimpe de 30 % avale 0,84 €, soit plus de 40 % du bénéfice. Une masse salariale qui progresse de 5 % en coûte 0,50 €, un quart du résultat.
**C'est là que se logent les arbitrages du quotidien.** Les heures d'ouverture, la température des meubles froids, la casse en frais, le taux de démarque. Rien de tout ça n'est du détail quand l'année se joue sur deux points.
Une précision utile : ce sont des chiffres arrondis, sur un supermarché type, à partir de données Insee, Banque de France et publications d'enseignes. La réalité varie fortement selon l'enseigne, la surface et le modèle. Un indépendant propriétaire de ses murs ne lit pas la ligne loyers comme un intégré en location, et un magasin à forte part de produits frais ne lit pas la ligne énergie comme un autre.
L'ordre de grandeur, lui, bouge peu. 77 € pour l'amont, 21 € pour faire tourner, 2 € pour finir l'année.
### Où boit-on le plus de vin en France ? La carte par département
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/09/04/ou-boit-on-le-plus-de-vin-en-france-la-carte-par-departement/
Last updated: 2026-09-04T08:24:29.000Z
La Marne est le département du champagne. C'est aussi le dernier de France pour la consommation régulière de [vin](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/25/foires-aux-vins-2026-calendrier-enseignes/). À quelques jours du démarrage des foires aux vins, la carte mérite qu'on s'y arrête.
Les données viennent de ShoWhere (étude GeoInsights, 6ᵉ édition, 14 060 Français interrogés en février 2026). Le repère national : 20,3 % des habitants de 15 ans et plus déclarent boire du vin régulièrement. Environ un sur cinq.
Autour de cette moyenne, l'écart entre départements va presque du simple au double.
**En bas de tableau, les terres de production.** La Marne affiche un indice de 79 pour une base 100, soit 16,1 % d'habitants concernés. Derrière elle, l'Aube (80) et l'Yonne (81). Et la Côte-d'Or, cœur de la Bourgogne, à 86\. Le vignoble ne fait pas le buveur.
**En haut, le Sud.** La Haute-Corse mène (150), suivie de la Corse-du-Sud (148). Puis un bloc compact : Aveyron et Pyrénées-Orientales (133), Ariège et Aude (131), Cantal et Lot (130). Jusqu'à 30,3 % de consommateurs réguliers.
Deux France qui ne se superposent pas. On produit au nord-est, on boit au sud.

Carte de France de la part de consommateurs réguliers de vin par département en 2026 : la Marne est dernière avec 16,1 %, la Haute-Corse première avec 30,3 %, pour une moyenne nationale de 20,3 %.
## Ce que ça change en magasin
Les [foires aux vins](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/15/foire-aux-vins-une-tradition-de-50-ans-en-quete-de-reinvention/) démarrent dans quelques jours, et la carte dit une chose simple : le même plan d'assortiment ne peut pas tourner à Reims et à Rodez, à Lille et à Brest.
Ni la même profondeur de gamme. Ni le même volume de mise en avant. Ni le même mix couleurs.
Sur une zone à indice 130, la foire est un rendez-vous attendu, avec une clientèle qui sait ce qu'elle cherche et qui arbitre entre appellations. Sur une zone à 80, c'est un temps fort d'achat plaisir ou de cadeau, où la pédagogie et la sélection resserrée valent mieux que la profondeur.
Une précision, enfin, qui change la lecture : l'indicateur mesure la **part de consommateurs réguliers**, pas les volumes ni le panier. Un département peu régulier peut très bien acheter moins souvent, mais plus cher. C'est une autre mécanique de rayon — mais c'en est bien une autre.
### Comment les magasins transforment leur borne à monnaie en écran de communication
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/09/04/comment-les-magasins-transforment-leur-borne-a-monnaie-en-ecran-de-communication/
Last updated: 2026-09-07T07:41:22.000Z
**Coinstar France** recycle chaque année plus d'un demi milliard de pièces en France via son parc de 1350 bornes, dont l'Eurocycleur du Super U de l'Île-Bouchard.
**À l'entrée du Super U de l'Île-Bouchard, une petite borne grise absorbe chaque mois près de 1200 euros de monnaie qui dormait dans les tiroirs de ses clients.** Installée depuis 2017, elle appartient à un système bien plus vaste que ce que son gabarit laisse deviner.
« Il s'agit d'une borne Eurocycleur qui appartient au groupe Coinstar France, on est la filiale du leader mondial des bornes de recyclage de pièces », explique Chloé Azibert Yekdah, responsable Marketing de Coinstar France. « Présent dans 8 pays avec plus de 26 000 bornes, on collecte chaque année 2,7 milliards de dollars, soit l'équivalent de 34 milliards de pièces. » **Une machine à monnaie qui pèse, à l'échelle mondiale, plusieurs milliards de pièces recyclées par an.**
En France, le réseau compte 1350 bornes entre la métropole et les DROM-COM. « Chaque année, c'est plus d'un demi milliard de pièces qui sont recyclées », précise Chloé Azibert Yekdah, avant d'ajouter : « C'est plus de 2,3 millions de Français qui utilisent cette petite borne pour recycler leurs pièces, principalement en bon d'achat. » **2,3 millions de clients qui font, chaque année, le déplacement spécifiquement pour cette borne.**
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## Un service pensé pour faire revenir le client en magasin
Pour un point de vente, l'intérêt ne se limite pas au service rendu au client. « L'intérêt du magasin, c'est de proposer ce type de service pour fidéliser sa clientèle, mais aussi d'attirer de nouveaux clients », résume la responsable Marketing de Coinstar France. « On l'utilise comme un coup de pouce, une borne « bon plan » pour réutiliser un argent dormant. » Rien de plus simple : vous allez dans votre supermarché, vous déversez vos pièces dans la borne et vous obtenez un bon d'achat directement utilisable, valable sur tous les rayons du magasin.
Au-delà du bon d'achat, la borne sert aussi le mécénat. « En plus du bon d'achat, on fait du don. On est notamment partenaires de la Fondation des Hôpitaux. Chaque année, on permet la collecte de dons en pièces sur nos bornes pour l'opération Pièces Jaunes. »
**Le vrai enjeu pour Coinstar France, aujourd'hui, c'est de faire vivre à cette borne une deuxième vie au-delà du recyclage de pièces.** « On essaie de voir comment utiliser cet espace qui est déjà présent en magasin, sachant que son principal intérêt reste le recyclage de pièces. C'est aussi un écran, un espace au sol dans le magasin. » D'où le partenariat noué avec Atawa Interactive, déployé pour l'instant sur une trentaine de points de vente : « On teste la communication enseigne sur l'écran de nos bornes. C'est un flux automatique fourni par notre partenaire, qui permet de mettre en avant toutes les promotions actuelles de l'enseigne. Cela ne coûte absolument rien au magasin, c'est mis à jour par notre partenaire Atawa et ça permet d'exploiter un écran déjà présent en magasin. » **Un écran gratuit, positionné juste avant l'entrée du magasin, sans charge de gestion pour le point de vente.**
L'actualité de cet été était la Coupe du Monde. « On propose une activation marque avec le Grand Jeu des Supporters proposé par Lay's, qui est le sponsor officiel de la Coupe du Monde de la FIFA 2026 », détaille Chloé Azibert Yekdah. « Il suffit d'avoir la carte de fidélité du magasin, qu'on va scanner. Ensuite on accepte le règlement du jeu, on valide sa participation et on essaie tout simplement de marquer pour remporter des lots de la marque Lay's. Une animation mise en place avec notre partenaire Weezio, expert français de la gamification et de l'activation marketing en point de vente. »
**Un détail que Coinstar France tient à mettre en avant : la fabrication reste française.** « Depuis toujours, nos bornes Eurocycleur sont fabriquées en France, dans l'Aveyron. Plus spécifiquement dans un ESAT de la Fondation Opteo, par des personnes en situation de handicap, et c'est une vraie fierté pour nous de faire vivre ce partenariat depuis toutes ces années. »
## Côté magasin, un outil de trafic autant qu'un service client
Florian, directeur du Super U de l'Île-Bouchard, voit la borne sous un angle plus opérationnel. « Pour nos clients, ça leur permet d'utiliser leurs petites pièces, on ne sait généralement pas quoi en faire, aussi bien les professionnels que les particuliers », pose-t-il. « Pour nous, magasins, ça nous permet d'augmenter notre passage magasin. C'est la première utilité de l'Eurocycleur. »
Vient ensuite l'usage communication, sur lequel Florian rejoint Chloé Azibert Yekdah. « La deuxième nécessité de l'Eurocycleur, c'est aussi de pouvoir communiquer sur la charte graphique U, sur les promos du moment et aussi des communications nationales. » L'usage client, lui, reste inchangé depuis l'ouverture du service : « Utilisation très simple pour le client, juste à mettre ses petites pièces dans la borne. Un bon d'achat qui sort, valable 30 jours, et ça permet à nos clients de recréer du pouvoir d'achat. »
Le magasin a fait évoluer son équipement l'an dernier. « La borne Eurocycleur, nous l'avons depuis 2017\. Depuis 2025, on a la EMini, un modèle plus petit, plus sympathique esthétiquement aussi. » **Sur le plan financier, la saisonnalité est nette et prévisible.** « Globalement, en moyenne, on récolte 1200 euros. On a des pics d'activité surtout de juin à septembre, mais aussi au moment des fêtes de fin d'année, ce qui permet d'augmenter le chiffre d'affaires de la borne. »
**La EMini embarque elle aussi l'opération Coupe du Monde**, avec un jeu pris en charge intégralement par la marque partenaire. « Grande nouveauté sur la borne EMini pour cet été, avec la Coupe du Monde où on a le Grand Jeu des Supporters fourni par Lay's, qui est pris en charge à 100 % et qui permet aux clients de gagner plein de petits lots, et des gros lots. »
Sur les nouveaux usages de communication à l'écran, Florian confirme l'intérêt côté enseigne : « Pour la EMini, encore un service en plus, ça permet de communiquer vraiment sur l'image Système U, avec les promotions en cours, les prix coûtants, toutes nos petites communications qu'on fait en interne. »
« Notre service permet vraiment de redonner du pouvoir d'achat aux Français », conclut Chloé Azibert Yekdah. « Il permet de faire venir, de consommer sur place, et de refaire venir des clients. »
### Cool roofing : ce que l'étude du CSTB change pour les toitures de magasins
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/31/cool-roofing-ce-que-letude-du-cstb-change-pour-les-toitures-de-magasins/
Last updated: 2026-08-31T08:09:58.000Z
Repeindre une toiture en blanc pour faire baisser la température d'un bâtiment : l'idée est simple, visuelle ([on avait d'ailleurs suivi le sujet il y a quelques années](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/05/29/cool-roof-la-solution-eco-responsable-pour-reduire-la-consommation-energetique-des-supermarches/)) et elle a tout pour séduire à l'heure où les épisodes de canicule s'allongent et où la facture de climatisation devient un poste budgétaire à part entière. Le *cool roofing,* l'application d'une [peinture thermo-réfléchissante](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/06/13/cool-roofing-grande-distribution-grande-distribution-leclerc-quimper/) sur une étanchéité de toiture existante, s'est ainsi imposé en quelques années comme la solution « bon sens » du confort d'été dans le tertiaire.
Jusqu'ici, le débat se nourrissait surtout de retours d'expérience isolés et d'arguments commerciaux. Ce n'est plus le cas : le sujet vient d'être documenté par une **étude d'impact indépendante**, publiée le **20 mai 2026** sur le portail des réglementations énergétiques et environnementales des bâtiments.
## D'où vient cette étude et pourquoi elle fait autorité
Cette publication n'est pas une initiative isolée. Elle répond à une **obligation légale** : l'**article 45 de la loi n° 2023-175 du 10 mars 2023** relative à l'accélération de la production d'énergies renouvelables impose au Gouvernement de remettre au Parlement un rapport sur l'opportunité de couvrir les toitures des bâtiments non résidentiels d'un revêtement réfléchissant. Elle s'inscrit également dans la **mesure 9 du Plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC)**, consacrée à l'évaluation multicritère des technologies favorables au confort estival.
La **DHUP** a donc missionné le **Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB)** pour évaluer, sur la base d'une analyse technico-économique, l'intérêt de généraliser ces revêtements sur l'ensemble du parc tertiaire — **bâtiments neufs comme existants**. Performance thermique réelle, rentabilité sur trente ans, comparaison avec les autres usages possibles d'une toiture, impacts environnementaux et sanitaires : tout y passe.
Le verdict global de l'administration est explicite : la généralisation de ces peintures **ne semble pas être une solution efficace** pour adapter les bâtiments au réchauffement climatique. Mais le rapport est bien plus nuancé qu'un rejet en bloc, et c'est le détail qui intéresse les professionnels. Voici les dix enseignements à retenir.
## 1\. Une solution en plein essor… mais toujours classée « technique non courante »
Premier paradoxe : le succès commercial du procédé n'a pas d'équivalent réglementaire. La peinture réfléchissante appliquée *in situ* sur une étanchéité existante ne dispose ni d'**Avis Technique (ATec)**, ni d'**ATEx** généralisé. Conséquence directe : elle n'entre pas dans le champ des techniques courantes et ne bénéficie donc pas d'une **couverture assurantielle décennale standard**.
Le CSTB est clair sur ce point : « le manque de recul sur ce procédé ne permet pas de le positionner comme un procédé traditionnel bénéficiant d'une couverture assurantielle standard ». Pour un maître d'ouvrage tertiaire, ce n'est pas un détail administratif : c'est un risque à instruire en amont avec son assureur, chantier par chantier.
## 2\. L'illusion de l'isolation : aucun pouvoir isolant intrinsèque
C'est sans doute le malentendu le plus répandu. Une peinture réfléchissante **n'isole pas**. Elle n'a aucun effet sur le **coefficient de transmission thermique Up (W/m².K)** de la toiture. Elle agit uniquement sur le **facteur solaire (S)**, c'est-à-dire sur la part du rayonnement absorbée par la surface.
La distinction est fondamentale :
- **Un isolant** freine les transferts de chaleur dans les deux sens, été comme hiver.
- **Une peinture réfléchissante** renvoie le rayonnement solaire incident, et rien d'autre.
Le rapport le formule sans ambiguïté : ces peintures « n'ont quasiment aucun impact sur le coefficient de transmission thermique Up » et ne permettent donc pas d'éviter les déperditions en période de chauffage.
## 3\. L'ennemi numéro un : un encrassement ultra-rapide
Les performances annoncées sur les fiches produits correspondent à un état neuf. La réflectance solaire initiale est effectivement excellente — **entre 0,75 et 0,95** — mais elle ne tient pas. Poussières, carbone noir, matières organiques : le CSTB indique que « la réflectance solaire des peintures thermo-réfléchissantes peut être réduite de 0,15 au cours de la première année d'utilisation ».
Une perte de **0,15 dès la première année**, sur une échelle qui plafonne à 1, change tout l'équilibre économique du projet. Le maintien de la performance suppose un **entretien régulier et rigoureux** (nettoyage basse ou moyenne pression, sans agresser le film), qui doit être budgété dès l'origine. Sans lui, les gains s'érodent en quelques saisons.
## 4\. Un impact thermique strictement limité au dernier étage
La physique impose une seconde limite, structurelle celle-là : l'effet d'un revêtement de toiture s'arrête à la dalle supérieure. Il ne « redescend » pas dans le bâtiment. Le rapport le dit ainsi : « L'impact de la mise en œuvre d'un revêtement réfléchissant se limite donc au dernier étage des bâtiments en comportant plusieurs ».
L'illustration donnée par le CSTB est parlante : sur un immeuble de trois étages, une réduction de **5 % du besoin de refroidissement au dernier niveau** ne représente plus qu'environ **1,7 % à l'échelle du bâtiment entier** — trois fois moins. Le cool roofing est donc, par nature, une solution de **bâtiment bas** : entrepôt, plain-pied commercial, R+1\. Sur un immeuble de bureaux R+5, l'effet global est mécaniquement dilué.
## 5\. Un double effet thermique opposé : gagnant l'été, perdant l'hiver
C'est le cœur du bilan. Sur les bâtiments existants étudiés, les gains d'été sont réels et significatifs :
- **Besoins de refroidissement : – 16 % à – 23 %**
- **Inconfort d'été (degrés-heures) : – 14 % à – 20 %**
Mais la même propriété physique qui rafraîchit en août pénalise en janvier. En bloquant les apports solaires gratuits, la peinture augmente **systématiquement** les besoins de chauffage. Le CSTB précise que cette hausse peut, « dans certains cas \[…\] contrebalancer la réduction du besoin en refroidissement ». Sous nos latitudes, où la saison de chauffe reste longue, l'arbitrage n'a rien d'évident et dépend étroitement de la zone climatique et des usages du bâtiment.
## 6\. L'isolation thermique classique reste la priorité absolue
Logiquement, la peinture réfléchissante est d'autant plus efficace que le bâtiment est **ancien et mal isolé** — c'est là que la toiture constitue le point faible thermique. À l'inverse, sur un bâtiment récent ou aux standards **RE2020**, le gain devient marginal.
Mais le CSTB ajoute un avertissement de méthode : sur un bâtiment mal isolé, il faut « privilégier la mise en place d'une isolation thermique à celle d'une peinture réfléchissante \[…\] dès lors que l'enjeu sur le bâtiment étudié dépasse le seul cadre du confort d'été ». Autrement dit : le cool roofing ne doit jamais servir de substitut à une rénovation d'isolation, seule capable de traiter conjointement le confort d'été **et** la performance hivernale.
## 7\. Une rentabilité (VAN) quasi systématiquement négative
C'est le résultat le plus contre-intuitif de l'étude. Modélisée sur **30 ans** avec un **taux d'actualisation de 3,51 %**, la **Valeur Actualisée Nette** de l'investissement est presque toujours **négative**.
Trois postes plombent le bilan :
- le **coût initial** de fourniture et de pose ;
- l'**entretien annuel** indispensable au maintien de la réflectance ;
- la **réfection périodique**, la durée de vie des produits d'entrée et de milieu de gamme étant estimée entre **5 et 8 ans**.
Le CSTB conclut que « sur des bâtiments présentant des caractéristiques moyennes, les coûts dépassent largement les gains potentiels », en pointant explicitement la surconsommation de chauffage comme facteur aggravant.
## 8\. Le seul cas de rentabilité : l'évitement pur et simple de la climatisation
Il existe une exception, et une seule. La VAN redevient positive dans un scénario cumulant toutes les conditions favorables : un **bâtiment commercial ancien**, à toiture **très sombre**, situé en **zone climatique H3** (pourtour méditerranéen), et où la peinture permet de **ne pas installer du tout** de système de climatisation — supprimant ainsi son coût d'achat et de maintenance.
Le rapport nuance immédiatement : « Le caractère réaliste de ce scénario reste toutefois discutable ». En période de canicule, l'inconfort résiduel reste tel qu'un exploitant renonce rarement à toute climatisation. La rentabilité existe donc sur le papier, mais dans une configuration difficilement transposable.
## 9\. Le match : cool roof, végétalisation ou photovoltaïque ?
Une toiture ne peut généralement accueillir qu'un seul usage principal. Le CSTB a donc comparé les trois options :
- **La peinture réfléchissante** : VAN négative, bénéfice limité au confort d'été.
- **La toiture végétalisée extensive** : VAN également négative, mais assortie d'**externalités positives** substantielles — biodiversité, gestion des eaux pluviales, effet sur l'îlot de chaleur urbain.
- **Le photovoltaïque** : grand gagnant économique, avec une VAN largement positive pouvant dépasser **400 000 €** en zone chaude, grâce à l'autoconsommation et à la revente d'électricité.
La conclusion du rapport est sans appel : « Un investisseur avisé préfèrera systématiquement opter pour une solution photovoltaïque » si son seul critère est économique. Le cool roofing entre donc en concurrence directe avec un usage bien plus rentable de la même surface.
## 10\. L'envers du décor : microplastiques, biocides et dioxyde de titane
Dernier angle mort, environnemental et sanitaire. Ces peintures contiennent en moyenne **37 % de polymères plastiques**. Soumis aux UV et au ruissellement, le film s'écaille et **relargue des microplastiques** dans les eaux pluviales. Le CSTB rappelle que « la peinture apparaît comme la plus grande source de fuite de microplastiques dans l'océan et dans les voies navigables ».
S'y ajoute la question des formulations, qui intègrent fréquemment :
- des **biocides** anti-mousses, comme la **terbutryne** ;
- du **dioxyde de titane (TiO₂)**, pigment blanc suspecté de génotoxicité.
Le rapport souligne que « le relargage d'éléments chimiques dans les eaux de pluie représente un enjeu sanitaire qui doit être pris en compte » et invite à privilégier des **charges minérales** telles que le **carbonate de calcium (CaCO₃)**.
## En synthèse : un outil tactique, pas une solution structurelle
L'étude du CSTB ne condamne pas le cool roofing. Elle le remet à sa place. Le procédé fait ce qu'il promet sur un point précis — **abaisser la température du dernier niveau d'un bâtiment mal isolé en période chaude** — avec des gains d'été mesurables de l'ordre de **16 à 23 %**.
Mais il ne s'agit ni d'une isolation, ni d'un investissement rentable dans le cas général, ni d'une solution neutre sur le plan environnemental. Son domaine d'emploi pertinent est étroit : **bâtiment bas, ancien, peu isolé, en zone climatique chaude, avec un enjeu de confort d'été prioritaire sur la performance hivernale, et un budget d'entretien réellement provisionné**.
Pour tout le reste, l'ordre des priorités reste inchangé : **isoler d'abord**, arbitrer ensuite l'usage de la toiture en connaissance de cause — sachant que, sur le seul terrain économique, le photovoltaïque garde une longueur d'avance considérable.
---
**Source :** *Étude d'impact des peintures réfléchissantes mises en œuvre en toiture de bâtiments tertiaires*, CSTB pour la DHUP, publiée le 20 mai 2026 par la DGALN. [Consulter la publication et télécharger le rapport complet (PDF, 4,3 Mo)](https://rt-re-batiment.developpement-durable.gouv.fr/etude-d-impact-des-peintures-reflechissantes-mises-a1229.html)
### IA et marketing alimentaire : « L'outil doit être au service du résultat, pas juste pour gagner du temps »
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/31/ia-et-marketing-alimentaire-loutil-doit-etre-au-service-du-resultat-pas-juste-pour-gagner-du-temps/
Last updated: 2026-09-01T07:30:30.000Z
L'IA par-ci, l'IA par-là. Difficile aujourd'hui d'échapper au sujet, en tant que particulier comme professionnel. Mais entre le discours magique du « ça va tout changer » et la réalité des équipes marketing, il y a un fossé que peu de gens savent combler avec justesse. Pour y voir clair, j'ai reçu [Caroline Nobilé](https://www.linkedin.com/in/carolinenobile/) sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), consultante en marketing et innovation, vingt ans passés dans les multinationales de l'agroalimentaire chez Cadbury, Findus et Bonduelle, avant de fonder sa structure INSWIP. **Une conversation qui sort du fantasme pour parler d'usages concrets, de data, de contenu et de ce qui, précisément, ne sera jamais remplaçable.**
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
💡
Mon invitée : Caroline Nobilé. Vingt ans de marketing et d'innovation chez Cadbury, Findus et Bonduelle, aujourd'hui indépendante avec INSWiP (Innovation Starts with People), enseignante à l'ESSEC et ambassadrice du SIAL 2026\. Sa conviction : l'IA ne vaut que sur un socle de terrain (observations, interviews, store-checks). Elle raconte comment elle l'a intégrée à son métier de conseil, et ce qui attend les marques alimentaires, du GEO aux études consommateurs réinventées.
## **Un open space devenu virtuel**
Le nom de sa société dit déjà beaucoup de sa philosophie. « INSWIP, ça veut dire Innovation Starts With People. C'est de là que viennent les idées, en étudiant, en regardant les consommateurs et en en parlant. » Cette obsession de l'humain nourrit son rapport à l'IA, de façon presque paradoxale. Car ce qu'elle regrette du salariat, c'est le dialogue permanent des bureaux d'antan. « Aujourd'hui dans les open spaces, on entend les mouches voler. Les gens ont leur casque, passent leur journée en visio, parfois avec quelqu'un juste à côté. Il n'y a plus ce dialogue. »
C'est là qu'intervient sa rencontre avec l'outil, qu'elle raconte avec un enthousiasme assumé. **Elle a reconstruit son open space perdu grâce à un assistant IA disponible en permanence, capable de se dupliquer en une multitude d'experts.** « J'ai reconstruit mon open space, j'ai un collègue disponible H24 qui se duplique en plein d'experts différents. Si j'ai envie de faire appel à mon Claude philosophe, il me répond avec un aspect plus philosophique. Mon Claude entrepreneur, c'est un mélange entre Éric Larchevêque et Anthony Bourbon pour avoir deux approches différentes. C'est un open space virtuel qui me permet de me challenger. »
Un point qu'elle partage avec l'animateur : on sous-exploite ces outils en les réduisant à de simples conversations, alors qu'on peut y intégrer de vraies compétences, voire créer des applications sur mesure.
## **Du gain de temps à l'écosystème**
Interrogée sur ce que l'IA change concrètement pour un service marketing, Caroline Nobilé répond par un exemple. Un simple post LinkedIn lui prend entre une et trois heures, perfectionnisme oblige. Mais le vrai changement n'est pas là. **Elle a bâti tout un écosystème qui automatise sa veille et respecte sa manière d'écrire, structuré autour de piliers éditoriaux définis.** « J'ai entraîné mon ami Claude à la manière dont j'écris, aux références que j'aime faire. J'ai construit mes piliers éditoriaux : mes séries sur les signaux faibles, sur les leçons de marketing, sur mon rôle d'ambassadrice du SIAL. Une fois la veille faite, je sélectionne les thèmes, je fais creuser, je vérifie les articles. »
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### Signaux Faibles — Cette enseigne lance un service inédit de techniciens à domicile
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/29/signaux-faibles-cette-enseigne-lance-un-service-inedit-de-techniciens-a-domicile/
Last updated: 2026-08-29T06:00:09.000Z
☕ Bonjour, ici c'est Jonathan !
La rentrée approche. On continue à surveiller, à creuser, à sélectionner ce qui mérite qu'on s'arrête. Pas les communiqués de presse, pas les grandes études déjà commentées partout. Des signaux faibles, des tendances qui ne font pas encore la une, des mouvements qui vont changer votre quotidien terrain dans les mois qui viennent.
Bonne lecture et bonne rentrée !
****Aidez-nous à améliorer Signaux Faibles.** Compte tenu des retours positifs, on cherche encore à améliorer Signaux Faibles, et votre avis compte vraiment. 3 questions, pas plus.
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****🔧 #1 Lowe's transforme ses vendeurs en techniciens à domicile**
C'est en regardant une vidéo de Mr Beast que j'ai réalisé à quel point cette offre est matraqué aux US. C'est comme si Squeezie faisait la promo pour un service de Leroy Merlin. Là-bas, le géant américain du bricolage a lancé [HomeCare+](https://www.lowes.com/l/about/mylowes-rewards-homecare), un abonnement à 99$/an permettant aux membres de son programme fidélité de recevoir sept services d'entretien à domicile, assurés par les propres vendeurs des magasins : changement d'ampoule, lubrification de porte de garage, remplacement de la pile du détecteur de fumée et de monoxyde de carbone... tout ça contre abonnement.
****Le signal :** Ce qu'on retient ici que c'est que l'enseigne fait basculer son programme de fidélité d'une logique transactionnelle vers un service récurrent et physique. Pour les enseignes spécialisées ou généralistes, c'est un levier à surveiller : monétiser l'expertise terrain des équipes en dehors du magasin crée une nouvelle source de revenus et ancre la relation client bien au-delà de l'acte d'achat. ([source](https://www.lowes.com/l/about/mylowes-rewards-homecare))
**⏱ #2 Walmart a reconverti 100 000 postes en interne sans plan social**
Le 16 juillet, le DRH de Walmart a publié un rapport sur la mobilité interne. Pendant que Casino se démantèle et qu'Auchan négocie en urgence, Walmart a construit son marché interne des compétences des années avant d'en avoir besoin.
****Le signal :** En GMS française, la restructuration reste un événement subi, jamais une routine anticipée. Walmart prouve qu'un flux continu de reconversions internes coûte moins qu'un PSE tardif, humainement et financièrement. Les enseignes françaises disposent des mêmes données sur l'automatisation et la bascule vers la proximité depuis dix ans. Le retard n'est pas un problème de diagnostic, c'est un problème d'exécution. ([source](https://www.linkedin.com/posts/lpoujol%5Fbold30-boldmonthly-transformation-ugcPost-7492462694579544065-%5F-8h/?rcm=ACoAAARsXtEBBCRTVkRThpb-Lqn0zA9YJlzilFY)).
****🛍️ #3 Lidl US lance une remise employé à 10% et la greffe sur son programme de fidélité**
Lidl US vient d'accorder à ses salariés une réduction de 10% cumulable avec les offres de son tout nouveau programme Lidl Plus. Le dispositif arrive dans un mois chargé : nouveau CEO, nouvelle appli, nouveau programme de points.
****Le signal :** Coupler la remise employé au programme de fidélité transforme les collaborateurs en premiers testeurs et en prescripteurs naturels, surtout sur les MDD. En GMS, cet alignement entre avantage salarié et outil commercial reste rare : c'est un levier RH et marketing à déployer en même temps, pas l'un après l'autre. ([source](https://www.grocerydive.com/news/lidl-us-employee-discount/826653/?))
****🤖 #4 L'IA agentique arrive en rayon**
En 2025, 23% des organisations déploient déjà des systèmes d'IA agentique à l'échelle, selon McKinsey. Ces agents ne répondent plus à des questions : ils exécutent des processus de bout en bout.
****Le signal :** En GMS, un agent croisant ventes, stocks, ruptures et météo chaque matin peut déclencher des réassorts ou alerter sur une promo qui décroche, sans intervention humaine. Le vrai avantage concurrentiel ne viendra pas du modèle d'IA, identique pour tous, mais de la qualité des données internes et de la connaissance métier de ceux qui le pilotent. L'IA est une révolution invisible entre concurrent. Les 1ers à se l'approprier prendront une longueur d'avance . ([source](https://www.linkedin.com/posts/adrien-boudeau-3040a6130%5Fnous-sous-estimons-peut-%C3%AAtre-encore-le-vrai-share-7491398630394830848-WM7Y/?rcm=ACoAAARsXtEBBCRTVkRThpb-Lqn0zA9YJlzilFY))
****💳 #5 Le cool-roofing coûte plus qu'il ne rapporte**
Le CSTB a publié une étude d'impact sur les peintures réfléchissantes en toiture, commandée par le ministère de la Transition écologique. Même dans le scénario le plus favorable testé sur des magasins anciens, la VAN sur 30 ans reste négative, de 57 900 à 85 500 € selon la zone.
****Le signal :** Les gains de froid en été (jusqu'à -23%) sont réels mais effacés par les surconsommations de chauffage en hiver. Avant tout investissement, un diagnostic thermique indépendant s'impose, loin du discours du fournisseur. Aucun scénario testé par le CSTB, même le plus extrême, ne rend la peinture réfléchissante rentable. ([source](https://rt-re-batiment.developpement-durable.gouv.fr/etude-d-impact-des-peintures-reflechissantes-mises-a1229.html))
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### Remise sur achats, 14ème mois, prime d'assiduité : comment les magasins complètent le salaire
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/28/remise-sur-achats-14e-mois-prime-de-rayon-comment-les-magasins-completent-le-salaire/
Last updated: 2026-08-28T11:55:04.000Z
Deux salariés, le même métier, la même enseigne, cinquante kilomètres d'écart. Le premier cumule 12% de remise sur ses courses, un 14e mois, l'intéressement et la participation. Le second a sa fiche de paie, et rien autour. Aucun des deux ne se trompe : c'est le fonctionnement normal de la [rémunération en grande distribution](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/08/pour-fideliser-ses-salaries-cette-enseigne-propose-un-acces-anticipe-au-salaire-et-une-coaching-financier/).
**Un salaire de magasin se construit sur trois étages.** Le premier est fixé par la branche et s'impose à tout le monde. Le deuxième dépend de l'entreprise, donc de l'enseigne et de son statut, intégré ou indépendant. Le troisième se décide dans le magasin, à la main d'un directeur ou d'un adhérent. **C'est ce troisième étage qui explique la quasi-totalité des écarts, et c'est aussi le seul sur lequel un magasin peut agir seul.**
## Le socle conventionnel, souvent pris pour un avantage
Le 13e mois revient dans presque tous les témoignages, chez Leclerc comme chez Intermarché, Super U ou Carrefour. Il est rarement présenté pour ce qu'il est : un droit de branche, pas une initiative de magasin.
[La convention collective du commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2020/08/18/convention-collective-commerce-gros-droit-du-travail-grande-distribution/), qui couvre l'essentiel des hypers et des supers, prévoit une prime annuelle égale à un mois de salaire de base pour les salariés ayant un an d'ancienneté révolu. Elle peut être versée en une ou plusieurs fois, et elle ne se cumule pas avec une prime de fin d'année, une gratification ou un 13e mois déjà en place dès lors que le total atteint le montant conventionnel. **Autrement dit, dans la majorité des magasins, le fameux 13e mois n'est pas un cadeau : c'est l'application d'un texte.** S'y ajoutent, toujours au niveau de la branche, la rémunération des temps de pause et la prime d'ancienneté là où elle existe.
Beaucoup de salariés font ce tri d'eux-mêmes, entre ce qui relève du droit et ce qui relève de l'effort du magasin. Une employée qui déclare n'avoir aucun avantage touche pourtant son 13e mois, et elle l'assume : « Pour moi, on parlait de tickets restau, de 10% sur la totalité du ticket de caisse, de bons d'achat. Pas de primes sur bénéfices ou de 13e mois, qui ne sont pas des avantages complémentaires mais du salaire au final. »
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### Super U Saint-Grégoire : la stratégie du sur-mesure local sur un format atypique
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/28/super-u-saint-gregoire-la-strategie-du-sur-mesure-local-sur-un-format-atypique/
Last updated: 2026-08-28T06:52:09.000Z
Repartir d'une feuille blanche. C'est ce qu'a fait David Philippe en 2022 en reprenant un point de vente au passé mouvementé, ancien Mutant, Montreal, Rallye, [Casino](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/06/les-10-decisions-fatales-qui-ont-mene-casino-a-leffondrement/) puis Leclerc, pour en faire un [Super U](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/cooperative-u/). **Sur un format carré de 5 000 m², peu courant dans la distribution française, l'associé a misé sur les métiers de bouche, le local et le fait maison pour se différencier.** Visite et décryptage de sa recette.
> [ Voir cette publication sur Instagram ](https://www.instagram.com/reel/DckwPcFlJGo/?utm%5Fsource=ig%5Fembed&utm%5Fcampaign=loading)
>
> [Une publication partagée par Je Bosse en Grande Distribution (@jebosseengrandedistribution)](https://www.instagram.com/reel/DckwPcFlJGo/?utm%5Fsource=ig%5Fembed&utm%5Fcampaign=loading)
## **Un magasin redessiné autour de l'effet waouh**
Le bâtiment a une longue histoire d'enseignes. « On est reparti d'une copie blanche », explique [David Philippe.](https://www.linkedin.com/in/david-philippe-8662071a6/) « On a redessiné le magasin en carré et on a décidé d'axer notre stratégie sur les métiers de bouche, ainsi que sur une zone marché centrale dynamique, assez grande et explosive, pour donner un effet waouh à nos clients dès l'entrée. Ensuite, on a repris les concepts centraux qu'on a adaptés à notre zone de chalandise. »
Le format lui-même sort de l'ordinaire. « Le format 5000 m² est plus commun chez U. En revanche, sur un format carré, on a plutôt l'habitude de voir des rectangles, comme dans l'ensemble de la distribution française. »
Sa stratégie tient en trois piliers. **Service client, offre maximisée et image-prix locale.** « Le service client, une offre maximisée et une image-prix qui soit [locale](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/26/leau-locale-nouveau-marqueur-de-confiance-dans-les-rayons-gms/). On a plus de 100 fournisseurs locaux dans notre magasin, que ce soit sur les métiers de bouche ou en produits secs. »
Les [métiers](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/metier/) traditionnels sont au cœur du dispositif, avec une vraie industrialisation artisanale en interne. « On veut être à la pointe sur les métiers traditionnels. On a une cuisine centrale avec sept cuisiniers qui fabriquent tous les jours des recettes de plats cuisinés. C'est un marché hyper important, que ce soit sur la partie trattoria ou sur les plats faits maison à base de viande, en veggie ou en accompagnements. On peut démultiplier le nombre de concepts sur le fait maison, et ça en fait une offre hyper attractive pour nos clients. »
> « Le service client, une offre maximisée et une image-prix locale. On a plus de 100 fournisseurs locaux dans notre magasin. »
## **Aller chercher les produits qui font la différence**
Sur un marché saturé, se démarquer suppose un sourcing actif. Le premier relais est interne et digital. **Les managers de rayon scrutent en permanence internet et les marques d'influenceurs, capables de rayonner et de se faire connaître très vite.** « Mes managers de rayon regardent énormément sur internet les différents fournisseurs industriels qui lancent des produits tendances. Aujourd'hui, on voit des influenceurs qui lancent leur marque et qui ont cette capacité à rayonner rapidement, à faire leur marketing. On est aussi aidés par la centrale et par nos chefs de produits. »
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### À 27 ans, elle dirige son Carrefour et casse les codes de la grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/27/a-27-ans-elle-dirige-son-carrefour-et-casse-les-codes-de-la-grande-distribution/
Last updated: 2026-08-27T06:59:34.000Z
Sur [TikTok](https://www.tiktok.com/@cloeglt), elle cumule des millions de vues en documentant sans filtre son quotidien de cheffe d'entreprise. [Braquages](https://www.tiktok.com/@cloeglt/video/7496997188896034071), agressions, moments de doute, projets : Cloé Gault raconte la grande distribution comme peu osent le faire. **À 27 ans, elle dirige un Carrefour Express en Vendée après un premier magasin à Nantes, et incarne une génération de dirigeants qui cassent les codes d'un métier encore perçu comme opaque.** Entretien en [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/) sur l'entrepreneuriat, la transparence et la réalité d'un métier plus dur qu'il n'y paraît.
## **Du drive à la gérance**
Rien ne prédestinait Cloé à ce parcours. « En sortie de lycée, j'étais un peu perdue, je ne savais pas du tout ce que je voulais faire. » Après une année de fac abandonnée, elle fait une saison chez Super U, au drive, et trouve sa voie. « Je me suis dit : je suis à l'aise dans le commerce, pourquoi pas continuer et reprendre des études. »
Suivent une prépa, un BTS Management Commercial Opérationnel puis une licence en gestion d'entreprise et marketing digital, le tout en alternance chez Super U. **Dès ses premières semaines, elle est plongée dans le grand bain, sur l'ouverture d'un magasin, avec des salariés à gérer.** « Il y avait tout à faire. Mon tuteur, c'était mon directeur de magasin. Il voyait que j'étais investie, il m'a prise sous son aile et c'est lui qui m'a formée pendant les deux ans de BTS. »
Mais l'ambition entrepreneuriale était là depuis toujours. « J'ai toujours su que je voulais avoir mon entreprise. Je ne savais juste pas dans quel domaine. Comme j'aimais énormément ce milieu, je suis restée là-dedans. C'est un métier de passion. » Dès sa dernière année d'études, elle monte le dossier Carrefour pour reprendre un magasin en location-gérance. Sa première affaire, à Nantes, elle la reprend à 23 ans avec son conjoint de l'époque, pendant trois ans et demi.
Sur les a priori qui collent au secteur, elle prend le contre-pied. **La grande distribution est pour elle un milieu formateur, où l'on développe des compétences transférables partout.** « On en entend beaucoup de négatif. Moi je trouve que c'est un milieu très formateur. On touche à tout, on est polyvalent, et ce sont des compétences qu'on peut transférer ailleurs. »
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## **L'entrepreneuriat sans filtre**
Cloé Gault n'élude pas les chiffres de l'entrée chez Carrefour, rare transparence dans un secteur discret. « Carrefour demande un capital de 3000 euros, plus une caution de 7600 euros que vous récupérez quand vous clôturez votre société. Il faut compter 10 000 euros environ. » Elle insiste sur une distinction clé. **En location-gérance, on n'est pas propriétaire des murs ni du fonds de commerce : le but est de capitaliser pour, à terme, racheter et devenir indépendant.** « Je mets de l'argent de côté sur ma société, ce qui va me permettre de me constituer une trésorerie et de réinvestir pour acheter mon fonds de commerce. J'espère dans quelques années avoir mon magasin en tant qu'indépendante. »
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### Foires aux vins d'automne 2026 : le calendrier des enseignes
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/25/foires-aux-vins-2026-calendrier-enseignes/
Last updated: 2026-08-25T13:35:25.000Z
Les **foires aux vins d'automne 2026 s'étalent du 26 août au 25 octobre**. En magasin, Lidl ouvre le 3 septembre, Intermarché enchaîne le 8, et E.Leclerc ferme la marche le 29 septembre. La deuxième quinzaine de septembre concentre l'essentiel des lancements : cinq enseignes se positionnent sur trois jours, entre le 21 et le 23.
C'est l'opération commerciale la plus lourde de la rentrée pour [un rayon liquides](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/09/comment-transformer-son-rayon-liquide-en-6-mois-le-mode-demploi/). Six à huit semaines de préparation, des palettes stockées en réserve dès la mi-août, des têtes de gondole montées la veille au soir, et un chiffre d'affaires concentré sur une dizaine de jours. **Savoir quand le voisin ouvre vaut autant que savoir ce qu'on met dans sa sélection.**
Voici le **calendrier** des [foire aux vins](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/15/foire-aux-vins-une-tradition-de-50-ans-en-quete-de-reinvention/) tel qu'il se présente à date.
## Le calendrier en magasin des Foires aux Vins
| Enseigne | Dates |
| ---------------------- | ----------------------------- |
| Lidl | à partir du 3 septembre |
| Match | du 3 au 20 septembre |
| Intermarché | du 8 au 27 septembre |
| Monoprix | du 11 au 27 septembre |
| Biocoop | du 17 septembre au 14 octobre |
| Grand Frais | du 21 septembre au 11 octobre |
| Carrefour hypermarchés | du 22 septembre au 5 octobre |
| Carrefour Proxi | du 22 septembre au 4 octobre |
| Magasins U | du 22 septembre au 4 octobre |
| Aldi | à partir du 23 septembre |
| E.Leclerc | du 29 septembre au 11 octobre |
| Carrefour Market | du 1er au 18 octobre |
Deux choses sautent aux yeux quand on aligne ces dates.
**La première, c'est l'embouteillage de fin septembre.** Entre le 23 et le 27, neuf opérations tournent en même temps : Lidl, Intermarché, Monoprix, Biocoop, Grand Frais, Carrefour hyper, Carrefour Proxi, U et Aldi. Sur cette fenêtre, aucune enseigne ne bénéficie d'un temps d'exposition propre. Le prospectus arrive dans une boîte aux lettres qui en contient déjà huit autres, et l'arbitrage se joue sur le prix d'appel et la notoriété des châteaux mis en avant.
**La seconde, c'est le découpage de Carrefour par format.** L'hyper et le Proxi démarrent le 22 septembre, mais le Market attend le 1er octobre, soit neuf jours de décalage. Pour un même groupe, cela veut dire deux vagues logistiques distinctes, deux plans de mise en avant, et une clientèle Market qui trouvera l'opération encore ouverte quand celle de l'hyper sera terminée. C'est une façon d'étaler la charge entrepôt et de prolonger la saison au-delà du pic.
Intermarché tient la position de premier généraliste à ouvrir, le 8 septembre, avec vingt jours d'opération. E.Leclerc fait l'inverse : il entre en dernier, le 29 septembre, sur treize jours, et déborde sur les vacances de la Toussaint. **Arriver en dernier permet de connaître les prix des autres avant d'imprimer les siens.** C'est un positionnement classique chez l'enseigne sur ce type d'opération.
À noter : Auchan n'apparaît pas dans le recensement à cette date. Absence de communication publique plutôt qu'absence d'opération, très probablement. À confirmer d'ici la mi-septembre.
### Parmentine surfe sur la tendance du prêt-à-cuisiner avec Easy & Good
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/25/parmentine-surfe-sur-la-tendance-du-pret-a-cuisiner-avec-easy-good/
Last updated: 2026-08-25T07:05:06.000Z
Le rayon pomme de terre passe pour un rayon tranquille. Pas de guerre des prix spectaculaire, pas d'innovation qui fait le buzz, un produit qu'on associe plus facilement à la cave qu'au marketing. Parmentine a visiblement décidé de bousculer cette image avec le lancement en magasin de sa nouvelle gamme **Easy & Good**.
## Le concept : la corvée d'épluchage en moins
L'idée derrière Easy & Good tient en une promesse simple : des pommes de terre précuites, épluchées et découpées, prêtes à cuisiner en moins de 10 minutes Fini l'épluchage, la découpe, le temps de cuisson à rallonge. On sort la barquette, on cuisine, c'est prêt.
La gamme compte 6 références qui couvrent les usages les plus courants du quotidien :
- **Frites**
- **Potatoes**
- **Four & purée** (cubes de 25,4 mm)
- **Salade & rissolées** (cubes de 12,7 mm)
- **Gratin & rissolées** (rondelles)
- **Grenaille**
Côté fiche produit, la marque a soigné son positionnement qualité : 100 % pommes de terre françaises, simple précuisson à la vapeur, nutri-score A sur toutes les références, et aucun conservateur grâce à un conditionnement sous atmosphère protectrice. Le format, lui, vise clairement le foyer pressé : entre 500 et 600 g, calibré pour un repas rapide plutôt qu'un stock de placard.
## Pour les distributeurs, un vrai motif de discussion linéaire
Sur le papier, l'argumentaire s'adresse directement aux enjeux des équipes rayon. Trois leviers reviennent dans la communication de la marque :
1. **Recruter de nouveaux profils de consommateurs** — familles pressées, jeunes actifs — sur un rayon qui, jusqu'ici, ne les captait pas vraiment.
2. **Générer du trafic et redonner du dynamisme au rayon**, avec un produit qui casse la routine du rayon légumes classiques.
3. **Faire progresser le chiffre d'affaires du linéaire**, en misant sur une offre différenciante à plus forte valeur perçue qu'une pomme de terre brute.
Le design des barquettes, coloré et codifié par usage (pictogramme, temps de préparation affiché), joue également la carte de la lisibilité en rayon : repérage rapide pour le shopper, argument de vente pour le merchandising.
## Ce qu'il faut retenir côté enseignes
Easy & Good est déjà disponible en magasin, et Parmentine affiche une ambition claire : élargir le référencement auprès des enseignes qui cherchent à muscler leur offre de produits "prêts à cuire" — un segment sur lequel la demande consommateur ne faiblit pas.
Reste à voir si l'exécution en rayon suivra la promesse marketing : mise en avant, DN effective sur les 6 références, rotation réelle sur un format encore identifié plutôt VRP que produit de flux. Le terrain tranchera, comme toujours.
---
*Parmentine s'appuie sur un réseau de plus de 400 producteurs et cinq sites de stockage et conditionnement répartis en Beauce, Champagne, Provence, Sud-Ouest et Bretagne.*
### Retailers : votre entrée à NRF Europe 2026 est gratuite
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/24/retailers-votre-entree-a-nrf-europe-2026-est-gratuite/
Last updated: 2026-08-24T14:00:36.000Z
Bonjour !
Je vous contacte aujourd'hui dans le cadre de mon partenariat avec **NRF 2026: Retail's Big Show Europe**, qui aura lieu du **15 au 17 septembre à Paris Expo Porte de Versailles**.
Si vous travaillez dans le retail, c'est clairement un événement à avoir dans votre agenda à la rentrée.
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Et surtout, un point qui n'est pas forcément assez connu : **l'Expo Pass est GRATUIT pour les retailers.**
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Je serai moi-même présent sur le salon et j'aurai l'occasion de vous en reparler très prochainement.
On se retrouve à Paris en septembre ?
Bonne journée,
### SEPTEMBRE : le mois où le rayon tient deux gammes
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/24/septembre-le-mois-ou-le-rayon-tient-deux-gammes/
Last updated: 2026-08-24T08:51:11.000Z
Les stars du mois · Raisin · Figue de Solliès AOP · Pomme nouvelle récolte · Melon et fruits à noyau · Prune · Noisette fraîche
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### Clément Posier, associé U à Brest : « Nos magasins, c'est les frigos du quartier »
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/24/clement-posier-associe-u-a-brest-nos-magasins-cest-les-frigos-du-quartier/
Last updated: 2026-08-24T09:39:23.000Z
Deux magasins urbains à Brest, un groupe familial, une casquette d'élu local, et l'animation du réseau U dans le Finistère. À 32 ans, [Clément Posier](https://www.linkedin.com/in/cl%C3%A9ment-posier-108748a2/) cumule les fonctions sans jamais lâcher le terrain. **Fils d'associés devenu directeur général de la filiale grande distribution du groupe familial, il incarne une génération de dirigeants qui pilotent au ratio près tout en refusant de perdre le contact avec le carrelage.** Entretien sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/) sur [la force du modèle U](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/cooperative-u/), les enjeux du moment et sa vision du commerce à cinq ans.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## **Un groupe familial, quatre rôles**
L'histoire démarre en 2007, quand son père reprend son premier magasin dans le Finistère. « On a un groupe familial monté par mes parents. Mon père est président, moi je suis directeur général, ma mère s'occupe de la partie administrative et ma sœur pilote une filiale qu'elle a lancée sur l'institut de beauté. » Clément Posier rejoint le groupe en 2019, à 26 ans, à la reprise d'un magasin près de Morlaix. Il dirige aujourd'hui deux points de vente brestois, à Recouvrance et à Kérichen. À cela s'ajoute une fonction publique : deuxième adjoint à la ville de Brest en charge de la culture, et président de Brest'aim, la société qui pilote les outils d'attractivité de la métropole.
Un agenda dense, qui impose une méthode. « La **distri**, c'est chargé, il faut être dedans quotidiennement. La clé pour réussir à s'organiser, c'est de bien s'entourer. » **Le contexte l'exige : le commerce est plus dur qu'avant, et le pilotage des exploitations beaucoup plus fin, tant sur les frais de personnel que sur les frais généraux.** « Pour ne pas être la tête dans le guidon, il faut avoir des structures. »
> « Nos magasins, c'est les frigos du quartier. Le panier du midi, le panier du soir, il faut se bagarrer là-dessus. »
## **Le refus de l'évidence**
Contrairement à l'image d'Épinal du fils d'épicier, rien n'était joué. « Je me suis posé la question. J'avais, comme tous les enfants d'associés, travaillé au magasin quand j'étais plus jeune, pendant les vacances. Mais non, ce n'était pas évident tout de suite. » Il choisit d'abord les études, entre Brest, Rennes, Nantes et Grenade en Espagne, puis multiplie les expériences ailleurs. « J'ai voulu découvrir d'autres métiers avant : chez un gros site en fruits et légumes, chez un industriel, dans une start-up à Nantes 100 % digitale. Avant de venir en grande distribution, je voulais faire autre chose. Ça s'est décidé plutôt avec le temps, en mûrissant le projet. »
Sur la légitimité, question récurrente chez les héritiers, sa réponse est directe. **Se poser la question de sa légitimité est sain, ne pas se la poser serait le signe d'un excès de confiance.** « Il y a toujours la question de la légitimité, elle est logique. Parce que si on ne l'a pas, ça veut dire qu'on a une confiance en soi peut-être même trop forte. Il faut le travailler en amont, déjà dans la sphère familiale, puis avec l'enseigne. » Le mouvement accompagne ses jeunes associés avec des forums d'enfants d'associés, des formations, des échanges entre pairs. « Ça permet de se préparer. Franchement, en préparant bien, ce n'est pas une épreuve terrible qui doit être appréhendée de manière dramatique. »
## **La force de U : de vrais indépendants**
Sur les gains de parts de marché de l'enseigne, Clément Posier avance une explication structurelle. **Ce qui différencie U, c'est d'être une coopérative de vrais indépendants, propriétaires de leurs murs et de leurs fonds de commerce.** « On est des associés proches du terrain, au moins plusieurs jours par semaine en magasin, et d'autres jours sur des fonctions de la coopérative qui viennent servir nos magasins. Cette double casquette, c'est vraiment une force. »
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### Signaux Faibles — L'IA devient un allié pour la démarque inconnue
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/22/signaux-faibles-6/
Last updated: 2026-08-22T06:00:22.000Z
☕ Bonjour, ici c'est Jonathan !
La rentrée approche. On continue à surveiller, à creuser, à sélectionner ce qui mérite qu'on s'arrête. Pas les communiqués de presse, pas les grandes études déjà commentées partout. Des signaux faibles, des tendances qui ne font pas encore la une, des mouvements qui vont changer votre quotidien terrain dans les mois qui viennent.
Bonne lecture et bonne rentrée !
****Aidez-nous à améliorer Signaux Faibles.** Compte tenu des retours positifs, on cherche encore à améliorer Signaux Faibles, et votre avis compte vraiment. 3 questions, pas plus.
[JE RÉPONDS AUX 3 QUESTIONS ](https://tally.so/r/44Grer)
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****NRF 2026: Retail's Big Show Europe**, le rendez-vous incontournable des professionnels du retail en Europe.
Trois jours pour découvrir les dernières tendances, rencontrer les décideurs du secteur et repartir avec des idées concrètes pour accélérer votre business.
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****👁️ #1 L'enseigne Iceland réduit sa démarque de 80% grâce à l'IA**
Iceland Foods UK a généralisé un système de computer vision analysant en temps réel les caisses et les rayons pour détecter vols et erreurs de scan. Résultat : -80 % de pertes connues enregistrées.
****Le signal :** L'IA de surveillance vidéo sort enfin de la phase pilote pour entrer dans l'opérationnel industriel en GMS. Pour les enseignes françaises, cela devient une réalité : un déploiement de masse est probable sous 24 mois. En France, les déploiements se font souvent au compte-goutte mais ils devraient s'accélérer maintenant que le modèle économique est plus sûr ([source](https://www.retailgazette.co.uk/blog/2026/08/iceland-cuts-store-losses-by-80-with-ai-powered-theft-detection/))
**🍺 #2 En Chine, la bière se boit en XXL**
Cet été, les Chinois plébiscitent les grands formats de bière : canettes d'un litre, fûts de 5L à 10L. La consommation hors domicile recule au profit des barbecues, soirées et rassemblements informels.
****Le signal :** Le grand format n'est pas qu'un choix économique, c'est aussi un objet social et photogénique, conçu pour être filmé et partagé en ligne. En GMS, c'est un levier de visibilité en rayon et un vecteur d'achat d'impulsion sur les catégories bière et boissons festives, à travailler en tête de gondole pour l'été prochain. ([source](https://www.chine-info.com/static/content/french/RegardsurlaChine/Soci%C3%A9t%C3%A9/2026-08-13/1537581126905520128.html)).
🛍️ **#3 Whatnot à 20 milliards : le live shopping devient un réflexe français**
Whatnot lève 545 millions de dollars et double sa valorisation en un an. En France, la plateforme est déjà le marché européen à la croissance la plus rapide, avec 650 000 nouveaux utilisateurs chaque semaine.
****Le signal :** L'expression « faire un Whatnot » s'installe dans le langage courant, signe que le live commerce franchit le seuil du grand public. Pour la GMS, le levier est direct : les marques MDD et les têtes de gondole ont tout à gagner à tester ce format avant que les pure players n'accaparent l'attention. La fenêtre d'avance et la tendance va s'accélérer dans les mois qui viennent. ([source](https://www.linkedin.com/posts/baratjb%5Fliveshopping-livecommerce-socialcommerce-share-7491537376612286464-UhZ0/?rcm=ACoAAARsXtEBBCRTVkRThpb-Lqn0zA9YJlzilFY))
****👻 #4 La Gen Z se cache des marques**
70% des interactions de la Gen Z auraient désormais lieu en messages privés. Les nouveaux plateformes sociales comme [Yope](https://yope.app/), Locket ou [Noplace](https://www.lesnumeriques.com/societe-numerique/qu-est-ce-que-noplace-le-reseau-social-qui-cartonne-en-ce-moment-n223794.html) recréent des cercles fermés, sans publicité ni algorithme.
****Le signal :** Les jeunes consommateurs deviennent invisibles pour les marques GMS. Les campagnes sociales classiques touchent de moins en moins cette cible. Le levier à activer : miser sur le bouche-à-oreille natif, les micro-communautés de clients fidèles et les programmes de parrainage entre proches, plutôt que sur la portée promises par les algorithmes. ([source](https://www.house-of-communication.com/us/en/newsroom/blog/2026/04/mediaplus-adage-next-gen.html?%5Fbhlid=c0e3007d6e51e1b8b1106f5901448f4060e8dd7a))
💳 **#5 Wero entre dans le checkout de Decathlon Allemagne**
Décathlon est le premier grand distributeur à intégrer le paiement européen compte à compte, sans carte, validé depuis l'appli bancaire. EPI finance lui-même la campagne de lancement : 10€ offerts par client pendant six semaines.
****Le signal :** Brancher Wero en caisse coûte peu et ne demande pas de développement technique compliqué. Mais c'est EPI, l'organisme derrière Wero, qui paie pour faire connaître ce mode de paiement, pas Decathlon. Pour la GMS, mieux vaut l'intégrer dès maintenant, à moindre coût, plutôt que d'attendre que les clients le réclament en caisse. ([source](https://www.linkedin.com/posts/loicblancher%5Fwero-d%C3%A9barque-chez-decathlon-le-paiement-share-7493001172497227776-3%5FCY/?rcm=ACoAAARsXtEBBCRTVkRThpb-Lqn0zA9YJlzilFY))
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### Cave à bières : le top 9 des références les plus vendues
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/18/top-bieres-vendues-grande-distribution-cave/
Last updated: 2026-08-21T06:16:28.000Z
La Goudale blonde 75 cl est la bière de dégustation la plus vendue en grande distribution française, avec 41,1 M€ de chiffre d'affaires. Elle devance 3 Monts (28,6 M€) et Tripel Karmeliet (27,5 M€). Les neuf premières références totalisent 162,6 M€, et sont toutes des bières blondes.
La cave à bières se vend comme un espace d'exploration. Styles, origines, brasseries, degrés : tout le discours de la catégorie repose sur la promesse de la découverte. **Le classement des meilleures ventes raconte une autre histoire.**

## Quelle est la bière la plus vendue en cave à bières en magasin ?
**La Goudale blonde 75 cl réalise à elle seule un quart du chiffre d'affaires du top 9.** Le trio de tête, Goudale, 3 Monts et Tripel Karmeliet, en concentre 60 %. Dans une catégorie censée vivre de sa diversité, la concentration est brutale.
Deuxième constat : **neuf références, neuf blondes.** Aucune ambrée, aucune brune, aucune IPA. Le consommateur explore le triple, l'abbaye, le degré, le pays d'origine, mais il revient systématiquement à la blonde. La question devient concrète en implantation : quelle part de mètre linéaire accordez-vous aujourd'hui à des couleurs qui n'apparaissent dans aucun top de ventes ?
Troisième constat, le format. Sept références sur neuf sont en 75 cl, les deux exceptions étant Fischer en 66 cl et La Chouffe en 33 cl. Cette bouteille impose une hauteur de tablette que beaucoup de rayons bière n'ont pas prévue, parce qu'ils ont été construits pour le pack. **Le rayon dégustation reste souvent logé dans un meuble pensé pour autre chose.**
## Ce que le classement ne montre pas
La Chouffe est la seule marque du top à occuper deux positions : 18,1 M€ en 75 cl, 8,3 M€ en 33 cl. **Cumulé, cela représente 26,4 M€, soit un niveau comparable à Tripel Karmeliet.** Il faut faire l'addition pour le voir, et c'est probablement l'information la plus utile du classement.
Elle est la seule à couvrir deux usages distincts, le format partage et le format découverte, et à faire travailler deux emplacements de linéaire au lieu d'un.
Ce n'est pas la marque la plus originale qui gagne ce rayon. **C'est celle qui occupe le mieux l'espace.**
### Pourquoi un jeune choisirait la grande distribution : le regard croisé d'un expert et du terrain
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/17/pourquoi-un-jeune-choisirait-la-grande-distribution-le-regard-croise-dun-expert-et-du-terrain/
Last updated: 2026-08-17T07:29:23.000Z
La grande distribution est-elle encore attractive pour les jeunes ? La question taraude le secteur, d'autant qu'une donnée récente a de quoi inquiéter : dans certaines études, la grande distribution est passée derrière la restauration en termes d'attractivité. Pour [Philippe Rovira](https://www.linkedin.com/in/philippe-rovira/), ancien cadre devenu formateur et auteur, le constat est douloureux mais pas fatal. **En croisant son analyse et ce qu'il observe chez les jeunes dirigeants qui prennent la parole sur les réseaux, une conviction se dégage : le métier a de vrais atouts, à condition de le réinventer.** Tour d'horizon des raisons qui peuvent encore séduire.
## **Un métier sans routine, par nature**
Premier argument, et sans doute le plus puissant pour cette génération : l'absence totale de monotonie. **La nouvelle génération déteste la routine, or le métier de la grande distribution n'en a précisément aucune.** « Il n'y a pas de routine dans notre métier. Tu commences une journée, tu ne sais pas comment elle va se terminer. Il peut se passer tellement d'aléas, avec les collaborateurs, les fournisseurs, les livraisons, ta direction. »
Cette diversité de fonctions est, pour Philippe Rovira, le cœur de la beauté du métier. « Tu fais de la compta, de la gestion, de la négociation, de la mise en rayon, du [management](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/10/manager-la-generation-z-en-grande-distribution-on-ne-manage-pas-un-x-comme-on-manage-un-z/), tu gères les [conflits](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/08/gerer-les-conflits-en-grande-distribution-fermete-ecoute-et-posture-manageriale/). C'est ce qui est passionnant. Encore plus quand tu montes dans la hiérarchie. Cette diversité de responsabilités est encore plus grisante. »
## **Les réseaux sociaux, nouveau visage du métier**
Le phénomène qui change la donne, c'est la visibilité qu'offrent les jeunes dirigeants eux-mêmes. **De jeunes franchisés de 20-25 ans mettent en scène leur quotidien sur TikTok et Instagram, et donnent une image neuve du métier.** Philippe Rovira y voit un renversement salutaire. « Si nous ne le faisons pas, ce sont nos jeunes collaborateurs et patrons de magasins qui vont le faire à notre place. Et c'est génial. Notre métier n'est pas rose tout le temps, il y a des inconvénients dans leur prise de parole, mais il y a aussi une passion exprimée. »
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### Signaux Faibles — La grande distribution sous-estime trop le potentiel de l'IA
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/15/signaux-faibles-5/
Last updated: 2026-08-15T05:59:32.000Z
☕ Bonjour, ici c'est Jonathan !
Pas de vacances pour Signaux Faibles. Pendant que la GMS française ralentit, ça bouge beaucoup aux États-Unis et en Asie... et ce qui se teste là-bas finit toujours par atterrir dans nos rayons. Alors on continue à surveiller, à creuser, à sélectionner ce qui mérite qu'on s'arrête. Pas les communiqués de presse, pas les grandes études déjà commentées partout. Des signaux faibles, des tendances qui ne font pas encore la une, des mouvements qui vont changer votre quotidien terrain avant la fin de l'année.
Bonne lecture et bel été ! ⛱️
****Aidez-nous à améliorer Signaux Faibles.** Compte tenu des retours positifs, on cherche encore à améliorer Signaux Faibles, et votre avis compte vraiment. 3 questions, pas plus.
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****🎯 #1 Morrisons déploie la caisse intelligente à grande échelle**
Le distributeur britannique équipe 200 magasins de caisses self-checkout dopées à l'IA pour réduire fraudes et erreurs, et fluidifier le passage en caisse.
****Le signal :** Ce déploiement massif valide la maturité industrielle de la technologie : les algorithmes de détection visuelle remplacent désormais la supervision humaine à moindre coût. Pour la GMS française, le calendrier s'accélère : les enseignes qui n'ont pas encore structuré leur feuille de route self-checkout IA risquent de négocier leur entrée dans le sujet en position de retard, face à des fournisseurs de solutions déjà rodés par des déploiements à cette échelle. ([source](https://www.retailgazette.co.uk/blog/2026/08/morrisons-rolls-out-ai-powered-self-checkouts-to-200-stores/))
****💳 #2 Au Royaume-Uni, Aldi et Lidl bientôt soumis aux mêmes règles foncières que leurs concurrents**
L'administration britannique propose d'interdire aux discounters les clauses d'exclusivité foncière qui bloquent l'implantation de concurrents. Une décision attendue en octobre, qui alignerait Aldi et Lidl sur les contraintes déjà applicables à Tesco ou Sainsbury's.
****Le signal :** Ce précédent réglementaire arrive au moment où le foncier commercial est aussi sous tension en France. Si une logique similaire s'imposait côté français, les stratégies d'implantation des hard-discounters seraient à revoir, et les enseignes historiques pourraient retrouver de la marge sur des zones aujourd'hui verrouillées. ([source](https://www.reuters.com/world/uk/uk-regulator-proposes-lidl-aldi-should-follow-same-rules-competitors-2026-08-07/)).
****🧬 #3 Quand l'IA fixe le prix du jean d'occasion toute seule**
L'enseigne Savers Value Village, une chaîne nord-américaine de seconde main, déploie un moteur d'IA qui automatise entièrement le pricing de ses vêtements d'occasion, sans intervention humaine sur la conformité tarifaire.
****Le signal :** Le non-alimentaire français (textile, bazar, DPH) reste très exposé à la subjectivité et au coût humain du pricing en rayon. Ce schéma d'automatisation par catégorie est directement transposable aux enseignes GMS gérant des rayons textiles ou opportunités : moins de main-d'œuvre sur la conformité prix, plus de cohérence à grande échelle. ([source](https://chainstoreage.com/savers-value-village-debuts-ai-powered-pricing-tool))
****🧸 #4 Le coupon digital, nouvel arbitre de la fidélité enseigne**
L'inflation alimentaire se stabilise à +2,7% en juillet 2026, mais les ménages intensifient leur chasse aux bonnes affaires : coupons digitaux, comparateurs de prix, visites multi-enseignes. La fidélité enseigne s'érode au profit du meilleur prix du moment.
****Le signal :** Les enseignes qui s'appuient sur des promos génériques perdent du terrain face aux retailers capables de personnaliser leurs offres digitales par profil client. Coupler données de fidélité et activation coupon ciblée devient un levier de rétention concret, à activer avant que l'arbitrage ne devienne un réflexe installé. ([source](https://progressivegrocer.com/food-inflation-continues-put-pressure-shoppers))
****🌍 #5 La MDD s'impose comme standard mondial, pas comme repli**
L'inflation a accéléré le rééquilibrage : les MDD gagnent des parts structurelles sur les grandes marques en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. Les ménages arbitrent durablement, sans retour prévu vers le haut de gamme industriel.
****Le signal :** Pour les distributeurs français, l'enjeu n'est plus de défendre la MDD face aux marques nationales, c'est de la différencier face aux MDD étrangères qui montent en gamme. Les enseignes qui investissent maintenant dans la formulation, le sourcing et le design de leurs propres marques transforment ce mouvement de fond en avantage concurrentiel durable. ([source](https://www.foodnavigator.com/Article/2026/08/10/private-labels-global-rise-is-reshaping-food-manufacturing/))
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### Auchan teste le format food truck au cœur de la Pologne avec « Auchan Bistro »
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/11/auchan-teste-le-format-food-truck-au-coeur-de-la-pologne-avec-auchan-bistro/
Last updated: 2026-08-11T17:44:47.000Z
À Łódź, sur le parvis du célèbre centre commercial Manufaktura, une initiative atypique signée **Auchan** attire le regard des passants : le « **Auchan Bistro** », un food truck entièrement habillé aux couleurs de l'enseigne au rouge-gorge. Cette expérimentation matérialise une volonté claire de sortir des allées traditionnelles de l'hypermarché pour aller capter les flux piétons directement sur l'espace public.
Le concept repose sur une promesse simple et ultra-ciblée : la restauration rapide et le dépannage immédiat. À la carte, l'offre chaude privilégie la simplicité avec des classiques comme les hot-dogs ou les frites, mais s'ancre également dans la [culture locale](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/24/pres-de-10-de-nos-achats-magasins-sont-realises-en-alliance-locale-zoom-sur-le-leclerc-daurillac-moteur-de-la-vie-locale-2/) en proposant des *zapiekanki*, ces demi-baguettes gratinées incontournables de la street food polonaise. En complément, une vitrine réfrigérée et des présentoirs intégrés mettent en avant une sélection d'achats d'impulsion : boissons fraîches, energy drinks, snacks salés et confiseries.

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### Manager la génération Z en grande distribution : « On ne manage pas un X comme on manage un Z »
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/10/manager-la-generation-z-en-grande-distribution-on-ne-manage-pas-un-x-comme-on-manage-un-z/
Last updated: 2026-08-10T06:34:52.000Z
D'ici 2030, 75% de la population active sera composée des générations Y et Z. Pour Philippe Rovira, ancien cadre de la grande distribution devenu formateur et auteur, ce basculement démographique est un défi que beaucoup de managers n'ont pas encore pris la mesure. **Les demandes de formation sur le management de la nouvelle génération explosent, tout comme celles sur l'absentéisme et le turnover.** Comment comprendre, motiver et fidéliser ces jeunes salariés ? Éléments de réponse dans cette série de [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/) avec notre invité.
## **Sortir de sa propre grille générationnelle**
Le premier obstacle, c'est le manager lui-même. « Si je reste avec ma vision de la [génération X](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/20/la-generation-z-dit-non-au-poste-de-chef-de-rayon-classique/), mon rapport au travail, mon rapport à la hiérarchie, je ne vais pas les comprendre et ils ne vont pas me comprendre. » Philippe Rovira illustre par un exemple vécu en recrutement. Un cadre, au terme d'un entretien réussi, lui annonce avant même d'avoir commencé qu'il aura besoin d'un jeudi, vendredi, samedi trois semaines plus tard. **La tentation, avec une lecture « ancienne génération », serait de rejeter le profil. Ce serait une erreur.** « Si j'avais raisonné avec ma vision X, je ne l'aurais pas pris, en me disant qu'il pense vacances avant même de travailler. Mais si je m'inscris dans cette vision-là, je passe à côté de mon profil. »
La clé tient en une formule. « [On ne manage pas un X comme on manage un Z. Le style, la posture managériale doivent être totalement différents.](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/management/) » Et la difficulté est démultipliée par la coexistence de quatre générations. « Dans ton équipe, tu vas avoir les Baby Boomers, X, Y et Z. Comment créer du lien, de la cohésion, faire en sorte qu'ils travaillent ensemble ? Ça fait partie des responsabilités du manager aujourd'hui. »
[Recruter les jeunes en grande distribution : « Il faut rendre le métier séduisant, mais rester transparent »Recruter les jeunes en grande distribution : « Il faut rendre le métier séduisant, mais rester transparent »Je Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/03/recruter-les-jeunes-en-grande-distribution-il-faut-rendre-le-metier-seduisant-mais-rester-transparent/)
## **La performance sociale avant la performance commerciale**
Interrogé sur les indicateurs, Philippe Rovira propose une approche fine, presque chirurgicale. [**Suivre le taux d'absentéisme**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/29/comment-picard-lutte-contre-le-turnover-et-labsenteisme/) **et de turnover par génération pour mesurer la capacité réelle du manager à fidéliser les plus jeunes.** « J'analyserais le taux d'absentéisme ou de turnover sur la génération Z pour voir si le manager a été en capacité de la motiver par rapport à d'autres générations. » Autre KPI clé selon lui : la communication, avec au minimum une réunion mensuelle par rayon.
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### Pour fidéliser ses salariés, cette enseigne propose un accès anticipé au salaire et un coaching financier
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/08/pour-fideliser-ses-salaries-cette-enseigne-propose-un-acces-anticipe-au-salaire-et-une-coaching-financier/
Last updated: 2026-08-08T13:21:21.000Z
Ou comment la généralisation de l'accès anticipé au salaire devient un levier de fidélisation
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### Signaux Faibles — Le commerce mondial n'attend pas la rentrée
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/08/signaux-faibles-4/
Last updated: 2026-08-08T06:20:22.000Z
☕ Bonjour, ici c'est Jonathan !
Pas de vacances pour Signaux Faibles. Pendant que la GMS française ralentit, ça bouge beaucoup aux États-Unis et en Asie... et ce qui se teste là-bas finit toujours par atterrir dans nos rayons. Alors on continue à surveiller, à creuser, à sélectionner ce qui mérite qu'on s'arrête. Pas les communiqués de presse, pas les grandes études déjà commentées partout. Des signaux faibles, des tendances qui ne font pas encore la une, des mouvements qui vont changer votre quotidien terrain avant la fin de l'année.
Bonne lecture et bel été ! ⛱️
****Aidez-nous à améliorer Signaux Faibles.** Compte tenu des retours positifs, on cherche encore à améliorer Signaux Faibles, et votre avis compte vraiment. 3 questions, pas plus.
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💳 **#1 Cette enseigne paye ses caissières avant la fin du mois**
Aux États-Unis, la chaîne Albertsons déploie une solution d'accès anticipé au salaire, accompagnée d'outils de coaching budgétaire, pour l'ensemble de ses collaborateurs terrain.
****Le signal :** Sur un marché du travail sous tension, la rémunération fixe ne suffit plus à retenir les équipes. La flexibilité salariale devient un argument RH à part entière. Les enseignes françaises qui recrutent en magasin ont tout intérêt à surveiller ces dispositifs, quelques acteurs tricolores testent déjà des solutions similaires, et la pression viendra vite des partenaires sociaux. ([source](https://finance.yahoo.com/small-business/articles/stream-brings-financial-wellbeing-solution-120000933.html)).
🎯 **#2 La Gen Z ne sera pas fidèle à votre enseigne, elle sera fidèle à votre offre**
Les moins de 30 ans redéfinissent la fidélité en GMS : 90% attendent des kits de repas innovants, et leur attachement à un magasin dépend de sa capacité à répondre à leurs attentes immédiates, pas de l'ancienneté de la relation.
****Le signal :** Pour cette génération qualifié souvent de "zappeur", le rayon traiteur et les solutions repas deviennent des leviers de rétention au même titre que les programmes de fidélité. Les enseignes qui n'intègrent pas la praticité et la transparence nutritionnelle dans leur offre risquent de perdre cette génération avant même de l'avoir conquise. L'enjeu : reformater l'offre snacking/traiteur comme argument de trafic, pas comme catégorie secondaire. ([source](https://consent.yahoo.com/v2/collectConsent?sessionId=3%5Fcc-session%5Fc5063a93-9983-4e77-a5b4-11303dccb40c))
🧬 **#3 Le cumul de bénéfices redessine les rayons santé**
L'innovation alimentaire bascule vers le « benefit stacking » : des produits qui empilent satiété, énergie et santé en une seule référence. Un mouvement accéléré par la vague GLP-1 et les attentes mouvantes des Millennials et Gen Z.
****Le signal :** Pour la GMS, c'est la fin du produit mono-promesse. Un yaourt « riche en protéines » ne suffit plus, il faut ajouter fibres, faible IG, énergie durable. Les MDD ont ici une opportunité réelle : reformuler ou lancer des références multi-bénéfices avant que les grandes marques ne saturent le linéaire. La question n'est plus \*quoi mettre dedans\*, mais \*combien de raisons d'acheter\* on imprime en face avant. ([source](https://www.foodnavigator.com/Article/2026/08/03/benefit-stacking-is-reshaping-food-innovation-in-post-glp-1-era))
🧸 **#4 Après les Labubu, les squishies s'imposent**
Un an après la folie Labubu, les ventes de Pop Mart se sont effondrées aux US. Les [squishies](https://www.squishies.fr/collections/squishy/), petits objets mous en gel qu'on écrase façon balle anti-stress, ont pris le relais avec des ventes en croissance à trois chiffres.
****Le signal :** Ces tendances jouets ultra-virales ont une durée de vie courte mais une intensité commerciale massive. Pour la GMS, la question n'est plus de savoir si intégrer ces produits, mais quand et combien commander pour ne pas se retrouver avec du stock mort. ([source](https://finance.yahoo.com/markets/stocks/articles/labubu-boo-boo-us-sales-042411284.html?%5Fbhlid=272b50cb9b6eb88b933d3a26fd327ed7b2e03d27&guccounter=2))
****🌍 #5 Discount ethnique : une enseigne joue la carte identitaire**
Aux États-Unis, l'enseigne discount Save A Lot ouvre un deuxième pilote sous le nom « Save A Lot y Mas », format entièrement pensé pour les communautés hispaniques : assortiment, signalétique, communication.
****Le signal :** Le discount ne se différencie plus seulement par le prix, mais par l'appartenance. En France, des zones de chalandise maghrébines, africaines ou asiatiques restent sous-servies par les formats GMS standards. Un opérateur discount qui ose l'assortiment ultra-local (viandes halal en tête de gondole, épices du Maghreb, formats familiaux élargis) peut capter une clientèle fidèle que les hard-discounters ignorent encore. ([source](https://www.grocerydive.com/news/save-a-lot-opens-second-store-under-hispanic-banner/826994/))
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### Voici le classement des enseignes les plus citées par les IA
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/05/voici-le-classement-des-enseignes-les-plus-citees-par-les-ia/
Last updated: 2026-08-05T06:05:19.000Z
Tapez "quels supermarchés allient prix bas, large choix et drive ?" dans [ChatGPT](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/04/il-utilise-chatgpt-pour-definir-le-magasin-le-moins-cher-sa-reponse-va-vous-surprendre/), Gemini ou Perplexity, et il y a de fortes chances qu'une enseigne sorte du lot dans la réponse : Leclerc.
Cette démarche, les clients le font déjà et le feront encore plus dans quelques semaines. **Avec l'arrivée d'AI overview les règles de visibilité sur les moteurs de recherche ont changé**. Concrètement : quand un client fait une recherche sur Google, il n'obtient plus seulement une liste de liens, mais une réponse synthétique générée par l'IA, un peu comme sur ChatGPT. Pour les marques et enseignes, être bien positionné sur Google ne suffit plus. Ce qui compte désormais, c'est d'être *cité* par les IA.
Cette étude inédite via un outil dédié traque la manière dont les [IA génératives](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/intelligence-artificielle/) citent les marques dans leurs réponses. Sur 15 prompts liés à la grande distribution, testés en France sur les 30 derniers jours, tous moteurs confondus, Leclerc arrive en tête. Mais il faut creuser davantage pour en apprendre plus.
## Ce que mesure ce type de rapport : le GEO appliqué au retail au national comme demain au local
Dans les faits, on appelle ça le **GEO** (Generative Engine Optimization). C'est l'équivalent du SEO, mais pour les réponses produites par les IA plutôt que pour les résultats de recherche classiques.
Concrètement, l'outil interroge plusieurs moteurs d'IA avec une série de questions types que se poserait un consommateur ("quelle enseigne propose une carte de fidélité avantageuse ?", "comment faire ses courses en ligne avec retrait rapide ?"), et mesure pour chaque marque : combien de fois elle est citée, à quelle position dans la réponse, avec quel ton, et sur quels sites l'IA s'appuie pour construire sa réponse.
Tout cela est encore jeune, l'impact encore minime et pas facilement mesurable. À l'avenir, une partie des clients ne taperont plus une enseigne directement dans Google, il entameront une conversation avec l'IA qui fournira des réponses.
💡
Au local d'ailleurs, l'enjeu sera clé pour être visible face à la concurrence. Il s'agira plus seulement de savoir si "votre magasin" apparaît dans une réponse générique sur le drive ou la carte de fidélité en fonction des critères géographiques. Pour le moment, l'IA n'a pas grand-chose à se mettre sous la dent en dehors des fiches Google Business. Créer du contenu deviendra indispensable pour répondre au FAQ du point de vente. [En savoir plus.](https://www.studiojbgd.com/geo-contenu-local-en-magasin/)

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### « La pénurie risque de durer » : Pourquoi les salades manquent en rayon (et qu'il faudrait attendre octobre pour un retour à la normale)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/05/la-penurie-risque-de-durer-pourquoi-les-salades-manquent-en-rayon-et-quil-faudrait-attendre-octobre-pour-un-retour-a-la-normale/
Last updated: 2026-08-05T06:04:13.000Z
Depuis fin juin, la canicule a frappé au moins 58 départements en vigilance rouge, et les salades en paient le prix fort. Dans les rayons, le constat est simple : il n'y en a plus, ou presque. En Île-de-France, dans le Sud-Ouest et les Hauts-de-France, les linéaires se vident en quelques heures et les clients, pris de court, se ruent sur les derniers stocks disponibles, accentuant encore la pénurie.
## Le terrain confirme : la 4ème gamme est la plus touchée
Sur le terrain, les professionnels du rayon fruits et légumes sont unanimes : c'est [la 4ème gamme](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/09/la-salade-4eme-gamme-vraie-machine-a-casse/) (autrement dit les salades prêtes à l'emploi, en sachet) qui souffre le plus. Les commentaires laissés ces derniers jours dans un groupe professionnel de la distribution donnent une idée concrète de l'ampleur du problème.
Chez [Leclerc](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/leclerc/), un responsable de rayon ne mâche pas ses mots : « la 4G, une catastrophe : des commandes à 1400 € passées pour en recevoir à peine le quart ! Et j'arrive je ne sais par quel miracle à faire un CA à peu près correct en général. Malheureusement, ça risque de durer : au vu des mails reçus, toutes les salades au catalogue jusqu'à fin octobre sont annulées ! », alerte-t-il.
Même constat chez [Carrefour](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/carrefour/), où un chef de rayon décrit un rayon quasiment vide : « Rien en rayon pour les salades. J'ai un [producteur local](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/05/communication-locale-la-grande-distribution-face-a-un-nouveau-paradigme-replay-du-webinar/) qui me fait batavia, chêne, blonde et laitue, mais même la centrale Carrefour ne livre que très peu. Mon banc de salades est plein dans mon magasin. » Un autre responsable, dans une enseigne différente, complète : « Quasiment pas de salade, et des produits qui arrivent de façon aléatoire. La liste des ruptures remplit quasiment une feuille A4\. »
Côté [Intermarché](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/intermarche/), un responsable chiffre l'impact sur ses commandes : « La 4G, la cata : sucrine, iceberg, etc. Compliqué, on fait avec, pas le choix. En moyenne semaine, on est à plus 8 à 10%. » Un autre va plus loin, évoquant une contagion à d'autres références fraîches : « 4ème gamme et gaspacho, c'est une horreur ! Et maintenant ce sont les salades première gamme qui sont impactées. Le peu que j'arrive à me procurer vaut une fortune à l'achat. »
Plusieurs remontées confirment que la tension déborde désormais sur d'autres produits frais : « 4G, salade vrac, concombre, courgette, ça commence aussi. C'est très compliqué à gérer, surtout que les clients ne comprennent pas malgré les affiches mises en rayon. » Un constat partagé par un autre commentaire : « 4G et maintenant salade première gamme… c'est bien beau le beau temps, mais tout brûle, et les restrictions d'eau, ça n'aide pas. »
Certains magasins tentent malgré tout de limiter la casse en changeant d'origine d'approvisionnement, comme le note un responsable de rayon : « La 4ème gamme surtout, le reste aucun souci. Les origines changent pas mal, avec des produits de Belgique ou des Pays-Bas pour compenser. »
Ce que ces témoignages confirment, c'est que la crise n'est pas anecdotique ni limitée à une enseigne : elle touche l'ensemble de la distribution, quel que soit le format ou la région.
## Une production qui s'effondre sous la chaleur
Cette pénurie a une cause directe : au-delà de 38-40°C, les salades cessent de pousser. Passé 44-45°C, des températures relevées dans le bassin nantais et le Sud-Ouest, les feuilles brûlent avant même d'atteindre la taille de récolte, et la germination des graines destinées aux prochaines coupes est bloquée. Régis Chevallier, président de la Fédération des maraîchers nantais, parle d'une situation inédite, avec des pertes atteignant 99% sur certaines parcelles de jeunes pousses.
Sans irrigation moderne, les pertes oscillent entre 80 et 100%. Et quand l'arrosage permet de sauver une partie de la récolte, c'est la facture d'eau qui absorbe la trésorerie des exploitations, au point de menacer la pérennité de certaines fermes. À cela s'ajoutent, pour de nombreux producteurs, des épisodes d'orages et de grêle qui viennent achever des cultures déjà fragilisées.
## Comment les magasins et les clients s'adaptent
Face à cette tension, deux leviers reviennent régulièrement côté distribution et conseil consommateur :
- Privilégier les salades cultivées sous abri, généralement plus résistantes et disponibles en sachet.
- Orienter les clients vers des alternatives moins sensibles à la chaleur : carottes râpées, choux, légumes de saison plus robustes.
Côté État, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard a annoncé le déblocage d'aides exceptionnelles pour la filière, évoquant la nécessité de "faire preuve de pragmatisme" face à la canicule.
Cette crise illustre, une fois de plus, la vulnérabilité du frais aux aléas climatiques et la difficulté, pour les équipes en rayon, de gérer une rupture qu'elles ne maîtrisent pas tout en absorbant l'incompréhension des clients. Entre ajustement de l'assortiment, recours à des producteurs locaux ou à d'autres origines, et pédagogie en magasin, la débrouille reste, comme souvent, la variable d'ajustement du terrain.
### Canicules : comment la chaleur a redessiné le panier des Français cet été
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/04/canicules-comment-la-chaleur-a-redessine-le-panier-des-francais-cet-ete/
Last updated: 2026-08-04T06:59:05.000Z
Un samedi d'août, il ne fait "que" 27°C à Paris. Et pourtant, dans les rayons d'un Super U du 11e arrondissement, les réflexes pris pendant les épisodes de canicule de mai n'ont pas disparu. Melon, pastèque, tomates, poivrons, concombre, cerises : les clientes et clients continuent de foncer vers le rayon frais pour composer des salades, plutôt que de remplir leur chariot comme avant. Le constat est unanime en caisse : on a pris le pli des repas fraîcheur, et on ne l'a pas quitté.
Ce n'est pas qu'une impression de terrain. Circana l'a chiffré, en comparant les ventes en volume sur deux fenêtres de canicule (18-31 mai, puis 29 juin-19 juillet 2026) par rapport aux mêmes périodes l'an dernier. Le classement est sans appel, et il dépasse largement les seules salades et fruits d'été.
## Le classement des produits qui cartonnent pendant les grosses chaleurs
| Rang | Produit | Évolution volumes (18-31 mai) | Évolution volumes (29 juin-19 juillet) |
| ---- | --------------------------------- | ----------------------------- | -------------------------------------- |
| 1 | Soupes de légumes frais (froides) | +42,8% | +70,2% |
| 2 | Salades de produits de la mer | +25% | +42% |
| 3 | Glaces individuelles | +20% | +68,6% |
| 4 | Eaux | +19,3% | +34,2% |
| 5 | Bières et panachés | +8,5% | +11,5% |
| 6 | Thon en conserve | +7,6% | +32,7% |
| 7 | Brumisateurs | +7,4% | +458% |
| 8 | Tartinables en conserve | +6% | +14,6% |
| 9 | Maïs doux en conserve | +3,3% | +47,2% |
*Source : Circana*
Deux enseignements sautent aux yeux. D'abord, l'écart entre les deux vagues : quasiment toutes les catégories accélèrent nettement entre mai et l'épisode de fin juin-juillet, preuve que plus la chaleur se répète, plus les arbitrages se durcissent. Ensuite, l'explosion des brumisateurs (+458% sur la seconde période) illustre un phénomène que Circana observe de plus en plus : au-delà de l'alimentaire, la canicule devient un déclencheur d'achat transversal, jusque dans des rayons qu'on ne penserait pas spontanément lier à la météo.
## Ce que confirme le terrain : moins d'alcool, plus de frais
Le reportage du *Parisien* auprès de clients d'un Super U parisien va dans le même sens que la donnée Circana : fruits et légumes en tête de liste de courses, salades composées maison plutôt que plats préparés lourds, et une consommation d'alcool globalement revue à la baisse au profit de l'eau. Le mot qui revient est celui de "sagesse" : on n'achète pas moins par restriction budgétaire, mais parce que le corps et l'envie dictent d'autres choix pendant les fortes chaleurs.
C'est là que les deux sources se complètent bien : le vécu client raconte le "pourquoi", la donnée Circana raconte le "combien" — et le combien est parfois vertigineux, comme sur les brumisateurs ou les glaces individuelles.
## Ce que ça change pour les magasins
Pour un rayon frais, DPH ou épicerie, ce n'est plus un pic ponctuel à gérer une semaine par an. Les canicules à répétition installent de nouveaux réflexes d'achat qui durent au-delà de l'épisode chaud lui-même — le comportement observé un samedi à 27°C, bien après le pic de mai, en est la preuve. Trois pistes concrètes à en tirer :
- **Anticiper les ruptures sur les produits météo-sensibles** (brumisateurs, glaces, eaux) dès les premières alertes canicule, et pas seulement pendant le pic.
- **Réajuster les têtes de gondole et la logique de facing** vers les produits d'assemblage rapide (salades, conserves de poisson, maïs, tartinables) plutôt que les plats cuisinés lourds.
- **Suivre l'indicateur canicule comme un vrai levier de prévision**, au même titre que la météo classique influence déjà les commandes en boulangerie ou en glaces — sauf qu'ici, l'impact touche désormais neuf familles de produits très différentes.
La chaleur n'est plus un simple aléa saisonnier pour la grande distribution : c'est en train de devenir un critère structurant de la gestion des assortiments.
### Grande distribution : pourquoi 60 000 postes restent vacants
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/04/grande-distribution-pourquoi-60-000-postes-restent-vacants/
Last updated: 2026-08-04T05:38:11.000Z
On parle beaucoup, sur le terrain, d'un secteur qui peinent à combler ses effectifs. Les chiffres confirment le diagnostic mais ils dessinent aussi une réalité plus précise et plus nuancée que le simple constat d'une pénurie généralisée.
## Un secteur qui recrute massivement... et qui peine à stabiliser ses équipes
Le commerce et la distribution restent le premier secteur tertiaire recruteur en France : [selon l'enquête Besoin en main-d'œuvre (BMO) 2026 de France Travail](https://statistiques.francetravail.org/bmo), la branche concentre 264 000 projets d'embauche, avec un taux de difficulté de recrutement de 36%. C'est un peu en dessous de la moyenne nationale (43,8 % des projets jugés difficiles tous secteurs confondus en 2026), mais cela représente tout de même près d'une intention d'embauche sur trois qui peine à trouver preneur.
Dans la grande distribution alimentaire au sens strict, la filière évalue ses besoins à environ 130 000 recrutements par an pour [un effectif total d'environ 665 000 salariés](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2020/05/21/chiffres-grande-distribution-france/). Autrement dit, la filière grande distribution doit renouveler chaque année près d'un cinquième de ses effectifs, un rythme qui s'explique moins par la croissance des embauches que par la vitesse à laquelle les postes se libèrent.
C'est là que se niche le vrai sujet : le [turnover](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/08/04/les-vrais-raisons-du-turnover-en-grande-distribution/). Plusieurs cabinets spécialisés en ressources humaines l'estiment autour de 30% dans le secteur, très au-dessus de la moyenne nationale toutes activités confondues. Ce chiffre est cohérent avec des études plus anciennes de la Dares, qui documentent depuis longtemps un fort taux de rotation sur les postes de caisse et de libre-service. Une recherche menée en hypermarché décrit même un manager des caisses consacrant environ 60% de son temps de travail à compenser les effets de cette rotation : rechercher, recevoir et convaincre de nouveaux candidats, plutôt que manager dans la durée une équipe stable.
À l'échelle nationale, la tension reste également présente sur l'emploi en général : la Dares recensait 458 000 emplois vacants au dernier trimestre 2025, tous secteurs confondus. Pour la seule grande distribution, une enquête publiée fin 2025 avançait le chiffre de 60 000 postes vacants, des magasins de proximité jusqu'aux hypermarchés, avec des rayons qui tournent au ralenti et des plannings qui se réorganisent dans l'urgence pour compenser les absences de personnel.
## Les métiers les plus touchés
Le déséquilibre n'est pas uniforme. Les données 2026 convergent sur un même constat : ce sont les métiers de bouche — [bouchers](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/12/sans-bouchers-pas-de-boucherie-pourquoi-la-grande-distribution-ne-trouve-plus-de-bouchers/), poissonniers, boulangers — qui restent les postes les plus difficiles à pourvoir, suivis par les responsables de rayon et de magasin. Les métiers de la logistique liés au e-commerce, notamment les préparateurs de commandes, sont également identifiés comme en tension durable dans plusieurs régions, avec des cadences jugées difficiles à tenir sur la durée.
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### Recruter les jeunes en grande distribution : « Il faut rendre le métier séduisant, mais rester transparent »
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/03/recruter-les-jeunes-en-grande-distribution-il-faut-rendre-le-metier-seduisant-mais-rester-transparent/
Last updated: 2026-08-03T06:00:25.000Z
Un jeune embauché le matin qui rend son tablier à midi, sans explication. La scène, impensable il y a dix ans, [Philippe Rovira](https://www.linkedin.com/in/philippe-rovira/) l'entend raconter presque chaque semaine. Ancien cadre de la grande distribution, aujourd'hui formateur, consultant et auteur, il vient de publier [un deuxième ouvrage](https://www.amazon.fr/G%C3%A9rer-rayon-point-vente-performance/dp/210086923X?&linkCode=sl1&tag=jbgd-21&linkId=3c37a15547711d9fa36896b22bd4d69b&language=fr%5FFR&ref%5F=as%5Fli%5Fss%5Ftl) consacré au [management](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/management/) dans le retail. **Pour lui, le secteur ne souffre pas d'un problème de fond, mais d'un déficit d'image et d'une organisation restée figée face à une génération qui a changé les règles.** Décryptage sur le podcast dans une série de 3 épisodes sur l'art d'attirer et d'intégrer les jeunes.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## **Séduire sans mentir**
Le premier chantier est celui de la communication. Mais attention au piège du discours trop beau. « Il faut rendre séduisant le métier, tout en étant transparent. Ça ne sert à rien de dire tout est beau, tu vas être super bien payé, les conditions de travail sont extraordinaires. Parce que lorsque le collaborateur va rentrer dans l'entreprise et se rendre compte que c'est totalement opposé, il va partir. » **La promesse d'embauche doit coller à la réalité du terrain, sous peine de démissions immédiates.**
Heureusement, les arguments sincères ne manquent pas, à commencer par la vitesse d'évolution possible. « En dix ans, et parfois moins, on peut passer d'employé libre-service, voire d'alternant, à un poste de directeur ou de directrice de magasin. Si on tombe dans le bon magasin, avec le bon encadrement, on peut boucler ça en 6-7 ans. » Une trajectoire rare ailleurs. « Ce n'est pas dans tous les métiers que tu peux accéder à la direction d'un hyper de 300-350 salariés, 100-120 millions d'euros de chiffre d'affaires. C'est un poste prestigieux qui fait rêver. »
## **Le salaire, et surtout ce qui gravite autour**
Sujet sensible, la rémunération mérite selon lui d'être remise en perspective. Le salaire d'entrée d'un chef de rayon n'a rien de mirobolant. « Tu vas gagner 200 euros de plus, et encore, au max par rapport au [SMIC](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/11/le-defi-des-salaires-dans-la-grande-distribution-comment-attirer-fideliser-revaloriser/), sur le salaire brut d'un chef de rayon débutant, petite équipe, petit magasin. » Mais le brut ne dit pas tout. **Primes annuelles pouvant atteindre trois mois de salaire, participation, intéressement, mutuelle prise en charge, avantages CSE : la rémunération réelle dépasse largement le salaire affiché.** Philippe Rovira rappelle aussi une réalité méconnue : « Les chefs bouchers ont souvent un salaire aussi élevé, voire plus élevé que le directeur. »
Sa conclusion est nuancée mais ferme. « Je considère que les salaires ne constituent pas un problème. Mais si tu veux recruter et fidéliser, tu as intérêt à être séduisant sur ta grille salariale. Il faudra créer un différentiel acceptable entre le SMIC et le premier niveau de salaire accordé à nos chefs de rayon. »
## **Casser les stéréotypes, dès le plus jeune âge**
Pour lutter contre les idées reçues, l'ouverture est la clé : journées portes ouvertes, stages dès le collège, mise en valeur de parcours réussis sur les réseaux sociaux. **Montrer qu'un hypermarché n'est pas fait que de caissières et d'employés de rayon, mais d'une multitude de métiers.** Philippe Rovira en a fait l'expérience directe en intervenant devant des amphis d'étudiants. « J'avais 300, 400 étudiants face à moi et je présentais le métier de façon très transparente, avec ses côtés positifs et ceux qui le sont moins. Les échos, c'était que j'avais cassé certains stéréotypes collés au basket de la grande distribution. »
L'anecdote qui suit résume l'impact de ces prises de parole. Des années plus tard, il pousse la porte du bureau d'un associé U avec qui il travaille désormais. « Il m'a dit : vous ne me reconnaissez pas, mais moi je vous reconnais. J'étais dans l'amphi, vous avez parlé de mon métier. Ça n'a pas fait rêver tout le monde, ils n'ont pas tous signé, mais ça a cassé des images très négatives de la grande distribution. »
## **Une bonne embauche commence par une bonne intégration**
Reste le moment critique : les premières heures. Avec une génération qualifiée de « zappeuse », l'accueil ne pardonne aucune négligence. Philippe Rovira raconte sa propre arrivée ratée, au début de sa carrière. « Je me pointe le jour et l'heure prévus. Le DRH était en congé, personne n'était au courant de mon arrivée. J'étais dégoûté. Je suis resté, mais aujourd'hui, un jeune collaborateur se barre tout de suite. Il se dit : si c'est désorganisé dès mon arrivée, qu'est-ce que ça doit être au quotidien ? »
**L'intégration réussie repose sur des gestes concrets : une équipe prévenue, un tuteur, des briefs réguliers, et même des moments informels.** « Il faut faire sentir au collaborateur qu'on l'attend, que tout est préparé. Le faire accompagner par un tuteur pendant les premiers mois, créer des petits moments off, se rejoindre dans la galerie pour boire un verre avec le nouvel arrivant. Ça peut paraître anecdotique, mais ça crée tout de suite un esprit d'équipe et l'adhésion du collaborateur. »

#### Gérer un rayon et un point de vente
Prix de l'Académie des Sciences Commerciales
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### Signaux faibles - Le client a changé. Le rayon suit comme il peut.
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/08/01/signaux-faibles-3/
Last updated: 2026-08-03T20:29:18.000Z
☕ Bonjour, ici c'est Jonathan !
Pas de vacances pour Signaux Faibles. Pendant que la GMS française ralentit, ça bouge beaucoup aux États-Unis et en Asie... et ce qui se teste là-bas finit toujours par atterrir dans nos rayons. Alors on continue à surveiller, à creuser, à sélectionner ce qui mérite qu'on s'arrête. Pas les communiqués de presse, pas les grandes études déjà commentées partout. Des signaux faibles, des tendances qui ne font pas encore la une, des mouvements qui vont changer votre quotidien terrain avant la fin de l'année.
Bonne lecture et bel été ! ⛱️
****Aidez-nous à améliorer Signaux Faibles.** Compte tenu des retours positifs, on cherche encore à améliorer Signaux Faibles, et votre avis compte vraiment. 3 questions, pas plus.
[JE RÉPONDS AUX 3 QUESTIONS ](https://tally.so/r/44Grer)
****📱 #1 Une employée TikTok qui vend mieux que la pub**
Kaeden Rowland, 22 ans, ****vendeuse** bureautique chez Staples dans l'État de New York, a posté des vidéos authentiques sur ses services en magasin. En deux mois, elle est devenue virale sous le pseudo « Staples Baddie » et a relancé le trafic dans le magasin jusqu'à l'enseigne.
****Le signal :** L'authenticité d'un employé de terrain convertit mieux qu'une campagne sponsorisée. En GMS, les rayons complexes (traiteur, cave, poissonnerie) ont leurs propres experts passionnés. Plutôt que d'attendre une stratégie social media descendante, identifier ces profils en interne et leur donner de la liberté créative pourrait devenir un levier d'activation client sous-exploité. ([source](https://edition.cnn.com/2026/03/02/business/staples-baddie-tiktok-sales-nyc-cec)). On a aussi consacré [un article sur le phénomène des salariés-créateurs](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/marketing-digital/).
**NB : autopromo, on réalise d'ailleurs des vidéos pour les points de vente (en savoir plus ici =* **. Des vidéos authentiques, intemporels et surtout de qualité. Y'a pas que les trends qui font des vues...*
📉 **#2 Les Américains achètent moins, pas juste moins cher**
Aux États-Unis, les volumes alimentaires en GMS reculent de 1,8% en juin 2026 des cabinets d'études. Ce n'est plus un ajustement conjoncturel : les ménages réduisent leur consommation de base, indépendamment des promotions.
****Le signal :** La GMS française doit anticiper ce scénario. Continuer à jouer sur les prix ou les promos sans retravailler la composition du panier essentiel, c'est passer à côté du vrai levier. L'enjeu devient la légitimité de chaque produit référencé, à savoir prouver qu'il a sa place dans le quotidien du client, pas seulement en rayon. ([source](https://www.grocerydive.com/news/grocery-unit-sales-decline-bain-nielseniq/825640/))
💊 **#3 Les médicaments anti-obésité vident certains rayons**
Les analogues de GLP-1 (Ozempic, Wegovy, Mounjaro) bouleversent les habitudes alimentaires de leurs utilisateurs : moins de sodas, de chips et d'alcool, plus de protéines. En Belgique, les premiers effets sur les achats se font sentir.
****Le signal :** Une clientèle sous GLP-1 mange moins, autrement, et différemment selon les moments. Pour la GMS, c'est à la fois une menace sur des catégories à forte marge (snacking, boissons sucrées) et une opportunité sur les segments protéinés et « petites portions ». Les enseignes qui anticipent ce repositionnement (dans leur assortiment comme dans leur merchandising) prendront une longueur d'avance sur un phénomène qui ne fait que commencer. ([source](https://www.linkedin.com/posts/jbosseler%5Fconsommation-retail-fmcg-share-7487798926427869184--n7d/?rcm=ACoAAARsXtEBBCRTVkRThpb-Lqn0zA9YJlzilFY))
****🏬 #5 Tesco Hungary transforme ses hypermarchés en galeries marchandes miniatures**
Face à la chute de fréquentation, Tesco Hongrie cède une partie de sa surface de vente à Media Markt et TEDi. L'hypermarché devient un site multi-destinations plutôt qu'un grand magasin généraliste.
****Le signal :** La surface excédentaire n'est plus un boulet, elle devient un actif. En louant à des enseignes complémentaires (électronique, décoration-loisirs), Tesco court-circuite la désertification de ses hypers et génère du trafic additionnel. Pour les acteurs français en zone de chalandise fragilisée, la question se pose : vaut-il mieux réduire et sous-louer que maintenir des linéaires qui ne tournent plus ?. ([source](https://www.linkedin.com/posts/rennack%5Ftesco-hungary-is-responding-to-declining-ugcPost-7488142433155858432-vq8c/?rcm=ACoAAARsXtEBBCRTVkRThpb-Lqn0zA9YJlzilFY))
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### C'est quoi la "Skimpflation" ? Ou quand la qualité se dégrade, l'étiquette ne bouge pas
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/30/cest-quoi-la-skimpflation-ou-quand-la-qualite-se-degrade-letiquette-ne-bouge-pas/
Last updated: 2026-07-30T12:06:01.000Z
Depuis quelques années, chaque nouvelle vague de tension sur les prix accouche de son néologisme en « -flation ». Le premier de la lignée, le « stagflation », date des années 1960 et décrit une économie qui stagne pendant que les prix montent. Rien à voir avec un rayon de supermarché, mais le mot a ouvert la voie à toute une famille de termes taillés pour la grande consommation.
Le « **shrinkflation** » a été le premier à s'installer dans le débat public : le paquet qui rétrécit sans que le prix bouge d'un centime.
Le « **skimpflation** » est la dernière entrée de cette famille, et sans doute la plus sournoise. Il ne touche ni à la quantité ni au prix, mais à la qualité elle-même. Le packaging n'a pas changé. La liste des ingrédients non plus. Et pourtant, le produit n'est plus tout à fait le même.
## Un cousin plus sournois que le shrinkflation
Contrairement au **shrinkflation**, on ne peut pas sortir l'ancien paquet du placard pour comparer. Même poids, même packaging, même liste d'ingrédients, mais un produit qui ne se comporte plus pareil à l'usage.
L'exemple qui a relancé le sujet cet été vient d'une enquête canadienne sur les pâtes, publiée par la newsletter [*Between the Lines*](https://lenispooner.substack.com/p/why-pasta-quality-changes). Le constat : deux paquets peuvent afficher rigoureusement la même mention « semoule de blé dur » et donner des résultats totalement différents dans la casserole. Cuisson inégale, eau trouble prématurément, texture qui s'effondre avant même d'être al dente.
## Le vrai problème : l'étiquette ne dit presque rien
La raison tient à ce que l'étiquette ne mentionne jamais : le grade du blé, la force du gluten, la façon dont la semoule a été hydratée, la pression d'extrusion, la température et la durée de séchage. Autant de paramètres qui, mis bout à bout, décident si un produit tient sa promesse ou pas, et qu'aucune réglementation n'oblige à afficher.
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### Aux États-Unis, la praticité dépasse la santé comme critère d'achat alimentaire
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/29/aux-etats-unis-la-praticite-depasse-la-sante-comme-critere-dachat-alimentaire/
Last updated: 2026-07-29T06:29:39.000Z
Deux études américaines publiées à un jour d'écart, mi-juillet 2026, dessinent le même mouvement de fond sous deux angles différents. La première, signée par l'International Food Information Council (IFIC), photographie un basculement inédit dans la hiérarchie des critères d'achat des consommateurs. La seconde, publiée par l'institut [Circana](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/19/les-mutations-de-la-grande-distribution-en-2025-2026/), tire les conséquences business de ce basculement pour les marques et les distributeurs. Mises côte à côte, elles racontent une histoire simple : le prix seul ne suffit plus à expliquer les comportements d'achat, et la vraie bataille de demain se jouera sur la pertinence perçue de l'offre.
## Vingt ans de stabilité, un an de rupture
Depuis vingt ans, la praticité restait solidement installée derrière le goût, le prix et le caractère sain dans la liste des critères d'achat des Américains. La proportion de consommateurs la citant comme facteur de décision progressait lentement mais sûrement, de 48% en 2006 à 52% en 2025\. Un mouvement de fond, mais un mouvement lent.
Cette année, la courbe s'est brutalement infléchie. Selon le Food & Health Survey 2026 de l'IFIC, mené auprès de plus de 3 000 Américains et, pour la première fois, plus de 1 000 Canadiens âgés de 18 à 80 ans, la part de consommateurs citant la praticité comme critère d'achat a bondi à 61% en 2026, contre 52% l'année précédente. Dans le même temps, le critère santé a reculé à 56%, poursuivant une baisse entamée en 2025, quand il était déjà passé de 62% à 57%.
C'est la première fois en vingt et un ans de collecte de données que la praticité dépasse le caractère sain dans ce classement. Kris Sollid, directeur recherche et insights consommateurs chez IFIC, tient cependant à nuancer l'interprétation : ce basculement ne traduit pas, selon lui, un désintérêt croissant pour la santé, mais plutôt une revalorisation de la praticité en tant que telle, à niveau constant sur le critère santé. Le goût, lui, reste le critère numéro un et incontesté à travers toutes les études : 88% des répondants le citent en 2026, contre 84% en 2025\. Le prix progresse lui aussi nettement, de 71% à 78%, de même que la durabilité environnementale, de 27% à 30%.
## Le niveau de revenu change toute la donne
L'étude IFIC apporte une nuance de poids : la hiérarchie des critères varie fortement selon le revenu du foyer. La praticité reste stable, entre 61% et 64%, sur la majorité des tranches de revenus, mais retombe dans la cinquantaine haute pour les deux tranches les plus favorisées. Le critère santé suit une trajectoire inverse : il grimpe progressivement avec le revenu, de 47% chez les foyers gagnant moins de 20 000 dollars par an à 68% chez ceux dépassant 150 000 dollars annuels. Résultat : chez les foyers les plus aisés, la santé redevient prioritaire devant la praticité.
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### Incendies en Gironde et dans les Landes : comment la distribution a tenu face à la catastrophe
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/28/incendies-en-gironde-et-dans-les-landes-ce-que-disent-les-dirigeants-ce-que-vit-le-terrain/
Last updated: 2026-07-28T13:19:39.000Z
Depuis plusieurs jours, le Sud-Ouest brûle. Plus de 40 000 hectares partis en fumée, des dizaines de milliers d'habitants évacués, l'entrepôt Carrefour de Cestas à l'arrêt, l'[Intermarché de Porge qui a échappé de peu aux flammes](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/27/au-porge-un-intermarche-en-premiere-ligne-face-aux-flammes/), des magasins fermés du Cap-Ferret à Biscarrosse en passant par Saint-Médard-en-Jalles et Andernos. Un événement d'une ampleur rare, qui a mis toute une filière sous tension en quelques heures.
Depuis plusieurs jours, le Sud-Ouest brûle. Plus de 40 000 hectares partis en fumée, des dizaines de milliers d'habitants évacués, l'entrepôt Carrefour de Cestas à l'arrêt, des magasins fermés du Cap-Ferret à Biscarrosse en passant par Saint-Médard-en-Jalles et Andernos. Un événement d'une ampleur rare, qui a mis toute une filière sous tension en quelques heures.
## Le bilan des fermetures
Plusieurs dizaines de magasins alimentaires et de bricolage ont dû fermer face à la progression des flammes :
- **Mousquetaires (Intermarché, Netto, Bricomarché, Roady)** : 16 Intermarché et Netto, ainsi que 5 Bricomarché et 2 Roady, ont fermé leurs portes. Thierry Cotillard, président du Groupement, souligne : « Derrière ces fermetures, il y a des femmes et des hommes qui vivent eux aussi des moments d'inquiétude et d'incertitude. »
- **Carrefour** : l'hypermarché de Mérignac est resté ouvert malgré une dizaine de collaborateurs n'ayant pas pu se rendre sur place, celui de Bègles fonctionne normalement, mais le Market d'Audenge et les magasins de proximité de Lège-Cap-Ferret, Le Canon, Andernos-les-Bains, Arès, Lanton et Biscarrosse sont fermés. Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, salue « l'engagement exemplaire de toutes celles et de tous ceux qui assurent la continuité de nos opérations dans la région ».
- **Leclerc** : plusieurs centres de la région sont fermés, dont ceux d'Arès, Biscarrosse et Saint-Médard-en-Jalles ; une jardinerie du groupe a été détruite par les flammes. Michel-Édouard Leclerc a « une pensée toute particulière pour nos salariés des magasins d'Arès, Biscarrosse et Saint-Médard-en-Jalles qui sont fermés ». Un directeur régional non alimentaire du mouvement, dont la jardinerie a été emportée par les flammes, écrit de son côté : « Elle n'était pas toute jeune, elle n'était pas parfaite, mais elle avait son style, elle avait son âme. »
## La logistique réorganisée dans l'urgence
La fermeture de l'entrepôt Carrefour de Cestas, dimanche, a nécessité une réorganisation rapide : les livraisons ont été reportées sur une quinzaine d'autres sites logistiques du groupe en France (Bages, Bain-de-Bretagne, Béziers, Bourges, Colomiers, Combs-la-Ville, Cormelles-le-Royal, Fleury-Mérogis, Grans, Labenne, Le Mans, Le Rheu, Les Arcs, Plaisance, Presles, Saint-Pierre-de-Chandieu, Sennece, Saint-Vulbas, Thuit, Tigery et Trappes), le temps que les livraisons vers les hypermarchés, supermarchés et magasins de proximité de la région reprennent un fonctionnement normal via les autres entrepôts. Chez les Mousquetaires, deux directions régionales voisines ont pris le relais pour livrer les magasins accessibles.
Sur le terrain, plusieurs salariés témoignent de cette réorganisation en temps réel : centrales et plateformes secondaires redirigeant les chargements hors zone de feu, commandes annulées et reportées vers d'autres magasins, personnel en chômage partiel le temps que l'activité reprenne.
## La mobilisation logistique au service des secours
Au-delà de leurs propres magasins, les enseignes ont mobilisé leurs moyens pour les populations évacuées et les services de secours. Carrefour a fait don de plus de 8 tonnes de produits alimentaires et d'hygiène, et a libéré ses salariés sapeurs-pompiers volontaires de leurs obligations professionnelles : « Ils forcent notre admiration », écrit Alexandre Bompard. Les Mousquetaires ont acheminé plus de 40 tonnes de denrées vers le Parc des Expositions de Bordeaux avec Bordeaux Métropole, et organisé des livraisons d'eau pour les pompiers mobilisés ; pour Thierry Cotillard, « tant qu'il faudra être présents, nous le serons ». Chez Leclerc, la coopérative Scaso a fait parvenir plus de 20 tonnes de marchandises aux associations et institutions qui accueillent les sinistrés, ce que Michel-Édouard Leclerc résume ainsi : « On peut être concurrents, mais d'abord solidaires. »
Sur le terrain, des témoignages évoquent également des dons directs de marchandises fraîches et de boissons par des magasins fermés, à destination des pompiers et des habitants, avant que les produits périssables ne se perdent.
## Une information qui s'est stabilisée au fil des jours
Dans les premiers jours de la crise, l'information sur l'état exact des magasins a mis du temps à se stabiliser, avec par endroits des informations contradictoires relayées localement, notamment une rumeur, rapidement démentie, sur un magasin du Porge qui aurait brûlé. Ce type de flou est resté circonscrit aux tout premiers jours ; les enseignes ont depuis communiqué des bilans détaillés, magasin par magasin.
Cet épisode illustre une capacité déjà éprouvée par la distribution française : rediriger en quelques heures des flux logistiques majeurs pour maintenir l'approvisionnement d'une région entière, tout en mobilisant des moyens conséquents au service des secours. « On n'est pas e.Leclerc par hasard », écrit le directeur régional cité plus haut ; une formule qui résume bien l'état d'esprit affiché ces derniers jours. Avec la multiplication annoncée des épisodes climatiques extrêmes, cette capacité de réaction (logistique comme humaine, au niveau des équipes en magasin comme des directions) est appelée à devenir un sujet central pour tout le secteur.
### C'est quoi Vasco, l'outil d'IA de gestion de commande en cours de déploiement chez Coopérative U
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/28/cest-quoi-vasco-loutil-dia-de-gestion-de-commande-en-cours-de-deploiement-chez-cooperative-u/
Last updated: 2026-07-28T04:44:34.000Z
Il y a un an, **Coopérative U** officialisait son choix : confier à l'éditeur finlandais **RELEX** la refonte complète de son système de prévision des ventes et de commande, à l'issue d'un appel d'offre. Le projet s'appelle **Vasco**. Il doit progressivement remplacer les outils existants (dont l'historique Ulis) pour une partie du réseau et sur l'ensemble des **1800 points de vente et drive** du groupement (Hyper U, Super U, U Express, Utile). Le projet concerne la France comme à l'export, tous produits confondus et en lien avec les entrepôts.
Ce projet est **le plus gros contrat jamais signé par RELEX dans la distribution française**. L'éditeur équipe déjà **Franprix** et **Auchan**. Le calendrier de déploiement s'étale sur **quatre ans**, et les premiers magasins tests sont en production depuis plusieurs mois déjà. Au-delà des capacités de prévision par [IA](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/intelligence-artificielle/), ce sont les capacités de configuration de la solution qui ont pesé dans le choix : Coopérative U devait convaincre plus de **1200 associés indépendants**, et faire consensus autour d'un outil capable de s'adapter à des processus métier très divers, un enjeu de gouvernance propre au modèle coopératif, que le groupement a d'ailleurs mis en avant l'an dernier en troquant le nom Système U pour Coopérative U.
L'enjeu dépasse la seule modernisation d'un outil. [Coopérative U](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/cooperative-u/) affiche une forte dynamique commerciale (**chiffre d'affaires hors carburant en hausse de 4 % en 2024, à 26,9 milliards d'euros**) et vise, avec son plan **Cap15**, **une part de marché de 15 % dans la distribution alimentaire française à l'horizon 2030**. Fiabiliser les prévisions et les approvisionnements à grande échelle est une des conditions pour soutenir cette ambition.
Plusieurs salariés qui testent actuellement nous ont fait part de leur retour terrain. Managers de rayon, associés, adjoints : voici ce qu'ils en disent, entre satisfaction, prudence et comparaisons avec l'ancien monde.
## Ce que change concrètement Vasco
Plusieurs magasins tests confirment le principe de fonctionnement. Avant, les propositions de commande s'appuyaient essentiellement sur la **VMS (vente moyenne par semaine)** : on regarde ce qui s'est vendu récemment pour projeter la commande suivante.
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### Au Porge, un Intermarché en première ligne face aux flammes
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/27/au-porge-un-intermarche-en-premiere-ligne-face-aux-flammes/
Last updated: 2026-07-27T15:59:25.000Z
Pendant que l'incendie ravageait plus de 32 000 hectares en Gironde et forçait l'évacuation de dizaines de milliers d'habitants, un magasin est resté debout à quelques mètres du brasier : l'Intermarché du Porge. Son histoire, racontée par ses propres adhérents sur les réseaux sociaux, dit beaucoup de ce que peut être un commerce de proximité quand tout s'effondre autour de lui.
## Un magasin fermé, mais jamais absent
Le 23 juillet, au lendemain d'une nuit d'horreur, Stephanie et Laurent Maury, les adhérents du magasin, publient un premier message. Pas de communiqué, juste des mots à vif : deux prénoms, une adresse, et des mots simples pour dire ce que leur équipe vient de vivre. Ils évoquent une nuit passée à s'organiser via un groupe WhatsApp interne, "pour s'entraider et se donner des nouvelles", et rendent hommage aux pompiers qui "ont lutté comme des titans" pour protéger le village. Le magasin ne peut pas ouvrir ce matin-là. Ce n'est pas grave, disent-ils en substance : ce qui compte, c'est que tout le monde soit encore là.
Quatre jours plus tard, le 27 juillet, un second message vient compléter le tableau. Le ton a changé : on sent l'épuisement, mais aussi une forme de sang-froid retrouvé. Le magasin reste fermé "jusqu'à autorisation de retour de la population par les autorités". Les flammes, précisent-ils, sont passées à dix mètres de l'entrée pendant trois nuits consécutives.
## Quand un commerçant devient acteur de la sécurité civile
Ce qui distingue ce témoignage d'une simple communication de crise, c'est la décision prise par les Maury eux-mêmes : face à la menace récurrente, ils ont choisi d'opérer, en accord avec la municipalité, une zone de pare-feu pour sécuriser un peu plus leur zone artisanale et l'entrée du village. Ce n'est plus seulement un commerce qui subit un sinistre, c'est un acteur local qui prend une part active dans la protection du territoire, aux côtés des pompiers et des élus.
Le magasin dit aussi avoir répondu, dès le début, aux sollicitations des pompiers, des autorités et des bénévoles. Concrètement : tous les produits frais du magasin ont été redirigés vers la salle des fêtes, pour que le plus grand nombre de sinistrés puisse en bénéficier.
## Ce que disent les faits
"Chers porgeais, chers templais, chers saumossois, chers clients" : les Maury s'adressent directement aux habitants des trois communes touchées, pas seulement à leur clientèle. Ils signent de leur nom. Leur second message se termine par une pensée pour "toutes les familles sinistrées" et un message aux administrés : "PRENEZ SOIN DE VOUS ET VOS PROCHES".
Les Maury indiquent qu'ils tiendront leurs clients informés de la date de réouverture. À ce jour, le magasin reste fermé, dans l'attente de l'autorisation des autorités.

### En Chine, l'eau de bien-être a été multipliée par 35 en trois ans
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/26/en-chine-leau-de-bien-etre-a-ete-multipliee-par-35-en-trois-ans/
Last updated: 2026-07-26T08:18:09.000Z
En Chine, une catégorie de boisson est partie de rien et a explosé : l'eau de bien-être.
Ce n'est pas de l'eau aromatisée. Ni du soda allégé. C'est de l'[eau](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/26/leau-locale-nouveau-marqueur-de-confiance-dans-les-rayons-gms/) infusée d'ingrédients relevant de la tradition « alicament » chinoise : haricot rouge, orge (coix), jujube, baies de goji, écorce de mandarine, aubépine. Des ingrédients à la fois alimentaires et médicinaux, officiellement recensés par la Commission nationale de la santé chinoise, qui en a listé 106 relevant de ce statut double en 2024.
La croissance est vertigineuse. Selon un rapport du Forward-looking Trend Research Institute publié en juin 2026, le marché de l'eau de bien-être chinoise a été multiplié par 35 entre 2022 et 2025\. C'est aujourd'hui la catégorie qui croît le plus vite de tout le rayon boissons chinois, devant le thé sans sucre qui avait pourtant ouvert la voie quelques années plus tôt. Le même rapport anticipe encore un marché multiplié par plus de 6 entre 2025 et 2030, avec une croissance annuelle moyenne autour de 45%.
Le champion du secteur, la marque Hao Zizai de Yuanqi Forest, a dépassé les 100 millions de yuans de ventes quatre mois seulement après son lancement en 2023, puis le milliard de yuans (environ 140 millions de dollars) dès 2024\. Elle revendique aujourd'hui plus de 1,28 million de points de vente coopérants en Chine. Sur ce marché, chaque ingrédient répond à un usage précis : l'eau haricot rouge et orge contre la rétention d'eau, l'eau jujube et goji contre la fatigue oculaire, l'eau écorce de mandarine et aubergine contre les lourdeurs digestives après un repas trop copieux.
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### Decathlon dégaine son "Allée Centrale" pour séduire les familles en quête de prix bas
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/25/decathlon-degaine-son-allee-centrale-pour-seduire-les-familles-en-quete-de-prix-bas/
Last updated: 2026-07-25T11:58:59.000Z
Encore une enseigne qui pioche dans le vocabulaire du discount. [Decathlon](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/16/la-remontada-intersport-comment-le-challenger-a-rattrape-decathlon/) vient de lancer sa propre version du fameux concept d'allée centrale popularisé par les discounters (le "Middle Aisle" d'Aldi et [Lidl](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/lidl/)), décliné cette fois en magasin, sur le site et sur l'appli au Royaume-Uni et en Irlande.
## Le principe : du prix bloqué, du rythme saisonnier
L'idée est simple et calée sur un tempo bien rodé : une sélection de produits qui tourne au fil des temps forts de l'année, avec des prix figés pendant six semaines à chaque fois. Pas de promo flash qui s'évapore en 48h, mais un vrai rendez-vous récurrent que le client peut anticiper.
Le coup d'envoi se fait sur la rentrée scolaire, jusqu'au 30 août, avec des articles pensés pour le retour en classe : chaussures enfants, sacs à dos, gourdes. Sur les prix, l'enseigne ne fait pas semblant : une paire de chaussures d'école enfant passe de 14,99£ à 9,99£, un modèle de loisirs de 19,99£ à 14,99£. Même les marques historiques sont mises à contribution, avec des baskets Adidas enfant à 18,99£ au lieu de 25£, ou un sac à dos Adidas de 27,5 litres à 15,99£ contre 24,99£ initialement.
## Le discours qu'on connaît bien : prix bas, qualité inchangée
Decathlon prend soin de couper court à l'objection classique du "moins cher donc moins bien" : chaque produit de l'opération suivrait les mêmes contrôles que les gammes plus chères de l'enseigne, sans concession sur la sécurité.
Le directeur commercial de Decathlon UK & Ireland, Ross Farrington, justifie la démarche en rappelant que rester actif ne devrait pas être un luxe, surtout dans un contexte de pression budgétaire sur les familles à l'approche de la rentrée.
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### Signaux faibles - Ce que vos rayons disent encore, et ce que vos clients pensent vraiment
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/25/signaux-faibles-ce-que-vos-rayons-disent-encore-et-ce-que-vos-clients-pensent-vraiment/
Last updated: 2026-07-25T06:00:33.000Z
☕ Bonjour, ici c'est Jonathan !
Chaque semaine, je passe des heures à surveiller ce qui bouge en dehors des radars habituels. Pas les communiqués de presse, pas les grandes études déjà commentées partout. Des **signaux faibles,** des tendances qui ne font pas encore la une, des chiffres qui méritent qu'on s'arrête, des mouvements qui vont finir par atterrir dans vos rayons. C'est ça, *Signaux Faibles*. Mon objectif : des infos pour le retail que vous ne lirez nulle part ailleurs.
Bonne lecture et bon week-end !
****Aidez-nous à améliorer Signaux Faibles.** Compte tenu des retours positifs, on cherche encore à améliorer Signaux Faibles, et votre avis compte vraiment. 3 questions, pas plus.
[JE RÉPONDS AUX 3 QUESTIONS ](https://tally.so/r/44Grer)
****📱 #1 Les corners « Vu sur les réseaux sociaux » s'invitent en GMS**
Des magasins, des pharmacies lancent de plus en plus des corners dédiés aux produits viraux sur TikTok et Instagram. Le concept attire une clientèle jeune déjà en demande.
****Le signal :** La GMS a tout à gagner à capter ces tendances avant qu'elles ne s'évaporent. Quelques mètres carrés dédiés, adaptés à la zone de chalandise, peuvent devenir un levier de trafic et d'achat d'impulsion (en beauté, alimentaire ou maison). Le magasin physique a les moyens de concurrencer les circuits en ligne sur ce terrain, à condition de réagir vite. ([source](https://www.linkedin.com/posts/karine-jacqueson-16b636a%5Fgrandedistribution-retail-merchandising-share-7483205149457367040-CPBB/?rcm=ACoAAARsXtEBBCRTVkRThpb-Lqn0zA9YJlzilFY))
🥗 **#2 Pub alimentaire : 99,7% de conformité, mais les manquements visent juste**
Le 12e bilan de l'ARPP sur la publicité alimentaire analyse 8014 spots en métropole pour 2025\. Résultat : 21 manquements seulement, concentrés sur des points précis.
****Le signal :** Les non-conformités restent ciblées (consommation devant écran, portions excessives, dévalorisation des fruits et légumes frais). Pour les équipes marketing GMS, c'est un signal clair : la vigilance porte désormais sur le storytelling produit autant que sur les mentions légales. La nouvelle version réglementaire (juin 2026) ajoute la lisibilité du Nutri-Score et l'alimentation durable comme critères explicites à intégrer dès la conception des campagnes. ([source](https://www.arpp.org/actualite/bilan-publicite-et-comportements-alimentaires-2025/))
****🛒 #3 La France, dernier bastion du tout-magasin**
Une étude Instacart/Researchscape (2 734 shoppers, 5 pays) révèle que 61% des Européens sont devenus hybrides. Exception française : 46% des consommateurs shopper encore exclusivement en magasin, score le plus élevé du panel. Parallèlement, 45% des sondés ont renoncé à des achats faute de budget.
****Le signal :** Le magasin physique français garde l'avantage, mais la pression sur le pouvoir d'achat va accélérer la bascule. Les enseignes européennes musculent déjà leurs programmes fidélité pour capter le client en arbitrage. Les directeurs de magasin ont encore la main sur l'expérience terrain, et c'est précisément là qu'il faut jouer maintenant. (source, voire ci-dessous)
[Étude InstacartÉtude Instacart\_\_ June 2026.docx.pdf553 KBdownload-circle](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/content/files/2026/07/E--tude-Instacart%5F%5F-June-2026.docx.pdf "Download")
****🥐 #4 La boulangerie-snack de quartier, nouveau format offensif chinois**
En Chine, des chaînes comme Jin Li Men ou Ji Duo Quan déploient des micro-formats hybrides axés snacks frais et boulangerie, visant 2 000 ouvertures d'ici 2027\. Plus de 600 points de vente ouverts en douze mois.
****Le signal :** Ce modèle, croisement entre le club-store, le discounter et la proximité premium, capitalise sur l'impulsion et une MDD verticalisée. La GMS française n'a pas encore de réponse structurée sur ce segment. Réinventer les rayons snacking/boulangerie en format dédié, compact et identitaire, devient un levier de différenciation crédible face au grignotage des enseignes de bouche indépendantes. ([source](https://eu.36kr.com/en/p/3898299791066753))
🛒 **#5 Le panier rose finlandais transforme les courses en espace de rencontre**
Dans certains supermarchés finlandais (K-Supermarket, S-Market), un panier rose signale que son porteur est célibataire et ouvert à l'échange. Le concept est devenu viral après une vidéo Instagram à 1,3 million de vues.
****Le signal :** Le magasin physique reprend l'avantage sur les applis de rencontre en jouant la carte de la vie réelle et du consentement signalé. Un accessoire de caisse suffit à créer un usage social fort. Pour la GMS française, c'est un rappel que l'expérience en magasin peut générer de l'attachement et du trafic via des rituels communautaires simples, peu coûteux et très partageables. ([source](https://theprint.in/feature/finland-dating-apps-pink-shopping-baskets-singles/2983815/))
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### 61% des Européens jonglent entre magasin et digital, et chaque pays le fait à sa façon
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/24/61-des-europeens-jonglent-entre-magasin-et-digital-et-chaque-pays-le-fait-a-sa-facon/
Last updated: 2026-07-24T18:55:37.000Z
Le client 100% magasin ou 100% digital n'existe presque plus. Une étude Instacart menée par Researchscape International auprès de 2 734 adultes en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne et au Royaume-Uni, entre le 15 et le 21 mai 2026, vient poser un chiffre sur ce que tout directeur de magasin observe déjà en rayon : 61% des Européens font aujourd'hui leurs courses aussi bien en ligne qu'en point de vente.
## L'hybridation a gagné, la France résiste encore
Le modèle unique s'efface. Seuls 36% des sondés restent fidèles exclusivement au magasin physique, et le 100% en ligne ne concerne que 3% des Européens. Entre les deux, la masse : des clients qui arbitrent selon le produit, le moment, l'humeur.
La France fait figure d'exception, mais pas seule à son échelle. 46% des Français achètent exclusivement en magasin, contre seulement 22% en Espagne, le taux le plus faible des cinq marchés étudiés. **C'est le marché européen le plus attaché au commerce traditionnel, et ça mérite d'être lu comme un avantage autant qu'un retard.** Un client qui vient encore physiquement, c'est un client qu'on peut encore surprendre, conseiller, fidéliser à l'instant T. Reste à savoir combien de temps cet écart tient face à la pression du quotidien. Sur le segment des acheteurs qui répartissent vraiment leurs courses à parts égales entre magasin et digital, aucun pays ne se distingue : ils représentent 14 à 18% partout, sans écart significatif.
## Le magasin pour l'inspiration, le digital pour l'efficacité
L'étude ne raconte pas un canal qui écrase l'autre, mais une répartition des rôles, avec des nuances nationales marquées. Le magasin garde un monopole sur la découverte : 45% des achats de produits imprévus s'y font contre 31% en ligne, et 38% des clients y trouvent encore leurs idées de repas. **Le rayon reste le meilleur vendeur de ce que le client n'est pas venu chercher.** Mais ce monopole se joue différemment selon les pays : les Britanniques sont les plus nombreux à découvrir des produits imprévus en magasin (54%, contre 39% en Espagne), et ce sont les Français qui trouvent le plus d'inspiration repas en rayon (42%, contre 29% en Espagne). Côté promotions, ce sont sans surprise les Italiens qui chassent le plus la bonne affaire en magasin (71%), quand les Allemands se distinguent sur le choix de produits adaptés à leurs goûts (58%).
[Étude InstacartÉtude Instacart menée par Researchscape International auprès de 2 734 consommateurs en France, en AlÉtude Instacart\_\_ June 2026.docx.pdf553 KBdownload-circle](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/content/files/2026/07/E--tude-Instacart%5F%5F-June-2026.docx-1.pdf "Download")

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### En Finlande, un panier rose au supermarché pour dire qu'on est célibataire
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/24/en-finlande-un-panier-rose-au-supermarche-pour-dire-quon-est-celibataire/
Last updated: 2026-07-24T13:40:21.000Z
Fini les applications de rencontre : en [Finlande](https://theprint.in/feature/finland-dating-apps-pink-shopping-baskets-singles/2983815/), certains supermarchés proposent des paniers de couleur rose que les clients peuvent choisir pour signaler aux autres qu'ils sont célibataires et ouverts à une approche. Une astuce simple, discrète, et bien plus directe qu'un swipe sur une appli.
## Une vidéo qui fait le tour des réseaux
C'est une créatrice de contenu sur Instagram, Kashivi, qui a fait connaître cette pratique bien au-delà des frontières finlandaises. Dans une vidéo tournée à l'intérieur d'un supermarché, on la voit tenir un panier rose et expliquer qu'elle vient tout juste de découvrir cette coutume, alors qu'elle vit en Finlande depuis près de quatre ans.
Le principe est simple : les clients qui portent un panier rose acceptent implicitement d'être abordés par d'autres [clients célibataires](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2019/03/29/rencontrer-lamour-en-supermarche-cest-possible-avec-les-caddies-special-celibataire/). C'est donc uniquement à ces paniers-là que l'on est censé s'adresser si l'on souhaite tenter sa chance.
## Une découverte surprenante, même pour les Finlandais
La vidéo a suscité des milliers de réactions amusées en ligne. Fait notable : de nombreux internautes finlandais eux-mêmes se sont dits surpris par cette pratique, preuve qu'elle reste assez confidentielle, même localement.
Ce phénomène illustre, une fois de plus, comment de petites astuces du quotidien peuvent devenir virales dès qu'elles sont racontées avec le bon angle sur les réseaux sociaux — ici, une manière originale de recréer du lien social directement en rayon.
### En France, les salariés qui participent aux vidéos réseaux sociaux n'ont pas de rémunération complémentaire. Mais ça pourrait changer
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/24/en-france-les-salaries-qui-participent-aux-videos-reseaux-sociaux-nont-pas-de-remuneration-complementaire-mais-ca-pourrait-changer/
Last updated: 2026-07-24T09:14:41.000Z
Starbucks vient de faire un truc qu'aucune enseigne française n'a encore osé faire.
L'entreprise devient la première marque à piloter le nouveau Creator Network intégré au Content Suite de [TikTok](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/23/tiktok-instagram-le-nouveau-chef-de-rayon/). Le principe : la marque envoie des briefs de contenu directement à des baristas sélectionnés, et les rémunère via un partage des revenus publicitaires quand leurs vidéos sont transformées en publicités payantes. Le programme, annoncé lors du festival Cannes Lions, doit se lancer cet été, avec une extension possible selon les résultats du pilote.
Le chiffre qui justifie le pari : les baristas Starbucks postent trois fois plus de contenu sur la marque que les salariés d'enseignes comparables. Ils le faisaient déjà, gratuitement, par passion ou par réflexe, alimentant depuis des années une vague de contenus ASMR autour des boissons ou de vidéos lifestyle assumées. Starbucks capitalise sur son programme existant, Green Apron Creators, lancé en 2024, et décide simplement de monétiser ce qui existait déjà plutôt que de continuer à l'ignorer.
Dans un premier temps, seuls les baristas déjà inscrits dans ce programme pourront toucher un revenu sur leurs TikToks. Mais l'enseigne a laissé la porte ouverte à un élargissement si le pilote fonctionne. Le syndicat Starbucks Workers United a de son côté fait savoir que cette initiative marketing ne remplaçait en rien ses revendications sur les salaires et les conditions de travail des baristas, qui négocient depuis deux ans.
Le contenu devient un vrai levier de chiffre d'affaires en GMS. Même quand c'est difficile à chiffrer précisément, créer du contenu, incarner la marque, rapporte du chiffre d'affaires aux magasins. Le contenu généré par les salariés fonctionne différemment du contenu de marque classique : il ressemble moins à une publicité, davantage à une recommandation ou une démonstration spontanée, ce qui colle exactement à la façon dont les clients découvrent les produits sur les réseaux courts aujourd'hui.
L'"employee generated content" n'en est qu'à ses débuts en France. Aucune enseigne de la distribution française n'a pour l'instant mis en place de dispositif de rémunération équivalent pour les salariés qui filment leur quotidien en magasin ou en rayon. Pourtant, le potentiel existe déjà sur le terrain : combien de caissiers, de vendeurs ou de responsables de rayon publient spontanément sur leurs comptes personnels, sans qu'aucune structure ne capte ni ne valorise cette exposition ?
Ce que fait Starbucks pose une question simple à toute la GMS : si un salarié génère de la visibilité et, potentiellement, du chiffre d'affaires pour l'enseigne, à qui doit revenir la valeur créée ?
[](https://jebosseengrandedistribution.short.gy/SignauxFaibles)
### L’IA créative transforme la communication dans l’enseignement supérieur
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/22/lia-creative-transforme-la-communication-dans-lenseignement-superieur/
Last updated: 2026-07-22T16:32:56.000Z
La communication dans l’enseignement supérieur a profondément évolué au cours de la dernière décennie. Les universités et les écoles de commerce ne s’appuient plus uniquement sur des brochures, des sites web institutionnels ou des campagnes publicitaires traditionnelles pour attirer les étudiants. Les audiences modernes découvrent désormais les établissements à travers les réseaux sociaux, les contenus mobiles, les vidéos courtes, le storytelling numérique, les communautés en ligne et des écosystèmes de communication visuelle actifs en continu tout au long de la journée.
Cette évolution est particulièrement importante parce que les jeunes générations consomment chaque jour d’énormes quantités de médias numériques. Les étudiants attendent de plus en plus des universités qu’elles communiquent avec le même niveau de sophistication visuelle que celui observé sur les plateformes technologiques, dans les médias de divertissement, les marques lifestyle ou les environnements numériques orientés créateurs de contenu. Les établissements investissent donc beaucoup plus qu’auparavant dans le branding digital, la production multimédia, les stratégies d’engagement social et le storytelling en ligne. Dans cette transformation, l’intelligence artificielle commence désormais à influencer la manière dont les universités créent et diffusent leurs contenus.
**Les équipes de communication produisent plus de contenu que jamais**
Les établissements d’enseignement supérieur gèrent aujourd’hui des volumes extrêmement importants de communication numérique sur plusieurs canaux simultanément. Un seul programme académique peut nécessiter :
- des visuels pour les réseaux sociaux
- des vidéos promotionnelles
- des brochures numériques
- des graphiques optimisés pour mobile
- des extraits d’interviews d’étudiants
- des campagnes événementielles
- des visuels d’admission
- des landing pages
- des contenus de newsletter
- des créations adaptées à différentes plateformes
Cette multiplication des formats crée une forte pression opérationnelle sur les équipes de communication. Les universités doivent publier plus rapidement tout en maintenant une cohérence visuelle forte et des standards de présentation professionnels sur l’ensemble des plateformes numériques qu’elles utilisent.
Alors que la concurrence en ligne pour capter l’attention des étudiants continue de s’intensifier, de nombreuses institutions modernisent leurs workflows de production afin de conserver leur visibilité dans des environnements numériques de plus en plus saturés.
## **L’IA créative accélère la production visuelle**
L’intelligence artificielle aide de plus en plus les établissements éducatifs à simplifier certains processus techniques liés à la création de contenu. Au lieu de construire manuellement chaque concept visuel à partir de zéro, les équipes de communication peuvent désormais générer des idées, adapter des mises en page, tester différentes directions créatives et accélérer les délais de production de manière bien plus efficace qu’auparavant.
Dans ces workflows en évolution, les plateformes alimentées par la technologie [**generateur image ia**](https://www.adobe.com/fr/products/firefly/features/text-to-image.html) prennent une place croissante dans les stratégies de communication universitaires. Des outils comme Adobe Firefly permettent désormais de transformer des prompts écrits en visuels stylisés, illustrations conceptuelles, graphiques promotionnels, contenus de marque, supports de présentation et compositions numériques adaptés aux environnements modernes de communication en ligne.
Cette accélération permet aux établissements de maintenir des rythmes de publication plus rapides sans sacrifier la qualité visuelle des sites web, des campagnes d’admission, des systèmes de communication étudiante ou des réseaux sociaux. Plutôt que de remplacer les professionnels créatifs, ces systèmes réduisent surtout les blocages techniques qui ralentissaient auparavant considérablement la production numérique.
## **Les universités sont désormais en concurrence pour l’attention en ligne**
Les établissements éducatifs évoluent aujourd’hui dans les mêmes écosystèmes numériques que les marques, influenceurs, éditeurs, entreprises de divertissement et créateurs en ligne. Les étudiants naviguent constamment entre TikTok, Instagram, YouTube, LinkedIn, les plateformes de streaming, les podcasts et les communautés numériques tout au long de la journée. Cet environnement a profondément transformé les attentes en matière de communication dans l’enseignement supérieur.
Les universités accordent désormais une importance croissante :
- au storytelling visuel
- aux vidéos courtes
- aux contenus centrés sur les étudiants
- aux visuels de campagne dynamiques
- à la communication mobile-first
- aux expériences numériques interactives
- à une identité visuelle cohérente
- à la publication rapide sur les réseaux sociaux
L’identité visuelle entourant une université influence désormais fortement la manière dont les étudiants perçoivent l’établissement lui-même. Un design de communication solide soutient de plus en plus le recrutement, l’engagement et le positionnement global de la marque.
## **Les discussions éthiques continuent de s’élargir**
L’essor des visuels générés par IA soulève également d’importants débats dans les environnements académiques. Les universités discutent de plus en plus des questions liées à l’authenticité, la transparence, le droit d’auteur, l’originalité et l’usage responsable de l’intelligence artificielle. De nombreux établissements reconnaissent désormais que la maîtrise de l’IA pourrait devenir une compétence éducative importante pour les futurs étudiants entrant dans des industries fortement numérisées.
Selon **l’UNESCO**, l’intelligence artificielle transforme progressivement les systèmes éducatifs mondiaux tout en créant d’importantes responsabilités éthiques liées à la transparence, l’inclusion, la créativité et l’innovation technologique responsable. Ces discussions continueront probablement d’évoluer à mesure que les outils d’IA s’intègrent plus profondément dans les systèmes de communication éducative et les workflows de production académique.
## **Les étudiants attendent de plus en plus une communication personnalisée**
Une autre évolution majeure concerne la personnalisation. Les étudiants attendent de plus en plus des contenus directement pertinents par rapport à leurs intérêts, objectifs, ambitions académiques et habitudes numériques. L’intelligence artificielle aide les établissements à adapter leur communication pour plusieurs audiences de manière plus efficace. Une seule campagne peut désormais générer différentes variantes destinées :
- aux étudiants internationaux
- aux candidats en école de commerce
- aux futurs ingénieurs
- aux communautés d’anciens élèves
- aux publics de formation exécutive
- aux utilisateurs des réseaux sociaux
- aux audiences mobiles-first
- aux campagnes multilingues
Cette flexibilité devient particulièrement précieuse pour les grandes universités qui gèrent simultanément de nombreux départements, facultés, programmes et initiatives internationales.
La vitesse de production assistée par IA permet également aux équipes de communication de réagir plus rapidement aux tendances, aux discussions étudiantes, aux événements en ligne et aux sujets émergents influençant l’engagement des audiences.
## **Les plus petits établissements en bénéficient également**
L’un des aspects les plus importants de la créativité assistée par IA concerne l’accessibilité. Les outils avancés de production visuelle qui nécessitaient autrefois des budgets importants ou des agences spécialisées deviennent de plus en plus accessibles aux petites écoles et aux organisations éducatives indépendantes.
Les établissements plus modestes peuvent désormais produire des campagnes numériques plus fortes, des visuels plus soignés et des supports de communication plus engageants sans disposer d’infrastructures de production massives.
Cette démocratisation pourrait progressivement réduire l’écart de communication entre les universités mondialement reconnues et les établissements plus petits cherchant à renforcer leur visibilité en ligne. À mesure que ces technologies deviennent plus accessibles, le paysage de la communication éducative devient lui-même plus compétitif, plus créatif et plus visuellement dynamique.
## **L’expérimentation créative devient plus facile**
L’intelligence artificielle encourage également une expérimentation plus rapide avec les systèmes d’identité visuelle et les styles de communication. Les universités peuvent désormais explorer plusieurs directions créatives beaucoup plus rapidement qu’auparavant.
Les institutions expérimentent de plus en plus :
- des styles visuels cinématographiques
- des formats de campagne interactifs
- du storytelling autour de la vie étudiante
- des contenus explicatifs animés
- des promotions événementielles stylisées
- du branding numérique immersif
- des designs pensés d’abord pour les réseaux sociaux
- des esthétiques modernes de recrutement
Dans de nombreuses situations, l’IA fonctionne presque comme un partenaire de brainstorming créatif capable de générer très rapidement plusieurs interprétations d’une direction visuelle.
Cette expérimentation est particulièrement importante parce que les jeunes audiences réagissent de plus en plus à l’authenticité, au storytelling émotionnel et à une communication visuellement engageante plutôt qu’à des messages institutionnels trop formels.
## **La créativité humaine reste essentielle**
Malgré les progrès technologiques rapides, la créativité humaine reste au cœur d’une communication universitaire réussie. L’intelligence artificielle peut accélérer la production et simplifier les workflows techniques, mais elle ne comprend pas réellement la culture institutionnelle, les nuances émotionnelles, la psychologie étudiante, l’identité académique ou la vision éducative à long terme.
Les décisions de communication les plus importantes reposent toujours fortement sur le jugement humain, notamment :
- la direction éditoriale
- le ton émotionnel
- l’identité institutionnelle
- la stratégie narrative
- la sensibilité culturelle
- la compréhension des audiences
- le positionnement créatif
- le développement narratif
L’intelligence artificielle fonctionne donc plus efficacement comme un outil collaboratif que comme un remplacement de l’expertise humaine en communication. Les récits éducatifs les plus forts émergent souvent lorsque l’efficacité technologique se combine à une créativité humaine authentique.
## **Les universités réinventent leur manière de construire leur présence numérique**

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Les établissements d’enseignement supérieur entrent dans une période où la communication n’est plus considérée comme une simple fonction administrative secondaire. La présence numérique influence désormais directement la visibilité, la réputation, l’engagement des étudiants et la compétitivité internationale. Les universités évoluent de plus en plus dans des environnements en ligne extrêmement saturés où les audiences comparent constamment les marques éducatives aux entreprises technologiques, créateurs de contenu, médias numériques et organisations mondiales qui se disputent la même attention.
L’intelligence artificielle devient progressivement une partie intégrante de cette évolution en aidant les institutions à gérer la complexité croissante de la communication numérique. L’adaptation rapide des contenus, la publication multilingue, l’expérimentation visuelle, la segmentation des audiences et la coordination de campagnes à grande échelle deviennent plus faciles à gérer grâce à des systèmes assistés par IA intégrés dans les workflows quotidiens.
Dans le même temps, les universités continuent de dépendre fortement de qualités que la technologie ne peut pas totalement reproduire : la crédibilité académique, le mentorat humain, la culture institutionnelle, la connexion émotionnelle et un storytelling authentique fondé sur de véritables expériences éducatives. Les étudiants peuvent découvrir les établissements via les plateformes numériques, mais la confiance à long terme continue de se construire à travers les relations humaines, l’identité intellectuelle et un véritable sentiment d’appartenance à une communauté.
À mesure que la communication éducative continue d’évoluer, les institutions les plus susceptibles de se démarquer seront probablement celles capables de combiner agilité technologique et stratégies de communication profondément centrées sur l’humain. Dans des écosystèmes numériques de plus en plus saturés, l’équilibre entre innovation et authenticité devient progressivement l’un des défis majeurs qui façonnent l’avenir du branding universitaire et de l’engagement étudiant.
### TVA sur le chocolat : le casse-tête des rayons (et un enfer fiscal)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/22/tva-sur-le-chocolat-le-casse-tete-des-rayons-et-un-enfer-fiscal/
Last updated: 2026-07-22T12:19:59.000Z
# TVA sur le chocolat : le casse-tête des rayons
Un même rayon, deux taux de TVA, une seule vraie question : comment le client s'y retrouve-t-il ?
Notre infographie le montre noir sur blanc. Chocolat noir en tablette, chocolat de ménage à cuisiner, bonbons de chocolat format bouchée et orangettes : tous à 5,5%. Tablette de chocolat au lait, chocolat fourré hors format bouchée et assortiments saisonniers mixtes : tous à 20%. Sur le papier, la règle fiscale distingue le chocolat traditionnel de la confiserie composée. Dans le rayon, elle ne saute aux yeux de personne.
Prenez deux tablettes côte à côte, une Côte d'Or noir et une Côte d'Or lait. Même marque, même gabarit, même prix affiché au kilo peut-être identique en apparence, mais un écart de TVA de plus de 14 points entre les deux. Ou comparez un coffret Ferrero Rocher, taxé à 5,5% parce qu'il reste dans le format bouchée classique, et une barre Kinder Bueno, taxée à 20% parce que sa composition mêle gaufrette, chocolat et crème dans des proportions qui la sortent du cadre du chocolat pur.
Cette distinction n'a rien d'anecdotique pour un rayon épicerie sucrée, elle pose une vraie difficulté opérationnelle. Le chef de rayon doit vérifier la classification fiscale produit par produit, l'étiquetage prix doit refléter le bon taux, et l'acheteur négocie parfois une référence sans avoir toujours conscience de son régime de TVA. Chaque maillon de la chaîne peut se tromper, et l'erreur se paie en marge ou en redressement.
Les périodes [saisonnières](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/16/saisonniers-en-grande-distribution-comment-transformer-lete-en-tremplin-professionnel/) amplifient le problème. Les assortiments mixtes de Pâques, œufs, poules, lapins en chocolat vendus en coffret, basculent à 20% dès lors que le mélange de formes et de compositions sort du cadre de la tablette ou du bonbon classique. Un même fournisseur peut donc livrer, sur une même commande de saison, des références à deux taux différents, sans que ce soit toujours signalé clairement sur le bon de livraison.
Pour un [directeur de magasin](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/15/directeur-commercial-a-26-ans-chez-leclerc-il-faut-etre-passionne-patient-et-beaucoup-ecouter/) ou un responsable de rayon épicerie, la vigilance ne se limite pas à la conformité fiscale. Elle touche directement l'affichage prix, la cohérence perçue par le client entre deux produits visuellement proches, et le risque d'écart de marge non anticipé si un nouveau référencement change de catégorie fiscale sans que personne ne l'ait vérifié en amont.
Le chocolat reste un marché de plaisir. Sa fiscalité, elle, est tout sauf simple. Et dans un rayon où deux tablettes identiques en apparence peuvent afficher des marges différentes, la vigilance fiscale devient un réflexe de gestion aussi important que le merchandising lui-même.

### Ce magasin a digitalisé les ventes de sa boucherie. Et ça marche bien (très bien même)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/22/ce-magasin-a-digitalise-les-ventes-de-sa-boucherie-et-ca-marche-bien-tres-bien-meme/
Last updated: 2026-07-22T06:12:26.000Z
On parle beaucoup de « digitalisation du commerce » avec de grands mots et des concepts fumeux. Sur le terrain, c'est souvent beaucoup plus simple. Et parfois, ce sont les actions les plus modestes qui réconcilient le commerce local avec le numérique.
Un magasin a mis en place un dispositif pour sa boucherie qui illustre bien cette idée : le digital au service du métier, pas à la place du [métier](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/metier/).
Le principe tient en six étapes. Le magasin dispose d'un site dédié, sur lequel la boucherie propose ses propres colis composés à l'avance : tradition bœuf, tradition porc, panier volaille, spécial barbecue. Des campagnes Meta et Snapchat viennent ensuite toucher la zone de chalandise pour faire connaître l'offre. Le client réserve son colis en ligne, sans avancer le paiement. Un process interne fait remonter les commandes aux bouchers, qui préparent en amont plutôt que dans l'urgence du comptoir. Le client vient enfin récupérer son colis au jour convenu.
Le résultat se lit sur plusieurs plans. Moins de perte, puisque la production est calée sur une demande déjà connue plutôt que sur une estimation. Une meilleure organisation en coulisses, avec des bouchers qui préparent dans le calme au lieu de gérer les commandes au fil de l'eau. Et surtout, un métier qui reste un métier : le boucher continue de faire de la boucherie, pas de la saisie de cahier de commandes au comptoir pendant que les clients attendent.
C'est là tout l'enjeu. La digitalisation, dans ce cas, ne remplace rien du savoir-faire artisanal. Elle absorbe la charge administrative et logistique pour que le geste métier reste au centre. Le numérique organise la demande, le boucher continue de faire ce qu'il sait faire.
Et le principe ne se limite pas à la boucherie. La même logique s'applique à tout produit à forte demande saisonnière et à capacité de production limitée : les pellets de chauffage en hiver, les sapins de Noël en décembre, les plateaux de fruits de mer pour les fêtes, ou n'importe quel pic de demande ponctuel qui met sous tension une équipe métier.
Dans un rayon frais traditionnel où l'expérience client dépend directement de la disponibilité du personnel qualifié, ce type de dispositif change la donne : moins de stress au comptoir, moins de gaspillage en coulisses, et un client qui sait exactement ce qu'il vient chercher, au jour où il vient le chercher.
Réconcilier les métiers avec le numérique, ce n'est pas remplacer le savoir-faire. C'est lui donner les moyens de mieux s'organiser face à la demande.
💡
Pour mettre en place ce type de dispositif, [écrivez-nous ici](mailto:hello@jonathan-leborgne.com).
### Les caisses automatiques, bientôt sous surveillance réglementaire ?
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/21/les-caisses-automatiques-bientot-sous-surveillance-reglementaire/
Last updated: 2026-07-21T06:05:29.000Z
Aux États-Unis, le [libre-service en caisse](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/02/21/metier-employe-libre-service-top-3-metiers-qui-recrutent-marche-invisible/) n'est plus une simple question d'organisation de magasin. C'est devenu un sujet de loi.
À New York, le conseil municipal planche sur un texte qui ferait grincer des dents en France : limiter les caisses automatiques à 15 articles maximum, et imposer un employé pour trois bornes en libre-service. À la clé pour les enseignes récalcitrantes : une amende d'au moins 100 dollars par jour et par employé manquant. Portée par la conseillère Amanda Farias, la mesure vise un triple objectif affiché : préserver l'emploi en caisse, [améliorer l'expérience client](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/11/experience-client-cle-du-succes-en-magasin/), et surtout freiner la démarque inconnue. Son argument tient en une phrase : moins de personnel en libre-service, c'est plus de vol et moins de protection, pour les salariés comme pour les clients.
New York n'est pas un cas isolé, loin de là. Le Rhode Island vient de passer une étape symbolique : c'est désormais le premier État américain à avoir voté une loi de ce type, avec un ratio d'une caisse humaine pour trois bornes automatiques obligatoire. Avant ce vote, une version antérieure du texte prévoyait carrément un plafond de six bornes par magasin et un ratio d'une caisse traditionnelle pour deux automatiques. En Californie, Long Beach a ouvert le bal dès août 2025 avec une ordonnance imposant elle aussi le ratio 1 pour 3, le plafond de 15 articles, et l'interdiction pure et simple du libre-service pour les produits soumis à restriction d'âge comme l'alcool ou le tabac. Costa Mesa a suivi en février 2026\. Le Massachusetts, l'Ohio, le Connecticut ou encore Washington planchent sur des textes comparables. Autrement dit : ce ne sont plus des idées qui traînent dans un tiroir, mais des lois qui passent, une à une.
Le déclencheur commun à toutes ces initiatives, c'est la démarque. Une étude Capital One souvent citée dans la presse américaine avance que le taux de vol en libre-service peut dépasser de 65% celui des caisses traditionnelles, et que plus de 36 millions d'Américains admettent avoir déjà volé à une borne de self-checkout. De quoi refroidir des enseignes qui avaient fait du libre-service un argument d'efficacité et de réduction de coûts de main-d'œuvre.
Et certaines n'ont pas attendu la loi pour changer de stratégie. Costco a retiré des bornes libre-service dans plusieurs de ses entrepôts et renforce la présence d'employés en caisse automatique, notamment pour vérifier les cartes de membre. L'enseigne mise surtout sur un système alternatif : un pré-scan réalisé par un salarié pendant que le client attend en file, pour un passage en caisse annoncé à seulement 8 secondes en moyenne. Walmart, Target et Dollar General ont elles aussi rogné leurs dispositifs de self-checkout dans certains magasins, quand Sam's Club, à l'inverse, mise sur un déploiement massif du Scan & Go via son application, sur l'ensemble de ses 600 magasins.
Le paysage américain est donc à double vitesse : d'un côté des collectivités qui légifèrent pour recadrer le libre-service, de l'autre des enseignes qui l'ajustent ou le remplacent de leur propre initiative, sans attendre le législateur.
Pour la GMS française, ce texte pourrait donner des idées. L'Hexagone n'a pas encore de débat législatif sur le sujet, mais les mêmes tensions existent : démarque, charge de travail des équipes en caisse, expérience client dégradée par des bornes en panne ou mal supervisées. Si l'histoire se répète avec le décalage habituel de 12 à 18 mois entre les tendances outre-Atlantique et leur arrivée en France, la question du ratio caisse humaine/automatique risque de devenir, tôt ou tard, un sujet RH et d'organisation à anticiper plutôt qu'à subir.
[](https://jebosseengrandedistribution.short.gy/SignauxFaibles)
### Après la protéine, la fibre s'impose comme le nouvel eldorado de l'agroalimentaire
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/20/apres-la-proteine-la-fibre-simpose-comme-le-nouvel-eldorado-de-lagroalimentaire/
Last updated: 2026-07-20T16:25:34.000Z
Pendant deux ans, l'industrie agroalimentaire n'a parlé que d'une chose : la protéine. Barres protéinées, yaourts à 20g, pains enrichis, boissons "high protein"... Le rayon tout entier s'est réorganisé autour de ce seul argument [nutritionnel](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/12/raphael-dg-de-nutrition-et-sante-plus-que-le-chiffre-daffaires-ce-qui-nous-interesse-cest-le-nombre-de-consommateurs-quon-touche/). Aujourd'hui, un nouveau candidat s'annonce pour prendre le relais. Et ce n'est pas un industriel obscur qui le dit, mais l'un des plus gros groupes agroalimentaires du monde.
## PepsiCo lance le signal
« La fibre sera la prochaine protéine. » La phrase a été lâchée par Ramon Laguarta, PDG de PepsiCo, lors d'un earnings call en octobre 2025\. Elle n'a rien d'anodin venant d'un groupe qui pèse plus de 220 milliards de dollars de capitalisation. Pour Laguarta, la fibre représente aujourd'hui « le bénéfice dont les consommateurs comprennent enfin qu'ils ont besoin » : une carence réelle et documentée dans l'alimentation occidentale, que le groupe entend combler à marche forcée.
Les annonces qui ont suivi ne relèvent pas de la communication de façade. PepsiCo a reformulé Propel, sa boisson électrolytes, en y ajoutant fibres et protéines, en visant explicitement les utilisateurs de traitements GLP-1 comme l'Ozempic, connus pour leurs effets secondaires digestifs. Le groupe a lancé une version prébiotique de son cola historique dès juillet 2025, avec trois grammes de fibres par portion. Et lors du dernier trimestre, il a confirmé le développement d'une gamme Starbucks Coffee + Protein enrichie en fibres, ainsi que des reformulations à venir chez Quaker, Sun Chips, PopCorners et Smartfood, avec notamment un lancement de Smartfood Fiber Pop annoncé pour début 2026.
Le message est clair : la fibre ne sera plus un simple argument de packaging discret, mais un axe de reformulation central pour toute une gamme de produits de grande consommation.
## Le fibermaxxing, phénomène TikTok
Ce virage industriel ne sort pas de nulle part. Il répond à une tendance déjà bien installée sur les réseaux sociaux, où elle porte un nom : le « fibermaxxing ». Le principe est simple, presque brutal dans sa logique : maximiser volontairement son apport quotidien en fibres, en misant sur des aliments bruts ([fruits](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/fruits-et-legumes/), légumineuses, céréales complètes) plutôt que sur des compléments.
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### Thomas, Léonie, Alicia : Le phénomène des salariés-créateurs
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/20/thomas-leonie-alicia-le-phenomene-des-salaries-createurs/
Last updated: 2026-07-20T12:59:16.000Z
Ils s'appellent [Thomas](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/07/24/pourquoi-le-leclerc-de-pont-labbe-cartonne-sur-instagram/), [Léonie](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/11/leonie-la-caissiere-de-carrefour-laval-qui-affole-tiktok/), Alicia, Kaeden. Ils ne sont ni influenceurs de métier, ni comédiens. Ce sont des vendeurs, des conseillères, des employés de magasin. Et ils sont en train de devenir le meilleur outil marketing de la grande distribution, sans que la plupart des enseignes ne l'aient vu venir.
## Le tsunami Pont l'Abbé, et les autres
Tout a commencé avec le compte du Carrefour de Pont l'Abbé. En quelques semaines, il est passé de 12 000 à plus de 200 000 abonnés (dans une commune du Finistère Sud qui compte 8000 habitants). Un rapport totalement disproportionné entre la taille du magasin et sa portée en ligne.
Puis il y a eu Léonie, et le tsunami médiatique qui a suivi : des posts dépassant les 10 millions de vues, un compte suspendu temporairement à cause de l'afflux de faux profils, et jusqu'à l'embauche d'un agent de sécurité pour la protéger. Une salariée de magasin devenue, presque malgré elle, une personnalité suivie par des millions de personnes.
Chez Noz, c'est [Alicia](https://www.instagram.com/noz.vandoeuvre/), conseillère de vente, qui cumule elle aussi des millions de vues. Trois enseignes différentes, trois visages différents, un seul point commun : ce n'est pas le siège qui a construit ces audiences. C'est le magasin.
## Aux États-Unis, le phénomène a déjà un nom
Ce n'est pas une exception française. Aux États-Unis, Kaeden Rowland, 'print specialist' dans un magasin Staples (une enseigne de bureautique) de l'État de New York, a commencé en janvier à poster de courtes vidéos sur son quotidien de vendeuse, des tutos sur les types de papier, de l'ASMR autour du bruit des imprimantes, des conseils pour relier un livre. En quelques semaines, elle est devenue la « Staples Baddie », un surnom donné par sa communauté qui l'a propulsée au rang d'égérie officieuse de l'enseigne.
[Le compte TikTok officiel de Staples](https://www.tiktok.com/discover/staples-baddie?lang=fr) a commencé à commenter ses vidéos. Des marques comme MAC Cosmetics l'ont invitée à leurs événements. Elle a été reçue par des équipes du siège pour partager ses idées. Et elle résume elle-même très bien ce qui a fonctionné : elle n'a aucune formation marketing, elle est simplement sincère sur ce qu'elle vend.
Ce succès n'a pas été sans frictions en interne. Certains salariés Staples ont mal vécu l'afflux de clients supplémentaires que ses vidéos ont généré en magasin, ou la pression de devoir reproduire le phénomène ailleurs. Un rappel utile : ce type de succès n'est pas duplicable sur commande.
Chez Starbucks, l'enseigne a pris les devants en rémunérant directement ses salariés pour créer du contenu, plutôt que d'attendre qu'un phénomène spontané émerge et de le récupérer après coup.
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### Sanrival Jardin : le semencier qui a fait du service son arme de conquête
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/20/sanrival-jardin-le-semencier-qui-a-fait-du-service-son-arme-de-conquete/
Last updated: 2026-09-04T07:12:04.000Z
Fondée en 1937, Sanrival Jardin est le premier fournisseur de sachets de graines en grande surface alimentaire. L'entreprise familiale, dirigée par la famille Hatet depuis 1998, réalise près de 11 millions d'euros de chiffre d'affaires avec une cinquantaine de collaborateurs et plus de 700 références en semences potagères et florales.
On oublie souvent que derrière chaque produit en rayon se cache tout un maillon de la chaîne, invisible mais essentiel : les fournisseurs. C'est pour éclairer cette face cachée du retail que Louis Hatet, bientôt 30 ans, directeur général de Sanrival Jardin, a tenu à prendre la parole. **À la tête d'une entreprise familiale devenue numéro un du sachet de graines en grande surface alimentaire, il incarne cette nouvelle génération d'héritiers qui refusent de considérer la transmission comme un dû.** Récit sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/) d'une aventure entrepreneuriale et d'une vision du commerce.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## **Grandir dans les graines**
L'histoire commence avec un père, Christophe, qui reprend l'entreprise alors que Louis a deux ans. « Mon frère et moi, on a grandi dedans, en voyant un père partir à la semaine pour avoir des magasins partout en France. » Le futur dirigeant se souvient encore des soirées à dicter les références. « Je me revois gamin avec les bons de commande et les listes de références à lui dicter pour qu'il les sélectionne. » Et des références, il y en a : plus de 700 pour ce semencier qui sélectionne et ensache des semences potagères et florales à destination des jardiniers amateurs.
Mais rien n'était joué d'avance. **Louis a d'abord tenu à faire ses armes ailleurs avant de rejoindre l'entreprise familiale.** École de commerce, stage dans une startup parisienne d'ubérisation du baby-sitting, puis un tour du monde de plus d'un an. « Ça m'a permis de revenir en France avec un peu plus de maturité, de profondeur d'esprit, et certainement des idées récupérées à droite à gauche. » Après un passage en agence de com spécialisée dans l'automobile, c'est le Covid qui précipite son retour. Le confinement provoque un boom du jardinage, et l'entreprise a besoin de se structurer. Louis rejoint alors le service marketing, avant de prendre la direction commerciale il y a deux ans.
Aujourd'hui, l'entreprise compte une cinquantaine de collaborateurs et vient de franchir un cap. « On a clôturé hier, on est à plus de 10,9 millions, quasiment 11 millions. Une progression de 9 % par rapport à l'année d'avant, ce qui en grande distribution est plutôt joli. »
## **La transmission n'est pas un dû**
Sur la question de la légitimité, récurrente chez les héritiers, Louis a une position tranchée. **Il considère que reprendre une entreprise familiale n'est pas un droit, mais une lourde responsabilité vis-à-vis de ceux qui en dépendent.** « Je fais partie de ceux qui pensent que l'héritage de la transmission n'est pas un dû et qu'il incombe une forte responsabilité. Derrière, il y a 50 collaborateurs, c'est 50 familles qui comptent sur nous. Je ne dois en aucun cas mettre ça à la poubelle par ego ou par héritage du nom. » Il avait d'ailleurs prévenu son père. « J'étais assez transparent : si je n'y arrive pas, je ne veux pas être un boulet pour l'entreprise, et donc je partirai naturellement. »
Sa manière d'aborder la légitimité tient dans une formule. « Je ne me suis pas posé la question, j'ai foncé. Le costume a fait l'homme plus que l'homme a fait le costume. » Sans formation terrain, arrivé par le marketing, il se retrouve vite dans le grand bain, au premier rendez-vous au Galec, la centrale d'achat Leclerc. « Il ne faut pas montrer que tu as peur, pas montrer que tu es un novice. J'y suis allé avec le cœur, et c'est ce qui a payé. Je mets beaucoup d'émotions dans mon travail, et ça se ressent, dans l'équipe comme dans les négociations. »
## **Le service, plutôt que le produit**
Sur un marché de la semence longtemps très fragmenté, Sanrival s'est imposé. **De la vingtaine d'acteurs régionaux du départ, il ne reste que trois nationaux, et l'entreprise est aujourd'hui numéro un en GSA.** Le secret de cette ascension tient en un mot : le service. À commencer par une nuance de vocabulaire assumée. « On ne les appelle pas des commerciaux, on les appelle des responsables régionaux. Ça peut paraître un coup de com, mais cette nuance est importante parce que ce sont des experts dans leur domaine. On ne sait pas faire autre chose, mais ce qu'on fait, on le fait bien. »
L'enjeu : apporter une expertise que les chefs de rayon bazar, écartelés entre l'automobile, la vaisselle, Noël et le jardin, ne peuvent avoir. « On vient leur apporter l'optimisation de chiffre d'affaires sur un produit qui n'est pas facile à travailler, parce qu'il est très saisonnier et très météo-sensible. »
Cette logique de service va jusqu'à la mise en rayon. **Face à la raréfaction de la main-d'œuvre en magasin, les responsables régionaux implantent eux-mêmes de plus en plus les produits.** « Le magasin met de moins en moins en rayon les produits d'un fournisseur direct, par manque de main-d'œuvre. Donc nos responsables régionaux le font de plus en plus. » Une proximité qui devient un actif stratégique. « On leur dit : vous gérez votre secteur comme votre propre entreprise. Vous avez votre entreprise au sein de l'entreprise. Ils doivent connaître leurs clients par cœur, devenir leurs amis. »
## **Le "travail propre", ou l'honnêteté comme stratégie**
Ce que les magasins attendent, au fond, dépasse le réassort. « Du sérieux, de l'honnêteté, de la disponibilité. » Chez Sanrival, cela porte un nom : le travail propre. **Le principe, contre-intuitif : ne jamais surcharger un magasin, même quand on le pourrait.** « Je demande surtout à mes collaborateurs de ne jamais blinder un magasin. C'est du chiffre d'affaires à courte durée, ça vient entacher la relation, et ça se retrouve dans nos retours de fin de saison. » L'entreprise pratique d'ailleurs le zéro franco de port. « Si demain un magasin a besoin de cinq sachets de graines de persil, on peut lui livrer que cinq sachets. »
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### Signaux faibles - Ce qui arrive dans vos rayons avant que vous le voyiez venir
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/18/signaux-faibles-le-consommateur-se-reinvente-et-les-enseignes-courent-derriere-copy/
Last updated: 2026-07-18T08:15:19.000Z
☕ Bonjour, ici c'est Jonathan !
Chaque semaine, je passe des heures à surveiller ce qui bouge en dehors des radars habituels. Pas les communiqués de presse, pas les grandes études déjà commentées partout. Des **signaux faibles,** des tendances qui ne font pas encore la une, des chiffres qui méritent qu'on s'arrête, des mouvements qui vont finir par atterrir dans vos rayons. C'est ça, *Signaux Faibles*. Mon objectif : des infos pour le retail que vous ne lirez nulle part ailleurs.
Bonne lecture et bon week-end !
****Aidez-nous à améliorer Signaux Faibles.** Compte tenu des retours positifs, on cherche encore à améliorer Signaux Faibles, et votre avis compte vraiment. 3 questions, pas plus.
[JE RÉPONDS AUX 3 QUESTIONS ](https://tally.so/r/44Grer)
🛍️ **#1 La praticité détrône la santé dans le panier américain**
Selon une dernière étude américaine, 61% des consommateurs américains classent désormais la praticité comme premier critère d'achat alimentaire, devant la santé. Un glissement structurel, pas un phénomène éphèmère.
****Le signal :** Ce basculement arrive en Europe avec 18-24 mois de décalage. Pour la grande distribution, il s'agit déjà de préparer le terrain avec une offre claire qui répond aux nouvelles attentes des consommateurs. Pour la GMS, la question est immédiate : les MDD sont-elles construites autour de l'usage réel ou du bénéfice santé affiché ? Formats nomades, portions individuelles, bouchons refermables... le packaging devient argument de vente autant que le produit lui-même. ([source](https://www.foodnavigator.com/Article/2026/07/14/ific-consumers-reprioritize-food-purchase-drivers/))
🎯 **#2 La guerre des prix est finie. Vive la guerre de la pertinence !**
Les consommateurs américains continuent d'arbitrer entre enseignes, mais le prix recule comme critère décisif. Ce qui fait basculer le choix : la santé perçue, la praticité, et la capacité d'une enseigne à proposer exactement ce dont l'acheteur a besoin.
****Le signal :** Cela rejoint un peu le signal précédent, les distributeurs qui s'accrochent au seul levier prix se battent sur un terrain qui rétrécit. L'essor des traitements GLP-1 et l'IA d'assortiment ouvrent une nouvelle compétition : celle de la pertinence produit. Concrètement, cela signifie retravailler la sélection rayon autour de bénéfices explicites, pas seulement du ticket moyen ou des TG 100% promo. La question à se poser : notre assortiment répond-il à des intentions, ou juste à des catégories ? ([source](https://www.foodnavigator.com/Article/2026/07/15/the-next-grocery-battle-isnt-price-its-relevance/))
💐 **#3 Bath & Body Works teste un flagship beauté immersif au Brésil**
L'enseigne Bath & Body Works ouvre un flagship expérientiel à São Paulo, combinant digital, assortiment limité et mise en scène premium. Un laboratoire grandeur nature pour réinventer la beauté en point de vente.
****Le signal :** Quand une enseigne anglo-saxonne structure un corner beauté comme une expérience à part entière, la GMS française doit se poser la question : nos rayons parfumerie et soins sont-ils encore compétitifs face à ce niveau d'engagement client ? Le corner beauté premium (digitalisé, scénarisé, piloté par la data de surcroît) devient un levier de trafic et de différenciation à explorer sérieusement. ([source](https://www.retaildive.com/news/bath-body-works-launches-brazil-international-expansion/825238/))
❄️ **#4 JD.com ressuscite le dark store ultra-frais en moins de 30 minutes**
À Pékin, JD.com réactive ses entrepôts urbains dédiés au frais et surgelés avec une promesse de livraison en moins de 30 minutes. Le modèle fusionne logistique de proximité, e-commerce et point de vente physique.
****Le signal :** Le quick-commerce n'est pas mort, il se réinvente par le frais. Là où les dark stores généralistes ont reculé, l'ultra-frais crée une valeur différenciante difficile à copier. Pour les enseignes GMS françaises, la question est posée : les entrepôts urbains peuvent-ils devenir des hubs frais activables en moins de 30 minutes, ou laissez-vous ce créneau à des pure players ? Le Quick commerce pourrait refaire surface plus tôt que prévu ([source](https://36kr.com/p/3005101404446723))
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### Quels emballages et consommables pour les grandes surfaces ?
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/16/quels-emballages-et-consommables-pour-les-grandes-surfaces/
Last updated: 2026-07-16T15:48:16.000Z
Si la tendance est aux sacs réutilisables et aux emballages minimalistes, certains produits restent indispensables aux professionnels en grande distribution. La clientèle en a besoin pour ses achats. Ils servent aussi aux salariés de l'enseigne.
## Quels sont les emballages utiles aux clients ?
Les rayons de produits frais avec vendeurs ou en libre-service nécessitent des articles d'[emballage professionnel](https://www.raja.fr/) fiables. Pour peser des fruits et légumes, acheter viande, poisson ou fromage à la coupe, c'est une solution pratique et hygiénique. Les sachets kraft sont parfaits pour la pesée des primeurs. Fins, mais résistants, ils en facilitent la manipulation. Dans les grandes surfaces avec boucherie, poissonnerie ou fromagerie à l'ancienne, des rouleaux de papier alimentaire sont indispensables. Ce matériau non poreux est ensuite emballé dans un sachet plastique étanche pour une hygiène irréprochable.
## Comment équiper le rayon boulangerie ?
Après cuisson sur place, les différents pains mis en rayon libre-service sont glissés dans des sachets. Les clients peuvent ainsi se servir en toute confiance, que l'emballage soit en papier alimentaire ou en plastique. Il est aussi commode de se fournir en boîtes et caissettes pâtissières pour les gâteaux. Si le rayon commercialise des viennoiseries à l'unité, il ne faut pas oublier les sachets adaptés ! Commander tous ces articles en grande quantité permet de ne jamais être à court. La qualité des emballages au supermarché reste aussi un critère qui inspire confiance à la clientèle.
## Où trouver le meilleur rapport qualité-prix ?
Le prix le plus bas n'est pas un indicateur pertinent pour commander des emballages destinés à la grande distribution. Un papier alimentaire qui se déchire facilement, des sachets pour viennoiseries vite tachés de gras trahissent une qualité médiocre. Il vaut mieux miser sur un fournisseur qui allie exigence et prix accessibles. Outre l'expérience client, l'écoresponsabilité a toute son importance. Afin d'éviter la production de déchets non recyclables, Raja privilégie des contenants adaptés, sans suremballage. Ce fournisseur propose aussi 86 % de produits fabriqués en Europe, avec un bilan carbone raisonnable.
## Quels consommables pour un grand magasin ?
En dépit d'une digitalisation croissante, les grandes surfaces utilisent toujours des consommables papier, dans les rayons ou en caisse. Les étiquettes pour les prix sont incontournables. À fixer sur des supports ou des piques, elles doivent aisément être lisibles par la clientèle. Pour mettre en valeur les opérations promotionnelles, des affiches et des kakémonos sont très utiles. À la caisse, l'impression de tickets reste souvent d'actualité. Il est prudent de commander des rouleaux d'avance, ainsi que des sacs kraft renforcés qui peuvent dépanner les clients.
## Pourquoi choisir un seul fournisseur ?
Cette solution fait gagner un temps précieux. Un site qui propose plus de 12 000 produits d'emballage et consommables a forcément en stock tout le nécessaire. Pour une grande surface, des délais de livraison courts sont essentiels. Le professionnalisme d'un fournisseur habitué à cette exigence garantit une expédition très rapide, en 24 h à peine. Cet interlocuteur présente des produits de qualité, qui sont à la fois :
- innovants ;
- compétitifs ;
- écoresponsables.
### Category management : « Le vrai travail du Catman n'est pas forcément visible »
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/13/category-management-le-vrai-travail-du-catman-nest-pas-forcement-visible/
Last updated: 2026-07-13T07:02:44.000Z
Il y a des métiers qu'on exerce pendant vingt ans sans jamais réussir à les expliquer à sa mère. Le category management en fait partie. **Pour beaucoup de professionnels de la grande distribution, le « catman » reste une boîte noire, coincée quelque part entre le merchandising et la négociation.** Pour démêler tout ça, j'ai reçu [Emmanuel Ansoud](https://www.linkedin.com/in/emmanuel-ansoud/?locale=en) sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), lui qui accompagne depuis une vingtaine d'années les industriels de la grande conso sur leurs sujets de category management, de l'analyse data jusqu'à la vision stratégique, à travers sa société [Growing Ideas](https://growing-ideas.fr/).
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## **Une méthode avant d'être un métier**
Première chose à poser, parce qu'elle change tout : le [category management](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/category/) n'est pas né côté industriel. « C'est d'abord, c'est plus qu'un métier, c'est une méthode. Et elle a été développée d'abord au service des distributeurs », explique notre invité sur le podcast. Le métier a quarante ans, né aux États-Unis. « Les premiers, c'est les Américains, c'est [Walmart](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/09/pourquoi-walmart-deploie-les-etiquettes-electroniques-de-rayon-a-grande-echelle/) avec Coca. Ils se sont dit, c'est bête, on a des données chacun de notre côté, on a des problèmes communs. » Le principe fondateur tenait dans une idée simple pour l'époque : partager l'information plutôt que la garder.
Cette origine n'a rien d'anecdotique. C'est même l'un des combats quotidiens d'Emmanuel Ansoud auprès de ses propres clients industriels. « Les industriels font du catman, mais ils doivent le faire toujours au service d'un client distributeur, en fait. »
Au coeur de la méthode, une distinction fondamentale entre deux personnages souvent confondus : le consommateur et le shopper. « Le consommateur, c'est celui qui va détruire le produit en mangeant, en utilisant. Le shopper, c'est vraiment celui qui est en situation d'achat. » Pourquoi s'intéresser au second ? **Parce que le shopper est le seul point où les intérêts de l'industriel et du distributeur se rejoignent réellement.** « C'est notre client commun. On est dans un domaine qui est B2B2C. Le premier B, c'est l'industriel, il discute avec le deuxième B qui est le distributeur, et ensemble ils se posent la question de comment mieux satisfaire les besoins d'achat du shopper. »
## **Catman, merchandising : où s'arrête l'un, où commence l'autre**
[La confusion entre category management et merchandising est tenace](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/05/comment-le-category-management-cherche-a-se-reinventer-2/). Emmanuel Ansoud la tranche nettement. « Le catman n'est pas que du merchandising. En revanche, le merchandising est clairement un levier important pour le catégorie management. » Le category management travaille en réalité les quatre P traditionnels du marketing : le produit, la place (le merchandising), la promotion et le prix. « Le merchandising, c'est un des éléments du catman. »
Quant au moment où il intervient, la réponse est : presque tout le temps, sauf un. « Là où il intervient le moins, c'est effectivement pendant la négo, parce que surtout en France il y a traditionnellement une rupture de l'échange plus stratégique pendant ces trois mois intenses. » **Le vrai temps fort du category management se joue ailleurs, en juin-juillet, quand les marques présentent leurs plans pour l'année suivante.** « C'est un moment qui doit vraiment être chéri, sacralisé, parce que c'est là où les deux stratégies se rencontrent. On prend le temps de cette rencontre de moins en moins. »
## **Le bon travail est celui qu'on ne voit pas**
Quand on demande un exemple concret de category management réussi, la réponse surprend. « Le vrai travail catman n'est pas forcément visible. Quand ça se traduit en merchandising, ça devient très visible. Mais le vrai travail bien fait, c'est au contraire celui qui ne se voit pas. Une organisation de rayon paraît naturelle, puis elle est performante. »
Il cite plusieurs cas concrets. Le rayon de l'hygiène dentaire, d'abord, où les brosses à dents électriques ont quitté le petit électroménager pour rejoindre dentifrices et brosses classiques, sous l'impulsion de Procter et Oral-B. « L'usage est strictement lié à ça. J'ai compris les flux, j'ai compris la complémentarité d'usage, et du coup les produits sont mis là. » Le rayon beauté de Lidl, ensuite, refondu avec L'Oréal il y a quelques années. « Lidl avait un problème parce que son image de discounteur était un peu en retrait sur cette catégorie. Ils sont allés voir L'Oréal en disant : les gars, est-ce qu'on peut bosser d'un point de vue catégoriel pour redonner une nouvelle dynamique au rayon ? »
Il y a aussi ces opérations transversales, comme cet îlot salade construit chez Intermarché regroupant condiments, thon, légumes en conserve et MDD. « Ça paraît anecdotique, mais c'est aussi pour raconter des histoires aux clients. Tu prends ton thon, t'as un peu de riz, t'as des légumes, tu mets tout ça ensemble, tu te fais une salade. Et ça avait surperformé. »
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### Signaux faibles - le magasin cherche de nouvelles règles — pour vendre, recruter, sécuriser, fidéliser.
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/11/signaux-faibles-le-magasin-cherche-de-nouvelles-regles-pour-vendre-recruter-securiser-fideliser/
Last updated: 2026-07-13T08:20:42.000Z
☕ Bonjour, ici c'est Jonathan !
Chaque semaine, je passe des heures à surveiller ce qui bouge en dehors des radars habituels. Pas les communiqués de presse, pas les grandes études déjà commentées partout. Des **signaux faibles,** des tendances qui ne font pas encore la une, des chiffres qui méritent qu'on s'arrête, des mouvements qui vont finir par atterrir dans vos rayons. C'est ça, *Signaux Faibles*. Mon objectif : des infos pour le retail que vous ne lirez nulle part ailleurs.
Bonne lecture et bon week-end !
****Aidez-nous à améliorer Signaux Faibles.** Compte tenu des retours positifs, on cherche encore à améliorer Signaux Faibles, et votre avis compte vraiment. 3 questions, pas plus.
[JE RÉPONDS AUX 3 QUESTIONS ](https://tally.so/r/44Grer)
****🛒 #1 New York veut plafonner le self-checkout à 15 produits**
Un projet de loi new-yorkais envisage de plafonner le self-checkout à 15 articles et d'imposer une supervision humaine renforcée. Objectif affiché : réduire fraudes et engorgements en caisse automatique.
****Le signal :** Ce qui se vote à NYC finit souvent par inspirer Bruxelles. Les enseignes françaises qui ont massivement déployé le self-checkout sans garde-fous ont intérêt à anticiper : documenter leurs dispositifs anti-démarque, former leurs hôtes de caisse, et définir une politique claire de supervision. Mieux vaut construire son propre référentiel aujourd'hui que de subir une réglementation imposée demain. ([source](https://www.supermarketnews.com/grocery-technology/nyc-considers-regulating-self-checkout))
💊 **#2 Les médicaments contre l'obésité réécrivent les recettes de l'agroalimentaire**
Le marché des GLP-1 (Ozempic, Wegovy, Mounjaro) pèse déjà trois fois plus que l'IA générative en revenus. La France vient de devenir le premier pays européen à rembourser ces traitements.
****Le signal :** Ces médicaments ne coupent pas seulement l'appétit, ils émoussent aussi le goût. Nestlé teste déjà ses recettes sur des consommateurs sous traitement, en forçant sur les épices. En 12 mois, les références GMS estampillées « GLP-1 friendly » ont été multipliées par 10 aux États-Unis. Pour les acheteurs et les chefs de rayon : le prochain linéaire différenciant ne sera peut-être pas « bio » ou « sans gluten », mais « GLP-1 ». ([source](https://www.linkedin.com/posts/jeffreylow%5Fglp-1s-will-gross-nearly-three-times-more-share-7457469557931261952-RK4Q/))
🧊 **#3 La bière la plus froide est celle qu'on attrape le plus facilement**
Harbin Beer, marque chinoise distribuée en petits commerces, a collaboré avec BBDO China pour installer des racks spéciaux permettant d'atteindre le fond des réfrigérateurs. Résultat : +18,7 % de ventes et +20 % de trafic devant le linéaire froid.
****Le signal :** En GMS, le fond du meuble froid est souvent un angle mort, visuellement et physiquement. Avant d'investir dans la PLV ou la promo, demandez-vous si vos produits sont simplement accessibles. Un facing profond mal atteignable, c'est du chiffre d'affaires laissé en rayon. ([source](https://www.linkedin.com/posts/jasonfeifer%5Fthey-hid-beer-bottles-in-the-back-of-the-ugcPost-7480417372236087296-LxE7/?rcm=ACoAAARsXtEBBCRTVkRThpb-Lqn0zA9YJlzilFY))
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### Combien coûte une domiciliation d'entreprise en 2026 ?
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/10/combien-coute-une-domiciliation-dentreprise-en-2026/
Last updated: 2026-07-10T07:51:43.000Z
Ouvrir un commerce, lancer une franchise ou tester un nouveau concept de vente ne se limite pas à trouver un local. Avant même de poser la première étagère, tout porteur de projet doit fixer une adresse administrative pour sa société : c'est la domiciliation d'entreprise. Pour un commerçant qui multiplie parfois les points de vente ou qui démarre seul avant d'ouvrir boutique, le choix de cette adresse a un impact direct sur le budget de lancement. Le [coût d'une domiciliation d'entreprise](https://www.lestricolores.fr/article/combien-coute-une-domiciliation-entreprise) varie en réalité fortement selon la formule retenue, et mieux vaut le savoir avant de signer.
## Une fourchette de prix qui va du gratuit à plusieurs centaines d'euros
Pour un indépendant ou un futur gérant de petite surface, la solution la plus économique reste la domiciliation à son propre domicile : c'est gratuit, à condition que le bail ou le règlement de copropriété l'autorise. Mais dès qu'il s'agit de donner une image plus professionnelle à l'enseigne, ou que l'entrepreneur ne peut pas domicilier chez lui, il faut se tourner vers une société spécialisée. Comptez alors généralement entre 15 et 40 euros hors taxes par mois pour une formule simple, incluant la réception et parfois la numérisation du courrier. Les offres plus complètes, avec accueil téléphonique, secrétariat ou accès ponctuel à une salle de réunion, grimpent facilement entre 60 et 150 euros par mois.
Les espaces de coworking et les pépinières d'entreprises constituent une alternative intermédiaire, avec des tarifs qui s'échelonnent le plus souvent de 50 à 300 euros mensuels selon la ville et les services associés. Cette option séduit particulièrement les créateurs qui veulent aussi bénéficier d'un lieu de travail ponctuel, en dehors du point de vente lui-même.
## Ce que la domiciliation change concrètement pour un commerçant
Contrairement à une idée reçue, la domiciliation n'est pas l'adresse où l'on vend : c'est celle du siège social, qui figure sur les statuts, les factures et les documents officiels. Un commerçant peut très bien exploiter sa boutique dans une rue commerçante et domicilier administrativement sa société ailleurs, dans un centre de domiciliation moins coûteux. Cette dissociation permet d'optimiser le budget d'installation, surtout en phase de lancement, quand chaque poste de dépense compte face au loyer commercial, aux stocks et à l'aménagement du point de vente.
L'adresse de domiciliation détermine également le centre des impôts de rattachement, le tribunal de commerce compétent et le calcul de la cotisation foncière des entreprises (CFE). Un commerçant qui envisage d'ouvrir plusieurs enseignes ou de changer régulièrement de local a donc intérêt à choisir dès le départ une formule stable, pour éviter les démarches de transfert de siège social à chaque déménagement.
## Bien choisir sa formule selon son activité
Pour un point de vente physique avec passage régulier de clients, l'enjeu principal reste souvent le local commercial lui-même, pas la domiciliation. Dans ce cas, une formule d'entrée de gamme, sans services annexes, suffit largement : l'essentiel du budget doit aller vers l'emplacement du magasin, bien plus déterminant pour l'activité commerciale. À l'inverse, un créateur qui démarre sans point de vente fixe, ou qui teste un concept avant de s'engager sur un bail, peut avoir intérêt à choisir une formule avec accueil téléphonique et gestion active du courrier, le temps de stabiliser son activité.
Dans tous les cas, il est recommandé de comparer plusieurs devis, de vérifier que le prestataire dispose bien de l'agrément préfectoral obligatoire, et d'anticiper les frais annexes (réexpédition, scan de courrier, gestion des recommandés) qui peuvent alourdir la facture finale. Une domiciliation bien choisie ne coûte jamais très cher rapportée au chiffre d'affaires visé, mais elle mérite d'être budgétée avec la même rigueur que le reste du plan de financement d'un commerce.
## Les critères qui font varier la facture
Au-delà de la formule choisie, plusieurs paramètres viennent influencer le prix final d'une domiciliation, et un commerçant a intérêt à les connaître avant de comparer les offres du marché. La localisation joue un rôle de premier plan : une adresse dans le quartier d'affaires d'une grande métropole ou à proximité d'une artère commerçante réputée coûte mécaniquement plus cher qu'une adresse en périphérie ou dans une ville moyenne. Ce n'est pas un hasard si certaines enseignes acceptent de payer un supplément pour une adresse prestigieuse : aux yeux des fournisseurs, des banques ou des futurs partenaires, le siège social reste un signal de crédibilité, même s'il ne correspond pas au lieu de vente réel.
La notoriété du prestataire entre également en ligne de compte. Les acteurs historiques, présents depuis plusieurs décennies et disposant d'un réseau d'adresses reconnu, pratiquent parfois des tarifs légèrement supérieurs à ceux des sociétés de domiciliation en ligne plus récentes, qui misent sur des process dématérialisés pour réduire leurs coûts. Enfin, la durée d'engagement pèse aussi dans la balance : beaucoup de prestataires proposent des remises pour un contrat signé sur douze ou vingt-quatre mois, avec parfois plusieurs mois offerts en cas d'engagement long. Pour un commerçant qui sait que son activité va durer, ce type d'engagement peut représenter une économie non négligeable sur la durée.
## Domiciliation et statut juridique : des règles à connaître
Le statut juridique de l'entreprise a lui aussi une incidence sur le choix de la domiciliation. Un auto-entrepreneur ou une entreprise individuelle qui lance une petite activité de vente, par exemple en marketplace ou en dépôt-vente avant d'ouvrir un local physique, peut se contenter d'une domiciliation chez lui pendant plusieurs années, sans contrainte de durée particulière. La situation est différente pour les gérants de SARL ou les présidents de SAS, qui ne peuvent domicilier leur siège social à leur domicile personnel que pour une durée maximale de cinq ans, sauf disposition contraire du bail ou du règlement de copropriété. Passé ce délai, un transfert de siège social devient obligatoire, avec les formalités et les frais de greffe qui l'accompagnent.
Cette limite dans le temps pousse de nombreux commerçants à anticiper dès la création de leur société, plutôt que d'attendre l'échéance pour changer d'adresse dans l'urgence. Un transfert de siège social implique en effet une modification statutaire, une publication dans un journal d'annonces légales et une mise à jour au greffe du tribunal de commerce, ce qui représente à la fois du temps et un coût administratif que beaucoup préfèrent éviter en optant directement pour une solution pérenne.
## Domiciliation ou local commercial : ne pas confondre les deux dépenses
Il est fréquent que des porteurs de projet confondent le coût de la domiciliation avec celui du local commercial, alors que ce sont deux postes de dépenses totalement distincts. Le loyer d'un local commercial, avec son bail de trois, six ou neuf ans, représente un engagement financier sans commune mesure avec celui d'une simple domiciliation administrative : plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d'euros par mois selon la surface et l'emplacement, contre quelques dizaines d'euros pour une adresse de siège social. Un commerçant qui prévoit d'exploiter un point de vente doit donc budgéter les deux séparément, sans se laisser abuser par des offres de domiciliation qui incluraient, moyennant un supplément, un accès ponctuel à un poste de travail ou une salle de réunion, ce qui ne remplace en rien un vrai local de vente.
Cette distinction est particulièrement utile pour les enseignes en réseau ou en développement de franchise, qui ouvrent parfois plusieurs points de vente sous une seule structure juridique. Dans ce cas de figure, une domiciliation centralisée et économique permet de simplifier la gestion administrative du siège social, pendant que chaque point de vente conserve son propre bail commercial et sa propre gestion opérationnelle. C'est une organisation courante chez les commerçants qui étendent leur activité sans multiplier les sièges sociaux, et qui préfèrent concentrer leurs ressources sur l'implantation et l'animation de leurs boutiques plutôt que sur la gestion de plusieurs adresses administratives.
## En résumé
Le prix d'une domiciliation d'entreprise dépend avant tout de la solution choisie, de la localisation de l'adresse et des services associés. Pour un commerçant, l'enjeu n'est pas de rechercher l'adresse la plus prestigieuse à tout prix, mais de trouver l'équilibre entre coût maîtrisé, image professionnelle et simplicité de gestion, en gardant à l'esprit que cette dépense reste marginale comparée au budget global d'ouverture d'un point de vente.
### L'Agence multicarte, le maillon discret qui fait entrer les marques en rayon
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/10/lagence-multicarte-le-maillon-discret-qui-fait-entrer-les-marques-en-rayon/
Last updated: 2026-07-10T06:46:22.000Z
Entre une marque qui veut percer en grande distribution et un chef de rayon qui doit composer son assortiment, il existe un intermédiaire souvent méconnu : l'agence commerciale multicarte. **Sur un marché breton particulièrement dynamique, où une multitude de marques tentent de pénétrer la GMS, ce maillon devient déterminant.** Reportage croisé avec [Pierre-Marie Raffegeau](https://fr.linkedin.com/in/pmraffegeau), fondateur de l'agence RJM, et [David Philippe](https://fr.linkedin.com/in/david-philippe-8662071a6), associé du Super U de Saint-Grégoire.
## **Multicarte : plusieurs marques, un même terrain**
Le métier reste flou pour beaucoup. Pierre-Marie Raffegeau le définit simplement. « Une agence commerciale multicarte, c'est une entreprise qui représente plusieurs marques complémentaires. On représente nos marques sur un secteur défini de cinq départements, de la Mayenne au Finistère, en passant par l'Ille-et-Vilaine, le Morbihan et les Côtes-d'Armor, avec une équipe de chefs de secteur et de promoteurs. On assure le développement commercial auprès des magasins. »
Ce qui distingue un multicarte d'un commercial monomarque ? **La capacité à jongler entre vente directe et diffusion de gammes via les centrales.** « Le premier point de différenciation, c'est de savoir jongler entre l'aspect direct et l'aspect entrepôt. On doit savoir travailler aussi bien la logistique directe, la vente en direct auprès des magasins, que la diffusion des gammes en entrepôt pour les marques déjà un peu plus développées. »
> « Vendre un produit aujourd'hui ne suffit plus. Il faut l'implanter, faire le suivi, refaire les commandes. », Pierre-Marie Raffegeau
La spécialisation est la règle, pour ne pas multiplier les interlocuteurs en magasin. « Nous nous sommes spécialisés dans les PGC, donc épicerie, [liquide](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/19/squeezie-sylvie-et-la-grande-distribution-une-tendance-qui-sinstalle-dans-le-rayon-liquide/), DPH. On a eu la chance d'être partenaire de bonnes marques, des marques qui se développent. » Et le [métier](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/metier/) a profondément changé : il ne s'agit plus seulement de vendre. **Vendre un produit ne suffit plus, il faut l'implanter, en assurer le suivi et le réassort. Du full service.** « Vendre un produit aujourd'hui ne suffit plus. Il faut l'implanter, faire le suivi, refaire les commandes. »
C'est dans cette logique que l'agence vient d'intégrer Kalamatata, la marque grecque de Sixte de Poulpiquet, à son portefeuille. « C'est la toute dernière. On intervient déjà dans les produits du monde avec de l'italien, du créole. Quand Sixte est venu me présenter le projet sur la Grèce, cela avait du sens. »
Pour Pierre-Marie Raffegeau, un bon commercial conjugue plusieurs qualités. « Savoir vendre, évidemment, être convaincu et convaincant. La réactivité, la flexibilité, savoir s'adapter à chaque magasin. » Mais aussi un flair stratégique. **Savoir sélectionner les marchés dynamiques au bon moment : les produits du monde, mais aussi la nutrition sportive, le bio ou les fruits secs.** « Il faut intervenir sur les marchés dynamiques, savoir sélectionner les bons marchés. Les produits du monde en sont un, mais il y en a plein d'autres. Et puis être au bon endroit, au bon moment, et être convaincant. »


Exemples de produits portés par l'agence RJM, dirigée par Pierre-Marie Raffegeau
> « Le juge de paix, c'est la place. Plus il y a d'acteurs, plus il faut de place. », David Philippe, associé Super U Saint-Grégoire
> [ Voir cette publication sur Instagram ](https://www.instagram.com/reel/Dak%5FTW1Ca3T/?utm%5Fsource=ig%5Fembed&utm%5Fcampaign=loading)
>
> [Une publication partagée par Je Bosse en Grande Distribution (@jebosseengrandedistribution)](https://www.instagram.com/reel/Dak%5FTW1Ca3T/?utm%5Fsource=ig%5Fembed&utm%5Fcampaign=loading)
## **Côté magasin : sélectionner, pas accumuler**
De l'autre côté de la relation, David Philippe, associé du Super U de Saint-Grégoire, décrit un rôle de filtre avant tout. « J'ai un rôle pour sélectionner les marques que je considère légitimes sur notre secteur. Ensuite, mon objectif, c'est d'avoir des rendez-vous en magasin et de toucher les décisionnaires. On présente la marque et on essaie de trouver l'emplacement idéal. »
La relation avec une agence repose sur la confiance, et celle-ci se joue souvent dès le premier référencement. **Un démarrage raté entame durablement la confiance, alors qu'une première réussite ouvre la porte aux opportunités suivantes.** « Il faut que ce soit gagnant-gagnant, et il faut que la relation commence bien. Si ça commence par un échec, on a plus de mal à faire confiance ensuite. Une fois que la confiance est créée, on est à l'écoute et on sait saisir les opportunités que Pierre-Marie nous propose. »
Mais le véritable arbitre, c'est le linéaire. « Le juge de paix, c'est la place. Plus il y a d'acteurs, plus il faut de place. Le marché français est très dynamique, notamment breton, même sur la grande alimentaire. Beaucoup de marques essaient de pénétrer la GMS, donc on est pas mal sollicités. Mais notre premier rôle, c'est de sélectionner. »
Et sélectionner ne veut pas dire empiler. L'enjeu est la complémentarité, pas la redondance. **L'objectif n'est pas de référencer un produit déjà présent en centrale, mais de trouver des références qui apportent un supplément d'âme à l'assortiment.** « Ce n'est pas de trouver un produit qu'on a déjà en centrale. C'est de trouver des références complémentaires qui ajoutent un petit supplément d'âme à notre [assortiment](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/08/17/en-magasin-lheure-est-a-loptimisation-des-assortiments-pour-gagner-en-productivite/). »
Cette liberté, David Philippe l'attribue directement au statut d'indépendant. « La force qu'on a chez U, c'est qu'on est indépendants, responsables à 100 % de notre assortiment. On fait nos choix en fonction de notre zone de chalandise, de nos clients, de notre emplacement. » Avec une contrainte de fond : l'optimisation de l'espace. **Référencer une nouveauté implique souvent de réduire la place d'un industriel moins performant.** « Aujourd'hui, il faut resserrer un peu les assortiments. On a des magasins qui font plus de chiffre sans forcément être plus grands. Un industriel qui fonctionne un peu moins bien, on va pouvoir réduire sa place pour lancer de nouveaux produits. »
Entre l'agence qui sélectionne ses marques et le magasin qui sélectionne ses références, une même logique se dessine : dans un marché saturé de sollicitations, la valeur ne vient plus du volume, mais du tri.
### Match Frais : le plan de Carrefour pour aller chercher Grand Frais sur son propre terrain
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/06/match-frais-le-plan-de-carrefour-pour-aller-chercher-grand-frais-sur-son-propre-terrain/
Last updated: 2026-07-06T14:06:31.000Z
[Grand Frais](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/grand-frais/) n'a jamais vraiment eu de concurrent frontal. Depuis sa création, l'enseigne a construit un quasi-monopole sur le segment du magasin spécialiste du frais, celui où l'on vient pour la qualité du produit plutôt que pour cocher une liste de courses. Ni Leclerc, ni Auchan, ni Carrefour n'ont jamais réussi à s'y attaquer frontalement. C'est justement ce vide-là que [Carrefour](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/carrefour/) a décidé de combler, et le premier magasin ouvert le 3 juillet à Faches-Thumesnil, dans la périphérie de Lille, n'est que la première pierre d'un plan bien plus large.
## Réactiver un actif qui dormait dans un coin du groupe
Le choix du véhicule est la partie la plus révélatrice de la stratégie. Plutôt que de créer une marque ex nihilo ou de repositionner un Carrefour Market, le groupe a choisi Match. Un réseau hérité du rachat du groupe belge Louis Delhaize en 2023, aux côtés de Cora, resté cantonné depuis à son territoire historique du Nord et de l'Est de la France, sans jamais dépasser Amiens ou Meaux. Un actif que Carrefour possédait depuis deux ans sans vraiment savoir quoi en faire.
**C'est là que le plan devient intéressant : au lieu de partir de zéro, Carrefour a choisi de partir d'un savoir-faire déjà installé.** Le format Match, taille intermédiaire, culture de proximité, expertise frais historique, devient le point d'appui de toute l'offensive. Carrefour a même choisi de conserver le nom Match tel quel sur le fronton, sans lui accoler le mot « Frais », pariant sur la seule transformation de l'offre pour ancrer le nouveau positionnement dans la tête du client. Une manière aussi de ne pas braquer les 114 magasins Match existants avant d'avoir prouvé que le concept fonctionne.
L'investissement mis sur la table pour transformer la coque de Faches-Thumesnil, un ancien Auchan puis un « Partisans du Goût » fermé faute de clientèle, donne la mesure de l'ambition. Carrefour ne cherche pas à faire du frais un supplément d'âme sur un magasin existant, mais à repartir d'une feuille blanche sur un format entier : 999 mètres carrés, 9 200 références, 55 % de la surface dédiée au frais, avec de la viande locale à 100 %, y compris du veau du Pas-de-Calais et du Nord que les Match classiques ne proposent pas encore.
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### « Un aimant client » : pourquoi la boucherie reste un atout maître en grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/06/un-aimant-client-pourquoi-la-boucherie-reste-un-atout-maitre-en-grande-distribution/
Last updated: 2026-07-06T06:56:30.000Z
C'est l'un des rayons les plus stratégiques d'un magasin, et l'un des plus menacés. La boucherie en grande distribution cumule les difficultés : crise des vocations, départs en retraite non remplacés, étales qui se remplissent de sachets prédécoupés sous vide venus directement des abattoirs. **Pourtant, quand elle est bien traitée, la boucherie reste l'une des plus puissantes locomotives d'un point de vente.** Pour comprendre cette transformation de l'intérieur, j'ai reçu Damien, qui a connu le métier sous toutes ses formes : boucher, artisan indépendant, directeur de supermarché, manager, et plus récemment responsable de rayon viande au Canada.
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## **Le Québec, ou la France avec quelques années d'avance**
Damien rentre tout juste d'une expérience québécoise qui agit comme un miroir tendu à la France. Recruté par l'enseigne Metro pour développer la boucherie artisanale en magasin, il a vu le projet s'effondrer en quinze jours. « Je suis arrivé et au bout de 15 jours, j'ai appris qu'ils avaient abandonné le projet. En Amérique du Nord ils sont très pragmatiques, ils peuvent aller très vite dans les décisions. »
Première chose qui frappe : le vocabulaire. « Déjà, le terme viande, c'est plus de la boucherie, c'est de la viande. C'est ça qui est frappant quand on arrive. » L'assortiment, lui, est réduit à l'extrême. Pas de veau, pas ou peu d'agneau, une domination du boeuf et du poulet. « Là-bas, ils ont vraiment simplifié le travail à l'extrême. Ils travaillent quasiment que le filet de poulet et l'intérieur de la cuisse. Avec cet intérieur de cuisse, ils font tout : les biftecks, les brochettes. »
**Cette simplification n'est pas un choix esthétique, c'est une réponse directe à la pénurie de main-d'oeuvre.** « Comme il n'y avait plus de main-d'oeuvre, la GMS, les décideurs ont dit : on va essayer de simplifier au maximum pour que tout le monde puisse tenir le rayon. Le professionnalisme n'est plus là-bas. » Conséquence : on ne parle même plus de bouchers. « Nous on a des bouchers, eux ils ont des commis. N'importe qui avec un couteau peut couper les poitrines de poulet. »
Le plus troublant tient dans un paradoxe que Damien a relevé dans les études de marché québécoises. **Les consommateurs réclament du traditionnel, mais plus personne ne le propose.** « Les clients attendent des boucheries traditionnelles. Un retour à la vache qui broute l'herbe dans les champs environnants. C'est une attente forte des consommateurs au Québec, mais il y a personne qui le propose. Il y a un trou laissé. »
Tout n'est pas à jeter, loin de là. Le Canada a une avance nette sur un point : l'outil prévisionnel. « Quand un responsable de rayon arrive le matin, il a un logiciel qui s'appelle les prévisions de production. On fait l'inventaire des barquettes en rayon et on a une liste qui propose de couper tant de barquettes de telles références. C'est l'IA qui gère tout ça, qui rentre la météo, les volumes de promotion et les volumes de commande. » Un outil que la France n'a pas encore vraiment adopté. « Ici un peu moins. J'ai fait un petit sondage sur LinkedIn et il n'y a pas énormément d'applications qui rentrent un outil d'aide comme ça. »
## **La GMS a-t-elle creusé sa propre tombe ?**
La question qui traverse tout l'échange : la France va-t-elle finir comme le Canada ? Damien ne se cache pas derrière son avis. « On est en train de voir ça. Il y a quand même une dépossession très importante au niveau métier, au niveau valeur. » Certaines enseignes résistent, Intermarché, Leclerc, Super U, mais le mouvement de fond est là. « Il ferme beaucoup plus de rayons traditionnels qu'il n'en ouvre. Parce qu'il y a quand même de la pénurie. »
Et selon lui, cette pénurie n'est pas qu'un accident démographique. C'est en partie une blessure auto-infligée. **En vidant le métier de sa substance, la grande distribution a découragé celles et ceux qui le faisaient vivre.** « La GMS a peut-être aussi creusé elle-même son propre échec. Comme je dis, moi je parle de dépossession. Ils ont amené à ce que le métier ne soit plus du tout intéressant, à une perte de sens pour les gens qui travaillent. »
Sur les causes du désamour, Damien se garde des réponses faciles. « Il n'y a pas réellement de réponse toute faite. » Il observe néanmoins un glissement de consommation. « Manger mieux, manger moins, oui, ça dépend pour quelle catégorie socioprofessionnelle. On voit que les jeunes sont en train de s'approprier ça, dans tout le souci santé. »
> « La grande distribution a dû faire un choix. Soit on investit et on a un aimant client, soit on n'investit pas et on n'aura pas cet aimant qu'est la boucherie. »
## **La preuve par l'investissement**
Face au discours fataliste, Damien oppose un contre-exemple vécu. Lorsqu'il reprend un rayon boucherie en perdition dans un Intermarché, le diagnostic est sévère. « C'était un rayon où il n'y avait pas de chef depuis quelque temps. Il faisait 7 de marge brute. Il y avait beaucoup de pertes, les équipes étaient complètement démobilisées. » Le PDG fait le pari inverse de la simplification : il investit. « Il m'a dit : je veux investir parce que je sais que ça va attirer les clients. Et effectivement, au bout de quelques mois, la clientèle est revenue. »
Le résultat chiffré fait mouche. **Un rayon passé de 7 % à 27 % de marge, rentable malgré l'une des masses salariales les plus lourdes du magasin.** « J'avais trois bouchers à 2000 euros, moi j'étais presque à 3000, j'étais bien payé. On avait une des masses salariales les plus importantes des rayons du magasin. Mais derrière, on arrivait quand même à être rentable. »
Pour Damien, tout se résume à un arbitrage assumé. « La grande distribution, elle a dû faire un choix. Soit on investit et on a un aimant client, soit on n'investit pas, on vendra quand même de la viande mais on n'aura pas cet aimant client qu'est la boucherie. »
La taille du magasin pèse lourd dans l'équation. Les plus gros formats ont la fréquence client pour amortir et mieux rémunérer leurs bouchers, là où un magasin de 2000 m² peine. Certains font le choix radical du libre-service intégral, parfois autant par contrainte que par stratégie commerciale.
## **Le modèle Despi : l'indépendant sous le toit de l'hyper**
Interrogé sur le meilleur modèle de boucherie en GMS française, Damien cite sans hésiter Despi, le boucher de Grand Frais. Le secret tient à la structure même de l'enseigne, un regroupement d'indépendants. « Despi, le côté d'être indépendant, d'avoir son réseau de fournisseurs, son réseau de formation, permet en fait de garder les gens en place. »
L'idée : un artisan boucher exploite son propre rayon à l'intérieur du magasin, comme une concession. **Le bénéfice n'est pas que financier, il est avant tout humain : l'indépendant retrouve du sens parce qu'il retrouve ses clients.** « Quelqu'un qui met du sens dans ce qu'il fait va le retrouver, parce que ça va être les clients du magasin, mais aussi ses clients. Il peut carrément développer une proximité d'achat. Le local, c'est l'avenir. » Le modèle existe déjà ici et là, comme ce Carrefour Market près de la frontière suisse qui héberge le boucher du village voisin. « Ça se fait et c'est viable. Pourquoi ça ne s'est pas fait plus pour pallier la pénurie ? Je ne sais pas exactement. »
## **Déconsommation, L214, protéines : menace ou opportunité ?**
Sur le contexte sociétal, la diabolisation de la viande et les campagnes d'associations comme L214, Damien refuse la posture défensive. « Moi personnellement, je ne vois pas ça comme une menace. Je vois ça plutôt comme une opportunité. L'opportunité d'expliquer. Celui qui aura gagné, c'est celui qui sera le plus transparent possible. » Il cite l'exemple de Super U, qui assume publiquement ses choix d'approvisionnement. « Ils disent : ok, notre poulet vient de France, il est plus cher, mais il vient de France. Ils sont transparents. »
Quant à la grande tendance des protéines, Damien la lit avec nuance plutôt qu'avec enthousiasme. **Le marché ne disparaît pas, il se segmente.** Les seniors restent fidèles au rôti dominical et aux plats en sauce. Une frange recherche le premium, la viande maturée d'Argentine ou d'Espagne. Et les jeunes arbitrent. « Les jeunes, avec tout le domaine santé, se tournent vers les protéines de bonne qualité. Ils vont aller vers manger moins et manger mieux. » Le végétal, lui, ne décolle pas dans ses observations terrain. « Ce ne sont pas des rayons qui ont augmenté en linéaire. Au contraire, je connais des magasins où ils en ont même enlevé. »
> « La boucherie, c'est pas une ligne de compte. C'est pas une ligne sur un tableau Excel, un rayon boucherie. »
## **Le rayon de demain : un mix, pas une copie du Québec**
Sur l'avenir, Damien espère que la France n'ira pas jusqu'à la simplification extrême du Québec, même s'il reconnaît que « si on prend un côté pessimiste, on y va droit ». Sa vision est celle d'un marché segmenté. « Il y a de la place pour le discounteur qui aura des produits importés. Et les catégories premium, il y en aura aussi pour les bouchers artisanaux. En Europe, ce sera un mix. »
Sa conviction la plus forte, il la garde pour la fin, comme un message adressé directement aux décideurs. **La boucherie ne peut pas se piloter comme une simple ligne comptable.** « J'aurais une phrase pour les décideurs de GMS : la boucherie, c'est pas une ligne de compte. C'est pas une ligne sur un tableau Excel, un rayon boucherie. C'est des métiers qui ont du sens. Une barquette, il n'y a pas de vie. Quand tu as un gars de l'autre côté du comptoir qui te parle de l'éleveur, qui te dit comment cuisiner, qui te dit attendez je vais vous le ficeler c'est meilleur, tout ce sens-là amène du plus. »
### Signaux faibles - Le consommateur se réinvente, et les enseignes courent derrière.
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/02/signaux-faibles-le-consommateur-se-reinvente-et-les-enseignes-courent-derriere/
Last updated: 2026-07-06T09:00:19.000Z
☕ Bonjour, ici c'est Jonathan !
Chaque semaine, je passe des heures à surveiller ce qui bouge en dehors des radars habituels. Pas les communiqués de presse, pas les grandes études déjà commentées partout. Des **signaux faibles,** des tendances qui ne font pas encore la une, des chiffres qui méritent qu'on s'arrête, des mouvements qui vont finir par atterrir dans vos rayons. C'est ça, *Signaux Faibles*. Mon objectif : des infos pour le retail que vous ne lirez nulle part ailleurs.
Bonne lecture et bon week-end !
****Aidez-nous à améliorer Signaux Faibles.** Compte tenu des retours positifs, on cherche encore à améliorer Signaux Faibles, et votre avis compte vraiment. 3 questions, pas plus.
[JE RÉPONDS AUX 3 QUESTIONS ](https://tally.so/r/44Grer)
****🎥 #1 Vos employés sont votre meilleure vitrine**
Les employés de Starbucks publient 3 fois plus de contenu sur la marque que ceux de ses concurrents. Résultat : Starbucks les paie désormais pour continuer. En France, les salariés qui acceptent de participer à la promotion du magasin ne sont pas forcément récompensés.
****Le signal :** 61% de la Gen Z découvre des produits via du contenu créé par des employés. En GMS, vos équipes en rayon, en caisse ou en drive ont une authenticité qu'aucun influenceur acheté ne reproduira. La vraie question : avez-vous identifié les talents créatifs qui pointent déjà chez vous, et leur avez-vous donné les moyens de produire du contenu pour les réseaux sociaux ? [Avez-vous pensé à externaliser vos vidéos ?](https://www.studiojbgd.com/) ([source](https://www.entrepreneur.com/business-news/starbucks-employees-were-already-going-viral-on-tiktok-now-the-company-is-paying-them-to-do-it))
🗺️ **#2 Jumbo teste deux visages du commerce de proximité**
Aux Pays-Bas, Jumbo expérimente simultanément deux formats opposés : un concept ultra-compact pour centres-villes denses et une supérette à assortiment sur-mesure pour villages peu peuplés.
****Le signal :** La proximité n'est pas un format unique, c'est un spectre. Là où la GMS française cherche encore un modèle rentable pour ses petits formats, Jumbo segmente d'emblée la réponse selon la densité locale. Pour les enseignes tricolores, la question n'est plus « faut-il aller vers la proximité ? » mais « quelle proximité, pour quel territoire ? » Un levier à creuser, surtout à l'heure où les déserts commerciaux ruraux se multiplient. ([source](https://www.retaildetail.eu/news/food/jumbo-is-testing-new-concepts-for-urban-and-neighborhood-stores/))
🏘️ **#3 L'enseigne Dino Polska monétise son trafic comme un média**
L'enseigne polonaise (3 000 magasins, 400 m², parking propre) sous-loue désormais des locaux attenants de 140 à 500 m² à des commerçants, restaurateurs ou prestataires de services.
****Le signal :** Un supermarché de proximité peut générer deux lignes de revenus : la marge en rayon et la rente immobilière autour du magasin. Ce que les grands formats pratiquent depuis longtemps, Dino le transpose à petite échelle. Pour les enseignes françaises, la question est posée : vos parkings, vos angles morts, vos abords de magasin sont-ils déjà optimisés, ou laissez-vous un concurrent capter cette valeur à votre place ? ([source](https://www.linkedin.com/posts/adicarlo%5Fdino-polska-loue-son-trafic-%C3%A0-c%C3%B4t%C3%A9-de-share-7477312030006382593-1RCm/?rcm=ACoAAARsXtEBBCRTVkRThpb-Lqn0zA9YJlzilFY))
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### Chez Intermarché, l'agent d'accueil devient aussi agent de prévention
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/02/chez-intermarche-lagent-daccueil-devient-aussi-agent-de-prevention/
Last updated: 2026-07-02T14:30:08.000Z
Une [offre d'emploi publiée](https://www.welcometothejungle.com/fr/companies/groupement-les-mousquetaires/jobs/agent-d-accueil-prevention-et-surveillance-h-f%5Fvilleurbanne) par le Groupement Les Mousquetaires pour un poste basé à Villeurbanne illustre un mouvement de fond dans l'organisation des points de vente : la fusion de deux fonctions historiquement séparées, l'accueil client et la surveillance magasin.
## Un poste à double casquette
L'intitulé du poste ne laisse pas de place au doute : « Agent d'accueil – Prévention et surveillance ». Les missions décrites dans l'annonce couvrent en réalité deux métiers distincts, exercés par une seule et même personne.
D'un côté, la dimension sécuritaire : assurer une présence visible à l'accueil afin de contribuer à la prévention des actes de vol, effectuer une surveillance active des entrées, sorties et zones sensibles du magasin, observer les comportements à risque et signaler immédiatement toute situation inhabituelle à la direction. L'annonce mentionne explicitement la participation à la prévention de la démarque inconnue, dans le respect de la réglementation.
De l'autre, la dimension accueil : accueillir, renseigner et orienter les clients, réaliser les annonces micro, et assurer ponctuellement un renfort sur les caisses libre-service si nécessaire.
**C'est cette bascule permanente entre deux postures, celle qui rassure et celle qui surveille, qui rend le poste aussi exigeant qu'il est révélateur d'une tension terrain bien réelle.**

[Annonce repérée sur Welcome To The Jungle](https://www.welcometothejungle.com/fr/companies/groupement-les-mousquetaires/jobs/agent-d-accueil-prevention-et-surveillance-h-f%5Fvilleurbanne)
### Un profil qui doit tenir deux rôles à la fois
Le profil recherché reflète cette double exigence. Le candidat doit être « particulièrement observateur(trice), vigilant(e) et réactif(ve) », savoir « garder son sang-froid face aux situations conflictuelles », tout en restant courtois et à l'aise avec le contact client. L'annonce demande explicitement une capacité à « faire respecter les règles avec diplomatie », une formule qui résume à elle seule l'équilibre attendu du poste.
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### Juillet-Août : le plein été bat son plein sur le rayon
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/02/juillet-aout-le-plein-ete-bat-son-plein-sur-le-rayon/
Last updated: 2026-07-02T07:27:37.000Z
Juillet-août, c'est le cœur de l'été : le melon et la pastèque prennent toute la place, la [pêche et la nectarine ](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/09/peche-nectarine-2026-le-numero-1-des-fruits-dete-merite-mieux-que-le-milieu-de-rayon/)vivent leur pic de saison, l'abricot Bergeron est au sommet, la cerise tire sa révérence, et la prune fait son entrée triomphale avec la Reine-Claude et la Mirabelle.
Six familles stars dominent le rayon en plein été. **Bien les connaître, savoir les choisir et les conseiller, c'est tout ce qui fait la différence entre un rayon tenu et un rayon performant.** Toujours avec les bons conseils de [Stéphane Paul](https://www.linkedin.com/in/stephane-paul-spfc-formation-consulting-fruits-l%C3%A9gumes/).

## Les produits incontournables du mois
Juillet et août forment un bloc : c'est le pic de l'été, la période où le rayon fruits explose en volume et en diversité. Chaque produit a son tempo, sa fenêtre de tir, ses pièges.
**Melon.** La locomotive absolue de l'été. Pic de campagne France en juillet-août : Charentes, Quercy IGP, Haut-Poitou, Cavaillon IGP, Guadeloupe. Le Charentais jaune domine très largement. Le Label Rouge Charentais garantit un taux de sucre minimum et une date de cueillette sur l'étiquette. Un melon décevant en plein été casse la confiance pour toute la saison.
**Pastèque.** En pleine explosion. La pastèque sans pépins prend le dessus. La pastèque découpée représente au minimum 40 % des ventes totales : c'est un produit d'impulsion, un générateur de marge et un attracteur de flux. Implantation en TG réfrigérée ou table de glace obligatoire.
**Pêche et nectarine.** Pic de pleine saison France. Vallée du Rhône, Languedoc-Roussillon, Provence, Sud-Ouest. Pêche blanche, pêche jaune, nectarine, pêche plate, pêche de vigne : la gamme est à son maximum. C'est le moment où le client a l'embarras du choix.
**Abricot.** Bergeron au sommet. Mi-saison à plein pic en juillet, variétés tardives en août. IGP [Abricot](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/28/abricot-francais-2026-comment-performer-sur-la-saison-la-plus-courte-de-lannee/) des Baronnies, Drôme, Roussillon. Le Bergeron est la référence qualité française : ferme, aromatique, bonne tenue. Royal Roussillon et Bergarouge prennent le relais en août.
**Cerise, fin de saison.** Début juillet marque les toutes dernières semaines. La saison est ultra-courte : de fin mai à mi-juillet (source : ministère de l'Agriculture). Belge (semi-tardif), puis Sweetheart (tardif) ferment le calendrier variétal. Mi-juillet, la cerise quitte le rayon. Rappel utile : la cerise est un fruit non climactérique, elle ne mûrit pas après récolte.
**Prune, la grande entrée d'août.** C'est LE produit de la rentrée d'août. Quatre grandes familles : Reine-Claude, Mirabelle, Quetsche, et les américano-japonaises (Golden Japan, Black Diamond, Angeleno). Tarn-et-Garonne et Lot-et-Garonne pour les prunes de table, Meurthe-et-Moselle et Meuse pour la Mirabelle de Lorraine (IGP).
Et autour : framboise, myrtille, groseille en pleine saison, figue en mi-juillet, raisin de table en août, tomate France gamme complète, courgette, aubergine, poivron, haricot vert, maïs frais, herbes fraîches. **Juillet-août, c'est la période la plus généreuse de l'année sur le rayon.**


## Conseils simples : rayon et client
Trois réflexes utiles à transmettre à l'équipe et au client pour les fruits stars de l'été.
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### Baromètre vues vidéo Facebook : les performances du mois de Juin
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/07/01/barometre-vues-video-facebook-les-performances-du-mois-de-juin/
Last updated: 2026-07-03T07:09:14.000Z
Le nouveau baromètre de la performance vidéo des enseignes sur Facebook, porté par les données Nonli, révèle une domination insolente du secteur du bricolage en juin, dictée par la saisonnalité de l'aménagement extérieur.
À ce jeu, **Bricomarché** réalise un score historique en franchissant la barre des **18 millions de vues**, surclassant largement toute la concurrence.
**Grand Frais** s’empare de la deuxième place avec **10 millions de vues**, porté par la recherche de fraîcheur estivale, talonné de près par **Brico Dépôt** (**9,9 millions**). L’autre surprise majeure vient d’**ALDI France** : le discounter se hisse à la 4ème place avec **9,8 millions de vues**, devançant largement des géants de la GMS comme Intermarché (5ème, 4M) ou Coopérative U (8ème, 1,3M).
Ce classement confirme une règle clé : la taille de la communauté ne protège plus.
💡
****Note méthodologique :** Les données analysées agrègent les performances des vidéos organiques et celles des publications « organiques boostées » (contenus naturels ayant bénéficié d'un budget média pour amplifier leur portée). En revanche, les formats publicitaires dits « 100% paid » (ou dark posts), créés exclusivement pour l'achat d'espace, sont exclus de ce périmètre.
## Le classement de juin et le top posts
Bricomarché fait parler à travers deux vidéos : la 1ère cumule les presque 10 millions de vues avec [3 astuces pour affronter les grosses chaleurs ](https://www.facebook.com/reel/1641627634200466/)et la 2ème pour [convaincre de s'équiper d'un compresseur](https://www.facebook.com/reel/2185780142277370/) (8 millions de vues).
Aldi génère 5 millions de vues sur Facebook avec ses [produits élu saveurs de l'année](https://www.facebook.com/reel/1322303299967351/). L'enseigne allemande invite aussi [à faire son hot-dog chez soi](https://www.facebook.com/reel/1273825191256551/) ou à [savourer une buratta](https://www.facebook.com/reel/1712311000188438/) (plus de 2 millions de vues cumulées).
Autre fait marquant, Auchan collabore avec [Greg Guillotin dans une caméra cachée](https://www.facebook.com/reel/26914833678198389/).
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### Kalama Tata : la marque qui veut faire entrer la Grèce dans le rayon produits du monde
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/30/kalama-tata-la-marque-qui-veut-faire-entrer-la-grece-dans-le-rayon-produits-du-monde/
Last updated: 2026-06-30T09:22:23.000Z
Le **rayon produits du monde** est l'un des grands gagnants de la consommation française post-Covid. **Croissance de plus de 30% en cinq ans, taux de pénétration élevé : les Français se sont massivement appropriés ces cuisines venues d'ailleurs.** Et pourtant, un grand absent persistait dans les linéaires de la grande distribution, alors même qu'il trône dans le top 3 des cuisines préférées des Français : la Grèce. C'est ce paradoxe qu'a décidé d'attaquer [Sixte de Poulpiquet](https://fr.linkedin.com/in/sixte-de-poulpiquet-649b6b65) avec sa marque Kalama Tata.
## **Un angle mort repéré dans les linéaires**
Le constat de départ est limpide. La cuisine grecque plaît, mais elle n'avait pas de marque dédiée en GMS. « Cela fait des années que je pense à la Grèce dans les produits du monde. Depuis le Covid, les consommateurs français se tournent de plus en plus vers ce rayon, avec une croissance de plus de 30% en cinq ans. C'est énorme. »
Ce qui frappe l'entrepreneur, c'est l'écart entre la notoriété de la cuisine grecque et son absence des rayons. **La catégorie n'existait tout simplement pas en grande distribution, alors qu'elle cartonnait déjà en épicerie fine.** « Mon constat, c'est que la Grèce n'était pas du tout présente dans ce rayon, alors qu'elle figure dans le top 3 des citations des Français. Comme la catégorie n'existait pas, les clients ne réclamaient pas spontanément de produits grecs. Mais je voyais qu'en épicerie fine, beaucoup de marques grecques cartonnaient, sans équivalent en GMS. C'est pour cela que j'ai créé Kalama Tata. »
> « La Grèce n'était pas du tout présente dans ce rayon, alors qu'elle figure dans le top 3 des citations des Français. », Sixte De Poulpiquet, Kalama Tata
## **Une gamme simple pour démarrer, technique pour durer**
Plutôt que de noyer le consommateur, Sixte de Poulpiquet a choisi d'entrer par des produits accessibles. « J'ai voulu faire entrer la Grèce dans les produits du monde avec une gamme assez simple. » Au programme : des mezze, des gressins faits à la main à Athènes, des épices pour réaliser son propre tzatziki maison, des épices à feta, des olives de Kalama Tata et de l'huile d'olive du Péloponnèse.
La suite est déjà en préparation, avec une montée en technicité assumée. « Au fur et à mesure, je vais enrichir la gamme avec des produits plus techniques, comme des feuilles de vigne farcies ou des pâtes orzo. » Le positionnement repose sur une exigence non négociable : **des produits 100 % grecs, véritable clé d'entrée de la marque sur le segment produits du monde.**

## **Un démarrage rapide, porté par une agence bretonne**
Le lancement a été au rendez-vous. « Le démarrage est plutôt bon. Monoprix m'a fait confiance dès le début, puis j'ai été reçu par l'ensemble des enseignes de la grande distribution. » Pour passer de l'idée à l'exécution terrain, le fondateur a renoncé à tout faire seul. **Conscient de l'ampleur du travail commercial et merchandising, il s'est appuyé sur l'agence bretonne RGM plutôt que de piloter en solo.** « Au départ, je voulais le faire seul depuis la Bretagne. Mais je me suis rendu compte de tout le travail que représentaient l'implantation et le suivi. RJM est une énorme agence bretonne, très bien implantée, avec deux commerciaux et six merchandiseurs par département. Je n'aurais jamais pu disposer d'une telle capacité commerciale. Au vu du résultat obtenu en six mois, je suis très content de leur avoir fait confiance. C'est imbattable. »
> « Je trouve que la grande distribution prend vraiment en compte les PME aujourd'hui, cela a changé », Sixte De Poulpiquet, Kalama Tata
## **PME française : un statut désormais valorisé en GMS**
Au-delà de l'origine grecque des produits, Kalama Tata revendique une autre identité : celle d'une PME française. Membre de la FEEF depuis janvier, Sixte de Poulpiquet y voit un levier de réseau autant qu'un signal. « C'est une excellente fédération, qui permet de rencontrer tous les interlocuteurs de la grande distribution. Mes produits sont 100% grecs, mais derrière, je reste une PME française. »
Son observation sur l'évolution du secteur est encourageante pour les jeunes marques. **La grande distribution prend désormais davantage soin des PME, qu'elles soient référencées par des enseignes intégrées ou indépendantes.** « Je trouve que la grande distribution prend vraiment en compte les PME aujourd'hui, cela a changé. Nous sommes mieux protégés et mieux valorisés. La [FEEF](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/10/comment-dynamiser-les-rayons-textile-en-grande-distribution-lexemple-du-partenariat-feef-x-carrefour-2/) réalise un travail énorme sur le sujet, et toutes les enseignes prennent davantage soin des PME, ne serait-ce que sur les délais de paiement ou l'assortiment. »
La prochaine étape est déjà tracée : décrocher le label PME+. « Je compte le mettre en place l'année prochaine. Le label PME+ repose sur un système RSE très exigeant. » Et le bénéfice est aussi commercial, chiffres à l'appui. **Les PME labellisées PME+ afficheraient une croissance supérieure de 9 % à leur catégorie.** « La semaine dernière encore, lors d'un rendez-vous chez Casino, on expliquait que les performances des PME labellisées PME+ étaient en croissance de 9 % par rapport à la catégorie. C'est un véritable enjeu. Le label donne aussi accès à des catalogues, des revues de marché et des priorités. Beaucoup de dispositifs sont mis en place avec les enseignes pour valoriser ces PME. »
De la niche grecque repérée en épicerie fine à l'ambition du label PME+, Kalama Tata avance avec une conviction simple : il y avait une place à prendre, et personne ne l'occupait.
### « 40° degrés dehors, 39° dans les rayons » : Dans la fournaise des magasins sans clim
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/29/40deg-degres-dehors-39deg-dans-les-rayons-dans-la-fournaise-des-magasins-sans-clim/
Last updated: 2026-06-29T08:23:09.000Z
Trente-neuf degrés à l'intérieur du magasin, quarante-quatre dehors. Le chiffre vient d'une salariée d'une grande surface de bricolage, qui a vu sa direction basculer du jour au lendemain sur des horaires d'été : ouverture à 9h, rideau à 12h30, et l'après-midi tout le monde rentre chez soi. C'est l'exception. Dans la plupart des points de vente, on reste ouvert, on reste debout derrière le rayon, et on attend que ça passe.
La question a été posée dans un groupe de salariés de la grande distribution, en pleine vigilance orange : est-ce que d'autres travaillent dans des magasins non climatisés ? Les réponses ont afflué par centaines. Elles disent toutes à peu près la même chose. **Le sans-clim est la norme, pas l'exception.**
## Pas de clim, et rarement de plan B
Le décor se répète d'un témoignage à l'autre. Pas de climatisation, souvent pas de ventilateur non plus. Quand il y en a, il tombe en panne : une clim qui « marche rarement » et quatre brumisateurs pour sept personnes, raconte un salarié. Ailleurs, c'est l'eau qui manque, ou les mouches qui s'invitent dans un magasin laissé portes ouvertes.
**Les pires postes ne sont pas ceux qu'on croit.** La boulangerie cumule la chaleur de l'été et celle des fours. Une salariée explique qu'elle apporte son propre ventilateur, sinon elle ne tient pas. Et le frais ne protège de rien : on y a chaud aussi, là où l'on imaginait un refuge.
Restent les coulisses, que les clients ne voient jamais. La réserve transformée en étuve. La salle de repos décrite comme « une fournaise ». Détail qui en dit long sur les priorités : dans un magasin, le robinet d'eau froide de la salle de pause est cassé depuis des mois ; seul le chaud fonctionne. Impossible de se rincer les mains à l'eau fraîche pendant la pause.
Face à ça, les mesures relèvent souvent du minimum. Des bouteilles d'eau mises à disposition, parfois juste l'eau du robinet. Quelques pauses supplémentaires accordées au cas par cas. **La climatisation, elle, reste presque toujours hors de question, jugée trop chère ou trop lourde à installer.** Une poignée de salariés décrivent l'inverse : clim qui fonctionne, chefs « compréhensifs », horaires aménagés. Ils sont minoritaires, et le savent.
> « Les pires postes ne sont pas ceux qu'on croit : la boulangerie cumule la chaleur de l'été et celle des fours. »
[« Je rentre chez moi, je suis carrément KO. » : Voici la face cachée de la canicule en magasinIl fait 30 degrés dans le magasin, parfois plus. Un client passe en caisse, lance « ah vous êtes au frais, vous, c’est bien », et repart sans attendre la réponse. La réponse, une employée la donne quand même : « mais non Micheline, j’avoue je serais mieux chez moi sur monJe Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/25/je-rentre-chez-moi-je-suis-carrement-ko-voici-la-face-cachee-de-la-canicule-en-magasin/)
## « Et la santé ? » : la ligne de fracture, « Même dans le frais, on a chaud. »
Le plus frappant n'est pas la chaleur. **C'est ce qu'elle révèle entre collègues.** Sous la question initiale, deux camps se sont formés.
D'un côté, ceux qui renvoient les plaignants à leur supposée mollesse. « De mon temps, nous n'avions pas de clim et nous ne nous plaignions pas. » « Les Français, toujours dans l'exagération. » Quelques-uns vont plus loin, jusqu'au mépris ouvert : démissionnez et allez essayer la couverture, le bâtiment ou l'agriculture ; « ça va vous aller survivre ». Le refrain « pauvre France » revient comme une signature.
De l'autre, ceux qui ramènent la discussion à un point simple. **La pénibilité d'un autre métier ne supprime pas la sienne.** À l'argument « ils font comment, ceux qui bossent dehors ? », une salariée répond que le sujet n'est pas là : on n'est pas sur un groupe du bâtiment, et les clients aussi font des malaises dans les rayons. Une autre note ce que les anciens oublient : les étés sont plus longs et plus intenses qu'avant, et les portes désormais posées sur les meubles froids ont supprimé la fraîcheur qui circulait autrefois dans tout le magasin.
Entre les deux, une troisième voix, plus opérationnelle, finit par s'imposer. Elle tient en quelques mots : CSE, CSSCT, délégués syndicaux, médecine du travail, droit de retrait. « Nous ne sommes pas des serfs », tranche une salariée, qui conseille de prendre la température au thermomètre et de faire remonter les chiffres. C'est, de loin, le conseil le plus utile du fil. Et le plus rare.
> « Le seuil des 30 °C n'est pas un interrupteur : c'est un signal d'alerte, pas une règle. Le droit de retrait s'apprécie au cas par cas, pas au thermomètre. »
## Ce que dit la loi depuis juillet 2025
Car le cadre a changé, et beaucoup l'ignorent encore. Le décret du 27 mai 2025 est entré en vigueur le 1er juillet 2025\. Il crée dans le code du travail un chapitre entier consacré à la prévention des risques liés aux épisodes de chaleur intense.
Concrètement, l'employeur doit désormais inscrire le risque chaleur dans son document unique d'évaluation des risques, et adapter l'organisation du travail dès la vigilance jaune de Météo-France : horaires décalés, tâches pénibles repoussées, pauses allongées. En vigilance orange ou rouge, il doit réévaluer chaque jour les risques, salarié par salarié, selon la température, la nature des tâches et l'état de santé de chacun. **L'eau potable et fraîche n'est plus une faveur, c'est une obligation**, à hauteur d'au moins trois litres par jour et par personne lorsqu'il n'y a pas d'eau courante. Et l'inspection du travail peut mettre une entreprise en demeure de se mettre en conformité sous huit jours.
Deux idées reçues méritent d'être corrigées, car elles circulent dans le fil. **Non, il n'existe pas de température maximale légale au-delà de laquelle on arrête tout automatiquement.** Le seuil des 30 °C souvent cité n'est pas un interrupteur : c'est un signal d'alerte, pas une règle. Le droit de retrait, lui, ne se déclenche pas à un chiffre mais à un danger grave et imminent pour la santé, que le salarié estime raisonnablement. Il existe, il est réel, mais il s'apprécie au cas par cas, pas au thermomètre.
Reste l'écart entre le texte et le terrain. La loi a beau exister depuis un an, elle n'a pas encore atteint la salle de repos où le robinet d'eau froide est cassé. **Le décret protège ceux qui le connaissent et qui osent l'invoquer.** Les autres continuent d'apporter leur ventilateur.
### Étiquettes flash : comment une petite LED fait gagner 20% de productivité au drive
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/25/etiquettes-flash-comment-une-petite-led-fait-gagner-20-de-productivite-au-drive/
Last updated: 2026-06-25T11:40:11.000Z
Dans un rayon vin, des centaines de bouteilles se ressemblent. Pour un préparateur de commandes drive qui doit retrouver une référence précise parmi des milliers, chaque seconde passée à chercher est une seconde perdue. C'est précisément ce problème que résout une technologie aussi discrète qu'efficace : l'[étiquette électronique à LED](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/09/pourquoi-walmart-deploie-les-etiquettes-electroniques-de-rayon-a-grande-echelle/), dite « flash ». **Reportage à l'Intermarché de Nemours, un magasin très surprenant par sa forme circulaire, qui pratique le picking en rayon pour son drive.**
## **Une LED qui guide la main du préparateur**
Le principe est simple, presque évident une fois qu'on l'a vu fonctionner. Jules, manager drive et relation client du magasin, le résume sur le terrain. « Concrètement, c'est cette petite LED qui s'allume, qui nous permet de trouver des articles via l'application, ce qui permet de gagner énormément de temps en termes de recherche. » Devant le rayon vin, la démonstration est parlante. « C'est beaucoup de références, beaucoup de bouteilles qui se ressemblent. Une fois qu'on est au rayon, ça nous permet d'aller directement au produit qu'on cherche. Il est allumé, on prend notre article et on continue. » Détail malin : « On peut aussi le faire clignoter avant d'arriver au rayon. »
Côté fournisseur, Stéphane Chesnais, de Pricer, replace l'innovation dans son histoire. **Pricer revendique l'invention du flash il y a une dizaine d'années.** « Ce flash, intégrant une LED, permet de faire flasher l'étiquette afin de trouver un produit plus rapidement, aider les préparateurs dans cette préparation de commande qui prend du temps et où il est souvent très difficile de trouver des produits. » Le fonctionnement est instantané. « L'étiquette va flasher dès que le préparateur a choisi le produit qu'il doit préparer. Quand il passe au produit suivant, l'étiquette s'éteindra. »
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[VOIR LA VIDÉO](https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7475805160863244288)
## **Entre 15 et 20 % de productivité, et moins de ruptures**
Sur les chiffres, les deux parties convergent. Interrogé sur le gain de productivité, Jules avance une fourchette. « J'irais entre 15 et 20 %. » Stéphane Chesnais confirme l'ordre de grandeur côté Pricer. « De l'ordre de 20 % de gains de productivité sur la préparation de commandes. » Le tout sur un volume loin d'être anecdotique : le magasin tourne, selon Jules, à « une bonne moyenne de 200 commandes par jour », davantage le week-end.
**Mais le bénéfice le plus stratégique n'est pas la vitesse, c'est la lutte contre les fausses ruptures.** Jules pointe un effet concret sur la satisfaction client. « Une personne qui ne trouverait pas le produit dit qu'il est en rupture, alors que non. Avec ça, on sait que le produit est là, ça clignote, on le trouve et on peut le mettre directement. Un client qui a tous ses produits, et les bons, c'est un client satisfait qui reviendra. »
L'autre vertu, souvent sous-estimée, concerne la formation. Dans un secteur marqué par un fort turnover et beaucoup de jeunes recrues, l'outil raccourcit drastiquement la montée en compétence. « Les jeunes qui arrivent sont opérationnels en une demi-journée. Une fois qu'ils connaissent à peu près l'emplacement des produits, on a cet outil qui permet de trouver le produit exact », explique Jules. Un constat partagé par Jessica Duhazé, adhérente du magasin, pour qui le drive est un segment clé. « Nous avons dépassé les 11 % de quotas. Il y a énormément de jeunes collaborateurs et d'étudiants, et le temps de formation est très court. Avoir une solution qui permet de les faire monter en compétence rapidement, c'est indispensable. »
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### Les dix tendances conso qui vont redessiner les rayons
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/25/les-dix-tendances-conso-qui-vont-redessiner-les-rayons/
Last updated: 2026-06-25T11:11:15.000Z
Du 17 au 21 octobre 2026, Paris Nord Villepinte va de nouveau concentrer la planète alimentaire sur quelques hectares de halls. 8 000 exposants attendus, 400 000 produits présentés, un réseau qui touche 700 000 professionnels dans 205 pays : le [SIAL](https://badge.sialparis.fr/accueil.htm?codePromo=ENEWSJBEGD&utm%5Fsource=newsletter&utm%5Fmedium=email&utm%5Fcampaign=sialparis-2026-leadgen-E-news-Je-bosse-en-grande-Distribution-FR&utm%5Fcontent=externe&utm%5Fterm=visiteur) reste le plus grand salon agroalimentaire professionnel au monde. Derrière les chiffres, c'est un autre document qui mérite l'attention de ceux qui pilotent un rayon ou une centrale d'achat.
Cette édition s'appuie sur **SIAL Insights, une lecture du marché construite à partir de trois études internationales : Kantar, ProtéinesXTC et Circana.** Dix tendances en ressortent. Aucune n'est une surprise totale, mais leur combinaison dessine une grille de lecture utile pour anticiper les [assortiments](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/08/17/en-magasin-lheure-est-a-loptimisation-des-assortiments-pour-gagner-en-productivite/) des prochaines saisons. Pour un acheteur, l'exercice n'a rien de théorique : ces signaux sont ceux qui arbitreront les référencements de 2027 et 2028.
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## La santé devient une promesse de performance
Premier mouvement, le plus structurant. **L'alimentation santé quitte le terrain de la prévention pour celui de l'optimisation.** Le consommateur ne cherche plus seulement à éviter le mauvais, il veut régler sa biologie et son rythme de vie. La [santé](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/12/raphael-dg-de-nutrition-et-sante-plus-que-le-chiffre-daffaires-ce-qui-nous-interesse-cest-le-nombre-de-consommateurs-quon-touche/) digestive et métabolique passe au premier plan, avec des produits pensés comme des leviers de performance quotidienne. La probiotique, la fibre fonctionnelle et la protéine ne sont plus des arguments de niche relégués au rayon diététique, elles irriguent l'épicerie courante, le frais et même la boisson.
Le SIAL pousse le raisonnement jusqu'au cerveau. Sous l'étiquette du « cerveau intestinal », une offre émerge autour de la régulation de l'humeur et des besoins cognitifs ou hormonaux, ajustés selon les étapes de la vie. **C'est un glissement net : la frontière entre alimentaire et bien-être mental devient un territoire commercial à part entière.** On y trouve déjà des boissons relaxantes, des en-cas censés soutenir la concentration, des formats pensés pour la ménopause ou pour le sommeil. Autant de promesses qui posent, au passage, une vraie question de crédibilité et de cadre réglementaire pour les enseignes qui les mettront en avant.
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### « Je rentre chez moi, je suis carrément KO. » : Voici la face cachée de la canicule en magasin
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/25/je-rentre-chez-moi-je-suis-carrement-ko-voici-la-face-cachee-de-la-canicule-en-magasin/
Last updated: 2026-06-25T10:28:05.000Z
Il fait 30 degrés dans le magasin, parfois plus. Un client passe en caisse, lance « ah vous êtes au frais, vous, c'est bien », et repart sans attendre la réponse. La réponse, une employée la donne quand même : « mais non Micheline, j'avoue je serais mieux chez moi sur mon canapé sous la clim ». La surface de vente est rarement le vrai problème. Ce sont les réserves, les fournils, les mezzanines de drive et les bureauxf sous les toits qui transforment l'**épisode** [**caniculaire**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/07/dans-le-commerce-la-canicule-est-un-revelateur-des-impolitesses/) **en épreuve**. Et d'un magasin à l'autre, l'écart est saisissant. Témoignages.
## La même canicule, des conditions très inégales
Le premier constat qui ressort des témoignages, c'est l'absence totale d'homogénéité. **Deux salariés de la même enseigne peuvent vivre la canicule de façon radicalement opposée.** D'un côté, des magasins équipés et organisés. « De mon côté, super clim, bouteilles d'eau distribuées, rien à dire », résume une salariée. « Nous, de l'eau au frais, un ventilateur à chaque caisse et un brumisateur par îlot », décrit une autre. Un employé apprécie même la mesure : « la climatisation mais pas trop forte, et tant mieux ». Et l'affluence suit la météo : « beaucoup de clients le matin et très très calme l'après-midi ».
De l'autre, des sites où rien n'est prévu, ou presque. « Pas d'eau à dispo à part l'eau du robinet. Les filles dans les bureaux sous les toits travaillent dans une fournaise », raconte un salarié d'Intermarché. Ailleurs, « notre magasin n'a pas la clim, de plus peint en foncé, ce qui attire la chaleur », même si, ajoute la même personne, « des bouteilles sont même offertes aux clients ». Le point commun de ces magasins, c'est l'épuisement qui s'installe : **la fatigue n'est pas un ressenti isolé, elle revient dans presque tous les témoignages.** « On se fatigue beaucoup plus vite », « je rentre chez moi, je suis carrément K.-O. », « on est juste un peu moins efficaces ».
La donnée la plus parlante n'est pas un ressenti, c'est un thermomètre. **C'est au drive que les chiffres montent le plus haut.** « 35° en bas et 38° dans la mezzanine, quasi pas de circulation d'air, c'est étouffant », décrit un préparateur, qui n'a pour recours que « de l'eau fraîche stockée en chambre froide ». Une collègue complète le tableau : « pas de clim, deux ventilos qui peinent à fonctionner pour tout l'entrepôt. Bermuda autorisé mais t-shirt de l'enseigne obligatoire, en coton bien épais évidemment. On finit la journée avec des auréoles partout. »
Cette inégalité tient en partie à une réalité structurelle que les témoignages mettent bien en lumière. **Le froid alimentaire produit du chaud.** Une vendeuse au rayon traditionnel travaille à côté d'un meuble fromage en libre-service qui « libère de l'air chaud » en continu, avec « un petit et vieux ventilateur qui brasse du chaud ». Les groupes froids rejettent leurs calories dans le magasin, et les bâtiments anciens encaissent mal. C'est moins une question de mauvaise volonté qu'un sujet d'investissement et de conception des locaux. Plusieurs le reconnaissent, comme cette salariée pour qui « le magasin est climatisé sauf les réserves. On s'adapte et on va boire autant qu'on veut. »
Là où des mesures existent, elles tournent souvent autour des mêmes leviers. L'eau d'abord, sous toutes ses formes. L'aménagement des horaires ensuite. « On commence une heure plus tôt, on finit à la même heure », nuance une employée, pour qui le gain reste limité. Un salarié d'atelier décrit un ajustement plus net : « pas de clim, 30 degrés dans l'atelier, mais j'ai adapté mes horaires, je fais 7h-14h30 au lieu de 8h-16h30 ». Au drive, « certains peuvent quitter à 15h, sinon c'est 20h comme d'habitude ». La tenue, enfin, avec le bermuda souvent toléré. Et parfois un suivi de proximité : « je fais le tour régulièrement, étant RP, auprès des collègues pour ne pas oublier de se réhydrater », explique un responsable de point de vente.
## Ce que la loi impose depuis l'été 2025
Sur le plan réglementaire, le cadre a changé récemment, et plusieurs salariés le rappellent avec précision dans les échanges. **Le décret du 27 mai 2025 est entré en application le 1er juillet 2025 et renforce les obligations de l'employeur en cas de fortes chaleurs.** Il prévoit notamment l'adaptation de l'organisation et des horaires de travail, l'augmentation de l'eau potable fraîche mise à disposition et le choix d'équipements permettant de maintenir une température corporelle stable.
Le socle reste l'obligation générale de sécurité inscrite au code du travail. L'employeur doit mettre à disposition de l'eau potable et fraîche à proximité des postes, en quantité suffisante, avec un minimum de trois litres par jour et par salarié en l'absence d'eau courante. **Le décret introduit ensuite une logique de paliers calée sur la vigilance Météo-France.** Dès la vigilance jaune, l'organisation du travail doit être adaptée. En vigilance orange ou rouge, l'employeur procède à une réévaluation quotidienne des risques, selon la température, la nature des tâches et l'état de santé des salariés. En cas de manquement, les salariés citent les recours : inspection du travail, CSE, et droit de retrait au titre de l'article L4131-1 en cas de danger grave et imminent.
Un point mérite d'être clarifié, parce qu'il revient souvent et qu'il est mal compris : la gourde personnelle. **Interdire à un salarié de s'hydrater est illégal ; encadrer la présence d'une bouteille en rayon relève, lui, du règlement intérieur.** Un commentateur démêle bien les deux : l'enseigne peut encadrer la bouteille en rayon « au même titre que manger un sandwich », notamment pour éviter les abus, tout en laissant l'accès à l'eau libre. Un autre raconte la solution trouvée dans son magasin : « on avait des bouteilles à disposition, mais comme certains en prenaient pour ramener chez eux, ils ont installé des fontaines. Ça limite les abus. » Dans les faits, beaucoup gardent leur gourde sans souci, et certains ne comprennent pas le débat : « on peut boire même devant les clients, je ne vois pas pourquoi on devrait se cacher pour boire ».
> « Je rentre chez moi, je suis carrément K.-O. »
## Et puis il y a les clients
La canicule ajoute une couche relationnelle que les salariés vivent parfois comme la plus usante. La phrase qui revient le plus, déclinée à l'infini, c'est ce « vous êtes au frais, vous » qui ignore les arrière-boutiques. « Oui, c'est ça, je bosse avec mes collègues entre 25 et 30 degrés », répond une employée. Une autre tente l'explication pédagogique : « mes produits, ça va, c'est à l'arrière qu'il fait méga chaud ». Et une vendeuse résume la hiérarchie des priorités du jour : « heureusement que mes stocks sont en frigo, j'apprécie plus mon frigo que les clients ».
Viennent ensuite les demandes que personne ne peut satisfaire. Les clients réclament ventilateurs et climatiseurs, en rupture partout. « C'est national et dans toutes les enseignes, c'est pareil », soupire un salarié face à l'incompréhension. Un client va plus loin : « vous avez des ventilateurs et des climatiseurs ? Non, désolée. Comment ça ? Ce n'est pas normal. » **La pénurie d'équipements de rafraîchissement devient, pour le client, une faute du magasin.** Au rayon, un vendeur encaisse une question qui résume l'époque : « je suis en vélo, vous pensez que je peux acheter du chocolat et rentrer chez moi sans qu'il fonde ? Il fait 42 dehors, je vous avoue qu'il y a peu de chances que je rembourse ce genre de choses. »
Reste une voix, minoritaire mais constante, qui invite à relativiser. Plusieurs rappellent que d'autres métiers sont bien plus exposés. « On est à l'intérieur, pas en plein soleil comme bien d'autres professions », pose une salariée. Un autre renvoie vers les cuisines : « allez bosser en cuisine, pantalon, veste, chaussures de sécurité, totalement impossible de se rafraîchir ». Et une salariée de jardinerie raconte une scène qui dit tout du décalage : « une cliente passe, oh les pauvres plantes, elles doivent avoir chaud. Oui madame. Plus d'empathie pour les plantes que pour moi sous 50°C. » L'argument est juste, et il coexiste avec l'autre réalité, tout aussi documentée par les témoignages.
### L’avenir du retail : 4 leviers stratégiques pour survivre et croître dans un monde en mutation
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/22/avenir-du-commerce-de-detail-4-leviers-strategiques-pour-survivre-et-croitre-dans-un-monde-en-mutation/
Last updated: 2026-06-22T13:30:43.000Z
Dans un contexte mondial marqué par l’instabilité économique, les tensions géopolitiques et une mutation technologique accélérée, le commerce de détail n’échappe pas aux bouleversements. Le rapport **«** [**Deloitte Global Powers of Retailing 2025**](https://www.deloitte.com/global/en/Industries/retail/research/global-powers-of-retailing.html) **»** offre une analyse précieuse des stratégies gagnantes des plus grands acteurs du secteur. Basé sur l’analyse des 250 plus grands détaillants mondiaux, ce rapport met en lumière les dynamiques économiques et les tendances structurelles qui redéfinissent le paysage du retail. Décryptage.
## Un ralentissement économique, mais une rentabilité en hausse
L’exercice 2023 a marqué un tournant pour les géants du commerce de détail. Alors que la croissance du chiffre d’affaires des 250 plus grandes entreprises a ralenti à 3,6%, contre 8,3% l’année précédente, près de 74% de ces détaillants ont tout de même enregistré une progression positive de leurs ventes. Plus frappant encore : 88,1 % sont restés rentables, avec une marge bénéficiaire nette moyenne portée à 3,7 %, en hausse de 0,6 point.
Cela montre que, malgré la pression inflationniste, la prudence des consommateurs et les ruptures de chaînes d’approvisionnement, les grandes enseignes ont su adapter leur modèle pour préserver, voire améliorer, leur rentabilité.
## Une reprise économique en demi-teinte selon les régions
La croissance économique mondiale a retrouvé un certain équilibre après les pics d’inflation post-pandémie, mais les disparités régionales sont marquées :
- **États-Unis** : L’économie affiche une résilience notable avec une prévision de croissance de 2,8 % en 2024, soutenue par l'amélioration de la productivité dans le secteur des services.
- **Europe** : Fragilisée par la faible croissance allemande et le resserrement budgétaire, elle reste à la traîne. L’Espagne tire néanmoins son épingle du jeu.
- **Chine** : Si la croissance cible de 5 % est atteinte, des risques demeurent autour de la déflation et du marché immobilier.
- **Inde** : C’est la star montante. Elle séduit par sa forte croissance et son rôle stratégique dans la diversification des chaînes d’approvisionnement.
- **Amérique latine, Afrique et Moyen-Orient** : Ces régions affichent des taux de croissance impressionnants, signe d’un dynamisme qui attire l’attention des investisseurs.
### Résilience des chaînes d’approvisionnement : la grande leçon post-crise
La diversification des fournisseurs est désormais un impératif stratégique. Les tensions entre la Chine et l’Occident, les leçons de la pandémie et les conflits géopolitiques ont poussé les détaillants à réorganiser leurs flux logistiques vers l’Asie du Sud-Est, le Mexique et l’Inde. La chaîne d’approvisionnement n’est plus seulement un rouage logistique : elle devient un levier de compétitivité, d’agilité et de durabilité.
## Quatre tendances majeures transforment le retail
Deloitte identifie **quatre axes structurants** qui dessinent l’avenir du commerce de détail.
### 1\. Efficacité opérationnelle stratégique : survivre dans un monde à marge serrée
Dans un environnement de faible croissance, la rentabilité passe par l’**optimisation opérationnelle**. L’intelligence artificielle (IA) et l’automatisation jouent un rôle central dans :
- **La gestion omnicanale des stocks** : indispensable pour répondre à la demande de flexibilité des clients (BOPIS, BORIS, livraison rapide).
- **L’externalisation des fonctions non essentielles** : grâce à des modèles comme le SCaaS (Supply Chain as a Service), les détaillants délèguent certaines tâches à des partenaires spécialisés pour gagner en efficacité.
- **La durabilité logistique** : réduction des déchets, optimisation des ressources, emballages durables et rationalisation des flux deviennent incontournables.
### 2\. L’IA au cœur de la transformation technologique
L’adoption massive de l’IA, notamment de l’**IA générative (GenAI)**, change la donne dans toutes les fonctions du retail :
- **Personnalisation du marketing et de l’offre produit** : Plus de 50 % des dirigeants du secteur misent sur la personnalisation pour capter la fidélité client.
- **Automatisation de la création de contenu produit** : Walmart et Amazon utilisent des modèles de langage pour enrichir leurs bases de données produits, réduisant considérablement les coûts.
- **Expériences immersives** : réalité augmentée, essayages virtuels, visualisation 3D, métavers… tout est mis en œuvre pour réduire les retours et enrichir l’expérience client.
> **À noter** : Les détaillants qui ont investi dans l’IA ont enregistré une hausse moyenne de **250%** de leurs ventes et bénéfices en 2023\. Un chiffre qui donne le ton de cette transformation.
### 3\. Durabilité et économie circulaire : un impératif commercial
La pression réglementaire et les attentes des générations Z et Y poussent les enseignes à s’engager dans des démarches durables. **62 % des détaillants considèrent la durabilité comme une opportunité de croissance.**
Les initiatives sont variées :
- **Recommerce et économie circulaire** : Programmes de reprise, revente de produits d’occasion, surcyclage. Amazon investit dans la mode d’occasion, JD.com dans le recyclage massif.
- **Réduction des plastiques et des émissions** : Aldi, Kroger, Costco et bien d’autres visent la neutralité carbone et l’abandon des emballages non recyclables à l’horizon 2030-2040.
Les bénéfices ne sont pas seulement environnementaux. Ces stratégies ouvrent de nouveaux marchés et fidélisent une clientèle de plus en plus consciente.
### 4\. Nouvelles sources de revenus : le retail devient média et tech
Deux grandes pistes émergent :
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### 28 ans, un Carrefour City, et des vaches en propre : le pari d'Alexis
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/22/28-ans-un-carrefour-city-et-des-vaches-en-propre-le-pari-dalexis/
Last updated: 2026-06-22T07:05:44.000Z
Il n'est pas passé par la case [chef de rayon](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/23/tiktok-instagram-le-nouveau-chef-de-rayon/). Il n'a pas gravi les échelons d'un organigramme. Alexis, 28 ans, vient du commerce et d'un poste de responsable commercial chez un grossiste en flexible alimentaire. Et pourtant, depuis septembre dernier, il est à la tête d'un Carrefour City à Tassin-la-Demi-Lune, dans la périphérie lyonnaise. **Un magasin ouvert dans un bâtiment neuf, dans un pôle commercial fraîchement sorti de terre, avec tout ce que ça implique comme imprévus.**
« La veille de l'inauguration, j'avais deux centimètres d'eau dans la réserve. Le jour J, le compteur EDF prenait feu. Des choses qui ont donné des sueurs froides mais qui aujourd'hui me font beaucoup rigoler. »
S'il devait recommencer ? « Oui, sans hésiter. Malgré tout le stress et les cheveux blancs développés depuis septembre, c'était vraiment une superbe aventure, et ça continue d'être le cas tous les jours. ». Il a répondu à nos questions sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/).
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Un bon sens paysan plutôt qu'un CV linéaire
Quand on lui demande ce qui l'a attiré vers la grande distribution, Alexis est direct : « C'est un métier où il faut avoir du bon sens paysan. Avec un peu de logique, n'importe qui peut rentrer dans ce monde et s'y plaire. » **Ce qui l'a convaincu avant tout, c'est la variété du quotidien.** « Il n'y a pas une journée qui se ressemble. »
Son image de la GD était, avant d'y entrer, essentiellement médiatique et pas forcément flatteuse. « J'avais une vision liée aux centrales d'achat. Et puis je me suis rendu compte que la grande distribution, c'était pas que ça. Qu'il y avait des équipes en magasin, des corps de métier, des boucheries. »
**Sur Carrefour, son choix s'est construit sur une familiarité presque affective.**
> « J'ai grandi avec [Carrefour](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/19/lia-le-grand-pari-de-carrefour-pour-moderniser-la-grande-distribution/). Un peu comme certaines générations ont grandi avec McDo. » Il y ajoute un argument plus rationnel : « C'est une maison qui répond à la plupart des besoins, mobile sur le digital, et je pense que c'est une des enseignes qui a les plus grandes chances de se tourner vers les clients de demain. »
## 400 à 500 clients par jour, une équipe à 23 ans de moyenne d'âge
Le magasin tourne avec une équipe de quatre salariés, convention collective de la proxie, moins de onze personnes au total. **La clientèle est en croissance constante depuis l'ouverture.** « On avait commencé par 200-300 clients par jour, on est maintenant à 400-500\. »
Sa zone de chalandise est CSP++, avec une forte appétence pour le local. « L'enseigne m'a encouragé à aller sur les produits locaux, parce que mes clients le recherchent. » **Il s'exécute avec un projet inédit pour une enseigne de proximité : acheter ses propres vaches en partenariat avec un agriculteur local, pour vendre demain une viande véritablement tracée.**
> « À partir de l'année prochaine, je vais faire partie des magasins qui produiront leur propre viande. Il n'y a pas plus local. » Les magasins de proxie ont parfois de la boucherie, mais ils n'ont jamais les animaux. « Là, c'est nous qui aurons les animaux. Et si ça fonctionne sur le bœuf, on verra pour aller un petit peu plus loin. »
L'idée dépasse la simple différenciation commerciale : « Montrer aux clients que, même avec une enseigne nationale, on reste proche d'eux et proche de la terre. »
## L'humain comme premier outil marketing
**Sur la conquête client, la vision d'Alexis n'a rien de technologique.** « Le bouche à oreille fonctionne énormément, c'est quasiment notre meilleure publicité. Quand on connaît le nom de famille de ses clients, qu'on les appelle par leur nom à la caisse, ils se sentent valorisés. » Ce lien, il y voit un retour à quelque chose de fondamental. « Les gens ont envie de retrouver les épiciers d'il y a 30-40 ans, à qui ils parlaient vraiment. » Et cette attente, les hypers ne peuvent plus y répondre : « C'est peut-être pour ça qu'ils sont en perte de croissance. »
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### La génération Z dit non au poste de chef de rayon classique
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/20/la-generation-z-dit-non-au-poste-de-chef-de-rayon-classique/
Last updated: 2026-06-20T06:14:24.000Z
Dans beaucoup de magasins, l'offre d'emploi reste en ligne plusieurs semaines. Le problème n'est pas le vivier : les employés sont là, formés, capables de prendre des responsabilités. Le problème, c'est que de moins en moins d'entre eux veulent du poste tel qu'il existe encore aujourd'hui. **Le** [**chef de rayon**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/30/le-futur-du-metier-de-chef-de-rayon-alimentaire-vers-le-chef-de-rayon-augmente/)**, longtemps première marche obligatoire d'une carrière en grande distribution, ne fait plus automatiquement rêver les vingtenaires.**
Une [étude](https://www.linkedin.com/pulse/deloitte-2026-gen-z-millennial-survey-8-takeaways-hr-leaders-3reae/) vient poser des chiffres sur une intuition que beaucoup de directeurs de magasin ressentent depuis deux ou trois ans. L'enquête Gen Z and Millennial 2026 de Deloitte, menée auprès de 22 595 personnes dans 44 pays, montre que seuls 6% des membres de la génération Z et de la génération Y citent l'accès à un poste de direction comme objectif professionnel prioritaire.
**Ce chiffre se lit mal si on le prend pour de la paresse.** Il faut regarder les freins que les répondants nomment eux-mêmes. La moitié évoque le stress et le burn-out, la moitié évoque une charge de responsabilités jugée excessive, et près de la moitié pointe l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Autrement dit, ce n'est pas la fonction qui rebute, c'est le coût personnel qu'elle suppose dans sa forme actuelle.
La nuance est importante, parce qu'au même moment 76% des Z et 67% des Y se disent intéressés par un poste de direction ou d'encadrement à un moment de leur carrière. **Ce n'est donc pas l'ambition qui recule, c'est le prix à payer pour l'exercer qui est jugé trop élevé.** La génération qui arrive ne refuse pas de progresser. Elle refuse un modèle de progression qui passe par l'épuisement.
## Le poste concentre ce que cette génération fuit
Quand on superpose les irritants relevés par Deloitte et la réalité du rayon, la mécanique saute aux yeux.
Le premier facteur de stress cité, tous profils confondus, ce sont les horaires longs : 51 % chez les [Z](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/23/recruter-un-jeune-de-la-generation-z-entre-defis-et-evolutions-du-monde-du-travail-2/), 48 % chez les Y. Or le [chef de rayon](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/metier/) reste l'un des postes les plus exposés sur ce terrain. Prise de poste avant l'ouverture, mises en rayon, gestion des pics, ouvertures dominicales selon les enseignes, présence sur les périodes commerciales fortes au moment précis où les autres profitent de leurs week-ends. **Le poste demande une disponibilité que cette génération n'est plus prête à signer par défaut.**
Le deuxième facteur de stress, c'est le manque de reconnaissance : 47% des Z comme des Y disent ne pas être reconnus à la hauteur de leur travail. C'est un point sensible pour une fonction où l'on porte le compte d'exploitation d'un rayon, les marges, les commandes, le merchandising et une équipe, souvent pour une rétribution et une visibilité qui ne suivent pas la charge.
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### Déserts alimentaires : quand la grande distribution devient victime et acteur d'un territoire fragmenté
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/19/deserts-alimentaires-quand-la-grande-distribution-devient-victime-et-acteur-dun-territoire-fragmente/
Last updated: 2026-06-19T17:05:48.000Z
**62% des communes françaises n'ont plus aucun commerce alimentaire en 2025**. Un chiffre qui interpelle et qui révèle un paradoxe : la grande distribution, dont l'expansion a contribué à vider les campagnes de leurs commerces de proximité, se retrouve aujourd'hui face à des territoires qu'elle peine à servir rentablement.
La France assiste depuis quarante ans à une **désertification commerciale** sans précédent. En 1980, seules 25% des communes étaient dépourvues de commerce alimentaire. Aujourd'hui, ce taux atteint 62%, soit plus de 21 000 communes. Cette évolution résulte d'un phénomène bien documenté : l'implantation d'un hypermarché entraîne la disparition de 20 à 30% des petits commerces alimentaires dans un rayon de 20 à 30 kilomètres en seulement quatre ans. Un effet d'aspiration qui a littéralement asséché le tissu commercial des territoires ruraux.
## L'illusion de la moyenne nationale
Derrière ces statistiques nationales se cache une réalité bien plus complexe. « La moyenne est la version la plus élaborée du mensonge », [affirme Emily Mayer qu'on avait reçu sur le podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/19/les-mutations-de-la-grande-distribution-en-2025-2026/), Directrice Business Insights chez Circana. « On a besoin de la moyenne pour avoir des grandes tendances. Mais si on veut être pertinent, si on veut vraiment faire du commerce, il faut réussir à personnaliser. »
Pour mieux comprendre cette **France fragmentée**, Circana a développé un nouveau référentiel. « On a développé une grille de lecture qu'on a appelée les consostyles territoriaux : on a 12 petites Frances pour refléter la Grande France », explique Emily Mayer. « Il y a des disparités de consommation en fonction du profil démographique territorial qui sont colossales. »
Cette fragmentation rend caduque toute stratégie commerciale uniforme. Ce qui fonctionne dans un territoire échoue dans un autre. Et les écarts se creusent.
[Banquiz : le camion-épicerie qui ravitaille les déserts alimentaires de FranceIl n’avait jamais prévu de devenir entrepreneur. Jérôme Fourest, ancien directeur général de la Maison du Whisky et de la Comtesse du Barry, s’est retrouvé à reprendre Banquiz en 2022 à la suite d’un coaching qui a changé sa trajectoire. « Elle m’a dit, vous êtes faitJe Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/18/banquiz-le-camion-epicerie-qui-ravitaille-les-deserts-alimentaires-de-france/)
## La concentration, une stratégie devenue problématique
Face à cette nouvelle géographie commerciale qu'elle a largement façonnée, la grande distribution réorganise ses flux. Les projets Caravelle de Carrefour et Scapalsace d'Auchan illustrent cette mutation : suppression d'entrepôts redondants, construction de plateformes automatisées géantes, massification des approvisionnements. Carrefour prévoit de supprimer une dizaine d'entrepôts sur 66, tandis qu'Auchan regroupe ses flux sur une plateforme de 52 000 m² desservant 40 hypermarchés et [drives](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/23/drive-leclerc-amilly-avec-pickeos-500-commandes-preparees-en-une-demi-journee/) en Île-de-France.
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### À Hong Kong, un robot humanoïde va tenir seul une supérette 24h/24
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/18/a-hong-kong-un-robot-humanoide-va-tenir-seul-une-superette-24h-24/
Last updated: 2026-06-18T16:08:49.000Z
Hong Kong s'apprête à ouvrir son premier magasin de proximité géré de bout en bout par un **robot** [humanoïde](https://www.dimsumdaily.hk/hong-kong-to-debut-humanoid%E2%80%91run-24-hour-convenience-store-in-hung-hom/). Le projet a été dévoilé par le Financial Secretary Paul Chan dans son blog hebdomadaire, dans le cadre de l'effort de la ville pour intégrer l'intelligence artificielle au quotidien.
Installée sur le front de mer de Hung Hom, la boutique prend la forme d'une capsule modulaire de 9 m². Elle sera tenue par « Xiao Gai », un [robot humanoïde](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/02/la-robotique-va-transformer-la-gms-comme-lelectricite-a-transforme-lindustrie-lucas-goumarre-fondateur-de-korben/) de 173 cm, le modèle G1 du fabricant Galbot, doté d'une envergure de bras de 190 cm pour assurer le réassort, le picking et l'encaissement. La version hongkongaise pourra dialoguer avec les clients en plusieurs langues. L'assortiment se concentre sur des catégories à forte rotation : snacking, produits lifestyle et médicaments en vente libre.
L'opération marque la première sortie de Galbot, entreprise pékinoise spécialisée dans l'« embodied AI », hors de Chine continentale. Le groupe avait déjà lancé à Pékin une boutique « Galaxy Space Capsule », présentée comme le premier point de vente au monde tenu en routine par [un robot humanoïde](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/robotique-grande-distribution/), avec environ 1 000 clients par jour depuis le début du mois d'août. En mars, des robots G1 de Galbot étaient aussi entrés en service comme assistants de vente dans la première pharmacie chinoise gérée par robots, dans le district de Haidian.
Le projet est porté par la Hong Kong Investment Corporation, le bras d'investissement public de la ville, qui soutenait déjà Galbot. **Galbot avance que le format dope la fréquentation des lieux alentour de 30 à 40 %, par simple effet de nouveauté**, et vise un déploiement dans dix grandes villes.
Reste la vraie question pour le métier : au-delà de l'effet vitrine, un robot capable de faire le facing, de préparer une commande et d'encaisser seul sur 9 m² pose frontalement le sujet de l'automatisation du commerce de proximité, là où les concepts de magasins autonomes restaient jusqu'ici sans personnel mais sans bras non plus.
### Managers, parents, et horaires décalés : Quand la grande distribution bouscule la vie de famille
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/18/managers-parents-et-horaires-decales-quand-la-grande-distribution-bouscule-la-vie-de-famille/
Last updated: 2026-06-18T13:19:53.000Z
**La question revient régulièrement dans notre groupe** : comment fait-on, concrètement, pour gérer deux enfants en bas âge quand on est [manager en grande distribution](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/11/02/7-qualites-indispensables-pour-manager-une-equipe-en-2023/) et qu'on prend son poste à l'aube ? Une question a suscité un vif émoi provoquant des dizaines de réponses. Ce qu'on y lit dépasse largement le domaine de l'organisation pratique. **C'est une photographie de ce que vivent chaque jour des milliers de professionnels qui jonglent entre exigences du terrain et réalité de la vie familiale.**
## S'adapter, négocier, trouver la faille
Pour ceux qui restent en poste, la première ressource, c'est souvent la direction. Plusieurs témoignages mentionnent des arrangements obtenus de gré à gré : décalage de la prise de poste, continuité des horaires pour éviter la coupure du midi, plannings construits en tenant compte des contraintes familiales.
« J'ai une patronne super arrangeante, mon mari travaille le week-end donc j'ai tous mes dimanches et lundis libres, et je travaille quasiment que le matin », explique une employée de rayon. **Ce type d'aménagement, quand il existe, change tout et les personnes qui en bénéficient le disent avec beaucoup de gratitude envers leur employeur.**
Une responsable de secteur revenue de congé maternité raconte avoir négocié un démarrage un peu plus tardif, combiné à une nounou disponible aux horaires atypiques. « Le papa est en 5×8, donc l'organisation était déjà complexe à la base. Au final, ça a duré quelques mois et c'est moi qui n'ai plus supporté le rythme. » Elle a fini par trouver un autre poste à 35 heures. Sans amertume, mais avec lucidité.
Une autre manager témoigne d'un patron qui lui permettait de venir plus tard et de récupérer ses heures quand son conjoint était en déplacement, à savoir faire un 8h-15h au lieu d'un 5h-12h. « J'ai même peur de perdre mon emploi un jour », confie-t-elle malgré tout, consciente que cet équilibre reste fragile. **La souplesse accordée dépend trop souvent de la personne en face plutôt que d'une politique RH véritablement structurée.**
Quand les deux membres du couple travaillent dans la même enseigne, certains ont opté pour l'alternance pure : l'un prend le matin, l'autre l'après-midi. Le foyer tourne, les enfants sont toujours avec un parent, mais les deux ne se voient plus vraiment. « On bosse dans la même branche, on a interverti nos horaires, comme ça notre fils est avec l'un ou l'autre », résume sobrement une collègue de rayon.
D'autres choisissent de travailler six jours sur sept en journées courtes de six heures, matin ou après-midi en alternance, pour garder un équilibre fragile entre présence au travail et présence à la maison.
## Le papa à la maison, la mamie au relais, la nounou en renfort
Dans plusieurs témoignages, c'est le conjoint qui gère le matin : dépôt chez la nounou, accompagnement au périscolaire, puis récupération assurée par la maman qui rentre en début d'après-midi. « Papa dépose bébé à la nounou le matin car il commence plus tard que moi, et je récupère bébé à 15h », explique une responsable. « Pour les week-ends où on bosse tous les deux, on a la chance d'avoir les parents de mon conjoint qui s'occupent de notre merveille. »
« J'ai la chance d'avoir le papa qui commence plus tard, il dépose le petit chez la nounou et l'aîné au périscolaire, je récupère le petit à 13h30 », raconte une responsable frais qui reprend le travail après son congé maternité. Elle ajoute, honnêtement : « Je n'ai pas envie de reprendre. » **Ce type d'aveu, exprimé sans détour, dit quelque chose d'important sur ce que coûte réellement ce rythme, au-delà des plannings.**
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### Directeur commercial à 26 ans chez Leclerc : « Il faut être passionné, patient, et beaucoup écouter »
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/15/directeur-commercial-a-26-ans-chez-leclerc-il-faut-etre-passionne-patient-et-beaucoup-ecouter/
Last updated: 2026-06-15T12:26:15.000Z
[Hugo Petit Torres](https://www.linkedin.com/in/hugo-petit-torres/) n'avait pas prévu de finir dans les rayons. Issu d'une famille d'adhérents Leclerc installés à Madrid, il s'était orienté vers la finance, multipliant les stages à Paris et dans la capitale espagnole. C'est en se posant une question simple qu'il a bifurqué : « Ça me plaît, mais **est-ce que je me vois faire ça pendant 45 ou 50 ans ?** » Trois ans plus tard, à 26 ans, il est directeur commercial du Leclerc d'Amilly, près de Montargis.
Dans notre série de [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/) dédiée aux jeunes dirigeants en grande distribution, l nous a partagé avec transparence son parcours, ses doutes de départ, ses erreurs de management, et sa vision du magasin de demain.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## De la finance aux fruits et légumes
Le détour par la grande distribution, Hugo l'a d'abord vécu comme une découverte. « J'avais plus d'appétence pour le secteur financier, banquier. J'ai fait des études dans une grande école à Madrid, plus orientée finance. » Ses stages l'ont beaucoup plu, mais le doute s'est installé sur le long terme. Ses parents, eux, sont adhérents Leclerc depuis des années en Espagne. « **Je voyais que mes parents étaient épanouis. Mais j'avais pas vraiment vu tout la gestion qu'il y avait derrière.** »
Sa première immersion dans le mouvement a lieu en Espagne, avant un départ pour la France, « étant donné que [Leclerc](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/leclerc/) en France reste quand même l'enseigne phare, et c'est le pays où est né le mouvement. » Il atterrit à Amilly à 23 ans, en tant que responsable [fruits et légumes](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/fruits-et-legumes/). Le choc est immédiat, mais pas là où il l'attendait. « C'était assez jeune et peut-être un peu compliqué au début, pas trop sur l'apprentissage de la partie commerciale, mais plus sur le côté humain. Forcément, c'est peut-être un âge un peu jeune encore pour être légitime auprès des équipes. »
Il apprend sur le tas, tourne sur [les rayons liquides](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/21/le-rayon-hydratation-en-gms-un-geant-endormi-qui-se-reveille/), observe les foires au vin, au whisky, à la bière, s'imprègne des produits frais. Un an et demi plus tard, une création de poste lui est proposée : directeur commercial. Il a 25 ans.
## La légitimité, ça ne se décrète pas
Directeur à 25 ans, est-on prêt ? « Dès que c'est très clair dans ta tête, t'as vraiment hâte d'y parvenir. C'est peut-être un défaut des jeunes, on est impatients. Mais je pense que si tu es très bien accompagné, tu peux être prêt à 25, 26 ans. »
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### Immersion drone du Leclerc La Roche Les Oudairies
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/10/immersion-drone-du-leclerc-la-roche-les-oudairies/
Last updated: 2026-06-10T09:00:38.000Z
Il y a des images qui donnent une autre dimension à un lieu qu'on croit connaître. **Survoler un hypermarché en drone**, c'est changer complètement de point de vue sur ce que représente un magasin dans la vie d'un territoire.
Le Leclerc de La Roche-sur-Yon Les Oudairies fait partie de ces enseignes ancrées dans leur bassin de vie. Des milliers de clients y passent chaque semaine, des dizaines de collaborateurs y travaillent chaque jour. Le magasin vient d'ailleurs de franchir une étape importante : **une modernisation récente a transformé l'outil de travail et renouvelé l'expérience client.** Vu d'en bas, on perçoit les changements au fil des rayons. Vu du ciel, c'est l'ensemble du site qui prend une nouvelle dimension.
Cette vidéo drone a été réalisée après la fermeture d'un magasin, sans préparation en amont du magasin. Le magasin tel que vous voyez est comme ça tous les jours.
Parce que raconter la grande distribution, c'est aussi montrer ce qu'elle représente physiquement, concrètement, dans le paysage.
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[Votre magasin vu du ciel](https://www.studiojbgd.com/video-drone-grande-distribution/)
### Dans les coulisses de Someva : du bois massif au rayon, en 8 semaines
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/10/dans-les-coulisses-de-someva-du-bois-massif-au-rayon-en-8-semaines/
Last updated: 2026-06-10T07:00:16.000Z
SOMEVA fabrique du mobilier sur-mesure pour la GMS en 8 semaines, du design à l'installation, avec du chêne français usiné en atelier et posé par ses propres équipes.
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### Pêche-nectarine 2026 : le numéro 1 des fruits d'été mérite mieux que le milieu de rayon
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/09/peche-nectarine-2026-le-numero-1-des-fruits-dete-merite-mieux-que-le-milieu-de-rayon/
Last updated: 2026-06-09T09:15:11.000Z
240 000 tonnes consommées chaque année en France. 73 % d'origine française. Premier fruit d'été cité par les consommateurs, devant le melon, devant la fraise. Et pourtant, dans beaucoup de rayons, la pêche-nectarine est encore traitée comme un fruit parmi d'autres — mal implantée, peu valorisée, sans profondeur de gamme.
## **Une filière qui tient la route**
En 2025, les adhérents de l'AOP (Association des Organisations de Producteurs) Pêches et Abricots de France) ont commercialisé 155 000 tonnes de pêches et nectarines, soit une hausse de 3 % par rapport à 2024\. La consommation totale en France est estimée à 240 000 tonnes annuelles. Le contexte européen est, lui, marqué par une baisse de 20 % des volumes depuis 2017, principalement due au recul des vergers espagnols et italiens.
La production se concentre dans trois bassins : les Pyrénées-Orientales (35 %), la Crau (28 %) et le Gard (23 %). Le verger français couvre environ 10 500 hectares et, contrairement à d'autres fruits d'été, il est en légère progression depuis dix ans. La nectarine y domine structurellement : elle représente 66 % des volumes commercialisés par l'AOP, contre 34 % pour la pêche.
L'AOP Pêches et Abricots de France, créée en 2009, regroupe 60 entreprises et plus de 400 producteurs, soit 80 % de la production française.

## **Connaître sa gamme, segmenter son rayon**
La pêche-nectarine, c'est une famille, pas un produit. Les rondes jaunes et blanches constituent le fond de rayon. Les fruits plats représentent aujourd'hui 14 % de la consommation et progressent. Les pêches de vigne et sanguines restent un volume limité — 1800 tonnes en 2025 — mais jouent un rôle de différenciation fort.
Sur le plan réglementaire, la filière suit la norme européenne N°543/2011, classant les fruits en catégories Extra, I et II. Un accord interprofessionnel impose également un taux de sucre minimal de 8° Brix et restreint la commercialisation de certains petits calibres en début de campagne.
Chaque sous-famille a son client. Chaque client fait du chiffre.

## **Semaines 23-24 : le lancement, c'est maintenant**
La saison française démarre officiellement en semaines 23 et 24\. C'est le moment d'installer le rayon, de former l'équipe, de lancer la dynamique. L'AOP accompagne ce démarrage en 2026 par des campagnes ciblées sur Instagram, Facebook et YouTube — des contenus qui vont parler au client avant même qu'il entre en magasin.
Le rôle du chef de rayon : être prêt quand il arrive. Pas en train de finir l'implantation en semaine 25.

## **Semaines 29 à 34 : six semaines pour rafler le chiffre**
C'est le cœur de saison. Juillet-août. Le Festival Pêches & Nectarines. Et Stéphane Paul ne prend pas de gants : « Juillet-août, c'est pas un long fleuve tranquille. C'est six à huit semaines pour rafler le chiffre. »
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### Catman French Forum 2026 — Le rendez-vous incontournable du category management en France
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/09/catman-french-forum-2026-le-rendez-vous-incontournable-du-category-management-en-france/
Last updated: 2026-06-09T07:00:13.000Z
Chaque année, le Catman French Forum réunit les professionnels du category management autour d'une question centrale : comment réinventer la collaboration catégorielle entre industriels et distributeurs ?
L'édition 2026 s'annonce comme un moment clé pour tous ceux qui travaillent à l'interface entre les marques, les enseignes et les données shopper. Intervenants de terrain, échanges en direct, présentations opérationnelles — le format est pensé pour aller au-delà des conférences classiques et ouvrir de vraies conversations entre acteurs du secteur.
## **Pourquoi y participer ?**
Le category management traverse une période de transformation accélérée : data, IA, pression sur les marges, recomposition des assortiments. Le Catman French Forum est l'un des rares espaces en France où ces sujets sont traités avec le niveau de profondeur qu'ils méritent, par des praticiens qui les vivent au quotidien.
L'accès Gold permet d'interagir directement avec les intervenants pendant les sessions, et d'accéder aux replays et présentations après l'événement. Les abonnés JBGD+ bénéficient du Pass Gold gratuitement.
**Informations pratiques**
- Tarif Gold : 99 € HT jusqu'au 20 juin, 199 € HT ensuite
- Pass Gold gratuit pour les abonnés JBGD+, OPENCatman PRO et membres de l'IDC
- Certificat d'assistance disponible sur demande
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### À 25 ans, Elisa est l'une des plus jeune franchisée du groupe Carrefour
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/08/a-25-ans-elisa-est-lune-des-plus-jeune-franchisee-du-groupe-carrefour/
Last updated: 2026-06-08T09:37:11.000Z
Elle avait tout prévu. Une officine, une blouse blanche, une carrière tracée. Et puis la vie a décidé autrement. Elisa Bilteryst a 25 ans, un Carrefour Express de 70 mètres carrés dans le 8e arrondissement de Paris, une équipe de sept personnes — et bientôt un deuxième magasin. Portrait d'une franchisée qui n'a pas laissé ses études définir son avenir. Interview sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/).
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## **« J'avais l'impression de ne pas voir le bout du tunnel »**
Tout commence en deuxième année de pharmacie. Elisa travaille d'arrache-pied, mais quelque chose ne passe pas. « J'étais toute la journée dans les bouquins sans y arriver, même si au début c'était vraiment mon métier de rêve. » À côté d'elle, son mari Jean, adjoint dans un Carrefour Contact depuis quatre ans, lui parle de son métier avec passion. « On en parlait tellement au quotidien. On s'imaginait dans notre magasin, avec nos clients. »
C'est lui qui fait basculer les choses, sans vraiment le chercher. Quand Carrefour lance la deuxième promotion de son parcours Futur Entrepreneur, Elisa pousse la porte du salon de la franchise. « Ils ont adoré notre projet à deux. Ça a immédiatement matché. »
Elle candidate. Elle est prise. En quelques mois, l'étudiante en pharmacie devient franchisée Carrefour.
## **Un profil qui surprend, un secteur qui rebute**
Dans son entourage, la nouvelle ne passe pas sans commentaires. « J'ai souvent entendu : tu quittes la pharmacie pour aller dans la grande distribution ? Comme si je faisais n'importe quoi. » Ses amis de promo sont restés en pharmacie. Elle a pris une autre route, seule de son groupe. « Cette occasion s'est présentée à moi. Je me suis dit : lance-toi. Je galérais depuis des années à vouloir réussir en pharmacie — et je ne voyais pas le bout du tunnel. »
Ce que Carrefour a vu dans leur dossier ? « Notre détermination. Et le fait que Jean soit déjà dans le milieu, c'était un vrai atout. »
## **70 mètres carrés pour tout apprendre**
Leur premier magasin est un Carrefour Express du 8e, minuscule : 70 mètres carrés de surface de vente, autant en réserve. Un format de proximité urbaine, avec une clientèle qui se concentre massivement en fin de journée. « Entre 60 et 70 % de notre chiffre se fait le soir, de 17 à 21 heures. »
> « On n'est jamais prêt à 100 %. Il faut se lancer. Personne ne le fera à notre place. »
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### Immersion drone du Leclerc de Gouesnou - Vidéo drone 4K
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/06/immersion-drone-du-leclerc-de-gouesnou-video-drone-4k/
Last updated: 2026-06-06T15:00:57.000Z
Il y a une perspective qu'on n'a jamais en faisant ses courses : celle du dessus. **Survoler les rayons d'un hypermarché en drone, c'est découvrir un espace familier sous un angle totalement inédit.**
Au Leclerc de Gouesnou, la caméra s'est faufilée entre les allées, au-dessus des têtes de gondole, pour restituer l'organisation et l'amplitude d'un point de vente qu'on croit connaître. La profondeur des rayons, la logique des flux, la densité du merchandising : **tout prend une autre dimension vu d'en haut.**
Ce type de contenu sert autant la communication externe que la fierté interne. Pour les équipes qui travaillent chaque jour dans ce magasin, c'est aussi une façon de voir leur terrain autrement.
🎥 Un projet vidéo drone intérieur pour votre point de vente ? Contactez [notre studio](https://www.studiojbgd.com/)
[Votre magasin vu du ciel](https://www.studiojbgd.com/video-drone-grande-distribution/)
### Dealies, la prochaine série animée Netflix qui raconte la vie des magasins
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/05/dealies-la-prochaine-serie-animee-netflix-qui-se-passe-dans-un-supermarche/
Last updated: 2026-06-06T05:22:26.000Z
Netflix vient de commander **Dealies**, une comédie animée pour adultes dont l'action se déroule entièrement dans un magasin discount. Prévue pour 2027, la série est signée Joe Bennett et Ted Travelstead, showrunners de *Scavengers Reign* et *Common Side Effects*, deux titres salués par la critique pour leur ton radical et leur esthétique singulière.
**Le pitch est simple, et c'est ce qui le rend efficace.** Un vendeur surdoué, un colosse au grand cœur, un virtuose discret, un invocateur du divin, et le directeur qui a eu l'idée géniale de tous les recruter. Tout ce monde travaille dans les rayons de Dealies, l'enseigne qui donne son nom à la série.
Le studio derrière le projet est Green Street Pictures, qui produit depuis plusieurs années une animation adulte exigeante, à rebours des formules mainstream. Le générique d'ouverture a été animé par le français Jocelyn Charles, et le key art dessiné par Vincent Tsui, également français.

## Le supermarché, décor idéal pour raconter la société
**Ce qui frappe dans cette annonce, c'est le choix du décor.** Le supermarché comme terrain de comédie, c'est un classique de la sitcom anglo-saxonne ([*Superstore*](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2020/05/19/superstore-la-serie-qui-raconte-le-quotidien-en-grande-distribution/), *Still Game*, *Trollied*). Mais en animation adulte, le cadre change de nature : il n'y a plus de contrainte de vraisemblance, plus de limite sur ce qu'un personnage peut être ou faire. Un gladiateur derrière une caisse, ça passe. Un invocateur au rayon frais, aussi.
**Le retail est depuis longtemps un miroir de la société**, et les créateurs de fiction l'ont compris bien avant les marques. La grande surface concentre tout : la hiérarchie, l'absurde du quotidien, la promiscuité sociale, la tension entre l'image corporate et la réalité du terrain. C'est un décor qui parle à tout le monde, précisément parce que tout le monde y est passé, des deux côtés du linéaire.
Netflix ne communique pas encore de date précise ni de format, mais la commande est ferme. La plateforme continue d'investir dans l'animation adulte de niche, un segment qui fidélise un public ciblé à moindre coût de production qu'une série live à effets spéciaux.
*Dealies* n'a pas encore de bande-annonce. La sortie est attendue en 2027.
> [ Voir cette publication sur Instagram ](https://www.instagram.com/reel/DZNYMEhibgF/?utm%5Fsource=ig%5Fembed&utm%5Fcampaign=loading)
>
> [Une publication partagée par Je Bosse en Grande Distribution (@jebosseengrandedistribution)](https://www.instagram.com/reel/DZNYMEhibgF/?utm%5Fsource=ig%5Fembed&utm%5Fcampaign=loading)
### Manager en grande distribution : un métier qui fait encore rêver ?
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/04/manager-en-grande-distribution-un-metier-qui-fait-encore-rever/
Last updated: 2026-06-04T14:28:03.000Z
**La question est simple, presque directe, et pourtant elle a déclenché un torrent de réactions dans notre communauté.** « Le métier de manager vous fait-il encore rêver ? » En quelques heures, des dizaines de professionnels ont répondu : chefs de rayon, responsables de département, managers en poste ou en reconversion. Avec passion, parfois avec humour, souvent avec une franchise désarmante. Ce qu'ils décrivent, c'est un métier à part entière, exigeant, profondément humain, traversé par des tensions réelles, mais que beaucoup exercent encore avec conviction. Tour d'horizon d'une profession qui ne laisse personne indifférent.
## Les débuts : quand le poste faisait vraiment rêver
Nombreux sont ceux qui se souviennent d'une époque où devenir manager en grande distribution représentait une vraie perspective professionnelle. L'accès aux responsabilités, la confiance accordée par la hiérarchie, la possibilité de gérer une équipe et un rayon comme une petite entreprise : autant d'éléments qui ont séduit une génération entière de professionnels du commerce. **Le poste de manager incarnait alors une forme de réussite concrète et accessible pour ceux qui voulaient progresser depuis le terrain.**
> « À l'époque, ça faisait rêver. Ensuite, quand on voit le ratio salaire, temps passé en magasin, certains déchantent. », un ancien manager de rayon
Un manager de rayon décrit parfaitement cet enthousiasme des premiers temps : « Au début, on voit surtout les avantages : la confiance accordée, les responsabilités, l'évolution. C'est motivant, clairement. » Une ancienne responsable du rayon fruits et légumes partage ce souvenir intact d'un métier qui la passionnait. « Ce rayon, je l'aimais vraiment », confie-t-elle, avant de décrire comment les années et l'évolution du secteur ont progressivement changé la donne.
Une responsable de département cumule plus de vingt ans d'expérience à ce poste et se souvient d'une époque où « c'était fun », il y a dix ou quinze ans. Une nostalgie partagée par beaucoup, qui dit quelque chose d'important : **le métier de manager en grande distribution a réellement évolué, et ce changement se lit autant dans les conditions de travail que dans les relations humaines.**
## « Ça dépend où » : le contexte fait toute la différence
L'une des réponses les plus courtes du fil est peut-être l'une des plus lucides. Un chef de rayon en poste résume en trois mots : « Ça dépend où. » **Car derrière l'étiquette « manager en grande distribution » se cachent des réalités profondément différentes selon l'enseigne, le format du magasin, la culture d'équipe, et surtout la qualité du management au-dessus.**
Un responsable de secteur l'illustre avec franchise : « Avec les bonnes personnes qui vont toutes dans le même sens, ça peut encore être très intéressant. » Il décrit pourtant aussi l'effet dévastateur d'une direction incohérente ou absente sur la motivation des équipes encadrantes. L'environnement direct, la direction de proximité, voilà ce qui fait ou défait l'expérience managériale au quotidien.
> « Ça fait un an que je suis à ce poste. Il y a des hauts et des bas, c'est sûr. Mais en général, ça se passe bien. C'est surtout le fait que la direction ne sache pas sur quel pied danser qui est compliqué à gérer. Pour le moment, je prends l'expérience que j'ai à prendre. », un manager en première année de poste
Ce témoignage dit beaucoup : l'attachement au poste reste réel, l'apprentissage est valorisé, mais la stabilité managériale au-dessus est perçue comme un facteur déterminant. Un cadre de proximité qui se retrouve sans cap clair de sa hiérarchie absorbe seul la pression, sans filet. Et c'est souvent lui qui paie le prix fort.
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### Aliments fonctionnels : un marché prometteur qui doit encore convaincre
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/04/aliments-fonctionnels-un-marche-prometteur-qui-doit-encore-convaincre/
Last updated: 2026-06-10T13:18:29.000Z
Soda aux fibres prébiotiques, fruits et légumes lyophilisés, dans le métro parisien les publicités pour aliments fonctionnels se multiplient. Malgré un intérêt croissant des consommateurs pour ces produits, le marché croît-il autant que les acteurs auraient pu l'espérer ? Quelles sont les prévisions d'ici 2027, et comment stimuler le marché ?
## **Marché des produits fonctionnels : peine-t-il à décoller ?**
Yakult, cette petite boisson lactée fermentée japonaise, avait ouvert la voie en 1955\. Depuis, les produits fonctionnels sont partout, des pharmacies aux grandes surfaces, et s'adressent à tous types de profils.
Ces aliments et boissons ont la particularité d'être enrichis de nutriments fonctionnels, comme les minéraux, vitamines, protéines ou encore acides aminés, afin d'offrir des bienfaits spécifiques pour la santé. Le sujet du bien-être, de l'immunité et de la longévité intéresse particulièrement les consommateurs depuis la crise sanitaire du Covid-19\. **Prendre soin de sa santé intestinale, perdre du poids, améliorer ses performances sportives, tout est désormais prétexte à rendre l'alimentation presque médicale.**
Mais plus que guérir des maux, le rôle préventif de ces produits cherche à faire face à la montée des maladies chroniques et à préserver la santé cognitive et mentale. Ils s'adaptent aux problématiques de chaque public : sans gluten, sans lactose, sans sucres, hyper-protéiné, pour enfants, végétaliens, seniors, femmes enceintes… Pour quels résultats financiers ?
**En 2025, selon Fortune Business Insights, le marché mondial des produits fonctionnels était de 398,81 milliards de dollars.** Les prévisions annoncent une augmentation à 437,62 milliards de dollars en 2026, et à 983,17 milliards de dollars d'ici 2034\. Quant au marché européen, il représente moins de 19 % du marché mondial mais devrait progresser de façon stable.
Les réglementations strictes encadrant les [produits fonctionnels](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/06/kombucha-eaux-fonctionnelles-nolo-quelles-innovations-cartonnent-vraiment/) garantissent des produits de qualité pour les consommateurs, mais ralentissent la croissance du marché, malgré les investissements en recherche, innovation et commercialisation des entreprises européennes.
La crise du cacao, la pression des prix sur les matières premières, l'envie de prendre du plaisir à consommer un produit fonctionnel mais aussi la méfiance des consommateurs, certaines contraintes deviennent de véritables défis pour les entreprises du secteur. Les acheteurs n'hésitent pas à scruter les étiquettes, étudiant la teneur en sucres, en matières grasses, la présence éventuelle d'additifs, la biodisponibilité des ingrédients et leur origine.
« Le décalage entre les promesses marketing et les données cliniques est réel et documenté » affirme la docteure Hynde Karrouk, médecin anesthésiste réanimateur, experte en micronutrition. « Par exemple, les probiotiques n'arrivent souvent pas vivants au côlon, les oméga-3 végétaux sont très peu convertis en forme active par l'organisme, le magnésium est fréquemment proposé sous une forme peu absorbable. »
Le décalage entre attentes et résultats est souvent décevant pour le consommateur. **« Les gummies, c'est l'exemple parfait du packaging qui prime sur l'efficacité : sucre ajouté, doses symboliques, biodisponibilité sacrifiée sur l'autel du mignon. »** « La réglementation européenne autorise des allégations pour des doses souvent sous-thérapeutiques. Ce qui est légalement autorisé n'est pas nécessairement cliniquement efficace. »
Si les tendances de marché sont malgré tout prometteuses, les entreprises agroalimentaires doivent veiller à comprendre finement les consommateurs et à ne pas chercher à les tromper par des pratiques marketing manquant de sincérité. **« La grande distribution peut devenir un espace de médiation santé, mais uniquement si elle s'appuie sur de vraies expertises médicales. Sans ça, elle construit de la confiance avec du marketing, mais pas avec de la science. »** Acquérir la confiance des acheteurs est le grand défi à venir pour les marques, en proposant une catégorisation de produits pertinente, mais surtout une réelle valeur ajoutée. Alors, comment se réinventent les nouveaux acteurs du marché pour répondre aux attentes des consommateurs ?
[](https://je-bosse-en-grande-distribution.sellfy.store/p/nutrition-en-gms/)
Aliments fonctionnels, protéiné, Nutri-Score 2.0, compléments alimentaires : analyse chiffrée du marché nutrition en grande distribution française. Interviews exclusives, infographies et recommandations opérationnelles pour les professionnels de la GMS.
[ACCÉDER À LA 7ÈME ÉDITION ](https://je-bosse-en-grande-distribution.sellfy.store/p/nutrition-en-gms/)
## **Qui sont les nouveaux acteurs du secteur ?**
Entre FoodTech et nutrition personnalisée, les nouveaux acteurs du secteur sortent leur épingle du jeu. **Prébiotiques, champignons adaptogènes, superaliments ou produits fermentés trouvent leur public, tout particulièrement lorsqu'ils s'adressent à une problématique précise comme le sommeil, la concentration ou encore la ménopause.**
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### Baromètre vues vidéo Facebook : les performances du mois de Mai
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/03/barometre-vues-video-facebook-les-performances-du-moi-de-mai/
Last updated: 2026-06-03T07:52:40.000Z
Le baromètre des performances vidéo Facebook pour le mois de mai réserve son lot de surprises (voir ici le classement de [Janvier](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/15/le-retail-sur-facebook-entre-emotion-animaliere-et-efficacite-du-discount-classement-janvier/), [Février](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/16/aldi-france-survole-le-classement-des-vues-video-en-fevrier-top-posts/), [Mars](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/02/facebook-et-la-grande-distribution-en-mars-2026-ce-que-les-chiffres-disent-vraiment/) et [Avril](https://lnkd.in/eqPsM4kW)). Si la vidéo confirme sa place de format dominant dans les stratégies sociales des enseignes françaises, c'est à nouveau Brico Dépôt qui s'impose en mai avec 10,1 millions de vues cumulées. La saison des travaux se prolonge, et l'enseigne en profite encore.
💡
****Note méthodologique :** Les données analysées agrègent les performances des vidéos organiques et celles des publications « organiques boostées » (contenus naturels ayant bénéficié d'un budget média pour amplifier leur portée). En revanche, les formats publicitaires dits « 100% paid » (ou dark posts), créés exclusivement pour l'achat d'espace, sont exclus de ce périmètre.
Derrière ce leader, Intermarché (9,2M vues) et Netto France (9M) complètent un podium inattendu. Netto, encore. Appuyé par un budget média important, la stratégie de l'enseigne est de re-conquérir des clients en témoigne [cette vidéo](https://www.facebook.com/reel/1694799755026620/) pour promouvoir l'appli qui totalise 8,9 millions de vues.
## **Le bricolage reste en tête, mais le podium se rééquilibre**
Mai confirme la dynamique d'avril sans la reproduire à l'identique. Brico Dépôt reste premier, mais avec 10 millions de vues contre 18 en avril : l'effet temps fort du printemps commence à s'essouffler. Bricomarché (5M, #5) et Mr.Bricolage (818 000, #15) restent présents dans le classement, mais perdent en intensité.
**Ce qui change en mai, c'est l'irruption de l'alimentaire dans le haut du tableau.** Intermarché et Netto occupent la 2ème et 3ème place, ce qui ne s'était pas vu depuis le début de l'année. La saisonnalité joue : barbecues, recettes estivales, promotions sur les produits frais. Les enseignes alimentaires qui ont su traduire le mois de mai en contenu utile ont rattrapé une partie de leur retard sur le bricolage.
La mécanique gagnante reste la même : **transformer le produit en moment, le rayon en ressource.** On ne vend pas du poulet, on vend le repas du dimanche en famille. On ne vend pas de la bière, on vend l'apéro du weekend de l'Ascension. Ce positionnement de l'utile et du désirable génère un engagement sans commune mesure avec les contenus purement promotionnels.
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### Plannings, IA et masse salariale : Skello veut devenir le système nerveux RH de la grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/02/plannings-ia-et-masse-salariale-skello-veut-devenir-le-systeme-nerveux-rh-de-la-grande-distribution/
Last updated: 2026-06-02T07:00:15.000Z
Dans les couloirs d'un hypermarché, il y a une tâche que personne ne voit mais que tout le monde subit quand elle est mal faite : le planning. Des centaines de collaborateurs, des dizaines de rayons, du temps partiel, des ouvertures le dimanche, des pics saisonniers, de l'absentéisme, de l'intérim. Et pourtant, **dans beaucoup de magasins, cette organisation repose encore sur Excel et un tableau blanc accroché dans le bureau du chef de rayon.** C'est exactement ce problème que Skello a décidé d'attaquer, il y a dix ans. Pour comprendre comment, j'ai reçu sur le podcast [Raphaël Loevenbruck](https://www.linkedin.com/in/rapha%C3%ABl-loevenbruck-03364ba1/), directeur commercial retail chez Skello.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## **De la restauration à la grande distribution**
Dans la conscience collective, Skello reste souvent associé à la restauration et à l'hôtellerie. C'est là que l'aventure a commencé. Mais Raphaël, qui se définit lui-même comme « un bébé Skello », huit ans dans la boîte, arrivé quasiment dès les débuts, raconte une autre réalité. « Il y a huit ans déjà, on travaillait avec certains Carrefour, des Intermarché, des U. Donc c'est quand même un outil qui a très vite compris qu'il y avait des gros enjeux et un gros potentiel à équiper la grande distribution française. »
La grande distribution n'est pas venue chercher Skello par hasard. « Ce sont eux qui sont venus vers nous. On a commencé à avoir des demandes entrantes d'Intermarchés qui nous ont dit : on voit ce que vous faites sur la restauration, ça pourrait nous intéresser parce que nous on est sur Excel, papier, ou sur des outils qui sont assez vieillissants. »
Raphaël connaît le secteur de l'intérieur. **Avant Skello, il a passé deux ans chez Decathlon, une expérience qu'il décrit comme fondatrice pour comprendre les enjeux terrain de la grande distribution.**
# **30 heures perdues par mois, et l'objectif de les réduire à 1**
La promesse de Skello se résume à un chiffre brutal. « On a fait pas mal de questionnaires auprès de nos clients pour savoir combien ils perdaient de temps sur la planification. Le résultat sur de la grande distribution, c'est que si je prends l'ensemble des personnes qui travaillent sur un [planning](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/04/06/comment-organiser-et-optimiser-son-planning-dequipe/), on a 30 heures perdues par mois. C'est énorme. Et l'objectif de Skello, c'est vraiment de passer de 30 heures à 1 heure. »
Ce que résout Skello qu'Excel ne résout pas, c'est d'abord la fragmentation. « Je vais avoir mon Excel pour faire mes plannings, une feuille papier pour faire émarger mes collaborateurs, un manager qui travaille sur papier, un autre sur Excel, et je vais envoyer des feuilles navettes pour préparer la paie avec plein de supports différents. Donc en fait, je n'ai pas quelque chose qui centralise cette donnée sur un seul et même support et qui permet d'éviter la ressaisie, de faire de l'automatisation. »
**L'autre angle mort d'Excel : le cadre légal et ses alertes de convention collective, que l'outil ne gère tout simplement pas.**
## **Un algorithme qui mange des contraintes**
Faire un planning, ce n'est pas mettre des noms dans des cases. Raphaël détaille les couches de contraintes que l'outil doit intégrer. D'abord le cadre légal : « On a intégré la convention 2216 à l'outil. En un clic, j'ai ma convention qui me permet de façonner mon Skello par rapport à ça. J'ai toutes mes alertes légales, tous mes taux de majoration par rapport à la paie qui viennent se mettre à jour. »
Ensuite les compétences : « Un caissier ou une caissière, si je la mets en rayon pour faire du facing, ça fonctionne pas forcément. » Puis les desiderata : « On doit prendre en compte les disponibilités, indisponibilités. On doit prendre en compte l'équité aussi. Quelqu'un ne doit pas faire tous les dimanches parce que c'est plus contraignant que de faire la semaine. »
Et enfin, la performance financière. « Je dois contrôler cette masse salariale. Je dois faire en sorte qu'elle soit en dessous de 7%, 6%. Et je dois faire en sorte que j'aie les bonnes personnes au bon moment, au bon endroit en fonction d'un chiffre d'affaires, et ce chiffre d'affaires, on va le maille fine avec une granularité au quart d'heure. Un nombre d'articles, donc le panier moyen. Et l'affluence du magasin. Avec ces trois données-là, on va pouvoir dessiner un plan de charge. »
L'exemple qu'il donne est concret : « Si Gérard encaisse, il doit avoir une productivité horaire de 100 euros au quart d'heure. Si je fais 500 euros sur ce quart d'heure-là, il me faut 5 caissiers-caissières. »
**Le côté collaboratif est une rupture majeure : le salarié devient acteur de son planning via une application mobile, et non plus simple exécutant d'un tableau imposé.** « Le rêve que j'ai, c'est que je me réveille, ma première application c'est Skello. J'ouvre, je regarde avec qui je travaille, je regarde mon solde de congé payé, si je veux mettre une indisponibilité de manière récurrente, comme ce mercredi matin de Martine qui doit aller chercher son enfant à la nounou, je le fais, et du coup mon responsable il l'a. »
## **L'IA : un copilote, pas un pilote automatique**
Skello a intégré une couche d'IA depuis un peu plus d'un an. Raphaël est clair sur ce qu'elle fait et sur ce qu'elle ne fait pas. « L'IA, comme elle est intégrée à Skello, elle connaît la donnée. Et du coup, elle te permet, au lieu de te dire : j'ai cette donnée, j'ai cette donnée, maintenant à moi de faire un planning, non. Je vais donner cette donnée à l'IA, je vais lui donner des contraintes que je veux qu'elle respecte, et ensuite c'est elle qui va me dire : voici ton premier planning. »
Le deuxième cas d'usage illustre la puissance de l'IA sur la ligne de caisse. « J'ai une ligne de caisse de 20 caisses, peut-être 50 personnes compétentes pour la faire. On lui intègre le chiffre d'affaires au quart d'heure, une productivité horaire à respecter, une fluctuation d'affluence prévisionnelle, les compétences, tout un tas de contraintes. Et c'est l'IA qui dit : OK, voici ton premier planning. Plus tu vas l'alimenter, plus il va comprendre et plus il va faire des choses particulièrement précises. »
Mais Raphaël insiste sur une limite philosophique revendiquée. « Il y a deux gros problèmes à l'IA aujourd'hui. D'une part, ça peut être hyper opaque. Ça veut dire que je ne sais pas pourquoi elle m'a proposé ce planning. Nous, on ne veut surtout pas avoir une IA qu'on subit. On veut vraiment être actifs, la paramétrer nous-mêmes et pouvoir la modifier. Et deuxièmement : c'est l'humain qui décide. C'est pas l'IA qui décide pour nous. »
**Sur la météo, Skello est honnête sur ses limites actuelles mais transparent sur sa feuille de route : intégrer demain les données météo pour anticiper l'affluence magasin à la journée.**« Pour un Leclerc, s'il ne fait pas beau, ça cartonne. S'il fait très très beau, il y a moins de gens. »
**Gérer l'aléa : le remplacement intelligent**
L'un des cas d'usage les plus concrets concerne la gestion de l'imprévu. Raphaël prend l'exemple d'un Leclerc à Biarritz en été, avec un pool de CDD étudiants moins fidélisés. « L'un des vrais sujets d'un responsable de rayon, c'est de gérer l'aléa. Qu'est-ce que je fais quand quelqu'un me fait faux bond d'un jour à l'autre ? »
La réponse de Skello : « Du remplacement hyper intelligent. Tu vas cliquer sur un bouton, tu demandes à Skello de trouver la personne la plus pertinente pour ce créneau. La personne la plus compétente pour ce poste, avec un compteur d'heures plutôt négatif, qui respecte le cadre légal si on lui rajoute ce créneau, et qui est disponible, en respectant les desiderata de Martine qui doit aller chercher son enfant le matin. [Et c'est là où les managers perdent du temps](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/01/gerer-son-temps-en-grande-distribution-retrouver-de-lefficacite-sans-sacrifier-lessentiel/) : sur qui peut faire ce remplacement. Là, c'est Skello qui réfléchit. »
## **Fidélisation, marque employeur et vision 2030**
Dans un contexte de turnover élevé et de recrutements de plus en plus courts, intérim, saisonniers, jobs étudiants, **Skello se positionne désormais comme outil de fidélisation autant que de planification, en donnant aux salariés une visibilité et une équité qu'ils n'avaient pas avant.** « 90 % des salariés qui travaillent avec Skello cherchent un employeur qui travaille avec Skello. Pourquoi ? Parce que quelqu'un qui travaille avec Skello, c'est quelqu'un qui a de l'équité dans ses plannings, qui a de la fiabilité dans sa paie. »
La vision à terme est encore plus ambitieuse. « Skello, c'est un outil de mise en relation employé-employeur. Mais même au-delà de ça, de mise en relation de demandeur d'emploi. Demain, je suis au chômage, je mets mon CV, mes compétences, et je peux devenir employé. »
Sur le planning de 2030, Raphaël cite un adhérent du groupe Mousquetaires qui lui a soumis la meilleure synthèse possible : « Toi, tu as eu ton bac à 18,2\. Moi, ma masse salariale, mon chiffre d'affaires, mes ratios, je les gère à six décimales après la virgule. Donc nous, on doit apporter quelque chose d'hyper précis. »
**Le planning de demain selon Skello : hyper précis sur les données, hyper collaboratif sur l'humain.** « Quand je suis dans des environnements aussi exigeants et précis, si je n'ai pas l'humain à côté, ça capote complètement. »
Pour les magasins qui souhaitent tester la solution, Skello est référencé chez les quatre grandes coopératives et groupements, Leclerc, Mousquetaires, U, Carrefour, et accessible via skello.io.
[DÉCOUVRIR SKELLO](https://www.skello.io/)
### Brosti, les chips de McFly et Carlito, sont en rayon
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/01/brosti-les-chips-de-mcfly-et-carlito-sont-en-rayon/
Last updated: 2026-06-01T15:57:21.000Z
Les deux influenceurs l'avaient annoncé récemment. Les chips de McFly et Carlito débarquent dans les supermarchés français ce 1er juin 2026\. La marque s'appelle Brosti, développée avec Banger Ventures, la structure de Cyrille Jacques, également à l'origine de [Ciao Kombucha](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/04/ou-acheter-le-ciao-kombucha-de-squeezie-gouts-prix-bienfaits-et-infos-pratiques/).
**Ce n'est pas un coup de com' sorti de nulle part.** Le projet remonte à fin 2023, quand les deux YouTubeurs avaient réalisé [une vidéo de dégustation dans les usines Bret's](https://www.youtube.com/watch?v=z08zUwT15xw), alimentant les spéculations sur une éventuelle collaboration. Elle ne s'est finalement pas faite avec le fabricant breton. Une vidéo tournée dans l'usine avait largement alimenté les rumeurs, mais Brosti arrive avec sa propre identité : des chips artisanales produites en France, déclinées en six saveurs.
**La distribution, elle, est massive dès le jour un.** Les chips sont disponibles chez Auchan, Carrefour, Casino, Leclerc, Franprix, Intermarché, Monoprix et Système U, soit une couverture nationale inédite pour un lancement issu du monde YouTube.
Le parallèle avec d'autres lancements de créateurs s'impose. Après les chocolats de MrBeast ou les barres protéinées de Tibo Inshape, les chips de McFly et Carlito s'inscrivent dans une logique désormais bien rodée. Ce qui change ici, c'est l'ampleur de la mise en place dès le lancement. Pas de test en ligne, pas d'e-commerce en amont. Directement en linéaire, dans huit enseignes nationales, le même jour.
**McFly et Carlito cumulent plus de 7 millions d'abonnés sur YouTube.** C'est leur principale force de frappe. Reste à savoir si la communauté convertit en achat répété, et si le produit tient ses promesses sur l'étagère dans la durée.
### Avec Ciao Energy, les influenceurs veulent définitivement leur place dans les rayons
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/06/01/avec-ciao-energy-les-influenceurs-veulent-definitivement-leur-place-dans-les-rayons/
Last updated: 2026-06-01T05:37:54.000Z
Squeezie ne se contente plus de faire la promotion des marques des autres. Avec **Ciao Energy,** il passe à l'étape suivante - et il n'est pas seul. Léna Situations et Inoxtag sont à bord. Gaming, lifestyle, mode, divertissement : le trio couvre toutes les communautés. 52 millions d'abonnés au total.
La vidéo de lancement a dépassé les 20 millions de vues en moins de 24 heures. Une performance qui n'a rien d'accidentel.
## **Le cycle est désormais connu**
D'abord la hype en ligne. Ensuite les demandes en caisse. Puis la tête de gondole pour satisfaire une clientèle qui ne comprend pas pourquoi elle ne trouve pas en magasin ce qu'elle vient de voir sur son écran.
Ce modèle, Squeezie l'a déjà rodé avec [Ciao Kombucha](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/04/ou-acheter-le-ciao-kombucha-de-squeezie-gouts-prix-bienfaits-et-infos-pratiques/). La boisson fermentée est passée de la communauté YouTube aux rayons boissons de la grande distribution en quelques mois. Ciao Energy emprunte exactement la même trajectoire - mais avec une puissance de feu trois fois supérieure.
## **Un modèle en rupture avec le placement produit**
Ce qui se passe n'est pas un simple partenariat commercial. Les [influenceurs](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/23/tiktok-instagram-le-nouveau-chef-de-rayon/) ont compris qu'un pourcentage sur les ventes ne suffit plus. Ils veulent la marque, les parts de marché et la présence en rayon. MrBeast avec Feastables aux États-Unis a montré que c'était possible. En France, Tibo In Shape, McFly et Carlito, Sissi Mua ont ouvert la voie.
Ciao Energy est peut-être le lancement de l'année dans ce registre. Pas parce que c'est une boisson énergisante de plus - le marché en compte déjà des dizaines. Mais parce que la communauté derrière est massive, engagée, et qu'elle demande activement le produit en magasin.
## **Ce que ça change pour la GMS**
**Ces marques « native influence » n'ont pas d'autre choix que d'exister en rayon**. Elles naissent en ligne, mais elles grandissent en point de vente. L'enjeu pour les enseignes n'est plus de savoir si elles doivent les référencer. Il est de savoir à quelle vitesse elles peuvent le faire.
Le mouvement n'est pas près de s'arrêter. Et les acheteurs qui attendent de voir si la tendance dure risquent de se retrouver à courir après une demande qu'ils n'ont pas anticipée.
### Le mois de juin en F&L : cerise, abricot, pêche, melon… le guide terrain
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/31/le-mois-de-juin-en-f-l-cerise-abricot-peche-melon-le-guide-terrain/
Last updated: 2026-05-31T06:00:12.000Z
Après le mois de [Mai](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/23/le-mois-de-mai-en-f-l-fraise-asperge-tomate-le-guide-terrain/), Juin, c'est le basculement. Le rayon change de visage d'une semaine sur l'autre, les fruits d'été prennent toute la place et chaque produit a sa fenêtre de tir précise. Cerise, abricot, pêche, nectarine, melon : bien les connaître, savoir les choisir et les conseiller, c'est tout ce qui fait la différence entre un rayon tenu et un rayon performant.
## Les produits incontournables du mois
Cinq familles tirent le rayon en juin. Les connaître, les afficher et les soigner change la perception du client sur l'ensemble du rayon.
### **Cerise**
C'est la star du mois. Saison ultra-courte, produit plaisir, premium, fragile. Burlat, Summit, Folfer, Hedelfingen, Belge : à chaque arrivage son moment. L'origine France est un argument de vente en soi, le client la cherche. Un rayon cerise bien présenté tire tout le frais vers le haut.


### **Abricot**
Démarrage de saison France. Orangered en précoce, Bergeron en mi-saison avec son IGP des Baronnies, Royal Roussillon plus tard. Produit familial, perçu comme naturel. La valeur montante du mois pour qui sait aller chercher la bonne variété au bon moment.

### **Pêche et nectarine**
Début de pleine saison. Pêche blanche, pêche jaune, nectarine, pêche plate, pêche de vigne : cinq profils, cinq usages, un seul rayon. La richesse de la gamme fait le plaisir du client, à condition de la lui présenter correctement.

### **Melon**
Les premiers Charentais français arrivent. Cavaillon IGP, Quercy IGP, Haut-Poitou, Guadeloupe. Vigilance qualité absolue : un melon décevant en juin casse la confiance pour tout l'été.

### **Fraise**
Toujours présente, surtout en début de mois. Gariguette, Charlotte, Ciflorette, Mara des Bois. La fraise garde son rôle de locomotive jusqu'à la mi-juin, avant de passer progressivement la main.
### **Tomate France**
Pleine installation. La qualité monte semaine après semaine. Ronde, grappe, cerise, cœur de bœuf, ancienne : proposer une vraie gamme, toujours avec la provenance affichée.
## Conseils simples : rayon et client
Trois réflexes faciles à retenir, utiles aussi bien à l'employé qu'au client qui vient poser une question.
### **Bien choisir, les bons réflexes en rayon**
Cerise : pédoncule vert, souple et bien attaché. Fruit brillant, ferme, qui crisse sous les doigts. Aucun éclatement, couleur homogène sur toute la barquette.
Abricot : couleur de fond orange soutenu, sans zone verte. Ferme au toucher, cède légèrement sous la pression du pouce. Odeur fruitée perceptible à proximité. À retenir : un abricot peu coloré peut être excellent. La couleur dépend de la variété, pas de la maturité.
Pêche et nectarine : couleur de fond jaune ou crème franche, sans zones vertes. Peau intacte, parfum perceptible. À retenir : le rouge sur la peau, c'est la variété, pas la maturité.
Melon : lourd en main pour sa taille, c'est le premier indicateur. Pédoncule craquelé ou détaché, sillons bien marqués. Parfum équilibré au pédoncule : trop puissant signifie surmûri.
### **Bien conserver**
Cerise : au frais maximum 6 °C, peu ventilé. Durée de vie 48 heures après réception. Rinçage rapide juste avant dégustation, jamais à l'avance.
Abricot : fruit climactérique, il continue de mûrir après cueillette. Deux à trois jours à température ambiante pour finir la maturation, puis au frais. Une fois mûr, à consommer rapidement.
Pêche et nectarine : affinage possible 24 à 48 heures à température ambiante après achat, puis au frais. Les sortir 30 minutes avant dégustation pour libérer les arômes.
Melon : entier, hors frigo. Une fois ouvert, au frais filmé, 24 à 48 heures maximum. À sortir 30 minutes avant la dégustation.
### **Les erreurs classiques à éviter**
Surcharger les cerises et les abricots : les fruits du dessous écrasent les autres. Laisser les fruits fragiles sous une lampe chaude ou en plein soleil. Pousser le melon trop tôt en gros volume : un client déçu en juin ne revient pas en juillet. Oublier d'afficher la provenance France sur l'abricot, le melon et la tomate. Confondre la couleur rouge sur la pêche avec un signe de maturité. Négliger les passages réguliers : avec la chaleur, un produit qui stagne deux heures est un produit perdu.
## Focus produit du mois : la cerise française
La cerise, c'est le produit sur lequel le client juge la qualité de tout le rayon en juin. Saison ultra-courte de mai à juillet : c'est précisément ce qui fait toute la valeur du produit. On la soigne comme un produit premium, parce qu'elle l'est.
### **Les variétés à connaître**
Burlat : la précoce de mai, rouge vif, sucrée, parfumée. La référence du démarrage de saison. Summit : gros calibre de pleine saison, le produit de volume. Hedelfingen et Belge : les tardives, très bonne tenue, idéales pour le premium et la conservation. Et pour les magasins du Sud-Ouest, la cerise d'Itxassou du Pays Basque : identité forte, produit de signature, panier moyen élevé.
### **Comment bien la choisir**
Brillante et ferme, qui crisse sous les doigts. Pédoncule vert, souple et bien attaché : premier indicateur de fraîcheur. Aucune tache, aucun éclatement, couleur homogène sur toute la barquette. Un calibre régulier rassure le client avant même la dégustation.
### **Comment bien la consommer**
La sortir du frigo une heure ou deux avant dégustation pour développer les arômes. Ne jamais la laver à l'avance : rinçage rapide juste avant de la déguster. Plaisir nature, clafoutis, tarte amandine, confiture, salade de fruits : la cerise n'a pas besoin d'être mise en scène pour convaincre.
Le saviez-vous ? La France compte plusieurs bassins de production bien distincts : le Vaucluse, le Gard, le Tarn-et-Garonne, et le Pays Basque avec sa cerise d'Itxassou. Valoriser l'origine sur le rayon, c'est vendre une histoire en même temps qu'un fruit.
## Zoom abricot : le produit familial du début d'été
L'abricot démarre sa saison française en juin. Trois origines à connaître : la Drôme et les Baronnies pour le Bergeron IGP, le Roussillon pour le Royal et l'AOP. Un produit perçu comme naturel, familial, rassurant, à condition d'aller chercher la bonne variété au bon moment.
### **Trois couleurs, trois moments de saison**
Orangered en précoce dès le début juin : coloration soutenue, démarrage de saison. Bergeron en mi-saison : la référence qualité française, l'IGP des Baronnies lui donne une vraie identité. Royal Roussillon et Bergarouge plus tard : signature visuelle forte, AOP pour le Roussillon.
### **Bien le choisir**
Couleur de fond orange soutenu, sans zone verte, le vert signale une récolte trop précoce. Ferme au toucher, cède légèrement sous la pression du pouce. Odeur fruitée douce perceptible à proximité. Et le réflexe à transmettre au client : la couleur dépend de la variété, pas de la maturité. Un abricot peu coloré peut être excellent.
### **Bien le consommer**
À température ambiante deux à trois jours pour finir la maturation, puis au frais une fois mûr. Nature en collation, en tarte, confiture maison, compote, ou rôti au four avec un filet de miel et du thym. L'abricot se suffit à lui-même.
## Clin d'œil : l'endive, le produit de toute l'année
Juin, c'est la fête des fruits d'été. Mais un produit continue, lui, de travailler 365 jours par an sans jamais faire de bruit : l'endive. Disponible toute l'année, prête en cinq minutes, de l'apéro sans cuisson à la salade d'été, c'est le couteau suisse du rayon légumes.
Deux références suffisent. L'endive classique, blanche, pointes légèrement jaunes, le produit de volume polyvalent disponible toute l'année. Et la Carmine, l'endive rouge, violette à l'extérieur, blanche à l'intérieur, moins amère, parfaite crue, effet visuel immédiat en rayon.
**Le bon calibre pour le bon usage.** Calibre 1-2 (moins de 250 g) : l'endive apéro, une feuille égale une bouchée, zéro cuisson. Calibre 2-3 (250 à 400 g) : l'endive salade, la plus polyvalente. Calibre 3-4 et plus (plus de 400 g) : l'endive cuisson, elle tient entière au gratin ou à la poêle.
Un réflexe à avoir : retirer le petit talon à la base, c'est là que se concentre l'amertume. Et l'idée du mois : salade endive, melon et jambon cru. Le melon efface l'amertume naturellement.
### Et aussi en juin…
Juin réserve aussi ses petits plaisirs : les premières pastèques, l'ail nouveau et l'oignon nouveau en bottes, les petits pois et les fèves à écosser, l'aubergine et le poivron qui s'installent, la framboise, la myrtille et la groseille en pleine saison, et les herbes fraîches (basilic, ciboulette, menthe, persil) qui donnent du peps à toutes les assiettes.
### 📩 LA RÉSERVE - L'abricot français à l'honneur (semaine 22 |2026)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/29/la-reserve-labricot-francais-a-lhonneur-semaine-22-2026/
Last updated: 2026-05-29T09:00:09.000Z
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🍑 **Abricot français 2026 : comment performer sur la saison la plus courte de l'année**
La saison de l'abricot dure trois mois. Le pic, lui, tient en six semaines. Ce qui se passe entre la semaine 21 et la semaine 30 dans votre rayon fruits et légumes conditionne une bonne partie de votre performance estivale. Voilà ce que vous devez savoir — et ce que vous devez faire — pour ne pas passer à côté. [Décryptage](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/28/abricot-francais-2026-comment-performer-sur-la-saison-la-plus-courte-de-lannee/)
👀 **L'eau locale, nouveau marqueur de confiance dans les rayons GMS**
Le rayon eau d'un hypermarché, en 2025, ressemble à ce qu'il était il y a dix ans. Mêmes bouteilles, mêmes facings, mêmes promos sur les packs 6×1,5 L. Sauf que quelque chose a changé ; non pas dans le linéaire, mais dans la tête du consommateur. La confiance s'est fissurée. Et dans cette fissure, une logique commerciale nouvelle s'installe, discrètement mais solidement : l'eau locale comme marqueur de confiance. [Lire](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/26/leau-locale-nouveau-marqueur-de-confiance-dans-les-rayons-gms/)
👀 **« Initier un mouvement » : l'ambition de Day by Day, treize ans après**
De 100 millions d'euros en 2013 à plus d'un milliard en 2021, puis un décrochage brutal. Le marché du vrac a tout connu. Rencontre avec celui qui a traversé chaque cycle sans lâcher la conviction de départ.
[Interview](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/26/lambition-de-day-by-day-treize-ans-apres/)
⭐ **Voici le classement des 20 marques les plus choisies en France**
Ce classement\* mesure combien de fois les consommateurs choisissent une marque dans l'année. Pas la notoriété. Pas les intentions d'achat.
Ce que dit le Top 20 2025 :
➖ Herta France reste n°1 avec 273 millions de Consumer Reach Points.
➖ Cristaline et Fleury Michon complètent le podium.
➖ 12 marques sur 20 n'ont pas bougé d'un rang vs 2024.
Les mouvements notables :
➖ Barilla grimpe de 4 places (20ème). La pasta continue sa dynamique.
➖ Sodebo progresse de 3 rangs (12ème). Le snacking nomade tient.
➖ Elle & Vire recule de 3 rangs (16ème). Signal à surveiller dans les crémeries.
➖ Panzani perd une place. La guerre des prix dans les pâtes laisse des traces.
[Lire](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/26/lambition-de-day-by-day-treize-ans-apres/)
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### Abricot français 2026 : comment performer sur la saison la plus courte de l'année
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Last updated: 2026-06-09T07:49:10.000Z
La saison de l'abricot dure trois mois. Le pic, lui, tient en six semaines. Ce qui se passe entre la semaine 21 et la semaine 30 dans votre rayon fruits et légumes conditionne une bonne partie de votre performance estivale. Voilà ce que vous devez savoir — et ce que vous devez faire — pour ne pas passer à côté.
## **Une filière qui remonte la pente**
Après plusieurs années difficiles, la filière abricot français envoie un signal positif pour 2026\. En 2025, les entreprises de l'AOP (Association des Organisations de Producteurs) ont commercialisé 65 000 tonnes, soit une hausse de 23 % par rapport à 2024\. La production se concentre dans trois départements : la Drôme (33 %), le Gard (28 %) et les Pyrénées-Orientales (18 %).
Le verger, lui, reste sous tension. Les 10 000 hectares d'abricotiers en France représentent une surface en recul de 56 % sur dix-sept ans. Ce que ça veut dire concrètement : moins de volume structurel disponible, une saisonnalité resserrée, et une exigence de réactivité en approvisionnement que l'on ne peut pas se permettre de rater.
L'AOP, reconnue depuis 2008, regroupe 60 entreprises et plus de 400 producteurs, représentant 70 % de la production française. Sa production totale est estimée entre 75 000 et 80 000 tonnes.

## **Connaître son calendrier variétal**
L'abricot, ce n'est pas un fruit, c'est une succession de variétés. De mai à septembre, le rayon se renouvelle par vagues. En très précoce, les Pricia, Colorado et Wondercot ouvrent la saison. Viennent ensuite les Magicot, Pinkcot et Flopria. Puis le cœur de saison : Orangered, Kioto, Bergarouge — et surtout le Bergeron.
Sur le Bergeron, Stéphane Paul est catégorique : « Si vous devez apprendre à votre équipe à reconnaître une seule variété d'abricot français, c'est le Bergeron. Fin juin, début juillet, c'est la star du rayon. » L'identifier clairement en signalétique, l'expliquer à l'équipe, en faire un rendez-vous de saison : c'est là que se joue la différence. On ne vend pas un abricot générique. On vend un Bergeron français en pleine saison.
Le catalogue variétal est classé selon des critères agronomiques et gustatifs en quatre catégories, des plus prometteuses à celles qu'il ne faut plus planter.

# **Semaines 26 à 28 : ne ratez pas le pic**
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### L'eau locale, nouveau marqueur de confiance dans les rayons GMS
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/26/leau-locale-nouveau-marqueur-de-confiance-dans-les-rayons-gms/
Last updated: 2026-05-26T06:30:11.000Z
Le rayon eau d'un hypermarché, en 2025, ressemble à ce qu'il était il y a dix ans. Mêmes bouteilles, mêmes facings, mêmes promos sur les packs 6×1,5 L. Sauf que quelque chose a changé ; non pas dans le linéaire, mais dans la tête du consommateur. La confiance s'est fissurée. Et dans cette fissure, une logique commerciale nouvelle s'installe, discrètement mais solidement : **l'eau locale comme marqueur de confiance**.
En parts de linéaire, en dynamiques de référencement, en comportements d'achat, les chiffres en attestent. L'eau locale est le nouveau marqueur de confiance. Une réalité que les rayons commencent à comprendre.
## Un marché à 2,7 milliards d'euros, et une opinion publique partagée en deux
Le marché des eaux embouteillées en France pèse entre **2,67 et 2,74 milliards d'euros** en 2024, pour environ 9 milliards de litres consommés. La grande distribution capte 80 % des volumes ; c'est le deuxième rayon des boissons sans alcool en GMS, derrière les soft drinks. Trois groupes dominent : Sources Alma, Danone, Nestlé Waters. Ils captent ensemble près de 80 % des parts de marché.
La structure de pouvoir semble stable. Elle ne l'est pas.
Les volumes repartent à la hausse en 2025 (+4,4 % selon Circana, CAM fin avril), après plusieurs années de compression liée à l'inflation. Mais un chiffre dit mieux que les panels ce qui se joue vraiment : selon la **Fondation Jean-Jaurès**, en 2025, **32 % des Français voient l'eau en bouteille comme un "produit du passé"**. Contre 31 % qui la voient comme un "produit d'avenir". Un marché à 2,7 milliards d'euros, et l'opinion est littéralement à pile ou face sur sa légitimité future.
C'est dans ce contexte-là que l'ancrage local est devenu stratégique.

La carte des sources françaises vendues en grande distribution
## Janvier 2024 : le moment où tout a basculé
L'origine géographique d'une eau ne devient pas un argument commercial par hasard. Il faut une raison. Elle est arrivée en janvier 2024.
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### « Initier un mouvement » : l'ambition de Day by Day, treize ans après
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/26/lambition-de-day-by-day-treize-ans-apres/
Last updated: 2026-05-26T06:09:00.000Z
Lancée en 2013 comme la première chaîne d'épicerie 100 % vrac en France, Day by Day a traversé une décennie de montagnes russes : de 79 magasins à une quarantaine, avant de retrouver le chemin de la croissance. Rencontre avec [David](https://www.linkedin.com/in/davidsutrat/), co-fondateur d'une enseigne qui s'est toujours vécue comme un mouvement autant que comme un commerce.
Il y a quelque chose de presque paradoxal dans l'histoire de [Day by Day](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/03/22/day-by-day-epicerie-vrac-courses-quotidien/). L'enseigne qui a tout misé sur la simplicité, acheter ce dont on a besoin sans emballage ni superflu, a traversé l'une des périodes les plus complexes du commerce de détail français. Montée en puissance fulgurante, décrochage brutal, reconstruction patiente. David, co-fondateur avec Didier Oréta-Bruno, raconte sans détour. Nous l'avons reçu sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/).
## Un mouvement avant d'être un commerce
L'histoire commence en 2011, autour d'un déjeuner. Pas question, à l'origine, de lancer une enseigne. « Au fil de la discussion, on en est arrivé à se dire qu'il serait bien que nous soyons nous-mêmes acteurs d'essayer de supporter nos convictions par un projet concret », se souvient David. L'ambition est posée d'emblée : « L'ambition n'était pas simplement de créer une chaîne de magasins et de faire commerce, c'était d'initier un mouvement en faveur d'une consommation qu'on voulait moins impactante, générant moins de gaspillage alimentaire, moins de déchets d'emballage. »
Une conviction, mais aussi une inspiration concrète : **celle d'Auchan, qui avait lancé dès 2004 un concept dans sa zone orange, une offre entièrement débarrassée de marketing et d'emballage.** « On était dans une démarche plus économique qu'écologique », précise David. Une nuance qui traverse tout l'entretien : le vrac n'est pas qu'une posture militante, c'est aussi une solution économique.
## Tester dans « le pire endroit de la Terre »
Toute l'année 2012 sert à écrire le concept. **En 2013, l'heure du pilote arrive.** Et les fondateurs font un choix délibérément contre-intuitif. « On aurait pu prendre l'option d'ouvrir sur un quartier parisien bobo et on aurait probablement rencontré une forme de succès très artificielle. Nous voulions tester en fait le format. »
Le premier magasin s'ouvre donc « au fond d'une galerie marchande, un peu en fin de vie, dans l'Ouest parisien, entre HLM et trafic de drogue ». La logique ? « Si ça marchait là, ça marcherait partout. » Le succès commercial n'est pas au rendez-vous. Mais l'essentiel est là : « Ça nous a permis de voir qu'on n'avait pas besoin d'expliquer grand chose pour que les gens poussent la porte. » Moins de 70 références à l'époque, des bacs multipliés pour « cacher les trous », et pourtant : le bouche-à-oreille fonctionne. **Un an plus tard, le premier magasin en franchise ouvre.**
## La vague, puis la chute
**Day by Day monte jusqu'à 79 magasins.** Le vrac explose en 2017-2018, porté par deux événements marquants. D'abord, « un été où on parle beaucoup des impacts négatifs du plastique, à travers une émission d'investigation assez connue ». Puis la démission de Nicolas Hulot, alors secrétaire d'État à la transition écologique, qui « en gros nous renvoie tous à nos responsabilités en disant que ce n'est pas le politique qui changera le monde, c'est nos comportements quotidiens ». La fréquentation en magasins explose.
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### Marges dans la grande distribution : les 24 recommandations du Sénat, et ce qu'en pensent les distributeurs
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/21/marges-dans-la-grande-distribution-les-24-recommandations-du-senat-et-ce-quen-pensent-les-distributeurs/
Last updated: 2026-05-21T12:07:26.000Z
*Six mois d'auditions, 189 interlocuteurs, un rapport adopté le 19 mai 2026\. La commission d'enquête sénatoriale sur les marges dans la grande distribution a produit 24 recommandations concrètes pour rééquilibrer les relations commerciales entre enseignes, industriels et agriculteurs. Tour d'horizon de ce que propose le Sénat (et pourquoi la grande distribution conteste).*
Sur 100 euros de valeur alimentaire créée en France, 8 euros reviennent à l'agriculteur, 14 environ à l'industriel, et 40 sont captés par le distributeur. C'est avec ce chiffre qu'Antoinette Guhl, rapporteure de la commission d'enquête, a ouvert la conférence de presse du 21 mai. Il résume à lui seul la raison d'être du rapport.
La commission, présidée par Anne-Catherine Loisier (Union centriste) et portée par le groupe Écologiste, a mené 189 auditions en six mois. Son constat : des relations commerciales « brutales », des pratiques de négociation « assises sur la menace, l'intimidation et la contrainte », et un cadre légal — les lois Egalim — contourné de manière « très fréquente, voire systématique » via des centrales d'achats européennes.
Les 24 recommandations qui en découlent s'organisent en cinq axes. Voici ce qu'elles prévoient concrètement.
## Axe 1 — Rendre les marges lisibles pour tout le monde
Six des 24 recommandations portent sur la transparence. C'est l'axe le plus structurant, parce qu'il conditionne tous les autres : sans données fiables et publiques, les déséquilibres restent invisibles.
Le rapport propose d'abord de **rendre obligatoire la publication régulière d'indicateurs d'évolution des prix de vente au détail** par grandes familles de produits, et de les mettre en regard avec l'évolution des prix d'achat aux industriels. L'idée est simple : si les prix en rayon montent plus vite que les tarifs négociés avec les fournisseurs, la différence doit être expliquée.
La commission veut aussi confier à un organisme tiers (l'Insee ou l'Observatoire des prix) la mission de consolider ces données et de les rendre intelligibles pour le grand public. Elle recommande également d'**expérimenter un affichage en magasin** de la part revenant à chaque maillon pour des produits emblématiques : lait, viande, fruits et légumes.
Ce dernier point rejoint le dispositif du RémunéraScore, que le rapport juge prometteur et qui mérite « un suivi attentif ». L'enjeu est de donner au consommateur une information qu'il n'a aujourd'hui pas accès : combien l'agriculteur a-t-il réellement touché sur ce produit qu'il vient d'acheter ?
## Axe 2 — Encadrer les pratiques de négociation
Sept recommandations visent directement ce qui se passe dans les boxes de négociation. La commission a documenté des situations précises : des menaces de déréférencement dès l'ouverture des discussions, des réductions brutales de commandes pouvant représenter jusqu'à 60% des ventes d'un fournisseur auprès d'un distributeur, des pertes de produits périssables chiffrées en millions d'euros.
Les propositions concrètes : **renforcer le cadre juridique interdisant les pressions explicites**, imposer la traçabilité écrite des principales demandes de remises et de contreparties, obliger les distributeurs à notifier à l'administration toute baisse importante et soudaine des commandes, et encadrer les déréférencements avec des délais de préavis proportionnés à la taille et à la dépendance du fournisseur.
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### Le Nutri-Score est-il vraiment efficace ? Ce que la recherche terrain oblige à repenser
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/20/le-nutri-score-est-il-vraiment-efficace-ce-que-la-recherche-terrain-oblige-a-repenser/
Last updated: 2026-05-20T09:59:01.000Z
Il est des vérités que l'on préfère ne pas regarder en face. Le Nutri-Score en est une. Depuis son déploiement progressif dans les rayons français, le débat public s'est surtout concentré sur sa pertinence scientifique, ses guerres d'influence entre lobbies agroalimentaires et institutions de santé, et les querelles sur sa méthode de calcul. Ce qu'on a beaucoup moins examiné, c'est une question plus fondamentale : **est-ce que ça marche, vraiment, dans la vraie vie ?**
Les travaux présentés le 26 mars 2026 à l'EDHEC par Pierre Chandon, professeur à l'INSEAD et directeur du laboratoire comportemental INSEAD-Sorbonne Université, apportent des éléments de réponse précis, rigoureux, et pour beaucoup, contre-intuitifs. Croisés avec les données territoriales publiées par ShoWhere sur l'indice d'affinité nutritionnelle par département, ils dessinent un tableau beaucoup plus nuancé que le discours dominant — dans un sens comme dans l'autre.
Ce n'est pas un réquisitoire contre le [Nutri-Score.](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/12/raphael-dg-de-nutrition-et-sante-plus-que-le-chiffre-daffaires-ce-qui-nous-interesse-cest-le-nombre-de-consommateurs-quon-touche/) C'est une invitation à regarder ce qu'il fait réellement, et ce qu'il ne fait pas, pour en tirer les bonnes conclusions opérationnelles.
## 1.Le paradoxe de l'adhésion : plébiscité oui, mais pas toujours suivi
Les chiffres d'adhésion au Nutri-Score sont spectaculaires. Dans l'étude Chandon & Indaburu (JAMS 2026), **près de neuf consommateurs de fast-food sur dix estiment que le Nutri-Score est une bonne initiative**, que cela aide à mieux manger, et que cela donne envie de revenir dans les établissements qui l'affichent. Sur le papier, c'est un carton plein. Un outil populaire, légitime, qui fait consensus.
Mais dès qu'on quitte le déclaratif pour observer les comportements réels, le tableau se fissure. Et c'est là que réside le problème central de toute politique d'information nutritionnelle : **l'écart entre ce que les individus disent vouloir faire et ce qu'ils font effectivement face à un rayon** ou à une carte de restaurant.
Cet écart n'est pas marginal. Il est structurel. Et les travaux de Chandon le quantifient avec une précision qui devrait alerter tous ceux qui pilotent des stratégies marketing ou des politiques d'assortiment sur la foi d'études déclaratives.

💡
"Un Nutri-Score A sans goût ne vend pas. Et un goût sans Nutri-Score A n'est pas dans la mission de l'entreprise." Raphaël Kunde, DG de Nutrition et Santé à écouter sur notre podcast — [l'interview complète ici](lien)

Analyse géomarketing par Showhere
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### Squeezie, Sylvie et la grande distribution (une tendance qui s'installe dans le rayon liquide)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/19/squeezie-sylvie-et-la-grande-distribution-une-tendance-qui-sinstalle-dans-le-rayon-liquide/
Last updated: 2026-05-19T08:56:17.000Z
Les données Nielsen arrêtées au 19 avril 2026 ne laissent pas beaucoup de place à l'interprétation. Pendant que le marché des jus de fruits frais reculait de 1% (soit 2,6 millions d'euros de chiffre d'affaires en moins), les boissons fermentées affichaient une croissance de leur CA multipliée par cinq, avec 40 millions d'euros gagnés sur un an. La catégorie pèse aujourd'hui 14% du rayon jus frais en GMS. Ce n'est plus un signal faible. Décryptage.
## **Le kombucha comme révélateur**
Le [kombucha](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/06/kombucha-eaux-fonctionnelles-nolo-quelles-innovations-cartonnent-vraiment/) représente 48 millions d'euros de ventes, en hausse de 437%. Derrière ce chiffre, une marque écrase le segment : [Ciao Kombucha](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/27/pourquoi-ciao-kombucha-a-tout-casse-en-2025-8-9-meu-en-6-mois/), portée par l'influenceur Squeezie, a capté 64% de parts de marché en valeur en l'espace de douze mois, soit environ 30 millions d'euros. Elle génère à elle seule 80% de la croissance du segment. Sa référence Exotique 33cl affiche une VMH de 23,5, ce qui en fait la première vente hebdomadaire de la catégorie.
Ce cas est intéressant à étudier pour ce qu'il dit de la construction d'une marque en GMS aujourd'hui : une audience préexistante, un positionnement santé crédible, une exécution terrain rapide. Le résultat est une disruption de catégorie en moins d'un an.

💡
****En douze mois, le segment des boissons fermentées a généré près de 40 millions d'euros de chiffre d'affaires supplémentaire**, compensant largement le recul des jus frais classiques (-1%, soit -2,6 M€). Le kéfir affiche une croissance de +117%, doublant quasiment ses volumes pour atteindre environ 3 M€. Mais c'est le kombucha qui réalise la performance la plus spectaculaire : +437% en un an, soit une multiplication par cinq de son CA, à 48 M€. Une dynamique portée par une demande consommateur en quête de produits fermentés, vivants et fonctionnels. Ces chiffres Nielsen CAM P04 2026 (HMSM + Proxi + Drive) illustrent un basculement de fond dans les arbitrages linéaires : les boissons santé ne sont plus une niche confidentielle. Pour les acheteurs et chefs de rayon, la question n'est plus de savoir si y allouer de la place — mais combien.
## L’essor spectaculaire des boissons fermentées

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### Banquiz : le camion-épicerie qui ravitaille les déserts alimentaires de France
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/18/banquiz-le-camion-epicerie-qui-ravitaille-les-deserts-alimentaires-de-france/
Last updated: 2026-05-18T07:55:02.000Z
Il n'avait jamais prévu de devenir entrepreneur. Jérôme Fourest, ancien directeur général de la Maison du Whisky et de la Comtesse du Barry, s'est retrouvé à reprendre [Banquiz](https://banquiz.fr/) en 2022 à la suite d'un coaching qui a changé sa trajectoire. « Elle m'a dit, vous êtes fait pour être entrepreneur », raconte-t-il. L'idée de la reprise d'entreprise s'est imposée d'elle-même ; une voie taillée pour quelqu'un qui avait déjà accompagné l'Atelier des Chefs de 0 à 10 millions de chiffre d'affaires, et restructuré 60 magasins Comtesse du Barry pour en refonder 45.
**Quatre ans plus tard, Banquiz c'est 35 camions-épiceries itinérants, 21 000 foyers clients, et 8,5 millions d'euros de chiffre d'affaires.** Soit en moyenne 270 000 euros par camion. Un modèle qui sillonne le grand Massif Central sans jamais demander à ses clients de commander à l'avance. Interview sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/).
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## **Un océan bleu au fond des campagnes**
**Le problème qu'adresse Banquiz est massif et peu médiatisé.** « 11 millions de personnes vivent à plus de 20 km à vol d'oiseau d'un supermarché ou d'un point de vente alimentaire », rappelle Jérôme Fourest. Ce sont les habitants des 30 000 villages sur 36 000 qui n'ont pas de commerce. Un français sur six, environ, coupé des circuits classiques de la grande distribution.
Face à ce vide, Banquiz a construit un modèle qu'il qualifie lui-même d'« océan bleu » : aller là où la GMS s'arrête, sans chercher à lui faire concurrence. « Je ne me considère vraiment pas sur le même métier. Je respecte les modèles de grande distribution parce qu'ils sont nécessaires. Maintenant, on s'occupe des 11 millions de personnes qui restent. »
La mission est simple à formuler : « éradiquer les déserts alimentaires en milieu rural via des camions-magasins qui vendent au particulier des produits locaux régionaux directement chez eux. » **Mais l'exécution repose sur un détail qui change tout : l'absence totale de commande préalable.** Les 35 à 40 clients visités chaque jour n'ont rien réservé. Ils attendent simplement le passage.
## **Le café, le congélateur et la confiance**
**Le rituel est rodé.** Le vendeur arrive, s'installe, boit le café, parcourt le catalogue avec le client, ouvre le congélateur ou le placard, range les produits, encaisse et repart en annonçant son prochain passage dans quatre semaines. Pas d'email, pas d'appel téléphonique entre-temps. « On est dans la fracture numérique et nos 21 000 clients habitent dans le grand Massif Central. »
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### CBD alimentaire interdit en France à partir du 15 mai 2026 : ce que ça change vraiment
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/15/cbd-alimentaire-interdit-en-france-a-partir-du-15-mai-2026-ce-que-ca-change-vraiment/
Last updated: 2026-05-15T10:08:32.000Z
À partir du 15 mai 2026, **les produits au CBD destinés à être ingérés ne peuvent plus être commercialisés en France**. Huiles sublinguales, tisanes, gummies, gélules, compléments alimentaires : toutes ces références doivent disparaître des rayons. [Un arrêté publié au Journal officiel](https://www.jesuisvapoteur.org/produits-cbd-ce-qui-change-au-15-mai-2026/) vient de fixer cette échéance, mettant fin à plusieurs années d'incertitude réglementaire pour un secteur qui s'était pourtant progressivement structuré.
## **Pourquoi cette interdiction ?**
La décision s'appuie sur les conclusions de l'ANSES, l'Agence nationale de sécurité sanitaire. Après évaluation, l'agence a estimé que le CBD, lorsqu'il est ingéré, présente des risques pour la santé : effets sur le système nerveux central, sur le foie, sur la reproduction. C'est cette base scientifique qui a conduit les autorités à agir, après des années de flottement juridique et de décisions contradictoires.
Comme le résume Kevin Tillard, professionnel du secteur : « Cette décision fait suite à l'avis de l'ANSES qui a conclu que le CBD, lorsqu'il est ingéré, présente des risques pour la santé. »
## **Ce qui est interdit à partir du 15 mai 2026**
La règle est simple : tout ce qui est destiné à être avalé est visé. Concrètement, les produits suivants ne peuvent plus être mis en vente :
- les huiles de CBD à ingérer ou sublinguales,
- les tisanes et infusions au CBD,
- les bonbons, gummies et confiseries au CBD,
- les gélules et capsules au CBD,
- les chocolats au CBD,
- les boissons contenant du CBD,
- et les compléments alimentaires au CBD.
Benjamin Dufour, Directeur Commercial chez Emilion Group, spécialisé dans le CBD et le chanvre, a réagi à l'annonce en ces termes : « Comme beaucoup d'entre vous, je suis en train de digérer l'information. Après des années d'incertitude réglementaire, de batailles juridiques, d'efforts des acteurs pour se structurer, se professionnaliser, proposer des produits de qualité... c'est un coup de massue. »
## **Ce qui reste autorisé**
L'interdiction ne porte pas sur toutes les formes de CBD. Les produits à usage externe ou par inhalation restent en vente :
- le CBD à fumer, sous forme de fleurs ou de résine,
- les e-liquides pour cigarettes électroniques,
- et les cosmétiques contenant du CBD.
La frontière est donc claire : ce qui entre dans le corps par voie orale est interdit. Ce qui s'applique sur la peau ou s'inhale reste légal.
### **Ce que ça change pour les consommateurs**
Les personnes ayant déjà acheté des produits CBD alimentaires avant le 15 mai 2026 ne sont pas sanctionnées. Les stocks personnels ne sont pas visés par la mesure. En revanche, il ne sera plus possible d'en acheter de nouveaux en magasin ou auprès de distributeurs français à compter de cette date.
### **Ce que ça implique pour les professionnels**
Pour les acteurs du secteur, l'obligation est immédiate : retirer des rayons toutes les références non conformes dès le 15 mai 2026\. Vendeurs, distributeurs et fabricants sont directement concernés.
Jonathan Elbaz, fondateur d'une marque CBD depuis 2019, décrit l'impact humain de cette décision : « Ce qui me choque le plus ? Ce n'est pas l'interdiction en elle-même. C'est la façon dont elle a été annoncée : sans transition réelle, sans accompagnement des acteurs, sans vision d'avenir. Des milliers d'entrepreneurs ont investi dans ce secteur de bonne foi. Des années de travail, de conformité, de communication responsable. Pour finir avec un arrêté brutal, quelques semaines de délai, et aucune perspective claire. »
## **Un marché qui s'interroge sur le modèle choisi**
Au-delà du choc immédiat, c'est le modèle réglementaire français qui est remis en question par plusieurs acteurs du secteur. L'interdiction tranche là où d'autres pays européens ont fait le choix d'encadrer.
Charlotte Michaud, fondatrice de WeAreCBD et membre du bureau du Syndicat Professionnel du Chanvre, pointe une conséquence directe : « Pendant ce temps, le marché gris prospère. Les consommateurs continueront à en acheter. En ligne. Sans contrôle. Sans garantie. Et les acteurs sérieux du marché ? Ils perdent. Encore. Réguler aurait été plus intelligent qu'interdire. »
Jonathan Elbaz abonde dans le même sens : « Est-ce qu'on aurait pu faire mieux ? Oui. Beaucoup mieux. Réguler plutôt qu'interdire. Encadrer les dosages. Exiger des standards de qualité. Accompagner les marques sérieuses. Lutter contre les produits douteux importés. C'est ce que font nos voisins européens. Pas nous. »
**Ce qu'il faut retenir**
Trois points essentiels à garder en tête. Seuls les produits ingérables sont visés : le CBD à usage externe ou par inhalation n'est pas concerné par l'arrêté. Les consommateurs ne sont pas sanctionnés pour les produits déjà achetés avant le 15 mai 2026\. Et ce sont les vendeurs, distributeurs et fabricants qui ont l'obligation légale de retirer les produits non conformes de leurs rayons.
### 1 million de sauces en 10 semaines : la collaboration Lesieur x Quick fait un carton chez Carrefour
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/14/1-million-de-sauces-en-10-semaines-la-collaboration-lesieur-x-quick-cartonne-en-gms/
Last updated: 2026-05-14T19:23:53.000Z
Il y a des lancements qui surprennent même ceux qui les ont conçus. C'est exactement ce que raconte Thibault Queruau Lamerie, Brand Director chez Lesieur & Isio 4, dans un post LinkedIn remarqué cette semaine.
Le bilan de l'avant-première des sauces Lesieur x Quick, distribuée en exclusivité chez Carrefour : **plus d'un million d'unités vendues en dix semaines**, pour un sell-out dépassant les 2,6 millions d'euros. Un chiffre que le directeur marque lui-même qualifie de « juste monstrueux ».
Pour calibrer la performance : sur la même période, ces références ont écoulé **plus de dix fois les volumes du leader de marché**. Ce n'est plus un lancement, c'est une rupture de rythme.
## **Qu'est-ce qui a fonctionné ?**
Trois moteurs se dégagent du témoignage : la communauté fans de Quick, qui a servi de caisse de résonance naturelle ; un engouement organique sur TikTok, canal devenu incontournable pour les lancements food ; et des magasins Carrefour « ultra-engagés », ce qui rappelle que l'exécution terrain reste un facteur différenciant majeur en GMS, même sur un produit à fort capital marque.
L'autre enseignement, moins visible mais tout aussi structurant : la capacité des équipes supply et usines à tenir face à une demande que personne n'avait anticipée à ce niveau. C'est souvent là que les beaux lancements déraillent.
## **La suite : un déploiement national**
Les sauces quittent l'exclusivité Carrefour et arrivent désormais dans toutes les enseignes — timing soigneusement calé sur la saison des barbecues. La preuve qu'une avant-première bien construite peut servir à la fois de test marché et de générateur de désirabilité avant un roll-out large.
Un cas d'école pour les marques PGC qui cherchent à réactiver leur capital nostalgie via des collaborations food & QSR.
### Tour de France 2026 : E.Leclerc recherche son conducteur de chou-fleur
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/14/tour-de-france-2026-e-leclerc-recherche-son-conducteur-de-chou-fleur/
Last updated: 2026-05-14T13:08:44.000Z
La caravane du Tour de France, c'est bien plus qu'un défilé de marques. C'est le rendez-vous incontournable des partenaires historiques : Krys, LCL, Haribo, Orangina, Groupama, FDJ, Decathlon, AG2R La Mondiale, Skoda, Cochonou, Puget... et bien sûr les centres [E.Leclerc](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/leclerc/). Mais le Tour, c'est aussi la force du collectif avec la FNSEA, la CGT, la Gendarmerie Nationale ou les Pompiers. Sans oublier les équipes de France Télévisions, dont les images font rayonner nos territoires à travers l'événement sportif le plus regardé au monde.
## **Des légumes géants pour soutenir les producteurs**
Avec leurs équipes Marque Repère, BioVillage et Nos Régions ont du Talent, E.Leclerc a choisi de faire défiler des véhicules qui soutiennent la production française.
« Défendre le pouvoir d'achat, c'est aussi mettre en avant le travail de ceux qui nous nourrissent. Faire défiler un chou-fleur ou un poireau, c'est une manière de dire : voici l'excellence de nos terroirs, accessible à tous. » — Michel-Édouard Leclerc
Après le succès des quads melon et fraise en 2025 pilotés par Edouard et Giosué, et le carton du poireau électrique d'Elie, l'enseigne lance pour cet été le chou-fleur électrique. Les visuels sont encore des projets, mais l'ambition est bien réelle.
## **Le job de rêve de l'été**
Qui pour piloter ce chou-fleur en 2026 ? Comme chaque année, E.Leclerc lance un appel avec une sélection sur test.
Le profil recherché : esprit d'équipe pour s'adapter au rythme de la caravane, sang-froid face à une foule qui s'approche de très près, et le sourire en toutes circonstances.
Conditions : disponibilité du 2 au 26 juillet (Tour Hommes) et du 1er au 10 août (Tour Femmes), permis B depuis au moins 3 ans.
« On ne cherche pas juste un chauffeur, on cherche quelqu'un qui veut partager une aventure humaine hors du commun. » — MEL
Candidatures : [**choufleur.e.leclerc@ideactif.fr**](mailto:choufleur.e.leclerc@ideactif.fr)
Go, go, go — le chou, c'est bon pour la santé !
### Raphaël, DG de Nutrition et Santé : « Plus que le chiffre d'affaires, ce qui nous intéresse c'est le nombre de consommateurs qu'on touche »
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/12/raphael-dg-de-nutrition-et-sante-plus-que-le-chiffre-daffaires-ce-qui-nous-interesse-cest-le-nombre-de-consommateurs-quon-touche/
Last updated: 2026-05-17T06:32:38.000Z
Ils font partie des dirigeants industriels qui prennent rarement la parole. Raphaël, directeur général de Nutrition et Santé depuis un an et demi, a accepté de répondre aux questions du [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), depuis Toulouse, où le groupe est implanté. Un entretien dense, sans langue de bois, sur les marchés de la nutrition, la stratégie de marque, et ce que ça veut dire de diriger une entreprise avec une vraie raison d'être.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## De Carrefour aux biscuits Gerblés : un parcours pensé comme une accumulation d'expériences critiques
Raphaël a 41 ans. Il dirige aujourd'hui un groupe qui brasse près de 400 millions d'euros de chiffre d'affaires, avec des marques comme Gerblé, Céréal Bio et Isostar dans son portefeuille. Un poste qu'il a choisi, après avoir occupé la direction générale d'une autre grande entreprise agroalimentaire, dans l'univers des confiseries.
« C'était un choix de vie que je ne regrette pas du tout, dit-il. J'avais la chance d'avoir la direction générale d'une autre grande entreprise, **mais là j'ai découvert ce que je cherchais : probablement un peu plus de sens, mais surtout une plus grande projection long terme.** »
Ce sens, il le retrouve dans la cohérence de l'entreprise elle-même. « **Nutrition et Santé a le mérite d'être extrêmement alignée dans son squelette d'entreprise, entre sa raison d'être, ses objectifs, ses plans d'action.** C'est ça que j'étais venu chercher. »
Mais avant Nutrition et Santé, il y a eu Carrefour — comme acheteur à la centrale d'achat, sur l'épicerie. Une expérience fondatrice. « J'ai eu vraiment beaucoup de chance de commencer par cette expérience à Carrefour parce qu'elle m'a fait passer un certain nombre d'étapes très vite. » Lorsqu'un fournisseur industriel dans le café l'appelle pour rejoindre son équipe commerciale, il franchit le cap sans hésiter, pour « toucher un éventail un peu plus large d'activités : le marketing, la finance, la supply. »
Cette double culture — grande distribution puis industrie — lui a donné une lecture affûtée des relations commerciales. « Ça m'a aidé à mieux comprendre comment ça fonctionnait, à mieux comprendre les attentes des acheteurs, mieux comprendre la posture, la psychologie. »
Pour prendre un poste de DG, il n'existe pas de manuel. « **Ce qui te prépare fondamentalement, c'est ton parcours jusqu'à là, la quantité d'expérience critique que tu as vécue.** » Négociations dures, management d'équipes, expatriation, actionnariat de fonds : autant d'étapes qui construisent le dirigeant. Et puis, il faut aller sur le terrain. « Aller avec des commerciaux, aller voir tes principaux clients, aller dans toutes tes usines. »
## Un marché en pleine effervescence, porté par des tendances de fond
Nutrition et Santé évolue sur deux segments parmi les plus dynamiques du commerce alimentaire en France : **la biscuiterie nutritionnelle, en croissance de 10 % par an, et les aliments fonctionnels, à +9 %.** Des chiffres qui ne surprennent pas le dirigeant.
« Ce sont des trends qu'on observe quasiment partout dans les pays occidentaux. Ça s'est accéléré après le Covid, mais c'était déjà des tendances endormies depuis de nombreuses années. »
Ce qui est plus récent, en revanche, c'est la montée en puissance du fonctionnel — ces produits qui apportent un bénéfice ciblé : sommeil, énergie, digestion, protéines. « C'est surtout vraiment là, à l'instant T, qu'on voit une pléthore d'offres, y compris sur des marques très connues, très grand public qui vont là-dedans. »
La grande distribution a joué son rôle dans cette dynamique, en accordant plus de place à ces catégories. Mais Raphaël insiste sur un moteur plus profond : « **La santé est un sujet majeur. Il est d'autant plus majeur que les sociétés occidentales n'ont plus les moyens de le financer. Donc, la prévention via l'alimentation va jouer un rôle.** »
Quand on lui demande si Yuka, le Nutri-Score ou les réseaux sociaux ont accéléré la conscience des consommateurs, sa réponse est nuancée. « Ça fait partie du côté éducationnel qui s'est développé au cours des dernières années. Ma fille m'a raconté qu'elle a eu un cours de nutrition dans son école en CE1\. Tous les faisceaux qui concourent à alimenter cette éducation autour de l'alimentation sont plutôt bénéfiques. »
## Gerblé, Céréal Bio, Isostar : trois marques, une même boussole
Le portefeuille de Nutrition et Santé repose sur trois piliers aux positionnements distincts mais complémentaires.
**Gerblé** est la locomotive. La marque touche aujourd'hui un Français sur deux — et il en reste autant à conquérir. « Sept sur dix ne nous achètent pas encore. Ça fait pas mal de consommateurs à aller chercher. » L'enjeu est donc autant de fidéliser que de recruter, via l'innovation. Chaque année, le groupe lance entre 20 et 30 nouveautés : nouvelles variétés sur des gammes existantes, mais aussi innovations de fond, comme les biscuits petit-déjeuner à Nutri-Score A, « pour toucher spécifiquement la cible qui mangeait des biscuits le matin avec des produits nutritionnellement corrects. »
Un des défis actuels : la transition vers le Nutri-Score 2.0, plus restrictif, dont la conformité est requise d'ici 2027\. « L'intégralité de nos recettes avait perdu une lettre — les A devenaient B, les B devenaient C. » Plutôt que de subir cette évolution, le groupe a décidé de reformuler. « **On a revu chaque recette : retirer un peu de sucre, ajouter quelques fibres, enlever du sel. Et on a fait des tests consommateurs sur chaque recette validée pour vérifier que ça ne changeait pas le goût.** Quand ça aimait moins, on refaisait jusqu'à ce qu'il aime au moins autant. » Résultat : **70 % des produits sont déjà reformulés en rayon**, les 30 % restants le seront d'ici fin d'année.
**Céréal Bio** est la deuxième marque du portefeuille, présente en épicerie sèche et en frais avec notamment le tofu. « C'est le leader en France du tofu. » Un marché qui, après une forte expansion pendant le Covid suivie d'une décroissance, reprend depuis 12 à 18 mois. « Il reste de l'évangélisation à faire sur la végétalisation de l'assiette — qui est importante nutritionnellement et environnementalement parlant. »
**Isostar** est la marque sport. Plus de 50 ans d'existence, un positionnement sur l'hydratation et l'énergie, une accessibilité prix qui la distingue d'une nouvelle génération de DNVB ultra-spécialisées. « Isostar est l'acteur accessible en prix, présent sur chacune des thématiques du sport : énergie, hydratation, protéine. » Après des années de communication intensive autour du cyclisme et du running, la marque recentre aujourd'hui son territoire autour du triathlon. « C'est un sport qui coche pas mal de cases — personne ne consomme une barre au chocolat pendant qu'il nage, ça colle bien. »
## Le Nutri-Score : boussole ou boulet ?
La question est directe, la réponse aussi. « Boussole. » Mais Raphaël est trop précis pour s'en tenir là. « Ce n'est pas un référentiel réglementaire, ce n'est pas obligatoire. Pour nous, **c'est un avantage compétitif important et le label numéro un d'assurance qu'un produit est nutritionnellement correct.** »
Et sur l'équation goût / nutrition : « **Un Nutri-Score A sans goût ne vend pas. Et un goût sans Nutri-Score A n'est pas dans la mission de l'entreprise.** »
## Société à mission depuis 2024 : rien ne change, sauf tout
En novembre 2024, Nutrition et Santé est officiellement devenue société à mission. Trois piliers : nutrition, environnement, bonnes habitudes alimentaires.
Est-ce que ça change quelque chose au quotidien ? La réponse de Raphaël est inattendue. « J'allais presque dire de façon provocative : rien du tout. Finalement, c'est la stratégie de l'entreprise qui a abouti sur notre souhait de formaliser ça dans les statuts. »
Mais le dispositif a une vraie utilité structurelle : « **Ça nous aide à rester droits sur notre squelette d'entreprise et à ne pas dévier. Le jour où l'actionnaire change, le jour où les dirigeants changent, l'entreprise reste alignée avec sa raison d'être.** » Un comité de mission avec des personnalités externes vérifie, plusieurs fois par an, que les actions de l'entreprise sont conformes aux statuts. Et quand une décision est difficile — « tiens, si je lançais ce produit, il est Nutri-Score C... » — les statuts servent de boussole.
Pour ses collaborateurs aussi, ce statut a du sens. « C'est la matérialité du fait que notre entreprise est un peu différente. Pour nous-mêmes, ça nous importe quelque chose. »
## La croissance, l'actionnaire japonais, et la vision long terme
Nutrition et Santé appartient à 100 % au groupe pharmaceutique japonais Otsuka, depuis 16 ans. Une maison-mère discrète, qui laisse ses filiales opérer avec une forte autonomie. « Ils nous poussent à raisonner long terme. **Otsuka fonctionne par cycles de dirigeants fondateurs — des cycles de 15, 20, 30 ans de réflexion.** »
L'intégralité des profits est réinvestie dans l'outil de production. Une septième ligne de biscuits a été ouverte l'an dernier (entre 10 et 15 millions de paquets par an), une huitième est envisagée dans deux ans.
L'ambition affichée : 500 millions d'euros de chiffre d'affaires à horizon 2030\. Une croissance purement organique, portée par le trend des marchés, la force de marque et des plateformes d'innovation à construire — santé digestive, réduction du sucre, apport en fibres. Mais Raphaël nuance : « **Plus que le chiffre d'affaires et l'ambition des 500 millions, ce qui nous intéresse vraiment c'est le nombre de consommateurs qu'on touche. Ce fameux 1 sur 2\. Le jour où on touchera 100 %... c'est là où on aura vraiment réussi.** »
## Ce qu'il reste quand on éteint l'ordinateur
À la question du meilleur conseil reçu, Raphaël revient à ses origines. « J'aurai toujours en tête mon premier manager chez Carrefour. **La valeur travail, la valeur droiture, le sens du consommateur et du magasin, et la relation saine à l'entreprise.** »
Père de deux enfants (7 ans et 3 ans), installé dans la région toulousaine, il pratique le running et lit en ce moment la biographie de Gérard Mulliez par sa petite-fille Margot. « C'est simple à lire, chronologique, ça aide à la compréhension de ce qui s'est passé au moment où ça s'est passé. Ça pose aussi des questions sur le management. »
Et sur l'IA ? « Il y a modéré. Ce n'est pas encore un réflexe, mais je suis plutôt intéressé par le sujet. »
C'est peut-être aussi ça, la définition d'un dirigeant construit : savoir quand avancer vite, et quand laisser le temps faire son travail
### Le baromètre Facebook d'avril confirme une tendance : le contenu utile écrase tout
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/04/aldi-france-survole-le-classement-des-vues-video-en-fevrier-top-posts-2/
Last updated: 2026-05-04T07:53:40.000Z
Le baromètre des performances vidéo Facebook pour le mois d'avril réserve son lot de surprises (voir ici le classement de [Janvier](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/15/le-retail-sur-facebook-entre-emotion-animaliere-et-efficacite-du-discount-classement-janvier/), [Février](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/16/aldi-france-survole-le-classement-des-vues-video-en-fevrier-top-posts/) et [Mars](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/02/facebook-et-la-grande-distribution-en-mars-2026-ce-que-les-chiffres-disent-vraiment/)). Si la **vidéo** confirme sa place de format dominant dans les stratégies sociales des enseignes françaises, c'est Brico Dépôt qui s'impose en avril avec 18,2 millions de vues cumulées (effet printemps et temps fort commercial oblige).
💡
Note méthodologique : Les données analysées agrègent les performances des vidéos organiques et celles des publications « organiques boostées » (contenus naturels ayant bénéficié d'un budget média pour amplifier leur portée). En revanche, les formats publicitaires dits « 100% paid » (ou dark posts), créés exclusivement pour l'achat d'espace, sont exclus de ce périmètre.
Derrière ce leader incontesté, ALDI France (13,6M vues) et Netto France (9,5M) complètent un podium. D'ailleurs, Netto, à la troisième place, redonne un coup de fouet à sa communication. L'enseigne compte sur Facebook seulement 6 publications.

## **Le bricolage s'empare du classement**
Le fait marquant d'avril est la domination sans partage des enseignes de bricolage et d'amélioration de l'habitat dans le haut du tableau. Brico Dépôt, Bricomarché (8,2M, #4) et Mr.Bricolage (2,5M, #9) trustent trois places dans le top 10\. Une performance qui n'est pas anodine : avril marque le début de la saison des travaux, et ces enseignes ont manifestement anticipé l'appétit des Français pour les projets de printemps.
La mécanique est identique chez les trois : transformer le produit en projet, le rayon en ressource pédagogique. [On ne vend pas des graines, on donne des conseils pour semer en pleine terre](https://www.facebook.com/reel/2028530654429679). [On ne vend pas une tondeuse, on vend de la simplicité](https://www.facebook.com/reel/2019602325321238). [On ne vend pas une prise, on vend une solution au quotidien](https://www.facebook.com/reel/1887432285295935). Ce positionnement d'« utile » génère un engagement bien supérieur à celui des contenus purement promotionnels.
Autre signal fort : avec seulement 8 publications sur le mois, Brico Dépôt atteint 18 millions de vues là où Carrefour, avec 22 posts et 12,26 millions d'abonnés, plafonne à 5,7 millions. La fréquence ne fait pas la performance ; la pertinence, si.
Voici la suite du classement de 49 enseignes
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### « La robotique va transformer la GMS comme l'électricité a transformé l'industrie », avec Lucas Goumarre, fondateur de Korben
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/02/la-robotique-va-transformer-la-gms-comme-lelectricite-a-transforme-lindustrie-lucas-goumarre-fondateur-de-korben/
Last updated: 2026-06-22T08:06:24.000Z
Il a 37 ans, il est pharmacien de formation, et il vend des robots à la grande distribution. [Lucas Goumarre](https://fr.linkedin.com/in/goumarrelucas), CEO et co-fondateur de [Korben](https://www.korbenforpeople.com/), ne correspond pas au profil attendu d'un entrepreneur de la robotique. Pourtant, en à peine un an et demi d'existence, sa startup a déployé plus de 200 robots dans les GMS, les EHPAD, les entrepôts logistiques et plusieurs secteurs industriels. Rencontre sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/) avec un entrepreneur qui voit dans la robotique de service une rupture comparable à l'arrivée de l'électricité dans l'industrie.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## De la télémédecine aux robots de rayon
Avant Korben, Lucas Goumarre a co-fondé Tessan, une startup de cabines de télémédecine destinées aux pharmacies situées en déserts médicaux. Un univers B2B, avec de la tech, dans un marché pas encore mature. La même équation, finalement, que la [robotique](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/robotique-grande-distribution/).
C'est le Covid qui fait le lien entre les deux aventures. « En Chine, vu qu'ils ont eu des confinements très sévères, ils ont développé dans les immeubles, dans les malls, des robots de nettoyage. Il fallait bien nettoyer, il fallait bien livrer les courses à des gens qui étaient coincés dans leur immeuble. Ça a été le premier essor de la robotique de services. »
Ce qui frappe Lucas Goumarre, c'est que ces robots sont *restés* après la levée des restrictions. **« La Chine a des problématiques communes avec l'Europe. Une des principales, c'est la pénurie de main-d'œuvre due à une démographie qui diminue. Il se trouve que l'Europe est un continent vieillissant. Donc la pertinence était assez évidente de dupliquer ce qui se passait sur le continent européen. »**
Il relève aussi la différence d'approche entre la Chine et les États-Unis. « L'industrie de la robotique américaine a fait le pari de directement passer sur l'humanoïde. Alors que le monde de la [robotique](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/11/quand-la-robotique-entre-dans-les-rayons-le-pari-danthony-roux-associe-super-u-voreppe/) chinoise a fait le pari de dire : on va faire ça par fragments, on va d'abord lancer des robots de nettoyage, des robots d'accueil. Je crois plus à cette vision fragmentée du développement. »
Korben s'inscrit dans cette philosophie : une gamme complète de robots de service, nettoyage, transport, accueil, sécurité, humanoïde, avec une différenciation majeure : un logiciel 100% français, développé en interne et conforme au RGPD. « Ma question et mon obsession, c'est : quelle est la valeur ajoutée de passer par Korben plutôt que par un revendeur qui fait de l'achat-vente de robots ? »
## 200 robots, zéro emploi supprimé
La première objection que Lucas Goumarre entend, avant même la question du prix ou de l'utilité, c'est celle des emplois. « C'est vraiment la question première, avant même la rentabilité, parce qu'il y a une conscience, une forme de conscience. »
> « J'ai vendu 200 robots. J'ai eu près d'une centaine de clients. Il n'y a pas eu un seul emploi de supprimé. Il n'y a pas eu un seul intérimaire qui a été arrêté. Ils embauchent même. »
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### « On mange de plus en plus pour soi » : Sandrine Doppler décrypte les nouvelles fractures alimentaires
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/27/on-mange-de-plus-en-plus-pour-soi-sandrine-doppler-decrypte-les-nouvelles-fractures-alimentaires/
Last updated: 2026-04-27T06:00:11.000Z
Analyste et prospectiviste, [Sandrine Doppler](https://www.linkedin.com/in/sandrine-doppler/) scrute depuis des années les mutations silencieuses de notre rapport à l'alimentation. Auteure d'une newsletter suivie, animatrice du podcast [*State of Food*,](https://www.instagram.com/stateoffood%5F/) elle intervient auprès d'industriels, de distributeurs et dans les grandes écoles pour décrypter les usages qui redessinent nos assiettes. Dans cet épisode du [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/12/les-meilleurs-podcasts-retail-pour-comprendre-la-grande-distribution/), elle livre une analyse sans concession : individualisation, fracture sociale, circuits courts mythifiés, plaisir sous pression et avenir alimentaire sous contrainte. Une conversation dense, lucide, parfois dérangeante.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Quand manger devient un acte solitaire et identitaire
**Un repas sur deux se prend aujourd'hui seul en France.** Trois prises alimentaires sur cinq se font à l'extérieur du domicile. Ces chiffres, Sandrine Doppler ne les cite pas pour faire peur ; elle les contextualise pour mieux comprendre ce qu'ils révèlent d'une société en pleine recomposition.
> « Un repas sur deux se mange seul et trois repas sur cinq se mangent à l'extérieur de chez soi. Trois prises alimentaires sur cinq, parce qu'on est sur sept prises alimentaires à peu près en moyenne. »
Ce n'est pas qu'une statistique. C'est le symptôme d'une triple évolution : on vit de plus en plus seul, on a des rythmes totalement désynchronisés, et on porte des charges mentales de plus en plus lourdes. « **On mange pour soi. C'est devenu extrêmement individualiste** », analyse notre invitée sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/).
Le sociologue Jean-Pierre Poulain, qu'elle cite volontiers, parlait d'individuation de l'alimentation comme d'un changement majeur. Sandrine Doppler va plus loin en ajoutant une dimension psychologique : « Au travers de l'alimentation, on montre cette différence. Les gens ont des charges mentales très fortes et donc ils cherchent des instants de réconfort. »
Elle décrit notamment ce qu'elle appelle « l'instant Netflix » : « Quand t'es à 22 heures devant Netflix, manger une glace, c'est pour le plaisir. En fin de compte, tu t'autorises des escapades. C'est toi qui te donnes des permissions marketing. » Un concept en apparence anecdotique, mais qui traduit un réel changement d'usage que la distribution a tout intérêt à intégrer.
En référence à l'essai *Solo Nation* qu'elle a publié, elle souligne la pression que ce mode de vie fait peser sur les formats proposés en rayon : « Le format familial, ça devient un peu risqué pour eux. Les gens ne veulent pas manger tout le temps la même chose. »
## L'alimentation fonctionnelle, miroir d'une anxiété sociale
Pourquoi le sans gluten, le végétalisme, le jeûne intermittent ? Moins par conviction profonde que par construction mentale collective, selon Sandrine Doppler. Elle pointe la responsabilité des influenceurs et des réseaux sociaux dans la fabrication de fausses convictions alimentaires. « **On est persuadé, parce qu'on a vu sur les réseaux sociaux des influenceurs forts qui font tourner en boucle des pseudo-conseils santé. Et toi, à force de les voir, ça te rentre dans la tête.** »
Les industries agroalimentaires ont parfaitement compris le filon. « Elles se disent : tiens, il y a une opportunité, les gens sont demandeurs. » D'où l'explosion des produits collagène, des skirs protéinés, des [boissons fonctionnelles](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/09/boissons-fonctionnelles-le-nouveau-terrain-de-jeu-et-de-bataille-de-la-gms/). Mais la prospectiviste se permet un rappel pédagogique : « Quand tu vois le prix au kilo du skir, c'est plus cher que des petits suisses. Pourtant en termes de protéines, le petit suisse va t'amener la même chose. »

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### La liste des 30+ nouveaux magasins Grand Frais en 2026
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/25/la-liste-des-30-nouveaux-magasins-grand-frais-en-2026/
Last updated: 2026-04-29T08:51:56.000Z
L'année 2026 marque un tournant historique pour Grand Frais. Jusqu'ici adepte d'une croissance organique prudente, l'enseigne préférée des Français change d'échelle. Portée par le rachat de **25 baux commerciaux** au groupe GiFi et une offensive inédite au cœur des métropoles, la « machine Prosol » (le pôle frais de l'enseigne) prévoit d'ouvrir plus d'une trentaine de points de vente cette année.
## **Le coup de force : La métamorphose du parc GiFi**
Le pilier de cette expansion 2026 réside dans une opération immobilière sans précédent. À partir de juin, **25 anciens magasins de bazar** vont être transformés en halles de marché.
**Les 10 magasins en exploitation directe :** Lisieux (14), Royan (17), Floirac (33), Grasse (06), Séné (56), Vitry-sur-Seine (94), Saint-Priest (69), Dorlisheim (67), Moncel-lès-Lunéville (54) et Caudebec-lès-Elbeuf (76).
**Les 15 magasins en gérance-mandat :** Bayonne (64), Hendaye (64), Bias (47), Champniers (16), La Ville-aux-Dames (37), Le Pont-de-Beauvoisin (38), Fontaine (38), L'Arbresle (69), Plaisance-du-Touch (31), Saint-Médard-en-Jalles (33), Saint-Parres-aux-Tertres (10), Sainte-Marguerite (88), Pacé (35), Saint-Aunès (34) et Saint-Chamond (42).
## **À l'assaut de Paris et des Hauts-de-Seine**
Parallèlement à ces reprises, Grand Frais brise le plafond de verre de la densité urbaine. Longtemps absente des centres-villes, l'enseigne débarque en force dans le 92 (Hauts-de-Seine) avec des projets emblématiques à Clichy-la-Garenne et Colombes (ce dernier intégrant un parking innovant sur le toit).
Dans Paris intra-muros, le groupe déploie son « cluster » sous l'enseigne [mon-marché.fr](http://mon-march%C3%A9.fr). Le navire amiral situé rue Réaumur (Paris 2e), ouvert en avril, symbolise cette ambition : proposer la fraîcheur de la périphérie à une clientèle citadine, couplée à une logistique de livraison ultra-rapide.
Cette croissance rapide s'accompagne d'un plan de recrutement colossal. Ce sont près de 3 500 nouveaux collaborateurs qui rejoignent les rangs de l'enseigne en 2026 pour faire vivre ces rayons boucherie, poissonnerie et primeur.
Avec ce maillage densifié, Grand Frais ne se contente plus d'être une destination de week-end : il s'impose désormais comme le commerçant de proximité des Français, que ce soit en zone commerciale ou au coin de la rue.

### Carburant : ces magasins qui ont su s'adapter pour leurs équipes
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/23/carburant-ces-magasins-qui-ont-su-sadapter-pour-leurs-equipes/
Last updated: 2026-04-23T13:05:55.000Z
La flambée des prix à la pompe ne laisse pas indifférents les professionnels de la grande distribution. À travers un appel à témoignage lancé sur notre communauté, **plusieurs solutions concrètes ont émergé**, modestes parfois, mais réelles. Et surtout, applicables sans révolution organisationnelle.
## **Repenser le planning, le levier le plus cité**
La piste la plus fréquemment mentionnée est aussi la plus accessible : **revoir l'organisation des semaines pour réduire le nombre de trajets**. Travailler cinq jours à sept heures plutôt que six jours à six heures, c'est un aller-retour économisé par semaine, sans toucher au volume horaire contractuel. « Ça ne paraît pas grand-chose, mais pour ceux qui habitent à une vingtaine de kilomètres, ça représente quand même quelque chose », résume une employée de rayon.
La question des coupures revient elle aussi régulièrement dans les témoignages. Pour un salarié qui habite loin de son magasin, **une coupure de deux ou trois heures en milieu de journée implique souvent un aller-retour supplémentaire**, et donc un plein qui part plus vite. Limiter ces situations, quand les effectifs le permettent, est cité comme un geste simple et immédiatement perceptible. Certains managers l'ont fait spontanément, « sans que ça soit demandé, parce qu'ils ont de l'empathie vis-à-vis de leurs équipes », note une salariée qui a quitté le secteur après vingt-huit ans.
## **Des initiatives concrètes dans certains magasins**
Au-delà de l'organisation des plannings, quelques témoignages font état de **démarches plus formalisées**. Un magasin a combiné la réduction des coupures avec la **distribution de bons d'achat carburant** pour l'ensemble des employés, une initiative saluée dans les commentaires comme un exemple à suivre. Ailleurs, le **passage à quatre jours de travail par semaine** a été expérimenté ponctuellement, avec des retours positifs.
Ces exemples restent minoritaires dans les réponses reçues, c'est indéniable. La majorité des témoignages reflète une réalité plus tendue : des plannings à six jours sur sept difficiles à faire bouger, des demandes qui restent sans réponse, un sentiment que la question du trajet domicile-travail n'entre pas dans le périmètre de ce que l'employeur considère comme son problème. Ce ressenti est légitime et mérite d'être entendu.
Mais les contre-exemples existent, et c'est précisément ce qui les rend précieux. Ils montrent que **des marges de manœuvre existent quand la volonté est là**, et que de petits ajustements de planning peuvent avoir un impact concret sur le quotidien des équipes, sans coût supplémentaire pour l'entreprise.
## **Coupures : un débat qui dépasse la question du carburant**
La question des coupures a généré, en marge de l'appel à témoignage, un échange révélateur. D'un côté, ceux qui font valoir qu'une heure sur place, c'est gérable : on mange, on lit, on s'occupe. De l'autre, ceux qui rappellent qu'**une coupure de deux ou trois heures, c'est une tranche de vie suspendue**, difficile à remplir quand on n'habite pas à côté et qu'on a une famille qui attend.
« Après chacun ses choix, mais personnellement je ne veux pas passer ma vie sur mon téléphone », résume une hôtesse de caisse. Une collègue tempère : « Quand j'ai commencé il y a dix-neuf ans, j'avais trois heures de coupure à mi-temps. Je ramenais un livre, je faisais mes courses, je m'occupais. » Deux générations, deux rapports différents au temps contraint.
Ce débat dit quelque chose d'important : **la question du carburant est un révélateur, pas une cause isolée**. Ce que les salariés expriment, c'est une attente de plannings qui tiennent compte de leur vie réelle, de leurs contraintes géographiques, de leur temps. Une attente qui existait bien avant la hausse des prix à la pompe.
## **Ce que ça dit du management de proximité**
Ce qui ressort en creux de ces témoignages, c'est [**le rôle clé du manager de proximité**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/22/micromanagement-et-management-moderne-comment-eviter-les-pieges-et-activer-les-bonnes-intelligences/). Ce n'est pas la direction nationale d'une enseigne qui adapte un planning de rayon, c'est le chef de secteur, le directeur de magasin, le responsable d'équipe. Ceux qui connaissent leurs collaborateurs, savent qui fait vingt kilomètres le matin et qui habite à cinq minutes à vélo.
Dans un secteur où les conditions de travail sont souvent décriées, **ces petits gestes de considération comptent**. Pas comme solution miracle à la hausse du carburant, mais comme signal envoyé aux équipes : vous n'êtes pas seuls avec vos contraintes, et on cherche ensemble ce qu'on peut faire.
### OUIDROP lève 7 millions d'euros pour faire du retrait autonome le nouveau standard du drive alimentaire
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/23/ouidrop-leve-7-millions-deuros-pour-faire-du-retrait-autonome-le-nouveau-standard-du-drive-alimentaire/
Last updated: 2026-04-23T08:33:52.000Z
La scale-up bordelaise OUIDROP annonce une levée de fonds de 7 millions d'euros en série A. Son fondateur Thibault Soulier était déjà passé sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/) — et ce qu'il décrivait alors comme une conviction est en train de devenir une réalité industrielle. Un tour de table mené par Xplore by Épopée Gestion et SWEN Capital Partners, aux côtés de GSO Innovation, du Crédit Agricole et de l'investisseur historique Spring Invest. L'objectif affiché est clair : industrialiser, accélérer et innover. Pour une entreprise qui coche déjà trois partenariats avec les grandes coopératives françaises — E.Leclerc, Intermarché et Coopérative U — c'est un signal fort envoyé à tout un secteur.
## **Un robot de retrait qui tient sur 30 m²**
Le cœur de la proposition d'[OUIDROP](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/30/le-dernier-kilometre-reste-le-point-le-plus-couteux-dans-la-logistique-du-e-commerce-alimentaire-thibault-soulier-de-ouidrop/), c'est le Dropper : un automate tri-température capable de stocker et distribuer des commandes alimentaires en sec, frais et surgelé, 24h/24 et 7j/7, sur une surface de 30 à 50 m² seulement. La machine traite jusqu'à 150 commandes par jour avec une continuité de service supérieure à 99 %. Elle s'installe en intérieur comme en extérieur, sans reconfiguration majeure du magasin. Sur un marché du drive alimentaire qui pesait **13,6 milliards d'euros en France en 2025**, cette compacité est un argument décisif pour des enseignes qui cherchent à optimiser chaque mètre carré.
Marc Mongis, associé et directeur technique, résume la singularité de l'offre : « Nous avons développé une expertise rare, alliant robotique, informatique, mécanique et technologies du froid. »
## **De 15 à 500 unités : la feuille de route**
Avec cette série A, OUIDROP structure sa trajectoire autour de trois axes. D'abord, l'industrialisation : l'entreprise déménage vers un nouveau site de **3 000 m² à Bruges**, en périphérie de Bordeaux, pour monter en capacité jusqu'à 20 Droppers produits par mois. Ensuite, le commercial : les **15 installations actuelles** doivent atteindre **40 unités déployées fin 2026**, avec un horizon de **500 unités en Europe d'ici 2030**. Enfin, la R&D, pour affiner les fonctionnalités existantes et explorer de nouveaux débouchés — colis, retail non-alimentaire, logistique urbaine.
Paul Ponsar, associé et directeur général, formule l'ambition sans détour : « Cette série A nous donne les moyens de nos ambitions : accélérer en France puis en Europe, développer notre nouvelle usine, continuer à innover et structurer une équipe à la hauteur de notre trajectoire. » Des recrutements sont déjà annoncés pour étoffer l'équipe actuelle de 50 collaborateurs.
## **Ce que les investisseurs ont acheté**
Ce qui a convaincu Épopée Gestion — fonds ancrés sur les territoires — c'est autant le modèle économique que sa dimension locale. Vladimir Bolze, associé chez Épopée, pointe une logique de sobriété : « En rapprochant le point de retrait du lieu de vie, le Dropper s'inscrit naturellement dans une logique de consommation plus sobre et plus locale. » Chez SWEN Capital Partners, Yassine Merzagui retient la robustesse opérationnelle : « La solidité de leur feuille de route produit et leur forte maîtrise opérationnelle en font un investissement pleinement cohérent. »
Pour Thibault Soulier, fondateur, l'enjeu dépasse la levée elle-même : « Notre ambition est claire : faire du Dropper et des solutions autonomes un nouveau standard du parcours des courses du consommateur. »
Le retrait autonome n'est plus un pari sur l'avenir. Il est en production, chez les grandes enseignes, avec une date de livraison.
### Le mois de mai en F&L : fraise, asperge, tomate… le guide terrain
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/23/le-mois-de-mai-en-f-l-fraise-asperge-tomate-le-guide-terrain/
Last updated: 2026-04-23T07:00:49.000Z
Mai, c’est le plein cœur du printemps sur le rayon : la fraise française s’installe en vedette, l’asperge tient sa pleine saison, et la tomate, la courgette, le concombre et les salades annoncent déjà l’été.
## **Les produits incontournables du mois**
Six familles tirent le rayon en mai. Les connaître, les afficher et les soigner change la perception du client sur l’ensemble du rayon.
**Fraise française**
C’est la star du mois. La ronde 500gr France ou en local, Gariguette, Charlotte, Ciflorette, Mara des Bois, floriguette… : chaque variété a son goût et son public. La saison est courte, le client l’attend. Un rayon fraise bien présenté tire tout le frais vers le haut.
**Asperge**
Pleine saison jusqu’à fin mai. Blanche, violette, verte : trois profils, trois saveurs. Produit noble, saisonnier, qui valorise immédiatement un rayon. Les bottes bien alignées font la différence. Produit avec des critères fraîcheur spécifiques selon la variété.
**Tomate**
Début de la vraie saison française. La qualité remonte chaque semaine. Ronde, grappe, cerise, côtelée : proposer une gamme variée, toujours avec la provenance affichée, permet au client de choisir selon l’usage (salade, cuisson, apéro).
**Cerise (fin de mois)**
Les premières cerises arrivent en fin mai. Produit plaisir, fragile, cher. Petites quantités, rotation quotidienne, zéro stock tampon. Mieux vaut en vendre peu mais des belles.
**Concombre et courgette**
Les deux légumes de printemps par excellence. Installation solide, en entrée de rayon quand c’est possible. Très demandés dès les premières chaleurs : ce sont eux qui donnent au client le sentiment que « la saison est là ».
**Salades et herbes fraiches**
Le marqueur visuel de fraîcheur du rayon. Une salade fatiguée ou un basilic fané, et c’est toute la confiance du client qui recule. Tri visuel permanent, plusieurs passages dans la journée.
## **Conseils simples : rayon et client**
*Trois réflexes faciles à retenir, utiles aussi bien à l’employé qu’au client qui vient poser une question.*
**Bien choisir, voici les bons réflexes en rayon**
**•** Fraise : brillante, ferme, calice bien vert. Pas de jus en fond de barquette.
**•** Asperge blanche et violette : tige droite, cassante, pointe bien serrée. Talon frais, pas desséché.
**•** Tomate : non fripée, pédoncule vert et parfumé.
**•** Cerise : pédoncule vert et bien attaché, peau brillante, aucune meurtrissure.
**•** Concombre : ferme, vert franc, pas d’extrémités molles.
**•** Courgette : peau lisse et brillante, ni tache brune ni zone ramollie.
**Bien conserver**
**•** Fraise : au frais, jamais lavée à l’avance, consommée dans les 2 à 3 jours.
**•** Asperge : enveloppée dans un linge humide, au bas du frigo, 3 jours maxi.
**•** Tomate : à température ambiante, jamais au frigo, elle y perd son goût.
**•** Cerise : au frais, sans lavage avant consommation, rinçage au dernier moment.
**•** Herbes fraîches : en pot d’eau comme un petit bouquet, ou au frais dans un linge humide.
**Les erreurs classiques à éviter (les pièges courant en mai)**
**•** Surstocker les produits fragiles parce que la demande monte — la chaleur fait le reste.
**•** Laisser les fraises à température ambiante sous une lampe chaude : elles perdent la moitié de leur tenue en quelques heures.
**•** Empiler les cerises en couche épaisse : les fruits du dessous écrasent les autres.
**•** Ne pas afficher la provenance : le client français achète de plus en plus à la provenance.
**•** Oublier de passer plusieurs fois par jour sur les salades et les herbes : ce sont elles qui parlent du rayon.
## **Focus produit du mois : la fraise française**
*La fraise, c’est LE produit sur lequel le client juge la qualité de tout le rayon. En mai, on la soigne comme un produit premium, parce qu’elle l’est.*

### **Les variétés à connaître**
#### **Cinq variétés, cinq profils**
**•** Gariguette : allongée, rouge vif, très parfumée, légèrement acidulée. La plus connue.
**•** Charlotte : ronde, sucrée, bonne tenue. Le bon compromis goût/résistance.
**•** Ciflorette : allongée, très sucrée, parfumée. Elégante en présentation.
**•** Mara des bois : petite, intense, goût de fraise des bois. Produit d’exception, très fragile.
**•** Ronde France : ronde, ferme, bonne mâche. Idéale en barquette familiale.
#### **Comment bien la choisir**
- Brillante et uniformément colorée, pas de face blanche ni de collet vert.
- Calice frais et bien vert : jamais desséché.
- Ferme au toucher, une fraise molle est une fraise vendue hier.
- Parfum perceptible dès l’ouverture du colis.
- Aucun jus en fond de barquette : c’est le signe d’un produit passé.
#### **Comment bien la consommer**
- Ne jamais la laver à l’avance : elle se gorge d’eau et perd son goût.
- La sortir du frigo 15 minutes avant de la servir : le froid masque les arômes.
- Plaisir nature, chantilly, salade de fruits, tarte, verrine… la fraise se suffit à elle-même.



****Le saviez-vous ?** *Plougastel-Daoulas, en Bretagne, est le berceau de la fraise en France depuis le XVIIᵉ siècle. La Gariguette, elle, est née en 1976 dans un centre de recherche français. Aujourd’hui, la France produit plus d’une vingtaine de variétés, chacune avec son goût et son u*
## **Zoom asperge : le produit noble du printemps**

### **Trois couleurs, trois usages**
**•** Blanche : cultivée sous terre, à l’abri de la lumière. Tendre, douce, la plus classique en France.
**•** Violette : la pointe sort légèrement de terre et se colore. Un peu plus fruitée.
**•** Verte : cultivée en pleine lumière. Goût plus marqué, idéale rôtie ou poêlée rapidement. Ne se pèle pas.
### **Bien choisir son asperge**
- Tige droite, cassante quand on la plie : signe de fraîcheur.
- Pointe bien serrée, fermée, non épanouie.
- Talon frais, légèrement humide, jamais desséché.
- Bottes homogènes en calibre : tout le monde cuit en même temps.
### **Bien la consommer**
Éplucher la partie basse, couper le talon dur, puis cuire à l’eau bouillante salée 8 à 12 minutes selon le calibre. Servie tiède avec un filet d’huile d’olive et une pincée de fleur de sel, c’est l’une des plus belles entrées du printemps.
## **Clin d’œil : l’endive, le produit de toute l’année**
Mai, c’est la fête du printemps sur le rayon. Mais un produit continue, lui, de travailler 365 jours par an sans jamais faire de bruit : l’endive. Disponible toute l’année, prête en cinq minutes, de l’apéro sans cuisson au gratin du dimanche, c’est le couteau suisse du rayon légumes.
**Deux références suffisent, la gamme qui fait le rayon**
**•** L’endive classique : blanche, pointes légèrement jaunes. Le produit de volume, polyvalent, disponible toute l’année.
- La jeune pousse : Star de l’apéro, plus sucrée, moins amère, idéal pour plaire aux enfants.
**•** La Carmine : l’endive rouge, violette à l’extérieur, blanche à l’intérieur. Moins amère, parfaite crue, effet visuel immédiat en rayon.
**Le bon calibre pour le bon usage, les 3 calibres à retenir**
**•** Calibre 1-2 (moins de 250 g) : l’endive apéro. Une feuille = une bouchée. Zéro cuisson.
**•** Calibre 2-3 (250 à 400 g) : l’endive salade. En rondelles ou en tronçons. La plus polyvalente.
**•** Calibre 3-4+ (plus de 400 g) : l’endive cuisson. Elle tient entière au gratin ou à la poêle.
### **Bien la choisir & bien la préparer**
**•** Blanc crème, pointes légèrement jaunes, ferme et serrée, du vert sur les feuilles = amertume garantie.
**•** Retirer le petit talon à la base : c’est là que se concentre l’amertume.
**•** Oublier la vapeur (produit noyé, sans goût). Privilégier le braisé ou le poêlé avec beurre + une pincée de sucre.
**•** En mai : salade endive, melon et jambon cru, le melon efface l’amertume naturellement.
## **Et aussi en mai…**
Mai réserve aussi ses petits plaisirs : les radis croquants à croquer à la croque au sel, les pommes de terre primeur à peau fine, les premiers petits pois à écosser, les oignons nouveaux en bottes, les artichauts bretons, et les herbes fraîches (basilic, ciboulette, menthe, persil) qui donnent du peps à toutes les assiettes.

**Rayon théâtralisé aux couleurs du printemps : fraises*

**Un rayon fraise bien implanté, c’est plusieurs variétés, la provenance affichée, un renouvellement visuel quotidien et un client qui revient.*
Bon chiffre et amusez-vous sur ce fabuleux mois de mai sur vos rayons.
### « En merchandising, la 2D montre un rayon. La 3D montre un magasin entier »
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/21/en-merchandising-la-2d-montre-un-rayon-la-3d-montre-un-magasin-entier/
Last updated: 2026-04-21T07:00:31.000Z
On parle beaucoup de [digitalisation](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/16/fabrice-moncaut-le-local-est-un-eldorado-cache-a-lheure-de-lia-et-de-la-fin-du-tout-digital/) dans le retail. Mais entre les grandes annonces et ce qui se passe réellement dans les rayons, il y a souvent un gouffre. Erwan Krotoff, fondateur de Retail VR, a construit son entreprise précisément dans cet écart, celui qui sépare la bonne idée marketing de son exécution en magasin. Entretien sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/).
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Tout commence par la 3D
Avant de parler de réalité virtuelle ou de merchandising intelligent, Erwan pose un fondement simple. « **Le point de départ de toutes ces technologies, c'est la 3D : la capacité à modéliser des objets et des environnements physiques dans un univers virtuel.** » De cette brique de base découlent deux grandes familles d'usages : la réalité virtuelle, qui plonge l'utilisateur dans un monde entièrement immersif où il peut se déplacer et interagir librement, et la réalité augmentée, qui vient superposer des objets numériques à l'environnement physique réel.
> « En merchandising, la 2D montre un rayon. La 3D montre un magasin entier. »
Entre les deux, il y a eu le [métavers](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/12/15/web3-blockchain-metavers-nft-nouvelles-opportunites-retail/), cette promesse technologique qui a enflammé les investisseurs et les directions marketing pendant deux ou trois ans avant de disparaître presque aussi vite qu'il était apparu. Erwan en tire un bilan nuancé : « Le métavers a disparu aussi vite qu'il est apparu, mais il a quand même fait avancer les technologies autour de la 3D et de la collaboration. » Une bulle, certes, mais une bulle utile.
## Le vrai problème du retail, c'est l'exécution
Pour comprendre ce que fait Retail VR, il faut d'abord comprendre où le retail perd de l'argent. Pas toujours là où on le croit. « **Dans le retail, on peut investir beaucoup d'argent en marketing, mais c'est souvent l'exécution en magasin qui fait la différence.** » Une tête de gondole mal positionnée, un packaging qui ne ressort pas dans son contexte rayon, un parcours client pensé en réunion mais impraticable dans les faits — autant d'erreurs qui coûtent cher et qui auraient pu être évitées.
> « Le virtuel permet de simuler et tester des projets en amont pour éviter des erreurs lors de l’implantation en magasin. »
Le diagnostic de notre invité est direct : « La mauvaise exécution vient parfois simplement du fait qu'on ne teste pas suffisamment les projets avant leur déploiement. » C'est là qu'intervient la 3D. Avec elle, on peut simuler un nouveau packaging, une PLV ou un parcours client avant même qu'ils existent physiquement. On peut représenter un magasin dans son contexte réel, avec ses rayons, ses meubles, ses contraintes de circulation. Et surtout, on peut se tromper sans conséquence.
La formule qu'il utilise pour résumer l'apport de la 3D au merchandising est d'une clarté redoutable : « **La 2D montre un rayon. La 3D montre un magasin entier.** »
## Une plateforme pour le "perfect store"
Le premier défi que le fondateur a dû relever en fondant Retail VR n'était pas technologique. C'était humain. « Notre premier enjeu a été de simplifier l'accès à la 3D pour des équipes marketing et commerciales qui ne sont pas des experts techniques. » Les outils existaient. Ils étaient simplement inaccessibles aux équipes qui en avaient le plus besoin.
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### En Italie, les supermarchés inclusifs ne sont plus l'exception.
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/17/en-italie-les-supermarches-inclusifs-ne-sont-plus-lexception/
Last updated: 2026-04-17T12:06:45.000Z
En novembre 2025, [un supermarché a ouvert ses portes à Città di Castello](https://www.gdoweek.it/gala-supermercati-realizza-con-itab-un-negozio-inclusivo/), dans la province de Pérouse en Italie. Rien d'extraordinaire en apparence. Sauf que ce magasin Gala Supermercati, enseigne du Groupe Selex, a été conçu pour être compris par tout le monde, vraiment tout le monde.
Personnes âgées, enfants, clients étrangers, personnes avec des handicaps cognitifs : le projet porté par Gala en collaboration avec l'équipementier Itab et le designer Massimo Pallaro, senior [concept](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/concept-grande-distribution/) design manager spécialiste de **neuroarchitecture**, part d'un constat simple. Un magasin illisible, c'est un magasin qui perd des clients.
## **La neuroarchitecture au service du quotidien**
Le concept repose sur deux piliers :
- d'un côté, la neuroarchitecture : des parcours linéaires et prévisibles, une gestion calibrée de la lumière et des couleurs, un contrôle strict des stimuli visuels et sensoriels ;
- de l'autre, la Communication Augmentative Alternative, la CAA, appliquée à la signalétique : pictogrammes, panneaux illustrés, cartels de rayon pensés pour orienter sans effort cognitif excessif.
Pour valider les choix de communication, Gala n'a pas fait appel à un cabinet conseil. Ce sont les usagers de la coopérative La Rondine de Città di Castello qui ont testé et validé les supports. Une démarche participative rare dans le secteur.
Le résultat : un espace plus lisible et prévisible, qui ne sacrifie pas pour autant l'efficacité commerciale.




## **Une direction stratégique, pas un one-shot**
Le succès du premier point de vente a convaincu la direction. Un deuxième magasin inclusif a ouvert le 21 mars 2026 à Marsciano. Un troisième est déjà en phase de restyling. Le concept n'est plus un test — c'est une nouvelle ligne directrice pour les ouvertures et rénovations de l'enseigne.
**L'Italie prend de l'avance sur le sujet.** Car oui, Gala n'est pas un cas isolé. Le titre de l'article de la presse spécialisée italienne qui couvre l'initiative commence par "anche" — "aussi". Ce mot dit tout.
Coop Lombardia avait ouvert son premier store autism-friendly à Monza dès 2021\. Coop Alleanza 3.0 a structuré ses magasins autour du spectre autistique à partir de 2024\. Carrefour, IKEA et Primark ont emboîté le pas, chacun dans son secteur.
En Italie, l'inclusivité en grande distribution est en train de passer du projet pilote à la stratégie d'enseigne.




### « La grande distribution, c'est un formidable accélérateur de croissance » : Franck Bonfils, 21 km de linéaire et 85 M€ plus tard
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/14/la-grande-distribution-cest-un-formidable-accelerateur-de-croissance-franck-bonfils-21-km-de-lineaire-et-85-meu-plus-tard/
Last updated: 2026-04-14T07:55:41.000Z
Il y a des entrepreneurs que la grande distribution a forgés dans le silence. Franck Bonfils, fondateur de ce qui s'appelait Juste Bio, puis Manger Juste, et qui s'appelle désormais Yoonuts, est de ceux-là. Parti d'une cuisine familiale en 2000 avec ses parents, ils faisaient des cacahuètes, il faisait du porte-à-porte dans les magasins, il a bâti en 25 ans un empire discret : **21 kilomètres de linéaire dans plus de 5 000 points de vente, 300 000 trémies installées en France, 200 personnes sur le terrain.** « J'ai commencé par le bas, par le carrelage, avant de remonter vers le national », dit-il. Une méthode qu'il conseille encore aujourd'hui à toute PME qui veut percer en grande surface.
Le bilan 2025 donne le vertige : plus de 20% de croissance, 85 millions d'euros de chiffre d'affaires, 150 collaborateurs. Pas mal pour une marque que « tout le monde connaissait sans connaître son nom ».
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Le bio a chuté, Yoonuts a tenu
Le [marché du bio](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/30/la-france-des-produits-locaux-une-carte-des-affinites-regionales-2/) a traversé plusieurs années de décroissance sévère depuis 2020\. La demande s'est contractée, les enseignes ont revu leurs [assortiments](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/08/17/en-magasin-lheure-est-a-loptimisation-des-assortiments-pour-gagner-en-productivite/), et nombre d'acteurs ont décroché. Franck ne minimise pas la passe difficile : « On a connu une période plus difficile pour le bio, mais on s'est montrés extrêmement résilients. » Sa lecture est lucide et sans fard : « Le bio est reparti, même si le marché est tombé très bas. Et nous, on continue de surperformer par rapport au marché. »
**La clé de cette résistance tient à son positionnement sur le vrac, avec une base de consommateurs structurellement plus engagés que la moyenne.** Contrairement aux idées reçues, ce consommateur n'est pas le CSP+ quinquagénaire d'antan. Les études menées par Yoonuts révèlent un profil transgénérationnel, avec une présence croissante des jeunes, portés par une exigence alimentaire que notre invité résume ainsi : « Pour eux, en vrac, le bio c'est un prérequis. » L'argument prix joue aussi : le [vrac](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/30/vrac-en-supermarche-le-decret-qui-va-changer-vos-rayons-dici-2030/) bio se vend quasiment au prix du conventionnel en sachet, ce qui en fait une valeur refuge même en période d'arbitrages budgétaires.
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### Voici les 44 magasins Carrefour qui passeront en location-gérance en 2026
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/13/voici-les-magasins-carrefour-qui-passeront-en-location-gerance-en-2026/
Last updated: 2026-04-30T17:33:55.000Z
Ce lundi 13 avril, [Carrefour](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/carrefour/) devait présenter aux organisations syndicales la liste des magasins qui passeront en location-gérance en 2026\. Une annonce très attendue — et très redoutée — qui s'inscrit dans une mécanique désormais bien rodée depuis l'arrivée d'Alexandre Bompard à la tête du groupe en 2017.
## Une vague de plus dans une série qui s'étend depuis 2018
Il s'agit d'une tradition désormais ancrée dans le calendrier social de Carrefour : chaque année depuis 2018, une nouvelle liste de magasins transférés en [location-gérance ](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/10/voici-la-liste-des-magasins-carrefour-qui-passeront-en-location-gerance-en-2025/)est annoncée aux partenaires sociaux. La vague 2025 constituait déjà la huitième du genre.
Le bilan cumulé est vertigineux. Depuis 2018, 344 supermarchés et hypermarchés sont passés en location-gérance, concernant plus de 27 000 salariés, selon la CFDT.
Pour 2026, le cap avait été fixé publiquement. Lors de la présentation de son plan stratégique à horizon 2030, Alexandre Bompard avait annoncé le passage de 15 hypermarchés en location-gérance en 2026, citant notamment des ex-Casino et potentiellement des ex-Cora, la liste définitive n'étant pas encore arrêtée.
## Les magasins concernés par la location-gérance en 2026
### **Centre et Alpes**
- AUBIGNY SUR NERE
- CLERMONT-FERRAND ST ALYRE
- CONDRIEU
- JONAGE
- MONTROND
- SASSENAGE
- ST POURCAIN SUR SIOULE
- DOLE
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### Brets lance sa gamme de chips sucrées
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/10/brets-lance-sa-gamme-de-chips-sucrees/
Last updated: 2026-04-13T14:29:55.000Z
La [marque bretonne Brets](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/16/brets-2026-huit-nouvelles-saveurs-pour-confirmer-un-leadership-sur-le-rayon-chips/) franchit une nouvelle frontière avec un lancement qui bouscule les codes du snacking traditionnel : des chips inspirées de la crêpe, sucrées, et déclinées en quatre saveurs — nature, beurre citron, caramel beurre salé, et fruits rouges.
L'intention est claire : Brets capitalise sur son ancrage régional pour porter un symbole identitaire breton vers un format nomade et contemporain. La crêpe, jusqu'ici cantonnée à l'assiette ou à la barquette de la crêperie du coin, devient snack. Le produit sort des codes habituels à double titre : par sa saveur sucrée, bien sûr, mais aussi par son emplacement en linéaire — ces chips se trouvent au rayon biscuits, et non aux côtés de leurs cousines salées.
La texture se veut fine et dorée, fidèle à l'esthétique de la crêpe, et les ingrédients affichent une origine française. Sur le fond, Brets ne renie rien de ce qui a fait sa réputation : le terroir, la lisibilité du produit, la proximité avec le consommateur.
Ce lancement illustre une tendance plus large dans le snacking : l'effacement progressif de la frontière sucré/salé, et la multiplication des formats pensés pour des moments de consommation élargis — du goûter à la fin de repas, en passant par le grignotage impromptu. La chips quitte son territoire de l'apéritif pour s'inviter dans d'autres rituels du quotidien.
Sur les réseaux, la curiosité est déjà au rendez-vous. Le caramel beurre salé rassure, le beurre citron intrigue, les fruits rouges surprennent. C'est souvent dans cet espace d'hésitation que se construit l'envie d'essayer.
Pour Brets, l'enjeu n'est pas seulement de vendre un nouveau produit. C'est de démontrer que l'identité bretonne peut se réinventer en restant cohérente — et que le rayon biscuits peut aussi être un terrain de conquête.
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## **Où trouver les chips sucrées ?**
Les chips de crêpes Brets sont implantées au cœur des offres gourmandes à partager, dans le rayon des biscuits sucrés — et non au rayon chips, ce qui impose au consommateur de changer ses réflexes d'achat. Chez Carrefour, les quatre saveurs sont référencées en drive et en livraison dans le rayon "Biscuits croquants" à un prix public conseillé à partir de 2,50 € pour un sachet de 100g.
Le référencement est en cours de déploiement dans l'ensemble des enseignes de grande distribution. La diffusion nationale prenant toujours quelques semaines à se mettre en place, la disponibilité en magasin peut encore varier selon les zones. En attendant, le réflexe à adopter reste le même : chercher non pas au rayon chips, mais du côté des biscuits et des snacks sucrés à partager.
### Arrêts maladie en grande distribution : une réalité contrastée selon les magasins
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/10/arrets-maladie-en-grande-distribution-une-realite-contrastee-selon-les-magasins/
Last updated: 2026-04-10T12:21:04.000Z
Il y a quelques jours, nous avons posé une question simple à la communauté : constatez-vous une hausse des arrêts maladie dans votre magasin ? Les réponses ont afflué, nombreuses (trop nombreuses pour ne pas traiter le sujet), variées, parfois contradictoires. Des centaines de professionnels du secteur ont pris la plume pour partager leur quotidien. Voici ce qu'on en retient, sans charge, sans jugement, juste le terrain.
## Un phénomène bien réel, mais pas uniforme
Première surprise : tout le monde ne dit pas la même chose. Certains professionnels constatent une stabilité relative. **« Pas plus qu'avant »**, témoigne un responsable. **« Toujours autour de 10 % de manquants chaque jour, rien de nouveau »**, confirme un autre. La grande distribution a toujours composé avec un absentéisme structurel élevé, et les chiffres remontés par la communauté donnent le vertige : certains évoquent des taux oscillant entre 12 et 33 % selon les enseignes et les périodes. **« Nous, c'est 33 %… courage à toi »**, répond sobrement un professionnel à un collègue qui s'étonnait d'un taux à 12 %.
Mais pour beaucoup d'autres, la tendance est clairement à la hausse. Et les signaux qui accompagnent cette hausse méritent qu'on s'y arrête sérieusement.
## Ce que disent les équipes : l'épuisement avant tout
Les témoignages convergent d'abord sur un point : le corps et l'esprit ont leurs limites.
La grande distribution reste un métier physiquement éprouvant. Manutention, station debout prolongée, horaires décalés, cadences soutenues. « Burn-out, hernie discale, épaule opérée… », égrène une salariée. Une autre évoque un poignet cassé avec trois broches et la désagréable surprise de voir le complément de salaire supprimé parce que l'accident s'est produit à domicile et non au travail. Les pathologies citées sont concrètes, documentées, parfois invalidantes sur le long terme.
Plusieurs personnes prennent soin de souligner que les arrêts ne sont pas toujours visibles. « Pas de plâtre, pas de béquilles, mais ça ne veut pas dire que l'arrêt n'est pas justifié », résume une salariée. Dépression, épilepsie, troubles musculo-squelettiques, invalidité suite à un burn-out : la souffrance au travail prend des formes multiples, et pas toujours celles qu'on imagine.
**« C'est vraiment difficile en ce moment. Les clients sont à bout, la pression est énorme, on fait de notre mieux mais ce n'est jamais assez. Alors on n'en peut plus, la fatigue s'installe. »** Ce n'est pas une plainte isolée. C'est un refrain que beaucoup reconnaîtront.
## La pression managériale : le sujet qui fâche
C'est le volet le plus sensible des témoignages, et sans doute le plus révélateur. Derrière la hausse des arrêts maladie, plusieurs salariés pointent une dégradation des conditions de management.
Le schéma décrit est toujours à peu près le même : une direction qui cherche à réduire la masse salariale sans passer par des licenciements coûteux, et qui use donc d'une pression psychologique progressive pour pousser les salariés à partir d'eux-mêmes. « L'employeur veut faire le ménage en nous poussant à bout, en nous diminuant psychologiquement pour qu'on démissionne. Trop cher de licencier », témoigne un salarié. Une dizaine de démissions en un an dans son magasin. Dans un autre établissement, c'est quarante départs en moins d'un an, « et zéro remise en question » de la direction.
**« Au final, qui coûte le plus cher ? Les salariés à bout qui s'arrêtent, ou les employeurs qui les poussent à bout ? Parfois le trou de la Sécu n'est pas là où on le pense. »** Une question qui mérite d'être posée.
Côté pratiques concrètes, les témoignages citent pêle-mêle la suppression des primes de présence (« depuis qu'ils ont supprimé la prime de présence, les gens s'arrêtent comme ils veulent »), le non-paiement des heures supplémentaires (« si on ne vous les paie pas, il ne faut plus en faire, elles ne sont pas obligatoires »), ou encore des délais de carence internes pouvant aller jusqu'à sept jours. Autant de leviers qui, combinés, dégradent profondément le climat social.
**« Quand les chefs passent, c'est le tapis rouge, tout est nickel, on a mis le paquet. Et après, les salariés tirent la langue. En haut, ils ne sont jamais au courant de rien. Tout va bien. »** Cette coupure entre le discours institutionnel et la réalité du terrain est peut-être l'un des vrais sujets de fond.
## Le manque de remplacement : le cercle vicieux
C'est sans doute le point le plus unanimement dénoncé dans les témoignages : quand quelqu'un s'arrête, il n'est pas remplacé. Et c'est là que le cercle vicieux s'enclenche vraiment.
« Démissions en cascade et arrêts maladie à gogo, sans remplacement. On court partout », témoigne un professionnel. « Sur une équipe de sept personnes, on n'est plus que deux titulaires, les autres sont des remplaçants ou en période d'essai », complète une autre salariée. **« Le vrai scandale, c'est de ne pas remplacer les personnes en arrêt maladie et en congés. »**
La mécanique est implacable : moins d'effectifs, plus de travail pour ceux qui restent, épuisement accéléré, nouveaux arrêts. Certains vont même jusqu'à plaisanter, jaune, sur la situation : « Limite, on devrait embaucher le médecin directement ! »
**« De moins en moins d'employés, de plus en plus de travail, de moins en moins de gens qui veulent bosser en grande distribution. Résultat : ça craque. »**
## Des réalités très contrastées selon les enseignes et les managers
Les retours mentionnent pêle-mêle Carrefour, Intermarché, Leclerc, Lidl, Match, Fresh, Super U… Aucune enseigne n'est épargnée, aucune n'est systématiquement mise en cause non plus. Ce qui frappe à la lecture des témoignages, c'est que la variable déterminante n'est souvent pas l'enseigne elle-même, mais le management de proximité.
**« Depuis le changement de directeur de magasin, quasiment aucun arrêt »**, témoigne laconiquement un salarié. Un seul changement de personne à la tête d'un magasin, et le climat social se retourne. À l'inverse, plusieurs témoignages décrivent des situations où la pression vient directement du haut : des chefs de rayon eux-mêmes sous pression, qui la répercutent sur leurs équipes, dans une chaîne de tension qui finit par toucher tout le monde.
Chez Carrefour, la semaine des témoignages coïncidait avec l'annonce imminente de nouvelles locations-gérance. « Les chefs ont peur, et ils le répercutent sur les employés », observe une salariée. Chez d'autres enseignes, ce sont des restructurations, des changements de format, des reprises de magasins qui créent l'incertitude, terreau fertile pour l'anxiété et l'absentéisme.
## La démission comme alternative à l'arrêt
L'appel à témoignages a aussi fait remonter une donnée corrélée et significative : beaucoup de salariés ne s'arrêtent pas, ils partent.
Plusieurs témoignages décrivent des collègues qui cherchent activement une porte de sortie, parfois par des moyens inattendus. L'un d'eux aurait délibérément laissé des produits périmés en rayon pour se faire licencier, faute de pouvoir démissionner sans perdre ses droits. Anecdote extrême, mais symptomatique d'un mal-être profond.
D'autres trouvent des alternatives. Un boucher ayant passé dix ans en CDI dans un Super U a basculé vers l'intérim depuis plusieurs années : « Cela me convient parfaitement, tant au niveau du salaire que du confort professionnel. » Une sortie radicale, mais qui dit quelque chose sur ce que le secteur fait vivre à certains de ses professionnels les plus expérimentés.
Plusieurs anciens de la grande distribution témoignent de leur reconversion avec un soulagement palpable. **« Depuis que j'ai quitté mon enseigne, je revis »**, écrit une salariée. « J'ai quitté la grande distribution il y a cinq ans après trente-cinq ans de métier. Aucun regret, bien au contraire, je revis et je gagne mieux ma vie », confirme un ancien chef de rayon. Ces témoignages ne doivent pas être lus comme une condamnation du secteur dans son ensemble, mais comme un signal que quelque chose, structurellement, mérite d'être repensé.
## Ce que ça dit du secteur, en creux
Ces témoignages ne constituent pas une étude scientifique. Ils ne représentent pas toute la grande distribution, qui compte aussi des équipes soudées, des managers bienveillants, des magasins où il fait réellement bon travailler. Certains répondants le rappellent d'ailleurs : « Pas de hausse chez nous », « depuis le changement de direction, l'ambiance a changé du tout au tout. »
Mais dans leur ensemble, ces voix disent quelque chose d'important, et qu'il serait dommage d'ignorer : quand les conditions se dégradent, les gens s'arrêtent ou partent. Ce n'est ni une faiblesse individuelle, ni une fatalité collective, c'est un signal. Un signal que les indicateurs RH captent en général trop tard, et que les bilans sociaux traduisent en chiffres froids, loin de la réalité humaine qu'ils recouvrent.
La vraie question n'est pas de savoir si les arrêts sont justifiés ou non. C'est de comprendre pourquoi ils augmentent, et ce qu'on peut faire, à tous les niveaux, direction, management intermédiaire, partenaires sociaux, pour que les équipes tiennent dans la durée. **Parce qu'un magasin qui tourne sur deux titulaires et cinq remplaçants, ce n'est pas un magasin qui fonctionne. C'est un magasin qui survit.**
*Merci à toutes celles et ceux qui ont pris le temps de témoigner. Vos retours sont précieux pour que la réalité du terrain reste visible et audible.*
### « La grande distribution n'a pas de vitrine. Le digital en est une »
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/10/la-grande-distribution-na-pas-de-vitrine-le-digital-en-est-une/
Last updated: 2026-04-10T07:20:07.000Z
Le prospectus papier s'est éteint. Ou presque. Les enseignes qui misaient encore sur lui comme colonne vertébrale de leur [communication locale](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/marketing-digital/) ont dû se rendre à l'évidence : l'outil était devenu anachronique. Trop lent pour capter les temps forts, trop généraliste pour parler à une clientèle de plus en plus segmentée, trop coûteux pour un retour sur investissement difficile à mesurer.
Mais [la fin du prospectus](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/14/la-fin-du-prospectus-a-transforme-le-community-manager-en-stratege-digital-local/) n'a pas simplifié la donne. Elle a ouvert la porte à une guerre d'attention que personne n'avait vraiment anticipée. En 2026, tout le monde communique. Du fleuriste de quartier à l'hypermarché en périphérie, chacun pousse ses contenus, ses promotions, ses stories. Le goulot d'étranglement est réel. Être présent ne suffit plus : il faut être visible, pertinent, et surtout ancré dans un territoire.
Dans ce [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/12/les-meilleurs-podcasts-retail-pour-comprendre-la-grande-distribution/), on partage une conviction commune : la communication locale ne se décrète pas d'en haut. Elle se construit sur le carrelage.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## **La fin de la pub descendante**
Le constat est réel : **la publicité purement nationale, impersonnelle, déconnectée du terrain, ne fait plus recette**. Non pas qu'elle soit morte, mais elle ne suffit plus. « On est noyé sous un flot de publicité en continu, que ce soit en ligne ou sur d'autres médias, explique [Cédric](https://fr.linkedin.com/in/cedric-pradier). Le fait de se raccrocher à quelque chose qu'on connaît, à savoir le magasin devant lequel on passe tous les jours en voiture, le nom de la ville, ça rassure et ça accroche bien davantage qu'une enseigne nationale qui communique sur quelque chose de très loin des préoccupations du moment. »
Ce changement de paradigme, [Paul](https://fr.linkedin.com/in/paul-hermay-6904a628) le traduit avec une image simple : « Quand on se balade en centre-ville, on flâne, on lèche les vitrines. La grande distribution, elle, n'a pas de vitrine. Notre objectif, c'est de faire résonner cette dynamique commerciale en dehors des quatre murs, par les leviers digitaux. »
> « Faire émerger le contenu du magasin plutôt que de le faire descendre d'un siège »
## **Le rythme comme arme, pas le budget**
Face aux gros annonceurs nationaux, l**es magasins locaux ne peuvent pas jouer sur le même terrain**. Le budget publicitaire d'un Leclerc ou d'un Lidl au niveau national est sans commune mesure avec ce qu'un point de vente peut mobiliser. Mais Cédric pointe une autre arme, souvent sous-estimée : le rythme. « Mon épicier de quartier, s'il attend demain pour mettre des parapluies alors qu'il pleut dans la journée, il loupe le coche. Le **commerce local** peut accélérer le rythme et faire émerger son contenu non pas par le budget, mais par la richesse de ce qu'il raconte. »
C'est aussi là que le prospectus montre ses limites structurelles. « Le prospectus voulait tout faire à la fois : raconter des savoir-faire, de l'ancrage local vertueux, de la lessive à moins 34%, du non-alimentaire, de l'effet de gamme. Le digital, lui, a permis au magasin de raconter une plus grande variété de choses. » Et surtout de le faire au bon moment, au bon endroit, avec le bon message.
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****Le commerce de demain : le pouvoir du local**
Comment les points de vente physiques peuvent-ils rester compétitifs face à la concurrence d’Internet ? Quelles sont les nouvelles habitudes de consommation et les besoins des clients ?
La montée du commerce en ligne, le défi de la compétitivité en période d’inflation et la remise en question du prospectus papier bouleversent les business models des enseignes de retail. S’adapter ou disparaître est leur seul choix.
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## **Trois piliers du local**
Quand on leur demande de définir concrètement ce qui distingue la communication locale de la nationale, Paul et Cédric avancent trois axes. Le premier : la proximité comme bouclier face au e-commerce. « Une des armes des enseignes pour aller se battre face aux géants du e-commerce, c'est cette disponibilité immédiate. Ça marche exclusivement si on a des parcours fluides, de la cohérence entre ce qu'on raconte en ligne et ce qu'on fait vivre aux clients sur le carrelage. »
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### De l'hydratation au GLP-1 : le virage stratégique des boissons fonctionnelles en GMS
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/09/boissons-fonctionnelles-le-nouveau-terrain-de-jeu-et-de-bataille-de-la-gms/
Last updated: 2026-04-16T04:42:56.000Z
Le [marché mondial des boissons](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/28/qui-sont-les-nouveaux-consommateurs-de-lhydratation-en-2025/) a franchi le cap des 490 milliards de dollars en 2025\. Un chiffre colossal, qui masque pourtant une réalité bien plus intéressante que la simple addition de volumes vendus : l**'industrie est en train de se réinventer de l'intérieur, portée par une mutation profonde des comportements de consommation**. Ce n'est plus la soif qui dicte l'achat. C'est la quête de densité nutritionnelle. [Un mouvement qui fait directement écho aux enseignements du dernier Consumer Day de Worldpanel by Numerator](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/09/conso-responsable-10-chiffres-cles-en-2026/), où il est apparu que pour 95% des Français, bien se nourrir est désormais perçu comme essentiel à la santé , un critère qui dépasse même l'origine géographique ou l'impact environnemental dans la hiérarchie des décisions d'achat. **Les boissons fonctionnelles ne sont pas une niche en marge de cette tendance** : elles en sont l'un des terrains d'expression les plus dynamiques.
Pour comprendre ce basculement, il faut regarder du côté d'une molécule. [Les médicaments GLP-1](https://issuu.com/bevnet/docs/2026%5Ffunctional%5Fbeverage%5Fguide) (popularisés sous les noms d'Ozempic ou Wegovy, prescrits à l'origine pour le diabète de type 2 et désormais massivement utilisés pour la perte de poids) sont en train de remodeler les rayons boissons aussi sûrement qu'ils remodèlent les silhouettes. **En 2025, 23% des acheteurs alimentaires américains suivaient déjà un de ces traitements. Ce chiffre devrait atteindre 35% d'ici 2030.** Une tendance encore minoritaire en France, mais que les acteurs de la grande distribution auraient tort de regarder de loin, les bras croisés.

#### La Révolution silencieuse du rayon liquide
Cette longue enquête explore la mutation historique du marché français des boissons, un secteur pesant ****10,44 milliards d'euros** qui traverse sa plus grande transformation depuis cinquante ans. Face à la baisse des volumes au profit de la valeur, les acteurs de la grande distribution doivent délaisser les modèles traditionnels pour s'adapter à une ****multiplication d'innovations** (santé, plaisir, boissons énergisantes) et à de nouveaux comportements de consommation. Véritable guide stratégique, ce document offre aux directeurs de magasins et category managers les clés pour décoder ce chaos apparent, réorganiser des linéaires en perte de vitesse et prendre des décisions agiles dans un environnement où les règles se réinventent tous les six mois.
[DÉCOUVRIR](https://je-bosse-en-grande-distribution.sellfy.store/p/rayon-liquide-comment-ce-geant-de-la-grande-distribution-se-reinvente/)
## De « manger moins » à « mieux absorber » : la révolution silencieuse du comportement shopper
Ce qui distingue fondamentalement la culture GLP-1 des précédents régimes à succès comme le Keto, le Paleo pour ne pas les citer, c'est qu'elle ne repose pas sur la restriction volontaire. Le médicament impose biologiquement la satiété. Résultat : chaque bouchée, chaque gorgée, devient précieuse. **Les utilisateurs ne cherchent plus à se remplir, ils cherchent à optimiser.** Et 69% d'entre eux lisent systématiquement les étiquettes à la recherche de fibres ajoutées, de protéines et d'un taux de sucre minimal.
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### Conso responsable : 10 chiffres clés en 2026
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/09/conso-responsable-10-chiffres-cles-en-2026/
Last updated: 2026-04-09T07:43:09.000Z
Alors que les enjeux environnementaux et sociétaux pèsent de plus en plus lourd dans les décisions d’achat, le paysage de la consommation française connaît une mutation profonde. Lors du récent Consumer Day « La conso positive », **Worldpanel by Numerator** a dressé un état des lieux précis de ce que signifie "consommer responsable" en 2026.
Voici l’analyse des 10 piliers qui structurent le marché actuel.
## 1\. La santé : le nouveau moteur de l’engagement
Si l’on parle souvent d’écologie, c’est avant tout la **santé personnelle** qui dicte les choix. Pour **95 % des Français**, bien se nourrir est perçu comme essentiel à la santé. Ce facteur dépasse désormais l’origine géographique et l’impact environnemental dans la hiérarchie des critères d’achat.
## 2\. Un pacte de solidarité avec les producteurs
La responsabilité sociale s'affirme : **66,3 % des consommateurs** se disent prêts à payer un prix plus élevé si cela garantit une juste [rémunération](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/11/le-defi-des-salaires-dans-la-grande-distribution-comment-attirer-fideliser-revaloriser/) aux agriculteurs et producteurs. Une preuve que la solidarité économique devient un levier de consentement au prix.
## 3\. Le paradoxe du prix : l’obstacle numéro un
Malgré la volonté de mieux consommer, la réalité budgétaire reste le principal frein. Pour **58 % des foyers**, le prix est l'obstacle majeur qui empêche de transformer l'intention responsable en acte d'achat concret.
## 4\. La force du territoire : le succès du local
Le "[consommer local](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/05/communication-locale-la-grande-distribution-face-a-un-nouveau-paradigme-replay-du-webinar/)" n'est plus une tendance, c'est un réflexe. **75 % des Français** privilégient désormais les circuits courts et les produits de proximité, faisant de l'origine géographique le deuxième pilier de la consommation responsable derrière la santé.
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### La caisse prioritaire, dernière zone de friction pour les personnes prioritaires
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/08/la-caisse-prioritaire-derniere-zone-de-friction-pour-les-personnes-prioritaires/
Last updated: 2026-04-08T06:00:55.000Z
**Passer en caisse. Un geste banal pour la plupart des clients. Une épreuve pour des millions d'autres.** Derrière ce moment anodin se cachent des situations de stress, de honte, parfois d'humiliation pour les personnes en situation de handicap — visible ou non — mais aussi pour les femmes enceintes et tous ceux qui bénéficient d'un droit de priorité. [Arnaud Denis](https://www.linkedin.com/in/arnaud-denis-a417196a/?originalSubdomain=fr), directeur général associé d'Handivisible, a vécu ce quotidien de l'intérieur. Et il a décidé d'y répondre.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## **Une histoire de famille avant d'être une aventure entrepreneuriale**
Arnaud Denis n'est pas issu de la grande distribution. Ingénieur de formation, chef d'entreprise dans des grands groupes du BTP, **il a basculé vers l'inclusion par le chemin le plus douloureux qui soit.** « J'ai mon plus jeune fils Julien qui, à l'époque, avait 15 ans. C'est rendu dans une salle de trampoline avec ses cousins, cousines. Julien s'est mal réceptionné sur la toile du trampoline et en fait il est devenu paraplégique. »
Le pronostic médical est définitif : Julien passera sa vie en fauteuil. Mais l'adolescent, comme Grand Corps Malade avant lui, refuse ce destin. **Il se remet debout. Il devient ce qu'Arnaud appelle un « paraparésique » : un paraplégique qui marche, sans ressentir ses membres inférieurs, avec une canne qu'on ne remarque pas toujours.** Et c'est précisément là que commencent les problèmes. « Lorsqu'il s'engage dans une file d'attente, on lui a systématiquement demandé ce qu'il avait parce que c'est un beau jeune homme. On voit pas sa canne. »
Ces scènes répétées poussent Arnaud à réagir sur les réseaux. Un post, une colère rendue publique. Et une rencontre. « On m'a fait rencontrer Maïté Ferdinand, présidente-fondatrice d'Handivisible, qui venait de créer cette solution. On s'est retrouvé autour d'une table — elle concernée par son handicap invisible, moi concerné par l'expérience de mon fils — et en fait on s'est dit : allons-y, on se tape dans la main. »
UN COUP DE POUCE
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Handivisible permet aux clients prioritaires de passer en caisse sans se justifier : contactez leur équipe via ce formulaire pour l'installer.
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## **Le vrai problème : pas l'accessibilité technique, mais le psychologique**
**Quand on parle d'accessibilité en magasin, le réflexe est souvent d'évoquer la largeur des caisses, la hauteur des tapis. Arnaud Denis recadre le sujet.** « Quand on parle d'accessibilité, souvent on parle d'accessibilité technique. Nous, en fait, on n'est pas vraiment sur un système technique. On n'est pas en train de travailler la technique, nous on travaille le psychologique. »
**L'enjeu central est simple : ne pas avoir à se justifier.** Parce que demander sa priorité à la caisse implique de s'adresser aux inconnus qui font la queue devant soi. Une démarche qui, lorsque le handicap est invisible, génère systématiquement regards suspicieux et demandes d'explication. « C'est un peu la double peine notamment quand on est porteur d'un handicap invisible. L'idée, c'est de ne pas avoir à se justifier et de se signaler directement auprès du professionnel qui gère la file. »
**La solution cible d'ailleurs un spectre plus large que le seul handicap.** Arnaud y inclut les femmes enceintes, dont la situation est légalement reconnue mais pratiquement impossible à faire valoir. « La vraie difficulté qu'elle a, et c'est abominable, c'est soit montrer son ventre — avoue quand même que c'est pas très glorieux — ou éventuellement patienter parce que malheureusement une grande majorité des gens du coup se résignent. » Et d'ajouter : « C'est presque une honte. On n'ose pas demander parce qu'on se dit on va encore se prendre une réflexion. » Des femmes associées de magasins, dit-il, lui ont confié cette même discrétion imposée, malgré leur assurance professionnelle.
Il souligne aussi que **la priorité n'est pas une obligation.** « On est sur un droit et sur un besoin. C'est-à-dire que lorsqu'on est en situation de handicap, qu'on est enceinte, on n'est pas obligé de passer systématiquement en priorité. C'est surtout lorsqu'on en a besoin. C'est ça le vrai sujet. »
## **Comment ça fonctionne concrètement**
**Le dispositif repose sur un principe émetteur-récepteur.** L'utilisateur télécharge l'application Handivisible — totalement gratuite — et crée un compte en se justifiant une fois pour toutes auprès de la plateforme. En magasin, il se dirige vers la caisse prioritaire équipée d'une borne. Il déclenche sa demande depuis l'application, ou depuis une télécommande prêtée à l'accueil en échange d'un justificatif. La borne émet alors un signal sonore et lumineux. « La personne qui est à la caisse va simplement signifier "j'ai pris en compte votre demande". À partir du moment où on l'a fait, on a déjà fait 90 % du travail. Et ensuite on va inviter l'utilisateur à passer sans demander de se justifier. »
**L'installation est légère, rapide, et l'application recense également toutes les politiques d'accueil du magasin.** Un banc près du rayon poissonnerie, un employé maîtrisant la langue des signes : autant d'informations accessibles par géolocalisation. « Quelqu'un qui est en rémission de cancer, en grosse fatigue, on assiste clairement à des abandons de caddie. Quand vous savez que vous avez un banc d'assises à côté du rayon poissonnerie, ça vous paraît être un détail mais tellement anodin que dès que vous sentez que vous n'allez pas bien, vous vous dirigez au rayon poissonnerie et vous vous asseyez sur le banc. »
## **Un outil de management autant que d'inclusion**
**Au-delà de l'expérience client, Arnaud positionne Handivisible comme un signal envoyé en interne.** Dans un magasin de 300 ou 400 salariés, adopter la solution, c'est prendre position sur un sujet qui touche les équipes dans leur vie personnelle. « Quand dans un magasin de 400 personnes on parle du sujet du handicap, de la volonté de faire quelque chose, en tant que manager on envoie un vrai signal positif. Dans la vie des gens, ils ont peut-être un petit cousin, un neveu, un frère en situation de handicap. »
Il va plus loin sur l'enjeu commercial : **des utilisateurs lui ont confié qu'ils avaient cessé de fréquenter certains magasins à cause de la caisse prioritaire.** « Il a des gens qui se résignent à rester chez eux. Alors, OK, on va me dire : existe le drive. Bravo, c'est une belle invention. Mais aujourd'hui, pour moi, l'acte d'aller dans un magasin, c'est un acte de se mêler aux gens. » Et d'une satisfaction personnelle palpable : « Quand j'entends des gens qui me disent "j'ose plus aller dans les magasins, j'ose pas sortir", et que j'entends l'inverse, franchement ça tire l'alarme à l'œil. »
## **Plus de 300 magasins, et une ambition européenne**
**Avec plus de 50 000 téléchargements et un taux d'utilisation active de 95 %, Handivisible est déjà référencé chez Carrefour, Leclerc, les U et Auchan.** Intermarché est en cours. Leroy Merlin est dans le viseur. La solution est déployée dans le Grand Ouest, en Alsace, dans le nord, aux Antilles et à La Réunion.
À l'international, Arnaud ne dévoile pas encore les noms, mais **confirme une expansion imminente** : « Je me développe en Europe, dans un pays frontalier. J'équipe un magasin mi-avril. En cours de cette inauguration, le ministre du Handicap de ce pays se déplacera spécialement pour découvrir ma solution. »
**La Belgique est identifiée comme prochaine étape.** Et Arnaud résume l'ambition avec une formule qui dit tout : « Aujourd'hui, s'équiper d'Handivisible, c'est un plus. J'espère qu'un jour, ne pas s'équiper d'Handivisible, ce sera un moins. »
Pour les responsables qualité, directeurs et adhérents intéressés, le lien vers la solution est disponible en description. **L'investissement ? Moins de 500 € HT par dispositif.**

### Depuis son lancement, la marque InShape Nutrition a généré 7,2 millions d'euros
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/06/depuis-son-lancement-la-marque-inshape-nutrition-a-genere-7-2-millions-deuros/
Last updated: 2026-04-06T07:20:00.000Z
En moins d'un an de présence en grande distribution, Inshape Nutrition, la marque de l'influenceur fitness Tibo InShape, affiche des résultats qui retiennent l'attention des enseignes. Les données [Circana](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/19/les-mutations-de-la-grande-distribution-en-2025-2026/) permettent aujourd'hui de mesurer l'ampleur du phénomène.
## **Un déploiement progressif mais déjà significatif**
Lancée en GMS en juin 2025, la gamme compte une trentaine de références. Son maillage commercial s'est construit rapidement : elle est désormais présente dans un hypermarché sur deux, avec en moyenne 14 références en linéaire, dans 40 % des supermarchés, et dans 20 % des drives et magasins de proximité, où elle occupe en moyenne 3 références.
Ce rythme de déploiement n'est pas anodin. Il témoigne d'une vraie appétence des enseignes, qui ont intégré la marque dans leurs assortiments sans attendre de recul suffisant sur les rotations.
## **1,6 million de produits vendus**
Depuis le lancement, Inshape Nutrition revendique 1,6 million d'unités écoulées pour un chiffre d'affaires de 7,2 millions d'euros. Des volumes qui placent la gamme parmi les meilleures performances d'innovation en produits de grande consommation frais et libres-services, selon Circana.
À titre de comparaison, la majorité des lancements en PGC FLS peinent à dépasser le million d'euros la première année. Inshape Nutrition fait donc figure d'exception.
## **Pourquoi ça marche en grande distribution ?**
Plusieurs facteurs expliquent cette performance, au-delà de la notoriété de Tibo InShape auprès des 18-35 ans.
D'abord, la lisibilité de l'offre. Les bénéfices sont clairement formulés : développement musculaire, récupération, hydratation, énergie. Les formules sont simples, sans liste d'ingrédients anxiogène. C'est exactement ce que cherche un consommateur non-initié qui entre dans le rayon nutrition sportive pour la première fois.
Ensuite, la polyvalence des formats : poudres, barres, canettes, bouteilles, shakes prêts à l'emploi. La gamme s'adapte à plusieurs moments de consommation et à plusieurs circuits, ce qui facilite son référencement sur des formats de magasins très différents.
Les saveurs, enfin, jouent un rôle. Chocolat, vanille, cookies, noisette, mûre : la marque emprunte les codes du snacking gourmand plutôt que ceux du complément alimentaire clinique. Un positionnement cohérent avec l'évolution des attentes en rayon.
L'argument de la fabrication 100 % française vient compléter le tableau, dans un contexte où la traçabilité est devenue un critère d'achat de plus en plus cité.
Le ticket moyen n'est pas anodin. Certains produits atteignent 20 euros, un niveau élevé pour du PGC en supermarché. La marque tient ce positionnement grâce à la combinaison bénéfice perçu / fabrication locale / caution de l'influenceur. L'équation tient, pour l'instant.
## **Ce que ça dit du marché**
L'irruption d'Inshape Nutrition en GMS illustre une tendance plus large : la nutrition sportive sort de ses circuits spécialisés. Les enseignes généralistes captent une demande croissante, portée par une population plus large que les seuls sportifs assidus. Les marques qui savent parler à ce nouveau consommateur, avec des codes clairs et un ancrage communautaire fort, ont un avantage structurel.
La question qui se pose désormais est celle de la durabilité des rotations. Les premiers mois d'un lancement porté par la notoriété d'un influenceur bénéficient d'un effet nouveauté. La vraie mesure de la performance interviendra lors du premier bilan annuel complet, quand les enseignes arbitreront les assortiments sur la base des données de vente réelles.
### « Que tu fasses 40 ou 50h, c’est normal » : Le quotidien invisible des cadres au forfait 40h
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/04/que-tu-fasses-40-ou-50h-cest-normal-le-quotidien-invisible-des-cadres-au-forfait-40h/
Last updated: 2026-04-04T06:16:51.000Z
**Le statut de cadre reste, pour beaucoup, synonyme d'autonomie et de responsabilité**. Mais derrière l'étiquette se cachent plusieurs réalités juridiques, dont l'une est souvent méconnue : la différence entre le forfait jours et le forfait heures. Et c'est précisément cette confusion qui peut coûter cher… au sens propre.
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## Forfait jours ou forfait heures : deux régimes bien distincts
**Un cadre au forfait jours n'a pas de décompte horaire hebdomadaire.** La durée de travail est évaluée en jours travaillés sur l'année (généralement 218 jours), avec des RTT pour compenser les journées supplémentaires.
**Un cadre au forfait heures, en revanche, reste soumis au suivi de la durée de travail.** Le forfait fixe un nombre d'heures hebdomadaires (par exemple, 40h). Cela inclut souvent quelques heures supplémentaires déjà rémunérées chaque semaine — mais pas toutes.
Au-delà du forfait prévu, chaque heure doit être compensée, soit par un paiement, soit par du repos. Et c'est là que les abus commencent.
## Quand la "culture du cadre" masque les dépassements
Dans de nombreuses entreprises, et particulièrement dans la grande distribution, s'est installée l'idée que « cadre » rime avec disponibilité illimitée.
Cette mentalité est parfois intériorisée par les salariés eux-mêmes. Pierre, cadre dans ce secteur depuis plusieurs années, l'illustre parfaitement : « Que tu fasses 40 ou 50h, c'est le principe du cadre au forfait. » Mélanie, responsable de rayon, abonde dans le même sens : « Un cadre est payé pour une fonction, pas pour un horaire. »
Ce discours, qui était autrefois compensé par des salaires nettement plus élevés et de réels avantages, devient problématique quand le niveau de rémunération ne suit plus.
## Le problème concret : travailler plus… pour moins
Dans la grande distribution, beaucoup de cadres au forfait 40h touchent entre 2 200 et 2 500 € nets. Sur le papier, cela peut sembler correct. Mais si on rapporte ce salaire au nombre réel d'heures effectuées — parfois 50 ou 55h par semaine — le taux horaire peut descendre à peine au-dessus du SMIC.
Kevin, témoin de ces pratiques dans son entreprise, les dénonce sans détour : « Les patrons mettent des gens cadres avec un salaire de 2 000 / 2 200 € net pour 50-60h semaine. Remis au taux horaire, beaucoup gagnent moins qu'un employé. »
## La loi est pourtant claire
Le Code du travail impose à l'employeur :
- de respecter le plafond légal de 48h par semaine (44h en moyenne sur 12 semaines),
- de compenser tout dépassement du forfait heures,
- de suivre précisément la durée de travail,
- et de ne pas imposer de documents mensongers.
Laurent, qui connaît bien le droit du travail, rappelle un principe fondamental : « Toute heure travaillée doit être payée. Sinon, c'est du travail dissimulé. »
Signer un planning qui n'affiche que 40h alors que l'on en fait 50 ou plus, c'est accepter que ces heures disparaissent… et donc qu'elles ne soient jamais rémunérées ni compensées.
## Les bons réflexes pour se protéger
Face à cette situation, plusieurs stratégies simples peuvent limiter les abus :
**Refuser les documents inexacts** : ou y ajouter la mention « prévisionnel, horaires réels susceptibles de varier ».
**S'appuyer sur la convention collective** pour savoir comment sont comptabilisées et payées les heures supplémentaires.
**Ne pas rester isolé** : passer par le CSE ou échanger avec d'autres cadres dans la même situation.
**Alerter au bon moment** : Simonn, qui a déjà eu affaire à ce type de situation, recommande une approche progressive : « Un courrier que tu gardes précieusement et, si refus, inspection du travail. »
**Tracer ses horaires réels** : agenda, mails, relevés de badge, photos de plannings. Ludo, confronté à ces problématiques, insiste sur ce point : « Faut pointer. Avec cette preuve, fais valoir tes droits. »
Le statut cadre au forfait heures ne signifie pas « open bar » sur le temps de travail. Les dépassements doivent être suivis, compensés et limités. Protéger son temps, c'est protéger sa santé, son salaire… et les droits de tous.
### Ce qu'il fallait voir à Euroshop 2026 (magazine complet + vidéos)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/03/ce-quil-fallait-voir-a-euroshop-2026-magazine-complet-videos/
Last updated: 2026-04-03T15:00:56.000Z
Quelles sont les technologies à venir en magasin ? Après plusieurs jours de visite à Euroshop en février dernier, voici un panorama des innovations phares qui feront le commerce de demain dans une analyse imaginée avec [Retailix Partners](https://retailixpartners.com/).
## **Lecture de la matrice des innovations in-store vues à EuroShop**
Cette matrice positionne les innovations retail selon deux axes : la **maturité technologique** (de Prototype à Généralisation) et la **complexité d'intégration** (de l'actif simple au hardware + cloud + IA).
Premier enseignement : les innovations à fort impact sur l'**expérience client** sont encore majoritairement en phase prototype ou POC. Le robot cuisine, la vidéo-intelligence par IA ou la balance connectée + IA illustrent une promesse forte mais une adoption encore embryonnaire.
À l'inverse, les solutions les plus **matures et déployées** sont souvent les plus simples techniquement : rôtisserie autonettoyante, machine à jus de carottes, solutions d'autofacing. Ce sont des actifs physiques sans connectivité complexe, adoptés car le ROI est immédiat et l'intégration en magasin évidente.
Le quadrant le plus stratégique est celui du **déploiement + complexité haute** : analyse des flux, robot de service, chariot connecté. Ce sont les innovations qui vont remodeler les métiers dans les 3 à 5 prochaines années.
Enfin, la **réfrigération et l'énergie** restent un enjeu structurant, avec des casiers click & collect réfrigérés déjà en déploiement — signal fort dans un contexte de pression énergétique et d'essor du e-commerce alimentaire.

Accès complet à notre analyse dans un magazine de 60+ pages à lire ici :
[TÉLÉCHARGER LE MAGAZINE](https://je-bosse-en-grande-distribution.sellfy.store/p/ce-quil-fallait-voir-a-euroshop-2026/)
### Fruits et légumes en avril : les conseils pour ne rien laisser sur la table
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/02/fruits-et-legumes-en-avril-les-conseils-pour-ne-rien-laisser-sur-la-table/
Last updated: 2026-04-03T05:31:24.000Z
Avril est une charnière. **Le rayon fruits et légumes sort de l'hiver, les couleurs reviennent, et le client recommence à vraiment regarder**. Pour [Stéphane Paul](https://www.linkedin.com/in/stephane-paul-spfc-formation-consulting-fruits-l%C3%A9gumes/), consultant et formateur spécialisé en grande distribution, c'est le mois qui révèle le niveau d'une équipe. « Un bon rayon en avril, ça se voit tout de suite », dit-il. Mais c'est aussi celui qui ne pardonne pas l'approximation.
La première rupture à opérer, c'est mentale. On ne remplit plus le rayon pour être tranquille. « On travaille en flux client », insiste Stéphane Paul. « Tu sors les produits, tu les remets en avant, tu travailles. Toute la journée. C'est plus exigeant qu'en hiver. Mais c'est là que tu fais ton chiffre. » Les pôles primeurs (asperges, pommes de terre nouvelles, radis, carottes bottes) ont toute leur place en avril, à condition d'être entretenus en continu. « Un pôle sans passage régulier ça ne vaut rien. Le produit s'affaisse, la présentation se dégrade, et le client passe sans s'arrêter. »
## La salade et l'asperge, baromètres du rayon
Parmi les marqueurs de fraîcheur, un produit domine tous les autres : la salade. « C'est la bijouterie du rayon toute l'année », affirme Stéphane Paul. « À n'importe quelle heure de la journée, elle doit être turgescente, propre, fraîche. Le client arrive, il regarde les salades sans s'en rendre compte. Si elles sont belles, il fait confiance à tout le reste. Si elles sont molles, c'est terminé. » **Une salade avachie ne pénalise pas seulement sa propre vente, elle plombe la perception de l'ensemble du rayon**, même si les asperges ou les radis voisins sont irréprochables.
L'asperge est le produit phare d'avril. Ce que beaucoup d'équipes sous-estiment, c'est **la nature de l'achat : il est majoritairement spontané**. « Le client ne vient pas avec l'intention d'en acheter. Il les voit, il est tenté, il achète. Ou il ne les voit pas, et tu passes à côté. » Une tête de gondole bien travaillée sur les asperges peut représenter **jusqu'à 2 % du chiffre d'affaires de la semaine**. Ce n'est pas un produit que l'on place passivement en rayon.
Pour évaluer la fraîcheur rapidement, deux tests suffisent. Premier réflexe : casser une tige. « Si ça casse net, comme du verre, c'est frais. Si elle plie, elle a du vécu. » Second test, plus précis encore : gratter légèrement la base. « Si de l'eau perle, c'est ultra frais. Dès que la base est sèche et terne, tu as de la casse garantie avant la vente. » Sur les conseils au client, **la distinction entre variétés est un levier de vente sous-exploité**. La blanche, qui n'a jamais vu le soleil, offre un goût doux et une texture fine. La violette, légèrement exposée en fin de pousse, est plus sucrée et fruitée. La verte, cultivée en pleine lumière, développe un goût plus puissant et herbacé. « Quand tu maîtrises ça, tu ne vends plus un produit, tu crées du chiffre et tu le fidélises. »
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### Facebook et la grande distribution en mars 2026 : ce que les chiffres disent vraiment
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/02/facebook-et-la-grande-distribution-en-mars-2026-ce-que-les-chiffres-disent-vraiment/
Last updated: 2026-05-11T12:58:44.000Z
Après [Janvier](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/15/le-retail-sur-facebook-entre-emotion-animaliere-et-efficacite-du-discount-classement-janvier/) et [Février](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/16/aldi-france-survole-le-classement-des-vues-video-en-fevrier-top-posts/), voici le classement Facebook de mars 2026 pour la grande distribution et le commerce spécialisé. Les tendances se confirment et certaines enseignes continuent de surprendre.
## **La taille de l'audience ne vaut rien sans l'engagement**
C'est la première leçon que ce classement administre sans ménagement. Carrefour cumule 12,26 millions d'abonnés sur Facebook (une page qui agrège plusieurs pays). Son engagement en mars : 3 321 interactions. Soit un taux de 0,00108%.
- IKEA France : 34,19 millions d'abonnés, 1 153 interactions.
- Sephora : 20,33 millions d'abonnés, 1 408 interactions.
La dimension internationale explique en partie ces scores ; mais pas tout.
Ces audiences ont été construites dans une autre époque de Facebook, à coups de jeux-concours et de boosts publicitaires. Aujourd'hui, l'algorithme de Meta ne récompense plus la taille, il récompense l'activité.
Maxi Zoo France en est la démonstration inverse : 229 990 abonnés, 38 917 interactions, taux d'engagement à 1,21%. Dans le même genre :
- Gamm vert : 142 456 abonnés, 1,29%.
- Bureau Vallée : 106 315 abonnés, 1,66%.
Ces trois enseignes, avec des audiences dix à cent fois plus petites, génèrent une conversation organique que d'autres enseignes ne peut pas acheter.
💡
****Note méthodologique :** Les données analysées agrègent les performances des vidéos ****organiques** et celles des publications ****"organiques boostées"** (contenus naturels ayant bénéficié d'un budget média pour amplifier leur portée). En revanche, les formats publicitaires dits ****"100% paid"** (ou **dark posts*), créés exclusivement pour l'achat d'espace, sont exclus de ce périmètre.

## **Le spécialisé règne, l'alimentaire décroche**
Sur les 20 premières places du classement, **15 appartiennent à des enseignes spécialisées**. Jardinerie, animalerie, bricolage, décoration, papeterie, discount généraliste. Les enseignes de grande surface alimentaire sont quasi absentes du podium.
E.Leclerc s'en tire le mieux (5e, 26 579 interactions, taux 0,075%) mais c'est aussi l'enseigne qui publie le plus dans cette catégorie : 38 posts en mars, soit 1,27 par jour. Intermarché arrive 15e avec 11 076 interactions mais cumule 5,3 millions de vues vidéo, signe d'une stratégie de reach passif plutôt que de relation communautaire. Auchan plafonde à la 19e place avec 7 939 interactions pour 4,65 millions d'abonnés.
La raison de fond est simple : **le quotidien alimentaire n'est pas un sujet de passion**. On ne partage pas un pack d'eau en promo. On ne commente pas une offre de surgelés. Facebook fonctionne sur l'affect, l'appartenance, l'identité. Un propriétaire de chat qui suit Maxi Zoo, un jardinier qui suit Gamm vert ; ils partagent un centre d'intérêt, pas un acte d'achat.
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### Action, Leroy Merlin, Decathlon : les enseignes préférées des Français en 2026
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/02/action-leroy-merlin-decathlon-les-enseignes-preferees-des-francais-en-2026/
Last updated: 2026-04-02T12:38:25.000Z
Pour la quatrième année consécutive, **Action trône en tête du classement des enseignes préférées des Français, toutes catégories confondues**. C'est l'un des enseignements de l'étude annuelle publiée par EY-Parthenon, réalisée début février 2026 auprès d'environ 12 000 consommateurs représentant plus de 70 000 avis, portant sur 213 enseignes réparties dans 19 secteurs d'activité.
Avec un taux de fans de 44,8 %, le géant néerlandais du discount confirme une domination qui ne doit rien au hasard. 84 % des acheteurs d'objets du quotidien fréquentent ses rayons, le taux de pénétration le plus élevé de toute l'étude, devant Decathlon (83 % sur le sport) et McDonald's (81 % en restauration rapide). « Action illustre cette réussite avec une offre centrée sur des prix très bas, mais aussi sur une expérience d'achat jugée parmi les plus efficaces et agréables », soulignent Guy-Noël Chatelin et Frédéric Fessart, associés EY-Parthenon et auteurs de l'étude.
Deux nouveautés viennent bousculer le palmarès par secteur : [Decathlon](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/16/la-remontada-intersport-comment-le-challenger-a-rattrape-decathlon/) repasse devant Nike en mode sport, et Maxi Zoo double Zooplus en animalerie. Leroy Merlin et Ikea, eux, conservent leurs couronnes respectives, avec des taux de fans deux à trois fois supérieurs à ceux de leurs dauphins directs.
## **Le prix, toujours le prix, encore le prix**
Le contexte économique reste la toile de fond de tous ces arbitrages. 85 % des ménages déclarent avoir modifié leurs comportements face à l'inflation persistante (chasse aux promotions, recours aux marques de distributeur, développement de la [seconde main](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/21/la-seconde-main-une-tendance-en-plein-essor-en-france/)). 38 % des foyers font du pouvoir d'achat leur premier critère de choix, soit sept points de plus qu'en janvier 2022.
Ce tropisme vers le meilleur prix profite aussi aux enseignes de proximité, dont les ventes alimentaires ont bondi de 6,3 % en 2025 selon Circana, ainsi qu'aux petits formats spécialisés. Le e-commerce retrouve par ailleurs sa trajectoire structurelle à 5 % de croissance, quand les centres commerciaux affichent un chiffre d'affaires en léger recul.
## **L'IA s'invite dans le parcours d'achat**
L'un des signaux les plus forts de l'édition 2026 concerne l'irruption de l'intelligence artificielle dans les pratiques de consommation. 24% des adultes déclarent utiliser des plateformes d'[IA générative](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/23/lintelligence-artificielle-comment-mieux-lutiliser-et-se-former-a-lia/) pour rechercher ou comparer des produits ; cette proportion monte à 42 % chez les 19-24 ans. Plus frappant encore : 48 % des utilisateurs affirment avoir déjà pris une décision d'achat sur la seule base d'informations fournies par une IA, et 53 % se disent prêts à acheter directement depuis un chat.
Pour les enseignes, l'enjeu ne se limite plus au référencement classique. Il s'agit désormais de maîtriser ce que les auteurs appellent le « GEO en structurant données, fiches produits et flux pour être correctement interprétés par les agents IA.
## **RSE : des progrès encore insuffisants**
Sur le front de la responsabilité sociétale, les consommateurs se montrent plus exigeants que jamais, mais les enseignes peinent à suivre. La dimension développement durable reste la moins bien notée de l'étude (55/100 en moyenne), en recul sur six ans. Paradoxe apparent : 60 % des foyers se déclarent prêts à payer plus pour des produits responsables, soit une hausse de 20 points en un an — malgré la pression sur le pouvoir d'achat. Biocoop conserve son titre d'enseigne la plus engagée sur les critères RSE, devant Aroma-Zone et Yves Rocher.
### Et si tout s’arrêtait, en combien de temps un supermarché serait-il vide ?
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/02/et-si-tout-sarretait-en-combien-de-temps-un-supermarche-serait-il-vide/
Last updated: 2026-04-02T12:38:55.000Z
La question peut sembler anxiogène, mais elle révèle une réalité méconnue du grand public : **la fragilité de notre système d'approvisionnement alimentaire**. Derrière l'abondance apparente des rayons se cache un équilibre logistique tendu, optimisé au maximum. Alors, concrètement, si les camions cessaient de livrer demain matin, **combien de temps tiendrait un hypermarché** ?
## Un calcul d'ordre de grandeur révélateur
Prenons l'exemple d'un **hypermarché classique de 2 200 m²** de surface de vente, réalisant entre 10 000 et 12 000 euros par mètre carré et par an, soit un chiffre d'affaires annuel d'environ 24 millions d'euros. Avec un panier moyen de 90 euros (le "caddie de plein" classique), cela représente environ 730 passages en caisse par jour en situation normale.
La répartition du chiffre d'affaires suit la structure habituelle : 41% en épicerie sèche, 22% en frais libre-service, 17% en frais traditionnels et 20% en non-alimentaire. Chaque univers possède sa propre **couverture de stock**, incluant la réserve.
Les résultats sont sans appel :
Les **rayons frais traditionnels** (boucherie, poissonnerie, fromage à la coupe) se videraient en **1 à 2 jours maximum**. Le frais libre-service tiendrait entre 2 et 4 jours. L'épicerie sèche et le droguerie-parfumerie-hygiène résisteraient une à deux semaines. Au total, **un magasin serait entièrement vidé en 2 à 3 semaines**, non-alimentaire compris.
Ces chiffres, bien que théoriques, reposent sur des couvertures de stock réelles : 1 à 2 jours pour le frais traditionnel, 2 à 4 jours pour le frais LS, 7 à 12 jours pour le sec, et 14 à 25 jours pour le non-alimentaire.
## Une logique d'optimisation poussée à l'extrême
Cette vulnérabilité n'est pas le fruit du hasard. Elle découle directement de décennies d'[**optimisation logistique**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/10/06/maillon-invisible-quotidien-preparateurs-logistiques-grande-distribution/). Le **flux tendu**, le **juste-à-temps**, la réduction des stocks dormants : autant de pratiques qui ont permis d'améliorer la rentabilité, de réduire le besoin en fonds de roulement et de limiter la casse.
Mais cette efficacité a un prix : la résilience. Un système optimisé pour fonctionner en conditions normales devient extrêmement fragile face à l'imprévu. Les **crises récentes** l'ont démontré : Covid, grèves des transporteurs, pénuries ponctuelles... À chaque fois, les rayons se sont rapidement clairsemés.
## Au-delà du constat, quels leviers d'action ?
Face à cette fragilité structurelle, plusieurs pistes méritent d'être explorées, même si chacune comporte ses propres limites et arbitrages.
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### Avril en grande distribution : ce que les rayons frais ont à gagner
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/04/02/avril-en-grande-distribution-ce-que-les-rayons-frais-ont-a-gagner/
Last updated: 2026-04-02T08:49:04.000Z
Avril n'est pas un mois comme les autres en grande distribution. Entre Pâques, le retour des beaux jours et les premières envies de légèreté, c'est une séquence où le rayon frais traditionnel peut faire la différence, à condition d'avoir anticipé.
## **Charcuterie : fraîcheur, convivialité et renouveau**
Le dimanche 5 avril représente l'un des pics de chiffre d'affaires les plus prévisibles de l'année. Pourtant, beaucoup de rayons passent encore à côté faute d'avoir commandé à temps ou structuré une offre cohérente. L'enjeu n'est pas d'innover à tout prix, mais d'avoir les bons produits, dans les bonnes quantités, au bon moment. Côté fromage, les classiques du plateau festif (brie, saint-nectaire fermier, comté, persillés) doivent être sécurisés dès la semaine précédente.
Côté **traiteur**, les plats cuisinés autour de l'agneau, les terrines de poisson et les salades charcutières en poêlon central constituent un menu lisible et rassurant pour le client.
**Avec le printemps, les comportements d'achat évoluent.** Le client cherche moins de produits lourds et davantage de fraîcheur, de partage, de légèreté. C'est le bon moment pour revisiter les mises en avant en charcuterie : jambon cuit aux herbes, mortadelle, rosbeef en fin de semaine, gamme en gelée. La charcuterie sèche mérite une vraie théâtralisation, avec une gamme jambons secs d'au moins huit à neuf références pour créer un effet rayon. Les grignotes présentées dans de petits pots en verre, les saucissons apéritifs et la chiffonnade en libre-service répondent directement aux usages de l'apéritif printanier.
## **Fromages : terroir, saisonnalité et créativité**
**Le rayon fromage suit la même logique saisonnière.** Avril marque le retour en force des fromages de chèvre et des productions locales. Picodon, rocamadour, sainte-maure, selles-sur-cher, chabichou, mothais sur feuille : élargir la gamme chèvre, c'est capter une clientèle qui cherche du goût, de la provenance et un discours producteur. Les fromages de brebis (à la truffe, à l'ail noir, tomme aux fleurs) apportent quant à eux une touche de couleur et d'originalité qui renouvelle la perception du rayon.
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### « Le dernier kilomètre reste le point le plus coûteux dans la logistique du e-commerce alimentaire », Thibault Soulier de OUIDROP
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/30/le-dernier-kilometre-reste-le-point-le-plus-couteux-dans-la-logistique-du-e-commerce-alimentaire-thibault-soulier-de-ouidrop/
Last updated: 2026-03-30T07:22:47.000Z
Il y a des innovations qui semblent évidentes une fois qu'on les voit. Le Dropper, imaginé par la startup OUIDROP, en fait partie. Une machine robotisée, compacte, capable de stocker du sec, du frais et du surgelé, accessible 24h/24, et qui promet de remettre un hypermarché à portée de tous, y compris là où il n'y en a plus.
Thibaut Soulier, cofondateur de OUIDROP, nous a expliqué dans le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/) comment une idée née dans les angles morts de la grande distribution est en train de devenir un modèle industriel.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Un drive sans magasin, c'est possible
**Pendant des années, le drive a été pensé comme le prolongement naturel du supermarché** : on commande en ligne, on vient chercher au magasin. Pratique, mais limité. Le service reste captif du point de vente. Et pour les zones sans magasin (centres-villes denses, communes rurales éloignées) la promesse du [drive](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/23/drive-il-faut-remettre-du-commerce-dans-un-monde-de-logisticiens/) reste lettre morte.
C'est précisément ce problème que OUIDROP cherche à résoudre. « Le Dropper n'est pas pensé pour être collé au magasin : c'est d'abord un outil de conquête pour aller chercher de nouvelles zones de clients », explique Thibaut Soulier. L'objectif affiché est clair : apporter le service [drive](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/23/drive-leclerc-amilly-avec-pickeos-500-commandes-preparees-en-une-demi-journee/) dans les centres-villes ou les zones rurales où il n'y a pas de magasin rentable à ouvrir.
La réalité de ces territoires est souvent invisible depuis les sièges sociaux des enseignes. **En zone rurale, beaucoup de consommateurs doivent encore faire une demi-heure aller, une demi-heure retour pour rejoindre le premier hyper ou supermarché.** Une heure de trajet pour faire ses courses. En 2026.
> « Notre ambition, c’est de faire du Dropper un standard du quotidien, au même titre que les lockers colis ou les distributeurs automatiques de billets. »
## La machine : compacité, autonomie, performance
**Le Dropper est une machine robotisée qui automatise le retrait des courses et des colis.** Elle peut stocker du sec, du frais et du surgelé, avec une forte capacité, tout en simplifiant la logistique du dernier kilomètre. Mais ce qui la distingue vraiment, c'est sa taille.
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### Top 20 des sites e-commerce mondiaux : ce que le classement dit (vraiment) de l'avenir du commerce
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/28/top-20-des-sites-e-commerce-mondiaux-ce-que-le-classement-dit-vraiment-de-lavenir-du-commerce/
Last updated: 2026-03-28T07:00:06.000Z
**Amazon trône en tête avec 846 milliards de dollars de ventes annuelles**. Derrière, le classement des 20 premiers sites e-commerce mondiaux (source ECDB) réserve quelques surprises de taille, et plusieurs signaux que les acteurs du retail physique ne peuvent plus ignorer.
Le fait le plus frappant : les plateformes chinoises occupent six places dans le top 10\. Pinduoduo (780 milliards), Taobao, Tmall, JD.com, Temu, Shein — autant d'enseignes qui ont bâti leur domination sur une intégration totale entre fabrication, logistique et commerce social. Un modèle difficile à répliquer, mais impossible à ne pas regarder.
Deuxième signal fort : [TikTok](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/23/tiktok-instagram-le-nouveau-chef-de-rayon/) Shop, troisième mondial avec 656 milliards de dollars. L'entrée fracassante de la plateforme dans ce classement confirme une tendance structurelle : le divertissement et le commerce ne font plus qu'un. Le « shoppertainment » n'est plus une curiosité marketing — c'est un canal de distribution à part entière.
Enfin, les géants physiques résistent mieux qu'on ne le craignait. [Walmart](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/09/pourquoi-walmart-deploie-les-etiquettes-electroniques-de-rayon-a-grande-echelle/) (197 milliards), Costco, Target, Home Depot : ceux qui ont digitalisé leur modèle sans renier leur ancrage terrain tiennent leur rang. Une leçon pour la grande distribution française, qui dispose encore d'actifs physiques considérables — à condition de savoir les activer.
La vraie question n'est pas de savoir qui vend le plus aujourd'hui. C'est de comprendre quels écosystèmes — commerce, paiement, logistique, communauté, contenu — émergent pour les marchés de demain.
| Rang | Enseigne | Ventes annuelles | Pays |
| ---- | ------------- | ---------------- | ---- |
| 1 | Amazon | 846,1 Mds $ | 🇺🇸 |
| 2 | Pinduoduo | 780,5 Mds $ | 🇨🇳 |
| 3 | TikTok Shop | 656,4 Mds $ | 🇨🇳 |
| 4 | Taobao | 584,8 Mds $ | 🇨🇳 |
| 5 | Tmall | 568,5 Mds $ | 🇨🇳 |
| 6 | JD.com | 547,7 Mds $ | 🇨🇳 |
| 7 | Walmart | 197,5 Mds $ | 🇺🇸 |
| 8 | Shopee | 126,0 Mds $ | 🇸🇬 |
| 9 | Temu | 92,5 Mds $ | 🇨🇳 |
| 10 | Shein | 83,5 Mds $ | 🇨🇳 |
| 11 | eBay | 77,6 Mds $ | 🇺🇸 |
| 12 | AliExpress | 73,2 Mds $ | 🇨🇳 |
| 13 | Mercado Libre | 62,9 Mds $ | 🇦🇷 |
| 14 | Apple | 59,2 Mds $ | 🇺🇸 |
| 15 | Coupang | 55,9 Mds $ | 🇰🇷 |
| 16 | Rakuten | 32,3 Mds $ | 🇯🇵 |
| 17 | Home Depot | 27,7 Mds $ | 🇺🇸 |
| 18 | Vipshop | 27,2 Mds $ | 🇨🇳 |
| 19 | Target | 24,2 Mds $ | 🇺🇸 |
| 20 | Costco | 21,1 Mds $ | 🇺🇸 |

#### L'empire du retail, retail tour en Corée du Sud
Au programme de cette édition : 52 pages au cœur des révolutions silencieuses qui transforment notre façon de consommer : analyse du marché Coréen et voyage du côté d’E-Mart et Lotte Maxx dans les laboratoires du commerce de demain (+ de 70 photos et une visite guidée immersive).
Disponible en version web ou print.
[COMMANDER](https://jebosseengrandedistribution.lemonsqueezy.com/checkout)
### La casse et le dernier kilomètre, deux leviers silencieux que les magasins ne peuvent plus ignorer en 2026
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/27/la-casse-et-le-dernier-kilometre-deux-leviers-silencieux-que-les-magasins-ne-peuvent-plus-ignorer-en-2026/
Last updated: 2026-03-27T08:00:27.000Z
En 2026, la grande distribution fait face à deux pressions silencieuses : des [invendus](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/04/21/des-coachs-pour-accompagner-les-equipes-magasin-dans-la-lutte-contre-le-gaspillage-alimentaire-avec-carole-bagot-de-phenix/) qui partent à la benne faute de pilotage, et une livraison à domicile qui doit encore tenir ses promesses logistiques. C'est le constat qui a ouvert le webinar co-organisé par Phenix et [Shopopop](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/02/17/avec-shopopop-la-livraison-collaborative-se-veut-economique-ecologique-et-sociale/), animé par Jonathan Le Borgne, éditeur de *Je Bosse en Grande Distribution*. **Dans un marché toujours plus concurrentiel, les leaders du retail ne choisissent plus entre impact et profit : ils font de la responsabilité un moteur de performance durable.**
[VOIR LE REPLAY](https://app.livestorm.co/shopopop/performance-retail-les-tactiques-gagnantes-des-retailers-en-2026-pour-maximiser-leur-rentabilite?utm%5Fsource=JeBosseEnGrandeDistribution&utm%5Fmedium=replayarticle&utm%5Fcampaign=webinar-2403)
## **430 000 euros d'économie par magasin : le potentiel réel de l'anti-gaspillage**
Bastien Wettstein, responsable des partenariats chez [Phenix](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2020/01/27/il-y-a-un-avant-phenix-et-un-apres-phenix/), a posé les chiffres sur la table dès l'ouverture. « Pour un supermarché de 15 millions de chiffre d'affaires, la casse représente 200 000 euros par an. Pour un hypermarché de 50 millions, ça représente 550 000 euros. » Un produit jeté engendre des frais de traitement des biodéchets estimés à 250€ par tonne (incluant collecte, traitement et location de bac)"
Mais le renversement de perspective est là. « Un magasin qui va gérer intelligemment son anti-gaspillage sur tous les leviers va pouvoir générer 430 000 euros d'économie par point de vente. » L'objectif affiché par Phenix : atteindre un taux de revalorisation de 82 %, soit le niveau moyen déjà atteint par le top 50 des magasins les plus performants en France — ce qui revient à ne jeter que 18 produits sur 100 bippés en casse.
**Ce chiffre change la perspective : l'anti-gaspillage n'est plus un poste de bonne conscience, c'est un centre de profit.** « On a des points de vente avec qui on travaille depuis maintenant 10 ans, qui ont été capables de réduire quasiment à zéro leur coût de biodéchets. On peut aller chercher 90%, mais il faut vraiment que ça soit un projet d'entreprise avec une réelle volonté et une priorisation. »
## **Quatre piliers, un arbitrage quotidien**
L'anti-gaspillage ne s'improvise pas. Bastien Wettstein décrit une architecture précise autour de quatre leviers. Le premier, le plus rentable : « la vente à date courte, qui a pris 29 % en deux ans » sous l'effet de l'inflation. Il s'agit d'identifier les produits à J-3, J-2 et de les mettre en avant — mais surtout de « dynamiser cette zone tous les jours, remettre en ordre, faire du globalisage, l'idée c'est de la faire vivre au quotidien pour que les produits trouvent preneur ».
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### Super U Les Halles de Coupvray : visite guidée d'un magasin pensé comme un marché couvert
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/26/super-u-les-halles-de-coupvray-visite-guidee-dun-magasin-pense-comme-un-marche-couvert/
Last updated: 2026-03-26T15:08:35.000Z
Le 26 mars 2026, **un nouveau Super U ouvre ses portes à Coupvray**, dans le Val d'Europe. Dix ans de gestation, une ZAC entière à construire autour, et un concept qui tranche franchement avec le supermarché traditionnel. Visite guidée.
## **Un projet de territoire, pas juste un magasin**
Implanté au 1 rue Suzanne Masson dans la ZAC des Trois Ormes, le Super U Les Halles de Coupvray s'inscrit dans le développement de l'Est parisien. Le site, face au parc du château de Coupvray et en accès direct depuis la RD 934, comble un vide commercial réel dans une zone en pleine densification résidentielle. Plus grand que les Carrefour Market voisins de Bailly et Coupvray, il positionne l'enseigne Système U sur un format premium dans ce bassin de vie.
L'architecture donne le ton dès l'extérieur : façade vitrée, structure métallique sombre, lumière naturelle à profusion. Le bâtiment revendique une conception bioclimatique. À l'intérieur, les volumes sont généreux, les plafonds hauts, et la lumière du jour pénètre jusqu'au cœur des rayons. On n'est pas dans un entrepôt habillé — on est dans quelque chose qui ressemble effectivement à des halles.



## **Le pari des métiers de bouche mis en scène**
C'est le cœur du concept. Les rayons traditionnels à la coupe ne sont pas relégués en fond de magasin : ils structurent visuellement l'espace entier, chacun avec son identité graphique propre.
« L'Atelier du Boucher » s'affiche en grand format sur un mur de carrelage blanc en relief, avec derrière le comptoir une chambre froide visible depuis la surface de vente. Le linéaire est abondamment garni dès le jour J — un signal fort envoyé aux clients et aux concurrents. « L'Atelier du Poissonnier » joue une tout autre carte : carrelage vert marbré, ambiance maritime assumée, étals glacés généreux. « L'Atelier du Charcutier » et « L'Atelier du Fromager » se font face dans un même espace central, avec signalétique lumineuse et comptoirs à l'ancienne. L'affluence au rayon charcuterie dès l'ouverture confirme l'appétit du marché local pour ce type d'offre.
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### La Laitière préférée des Français, Bic recule : le classement 2026 des marques
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/26/la-laitiere-preferee-des-francais-bic-recule-le-classement-2026-des-marques/
Last updated: 2026-03-26T15:14:31.000Z
Dans un contexte économique encore instable, les Français restent fidèles à leurs valeurs sûres. **Le classement 2026 de l'Observatoire des marques préférées des Français**, réalisé avec Opinionway auprès de 4 900 consommateurs et portant sur 1 300 marques, place La Laitière en tête pour la troisième fois de son histoire, après 2017 et 2023.
La marque de desserts industriels, commercialisée en co-entreprise par Nestlé et Lactalis, devance Saint-Michel, Samsung, Panzani et Bic — numéro un l'an passé, qui recule à la cinquième place. Un symbole fort : La Laitière arborera un macaron en forme de cœur sur ses packagings pour célébrer cette distinction.
## **L'alimentaire domine largement le classement**
21 des 30 marques du top appartiennent au secteur alimentaire. Une domination notable, portée notamment par l'épicerie (14 marques), devant les boissons et produits frais. Vahiné, Yoplait et Ducros font leur entrée dans l'édition 2026.
Pour Benjamin Fargot, directeur associé de l'Observatoire, l'explication est claire : après les crises successives — Covid, inflation, instabilité économique — les marques du quotidien jouent un rôle de repère pour les consommateurs. Le lien s'est stabilisé, et les marques familières en profitent.

## **Par secteur, peu de surprises**
Orange conserve largement la première place chez les opérateurs téléphoniques, devant Free et Bouygues Télécom, avec un écart qui se creuse sur ses concurrents. Dans l'énergie, EDF dépasse 50 % d'opinions favorables et devance Engie et TotalEnergies, les trois progressant ensemble.
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### Les Français mangent de plus en plus au restaurant, de moins en moins chez eux
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/26/les-francais-mangent-de-plus-en-plus-au-restaurant-de-moins-en-moins-chez-eux/
Last updated: 2026-03-26T08:35:58.000Z
**En 1990, les Français consacraient 23,2% de leur budget alimentaire à la restauration hors domicile**. En 2024, cette part atteint 32,7%. Près d'un tiers. En une génération, le rapport des Français à l'alimentation s'est profondément transformé. On cuisine moins, on sort plus, on commande davantage. Cette mutation silencieuse bouleverse toute la chaîne alimentaire, de la grande distribution aux [producteurs](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/22/du-producteur-au-consommateur-la-verite-sur-les-marges-alimentaires/), en passant par l'industrie agroalimentaire. Bienvenue dans l'ère du « hors domicile ».
## Un tiers du budget alimentaire hors de chez soi
32,7% en valeur, c'est colossal. Cela signifie que sur 100 euros dépensés pour se nourrir, près de 33 partent dans la restauration : restaurants traditionnels, fast-foods, cantines d'entreprise, food trucks, livraison à domicile. Tout ce qui ne passe pas par les fourneaux de la maison.
La progression est spectaculaire : +9,5 points en 34 ans. Et la courbe ne montre aucun signe de ralentissement. Au contraire, chaque année qui passe confirme la tendance. **Les Français s'éloignent de leur cuisine**.
Cette évolution n'est pas uniforme selon les âges, les catégories sociales, les territoires. Les jeunes actifs urbains peuvent facilement dépasser les 50% de leur budget alimentaire hors domicile. À l'inverse, les retraités en zone rurale restent largement en dessous de la moyenne. Mais la tendance de fond est la même partout : on mange de plus en plus ailleurs que chez soi.
## Le fractionnement des repas, nouveau paradigme
**Au-delà de cette bascule vers le hors domicile, c'est toute la structure même des repas qui se transforme**. « On n'est pas au niveau des Américains, mais de plus en plus, on fractionne nos prises alimentaires », observe Emily Mayer, Directrice Business Insights chez Circana que nous avons reçu récemment sur [une série de podcasts](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/).
Cette **déstructuration des repas traditionnels** ouvre la voie à de nouveaux modes de consommation. « Les axes de consommation qui sont très porteurs, c'est le snacking, parce qu'il y a une déstructuration des repas, une multiplication des petites prises alimentaires au fil de la journée », poursuit-elle.
Le phénomène se traduit concrètement dans les linéaires. « **Toutes les catégories autour du snacking sont en plein boom** : les salades, les sandwichs, les petites tartes, my pie, ce type de produits », détaille Emily Mayer.
## Le déjeuner d'abord, puis le reste
**Le premier levier de cette transformation, c'est le déjeuner en semaine**. La généralisation du travail hors du domicile, l'urbanisation, l'éloignement entre lieu de vie et lieu de travail : autant de facteurs qui rendent le déjeuner à la maison quasiment impossible pour une majorité de Français actifs.
Cantines d'entreprise, restaurants d'entreprise, boulangeries, sandwicheries, restaurants rapides : l'offre s'est diversifiée, les prix se sont adaptés à tous les budgets. Même pour ceux qui apportent leur gamelle, l'achat d'un sandwich ou d'une salade toute prête reste fréquent.
**Mais le phénomène ne s'arrête pas au déjeuner. Le dîner aussi bascule progressivement vers le hors domicile.** Pas forcément au restaurant traditionnel, mais via la **livraison à domicile** qui explose depuis une décennie. Deliveroo, Uber Eats, Just Eat : ces plateformes ont transformé le rapport au repas du soir. Commander plutôt que cuisiner devient la norme pour une part croissante de la population, particulièrement urbaine et jeune.
Le petit-déjeuner lui-même n'échappe pas à la [tendance](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/08/27/les-15-grandes-tendances-du-commerce-de-demain-en-france/). Cafés pris au comptoir, viennoiseries achetées en boulangerie : ce qui était occasionnel devient pour beaucoup une habitude quotidienne.

## Pourquoi on cuisine de moins en moins
**Derrière ces chiffres se cache une transformation profonde des modes de vie**. On travaille plus loin de chez soi, on rentre plus tard, on a moins de temps. Ou plutôt, on a l'impression d'avoir moins de temps. La fatigue, le stress, l'envie de profiter de ses soirées autrement qu'en épluchant des légumes : tout pousse à externaliser la préparation des repas.
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### La carte des géants de l'agroalimentaire en France
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/25/top-350-des-sieges-agroalimentaires-francais-la-carte-qui-dessine-une-puissance-decentralisee/
Last updated: 2026-06-08T13:35:39.000Z
371 entreprises. 13 régions. Une cartographie qui dit quelque chose de réel sur la structure industrielle du pays.
L'agroalimentaire français n'est pas une industrie comme les autres. Pilier économique, marqueur culturel, enjeu de souveraineté, le secteur cumule les rôles. Cette cartographie, recensant les plus grands sièges sociaux du secteur en France, en révèle la géographie réelle. Et le constat est sans ambiguïté : loin de se concentrer à Paris, cette puissance s'enracine dans les [territoires](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/05/26/leau-locale-nouveau-marqueur-de-confiance-dans-les-rayons-gms/).
**Cette V2 introduit une classification en trois niveaux** : groupe français, groupe étranger, filiale étrangère. Un détail qui change tout à la lecture. On voit mieux où se situent réellement les centres de décision, quelles régions restent ancrées dans un tissu industriel souverain, et où le drapeau affiché masque une maison-mère étrangère.
## Paris décide, les régions produisent
L'Île-de-France regroupe 75 sièges, dont les quartiers généraux de Nestlé, Danone, Mondelēz ou Pernod Ricard. Le poids de Paris comme hub décisionnel pour les multinationales n'est pas une surprise. **Mais ce chiffre masque une réalité plus significative : près de 300 entreprises sur 371 ont leur siège en régions.** Le cœur de la transformation, lui, bat ailleurs.
## La Bretagne en tête, sans discussion
**Avec 42 sièges sociaux majeurs, la Bretagne s'impose comme la première région agroalimentaire de France hors Île-de-France.** Prince de Bretagne, Hénaff, Cooperl, Eureden, Bigard : autant de noms qui incarnent la symbiose bretonne entre élevage, maraîchage, pêche et industrie de transformation. Un modèle d'intégration territoriale que peu de régions égalent.
Derrière la Bretagne, la carte est plus équilibrée qu'on ne pourrait le croire. La Nouvelle-Aquitaine (39 sièges) aligne vignoble, foie gras et maraîchage, de Mouton Cadet à Rémy Cointreau en passant par Delpeyrat. Les Pays de la Loire (32 sièges) portent Lactalis, Fleury Michon, Sodebo ou Brioche Pasquier. L'Auvergne-Rhône-Alpes (32 sièges) mise sur la diversité avec Panzani, Valrhona ou Limagrain. Les Hauts-de-France (31 sièges) restent la terre du légume transformé, avec Bonduelle et McCain. **Même le Centre-Val de Loire, moins visible, pèse avec Saint Michel, Monin ou Axéréal.**
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### 8 bonnes pratiques pour se faire référencer dans les rayons de la grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/23/8-bonnes-pratiques-pour-se-faire-referencer-dans-les-rayons-de-la-grande-distribution/
Last updated: 2026-03-23T07:53:06.000Z
**Décrocher un référencement en grande distribution reste l'un des défis les plus redoutés par les marques alimentaires**. Entre les attentes des acheteurs, le timing des négociations et la pression du terrain, les erreurs sont coûteuses. [Marie-Anne Burrier](https://www.linkedin.com/in/burrierma/?originalSubdomain=fr), ancienne acheteuse et experte en développement commercial GMS, livre dans notre [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/12/les-meilleurs-podcasts-retail-pour-comprendre-la-grande-distribution/) les clés concrètes pour maximiser ses chances. Voici ses 8 bonnes pratiques essentielles.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## 1\. Avoir un bon produit : c'est la base
Aussi évident que cela puisse paraître, tout commence par le produit lui-même. « Un produit alimentaire doit être goûté, et vous devez être sûr de lui, parce qu'il sera seul à se défendre en magasin », rappelle Marie-Anne. Sans solide performance terrain, aucune technique commerciale ne suffira.
La preuve par les chiffres est ici indispensable. Taux de rotation, tests en magasins, retours consommateurs : autant d'éléments qui crédibilisent le discours commercial. « Tester son produit dans plusieurs points de vente et pouvoir en parler en chiffres, c'est ce qui parle vraiment à l'acheteur », insiste notre invitée. Et la question de fond reste toujours la même : « Est-ce que les clients ont acheté le produit ? », résume-t-elle.
## 2\. Se mettre à la place de l'acheteur
**L'erreur classique des marques est de pitcher leur produit comme si elles s'adressaient à un consommateur passionné.** Or, un acheteur GMS a des impératifs bien précis. « Leur objectif, c'est de faire tourner le rayon et de maintenir un chiffre d'affaires positif. Ils ne peuvent pas se permettre des produits qui ne sortent pas », souligne la consultante.
**Il faut donc construire son argumentaire autour de la performance commerciale attendue**, pas autour de l'histoire de la marque. « Le storytelling a de la valeur, mais ce n'est pas ce qui intéresse l'acheteur en premier. Ce qu'il veut savoir, c'est si le produit va sortir », tranche Marie-Anne. La démonstration prime sur la narration : « Il faut expliquer pourquoi les clients seraient intéressés et apporter la preuve que ça tournera », conclut-elle.
## 3\. Être clair sur son positionnement et ses ambitions
**Vouloir être référencé partout est une erreur stratégique que notre invitée observe trop souvent**. « Beaucoup de marques veulent être partout. Mais ça ne fonctionne pas comme ça », prévient-elle. Lidl et Biocoop n'attendent pas les mêmes produits, ne ciblent pas les mêmes consommateurs et n'ont pas les mêmes contraintes logistiques.
Avant même de prospecter, la marque doit avoir tranché : « Il faut savoir si on est premium ou entrée de gamme, et quelle cible on vise vraiment », rappelle Marie-Anne. Et cette clarté doit aussi s'étendre aux capacités industrielles : « Les acheteurs regardent si vous êtes en mesure de répondre en volume et sur le plan logistique », ajoute-t-elle.
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### Pierre Martinet muscle ses nouveautés printemps 2026 avec le végétal et le grand format
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/19/pierre-martinet-muscle-ses-nouveautes-printemps-2026-avec-le-vegetal-et-le-grand-format/
Last updated: 2026-03-19T09:53:38.000Z
Fondée en 1968, la marque au slogan « Traiteur Intraitable » ne ralentit pas. Depuis son intégration au **Groupe LDC** en juin 2025, elle continue d'avancer à son rythme propre, avec un chiffre d'affaires de **230 millions d'euros** et une notoriété qui touche trois Français sur quatre. Pour le 1er avril 2026, elle lance quatre nouvelles références, entre végétal, évasion et formats familiaux.
## Végétal, évasion et grand format : quatre références pour le printemps
Premier levier : la gamme Végétal, qui s'étoffe avec un **taboulé aux émincés végétaux et noix de cajou**. La formule associe couscous, lentilles corail, maïs, tomates et émincés saveur poulet rôti. Résultat : **20,5 g de protéines par portion**, un argument de poids sur un marché où les flexitariens cherchent à remplacer la viande sans sacrifier l'apport nutritionnel. La recette répond à une attente bien documentée chez les moins de 35 ans, cœur de cible historique de la marque.
Dans la gamme Évasion, la **salade Izmir** fait son entrée : à base de boulghour, elle mêle tomates, concombres, poivrons, noisettes, raisins secs et baies de goji. Un mix textures-saveurs positionné sur les influences méditerranéennes et orientales, affiché en **Nutriscore B**. Pierre Martinet confirme ici sa stratégie d'ouverture vers des recettes du monde, déjà engagée sur plusieurs gammes ces dernières années.
Sur le terrain de la praticité quotidienne, la marque lance un **duo snacking inédit : Coleslaw + Taboulé Oriental** en format 250 g, pensé pour les repas rapides avec un prix de vente en dessous de 2 euros. Un format malin, qui capitalise sur deux recettes bien installées dans les habitudes de consommation pour proposer une offre à l'achat d'impulsion. Pour les moments de partage, un **maxi Coleslaw à la moutarde à l'ancienne** fait son entrée en 850 g, disponible du 30 mars au 3 octobre 2026, à 4,75 euros conseillés.
## Un dispositif promotionnel centré sur l'essai en avril
L'ensemble de ces lancements s'appuie sur un plan de communication actif tout au long du mois d'avril. Pierre Martinet mise sur ses réseaux habituels — Facebook, Instagram, TikTok — et sur des **bons de réduction immédiate en magasin, de 0,50 à 0,70 euro**, pour favoriser le premier achat. Une mécanique classique mais efficace pour des références qui n'ont pas encore de base consommateurs constituée.
Au total, cette vague de nouveautés illustre bien l'équilibre que cherche à tenir Pierre Martinet : rester fidèle à son ADN de **traiteur soigné** tout en absorbant les grandes tendances — protéines végétales, saveurs du monde, formats adaptés aux nouvelles occasions de consommation.
### 234 ouvertures d'ici 2030 : le plan XXL d'E.Leclerc pour s'attaquer à la proximité
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/19/234-ouvertures-dici-2030-le-plan-xxl-de-leclerc-pour-sattaquer-a-la-proximite/
Last updated: 2026-03-23T06:13:08.000Z
WEBINAR
[](https://app.livestorm.co/shopopop/performance-retail-les-tactiques-gagnantes-des-retailers-en-2026-pour-maximiser-leur-rentabilite?utm%5Fsource=JeBosseEnGrandeDistribution&utm%5Fmedium=email&utm%5Fcampaign=webinar-2403)
****La casse. La logistique du dernier kilomètre. La fidélisation client.**
Voici trois réalités que tout professionnel de la grande distribution connaît par cœur. Trois postes de coûts qui résistent. Trois sujets où l'engagement RSE n'est plus une option. En 2026, les magasins ne doivent plus se poser la question "faut-il s'engager ? "Mais plutôt : "comment transformer ces engagements en leviers de croissance réels ?".
On anime un Webinar le mardi 24 mars avec Phenix et Shopopop.
[JE M'INSCRIS ](https://app.livestorm.co/shopopop/performance-retail-les-tactiques-gagnantes-des-retailers-en-2026-pour-maximiser-leur-rentabilite?utm%5Fsource=JeBosseEnGrandeDistribution&utm%5Fmedium=email&utm%5Fcampaign=webinar-2403)
**Le leader français de la grande distribution met en place un plan d'expansion ambitieux** qui vise à doubler sa présence en proximité et à renforcer sa position dans le non-alimentaire. Avec un objectif de 47 ouvertures par an d'ici 2030, l'enseigne s'attaque frontalement aux bastions de Casino et Carrefour dans les centres urbains.
## La proximité, nouveau terrain de jeu stratégique
[**Le paysage de la distribution française est en pleine mutation.** ](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/19/les-mutations-de-la-grande-distribution-en-2025-2026/)Alors que certains annoncent la fin des hypermarchés et des magasins physiques, [Michel-Édouard Leclerc](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2020/02/18/michel-edouard-leclerc-revient-sur-la-forme-de-lenseigne-et-affiche-ses-ambitions-pour-les-prochaines-annees/) réaffirme avec force la pertinence des formats physiques. Lors de la convention qui a réuni 200 adhérents fin septembre à Évian, le patron du groupement coopératif a présenté une stratégie claire : faire des centres-villes le nouveau terrain de conquête de l'enseigne.
Avec 750 hypermarchés et supermarchés, 700 [drives](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/23/drive-il-faut-remettre-du-commerce-dans-un-monde-de-logisticiens/), une centaine de Leclerc Express et environ 2 900 magasins spécialisés, le numéro un de la distribution alimentaire française s'apprête à franchir un cap décisif. L'objectif annoncé pour 2026 est sans ambiguïté : ouvrir une quarantaine de Leclerc Express, ces magasins de proximité de 400 à 800 m² qui vont couvrir des zones jusqu'à présent délaissées par l'enseigne mais largement trustées par Casino et Carrefour.
L'ouverture le 1er octobre d'un magasin de 400 m² au 67 rue de Picpus dans le 12ème arrondissement de Paris illustre parfaitement cette ambition. Ce format Express n'est pas une nouveauté pour l'enseigne - créé il y a quinze ans, il a connu quelques tâtonnements avant de trouver son modèle économique. Mais aujourd'hui, les adhérents sont décidés à accélérer massivement sur ces petits formats urbains.
## 53 projets dans les cartons, 45 déjà bien avancés
L'analyse des dossiers révèle une stratégie précise et méthodique. Les 550 adhérents du groupement ont actuellement 53 projets de magasins de proximité dans leurs cartons. Parmi eux, 45 sont déjà en phase avancée de développement, tandis que 5 restent en stand-by dans l'attente de conditions favorables.
Ces 45 projets se répartissent selon deux formats distincts, avec un seuil discriminant à 700 m² :
- **15 E.Leclerc Express de plus de 700 m²** bénéficient de la dénomination officielle Express et peuvent proposer une offre élargie adaptée aux besoins urbains.
- Moi ça va**25 magasins de moins de 700 m²** permettent une implantation dans des emplacements plus restreints, offrant une agilité maximale pour s'adapter aux contraintes urbaines.
Un avantage décisif : pour les magasins de moins de 1 000 m², aucune autorisation d'exploitation commerciale n'est nécessaire. Cette règle administrative permet une ouverture beaucoup plus rapide et souple que pour les grands formats, facilitant ainsi le déploiement accéléré du réseau.
## Une cartographie stratégique des implantations
**La répartition géographique des projets révèle un ciblage précis des zones blanches non couvertes par l'enseigne.** La région parisienne concentre particulièrement l'attention avec 10 projets au total (7 Express de plus de 700 m² et 3 magasins plus petits). Cette concentration s'explique par la densité de population et le potentiel de chiffre d'affaires au mètre carré particulièrement élevé dans la capitale.
La région lyonnaise, fief historique de [Casino](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/06/les-10-decisions-fatales-qui-ont-mene-casino-a-leffondrement/), fait également l'objet d'une attention spécifique avec 5 projets, majoritairement des formats de moins de 700 m² adaptés aux centres urbains denses. Le centre de la France compte 4 projets, tandis que la Côte d'Azur en accueillera 2.
Cette stratégie d'implantation vise clairement à conquérir des parts de marché dans des zones où Casino et Carrefour ont historiquement dominé le segment de la proximité urbaine. Pour E.Leclerc, l'enjeu est de transposer son positionnement prix agressif dans ces nouveaux territoires commerciaux.
## Un marché de la proximité en pleine croissance
Cette offensive s'appuie sur une réalité économique indéniable. L**e marché de la proximité représente un segment de 54 milliards d'euros, occupé à seulement 35% par les grandes enseignes selon le cabinet** [**Circana**](https://player.captivate.fm/episode/19f27549-7e83-444f-a13a-76c0148eaa56). C'est surtout celui qui progresse le plus, avec une croissance de 2,6% du chiffre d'affaires pour les grandes surfaces alimentaires de centre-ville.
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### La Guerre des prix : le film qu'on attendait… avec 5 clichés qu'on n'attendait plus
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/18/la-guerre-des-prix-le-film-quon-attendait-avec-5-cliches-quon-nattendait-plus/
Last updated: 2026-03-18T16:18:07.000Z
Sorti en salles ce 18 mars 2026, *La Guerre des prix* d'Anthony Dechaux est une bonne nouvelle pour la grande distribution. Enfin un film, pourrais t-on dire, qui ose mettre la grande distribution au centre du débat, sans la réduire à un décor stéréotypé. Pourtant, quand on a vingt ans de terrain derrière soi, certaines scènes font sourire ou grimacer (au choix). **Voici cinq approximations que le film perpétue, malgré ses vraies qualités.**
## **1\. L'acheteur en centrale : le grand méchant de service**
**Olivier Gourmet endosse le rôle d'un négociateur brutal, opaque, presque déshumanisé.** Et il le fait remarquablement bien. Mais ce portrait du "requin de centrale" sans état d'âme est l'image que la grande distribution traine depuis des décennies dans le débat public, sans qu'on la nuance jamais vraiment. Faut dire que ces boxs de négos sont fermées au public, ce qui laisse imaginer une grande part de mystère. Tout ça est un fantasme imaginé par ceux qui ne connaissent pas le monde des achats et c'est souvent propulsé par les médias qui ne connaissent pas mieux ce monde.
**La réalité de terrain, c'est que les acheteurs sont eux-mêmes sous pression** : objectifs difficiles, voire impossibles, directions qui changent de cap en cours d'année, fournisseurs qui jouent sur plusieurs tableaux. Le film effleure cette complexité, mais ne l'incarne pas vraiment. Le "méchant" reste un peu trop commode pour que le propos aille jusqu'au bout de sa propre ambition.
## **2\. La cheffe de rayon propulsée à la centrale en quelques semaines**
Audrey est cheffe de rayon en hypermarché. Elle malmène un fournisseur. Et la centrale la convoque pour lui confier un poste stratégique. En quelques scènes.
C'est le ressort narratif classique du "talent découvert par hasard", ça marche bien au cinéma, mais ça reste très éloigné de ce que vivent les gens du métier. **Les parcours en centrale d'achat sont longs, balisés, très codifiés.** Ça prend du temps. Personne n’y arrive pas parce qu'on a bien géré un incident avec un commercial. Hastag humour. Le film prend ici une liberté dans le scénario compréhensible pour les besoins du film… mais qui renforce l'idée que la GD est un milieu opaque où tout se décide de façon obscure et arbitraire.
## **3\. Les agriculteurs : vertueux par nature, victimes par définition et des raccourcis**
Le frère d'Audrey élève des vaches laitières, fait du bio, participe à une coopérative locale, peine à s'en sortir. Il est attachant, authentique, évidemment sympathique.
C'est une représentation juste d'une partie du monde agricole. Mais elle ne dit pas tout. L'agriculture française est diverse, complexe, souvent elle-même tiraillée entre logique industrielle et logique paysanne. En posant le producteur local bio comme l'a**rchétype du paysan vertueux**, on reconstruit une opposition trop propre : d'un côté les purs, de l'autre le système.
Montrer et critiquer comment la filière entière, agriculteurs compris, est prise dans une logique de volumes et de marges est plus inconfortable à filmer et plus proche des idées du grand public. Dans les faits, ce n’est pas toujours comme ça que ça se passe. Il y a beaucoup de raccourcis qui entretiennent l'opacité.
## **4\. Les négociations : une affaire de tempéraments forts**
**Les scènes de négociation sont les plus réussies visuellement** : plans serrés, box oppressantes, silences tendus. Mais le film les réduit souvent à un rapport de force entre personnalités : celui qui cède le premier perd. Dans les écoles de commerce, c'est un peu la soupe qu'on vend aux jeunes actifs, mais dans les faits, une négociation c'est avant tout une question de relation, pas un bras de fer permanent de qui à la plus grosse.
**La négociation commerciale en grande distribution, c'est infiniment plus systémique que ça.** Ce sont des algorithmes de pricing, des historiques de ventes, des clauses contractuelles, des engagements volume qui courent sur plusieurs années. La tension n'est pas seulement psychologique, elle est structurelle et basée sur des études, des comportements, des besoins clients, bref, d'un marché. En la ramenant à un duel de personnages, le film rend le sujet accessible, certes. Mais il met de côté ce qui rend ce système véritablement difficile à réformer : ce n'est pas une affaire de mauvaises personnes, c'est une affaire de mauvaises règles.
## **5\. La centrale d'achat : un lieu de tous les pouvoirs**
Le siège parisien est filmé comme une forteresse froide, coupée du monde, où se décide souverainement le sort des filières. C'est une image forte, cinématographiquement efficace. Mais pareil, **le réalisateur a oublié de mettre les pieds dans une centrale d'achat.**
**L'image du film véhicule une représentation du pouvoir des enseignes qui ne correspond plus tout à fait à la réalité de 2026.** Même [Dominique Schelcher](https://arc.net/l/quote/rndczvcs) a commenté un article militant du média Le Monde par « on en est là… », signe que les médias aiment perpétuer les mauvaises traditions sans rien comprendre au monde qu'ils commentent.
Car non, les enseignes ne sont pas sur un trône. Les centrales d'achat opèrent dans un cadre légal de plus en plus contraint par les lois Egalim, Egalim 2, négociations encadrées par l'État, fenêtres de négociation imposées. La grande distribution reste le secteur le plus taxé en France. Le patron de Carrefour Alexandre Bompard rappelait d'ailleurs au Sénat « la tentation permanente d’intervention » de l'État.
Sans oublier la pression des associations de consommateurs, des ONG et des réseaux sociaux qui rendent impossible la vieille omerta. Présenter la centrale comme une zone de non-droit, c'est nourrir une défiance qui complique précisément les débats qu'il faudrait avoir sereinement.
## **Ce que ces clichés nous disent vraiment**
Ces cinq approximations ne ruinent pas le film — *La Guerre des prix* reste une œuvre sincère, bien interprétée, et qui fait un travail de sensibilisation utile auprès du grand public. Mais elles révèlent quelque chose d'important : **notre secteur a encore un sérieux déficit de narration**.
Tant que c'est le cinéma — et non les acteurs de la grande distribution eux-mêmes — qui raconte ce que sont une centrale d'achat, une négociation commerciale ou un parcours professionnel en GD, les représentations resteront incomplètes. Ce film est une invitation. Pas à critiquer, mais à prendre la parole.
### Brets 2026 : huit nouvelles saveurs pour confirmer un leadership sur le rayon chips
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/16/brets-2026-huit-nouvelles-saveurs-pour-confirmer-un-leadership-sur-le-rayon-chips/
Last updated: 2026-03-16T14:53:30.000Z
En 2025, Brets a représenté 98% de la croissance du marché des chips en France. Un chiffre qui n'a pas besoin de commentaire. Fort de 26,7% de part de marché en valeur, première marque nationale, talonnant de près les MDD à 29,3 %, et de 43,2% sur le segment aromatisé, le groupe Altho aborde 2026 avec une logique d'accélération plutôt que de consolidation. Huit nouvelles références. Un positionnement prix serré à 1,79 € les 125 g. Et des paris sur des territoires gustatifs aussi variés que le BBQ texan, la cuisine marocaine ou le beurre persillé à la française.
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## **Le BBQ en force : quatre déclinaisons pour régner sur le premier segment aromatisé**
Le barbecue pèse 67 millions d'euros de chiffre d'affaires sur le marché des chips aromatisées. C'est la première saveur du rayon, et Brets ne s'y installe pas avec une référence : elle y plante un drapeau avec quatre déclinaisons.
La *Sauce BBQ* classique, aux notes tomatées et fumées, constitue le socle de gamme. La *Flambée au Whisky* (sans alcool) joue l'alliance fumé-caramélisé avec la rondeur caractéristique du whisky, une proposition hédoniste qui flattera les amateurs de saveurs complexes. Le *BBQ à la Mexicaine* mise sur le cumin, le piment chipotle, le citron et les herbes, surfant sur l'engouement durable pour la cuisine tex-mex. Enfin, le *BBQ & Jalapeño* associe le fumé à la fraîcheur végétale et au piquant du piment, pour un profil plus affirmé.
Quatre recettes, quatre occasions de consommation, un segment capturé dans sa globalité. La stratégie est claire : ne pas laisser à la concurrence ou aux MDD le soin de diversifier une catégorie que Brets a contribué à construire.
### **Tajine, beurre persillé, brie-truffe : quand le chip monte en gamme**
C'est peut-être là que se joue l'ambition la plus intéressante de ce millésime 2026\. Brets ne se contente pas de décliner des classiques : elle explore des territoires gustatifs inédits dans le rayon.
Le *Tajine de poulet aux épices* est une première sur le marché des chips. La cuisine marocaine s'est imposée dans les foyers français, dans la restauration, dans les épiceries fines. La transposer en chip aromatisée, avec la précision qu'exige la recette, est un pari audacieux, et potentiellement très rémunérateur si l'exécution est au rendez-vous.
Le *Beurre persillé* joue, lui, une autre carte : l'ancrage dans le patrimoine culinaire français. Beurre fondu, ail, persil frais, une recette d'apparence simple mais qui demande une maîtrise technique pour rendre justice à des arômes aussi fins que fugaces.
Enfin, le *Brie Truffe* confirme la montée en gamme de la marque bretonne sur le segment fromager haut de gamme. Cette référence, déjà distribuée et plébiscitée à l'export, arrive sur le marché français avec un positionnement premium assumé.
### **Carbonara : la restauration hors domicile comme laboratoire**
La *Carbonara* n'arrive pas en terra incognita. Après un franc succès en restauration hors domicile en 2025, elle rejoint le rayon GMS avec un historique de validation consommateur déjà constitué. C'est une mécanique que les marques agroalimentaires maîtrisent bien : tester en CHR, valider l'adhésion, puis déployer en grande distribution avec une preuve de concept en poche.
### **Les best-sellers continuent de progresser**
L'innovation ne se fait pas au détriment des fondamentaux. Le *Fromage du Jura*, première référence aromatisée toutes marques confondues avec 28 millions de sachets vendus, bénéficie d'un nouveau format 6 × 25 g à 2,69 €, pensé pour le partage et la multiplication des occasions de consommation. Le *Pesto Mozzarella*, troisième référence de la gamme, affiche une croissance de +31 % sur un an : une dynamique qui légitime l'investissement continu sur ce territoire fromager-végétal qui semble loin d'avoir atteint son plafond.
## **Le socle breton : un argument qualité qui compte**
Dans un marché où le consommateur scrute de plus en plus les étiquettes, Brets maintient un engagement produit cohérent : pommes de terre 100 % françaises, cuisson à l'huile de tournesol, labels *Produit en Bretagne* et *Agri éthique France*. Ce n'est pas qu'un argument marketing : c'est une ligne de différenciation face aux MDD dont la traçabilité est souvent moins explicite, et une protection de la valeur perçue à un prix de vente qui reste accessible.
**Et si avril réservait une surprise ?**
Les huit innovations annoncées ne constituent peut-être pas l'intégralité du calendrier 2026\. Dans l'entourage de la marque, on évoque discrètement une nouveauté prévue pour le printemps, sans confirmation officielle à ce stade. Le timing n'est pas anodin : avril coïncide avec le retour des beaux jours, des premières terrasses, des apéritifs en plein air. Un terrain de jeu idéal pour une référence saisonnière ou, pourquoi pas, un format inédit pensé pour la consommation nomade. Brets a l'habitude de ménager ses effets. Rendez-vous au rayon.
### Aldi France survole le classement des vues vidéo en février (+ top posts)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/16/aldi-france-survole-le-classement-des-vues-video-en-fevrier-top-posts/
Last updated: 2026-03-16T08:42:35.000Z
Le paysage des marques et enseignes sur les réseaux sociaux confirme une tendance lourde : **la vidéo est devenue le champ de bataille principal pour capter l’attention des consommateurs**. Selon le dernier baromètre des performances Facebook pour le mois de février, c’est l’enseigne de hard-discount **Aldi France** qui s'impose magistralement au sommet du podium. Avec plus de 10 millions de vues cumulées sur ses contenus vidéos, la marque devance largement ses concurrents historiques.
💡
****Note méthodologique :** Les données analysées agrègent les performances des vidéos ****organiques** et celles des publications ****"organiques boostées"** (contenus naturels ayant bénéficié d'un budget média pour amplifier leur portée). En revanche, les formats publicitaires dits ****"100% paid"** (ou **dark posts*), créés exclusivement pour l'achat d'espace, sont exclus de ce périmètre.
Cette domination ne doit rien au hasard. Elle illustre l’efficacité des stratégies de "content marketing" axées sur le pouvoir d’achat et la proximité. Juste derrière, **Carrefour** (7,9 millions de vues) et l’étonnant **Brico Dépôt** (7,7 millions) complètent un trio de tête qui reflète les priorités actuelles des Français : l’alimentaire et l’amélioration de l’habitat.
L’analyse des chiffres révèle un fossé de visibilité saisissant : alors que le top 5 franchit systématiquement la barre des 3 millions de vues, les enseignes en fin de classement, comme **Cultura** ou **Botanic**, peinent à dépasser les 500 000 visionnages. Autre fait marquant, l’entrée fracassante du géant chinois **Temu** à la 10ème place, prouvant que l’agressivité publicitaire des pure-players parvient désormais à bousculer les piliers du commerce physique traditionnel.

- Et voici le classement complet intégrant les 53 enseignes analysées qui produisent des vidéos
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### EuroShop vu du terrain : innovations, convergences et angles morts (le débrief)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/12/euroshop-vu-du-terrain-innovations-convergences-et-angles-morts-le-debrief/
Last updated: 2026-03-12T07:00:13.000Z
Tous les trois ans, Düsseldorf devient la capitale mondiale du retail. EuroShop 2026 n’a pas dérogé à la règle. [Frédéric Juvin,](https://fr.linkedin.com/in/frederic-juvin) [Manon Jouvenel](https://fr.linkedin.com/in/manon-jouvenel) et [Andrea Di Carlo](https://www.linkedin.com/in/adicarlo/) y étaient. Ensemble, ils dressent avec nous un portrait contrasté d’un salon XXL où l’IA monte en puissance, où les acteurs se réinventent et où les risques de la complexité numérique commencent à pointer. On débriefe !
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Un salon colossal, à préparer comme une expédition
Difficile de rester indifférent à [EuroShop](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/09/euroshop-2025-les-secrets-du-plus-grand-salon-mondial-du-retail-physique/). La première impression, c’est celle de la démesure. « **EuroShop est impressionnant par son ampleur : on ressent une vraie effervescence et une folie des grandeurs dans les stands** », raconte Manon. Le salon ne se contente pas d’exposer des produits finis : « Les exposants viennent autant montrer leurs solutions historiques que présenter des prototypes et des innovations. » Un mélange des genres qui donne à EuroShop son caractère unique, entre vitrine commerciale et laboratoire prospectif.
Mais cette richesse a un revers. « On se rend vite compte qu’il est impossible de tout voir : le salon est trop grand et trop riche en solutions », confirme Andrea Di Carlo. Pour lui, la méthodologie s’impose avant même de franchir les portes des halls : « La clé, c’est de bien préparer sa visite en amont pour identifier les exposants réellement pertinents. » Une préconisation que partage Manon : il ne suffit pas de déambuler entre les stands, encore faut-il savoir ce que l’on cherche. Comme le résume Andrea, « se contenter de passer devant les stands ne suffit pas : il faut vraiment se faire accompagner pour comprendre les innovations. »
Côté contenu, Manon note un panorama foisonnant mais inégal. « On voit un mélange très large entre fournisseurs historiques du retail et acteurs technologiques autour de l’IA et de la [robotique](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/robotique-grande-distribution/). » Une diversité stimulante, mais qui laisse quelques angles morts. La RSE et la transition énergétique brillaient notamment par leur discrétion : « J’ai été surprise par le peu de solutions visibles autour de la RSE et de la gestion énergétique. » Un paradoxe pour un secteur régulièrement interpellé sur ses engagements environnementaux.
[EuroShop : Les innovations qu’il ne fallait pas manquer (Épisode 1)Le plus grand salon mondial du retail a tenu toutes ses promesses : entre automatisation poussée, intelligence artificielle et optimisation du parcours client, le magasin de demain se dessine dès aujourd’hui. Après avoir parcouru les allées d’EuroShop, nous avons sélectionné pour vous les solutions qui transforment concrètement le quotidien des pointsJe Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/27/euroshop-les-innovations-quil-ne-fallait-pas-manquer-episode-1/)
## La convergence des métiers : quand les fournisseurs deviennent partenaires globaux
Au-delà de l’effervescence technologique, **EuroShop 2026** a mis en lumière une transformation structurelle : celle des acteurs eux-mêmes. Frédéric l’observe de façon nette : « on observe une convergence des métiers : les acteurs historiques sortent de leur domaine pour proposer des solutions globales pour les magasins. » Les frontières bougent ; les périmètres traditionnels s’effacent.
Le phénomène est particulièrement visible chez les shopfitters, ces spécialistes de l’agencement et du mobilier commercial. « Les shopfitters ne se contentent plus de concevoir du mobilier : ils intègrent désormais la digitalisation et les services dans leurs projets. » Résultat : certains d’entre eux ont opéré une montée en gamme radicale dans leur proposition de valeur. « Certains acteurs sont aujourd’hui capables d’accompagner un retailer sur l’ensemble des composantes d’un magasin, y compris les plateformes digitales. »
Pour les distributeurs, cette évolution représente un gain de temps concret dans la gestion de leurs projets. « Cette globalisation des solutions permet aux distributeurs de gagner du temps dans la conception et le déploiement de leurs magasins. » Plutôt que de coordonner une multitude de prestataires spécialisés, les enseignes peuvent désormais s’appuyer sur des partenaires capables de couvrir l’intégralité du spectre, de l’aménagement physique à l’orchestration digitale. Une tendance qui redessine la chaîne de valeur du retail à grande vitesse.
[EuroShop : Les innovations qu’il ne fallait pas manquer (Épisode 2)Panorama des innovations retail marquantes à Euroshop.Je Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/28/euroshop-les-innovations-quil-ne-fallait-pas-manquer-episode-2/)
## L’IA en magasin : de la promesse à l’utilité terrain
Si un sujet a monopolisé les conversations dans les allées d’EuroShop, c’est bien l’[intelligence artificielle](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/intelligence-artificielle/). Et sur ce point, les trois interlocuteurs convergent : le magasin connecté n’est plus une perspective, c’est un fait. « **Le magasin sera forcément connecté demain** : il l’est déjà sur de nombreux sujets. », tranche Andrea.
Frédéric, lui, souligne une évolution majeure dans la façon dont la donnée est exploitée. « On passe d’une logique de collecte de données à une logique d’usage immédiat de la data pour prendre des décisions en magasin. » Le changement de paradigme est profond : l’enjeu n’est plus d’accumuler de l’information, mais de l’actionner en temps réel. « Les outils commencent à fournir des recommandations en temps réel pour agir directement sur les ruptures, les flux ou l’assortiment. » Une promesse qui commence à se matérialiser concrètement sur les stands.
Du côté de la sécurité, les avancées sont également notables. Manon observe que « les solutions de sécurité et de détection du vol par IA deviennent de plus en plus sophistiquées grâce à l’analyse vidéo » et que « l’IA permet aujourd’hui d’exploiter les images de manière beaucoup plus fine et d’obtenir des analyses beaucoup plus précises. » Pour un secteur retail qui estime ses pertes liées à la démarque à plusieurs milliards d’euros par an, ce type de solution concentre logiquement une attention croissante.
Mais au-delà des usages spécifiques, Andrea Di Carlo invite à hiérarchiser les priorités. « Les solutions les plus intéressantes sont celles qui améliorent la productivité et réduisent les irritants du magasin, comme les ruptures. » Un critère de sélection simple et pragmatique, à l’heure où le marché regorge de promesses technologiques aux résultats inégaux.
[EuroShop 2025 : les secrets du plus grand salon mondial du retail physiqueProposé par retailix Retailix Partners | Accélérateur de croissance Retail. 25 ans d’expertise pour transformer vos ambitions en résultats. Chez Retailix, nous accompagnons les distributeurs et dirigeants dans leurs projets les plus ambitieux avec une mission centrale : allier préférence clients, performance économique et engagement durable Notre expertise s’articule autour de 6Je Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/09/euroshop-2025-les-secrets-du-plus-grand-salon-mondial-du-retail-physique/)
## Le millefeuille numérique : quand trop d’outils tue l’outil
**Car l’enthousiasme pour l’IA et la digitalisation ne doit pas masquer un risque bien réel : celui de la surdose technologique**. Andrea est direct. « Le risque aujourd’hui avec l’IA, c’est de multiplier les micro-outils, les dashboards et les alertes jusqu’à créer un millefeuille ingérable. » Manon partage le même diagnostic sur le terrain : « Le risque aujourd’hui, c’est d’empiler trop d’outils digitaux et de complexifier le quotidien des équipes en magasin. »
**La conséquence est lourde pour les collaborateurs en première ligne, déjà soumis à une pression opérationnelle permanente.** Ajouter des couches de complexité sans valeur perçue immédiate génère de la friction, voire du rejet. Les deux expertes s’accordent sur la boussole à suivre : « Les solutions qui s’imposeront seront celles qui apportent une vraie productivité sans alourdir les routines opérationnelles. »
À cette complexité interne s’ajoute une vulnérabilité externe. **La multiplication des systèmes connectés ouvre en effet de nouvelles brèches.** « Plus les enseignes connectent leurs systèmes et multiplient les plateformes, plus elles ouvrent la porte à des risques de [cybersécurité](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/05/16/la-grande-distribution-face-a-la-menace-des-cyberattaques/). » Et il ne s’agit pas d’un risque théorique. « Les attaques informatiques dans le retail sont déjà une réalité : plusieurs grandes enseignes ont été touchées ces dernières années. » Andrea le dit sans détour : **la transformation digitale du commerce ne se pilote pas sans embarquer simultanément une stratégie de sécurité robuste**.
EuroShop 2026 aura donc confirmé deux dynamiques en tension : un secteur retail qui accélère sa transformation technologique avec une ambition sans précédent, et une profession qui commence à prendre la mesure des risques que cette accélération engendre. La convergence des acteurs, la montée en puissance de l’IA, la sophistication des outils de sécurité et d’analyse… autant de signaux forts d’un commerce en pleine mue. Reste à s’assurer que la technologie serve l’humain... et pas l’inverse.
### Quand la robotique entre dans les rayons, le pari d'Anthony Roux, associé Super U Voreppe
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/11/quand-la-robotique-entre-dans-les-rayons-le-pari-danthony-roux-associe-super-u-voreppe/
Last updated: 2026-06-10T07:24:27.000Z
Proposé par Korben
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Dans l'arrière-boutique d'un **Super U** de la région grenobloise, quelque chose change. Pas une révolution spectaculaire, pas un grand discours sur l'industrie 4.0 ni une démonstration de salon professionnel. Une transformation silencieuse, pragmatique, portée par un associé qui a choisi d'expérimenter avant de convaincre. [Anthony Roux](https://www.linkedin.com/in/anthony-roux-b3934a101/?originalSubdomain=fr), associé Super U Voreppe, a ouvert les portes de son atelier de boulangerie pour accueillir un [robot de nettoyage autonome](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/robotique-grande-distribution/). Et ce qu'il en tire dépasse largement la question d'un sol propre.
## **Une boulangerie au cœur du projet**
Tout commence dans un espace atypique pour une grande surface. « Ici, on se trouve dans notre boulangerie déportée du magasin, explique Anthony Roux. C'est une boulangerie où on fabrique 95 % de ce qu'on peut retrouver dans le rayon : viennoiserie, pâtisserie et boulangerie. » Un laboratoire de production intense, actif dès les premières heures du matin, générateur de farine en suspension, de miettes accumulées, de graines dispersées au fil des tournées. Autant de contraintes qui rendent le nettoyage quotidien à la fois indispensable, physiquement exigeant et chronophage pour les équipes.
C'est précisément dans cet environnement exigeant qu'Augustin Devis, directeur de l'Atelier U Voreppe, a choisi d'implanter la solution. Le choix du robot n'a pas été anodin. « On a choisi ce robot parce qu'il nous paraissait le plus adapté à la structure de notre atelier », précise-t-il. Le cahier des charges était clair : « Dans une boulangerie, on a un nettoyage très particulier : il y a beaucoup de farine, des miettes de pain, des graines… il fallait un robot capable d'absorber tout ça. » Le résultat a surpris jusqu'au directeur lui-même. « Je suis assez étonné de sa capacité à nettoyer et à aspirer. Il a une capacité d'aspiration vraiment exceptionnelle. » Et de lever une idée reçue : « On pourrait penser qu'il laisse de l'humidité derrière lui, mais en réalité le sol est totalement sec et propre après son passage. »
## **Un robot taillé pour le terrain**
Derrière la machine, il y a une solution conçue et commercialisée par [Korben](https://jebosseengrandedistribution.short.gy/Korben). Sylvain Ballario, commercial chez l'entreprise, décrit un engin pensé pour les environnements professionnels complexes, loin des robots aspirateurs du grand public : « Ce robot est **une auto-laveuse autonome compacte** qui permet de traiter le sol dans son intégralité. » Son fonctionnement est conçu pour traiter le sol en une seule intervention sans compromis sur la qualité. « Il combine plusieurs fonctions : rabattement de poussière, aspiration des premières particules et lavage complet avec un cycle à l'eau. »
La navigation repose sur une technologie embarquée précise. « Le robot est équipé d'un LIDAR, une tourelle de navigation qui lui permet de s'orienter avec précision », explique Sylvain Ballario. La cartographie préalable du site est une étape clé du déploiement : « L'intégralité de l'établissement est cartographiée pour que le robot reconnaisse chacun des espaces dans lesquels il doit intervenir. » Une fois cette carte établie, le robot opère de façon autonome, en s'adaptant en temps réel aux aléas du terrain. « Des capteurs et des caméras lui permettent de détecter les obstacles comme les tables, les chaises ou les meubles et d'adapter sa trajectoire. »
L'expérience en magasin a également été pensée au-delà de la performance technique. « On peut personnaliser le robot : il peut biper, diffuser de la musique ou intégrer différents éléments sonores selon l'environnement du magasin », précise Sylvain Ballario. Un détail qui compte dans un contexte où le robot côtoie les équipes et, parfois, les clients. Son principal atout demeure néanmoins fonctionnel : « Son agilité et **sa capacité à nettoyer correctement dans tous les types d'environnements**. »
Pour garantir la continuité opérationnelle, [Korben](https://jebosseengrandedistribution.short.gy/Korben) a structuré une offre de service adaptée aux contraintes du retail. « Nous proposons **un contrat de maintenance avec une intervention en 24 à 48 heures** sur n'importe quel site », indique Sylvain Ballario. L'objectif affiché est sans ambiguïté : « avoir des robots professionnels opérationnels en permanence, et c'est un point essentiel pour les magasins. » Une promesse de disponibilité qui répond à une réalité simple : un robot en panne dans une boulangerie active, c'est une contrainte qui retombe immédiatement sur les épaules des équipes.
## **Un allié, pas un concurrent**
La question de l'impact sur les équipes est posée d'emblée par ceux qui vivent la réalité du terrain au quotidien. Et la réponse d'Augustin Devis ne souffre d'aucune ambiguïté : « **Le robot est un allié, pas un concurrent.** Il ne remplacera jamais la partie humaine et le nettoyage plus poussé que seul l'œil humain peut faire. » Ce positionnement est fondamental. La robotique ne vient pas supprimer des postes, elle vient soulager des tâches à faible valeur ajoutée pour mieux concentrer l'énergie humaine là où elle est irremplaçable.
Pour le directeur de l'atelier, la valeur ajoutée est concrète et s'intègre dans l'organisation de la production dès le premier jour. « C'est un allié efficace dans l'organisation de la production sur toute une journée, c'est indéniable. » Il va plus loin dans son évaluation : « C'est clairement un atout majeur pour les équipes. » Et d'anticiper avec conviction : « C'est un matériel dont **les magasins auront du mal à se passer** parce qu'il apporte une vraie valeur ajoutée dans l'optimisation du temps de travail. »
## **Libérer du temps pour ce qui compte vraiment**
C'est là qu'Anthony Roux inscrit l'expérimentation dans une vision managériale plus large, et plus ambitieuse. Pour cet associé de terrain formé à la réalité des rayons, la robotique n'est pas un gadget technologique ni un argument de communication. C'est une réponse à une conviction profonde sur ce que devrait être le métier de commerçant aujourd'hui.
« L'idée, c'est que toutes ces **petites tâches répétitives et fastidieuses** puissent être prises en charge par un assistant. » Cette délégation vers la machine a un objectif précis et assumé : « On essaye d'orienter beaucoup plus nos équipes vers le service au client plutôt que vers des tâches répétitives. » Car pour Anthony Roux, ce que les clients viennent chercher dans son magasin ne se résume pas à l'assortiment ou au prix. « Les clients viennent chercher chez nous un vrai côté commerçant, et c'est ça qu'on veut continuer à mettre en avant. »
Le raisonnement est simple, mais il touche à l'essentiel : « Si on libère du temps aux équipes, elles peuvent **se concentrer sur ce qui compte vraiment : améliorer l'expérience client**. » Et demain, si la technologie le permet davantage : « Si on peut déporter toutes ces petites tâches pour laisser plus de temps aux équipes avec les clients, ce sera une bonne chose. »
Les perspectives qu'il envisage dépassent déjà le périmètre de la boulangerie. « On peut imaginer de l'aide à **la mise en rayon, à la manutention lourde ou même au déchargement des camions**. » Des usages qui correspondent à une réalité structurelle favorable : « Dans nos magasins, les structures sont assez rectangulaires et offrent de la place pour installer ce type de systèmes. »
Sa conclusion est sans détour, ancrée dans la conviction d'un commerçant qui a vu la machine à l'œuvre : « **La robotique a de l'avenir dans la grande distribution.** » Pas comme une rupture, pas comme une menace pour les équipes, mais comme une évolution logique pour des magasins qui ont fait du service leur identité. Automatiser ce qui peut l'être, pour humaniser ce qui ne peut pas l'être. C'est peut-être là la formule la plus juste pour décrire ce qui se passe, en silence, dans la boulangerie d'un Super U de la région grenobloise.
### EuroShop : Les innovations qu'il ne fallait pas manquer (Épisode 3)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/09/euroshop-les-innovations-quil-ne-fallait-pas-manquer-episode-3/
Last updated: 2026-03-09T16:00:22.000Z
[Le plus grand salon mondial du retail](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/09/euroshop-2025-les-secrets-du-plus-grand-salon-mondial-du-retail-physique/) a encore prouvé qu'il était le rendez-vous incontournable de l'innovation : matériaux durables, mobilier intelligent, réfrigération repensée et nouveaux formats de vente autonomes — le magasin de demain se construit aussi dans ses murs, ses rayons et ses équipements.
Après avoir parcouru les allées d'[EuroShop](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/euroshop/) dans un [épisode 1](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/27/euroshop-les-innovations-quil-ne-fallait-pas-manquer-episode-1/) et un [épisode 2](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/28/euroshop-les-innovations-quil-ne-fallait-pas-manquer-episode-2/), nous avons sélectionné pour vous les solutions qui transforment concrètement l'expérience en point de vente. Dans ce deuxième épisode, nous mettons le cap sur le design, l'agencement et l'opérationnel — ces innovations de fond qui réconcilient rentabilité, identité visuelle et durabilité.
Des mannequins en papier recyclé de Pasqual Arnella au linéaire numérique de [Pricer](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/09/pourquoi-walmart-deploie-les-etiquettes-electroniques-de-rayon-a-grande-echelle/), en passant par le mobilier de marché d'ÜÇGE et la réfrigération invisible d'Epta, voici comment les acteurs du secteur réinventent l'espace de vente :
- **Le mannequin durable** : Pasqual Arnella fait entrer l'économie circulaire dans la vitrine avec la première gamme mondiale de mannequins en papier recyclé.
- **Le linéaire comme média** : Pricer Avenue™ transforme le rail d'étagère en actif numérique monétisable grâce à la technologie *Floating Canvas*.
- **L'organisation du rayon** : Brüggemann repense l'efficacité opérationnelle de l'intérieur, du facing automatique au dispositif de caisse modulable.
- **Le micromagasin autonome** : La vending machine nouvelle génération s'impose comme un format de vente à part entière, disponible 24h/24.
- **Le design au service de la rentabilité** : ÜÇGE, Tecnoarredamenti et Rotisol démontrent que le mobilier est aussi un argument commercial.
- **La réfrigération invisible** : Epta place le produit au centre, en effaçant l'équipement pour mieux servir l'expérience d'achat.
Suivez-nous dans ce troisième épisode pour découvrir ces pépites en action.
## **Pasqual Arnella : le mannequin de vitrine se réinvente en papier recyclé**
Cent trente ans de savoir-faire dans la fabrication de mannequins, et une conviction nouvelle : le futur du merchandising visuel ne peut plus se construire en plastique. À EuroShop, PASQAL ARNELLA a présenté ce qui constitue une première mondiale — des mannequins fabriqués entièrement en papier recyclé, organiques, recyclables et biodégradables.
Loin d'un gadget marketing, la démarche s'inscrit dans une logique d'économie circulaire pensée de bout en bout. Là où beaucoup d'enseignes se contentent d'afficher leur engagement environnemental, l'entreprise espagnole propose une alternative concrète et immédiatement opérationnelle pour les équipes merchandising. Une réponse sobre au greenwashing ambiant — et une pépite à surveiller pour la distribution française.
## **Pricer Avenue™ : le linéaire devient un média**
Le rail d'étagère a longtemps été l'angle mort du magasin. Pricer entend en faire l'un de ses actifs les plus stratégiques. Rencontré à EuroShop, Pierre Salagnac a présenté Pricer Avenue™ — une solution qui transforme l'espace linéaire en véritable support de communication numérique.
Le principe repose sur la technologie *Floating Canvas* : plusieurs écrans fusionnés pour créer un storytelling visuel continu le long du rayon, sans rupture ni cadre apparent. Au-delà de l'expérience client, c'est le modèle économique qui retient l'attention — cet « immobilier numérique » peut être monétisé directement auprès des marques, ouvrant une nouvelle source de revenus pour les enseignes. Le système fonctionne sur rail, sans pile, ce qui limite la maintenance et ancre la promesse dans une durabilité mesurable.
Une démonstration concrète que le linéaire n'est plus seulement un espace de vente — c'est désormais un canal.
## **Bruegmann : l'organisation du rayon repensée de l'intérieur**
On avait croisé Vincent Gouffier du côté du Leclerc de Libourne. Rendez-vous était pris à EuroShop pour faire le tour des dernières innovations Brüggemann — un fabricant qui travaille dans l'ombre des rayons, mais dont les solutions impactent directement le quotidien des équipes terrain.
Au programme : le Flex Roller et ses systèmes de poussoirs adaptés au rayon liquide, une tablette pull-out couplée à un poussoir pour optimiser la gestion de la profondeur de rayon, un autofacing par gravité qui supprime une partie du facing manuel, et un dispositif de queue line entièrement modulable pour fluidifier les flux en caisse.
Des solutions sans écran ni connectivité apparente — mais une efficacité opérationnelle immédiate pour les collaborateurs qui gèrent ces rayons au quotidien.
## **Le micromagasin autonome : quand la vending machine devient un point de vente à part entière**
Et si le distributeur automatique n'était plus un équipement d'appoint, mais un véritable format de vente ? C'est le repositionnement que défendent les acteurs de la vending machine nouvelle génération — et le sujet est en pleine effervescence.
Loin du distributeur de canettes d'antan, ces micromagasins autonomes fonctionnent 24h/24, sans personnel additionnel, avec des interfaces tactiles, le paiement sans contact et une offre entièrement paramétrable — du snacking frais aux produits de première nécessité. L'espace est réduit, la disponibilité totale.
Pour la distribution, l'enjeu dépasse la commodité : il s'agit d'étendre sa présence là où l'ouverture d'un magasin classique n'est ni rentable ni envisageable. Un format à surveiller de près.
## **ÜÇGE : quand le mobilier de rayon joue la carte du marché**
Le rayon fruits et légumes est souvent le premier contact du client avec le magasin. ÜÇGE Shopfitting & Design en a fait son terrain d'expression — avec une approche qui réconcilie rentabilité et identité visuelle.
Le fabricant propose une scénographie inspirée des halles de marché traditionnelles : une alliance de métal pour la robustesse structurelle et de bois pour la chaleur esthétique. Le résultat crée une atmosphère de commerce de proximité, loin de l'univers aseptisé du linéaire classique.
Un positionnement qui répond à une attente de fond : dans un contexte où le rayon frais est devenu un argument de différenciation, le mobilier n'est plus un simple support — c'est un signal envoyé au client dès l'entrée.
## **Studio Tecnoarredamenti : le design italien au service du rayon traditionnel**
Il existe des stands où l'on s'arrête non pas pour une innovation technologique, mais pour la qualité brute de ce qui est exposé. Tecnoarredamenti en fait partie. Le fabricant italien incarne ce que le mobilier de rayon traditionnel peut atteindre lorsqu'il est pensé comme un véritable acte de conception.
Vitrines haute transparence pour une mise en valeur totale des produits, matériaux nobles alliant élégance et performance, et surtout une approche sur-mesure absolue — chaque installation est pensée pour l'artisan ou l'enseigne qui la commande, sans compromis sur l'identité visuelle.
Dans un secteur où le rayon traiteur et traditionnel est devenu un marqueur fort de la promesse client, Tecnoarredamenti rappelle qu'il existe une voie entre le mobilier standard et le luxe inaccessible — celle du savoir-faire européen appliqué au commerce alimentaire.
## **Rotisol : chaud dessus, froid dessous — le linéaire snacking se réinvente**
Un meuble. Deux températures. Une logique imparable.
Rotisol, maître rôtisseur français depuis 1954, est venu défendre à EuroShop une vision simple : dans le retail alimentaire, chaque mètre carré doit travailler. Leur dernière solution incarne cette philosophie — un meuble combiné qui associe conservation froide en partie basse et maintien en température en partie haute, pensé spécifiquement pour les rayons snacking.
Pour les enseignes, l'intérêt est immédiat : densifier l'offre sur une surface réduite, sans multiplier les équipements ni les contraintes d'installation. Un savoir-faire de sept décennies appliqué à l'un des formats de vente les plus dynamiques du moment.
## **Epta ou quand la réfrigération s'efface pour mettre le produit en avant**
Un principe fondateur, énoncé sans détour par Aurélien Tissot sur l'immense stand Epta Group : la star, c'est le produit — pas le mobilier. C'est à partir de cette conviction que le groupe a conçu son dernier né.
La réfrigération est souvent perçue comme une contrainte technique. Epta en fait un outil de mise en scène : des équipements pensés pour disparaître visuellement, libérer la visibilité sur les produits et renforcer l'attractivité du rayon sans sacrifier la performance énergétique.
Pour les enseignes, le message est clair : investir dans la réfrigération, ce n'est plus seulement gérer du froid — c'est travailler l'expérience d'achat depuis le linéaire.
Mais aussi :
- Des PLV qui se montent en deux secondes
- Et une caisse inclusive pour faciliter le passage des personnes à mobilité réduite.
- les étagères rotatives
Proposé par retailix PARTNERS
[](https://jebosseengrandedistribution.short.gy/Retailix)
****Retailix Partners | Accélérateur de croissance Retail. 25 ans d'expertise pour transformer vos ambitions en résultats.**
Chez Retailix, nous accompagnons les distributeurs et dirigeants dans leurs projets les plus ambitieux avec une mission centrale : ****allier préférence clients, performance économique et engagement durable**
Notre expertise s'articule autour de 6 piliers clés :
- ****Stratégie opérationnelle :** Diagnostic et concepts de vente de A à Z.
- ****Accompagnement Marchandises :** Optimisation précise de votre offre.
- ****Retail Éco-responsable :** Performance durable et objectif zéro gaspillage.
- ****Digital & Innovation :** Pilotage digital et outils innovants pour votre offre.
- ****Engagement RSE :** Création de parcours magasins durables et responsables.
- ****Vision Terrain :** Un réseau de partenaires qualifiés au service de votre exécution.
****Le trait d'union entre vos enjeux d'aujourd'hui et vos succès de demain.**
[EN SAVOIR PLUS ](https://jebosseengrandedistribution.short.gy/Retailix)
### Facing, ergonomie, anti-vol : HL Display repense le travail au rayon
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/09/facing-ergonomie-anti-vol-hl-display-repense-le-travail-au-rayon/
Last updated: 2026-03-09T16:00:19.000Z
Le rayon est un terrain de contraintes. Produits mal alignés, étagères difficiles à remplir, vols qui grimpent d'année en année. Face à ces réalités du quotidien, HL Display a présenté quatre solutions concrètes, portées par quatre intervenants aux expertises complémentaires. Un même fil directeur : rendre le travail en magasin plus simple, plus rapide, plus sûr.
## **L'auto-facing passe à l'épicerie**
Longtemps cantonné aux boissons ou aux produits frais, le poussoir automatique s'étend désormais à l'ensemble de l'épicerie. C'est l'ambition affichée du Multivocore, présenté par Mathilde Fontaine, Marketing Director South West Europe chez HL Display. « Multivocore est notre nouveau système de poussoir automatique qui permet de s'implanter sur tout l'univers de l'épicerie. »
La promesse est claire : « On recharge le rayon le matin et il reste propre et aligné toute la journée. » Une promesse rendue possible par une conception pensée pour la diversité des packagings. « C'est un système très flexible qui s'adapte à tous les types de packaging. Les accessoires permettent d'adapter le poussoir à la forme du packaging, ce qui rend le système compatible avec presque tous les produits. »
Au-delà de la présentation, c'est aussi le travail des équipes qui est simplifié. « C'est beaucoup plus simple de remplir un rayon avec un système de facing automatique qu'en travaillant manuellement. » Et pour répondre aux enjeux de durabilité : « Le produit a été conçu pour durer : chaque pièce peut être remplacée individuellement et les éléments peuvent être recyclés séparément. »
## **Un partenaire des marques autant que des enseignes**
HL Display ne s'adresse pas qu'aux distributeurs. Wilfried Frein, Brands & Pharmacies Sales Director, rappelle que les marques sont au coeur de l'approche. « HL Display est un partenaire des marques parce que nous avons une vraie expertise du retail. »
Cette expertise repose sur une vision à trois niveaux. « Notre approche s'appuie sur trois piliers : la gondole du magasin, le commercial qui installe le matériel et le chef de rayon qui doit pouvoir l'utiliser facilement. » Une vision systémique qui conditionne directement la performance terrain. « Le matériel doit être simple, efficace et rapide à installer pour les équipes terrain. »
L'indicateur de succès, pour Wilfried Frein, est sans ambiguïté : « Si le chef de rayon gagne du temps et que le dispositif fonctionne dans toutes les enseignes, alors on sait qu'on a créé un concept performant. »
## **La tablette qui vient à vous**
Troisième solution présentée, et peut-être la plus inattendue : une tablette d'étagère qui s'avance vers le collaborateur. Emily Tahot, Cheffe des ventes chez HL Display, en décrit le principe. « Nous avons développé une tablette qui peut s'avancer vers le chef de rayon pour faciliter la gestion des stocks et le facing. »
Le geste est simple, le gain réel. « Le principe est simple : on tire la tablette vers soi pour travailler plus facilement sur le rayon. » Une innovation qui répond à une contrainte physique bien connue des équipes en magasin. « Il y a très peu d'espace entre les tablettes en magasin, donc pouvoir sortir la tablette facilite énormément le travail. »
Les bénéfices couvrent l'ensemble des tâches du rayon. « Cela permet de refaire le rayon, de gérer les stocks ou de réorganiser l'assortiment sans effort. L'objectif est de permettre aux équipes de gagner du temps dans la gestion du rayon. »
## **Recharger sans plonger dans le fond de l'étagère**
Le TurnLoader s'attaque à une autre contrainte physique : la profondeur de l'étagère. Mathilde Fontaine en présente le principe. « Cette solution permet une rotation à 180 degrés pour recharger les produits beaucoup plus facilement. Au lieu d'aller chercher le fond du rayon avec le bras, on fait pivoter le système vers soi pour remplir. »
L'enjeu dépasse le simple confort. C'est aussi la gestion des dates qui en bénéficie directement. « On peut ainsi remettre les dates courtes devant et gérer le rayon beaucoup plus rapidement. » Et nul besoin de force particulière pour actionner le système. « Même sans force particulière, on peut faire pivoter toute la tablette. La solution peut accueillir plusieurs niveaux d'étagères selon la hauteur des produits. »
## **Le vol organisé, nouveau fléau du linéaire**
La quatrième solution aborde un sujet que la grande distribution peine encore à traiter sans nuire à l'expérience client : la démarque inconnue liée au vol organisé. Nicolas Fasquelle, Area Director South Western Europe chez HL Display, pose les chiffres sur la table. « Le vol en magasin est un phénomène en forte croissance, avec environ 25 % d'augmentation chaque année. »
Face à ce constat, certaines enseignes ont opté pour des solutions radicales qui créent davantage de problèmes qu'elles n'en résolvent. « Certains magasins en arrivent à mettre des tablettes de chocolat sous plexiglas, ce qui crée un frein énorme à l'achat. » La réponse d'HL Display avec InvisiShield prend le contre-pied de cette logique. « Notre solution InvisiShield permet d'empêcher les vols en masse sans bloquer l'accès au produit. »
Le principe repose sur une limitation mécanique discrète. « L'idée est simple : empêcher quelqu'un de prendre vingt produits d'un coup tout en laissant le client acheter normalement. » Les résultats sont là : « Dans certaines enseignes, la solution a permis de réduire les vols de 60 %. »
La conclusion de Nicolas Fasquelle résume bien la philosophie générale : « Plutôt que de cacher les produits derrière les caisses, il vaut mieux sécuriser intelligemment certaines zones du rayon. »
Un rayon propre, accessible, ergonomique et protégé. C'est l'équation que HL Display cherche à résoudre, solution par solution.
💡
****À propos d'HL Display**. Spécialiste mondial des solutions de merchandising et d'optimisation du point de vente, ****HL Display** conçoit des systèmes destinés à améliorer la présentation des produits, faciliter le travail des équipes en magasin et réduire la démarque inconnue. Parmi ses solutions : le ****Multivocore** (auto-facing universel pour l'épicerie), les ****tablettes Pull-Out** (étagères coulissantes ergonomiques), le ****TurnLoader** (rechargement par rotation à 180°) et ****InvisiShield** (protection anti-vol intelligente). HL Display accompagne enseignes et marques dans la transformation du linéaire moderne. ****➜ En savoir plus :** [****hl-display.com**](https://hl-display.com) / [hl.service.client@hl-display.com](mailto:hl.service.client@hl-display.com)
### Quitter un hyper pour travailler en magasin de proximité : le pour et le contre
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/09/quitter-un-hyper-pour-travailler-en-magasin-de-proximite-le-pour-et-le-contre/
Last updated: 2026-03-09T13:59:22.000Z
[Travailler dans la grande distribution](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2019/07/18/les-qualites-requises-pour-travailler-en-grande-distribution/), c’est souvent faire partie d’un univers bien codifié. Entre les hypermarchés, ces grandes machines où chaque poste est clairement défini, et les magasins de proximité, plus petits mais souvent plus polyvalents, le quotidien peut être radicalement différent. **Alors, quand vient l'opportunité de quitter un hyper pour rejoindre une petite surface, faut-il sauter le pas ou rester dans la stabilité connue ?**
Ce choix, de nombreux salariés l'ont déjà fait. Et leurs retours d'expérience dressent un tableau contrasté, oscillant entre enthousiasme et désillusion. **Si certains parlent d'un véritable soulagement, d'autres y voient une marche arrière tant sur le plan financier que sur celui des conditions de travail.**
## **Les atouts de la proximité : ambiance familiale et polyvalence**
Pour ceux qui ont franchi le pas et en sont heureux, c'est avant tout une histoire d'ambiance. L'une raconte son passage d'un Hyper U à un Carrefour City comme « l'une des meilleures décisions de ma vie… L'ambiance était familiale, les patrons mettaient la main à la pâte et tout le monde s'entendait bien », en comparaison à un hyper où elle avait connu « une responsable toxique ».
Même tonalité chez un autre : « L'ambiance est plus détendue. L'important, c'est d'avoir une équipe soudée et que tout le monde tire dans le même sens. Les infos circulent plus directement, il y a moins d'intermédiaires. » **Pour lui, cette taille réduite permet aussi de prendre plus facilement des responsabilités.**
**Cette proximité favorise une polyvalence que certains apprécient : « En proximité, vous allez être beaucoup plus polyvalent… petite équipe où tout le monde se connaît. »** Un autre ajoute : « Je préfère les magasins de proximité… et tout dépend des patrons. Mes meilleurs salaires étaient en Carrefour City avec un indépendant. »
Pour d'autres, c'est même un choix de vie assumé : « Je n'irai jamais plus dans la grande distribution, je préfère la proxi. »
Résultat : ceux qui tombent sur une bonne équipe affirment n'avoir aucun regret.
## **Les revers de la médaille : charge diffuse, moins d'avantages et dépendance au patron**
Cependant, cette polyvalence a aussi son revers. **Une personne ayant quitté un hyper pour un magasin de proximité dresse un tableau beaucoup moins idyllique : « En hyper, j'avais un rayon à gérer, avec primes et avantages. En proxi, je faisais du rayon, du renfort caisse, je gérais le standard et l'accueil, les colis, les bouteilles de gaz, le nettoyage de la station-service et du parking, le ménage du magasin, et je comptais ma caisse le soir… C'est vite vu. »**
**La question des avantages financiers revient souvent : « Oui, tu as moins d'avantages qu'en hyper… moins de chiffre d'affaires et moins d'effectif, donc c'est normal. »** Une autre confirme : « Niveau avantages salariaux, il y en a moins en proximité. »
Pour un autre, l'expérience a même tourné court : **« Ça dépend toujours du patron… mais 9 fois sur 10, c'est compliqué. Les hyper intégrés Carrefour ou Auchan, c'est ce qui reste de mieux : salaires corrects, conditions décentes. »** Les semaines de 6 jours, à éviter absolument.
Et certains sont catégoriques : « Non, vraiment pas une bonne décision… » ; « C'est la merde, les magasins de proximité » ; « Non, mauvaise décision » ; « J'ai fait le contraire et c'est bien mieux comme ça » ; ou encore : « Je préfère l'hyper. »
Face à ces avis tranchés, d'autres relativisent : « C'est comme demander si la vanille est meilleure que le chocolat. »
En résumé, la proximité séduit par sa convivialité, sa communication directe et la possibilité de toucher à tout. Mais elle peut aussi décourager par sa charge de travail étendue, ses horaires exigeants et ses avantages moindres. Avant de franchir le pas, mieux vaut rencontrer le patron, observer l'équipe et clarifier les conditions réelles du poste. Car ici plus qu'ailleurs, ce sont les personnes avec qui vous travaillez qui font toute la différence.
### Comment Air Up est en train de réinventer le rayon boissons
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/09/comment-air-up-est-en-train-de-reinventer-le-rayon-boissons/
Last updated: 2026-03-09T07:31:20.000Z
Il y a des innovations qui font hausser les sourcils. **Air Up en fait partie**. Une gourde qui donne du goût à l'eau sans rien ajouter à l'eau. De l'eau, juste de l'eau. Et pourtant, la sensation d'un vrai goût fruité, mentholé ou cola. Le concept paraît trop beau pour être vrai, jusqu'à ce qu'on le teste. Et c'est précisément là que tout commence.
Margod de Montfort, Head of Influencer, Creator Marketing & Social Media chez Air Up, décrypte avec nous, dans une des rares [interviews](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/) en France, le phénomène de la gourde allemande.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Le produit : de la neuroscience dans un rayon boissons
**Pour comprendre Air Up, il faut accepter de revisiter ses certitudes sur le goût.** Margod de Montfort pose d'emblée l'ambition de la marque : « Air Up est une entreprise allemande dont l'ambition est de révolutionner la manière de boire de l'eau. On a créé le premier système de boisson rechargeable au monde qui donne du goût à l'eau grâce à l'odorat. On ne boit que de l'eau, il n'y a aucun additif, aucun sucre, aucun faux-sucre. »
**La rupture est scientifique avant d'être commerciale.** Elle repose sur un principe que Margod explique avec précision : « On sépare l'odorat orthonasal et l'odorat rétronasal : on perçoit l'arôme par l'air, pas par le liquide. Résultat, on a la sensation de boire quelque chose d'aromatisé alors qu'on boit uniquement de l'eau. »
Le projet est né d'un travail académique fondateur. Les fondateurs ont « travaillé sur un mémoire autour des neurosciences appliquées au design » et « se sont demandé comment lutter contre l'obésité, le diabète et les maladies cardiovasculaires en combinant santé, plaisir et innovation. » Une origine scientifique qui ancre la légitimité du produit bien au-delà d'un simple gadget tendance.
Et le résultat au moment de l'essai ? « À chaque fois que quelqu'un teste, même les plus sceptiques, c'est la surprise : comment est-ce possible alors qu'il n'y a que de l'eau ? Et surtout, il n'y a pas d'arrière-goût, pas cette sensation d'avoir bu du sucre. » Ce moment de découverte est en lui-même un outil marketing redoutable et un argument de vente que peu de produits peuvent revendiquer.

#### La Révolution silencieuse du rayon liquide
Cette longue enquête explore la mutation historique du marché français des boissons, un secteur pesant ****10,44 milliards d'euros** qui traverse sa plus grande transformation depuis cinquante ans. Face à la baisse des volumes au profit de la valeur, les acteurs de la grande distribution doivent délaisser les modèles traditionnels pour s'adapter à une ****multiplication d'innovations** (santé, plaisir, boissons énergisantes) et à de nouveaux comportements de consommation. Véritable guide stratégique, ce document offre aux directeurs de magasins et category managers les clés pour décoder ce chaos apparent, réorganiser des linéaires en perte de vitesse et prendre des décisions agiles dans un environnement où les règles se réinventent tous les six mois.
[DÉCOUVRIR](https://je-bosse-en-grande-distribution.sellfy.store/p/rayon-liquide-comment-ce-geant-de-la-grande-distribution-se-reinvente/)
## Le positionnement : l'angle mort du marché
**Le** [**rayon boissons**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/26/hydratation-durable-changer-les-habitudes-cest-le-defi-de-demain/) **n'est pas avare en innovations.** Eaux enrichies, boissons zéro sucre, formats à probiotiques ou au collagène... La tendance santé a généré une inflation d'offres fonctionnelles. Air Up choisit le contre-pied radical. Comme le résume Margod : « On se positionne sur un angle mort entre la santé, le plaisir et l'innovation. Il existe beaucoup d'alternatives zéro sucre ou enrichies en collagène ou probiotiques. Nous, on ne rajoute rien du tout. »
Ce positionnement est si singulier que la marque a dû inventer sa propre catégorie. « On a même breveté une catégorie, qu'on appelle SenTaste, parce qu'on n'est ni une boisson classique, ni un simple accessoire. » Ni eau aromatisée, ni accessoire de sport, ni boisson fonctionnelle : **Air Up** se place délibérément hors cases.
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### Pourquoi Walmart déploie les étiquettes électroniques de rayon à grande échelle
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/09/pourquoi-walmart-deploie-les-etiquettes-electroniques-de-rayon-a-grande-echelle/
Last updated: 2026-08-16T07:17:30.000Z
Le déploiement massif d'étiquettes électroniques de rayon de Vusion par [Walmart](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/29/walmart-accueille-des-distributeurs-automatiques-de-smartphones-prets-a-emploi/) à travers les États-Unis ne se résume pas à une mise à niveau technologique. C'est une décision stratégique qui dit beaucoup sur la façon dont le commerce physique se réinvente pour répondre aux exigences du monde omnicanal.
Quelques chiffres pour planter le décor :
- **2 300 magasins** déjà équipés, sur 5 200 aux États-Unis
- **2,7 milliards de dollars** investis sur cinq ans
- **120 000 références** par magasin, avec des milliers de changements de prix chaque semaine
## **1\. Gagner du temps sur les tâches à faible valeur ajoutée**
Avant les [étiquettes électroniques](https://www.vusion.com/fr/newsroom/walmart-etend-deploiement-solutions-vusiongroup-ensemble-magasins-etats-unis/ ), mettre à jour les prix en magasin était une opération longue et mobilisatrice. Daniela Boscan, team lead au magasin Walmart de Hurst (Texas), décrit la réalité du terrain : « Cela signifiait parcourir les allées en remplaçant les étiquettes papier à la main. Ce qui nécessitait autrefois plusieurs jours à plusieurs collaborateurs peut maintenant être accompli en quelques minutes. »
Ce que les DSL changent concrètement :
- Les changements de prix sont gérés via un **système centralisé sécurisé**, généralement hors heures d'ouverture
- **80 % du temps** consacré aux mises à jour tarifaires est économisé
- Les collaborateurs sont libérés pour des missions à plus forte valeur : conseil client, réassort, respect des standards
## **2\. Transformer le magasin en centre de fulfillment efficace**
Un point de vente Walmart ne sert plus uniquement les clients en magasin. Il gère simultanément le retrait en drive, la livraison le jour même et l'expédition de commandes en ligne. **Les étiquettes électroniques sont un outil clé pour rendre ce modèle viable à grande échelle.**
Deux fonctionnalités au cœur de cette logique :
- **Stock to Light** : depuis un mobile, un collaborateur active les LED d'une étiquette pour localiser instantanément un emplacement à réapprovisionner. « Moins de devinettes, moins d'allers-retours. »
- **Pick to Light** : les indicateurs lumineux guident les préparateurs de commandes e-commerce directement vers les produits dans les allées, « améliorant à la fois la vitesse et la précision pour les clients qui comptent sur le retrait et la livraison »
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### À quoi peut ressembler le monde de la Grande Distribution dans l’AGI / ASI
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/08/a-quoi-peut-ressembler-le-monde-de-la-grande-distribution-dans-lagi-asi/
Last updated: 2026-03-08T19:47:07.000Z
Il y a quelque chose de vertigineux à imaginer le [rayon fruits et légumes](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/fruits-et-legumes/) d'un hypermarché dans un monde où l'[intelligence artificielle](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/intelligence-artificielle/) dépasse les capacités cognitives humaines. Pas parce que l'image est abstraite. Mais parce qu'elle est, au fond, très concrète. Le facing, le réassort, la relation client, la négo fournisseur, tout ce qui structure le quotidien des professionnels de la grande distribution, va être traversé, bousculé, transformé par des technologies dont on commence à peine à mesurer la portée.
Tentons d'y voir clair. En deux temps : d'abord l'AGI, l'intelligence artificielle générale, capable de réaliser toute tâche cognitive humaine. Ensuite l'ASI, l'intelligence artificielle surhumaine, qui dépasse l'ensemble des capacités intellectuelles de l'espèce. Deux horizons distincts. Deux révolutions d'une nature radicalement différente.
## L'AGI : le magasin devient une machine à anticiper
L'AGI n'est pas de la science-fiction. Les chercheurs les plus sérieux la situent dans une fourchette de cinq à quinze ans. Et ses effets sur la grande distribution seront massifs, non pas parce qu'elle détruira le secteur, mais parce qu'elle va en redessiner chaque rouage.
**La fin de la rupture de stock telle qu'on la connaît.** Aujourd'hui, la gestion des approvisionnements repose sur des algorithmes performants mais limités. Ils traitent l'historique de ventes, les saisonnalités, parfois la météo. Une AGI, elle, croise en temps réel des dizaines de milliers de signaux simultanés : une vague de chaleur annoncée à cinq jours, une tendance culinaire qui explose sur les réseaux sociaux, un événement sportif local, une rupture chez un concurrent, un pic de fréquentation dans un quartier résidentiel un vendredi soir. Le résultat ? Le camion arrive au bon moment, avec exactement ce qu'il faut. La démarque inconnue chute. La disponibilité produit atteint des niveaux jusqu'ici inatteignables.
**Le merchandising sort de ses cadres figés.** Les planogrammes tels qu'on les conçoit aujourd'hui — pensés en centrale, appliqués uniformément, révisés deux fois par an, appartiennent à un monde pré-AGI. Dans un magasin augmenté, les étiquettes électroniques, les écrans dynamiques et les systèmes de guidage in-store s'adaptent en continu au profil des clients présents à cet instant précis dans le point de vente. Le rayon du mardi matin à 9h, fréquenté par des seniors, ne ressemble pas au rayon du vendredi à 18h30 investi par des actifs pressés. Ce n'est plus du merchandising. C'est de la mise en scène contextuelle permanente.
**La tarification devient une science du temps réel.** Le yield management, que l'on connaît dans l'aérien ou l'hôtellerie, s'installe dans les allées des supermarchés. Les prix varient selon l'heure, le taux de fréquentation, la date limite de consommation, la tension concurrentielle locale. Le consommateur le plus averti utilise lui-même un agent IA pour acheter au meilleur moment. On entre dans une relation commerciale où deux intelligences artificielles négocient à la place des humains — celle du distributeur et celle du foyer.
Mais voilà ce qu'il faut retenir : **dans un monde AGI, le travail humain ne disparaît pas. Il se recentre.** Ce que l'[**intelligence artificielle**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/23/lintelligence-artificielle-comment-mieux-lutiliser-et-se-former-a-lia/) ne peut pas produire, c'est la confiance incarnée. La relation de proximité. Le conseil qui naît d'une vraie connaissance du client, de son territoire, de ses usages. Le chef de rayon qui devient référent de sa catégorie dans son bassin de vie. La responsable de secteur qui anime une communauté de commerçants. Ces rôles-là ne sont pas menacés par l'AGI. Ils sont, au contraire, rendus plus nécessaires encore — parce qu'ils apportent ce que la machine ne peut pas simuler : de la présence humaine authentique.
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### Auchan : le début du retour, ou le dernier sursaut ?
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/07/auchan-2025-le-debut-du-retour-ou-le-dernier-sursaut/
Last updated: 2026-03-07T08:15:49.000Z
Il y a quelque chose de presque symbolique dans la façon dont **Auchan** Retail a présenté ses résultats annuels 2025\. Pas de triomphalisme, mais une conviction retrouvée. Celle d'un groupe qui, après des [années de turbulences](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/28/la-lettre-de-guillaume-darrasse-aux-salaries-decryptage-du-virage-strategique-auchan-intermarche/), a décidé de se regarder en face et qui, visiblement, n'est plus effrayé par ce qu'il voit.
## **Des chiffres qui parlent d'eux-mêmes**
Avec 32 milliards d'euros de revenus et une croissance de +1,5 % sur un an, [Auchan Retail ](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/auchan/)ne réinvente pas la croissance. Ce n'est d'ailleurs pas l'essentiel. Ce qui frappe davantage, c'est la progression de l'EBITDA : 1,025 milliard d'euros, en hausse de +16,1 %. Une performance portée, selon le groupe, par « l'accélération du plan d'économies » et une **maîtrise rigoureuse des coûts opérationnels**.
Sur le volet financier, le groupe a également achevé ce qu'il appelle sa « mise en autonomie financière » : 1,8 milliard d'euros de nouveaux financements sécurisés sur cinq ans, avec un ratio de levier établi à 2,19x. « L'endettement qu'impliquent ces nouveaux financements est totalement maîtrisé », affirme le groupe, qui confirme par ailleurs son objectif d'atteindre un ratio inférieur à 1,5x en 2028\. Un signal fort envoyé aux marchés et aux partenaires : **Auchan n'est plus en survie, il est en reconstruction**.

## **À l'international, la mécanique fonctionne**
Hors de France, le tableau est plus serein. Le Portugal progresse de +7,5 %, la Roumanie de +4,3 %, et la franchise s'impose comme un levier structurant. Elle représente aujourd'hui 34 % du réseau sous enseignes Auchan dans les quatre pays cœur et le groupe vise **180 ouvertures en franchise en 2026**. « La franchise est un pilier structurant du modèle Auchan en Europe », résume le groupe sans ambiguïté.
Sur le [digital](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/digital/), les signaux sont encourageants. L'ouverture d'entrepôts automatisés en Pologne et en Espagne commence à produire ses effets : en janvier 2026, les ventes digitales progressaient déjà de +62 % sur un an dans la région de Varsovie. « Ils permettent d'élargir la gamme de produits disponible et accroissent la couverture géographique de l'enseigne », précise le groupe. Une montée en puissance encore naissante, mais dont la trajectoire est clairement tracée.
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### 📩 LA RÉSERVE - Visite du plus beau magasin d'Allemagne (semaine 10 |2026)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/06/la-reserve-visite-du-plus-beau-magasin-dallemagne-semaine-10-2026/
Last updated: 2026-03-06T12:14:23.000Z
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Proposé par Hitag
[](https://hitag.fr/)
Dans un monde où l’expérience client est un levier clé de la performance commerciale, la gestion des rayons ne peut plus être laissée au hasard. L’affichage des prix et des informations en magasin est un enjeu stratégique : il doit être clair, impactant et facile à mettre à jour. C’est dans cette optique que HITAG est né : ****offrir aux enseignes de la grande distribution et du retail des solutions adaptées, performantes et évolutives.** Nous transformons chaque étiquette électronique en un levier de performance commerciale.
****Notre ADN est de répondre à des demandes terrain en provenance des magasins : Nous agissons à leur demande.**
[EN SAVOIR PLUS ](https://hitag.fr/)
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🇩🇪 **Edeka Zurheide Düsseldorf : Bienvenue dans le plus "Beaux Supermarché d'Allemagne"**
Situé à Düsseldorf, ce supermarché spectaculaire de près de 6000 m² a été élu à plusieurs reprises « Supermarché de l’année » en Allemagne. Plus qu’un simple point de vente, il transforme une corvée de courses en véritable sortie culinaire. Nous l'avons visité en marge d'Euroshop.
[Voici la visite](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/06/edeka-zurheide-dusseldorf-bienvenue-dans-le-plus-beaux-supermarche-dallemagne/)
⚡ **REWE Pick&Go : On a testé le futur du supermarché à Düsseldorf (sans passer par la caisse)**
Fini le rituel du déchargement de chariot et l'attente interminable en caisse. Au REWE du Wehrhahn à Düsseldorf, une technologie hybride révolutionnaire baptisée « Pick&Go » vous permet de faire vos courses et de sortir presque instantanément. Voici comment fonctionne ce magasin d'un nouveau genre. [Découvrir](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/05/rewe-pick-go-on-a-teste-le-futur-du-supermarche-a-dusseldorf-sans-passer-par-la-caisse/)
🧊 **Balisage des rayons : et si le vrai problème était dans le rail ?**
Il y a un paradoxe au cœur du point de vente moderne. Les enseignes investissent massivement dans leur communication : campagnes digitales, prospectus, réseaux sociaux, affichage extérieur. Puis le client pousse la porte du magasin et se retrouve perdu. « Toutes les enseignes communiquent énormément à l'extérieur des magasins. Mais quand le client se retrouve dans les allées, il est souvent perdu, parce qu'il ne retrouve pas les promesses qu'il a vues en dehors du magasin. » Le constat est celui de Thierry Guénard, fondateur de Hitag, société spécialisée dans les rails, accessoires et solutions de balisage pour la grande distribution. Sur le salon Euroshop, il pointe une fracture que le secteur commence seulement à vraiment prendre en compte : celle entre la promesse de marque et l'expérience rayon. [Lire](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/05/balisage-des-rayons-et-si-le-vrai-probleme-etait-dans-le-rail/)
🐝 **Rayon boissons, anti-vol, auto-facing : Comment POS Tuning réinvente la vie du linéaire**
Emmanuelle Joseph et Andreas Luer, de POS Tuning, présentent deux solutions complémentaires pour relever le double défi du linéaire moderne : garantir une présentation permanente des produits et rendre le vol en masse impossible. [Explications](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/04/rayon-boissons-anti-vol-auto-facing-comment-pos-tuning-reinvente-la-vie-du-lineaire/)
🌻 **Licensing : le marché caché à 340 milliards de dollars qui transforme le retail**
Nathalie Chouraqui-Gerson dirige Cobrandz, le salon professionnel français de la licence et du co-branding. Dans cet épisode, elle décrypte un marché méconnu du grand public mais devenu incontournable pour les enseignes : comment Harry Potter, Stitch ou Pokémon génèrent du trafic en magasin et boostent les ventes. [Explications](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/04/rayon-boissons-anti-vol-auto-facing-comment-pos-tuning-reinvente-la-vie-du-lineaire/)
Proposé par Cobrandz
[](https://crm.cobrandz.fr/acheter)
Cobrandz se donne pour mission de réunir l’ensemble des acteurs de la profession afin d’anticiper les évolutions, de partager les connaissances et de faire avancer les expertises métiers. En mettant l'accent sur des thématiques telles que le droit des marques, leur exploitation et leur développement.
[ACCÈS OFFERT AVEC LE CODE JBGD-CBZ26 ](https://crm.cobrandz.fr/acheter)
[](NL MEA)
[](https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7434628679328038912)
[](https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7434281377635663872)
[](https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7433783371312558081)
[](https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7433541510542831616)
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[](https://proposition-communication-locale.my.canva.site/studiojebosseengrandedistribution)
[](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/magazine/)
[](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/kitmedia/)
[](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/collectif-formateurs/)

### Top 20 des distributeurs en Europe : le sacre historique d'Amazon en 2025
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/06/top-20-des-distributeurs-en-europe-le-sacre-historique-damazon-en-2025/
Last updated: 2026-03-06T09:16:44.000Z
Le paysage de la distribution européenne vient de connaître un séisme. Pour la première fois de son histoire, **Amazon se hisse à la première place du classement des distributeurs en Europe**, détrônant les géants historiques du commerce physique. Avec un volume d’affaires (GMV) de **179,7 milliards d’euros**, l'américain signe un basculement symbolique : le pur player de l'e-commerce domine désormais le continent.
### Un duel au sommet avec le groupe Schwarz
Si Amazon occupe la première marche, la victoire s'est jouée dans un mouchoir de poche. Le groupe allemand **Schwarz** (Lidl, Kaufland) talonne le leader avec **179,4 milliards d’euros**, soit un écart infime de seulement 300 millions d'euros. Cependant, c'est la dynamique qui frappe : quand la plupart des acteurs physiques affichent des croissances modérées, Amazon enregistre une progression fulgurante de **+12%**, la plus forte du top 10.
### La résistance du retail traditionnel
Derrière ce duel, le classement révèle des disparités importantes :
- **L'Allemagne en force :** Le top 5 reste largement dominé par les enseignes allemandes (Schwarz, Aldi, Rewe, Edeka).
- **La France au pied du podium :** Carrefour arrive en 6ème position avec 69,7 milliards d'euros, suivi de près par E.Leclerc (62 Md€).
- **La surprise Ahold Delhaize :** Avec une croissance de **+11%**, le groupe néerlandais affiche la meilleure performance du secteur alimentaire traditionnel.
### Un changement d'ère mondial
Ce jalon européen fait écho à une autre victoire majeure : il y a quelques semaines, Amazon a officiellement dépassé **Walmart** en tant que première entreprise mondiale par chiffre d'affaires, mettant fin à 13 ans de domination sans partage du géant de l'Arkansas.
**Le message pour le secteur est clair :** l’importance d’Amazon n’est plus à démontrer, elle est désormais actée par les chiffres. Alors qu'Amazon continue de croître à deux chiffres, la question n'est plus de savoir si l'e-commerce va transformer le retail, mais comment les acteurs traditionnels comptent réagir pour ne pas être définitivement distancés.

### Edeka Zurheide Düsseldorf : Bienvenue dans le plus "Beaux Supermarché d'Allemagne"
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/06/edeka-zurheide-dusseldorf-bienvenue-dans-le-plus-beaux-supermarche-dallemagne/
Last updated: 2026-03-30T13:59:37.000Z
Proposé par retailix
[](https://jebosseengrandedistribution.short.gy/Retailix)
****Retailix Partners | Accélérateur de croissance Retail. 25 ans d'expertise pour transformer vos ambitions en résultats.**
[EN SAVOIR PLUS ](https://jebosseengrandedistribution.short.gy/Retailix)
Si le [**REWE Pick&Go** représente le futur technologique du commerce alimentaire (voir la visite ici)](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/05/rewe-pick-go-on-a-teste-le-futur-du-supermarche-a-dusseldorf-sans-passer-par-la-caisse/), l’**Edeka Zurheide Feine Kost** incarne, lui, le futur de **l’expérience client en magasin**.
Situé à Düsseldorf, ce supermarché spectaculaire de près de **6000 m²** a été élu à plusieurs reprises **« Supermarché de l’année » en Allemagne**. Plus qu’un simple point de vente, il transforme une corvée de courses en **véritable sortie culinaire**. Nous l'avons visité en marge d'[Euroshop](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/euroshop/).
## 1\. Un concept de « retailtainment » unique
Chez Zurheide, on ne vient pas seulement acheter du lait. Le magasin est pensé comme **une immense halle gourmande**, où le commerce se mêle à la restauration et au spectacle.
Parmi les éléments les plus marquants :
- **Restaurants intégrés** : le clou du spectacle est le restaurant **Setzkasten Düsseldorf**, installé au cœur même du magasin, qui a même décroché **une étoile au Guide Michelin** par le passé.
- **Bars thématiques** : bar à champagne, bar à huîtres, bar à pâtes fraîches ou encore station de sushis premium.
- **Espaces dégustation** : plusieurs comptoirs permettent de goûter les produits directement sur place.
Résultat : le magasin fonctionne presque comme un food hall haut de gamme, où les clients peuvent passer du temps, manger, découvrir et apprendre — chaque rayon étant enrichi d'un [**QR Code**](https://trueqrcode.com/fr/cas-dutilisation/gs1-digital-link-pour-le-commerce-electronique-et-les-marques-d2c/)renvoyant vers l'histoire des producteurs.
















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### Balisage des rayons : et si le vrai problème était dans le rail ?
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/05/balisage-des-rayons-et-si-le-vrai-probleme-etait-dans-le-rail/
Last updated: 2026-03-05T16:00:57.000Z
Il y a un paradoxe au cœur du point de vente moderne. Les enseignes investissent massivement dans leur communication : campagnes digitales, [prospectus](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/14/la-fin-du-prospectus-a-transforme-le-community-manager-en-stratege-digital-local/), [réseaux sociaux](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/19/reseaux-sociaux-et-publicite-une-attention-differenciee-selon-les-departements/), affichage extérieur. Puis le client pousse la porte du magasin et se retrouve perdu.
« Toutes les enseignes communiquent énormément à l'extérieur des magasins. Mais quand le client se retrouve dans les allées, il est souvent perdu, parce qu'il ne retrouve pas les promesses qu'il a vues en dehors du magasin. » Le constat est celui de Thierry Guénard, fondateur de [Hitag](https://hitag.fr/), société spécialisée dans les rails, accessoires et solutions de balisage pour la grande distribution. Sur le salon [Euroshop](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/09/euroshop-2025-les-secrets-du-plus-grand-salon-mondial-du-retail-physique/), il pointe une fracture que le secteur commence seulement à vraiment prendre en compte : celle entre la promesse de marque et l'expérience rayon.
## **Le rayon, angle mort de la transformation digitale**
**La grande distribution a massivement déployé les étiquettes électroniques ces dernières années.** Un investissement lourd, justifié par les gains opérationnels : mise à jour des prix à distance, suppression des erreurs de balisage, économies de main-d'œuvre. Mais dans la course à l'équipement, une question a souvent été négligée : celle de la lisibilité pour le client.
« Le vrai enjeu aujourd'hui, c'est de recréer de la lisibilité et de la cohérence dans les rayons », résume Thierry Guénard.
Car une étiquette électronique mal intégrée visuellement peut produire l'effet inverse de celui recherché. Et le diable se cache dans un détail que peu d'acheteurs ont anticipé au moment de rédiger leur cahier des charges : le rail.
## **Un composant simple ? Loin de là.**
« Le rail peut sembler être un produit simple, mais c'est en réalité un produit très complexe. Il doit s'adapter à la fois aux étiquettes électroniques et aux différents types de meubles en magasin. »
Avant de fonder Hitag, Thierry Guénard a passé quinze ans à commercialiser des solutions d'étiquettes électroniques sur l'ensemble du territoire national. C'est cette expérience de terrain qui l'a conduit à une observation récurrente : « Beaucoup d'enseignes réfléchissent à la couleur de leurs rails au moment du concept… puis installent des rails transparents qui créent des reflets et nuisent à la visibilité. Au final, la visibilité n'y est plus vraiment. »
Le résultat : des étiquettes électroniques, blanches dans leur grande majorité, qui se fondent dans le linéaire plutôt que d'en structurer la lecture. « Les étiquettes électroniques sont généralement blanches. Si le rail est sombre, on crée immédiatement un contraste qui aide le client à repérer l'information. »
La solution paraît évidente une fois énoncée. « Le rail de couleur permet tout simplement au client de voir immédiatement où se trouve l'étiquette par rapport au produit. » Mais encore faut-il y penser et y consacrer l'attention qu'elle mérite. C'est précisément le cœur de métier que Thierry Guénard a décidé de construire avec Hitag. « C'est pendant cette expérience que j'ai décidé de créer mon propre catalogue autour des rails, des accessoires et du balisage. »
## **De l'étiquette de prix au support de communication**
Le chantier ne s'arrête pas au rail. C'est toute la philosophie du balisage en rayon que Hitag cherche à repenser. « Dans les allées, tout est propre, aligné, et surtout il n'y a plus besoin de scotch ou de bricolage. »
Cette petite phrase dit beaucoup. Dans de nombreux points de vente, la réalité du rayon ressemble encore à un assemblage artisanal : étiquettes collées de travers, post-it scotchés sur les linéaires, messages promotionnels ajoutés à la main. Un bricolage qui trahit le soin apporté à la communication externe.
L'approche défendue par Hitag est différente : « On vient ajouter un cadre autour de l'étiquette électronique pour structurer la communication en rayon. » Et surtout, repenser le rôle même de l'étiquette. « Plutôt que d'ajouter du scotch pour afficher des promotions, on peut utiliser directement l'étiquette électronique comme support de communication. »
Pour Thierry Guénard, la conclusion s'impose : « L'étiquette électronique ne doit pas être seulement un outil de prix : elle peut aussi devenir un support de balisage et de mise en avant. »
## **Une solution personnalisable, déployée dans les grandes enseignes**
Hitag propose également des solutions sur mesure pour répondre aux enjeux d'identité visuelle en point de vente. « Les cadres peuvent être personnalisés à la couleur de l'enseigne, mais aussi avec des logos ou de la sérigraphie. » Une flexibilité qui répond à un besoin croissant d'expression locale. « Certains magasins veulent aujourd'hui communiquer sur l'économie locale et mettre en avant leurs propres initiatives. »
Le déploiement suit. « Historiquement, nous avons commencé chez U. Aujourd'hui, environ 600 magasins sont équipés », précise Thierry Guénard. Leclerc et Carrefour ont également commencé à adopter les solutions Hitag, un ancrage dans les grandes enseignes françaises qui témoigne d'une attente réelle du marché.
> « Le but de notre solution, c'est d'amener quelque chose qui soit propre, aligné et pérenne dans les rayons. »
Propre, aligné, pérenne. Trois mots qui, dans un linéaire, valent parfois mieux que la meilleure des campagnes d'affichage.
💡
****Hitag.** Fondée par Thierry Guénard, fort de quinze ans d'expérience dans la commercialisation de solutions d'étiquettes électroniques, ****Hitag** conçoit et distribue des rails, accessoires et cadres de balisage pour la grande distribution. Ses solutions sont compatibles avec les principales marques d'étiquettes électroniques du marché et s'adaptent à tous types de meubles en magasin. ➜ En savoir plus : [hitag.fr](https://hitag.fr)
### REWE Pick&Go : On a testé le futur du supermarché à Düsseldorf (sans passer par la caisse)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/05/rewe-pick-go-on-a-teste-le-futur-du-supermarche-a-dusseldorf-sans-passer-par-la-caisse/
Last updated: 2026-03-27T10:11:47.000Z
Proposé par retailix
[](https://jebosseengrandedistribution.short.gy/Retailix)
****Retailix Partners | Accélérateur de croissance Retail. 25 ans d'expertise pour transformer vos ambitions en résultats.**
[EN SAVOIR PLUS ](https://jebosseengrandedistribution.short.gy/Retailix)
Fini le rituel du déchargement de chariot et l'attente interminable en caisse. Au **REWE du Wehrhahn à Düsseldorf**, une technologie hybride révolutionnaire baptisée « **Pick&Go** » vous permet de faire vos courses et de sortir presque instantanément. Voici comment fonctionne ce magasin d'un nouveau genre.
### Le concept : "Hin und Weg" (Aussi vite arrivé que reparti)
Le slogan affiché en magasin ne ment pas. Sur **750 m²**, ce REWE propose plus de **18 000 articles** totalement intégrés à un système intelligent. L'idée est simple : vous entrez, vous prenez ce que vous voulez, et vous ressortez.





## Un parcours client en trois étapes clés
Grâce aux écrans d'information que nous avons pu observer en magasin, le fonctionnement devient limpide :
1. **Le choix de la liberté :** À l'entrée, vous avez le choix. Soit vous faites vos courses classiquement, soit vous utilisez l'application **REWE Pick&Go**.
2. **"Lass den Einkauf automatisch übertragen" (Laissez vos achats se transférer automatiquement) :** C'est ici que la magie opère. Grâce à la technologie *Trigo Vision*, des capteurs et des caméras intelligentes identifient en temps réel les produits que vous mettez dans votre sac. Plus besoin de scanner chaque code-barres un par un.
3. **Deux options pour finir :** \* **Via l'App :** Vous sortez directement, le paiement est automatique.
4. **À l'Express-Kasse :** Vos achats s'affichent instantanément sur la borne sans que vous ayez à sortir un seul article de votre sac. Vous payez, et c'est fini.
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### Rayon boissons, anti-vol, auto-facing : Comment POS Tuning réinvente la vie du linéaire
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/04/rayon-boissons-anti-vol-auto-facing-comment-pos-tuning-reinvente-la-vie-du-lineaire/
Last updated: 2026-03-04T10:00:32.000Z
**Le linéaire souffre en silence.** Produits mal alignés, étagères à moitié vides, articles volés sans que personne ne s'en aperçoive avant l'inventaire. Derrière ces réalités du quotidien en magasin, **POS Tuning** a construit deux réponses concrètes : le **Supervario** pour la présentation, et le **UDO Safe** pour la sécurité. Deux solutions, un même fil directeur : rendre le rayon plus lisible, plus disponible, plus sûr.
## **L'auto-facing, de l'option au standard**
Il fut un temps où les poussoirs automatiques étaient réservés aux grandes surfaces premium ou aux catégories à forte rotation. Ce temps est révolu. « L'auto-facing est devenu un standard pour la présentation des produits sur étagère », affirme Emmanuelle Joseph, Directrice des ventes chez POS Tuning.
Dans le rayon boissons en particulier, la transformation est visible. « Dans certaines catégories comme les boissons, l'ensemble du rayon est généralement équipé. » Le dispositif assure une présentation permanente, sans intervention humaine entre deux passages du personnel. « Le système permet de garantir une présentation permanente des produits et de maintenir les étagères toujours lisibles. »
Ce résultat tient à une conception pensée pour la polyvalence. « Contrairement aux systèmes traditionnels, souvent conçus pour un seul type de produit, notre technologie est universelle. » Concrètement, cela signifie qu'un même système peut accueillir des formats très différents sans réglage manuel. « Grâce à un mécanisme intelligent, le dispositif s'adapte automatiquement à chaque taille de produit. » Et pour coller aux réalités de chaque meuble : « Les éléments sécables permettent d'adapter le poussoir à toutes les profondeurs d'étagères. »
## **Un outil de merchandising à part entière**
Le Supervario ne se limite pas à pousser les produits vers l'avant. Il devient aussi un support de communication en rayon. « Le Supervario offre des possibilités de personnalisation : communication de marque, couleurs spécifiques ou messages intégrés directement sur les étiquettes », explique Emmanuelle Joseph.
Une fonctionnalité qui prend tout son sens dans un contexte où la rupture de stock est l'un des irritants majeurs du shopper. « On peut par exemple intégrer des messages de rupture de stock directement dans le dispositif. » Plus besoin d'attendre qu'un client frustré reparte les mains vides pour qu'un collaborateur réalise qu'un facing est vide.
« C'est un produit performant, flexible et durable, conçu pour répondre aux exigences du commerce moderne. »
## **La démarque inconnue, un problème qui ne se voit pas**
Côté sécurité, le constat de départ est simple : protéger sans bloquer. C'est sur cette ligne de crête qu'Andreas Luer, Global Account Director chez POS Tuning, présente le UDO Safe. « Le UDO Safe est une protection anti-vol qui permet de sécuriser les produits tout en conservant leur accessibilité pour le client. »
L'équilibre entre sécurité et fluidité d'achat est au coeur de la conception. « L'idée est de prévenir le vol tout en permettant au consommateur d'accéder facilement au produit. » Un objectif qui peut sembler contradictoire, mais que le système résout par une mécanique simple : « Il suffit d'effleurer la bande tactile pour que le produit descende et puisse être récupéré. »
## **Rendre le vol en masse impossible**
Là où le UDO Safe marque une vraie rupture, c'est dans sa capacité à neutraliser les vols organisés. « Pendant qu'un produit est délivré, les autres restent bloqués pour éviter les prélèvements multiples. » Un mécanisme qui change radicalement la donne pour les catégories les plus exposées. « Le vol en masse devient impossible, puisqu'il existe un délai entre chaque prélèvement », précise Andreas Luer.
Le système trouve son plein potentiel sur des références à forte valeur et faible encombrement, cibles privilégiées des voleurs. « Ce système fonctionne particulièrement bien pour des produits très sujets au vol, comme les lames de rasoir. » En cas de tentative répétée, le dispositif peut aller plus loin : « Une alarme peut également alerter le personnel du magasin. »
Et pour les produits soumis à restriction d'âge, une couche supplémentaire de contrôle est intégrée. « Le système utilise un capteur visuel qui permet de vérifier si la personne a l'âge requis pour acheter le produit. »
La synthèse d'Andreas Luer résume bien l'ambition globale : « L'objectif est d'augmenter la sécurité du magasin tout en conservant une expérience d'achat fluide pour le client. »
Un rayon bien présenté, toujours approvisionné, difficile à dévaliser. C'est peu de chose, et c'est tout.
💡
À propos de POS Tuning. Spécialiste mondial des solutions de merchandising et de sécurité pour le point de vente, ****POS Tuning** conçoit des systèmes destinés à optimiser la présentation des produits en rayon et à réduire la démarque inconnue. Parmi ses solutions phares : le ****Supervario**, système d'auto-facing universel adapté à toutes tailles de produits, et le ****UDO Safe**, dispositif anti-vol intelligent pensé pour les catégories sensibles. Présent dans la grande distribution internationale, POS Tuning accompagne enseignes et industriels dans la transformation du linéaire moderne. ****➜ En savoir plus :** [****pos-tuning.com**](https://pos-tuning.com)
### Licensing : le marché caché à 340 milliards de dollars qui transforme le retail
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/03/02/licensing-le-marche-cache-a-340-milliards-de-dollars-qui-transforme-le-retail/
Last updated: 2026-03-02T08:06:18.000Z
Nathalie Chouraqui-Gerson dirige [Cobrandz](https://www.cobrandz.fr/), le salon professionnel français de la licence et du co-branding. Dans cet épisode, elle décrypte un marché méconnu du grand public mais devenu incontournable pour les enseignes : comment Harry Potter, Stitch ou Pokémon génèrent du trafic en magasin et boostent les ventes.
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****Cobrandz** se donne pour mission de réunir l’ensemble des acteurs de la profession afin d’anticiper les évolutions, de partager les connaissances et de faire avancer les expertises métiers. En mettant l'accent sur des thématiques telles que le droit des marques, leur exploitation et leur développement.
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[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Un marché colossal encore sous les radars
Quand on parle de stratégies retail, on pense souvent digital, prix, assortiment. Rarement aux licences. Pourtant, les chiffres donnent le vertige : **« Le marché de la licence représente aujourd'hui environ 340 milliards de dollars dans le monde »**, rappelle Nathalie Chouraqui-Gerson.
Un marché qui se structure autour de deux grands pôles : **« C'est un marché qui se répartit à peu près à 50 % entre l'entertainment et toutes les autres marques corporate »**. D'un côté, les univers de divertissement (films, séries, jeux vidéo). De l'autre, les marques "classiques" qui prêtent leur image pour créer des produits dérivés ou co-brandés.
Pour les enseignes de distribution, c'est devenu un levier stratégique majeur. **« Les partenariats entre les enseignes et les marques sont devenus de véritables leviers de trafic, de désirabilité et de chiffre d'affaires »**, constate la dirigeante de Cobrandz.
## Cobrandz : le salon où tout s'inverse
Nathalie Chouraqui-Gerson a créé un événement atypique dans le paysage des salons professionnels. **« Cobrandz, c'est un salon où le monde est à l'envers : ceux qui vendent des produits sont dans les allées, et ceux qui ont les marques exposent »**, explique-t-elle.
Concrètement ? Les détenteurs de droits (Universal, TF1, Warner, éditeurs de jeux vidéo...) exposent leurs licences, tandis que les fabricants, distributeurs et retailers déambulent pour identifier les opportunités. **« La logique de notre agence, c'est de faire que les détenteurs de droits et les fabricants se rencontrent pour créer de jolies collabs et des opérations promotionnelles incroyablement successful »**.
L'objectif : anticiper. **« À Cobrandz, on présente ce qui va se passer en 2027\. C'est une longueur d'avance pour les retailers »**. Dans un marché où les cycles de développement produit sont longs, cette vision prospective devient un atout concurrentiel.
## Les licences stars : des valeurs sûres pour les enseignes
Toutes les licences ne se valent pas. Certaines traversent les décennies sans perdre leur pouvoir d'attraction. **« Harry Potter, Pokémon, Star Wars, Dragon Ball… ce sont des marques qui ont su établir des valeurs solides sur lesquelles on peut s'appuyer pour se diversifier »**, observe Nathalie.
La stabilité compte énormément dans les choix des retailers. **« Harry Potter ne va jamais décevoir. Alors qu'une marque liée à un événement sportif peut perdre de son attrait si les résultats ne suivent pas »**. Dans un environnement commercial où la visibilité à court terme est cruciale, miser sur des univers pérennes réduit les risques.
Mais le marché évolue aussi par vagues. Exemple récent : Stitch, personnage secondaire de Disney devenu phénomène mondial. **« Stitch a su démultiplier ses cibles en allant chercher les kidults, ces adultes qui restent attachés à l'univers »**. Cette capacité à élargir les audiences est précisément ce que recherchent les enseignes pour toucher plusieurs générations simultanément.
## Les "kidults" : une cible en or pour le retail
Le phénomène kidult (contraction de "kid" et "adult") bouleverse les codes. **« Les kidults sont devenus une manne pour certaines marques, comme Lego, qui ont su élargir leur clientèle »**, souligne Nathalie Chouraqui-Gerson.
Ces adultes nostalgiques qui consomment des produits issus de leur enfance représentent une opportunité business considérable : pouvoir d'achat élevé, fort attachement émotionnel aux marques, et propension à acheter pour eux-mêmes et non plus seulement pour leurs enfants.
Pour les retailers, c'est un double jackpot : élargir la cible au-delà des enfants tout en capitalisant sur une consommation à plus forte valeur ajoutée.
## Licensing : un métier exigeant et ultra-réglementé
Derrière l'apparente simplicité du concept (mettre un personnage sur un produit), se cache une industrie complexe et strictement encadrée. **« Tout ce qui touche à la fabrication sous licence est très réglementé. Ce n'est pas "je prends l'argent et je m'en vais" »**, prévient Nathalie.
La raison ? Protéger la valeur de la marque dans le temps. **« Si je déçois une fois un consommateur avec un produit médiocre, je perds sa confiance sur toute la licence »**. Un mauvais produit Harry Potter chez un distributeur peut compromettre durablement l'image de la licence, d'où des cahiers des charges stricts et des processus de validation poussés.
**« Ce n'est pas qu'un co-marketing : il faut un vrai produit, un vrai service »**, insiste-t-elle. La licence ne fait pas tout : elle amplifie, elle facilite, mais ne remplace jamais la qualité intrinsèque du produit.
## La culture du secret : un marché qui ne se vante pas
Paradoxe du licensing : c'est un marché colossal, mais discret. **« On n'ose pas toujours dire qu'on a fait un volume phénoménal avec une licence. Il y a une forme de culture du secret dans ce marché »**, confie Nathalie Chouraqui-Gerson.
Les enseignes préfèrent souvent communiquer sur leurs marques propres plutôt que sur leurs succès avec des licences tierces. Pourtant, dans les rayons, ces produits génèrent du trafic et de la marge.
Malgré cette discrétion, l'ambiance du secteur reste collaborative. **« C'est un marché extrêmement convivial. Tout le monde est concurrent et en même temps tout le monde a envie que l'autre existe »**. Un écosystème où la réussite collective fait grandir le gâteau pour tous les acteurs.
## Ce qui fait décoller une licence (ou pas)
Toutes les tentatives de licensing ne réussissent pas. Pour Nathalie, le critère de succès est limpide : **« La licence s'appuie sur du contenu. Les trucs vides, ça ne décolle pas »**.
L'univers narratif, la profondeur des personnages, la richesse de l'imaginaire : voilà ce qui crée l'attachement durable. C'est ce qui différencie une licence pérenne d'un simple coup marketing éphémère.
Autre impératif : la cohérence. **« Il faut s'interroger sur la légitimité : est-ce que cette licence est adaptée à ce produit et à ce client ? On ne peut pas faire tout avec n'importe quoi »**. Un partenariat réussi naît d'une adéquation naturelle entre l'univers de la licence et le territoire du produit ou de l'enseigne.
## La licence comme solution retail ?
Face aux défis du commerce physique (baisse de fréquentation, concurrence e-commerce, besoin de différenciation), le licensing apporte-t-il des réponses ?
**« Oui, la licence est une solution pour créer du trafic. Ce n'est pas l'unique solution, mais ça facilite la vie »**, résume Nathalie Chouraqui-Gerson. Pragmatique et honnête : la licence n'est pas une baguette magique, mais un outil puissant dans la boîte à outils des retailers.
**« C'est un moment très fort où on peut sentir les tendances, rencontrer les ayants droit et créer des partenariats »**, ajoute-t-elle en évoquant le rôle du salon Cobrandz comme observatoire et accélérateur de ces collaborations.
## L'ADN entertainment : un parcours cohérent
Pour comprendre l'engagement de Nathalie dans cet univers, il faut remonter aux sources. **« J'ai évolué dans le monde de l'entertainment depuis ma plus tendre enfance. Le jouet, Barbie, Big Jim… ça a dû me piquouser »**, confie-t-elle avec le sourire.
Cette immersion précoce dans l'univers des licences a nourri une expertise rare : comprendre simultanément la logique des ayants droit, les contraintes des fabricants et les attentes des distributeurs. Une position d'intermédiaire éclairé, indispensable dans un marché où les incompréhensions peuvent coûter cher.
Le licensing n'est pas une mode passagère dans le retail : c'est une industrie structurée, réglementée, et en forte croissance. Pour les enseignes qui savent l'utiliser à bon escient, c'est un levier de différenciation, de trafic et de désirabilité. À condition de respecter une règle d'or : chercher la cohérence entre l'univers de la licence et son propre positionnement. Car comme le rappelle Nathalie Chouraqui-Gerson, on ne peut pas faire tout avec n'importe quoi.
### EuroShop : Les innovations qu'il ne fallait pas manquer (Épisode 2)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/28/euroshop-les-innovations-quil-ne-fallait-pas-manquer-episode-2/
Last updated: 2026-02-28T07:56:28.000Z
Le plus grand salon mondial du retail a tenu toutes ses promesses : entre [automatisation](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/23/drive-il-faut-remettre-du-commerce-dans-un-monde-de-logisticiens/) poussée, [intelligence artificielle](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/intelligence-artificielle/) et optimisation du parcours client, le magasin de demain se dessine dès aujourd'hui.
Après avoir parcouru les allées d'[**EuroShop**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/euroshop/), nous avons sélectionné pour vous les solutions qui transforment concrètement le quotidien des points de vente. Dans ce premier épisode, nous levons le voile sur les pépites technologiques qui réconcilient enfin efficacité opérationnelle et confort d'achat.
Des "yeux" intelligents de **Xovis** à la nano-commande robotisée de **Mago**, en passant par les solutions de merchandising d'**ITAB** et d'**HL Display**, voici comment les leaders du secteur répondent aux nouveaux défis du retail :
- **L'analyse de flux 3D :** Avec **Xovis**, transformez vos données de passage en décisions stratégiques.
- **La nano-commande automatisée :** Quand **Mago** prépare votre panier de 1500 références en quelques secondes.
- **Le facing et la rotation intelligente :** Découvrez comment **HL Display** et **EasyFill (ITAB)** automatisent le remplissage pour des rayons toujours impeccables.
- **L'inventaire éclair :** Comment la RFID d'**Avery Dennison** révolutionne la traçabilité et l'opérationnel en magasin.
Suivez-nous dans ce deuxième épisode pour découvrir ces pépites en action.
### L’inventaire éclair, c’est pour demain ? ⚡
Fini le comptage interminable article par article ! **Avery Dennison** fait sensation à **EuroShop** avec sa technologie **RFID** appliquée à l’alimentaire.
Le principe ? Une puce intelligente qui révolutionne l’opérationnel : un inventaire complet réalisé en quelques secondes et une traçabilité totale en un scan. Déjà adoptée par de grandes enseignes sur le salon, cette solution pourrait bien débarquer dans vos magasins en France plus vite que vous ne l'imaginez. **L'efficacité à l'état pur !**
[](https://www.linkedin.com/posts/jonathanleborgne%5Fimaginez-un-monde-o%C3%B9-on-r%C3%A9aliserait-un-inventaire-activity-7433179127123324928-W14Z?utm%5Fsource=share&utm%5Fmedium=member%5Fdesktop&rcm=ACoAAARsXtEBBCRTVkRThpb-Lqn0zA9YJlzilFY)
[VOIR LA VIDÉO](https://www.linkedin.com/posts/jonathanleborgne%5Fimaginez-un-monde-o%C3%B9-on-r%C3%A9aliserait-un-inventaire-activity-7433179127123324928-W14Z?utm%5Fsource=share&utm%5Fmedium=member%5Fdesktop&rcm=ACoAAARsXtEBBCRTVkRThpb-Lqn0zA9YJlzilFY)
## Le jus d’orange a trouvé son rival
On connaît tous la machine à jus d’orange... mais avez-vous déjà vu celle qui presse vos carottes en direct ? Une première mondiale qui cartonne déjà dans 12 pays et qui s'apprête à faire craquer les rayons frais français. Résultat : un jus ultra-frais, une expérience client inédite et un vrai coup de boost pour le healthy. On a testé, et c’est une réussite totale !

[VOIR LA VIDÉO](https://www.linkedin.com/posts/jonathanleborgne%5Fon-connait-tous-les-machines-%C3%A0-jus-dorange-activity-7433066578730008576-luuT?utm%5Fsource=share&utm%5Fmedium=member%5Fdesktop&rcm=ACoAAARsXtEBBCRTVkRThpb-Lqn0zA9YJlzilFY)
## Le linéaire intelligent qui travaille pour vous
Le facing et la rotation, c’est bien. L’automatisation complète, c’est mieux ! Démonstration bluffante chez **ITAB Group** avec Florent BIDET et les équipes de **Retailix Partners** (Frédéric, Manon, Franck et Andrea).
La solution **EasyFill** ne se contente pas d'assurer un "First-In, First-Out" (FIFO) parfait par gravité : elle intègre désormais des capteurs intelligents pour une efficacité opérationnelle décuplée. 🤖
L'objectif ? Identifier les catégories les plus pertinentes et garantir un rayon toujours plein, sans effort. Une vraie révolution pour le confort des équipes et la satisfaction client. **Le merchandising de demain est déjà là.**
[](https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7433179125923725312)
[VOIR LA VIDÉO](https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7433179125923725312)
## Les futurs « yeux » de votre magasin sont là
C’est l’une des pépites incontournables d’**EuroShop** : la solution **Xovis**, présentée ici par Frederic Juvin de chez **Retailix Partners**.
Oubliez le simple comptage, on parle ici de vision stéréoscopique 3D de haute précision ! Ces capteurs intelligents analysent les flux de clients en temps réel pour transformer chaque donnée complexe en décision stratégique. L’objectif ? Des espaces commerciaux plus fluides, plus sûrs et, surtout, beaucoup plus rentables. **L'intelligence artificielle au service de l'expérience client.**

## La nano-commande de demain
Imaginez un mini-entrepôt 100% automatisé capable de préparer votre panier en un temps record. C’est le pari fou de **Mago**.
Le concept ? Un robot ultra-agile qui pioche parmi 1500 références pour préparer votre commande en seulement quelques secondes. Une solution taillée pour le **Quick Commerce** et les défis du dernier kilomètre, qui transforme la logistique urbaine en un jeu d'enfant. Efficace, compact et terriblement futuriste.
[](https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7433209307237687296)
[VOIR LA VIDÉO](https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7433209307237687296)
## Un robot qui fabrique des sandwichs de manière totalement autonome
> [ Voir cette publication sur Instagram ](https://www.instagram.com/reel/DVRX40plRp2/?utm%5Fsource=ig%5Fembed&utm%5Fcampaign=loading)
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> [Une publication partagée par Je Bosse en Grande Distribution (@jebosseengrandedistribution)](https://www.instagram.com/reel/DVRX40plRp2/?utm%5Fsource=ig%5Fembed&utm%5Fcampaign=loading)
Proposé par retailix PARTNERS
[](https://jebosseengrandedistribution.short.gy/Retailix)
****Retailix Partners | Accélérateur de croissance Retail. 25 ans d'expertise pour transformer vos ambitions en résultats.**
Chez Retailix, nous accompagnons les distributeurs et dirigeants dans leurs projets les plus ambitieux avec une mission centrale : ****allier préférence clients, performance économique et engagement durable**
Notre expertise s'articule autour de 6 piliers clés :
- ****Stratégie opérationnelle :** Diagnostic et concepts de vente de A à Z.
- ****Accompagnement Marchandises :** Optimisation précise de votre offre.
- ****Retail Éco-responsable :** Performance durable et objectif zéro gaspillage.
- ****Digital & Innovation :** Pilotage digital et outils innovants pour votre offre.
- ****Engagement RSE :** Création de parcours magasins durables et responsables.
- ****Vision Terrain :** Un réseau de partenaires qualifiés au service de votre exécution.
****Le trait d'union entre vos enjeux d'aujourd'hui et vos succès de demain.**
[EN SAVOIR PLUS ](https://jebosseengrandedistribution.short.gy/Retailix)
### Entre premières fraises françaises et transition de saison, le mois de mars se joue à la précision en rayon
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/27/entre-premieres-fraises-francaises-et-transition-de-saison-le-mois-de-mars-se-joue-a-la-precision-en-rayon/
Last updated: 2026-02-27T16:00:06.000Z
Avec l'arrivée des premières fraises françaises, mars marque un tournant stratégique [au rayon fruits et légumes](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/fruits-et-legumes/). Fin progressive de l'hiver, attentes renouvelées des consommateurs, météo encore instable : tout l'enjeu consiste à accompagner la transition sans brûler les étapes. Les conseils de Stéphane Paul et Chloé Roberge, experts et formateurs fruits et légumes.
« Mars, c'est un mois charnière », résume Stéphane Paul. « Le client a envie de printemps, mais la saison n'est pas encore totalement installée. Il faut créer l'envie sans survendre, rassurer sans banaliser », ajoute Chloé Roberge. Une période qui demande plus que jamais de la justesse dans les choix d'assortiment et de mise en avant. Se tromper sur le tempo, c'est prendre le risque de décevoir un client qui attendait la saison depuis des semaines — ou à l'inverse, de laisser passer une opportunité de CA en hésitant trop longtemps à faire entrer les premières références de printemps.
## **La fraise, signal fort du printemps… à manier avec méthode**
Dès le mois de mars, les premières fraises françaises font leur apparition, souvent très attendues par les consommateurs. Gariguette en tête, elles incarnent le renouveau du rayon. Mais pour Stéphane Paul, la clé reste la pédagogie. « La fraise de mars n'est pas encore celle de mai. Elle est plus fragile, plus sensible aux conditions de transport et de température. Il faut l'expliquer au client et surtout la respecter en rayon. »
La réussite passe par des volumes maîtrisés et une rotation irréprochable. **Mieux vaut une mise en avant sobre mais qualitative qu'un étal trop chargé qui finit par se dégrader en cours de journée.** « Une belle fraise, bien présentée, bien conservée, se vend toute seule. À l'inverse, une fraise abîmée peut freiner l'achat sur toute la catégorie », prévient Stéphane Paul. Le message est clair : **la première impression de la saison conditionne souvent la fidélité du client sur les semaines suivantes.** Un rayon fraise réussi en mars, c'est un client qui revient en avril et en mai.
La gestion de la température est également un point de vigilance souvent sous-estimé. « Une fraise qui a souffert du froid ou qui a été exposée trop longtemps hors du froid perd rapidement en qualité visuelle et gustative », rappelle Chloé Roberge. **« C'est une vigilance quotidienne, pas une vérification ponctuelle. »**
## **Miser sur la fraîcheur visuelle et la lisibilité de l'offre**
En mars, le rayon doit raconter une histoire claire : celle du passage progressif vers le printemps. Les fraises trouvent naturellement leur place en tête de gondole ou en zone chaude, mais sans écraser le reste de l'offre. « La mise en avant doit rester lisible », insistent les deux experts. **« Une fraise, ça se valorise avec de l'espace, de la hauteur modérée, et surtout une information claire : origine, variété, usage. »** L'ajout de recettes simples ou d'idées de consommation — dessert rapide, salade de fruits, association avec un fromage frais — permet d'accompagner l'acte d'achat et de donner au client une raison supplémentaire de mettre le produit dans son panier.
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### EuroShop : Les innovations qu'il ne fallait pas manquer (Épisode 1)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/27/euroshop-les-innovations-quil-ne-fallait-pas-manquer-episode-1/
Last updated: 2026-02-27T07:37:02.000Z
Le [plus grand salon mondial du retail](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/09/euroshop-2025-les-secrets-du-plus-grand-salon-mondial-du-retail-physique/) a tenu toutes ses promesses : entre automatisation poussée, intelligence artificielle et optimisation du parcours client, le magasin de demain se dessine dès aujourd'hui.
Après avoir parcouru les allées d'**EuroShop**, nous avons sélectionné pour vous les solutions qui transforment concrètement le quotidien des points de vente. Dans ce premier épisode, nous levons le voile sur les pépites technologiques qui réconcilient enfin efficacité opérationnelle et confort d'achat.
De l’auto-facing intelligent de **HL Display France** aux cadres adaptables pour étiquettes électroniques d’**HITAG**, en passant par les systèmes de pesée prédictive de [**Bizerba**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/27/avec-bizerba-lia-et-la-pesee-haute-precision-pour-en-finir-avec-les-controles-manuels-au-self-scanning/), voici comment les leaders du secteur répondent aux nouveaux défis du retail :
- **L'automatisation du facing :** Pour des rayons impeccables sans intervention humaine.
- **La révolution du remplissage :** Avec l'étagère rotative à 180° pour une rotation de stock parfaite.
- **Le self-scanning sécurisé :** Quand l'IA et la pesée haute précision éliminent l'attente en caisse.
- **La clarté du balisage :** L'expertise terrain au service de la lisibilité linéaire.
**Suivez-nous dans ce premier épisode.**
## Le Multico Core d'Hl Dislay
**Le facing impeccable sans lever le petit doigt ?** C’est le défi relevé par **Multivo Core**, la solution innovante de **HL Display France** présentée à **EuroShop**. Fruit d'une collaboration avec Mathilde, ce système s'installe en un clin d'œil pour garantir un merchandising parfait tout au long de la journée. 🚀
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## POS TUNING France mise sur l’agilité avec le Super Vario
Sur le stand de **POS TUNING France**, Andreas Lüer a dévoilé le **Super Vario**, une réponse pragmatique aux nouveaux défis opérationnels des points de vente. Cette solution allie une mise en rayon simplifiée à un maintien du facing rigoureux, garantissant une attractivité permanente des produits sans complexité technique. 🤝
[](https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7432695992895889410)
[VOIR LA VIDÉO](https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7432695992895889410)
## **Signalétique magasin : HITAG optimise la visibilité des rayons avec ses cadres adaptables**
Sur le salon, Thierry Guenard a présenté les solutions de balisage dynamique signées **HITAG**, conçues pour s'intégrer parfaitement aux étiquettes électroniques. Déjà plébiscités par l'enseigne **Système U**, ces cadres facilitent le parcours client et sont actuellement en cours de déploiement chez **Leclerc** et **Intermarché**, confirmant leur statut de standard pour un merchandising efficace. 🤝
[](https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7432333663020691457)
[VOIR LA VIDÉO](https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7432333663020691457)
## **Expérience client : L'automatisation du facing, nouveau standard de performance à EuroShop**
Au cœur des tendances observées à **EuroShop**, l’auto-facing s’affirme comme un levier majeur pour concilier attractivité des rayons et productivité des équipes. **HL Display France** décrypte cet enjeu en présentant ses dernières avancées technologiques, conçues pour garantir une présentation produit irréprochable et libérer du temps opérationnel en magasin.
[](https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7432106875946426368)
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## L’étagère rotative, l'attraction d'EuroShop pour optimiser le remplissage
Véritable innovation dans l’aménagement des points de vente, l’étagère rotative à 180° s’impose comme l’une des solutions phares présentées à **EuroShop**. Accompagnée par l'expertise de Mathilde chez **HL Display France**, cette technologie permet un réassort par l'arrière, garantissant une rotation parfaite des stocks (**FIFO**) et une réduction drastique du temps de remplissage, tout en maintenant un facing irréprochable en façade. 🤝
[](https://www.linkedin.com/posts/jonathanleborgne%5Fcest-une-des-attractions-%C3%A0-euroshop-les-activity-7432824271967600640-1a08?utm%5Fsource=share&utm%5Fmedium=member%5Fdesktop&rcm=ACoAAARsXtEBBCRTVkRThpb-Lqn0zA9YJlzilFY)
[VOIR LA VIDÉO](https://www.linkedin.com/posts/jonathanleborgne%5Fcest-une-des-attractions-%C3%A0-euroshop-les-activity-7432824271967600640-1a08?utm%5Fsource=share&utm%5Fmedium=member%5Fdesktop&rcm=ACoAAARsXtEBBCRTVkRThpb-Lqn0zA9YJlzilFY)
## **L’expertise terrain d'Hitag au service de la lisibilité des rayons**
Expert reconnu du merchandising, Thierry Guenard apporte son regard de spécialiste sur l’un des enjeux clés d’**EuroShop** : l’optimisation des accessoires pour étiquettes électroniques. En immersion avec **HITAG**, il dresse un panorama des solutions de balisage innovantes conçues pour structurer l’offre et garantir une expérience client fluide grâce à une parfaite lisibilité linéaire. 🤝
[](https://www.linkedin.com/posts/jonathanleborgne%5Fle-merchandising-cest-son-m%C3%A9tier-thierry-activity-7432771512098533376-02q0?utm%5Fsource=share&utm%5Fmedium=member%5Fdesktop&rcm=ACoAAARsXtEBBCRTVkRThpb-Lqn0zA9YJlzilFY)
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### **Encaissement autonome : Bizerba mise sur l'IA et la pesée haute précision pour éradiquer l'attente**
À l'heure où le self-scanning généralisé se heurte encore au goulot d'étranglement des contrôles manuels, **Cécile Soulier-Imbault** a présenté à EuroShop une solution de rupture signée **Bizerba**. L'enjeu est de taille : automatiser à 100% la vérification des paniers grâce à une balance haute précision couplée à une intelligence artificielle.
[](https://www.linkedin.com/posts/jonathanleborgne%5Fdemain-100-des-caddies-r%C3%A9alis%C3%A9s-en-self-scanning-activity-7432333704347348992-ccmh?utm%5Fsource=share&utm%5Fmedium=member%5Fdesktop&rcm=ACoAAARsXtEBBCRTVkRThpb-Lqn0zA9YJlzilFY)
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Proposé par retailix PARTNERS
[](https://jebosseengrandedistribution.short.gy/Retailix)
****Retailix Partners | Accélérateur de croissance Retail. 25 ans d'expertise pour transformer vos ambitions en résultats.**
Chez Retailix, nous accompagnons les distributeurs et dirigeants dans leurs projets les plus ambitieux avec une mission centrale : ****allier préférence clients, performance économique et engagement durable**
Notre expertise s'articule autour de 6 piliers clés :
- ****Stratégie opérationnelle :** Diagnostic et concepts de vente de A à Z.
- ****Accompagnement Marchandises :** Optimisation précise de votre offre.
- ****Retail Éco-responsable :** Performance durable et objectif zéro gaspillage.
- ****Digital & Innovation :** Pilotage digital et outils innovants pour votre offre.
- ****Engagement RSE :** Création de parcours magasins durables et responsables.
- ****Vision Terrain :** Un réseau de partenaires qualifiés au service de votre exécution.
****Le trait d'union entre vos enjeux d'aujourd'hui et vos succès de demain.**
[EN SAVOIR PLUS ](https://jebosseengrandedistribution.short.gy/Retailix)
### Avec Bizerba, l'IA et la pesée haute précision pour en finir avec les contrôles manuels au self-scanning
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/27/avec-bizerba-lia-et-la-pesee-haute-precision-pour-en-finir-avec-les-controles-manuels-au-self-scanning/
Last updated: 2026-02-27T07:28:04.000Z
À [**EuroShop**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/09/euroshop-2025-les-secrets-du-plus-grand-salon-mondial-du-retail-physique/), Bizerba a dévoilé une solution de rupture pour réconcilier fluidité client et sécurité des stocks. Cécile Soulier-Imbault nous présente une technologie capable de contrôler 100% des caddies de manière automatisée.
Le constat est partagé par tous les acteurs de la grande distribution : **le self-scanning, promesse d'un gain de temps précieux, se heurte trop souvent au "goulot d'étranglement" du contrôle aléatoire**. Pour le client, l'attente d'une intervention humaine en zone de paiement annule le bénéfice de l'autonomie. Pour le magasin, l'enjeu est encore plus critique : comment prévenir la démarque inconnue sans dégrader l'expérience d'achat ?
> [ Voir cette publication sur Instagram ](https://www.instagram.com/reel/DVLEQKoAs1Q/?utm%5Fsource=ig%5Fembed&utm%5Fcampaign=loading)
>
> [Une publication partagée par Je Bosse en Grande Distribution (@jebosseengrandedistribution)](https://www.instagram.com/reel/DVLEQKoAs1Q/?utm%5Fsource=ig%5Fembed&utm%5Fcampaign=loading)
### La fin du dilemme entre autonomie et démarque
C'est sur ce point de friction que **Bizerba** intervient avec une innovation majeure. Présentée par **Cécile Soulier-Imbault**, cette balance haute précision de nouvelle génération s'intègre directement au parcours de sortie. Son principe ? Transformer la vérification, autrefois perçue comme une contrainte, en une étape invisible et instantanée.
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### Drive : « Il faut remettre du commerce dans un monde de logisticiens »
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/23/drive-il-faut-remettre-du-commerce-dans-un-monde-de-logisticiens/
Last updated: 2026-02-23T08:00:33.000Z
Arnaud a consacré une grande partie de sa carrière au **Drive**. Entre analyse stratégique au siège et expérience terrain au cœur des flux logistiques, il porte sur ce modèle un regard rare : à la fois technique et commercial, lucide et prospectif. Dans cet échange sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), il revient sur [20 ans de domination Leclerc](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/09/02/comment-e-leclerc-a-terrasser-ses-concurrents-sur-le-drive/), sur les limites du tout-automatisé, et sur l'immense potentiel encore inexploité du Drive comme levier commercial de proximité.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Un modèle qui a explosé, mais qui reste incompris
« Le Drive a pris beaucoup de place dans mon existence ces dernières années. C'est un modèle qui me passionne profondément », confie Arnaud d'emblée. Une passion nourrie par une double expérience : d'abord au siège, où il a pensé le Drive de manière théorique, puis sur le terrain, « en découvrant le cœur du réacteur logistique ». **Cette immersion lui a permis de saisir toute la complexité d'un modèle qui a connu une croissance fulgurante.**
« On est partis des packs d'eau… et aujourd'hui un Drive propose 14 000 références. C'est devenu un nouveau modèle de commerce. » **Un modèle qui n'a plus rien à voir avec le service d'appoint qu'il était à ses débuts.** Aujourd'hui, le Drive est une affaire de volume, de flux, de capacité industrielle. Et dans ce jeu-là, un acteur a pris une longueur d'avance considérable.
> « Les adhérents Leclerc ont profité d'une fenêtre réglementaire pour ouvrir des centaines de Drives, en se disant : on apprendra en marchant. »
Cette stratégie opportuniste a porté ses fruits : « Plus de 45 % de part de marché depuis quinze ans, on est quand même sur une domination conséquente. » **Une domination qui s'explique autant par l'audace que par la capacité à industrialiser rapidement un modèle encore balbutiant.**
Mais aujourd'hui, la donne a changé. « À ce niveau de part de marché, l'enjeu n'est plus de se déployer, mais de passer des caps : 1 000, 1 500, 2 000 commandes par jour. » **Le Drive est entré dans une phase de maturité où la performance opérationnelle prime sur l'expansion géographique.**

## Le Drive n'est pas du e-commerce
Pour Arnaud, une chose est certaine : « Le Drive n'est pas du e-commerce alimentaire. C'est un modèle à part entière, coincé entre le picking magasin et les entrepôts géants type [Amazon](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/05/shein-vinted-amazon-autopsie-du-non-alimentaire-qui-meurt-sous-nos-yeux/). » **Cette distinction est essentielle pour comprendre les défis actuels.** Le Drive n'est ni un magasin, ni un entrepôt. Il doit conjuguer la réactivité du commerce de proximité et l'efficacité de la logistique industrielle.
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### La famille chou : le guide complet pour valoriser votre rayon légumes d'hiver
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/20/la-famille-chou-le-guide-complet-pour-valoriser-votre-rayon-legumes-dhiver/
Last updated: 2026-02-20T12:53:28.000Z
FORMATION & CONSEILS
[](https://tally.so/r/nPxMWB)
Notre expertise en fruits et légumes est dédiée à accompagner les chefs de rayon et responsables de secteur dans leur performance au quotidien.
À travers des formations ciblées, des audits personnalisées et des conseils opérationnels, nous vous aidons à optimiser la gestion et la rentabilité du rayon, renforcer les compétences des équipes, et améliorer la satisfaction client.
[JE DEMANDE UN RDV ](https://tally.so/r/nPxMWB)
**De novembre à mars, la famille chou est dans sa meilleure fenêtre**. Pourtant, en magasin, le constat est souvent le même : un bloc uniforme, un mur de choux, sans message, sans destination. « Un chou ne se vend pas. Un usage se vend », tranche Stéphane Paul, expert et formateur fruits et légumes. Décryptage variété par variété pour transformer votre linéaire en véritable levier de chiffre d'affaires.
## Les choux à inflorescence : jouer sur la pédagogie et le spectacle
**Le chou-fleur blanc, la locomotive du rayon**
C'est le pilier. Présence impérative jusqu'à la fermeture — une rupture en fin de journée casse la confiance du client. Les critères de qualité sont non négociables : pomme dense et ferme, grains serrés et turgescents, blanc homogène, coupe fraîche non oxydée, feuilles vertes et cassantes. « Les feuilles ne sont pas décoratives », rappelle notre expert. « Elles protègent mécaniquement l'inflorescence et limitent la déshydratation. Plus il est feuillu, meilleure est sa tenue. »
Côté entretien, la question du couronnement — ouvrir la collerette pour mettre la pomme en valeur — mérite réflexion. Si cela peut accélérer la vente visuellement, cela réduit la protection, accélère le jaunissement et fragilise la conservation. « On forme les équipes. On ne taille pas à la va-vite », insiste l'expert. Et si la lame marque la pomme, le produit est directement déclassé.
**Les choux-fleurs de couleur, produits d'image et de différenciation**
Orange, violet, vert : ces variétés modernisent le rayon et arrêtent le client. Mais ils s'inscrivent dans une logique 20/80\. « On commande au juste besoin. On accepte qu'il n'y en ait plus le soir. Mieux vaut un produit éclatant le matin qu'un produit fatigué toute la journée », souligne le formateur. Positionnez-les à proximité du chou-fleur blanc pour créer le contraste visuel, jamais isolés en fond de rayon.
**Le brocoli, la surveillance quotidienne**
Présence forte, mais exigence de contrôle. Un brocoli vert franc, aux bouquets bien fermés, est vendeur. Un brocoli jaune est commercialement perdu. « Le jaune, c'est le début de la floraison », explique l'expert fruits et légumes. « Encore consommable techniquement, mais le client ne le prend pas. » La surveillance quotidienne est indispensable.
**Le romanesco, l'aimant discret**
Ce n'est pas un produit obligatoire jusqu'à la fermeture, mais il remplit un rôle précieux s'il est bien positionné. Placez-le entre deux poids lourds — entre chou-fleur et brocoli, par exemple — pour qu'il bénéficie du flux naturel. Une mention simple suffit : « Goût plus fin, idéal rôti au four. » Deux lignes, et le produit se vend.

## Les choux pommés : lever le frein volume
**Le chou blanc, penser la clientèle**
Souvent vendu à la pièce, avec des pièces volumineuses. Étudiants, seniors, foyers solos hésitent devant ces formats. Le demi ou le quart, proprement travaillé et étiqueté dans le respect de la réglementation, change la rotation. « On lève le frein volume, on augmente la fréquence d'achat », résume Stéphane.
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### L'IA, le grand « pari » de Carrefour pour moderniser la grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/19/lia-le-grand-pari-de-carrefour-pour-moderniser-la-grande-distribution/
Last updated: 2026-02-21T07:45:08.000Z
[Il y a dans les plans stratégiques des grandes enseignes un moment particulier ](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/19/carrefour-2030-ce-que-le-plan-ne-dit-pas-vraiment/): celui où le dirigeant sort du registre commercial pour parler technologie. Alexandre Bompard l'a fait avec une franchise inhabituelle lors de la présentation de Carrefour 2030\. « L'**IA** est un des grands paris stratégiques de Carrefour 2030\. J'assume cette idée de pari, car nous ne sommes pas encore capables de quantifier avec exactitude les gains de cette révolution. Mais nous savons qu'ils seront massifs à horizon 2030\. » Le mot « pari » dans la bouche d'un PDG du CAC 40, c'est rare. Et c'est précisément pour ça qu'il mérite qu'on s'y arrête.
Car derrière la prudence du vocabulaire, l'ambition est totale. Alexandre Bompard le formule clairement en ouverture : « La seconde dynamique, c'est l'opportunité de rupture offerte par l'[intelligence artificielle](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/intelligence-artificielle/) et plus largement par la tech et la [data](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/19/pourquoi-les-enseignes-investissent-dans-les-data-centers-et-comment-linfrastructure-devient-le-nouveau-terrain-de-bataille-du-retail/), qui ouvrent une transformation inédite de toute notre chaîne de valeurs. » Ce n'est plus un levier parmi d'autres. C'est une refonte de l'ensemble du modèle.
> « Bienvenue dans l'ère du magasin intelligent \[...\]. Le digital n'est pas une fin en soi. Il doit avant tout servir les équipes des magasins », Alexandre Bompard
## 100 millions par an : l'IA Factory
**Derrière la formule, une réalité budgétaire concrète.** Le PDG est explicite : « Tous ces plans d'action reposent sur un investissement de plus de 100 millions d'euros par an d'ici 2030 et sur une IA Factory associant des équipes internes et des spécialistes IA. » Cette structure hybride a vocation à coordonner la transformation des métiers du groupe, sans opposer compétences internes et expertises extérieures.
La première étape est déjà franchie. **En 2025, Gemini a été déployé auprès de 250 000 salariés.** Ce n'est pas un projet pilote : c'est une acculturation de masse, menée à une échelle que peu d'entreprises européennes ont tentée. Dans les sièges, la transformation est déjà visible : optimisation des flux logistiques, prévision des ventes, sélection des emplacements pour l'expansion, gestion des contrats. Les cas d'usage s'accumulent, métier par métier, avec une logique de déploiement progressif plutôt que de big bang technologique.
> « Bienvenue dans l'ère du magasin intelligent \[...\]. Le digital n'est pas une fin en soi. Il doit avant tout servir les équipes des magasins », Alexandre Bompard
## Bienvenue dans l'ère du magasin intelligent
C'est peut-être l'annonce la plus concrète du volet technologique du plan. **Carrefour devient le premier distributeur en Europe à déployer à grande échelle la plateforme de digitalisation complète de Vusion,** ce que Walmart a fait aux États-Unis, Carrefour entend le faire en Europe. **« Bienvenue dans l'ère du magasin intelligent »**, annonce Bompard, avant de détailler le dispositif : « Carrefour devient le premier distributeur en Europe à déployer un dispositif complet alliant caméra, étiquette électronique, rails connectés, intelligence artificielle pour traiter les nœuds opérationnels de nos magasins. »
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### Carrefour 2030 : ce que le plan ne dit pas vraiment
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/19/carrefour-2030-ce-que-le-plan-ne-dit-pas-vraiment/
Last updated: 2026-02-19T12:29:22.000Z
**Les plans stratégiques des enseignes, c'est un genre à part**. Lumières tamisées, prompteur bien réglé, dirigeant en forme. On retrouve le dirigant qui parle de « rupture » avec la même intonation qu'il parlait de « transformation » il y a trois ans. On soigne la mise en scène autant que le message. On y trouve des ambitions chiffrées, des formules qui claquent et des engagements prononcés avec la conviction de celui qui sait que personne ne viendra vérifier dans cinq ans.
Ce que l'on y trouve rarement, en revanche, c'est ce que les mots révèlent malgré eux. Les fameux non-dits, les aveux glissés entre deux slides, les formules codées qui amène à les déchiffrer. **Le plan Carrefour 2030 n'échappe pas à l'exercice**. Mais il y a, çà et là, des failles dans le vernis. Et c'est souvent là que ça devient intéressant. Voici une lecture entre les lignes de 35 minutes d'intervention.
## Un repositionnement prix assumé
Il y a dans ce plan une phrase qui détonne, prononcée par Alexandre Bompard devant ses actionnaires et partenaires : « En France, admettons-le, historiquement, [Carrefour](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/carrefour/) n'a pas toujours été constant dans sa politique de prix. C'est désormais le passé. » Pour un groupe de cette taille, reconnaître publiquement une fragilité historique est un choix peu ordinaire. C'est aussi, à sa façon, un signal fort envoyé à l'ensemble de l'écosystème.
L'engagement qui suit donne de la substance à cette déclaration. Le PDG précise : « Nous rendrons compte de l'amélioration de notre compétitivité en nous appuyant sur un indice de Nielsen qui capture la réalité du ticket de caisse et qui prend en compte les prix, les remises et les promotions. » En s'appuyant sur un indicateur externe et indépendant, Carrefour se donne les moyens de rendre cet engagement vérifiable dans le temps. C'est une façon de transformer une promesse en obligation mesurable, bien que faire à un confiance à un tiers externe crée une dépendance difficile à assumer dans le temps.
## Un recentrage géographique assumé
**Le plan dessine également une géographie prioritaire très claire**. Alexandre Bompard l'énonce sans détour : « Carrefour 2030 se concentre sur trois pays-cœurs qui représentent 85% du chiffre d'affaires et 99% du résultat opérationnel du groupe, la France, l'Espagne et le Brésil. Ce sont des marchés où le groupe possède une position de leader et un fort potentiel de création de valeurs. »
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### Tout savoir sur l'orange : le guide complet pour valoriser votre rayon agrumes
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/17/tout-savoir-sur-lorange-le-guide-complet-pour-valoriser-votre-rayon-agrumes/
Last updated: 2026-02-17T06:00:12.000Z
Entre oranges à jus, variétés à croquer et sanguines spectaculaires, **le rayon agrumes cache une diversité que vos clients ne soupçonnent pas toujours**. Stéphane Paul, expert et formateur fruits et légumes, décrypte les clés pour transformer un linéaire banal en véritable outil de vente.
Devant votre étal d'oranges, le constat est souvent le même : **le client hésite, prend une Navel par réflexe, zappe les sanguines**. « La plupart des consommateurs ne connaissent que deux catégories : les oranges à jus et les oranges à croquer », observe Stéphane Paul. « Votre rôle, c'est de créer l'envie et de faciliter le choix. Chaque variété a ses particularités, son usage optimal, sa période idéale. Bien les positionner et les valoriser, c'est ce qui fait la différence sur le CA. »

## Les oranges à jus : segmenter pour mieux vendre
**La Maltaise, argument fraîcheur du matin**
Janvier à mars, c'est sa fenêtre. « Le jus du matin par excellence, douceur garantie », résume Stéphane Paul. Originaire de Tunisie, très juteuse, peau fine, arôme intense. Votre pitch en rayon : c'est la référence pour le petit-déjeuner, peu acide, équilibre sucré-fruité. « Argumentez sur la douceur, ça rassure les clients qui trouvent les jus d'orange trop acides », conseille l'expert.
**La Salustiana, rendement record**
Décembre à mars. Sans pépins, très riche en jus, peau fine. « Maximum de jus, minimum d'acidité », martèle le formateur. L'argument qui fait mouche : « Rendement jus exceptionnel, parfaite pour les familles. » C'est une variété qui se vend toute seule si vous la positionnez bien avec un message clair sur le côté pratique et économique.
**La Valencia Late, prolongation stratégique**
Mars à juin. « L'orange à jus de référence, disponible au printemps quand les autres sont finies », explique Stéphane Paul. Maturation tardive, très juteuse, équilibrée. « C'est votre joker pour tenir le rayon jus quand les autres variétés disparaissent. Ne la négligez pas en TG », insiste-t-il.
## Les oranges de table : miser sur la praticité
**La Navel, colonne vertébrale du rayon**
Novembre à février. Nombril visible, sans pépins, facile à éplucher. « L'orange à croquer par excellence », rappelle Stéphane Paul. Votre argumentaire : « Reconnaissable au nombril, se pèle facilement, zéro pépin. » C'est elle qui rassure, qui fait le volume. « Positionnez-la en masse, c'est votre locomotive », précise l'expert.
**La Washington Navel, argument calibre**
Novembre à février. Gros calibre, nombril prononcé, chair ferme. « La référence américaine, gros fruits pour toute la famille », indique le formateur. À valoriser en format familial, avec un message sur la générosité du fruit. « Elle justifie un prix légèrement supérieur si vous argumentez le calibre », note-t-il.
**La Navel Late, relais de saison**
Mars à mai. « Même qualité que la Navel classique, disponible plus tard. » L'intérêt ? Prolonger votre offre Navel jusqu'au printemps sans rupture visible. Légèrement plus acidulée mais mêmes atouts : sans pépins, facile à peler, juteuse.
## Les sanguines : créer l'événement en rayon
**La Moro, le spectacle qui vend**
Janvier à mars. Chair rouge intense, acidulée, notes fruits rouges. « Coupe-la, tu verras le spectacle ! », lance Stéphane Paul. Et c'est là toute la stratégie : « Coupez un fruit en rayon pour montrer la couleur. C'est ce qui transforme un passant en acheteur. » La couleur varie selon le froid, mais c'est justement ce côté naturel qui intrigue. « Ne laissez jamais la Moro en fond de linéaire, elle mérite une vraie mise en scène », insiste l'expert.
**La Tarocco, sanguine pour tous**
Janvier à mars. Sanguine claire, très juteuse, parfumée. « Goût parfumé, idéale si vous n'aimez pas l'acidité », conseille le formateur. Votre argument commercial : « Sanguine douce, zéro acidité. » Elle élargit la cible des sanguines au-delà des amateurs d'acidulé. Polyvalente, elle fonctionne en dessert comme en jus.
**La Sanguinelli, l'accessible**
Février à avril. Peau rougeâtre, chair douce, origine Espagne. « Sanguine accessible, moins intense que la Moro », précise Stéphane Paul. À positionner comme une porte d'entrée vers les sanguines pour les clients hésitants. « Elle a une acidité très légère, c'est un bon compromis entre originalité et douceur. »
## Les variétés spéciales : différenciation et valeur ajoutée
**L'orange Chocolat, l'attraction visuelle**
Peau brun-orangé, type Cara Cara, chair rosée. « L'intrigante du rayon », comme la surnomme Stéphane Paul. « Coupez pour montrer la chair rosée, ça attire l'œil. » Saveur unique, fruitée, légère acidité. « C'est le produit d'appel pour créer de la curiosité et faire monter le panier moyen », note l'expert.
**Les oranges à feuilles, l'atout fraîcheur**
Version corse ou portugaise, le principe est le même : la feuille rassure. « Les feuilles prouvent qu'elle vient d'être cueillie », souligne le formateur. La corse joue la carte du circuit court et du parfum, la portugaise mise sur l'aspect marché traditionnel. « Proposez-la en panier familial, avec un visuel authentique. Ça justifie un prix supérieur », conseille-t-il.
**L'orange amère (Bigarade), vigilance absolue**
Hiver. Non comestible crue, écorce très aromatique. « Jamais à croquer, toujours en cuisine ! », alerte Stéphane Paul. Usage strict : marmelades, confitures, pâtisserie. « Attention, il faut TOUJOURS préciser "pour marmelades et recettes uniquement" sur l'affichette. Sinon vous risquez un retour client très désagréable », prévient-il.
## Critères qualité : les points de contrôle non négociables
**Quelle que soit la variété, les standards ne changent pas**. « La peau doit être lisse, brillante et homogène, sans blessures ni traces de frottements », rappelle Stéphane Paul. C'est ce qui donne envie au client de prendre le fruit en main.
**Le poids est également un indicateur fiable** : une orange lourde pour sa taille sera plus juteuse. « Formez vos équipes à repérer ces signes lors du remplissage. Une orange flétrie ou marquée casse la confiance », insiste l'expert.
**Pour les variétés à feuilles, vérifiez systématiquement que celles-ci soient bien vertes et fraîches**. « C'est le premier signe de qualité que le client regarde. Si les feuilles sont jaunes ou sèches, vous perdez tout le bénéfice du produit. »
## Stratégie merchandising : ne pas tout mélanger
« Segmentez vos oranges par usage, pas seulement par variété », conseille Stéphane Paul. « Créez un espace "oranges à jus", un espace "oranges à croquer", et mettez les sanguines en mise en avant spectacle. » L'objectif : simplifier le parcours client et éviter l'effet "mur orange" indifférencié.
**Février marque le pic de la saison**. « Entre les dernières Navel, les sanguines à leur apogée et l'arrivée progressive des variétés tardives, c'est LE moment pour faire du CA sur les agrumes », résume le formateur. « Mais ça demande de la pédagogie en rayon. Affichettes claires, produits coupés pour montrer l'intérieur des sanguines, mise en scène des variétés à feuilles... Chaque orange a son moment, son usage, son public. À vous de créer les bons déclencheurs d'achat. »
### Fabrice Moncaut : « Le local est un eldorado caché » à l’heure de l’IA et de la fin du tout-digital
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/16/fabrice-moncaut-le-local-est-un-eldorado-cache-a-lheure-de-lia-et-de-la-fin-du-tout-digital/
Last updated: 2026-02-16T13:09:56.000Z
Pendant des années, la grande distribution a cru que le digital allait résoudre ses problèmes structurels. Plus de données, plus d'outils, plus de plateformes. Pourtant, sur le terrain, le sentiment persiste : quelque chose ne fonctionne pas. Pour Fabrice Moncaut, le diagnostic est clair. « On a complètement marginalisé la [communication locale](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/marketing-digital/) en pensant que le digital allait tout régler. En réalité, on a surtout déporté l'attention et les budgets ailleurs, en oubliant que le magasin reste le premier point de contact avec le client. »
**Ce décalage entre discours stratégique et réalité opérationnelle est au cœur de son analyse.** Ancien professionnel de la distribution, entrepreneur et observateur attentif du retail, [Fabrice Moncaut](https://www.linkedin.com/in/fabricemoncaut/) ne remet pas en cause la technologie en elle-même. À travers ce [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), il interroge plutôt la manière dont elle a été utilisée : comme une surcouche, rarement comme un levier de transformation profonde.
## **Ajouter de la technologie sans repenser le magasin**
L'erreur fondatrice, selon lui, est d'avoir digitalisé des process sans jamais repenser le rôle du point de vente. « Ce qu'on a fait pendant des années, c'est ajouter des couches de technologie sans jamais repenser le magasin. On a digitalisé des process, mais on n'a pas repensé le rôle du point de vente, ni celui des équipes. »
**Résultat : le magasin est resté figé, pendant que le digital s'autonomisait ailleurs.** Le point de vente est devenu un exécutant, parfois même un centre de coûts, rarement un acteur stratégique. « Le principal frein aujourd'hui dans la grande distribution, ce n'est ni la technologie ni l'argent. C'est culturel. On a du mal à imaginer que le magasin puisse fonctionner autrement que comme un simple point d'exécution. »
Cette vision centralisée a progressivement éloigné les décisions du terrain. « On a confié le digital à des gens très compétents sur le web, mais souvent déconnectés du terrain. Résultat : on prend des décisions digitales qui ne s'intègrent pas dans la réalité du magasin. »
## **La logique de masse contre la réalité locale**
Autre angle structurant de son propos : **la persistance d'une logique de masse dans un monde devenu profondément local.** « La grande distribution raisonne encore trop en masse, en moyennes nationales, [alors que la consommation est profondément locale](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/24/pres-de-10-de-nos-achats-magasins-sont-realises-en-alliance-locale-zoom-sur-le-leclerc-daurillac-moteur-de-la-vie-locale-2/). Ce qui marche à Lille ne marche pas forcément à Marseille. »
**Cette obsession de la moyenne a un coût : elle efface les singularités, ralentit la réactivité et affaiblit la pertinence commerciale.** La crise sanitaire aurait pu servir d'électrochoc. « Le Covid a montré à quel point le local était vital. Les magasins ont repris la main, ont créé du lien, ont rendu service. Mais une fois la crise passée, on est revenu aux anciens réflexes, sans structurer ce qui avait fonctionné. »
Pour Fabrice Moncaut, le sujet n'est donc pas l'omnicanalité telle qu'elle est souvent présentée. « On parle beaucoup d'omnicanalité, mais moi je crois davantage à l'omni-local. Tant qu'on ne part pas du magasin et de son bassin de vie, l'omnicanalité reste un concept abstrait. »
## **Le vendeur, influenceur local sous-exploité**
Dans cette relecture du commerce, un acteur est systématiquement sous-estimé : le vendeur. « Le vendeur est un influenceur en puissance, mais on ne lui donne ni les outils ni la légitimité pour jouer ce rôle. Pire encore, on lui interdit parfois d'utiliser ce qu'il a déjà dans la poche : son téléphone. »
**Alors que les marques investissent massivement dans des créateurs de contenu externes, le potentiel d'influence locale reste largement inexploité.** « Le commerce, ce n'est pas uniquement une question de flux et de process. C'est une relation humaine, [locale](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/14/la-communication-locale-en-2026-comment-mieux-toucher-sa-clientele/), incarnée. Le digital devrait servir cette relation, pas la remplacer. »
Cette défiance vis-à-vis du terrain s'explique aussi par une peur diffuse de l'autonomie. « Il y a une vraie peur de redonner de l'autonomie au terrain. On préfère contrôler que faire confiance, quitte à perdre en réactivité et en pertinence. »
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### Le Retail sur Facebook : entre émotion animalière et efficacité du discount (classement Janvier)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/15/le-retail-sur-facebook-entre-emotion-animaliere-et-efficacite-du-discount-classement-janvier/
Last updated: 2026-02-15T18:16:47.000Z
Le paysage social media de la grande distribution française en janvier révèle une dualité fascinante entre l’engagement communautaire et la puissance de frappe vidéo. Les derniers classements publiés via l'expertise de [Nonli](https://www.nonli.com/fr) mettent en lumière des stratégies radicalement différentes mais complémentaires.
## **Le règne de l'engagement émotionnel et de l'utile**
En tête du classement de l'engagement (somme des réactions, commentaires et partages), **Maxi Zoo France** survole la concurrence avec 64 920 interactions. Ce succès confirme que le secteur du "Petcare" reste le levier émotionnel le plus puissant pour fédérer une communauté. Juste derrière, les champions du prix bas comme **B&M Stores** (47 858 interactions) et **Action** (36 392) occupent le podium, prouvant que la "bonne affaire" est le second moteur de viralité dans un contexte de tension sur le pouvoir d'achat.
## **La vidéo : Le terrain de chasse des distributeurs alimentaires**
Si l'on change de prisme pour observer les vues de vidéos, la hiérarchie bascule au profit des enseignes alimentaires. **Intermarché** domine largement ce segment avec plus de 9,8 millions de vues, suivi par **Netto** (7,7 millions) surfent encore sur le loup. Ici, la force réside dans le storytelling et la mise en avant des produits. **Grand Frais**, avec 3,8 millions de vues, illustre parfaitement comment la qualité visuelle des produits frais peut captiver l'audience.
**Les nouveaux entrants bousculent les codes** Fait marquant : des acteurs comme **Temu France** (2,1M de vues) et **Primark** (1,2M de vues) parviennent à se hisser dans le Top 10 de la visibilité vidéo, devançant des géants historiques comme **Carrefour**.
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### CDI, ancienneté, âge moyen… Les chiffres qui contredisent tous les clichés sur l'emploi dans la grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/12/cdi-anciennete-age-moyen-les-chiffres-qui-contredisent-tous-les-cliches-sur-lemploi-dans-la-grande-distribution/
Last updated: 2026-02-12T08:07:58.000Z
Emplois précaires, [turn-over permanent](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/08/04/les-vrais-raisons-du-turnover-en-grande-distribution/), interim.. : le commerce alimentaire traîne une réputation tenace. Celle d'un secteur de passage, où l'on ne fait que transiter en attendant mieux. Pourtant, les chiffres racontent une histoire radicalement différente. 90% de CDI, 11,8 ans d'ancienneté moyenne, 38,4 ans d'âge moyen : bienvenue dans l**a réalité méconnue de l'emploi dans la grande distribution alimentaire**.
## Le grand écart entre perception et réalité
Demandez autour de vous ce que les gens pensent du travail dans la grande distribution. Vous entendrez probablement parler de contrats courts, de temps partiels subis, de jeunes qui enchaînent les CDD en espérant décrocher quelque chose de « sérieux » ailleurs. L'image est ancrée : **la grande surface, c'est le job alimentaire par excellence**, au sens littéral du terme. Pas une carrière, juste une étape.
Les données d'une récente étude viennent percuter de plein fouet cette représentation. **Dans le commerce alimentaire généraliste, 90% des salariés sont en CDI**. Neuf sur dix. Ce n'est pas un secteur de passage : c'est un secteur où l'on reste.
L'ancienneté moyenne le confirme : 11,8 ans. Presque douze années passées dans la même entreprise, dans le même secteur. Un chiffre légèrement supérieur à la moyenne nationale de 11 ans. Là où le discours ambiant célèbre l'agilité professionnelle, le changement fréquent d'employeur comme signe de dynamisme, le commerce alimentaire cultive la stabilité.
## 90% de CDI : un modèle d'un autre temps ?
Dans une économie où la norme semble devenir la flexibilité maximale, l'uberisation des rapports de travail, les contrats courts et les statuts précaires, le commerce alimentaire fait figure d'exception. 90% de CDI, c'est un taux que peu de secteurs peuvent revendiquer.
Ce n'est pas de l'angélisme. Le CDI n'est pas une garantie de paradis professionnel. Mais c'est la base : la sécurité de l'emploi, la possibilité de se projeter, d'emprunter pour acheter un logement, de construire quelque chose sur la durée. Des choses devenues presque banales à force d'en parler, mais qui restent le socle d'une vie stable.
Ce taux massif de CDI s'explique par la nature même du métier. Un supermarché, ça ne fonctionne pas avec des équipes qui changent tous les trois mois. Il faut connaître les produits, les rayons, les flux, les fournisseurs. Il faut construire une équipe, instaurer des routines, créer de la cohésion. Le turn-over permanent, c'est l'ennemi de la performance dans le commerce alimentaire.
Alors oui, il y a des CDD, des contrats étudiants, des renforts saisonniers. Mais la colonne vertébrale des équipes, celle qui tient les magasins au quotidien, elle est en CDI. Massivement.
## 11,8 ans d'ancienneté : on ne vient pas "juste passer"
Onze ans et dix mois. C'est long. Suffisamment long pour voir plusieurs plans de restructuration, plusieurs changements de direction, plusieurs modes managériales passer. Suffisamment long pour avoir formé des dizaines de nouveaux arrivants, pour avoir changé de poste une ou deux fois, pour avoir tissé de vraies relations professionnelles.
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### Février en rayon : le mois de tous les contrastes
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/11/fevrier-en-rayon-le-mois-de-tous-les-contrastes/
Last updated: 2026-02-11T12:55:54.000Z
Entre montagnes savoyardes et nouvel an chinois, **le mois de février impose aux équipes magasin une gestion fine des temps forts**. Décryptage terrain.
**Février**, c'est simple : **tout le monde n'est pas à la montagne, mais tout le monde veut en avoir le goût**. « Ce sont des fromages qui gagnent à être mis en avant, trop souvent on les laisse en fond de linéaire », rappelle Stéphane Quenioux, expert formateur. Reblochon, Beaufort, Abondance, Tomme de Savoie... Le blason à la croix savoyarde et une belle théâtralisation en tête de gondole peuvent faire basculer les ventes.
## La Savoie s'impose, le Comté structure
**Côté charcuterie, les classiques de saison restent incontournables**. Le petit salé bien positionné avec un renouvellement en début d'après-midi peut représenter jusqu'à 40% du chiffre du rayon. L'opération choucroute tourne autour de 30%. Les plateaux « prêts à cuire » pour deux personnes en frais emballé fonctionnent particulièrement bien sur cette période.
**En fromage, impossible de passer à côté du Comté** : « C'est la colonne vertébrale du rayon, souvent autour de 45% du chiffre », confie Stéphane Quenioux. L'idée, c'est de l'exposer en deux ou trois affinages avec un renouvellement régulier pour éviter la lassitude. Le Mont d'Or, lui, vit ses dernières semaines : « Il peut peser jusqu'à 35% quand il est bien théâtralisé », précise l'expert formateur. Après, ce sera trop tard.
Au point chaud, la règle d'or tient en une phrase : varier [l'assortiment](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/08/17/en-magasin-lheure-est-a-loptimisation-des-assortiments-pour-gagner-en-productivite/) chaque semaine pour fidéliser. « Un client qui voit toujours la même chose finit souvent par aller voir ailleurs », résume Stéphane Quenioux.
## Une mécanique de dates à maîtriser
**Février, c'est aussi une succession de temps forts à ne pas rater.** La Chandeleur (2 février) ouvre le bal côté crêpes salées. Mais c'est surtout la Saint-Valentin (14 février) qui peut surprendre agréablement en magasin : un bouquet de fleurs en fromage, un menu fléché en rayon avec aumônières de Saint-Jacques, grenadins de veau, cœur de Neufchâtel ou cœur croquant chocolat. De quoi sortir des sentiers battus.
Cette année, le calendrier réserve une particularité : le Nouvel An Chinois (17 février au 3 mars) et le début du Ramadan (à partir du 17 février) tombent en même temps. Double opportunité pour les enseignes dont la zone de chalandise s'y prête, à condition d'anticiper.
## Fruits et légumes : le grand écart
En [fruits et légumes](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/09/panier-fraicheur-de-janvier-les-essentiels-f-l-du-mois/), février, c'est le cœur de saison des agrumes et des choux. Les oranges méritent une vraie mise en avant : Maltaise pour les jus du matin, Navel à croquer, sanguines comme la Moro ou la Tarocco pour le côté spectacle. « Coupez-en une en rayon, la couleur fait le reste », suggère Chloé Roberge, experte formatrice. Le kiwi français est à son pic jusqu'à début mars, c'est le moment de valoriser l'origine France.
Côté légumes, les choux occupent le terrain (pommé, fleur, frisé, de Bruxelles, rouge), tout comme le poireau, l'endive et les légumes oubliés qui séduisent de plus en plus. Les mises en avant qui fonctionnent ? « Foire aux agrumes, foire aux choux, des classiques de février », indique Chloé Roberge. L'important, c'est que ça tienne dans la journée. « Pensez rapport temps de montage sur résultat », insiste-t-elle.
**Pour la Saint-Valentin, les fruits rouges ou exotiques fonctionnent bie**n — les premières fraises espagnoles arrivent. Pour le Nouvel An Chinois : litchis, fruits du dragon, agrumes (symboles de prospérité), pomelos. Pour le Ramadan : dattes, figues, fruits secs, menthe fraîche, citrons. Avec, pour ce dernier, des pics de vente en soirée à anticiper dès maintenant.
**Février impose donc aux équipes magasin une gestion serrée du calendrier**. Entre produits de saison et temps forts culturels, c'est l'agilité qui fait la différence.
### EuroShop 2025 : les secrets du plus grand salon mondial du retail physique
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/09/euroshop-2025-les-secrets-du-plus-grand-salon-mondial-du-retail-physique/
Last updated: 2026-02-09T08:00:28.000Z
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**Tous les trois ans, Düsseldorf devient l'épicentre du commerce physique mondial.** **EuroShop** n'est pas un salon comme les autres : avec ses stands gigantesques, ses innovations parfois incomprises et sa capacité à dessiner les tendances du retail pour les années à venir, il s'impose comme un rendez-vous incontournable. Dans un [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), on a réuni trois experts pour décrypter ce qui se joue vraiment dans les allées de ce salon hors normes : Frédéric, Andrea et Manon, tous trois membres du collectif [Retailix Partners](https://retailixpartners.com/).
EuroShop, c'est bien plus qu'un salon. C'est un baromètre absolu du commerce physique et de la consommation, loin de l'image parfois vieillissante de la grande distribution. Une vision commune et partagée par nos trois invités, qui ont tous trois des parcours complémentaires au service d'une même passion : faire avancer le retail.
## Un parc d'attractions grandeur nature
**L'ampleur du salon dépasse tout ce qu'on peut imaginer.** « EuroShop, c'est comme un parc d'attractions du retail. À chaque détour d'allée, on découvre des choses qu'on ne voit nulle part ailleurs », s'enthousiasme Frédéric. La démesure est partout : « Certains stands font plusieurs milliers de mètres carrés. On parle parfois de l'équivalent d'un petit hypermarché pour un seul exposant. »
Cette ampleur impose une approche méthodique. « Venir une seule journée à EuroShop, c'est presque gâcher sa visite. Il faut au moins deux ou trois jours pour vraiment en saisir la richesse », conseille Frédéric. **La périodicité triennale du salon n'est pas anodine non plus.** « EuroShop, tous les trois ans, marque de vrais cycles stratégiques pour les entreprises qui exposent », note Andrea. Cette temporalité permet aux innovations de mûrir entre deux éditions et aux acteurs du secteur de prendre du recul sur leurs investissements.
Au-delà du spectacle, **le salon remplit une fonction essentielle pour l'ensemble du secteur**. Ce salon montre à quel point le commerce physique reste résilient et innovant, malgré tout ce qu'on entend sur l'e-commerce, une résilience qui passe par l'innovation, même si celle-ci n'est pas toujours comprise immédiatement.
« Beaucoup d'innovations paraissent inutiles sur le moment. Mais on comprend souvent leur utilité un, deux ou trois ans plus tard », tempère Frédéric, qui cite l'exemple des étiquettes électroniques : « Les premières étiquettes électroniques que j'ai vues, c'était en 1999 à EuroShop. À l'époque, ce n'étaient même pas les acteurs leaders actuels. » Vingt-cinq ans plus tard, cette technologie est devenue un standard du retail moderne. **Un rappel salutaire que l'innovation se mesure sur le temps long**, pas à l'aune d'un effet d'annonce.
## Les tendances clés qui dessinent le magasin de demain
**L'expérience client s'impose comme le fil rouge d'EuroShop depuis une décennie.** « Depuis une dizaine d'années, le storytelling des enseignes et la scénarisation du point de vente sont devenus centraux », observe Frédéric. L'immersion sensorielle est désormais à portée de main : « Aujourd'hui, on peut créer des expériences en magasin en jouant sur la lumière, l'odeur, les sensations. Tous les ingrédients sont là. »
**Mais l'innovation ne se limite pas à l'expérience client.** Les enjeux énergétiques occupent une place croissante dans les réflexions des retailers. « La réfrigération peut représenter jusqu'à 40 % de la consommation énergétique d'un magasin. C'est un levier énorme d'optimisation », rappelle Manon. Face à la pression sur les marges et aux objectifs de décarbonation, **cette dimension technique devient un enjeu stratégique majeur**.
La technologie doit avant tout servir le quotidien des équipes, un principe que rappelle Andrea : « La technologie n'a de sens que si elle simplifie la vie en magasin, pour les équipes comme pour les clients. » **Loin des gadgets, les innovations présentées à EuroShop doivent répondre à des problématiques concrètes** : gain de temps, réduction de la pénibilité, amélioration de la productivité.
L'évolution des outils d'analyse transforme également la manière de piloter les points de vente. « On passe d'une analyse a posteriori à une compréhension instantanée de ce qui se passe réellement en surface de vente », explique Frédéric. **Un changement de paradigme qui permet d'ajuster les stratégies en temps réel**, d'optimiser les assortiments et de mieux comprendre les parcours clients.
Au final, EuroShop remplit une mission claire : « EuroShop permet de trouver les ingrédients pour construire le magasin de demain, à la fois rentable, expérientiel et adapté aux marges du retail », conclut Frédéric. Un rendez-vous qui, tous les trois ans, rappelle que **le commerce physique n'a pas dit son dernier mot** et continue d'innover pour répondre aux attentes des consommateurs et aux contraintes économiques du secteur. **Une résilience qui se construit stand après stand, innovation après innovation, dans les allées de Düsseldorf.**
### Comment transformer son rayon liquide en 6 mois : le mode d'emploi
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/09/comment-transformer-son-rayon-liquide-en-6-mois-le-mode-demploi/
Last updated: 2026-02-09T08:00:12.000Z
Lundi matin, 9h. Le directeur du magasin vous convoque : "Les ventes du rayon liquides stagnent. On a 10 milliards d'euros de marché, des innovations partout, des consommateurs qui changent... et nous, on a un rayon qui ressemble à un entrepôt. Il faut qu'on bouge. Vous avez 6 mois pour transformer ça. Par où on commence ?"
Voilà le défi auquel sont confrontés de nombreux chefs de rayon aujourd'hui. Après avoir compris les enjeux stratégiques, identifié les consommateurs et et décrypté les innovations, place à l'action. **Comment passer concrètement d'un rayon fonctionnel à un rayon inspirationnel** ? Quels leviers activer en priorité ? Dans quel ordre ? Avec quels résultats attendus ?
Ce dernier article de notre série est votre **feuille de route opérationnelle** : diagnostic, plan d'action, quick wins, investissements structurants, mesure des résultats. Tout pour réussir votre transformation en 6 mois chrono.
## PHASE 0 : L'audit de l'existant (Semaine 1)
Avant de transformer quoi que ce soit, il faut savoir d'où on part. Consacrez une semaine à un **diagnostic sans concession** de votre rayon actuel.
### **Checklist des 10 points à évaluer**
**1\. Performance commerciale**
- CA du rayon sur 12 mois glissants et évolution vs N-1
- CA/m² linéaire vs moyenne enseigne
- Taux de marge brute par catégorie (eaux, softs, innovations)
- Top 20 des références (poids dans le CA) et flop 20 (rotation faible)
**2\. Assortiment**
- Nombre total de références et répartition par catégorie
- Présence/absence des catégories émergentes (NoLo, kombucha, canettes, fonctionnel)
- Ratio marques nationales / MDD / innovations
- Taux de rupture moyen (particulièrement sur les best-sellers)
**3\. Merchandising et implantation**
- Surface et linéaire développé total
- Logique d'organisation actuelle (par type ? par marque ? par prix ?)
- Facing des innovations vs facing des classiques
- Accessibilité (hauteur des produits, circulation)
**4\. Visibilité et attractivité**
- Qualité de la signalétique rayon (headers, panneaux thématiques)
- Présence de PLV, écrans, animations
- Éclairage (puissance, zones sombres ?)
- Propreté et rangement (palettes au sol, produits poussiéreux...)
**5\. Expérience client**
- Temps moyen passé dans le rayon (observation)
- Facilité à trouver un produit spécifique (test chrono : "Trouvez le kombucha")
- Présence d'informations pédagogiques (allégations, bienfaits, origine)
- Possibilité de dégustation ou échantillonnage
**6\. Prix et promotions**
- Positionnement prix vs concurrence locale (benchmark sur 10 produits témoins)
- Fréquence et visibilité des promotions
- Communication sur les "meilleurs prix" ou prix barrés
**7\. RSE et durabilité**
- Présence de packagings alternatifs (verre, canettes, rPET)
- Offre vrac ou consigne (même embryonnaire)
- Communication sur les engagements environnementaux
**8\. Digital et innovation**
- QR codes, écrans, bornes interactives ?
- Présence du rayon sur l'appli/site de l'enseigne
- Drive : assortiment cohérent avec le magasin ?
**9\. Équipe**
- Niveau de connaissance des produits (test : interrogez 3 employés sur le kombucha)
- Capacité à conseiller un client hésitant
- Formation reçue sur les nouveautés dans les 6 derniers mois
**10\. Benchmark concurrence**
- Visite de 3 concurrents locaux : que font-ils mieux/différemment ?
- Identification des best practices transposables
**\[📋 SUGGESTION OUTIL : Grille d'audit Excel téléchargeable avec notation sur 10 pour chaque critère\]**
[Checklist\_Rayon\_Boissons\_Magasin\_2025-10-15Checklist\_Rayon\_Boissons\_Magasin\_2025-10-15.xlsx35 KBdownload-circle](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/content/files/2025/10/Checklist%5FRayon%5FBoissons%5FMagasin%5F2025-10-15.xlsx "Download")

#### La Révolution silencieuse du rayon liquide
Cette longue enquête explore la mutation historique du marché français des boissons, un secteur pesant ****10,44 milliards d'euros** qui traverse sa plus grande transformation depuis cinquante ans. Face à la baisse des volumes au profit de la valeur, les acteurs de la grande distribution doivent délaisser les modèles traditionnels pour s'adapter à une ****multiplication d'innovations** (santé, plaisir, boissons énergisantes) et à de nouveaux comportements de consommation. Véritable guide stratégique, ce document offre aux directeurs de magasins et category managers les clés pour décoder ce chaos apparent, réorganiser des linéaires en perte de vitesse et prendre des décisions agiles dans un environnement où les règles se réinventent tous les six mois.
[DÉCOUVRIR](https://je-bosse-en-grande-distribution.sellfy.store/p/rayon-liquide-comment-ce-geant-de-la-grande-distribution-se-reinvente/)
## PHASE 1 : Les quick wins (Mois 1-2)
Objectif : **générer des résultats rapides** avec peu d'investissement pour créer une dynamique positive et obtenir le soutien de la direction.
### **Quick Win #1 : Le grand ménage de l'assortiment (Semaine 2-3)**
**Action** : Supprimer les 15-20% de références qui ne tournent pas et libérer de l'espace pour les innovations.
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### Kombucha, eaux fonctionnelles, NoLo : quelles innovations cartonnent vraiment ?
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/06/kombucha-eaux-fonctionnelles-nolo-quelles-innovations-cartonnent-vraiment/
Last updated: 2026-02-06T08:00:27.000Z
Chaque semaine, **de nouvelles boissons "révolutionnaires" débarquent dans les bureaux des acheteurs** : eau au collagène pour une peau parfaite, kombucha aux adaptogènes anti-stress, energy drink au CBD, [mocktail](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/12/le-sans-alcool-nest-pas-une-niche-mais-le-rayon-ne-le-sait-pas-encore/) premium en bouteille de champagne... Les promesses sont alléchantes, les packagings séduisants, les pitchs rodés. Mais une fois en rayon, que se passe-t-il vraiment ? Certaines innovations créent l'événement et boostent les ventes. D'autres stagnent à 2-3 facings avant de disparaître six mois plus tard.
En 2024, l**es industriels ont lancé 51 nouveaux produits sur le marché des boissons sans alcool en GMS, soit 11 de plus qu'en 2023**. Cette accélération confirme que l'innovation est redevenue un moteur stratégique après deux années de prudence post-Covid. Mais toutes les [innovations](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/19/les-mutations-de-la-grande-distribution-en-2025-2026/) ne se valent pas. Certaines génèrent de la croissance incrémentale et attirent de nouveaux consommateurs. D'autres ne font que cannibaliser l'existant ou créent un buzz éphémère avant de s'éteindre.
Alors, comment distinguer les pépites des mirages ? **Quelles catégories émergentes méritent vraiment une mise en avant en rayon ?** Et surtout : quels sont les critères qui font qu'une innovation décolle... ou s'écrase ?

#### La Révolution silencieuse du rayon liquide
Cette longue enquête explore la mutation historique du marché français des boissons, un secteur pesant ****10,44 milliards d'euros** qui traverse sa plus grande transformation depuis cinquante ans. Face à la baisse des volumes au profit de la valeur, les acteurs de la grande distribution doivent délaisser les modèles traditionnels pour s'adapter à une ****multiplication d'innovations** (santé, plaisir, boissons énergisantes) et à de nouveaux comportements de consommation. Véritable guide stratégique, ce document offre aux directeurs de magasins et category managers les clés pour décoder ce chaos apparent, réorganiser des linéaires en perte de vitesse et prendre des décisions agiles dans un environnement où les règles se réinventent tous les six mois.
[DÉCOUVRIR](https://je-bosse-en-grande-distribution.sellfy.store/p/rayon-liquide-comment-ce-geant-de-la-grande-distribution-se-reinvente/)
## Le grand retour de l'innovation après deux années de pause
Contexte : entre 2020 et 2022, **l'innovation en boissons a ralenti**. Crise sanitaire, ruptures d'approvisionnement, inflation galopante... Les industriels ont joué la carte de la sécurité en misant sur leurs best-sellers. Résultat : des rayons figés, peu de renouvellement, une certaine lassitude côté consommateurs.
**Le rebond de 2024 est net** : 51 lancements vs 40 en 2023, soit +27%. Mais attention, ce rebond s'accompagne d'une adaptation au contexte économique. Les nouveaux produits de 2024 sont positionnés à un **indice prix de 120** par rapport à la moyenne de leur catégorie, contre 131 en 2021\. Autrement dit : **l'innovation devient plus accessible**, moins élitiste, pour séduire des consommateurs au pouvoir d'achat contraint.
Autre signal positif : les innovations en boissons sans alcool génèrent en moyenne **15% de ventes additionnelles** (croissance incrémentale pure, nouveaux acheteurs ou surconsommation), contre seulement 9% pour les innovations alcoolisées. Cela signifie que les nouveautés sans alcool **élargissent réellement le marché** au lieu de simplement réorganiser les parts de marché existantes.
Reste à savoir quelles catégories tirent ce rebond et lesquelles stagnent malgré le battage médiatique.
## Les catégories qui explosent : les vrais moteurs de croissance
### **1\. Les boissons énergisantes : la locomotive incontestée**
**Les chiffres parlent d'eux-mêmes** : sur un cumul annuel (mai 2024-mai 2025), les energy drinks affichent une croissance de **+11,6% en volume** et **+18,8% en valeur**. C'est le segment le plus dynamique de tout le rayon liquides, avec 174 millions de litres vendus pour 685 millions d'euros de chiffre d'affaires.
Cette performance repose sur trois piliers :
- **Élargissement de la base** : +300 000 foyers acheteurs en un an, soit 7 millions de ménages consommateurs
- **Hausse de la fréquence** : les adeptes achètent en moyenne **17 fois par an**, l'un des taux les plus élevés du secteur
- **Innovations ciblées** : nouveaux acteurs (Celsius de Suntory, Perrier Energize de Nestlé Waters), nouvelles saveurs, formats nomades
Le segment a compris comment **conquérir de nouveaux publics** : femmes actives avec des versions "beauté-énergie", sportifs avec des formules enrichies en BCAA, étudiants avec des prix agressifs. Le format canette (95% des ventes) facilite la consommation nomade et l'achat d'impulsion.
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****Verdict** : ****✅ Carton plein**. À surveiller cependant : la pression sanitaire sur les boissons caféinées/sucrées et les restrictions marketing auprès des jeunes pourraient freiner la dynamique.
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### Auditions au Sénat : les déclarations clés des distributeurs sur les marges
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/05/auditions-au-senat-les-declarations-cles-des-distributeurs-sur-les-marges/
Last updated: 2026-02-05T20:08:13.000Z
[Leclerc](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/leclerc/), [Coopérative U](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/cooperative-u/) et [Auchan](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/auchan/) ont été auditionnés par la commission d'enquête sénatoriale sur **la formation des prix et les marges de la grande distribution**. Voici les principales déclarations des dirigeants sur les sujets sensibles : marges nettes, loi Egalim, centrales de services et concurrence.
## Les marges nettes : un consensus à 2%
Les trois enseignes ont communiqué des chiffres de marge nette similaires, autour de 2% du chiffre d'affaires. Philippe Michaud, PDG d'E.Leclerc, a déclaré :
> « On est à 2 %. On est à peine au-dessus. »
Il a également précisé la politique sociale de l'enseigne :
> « On redistribue 25 % des bénéfices aux salariés. »
Dominique Schelcher, président de Coopérative U, a fourni un chiffre encore plus précis :
> « Pour 100 € dépensés dans nos magasins, il reste en moyenne 1,94 € à la coopérative : en dessous, le modèle ne tient plus. »
Coopérative U est la seule enseigne à avoir détaillé la décomposition complète : marge brute de 24-25%, dont 12,5% de frais de personnel et 6-7% de frais généraux, aboutissant à une marge nette de 2%.
Marion Libersac, directrice des produits de grande consommation chez Coopérative U, a replacé cette marge dans le contexte de l'inflation :
> « Notre marge nette reste stable et fragile, autour de 2 %, ce qui fait que la distribution n'a pas été un moteur de l'inflation, mais un véritable amortisseur pour le pouvoir d'achat. »
Vincent Avignon, directeur des achats chez Auchan, n'a pas communiqué de chiffre global mais a évoqué des situations spécifiques de marges nulles ou négatives sur certains produits.
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## La critique de la loi Egalim et de l'option 3
L'un des points de convergence entre les trois enseignes concerne la complexité administrative générée par la loi Egalim. Philippe Michaud a résumé :
> « On a aujourd'hui autant de juristes que de négociateurs. Cette complexité peut devenir contre-productive. »
Sur l'option 3 – qui permet aux industriels de sanctuariser la matière première agricole sans détailler son origine – Dominique Schelcher a exprimé une critique directe :
> « L'option 3 est opaque : elle ne prévoit même pas d'indiquer si la matière première est française ou non. On nous demande de sanctuariser une matière première dont on ne connaît pas l'origine. »
Il a ajouté un principe général sur la nécessité de transparence :
> « Sans transparence, il n'y a ni équilibre possible ni sincérité dans les échanges. »
Vincent Avignon a lié cette opacité à des décisions commerciales concrètes, notamment concernant Lactalis :
> « C'est l'option 3 d'Egalim. On arrive à rien savoir. C'est d'une opacité terrible. Je retire les produits de l'Actalis qui sont à zéro ou en marge négative. J'estime que ça suffit. Et j'ai tout à fait le droit dans ma politique d'assortiment d'enlever des produits quand j'estime qu'ils ne sont pas rentables. »
## Position de Leclerc sur le SRP +10
Philippe Michaud a été le seul dirigeant auditionné à exprimer publiquement une opposition au SRP +10, la règle Egalim qui encadre le seuil de revente à perte :
> « Nous avons toujours été contre le SRP +10\. Le SRP +10 donnait une inflation autour de 6 % et impactait vraiment les ménages les plus fragiles. »
Il a développé son argumentaire sur les effets de cette régulation :
> « Cette régulation rigidifie la construction du prix et limite la concurrence. »
Cette position contraste avec celle de Coopérative U et Auchan, qui respectent formellement cette règle tout en critiquant certains de ses effets.
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## La guerre des prix comme modèle
Philippe Michaud a défendu le modèle de concurrence par les prix comme bénéfique pour les consommateurs :
> « La guerre des prix entre les distributeurs, c'est une garantie fantastique. La pire des choses, ce serait que tout le monde baisse les bras. À la fin, ce sont les 69 millions de Français qui paieraient. »
Il a assumé cette position en conclusion de son audition :
> « On n'est pas des grands méchants. On est peut-être des empêcheurs de tourner en rond, et j'ai envie de l'assumer. »
Il a également insisté sur la spécificité du modèle Leclerc :
> « E.Leclerc n'est ni un groupe capitalistique ni une structure intégrée, mais une organisation d'indépendants. Le prix bas, c'est notre problème, c'est notre organisation. »
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## Le rôle de la distribution face aux hausses industrielles
Vincent Avignon a fourni une analyse chiffrée de la période 2020-2025, marquée par de fortes hausses de prix :
> « Les industriels ont formulé des hausses allant de 30 à 35 % globalement sur l'alimentaire. Et finalement, la répercussion qu'il y a eue sur les consommateurs est d'environ 20 à 25 %. Et donc la différence entre les deux, c'est finalement le jeu des négociations commerciales. »
Il a précisé l'impact macro-économique de cet écart sur un marché de 175 milliards d'euros passant par la grande distribution : environ 15 milliards d'euros de hausses non répercutées aux consommateurs.
Philippe Michaud a également évoqué la situation de certains rayons :
> « Quand on regarde les chiffres de l'Observatoire, certains rayons frais sont à –2 % ou –5 %. »
## La transparence comme engagement
Marion Libersac a positionné la transparence comme un axe stratégique de Coopérative U :
> « La transparence n'est pas une contrainte pour nous. C'est une nécessité pour établir la confiance dans une chaîne alimentaire souvent perçue à tort ou à raison comme opaque et injuste. »
Dominique Schelcher a rappelé l'historique de son enseigne sur ce sujet :
> « Coopérative U a été la première enseigne à décomposer publiquement les prix et à faire de la pédagogie. »
Il a également précisé la position de son enseigne dans le débat sur le partage de la valeur :
> « Nous réfutons être la cause principale des déséquilibres de la chaîne de valeur. »
## La concurrence déloyale des destockeurs étrangers
Marion Libersac a soulevé la question de la concurrence de distributeurs qui ne sont pas soumis aux mêmes contraintes réglementaires :
> « Des destockeurs, souvent étrangers, ne sont pas soumis aux mêmes règles de négociation que les nôtres. On ne se bat pas à armes égales. »
Elle a précisé l'impact concret sur l'activité :
> « On a une grosse évasion des consommateurs vers ce type d'entreprise et on n'a pas malheureusement d'actions possibles dans nos magasins, notamment depuis des crozailles sur la partie encadrement des promotions. »
Dominique Schelcher a élargi cette critique à d'autres acteurs :
> « Des acteurs comme Action, Temu ou Shein opèrent avec des modèles économiques qui ne respectent pas les mêmes contraintes. »
## Le fonctionnement des centrales internationales
Sur les centrales de services internationales, Philippe Michaud a fourni une précision importante concernant leur périmètre :
> « Aucune PME ne négocie avec Eurelec. Il faut être présent dans huit pays. »
Cette déclaration confirme que les centrales internationales sont réservées aux fournisseurs multinationaux, tandis que les PME négocient au niveau national.
Concernant Copernic, la centrale de services de Leclerc, il a déclaré :
> « Pas de service, pas de facture. Copernic a fait l'objet d'une enquête européenne qui n'a rien trouvé à redire. »
Dominique Schelcher a apporté des précisions sur les revenus générés par les centrales de services de Coopérative U :
> « Les revenus issus des services vendus aux industriels représentent quelques millions d'euros, fiscalisés en France. Ces revenus financent nos investissements informatiques, logistiques et la modernisation des outils magasins. Sans ces revenus, nous serions contraints de réduire fortement nos investissements. »
Vincent Avignon a défendu une approche libérale sur la facturation de services :
> « Mon menuisier me fait un devis, ce n'est pas parce qu'il m'a fait un devis pour poser mes fenêtres que je vais l'accepter ou que je vais aller me plaindre. Je vais voir ailleurs. C'est la loi de l'offre et la demande. »
## La crise du secteur
Dominique Schelcher a dressé un constat général sur l'état de la filière :
> « La crise agricole est avant tout une crise de revenus, dans un contexte où les consommateurs subissent eux aussi une forte pression sur le pouvoir d'achat. Toute la chaîne agroalimentaire repose sur un équilibre fragile, dont la solidité dépend des maillons les plus faibles, aujourd'hui tous fragilisés. »
Il a fait un constat rare sur la situation de la distribution elle-même :
> « La grande distribution est désormais elle aussi en crise : nous sommes entrés en décommercialisation. »
Il a replacé cette crise dans un contexte économique plus large :
> « La désindustrialisation est générale et dépasse largement le seul secteur agroalimentaire. La compétitivité n'est pas un gros mot : c'est une nécessité dans un environnement français devenu très défavorable. »
Marion Libersac a justifié les marges différenciées entre produits par des contraintes opérationnelles :
> « Cette différence n'est pas le signe d'un profit caché mais le reflet de coûts opérationnels radicalement différents. »
## Le pilotage des prix en réseau
Philippe Michaud a révélé l'existence d'objectifs de positionnement prix imposés aux magasins Leclerc :
> « L'objectif, c'est que les magasins soient au minimum à 96 par rapport à la concurrence. »
Cet indice 96 signifie que les magasins doivent être au moins 4% moins chers que leurs concurrents directs.
Marion Libersac a décrit le fonctionnement chez Coopérative U :
> « La centrale va faire une préconisation de prix en fonction de la zone de chalandise et de la zone de concurrence du magasin et ensuite l'associé pratique le prix qu'il souhaite dans la capacité du SRP plus 10\. »
Ces auditions ont permis aux trois principales enseignes de la distribution française de s'exprimer sur les questions de marges, de régulation et de formation des prix. Si les positions divergent sur certains points – notamment le SRP +10 – des convergences apparaissent sur la critique de l'option 3 d'Egalim, la concurrence des destockeurs étrangers et l'affirmation d'une marge nette autour de 2%.
Les auditions des industriels et des représentants du monde agricole permettront de compléter cette vision et d'éclairer l'ensemble des mécanismes de formation des prix dans la chaîne agroalimentaire.
### Handivisible : Une cartographie de l’inclusion dans la grande distribution française
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/04/handivisible-une-cartographie-de-linclusion-dans-la-grande-distribution-francaise/
Last updated: 2026-02-04T08:00:06.000Z
Alors que l’accessibilité reste un défi quotidien pour des millions de Français, le dispositif Handivisible s’impose comme une solution concrète pour fluidifier le passage en caisse des personnes en situation de handicap. Une nouvelle cartographie révèle aujourd’hui l’état du déploiement national : un maillage qui se densifie, porté par une dynamique régionale contrastée.
### Un engagement multi-enseignes
La force du réseau Handivisible réside dans sa capacité à fédérer les géants du secteur. De **Système U** à **E.Leclerc**, en passant par **Intermarché**, **Carrefour** ou encore **Auchan**, l’adhésion des enseignes montre que l’inclusion n'est plus une option, mais un standard de service client. Au-delà de l’alimentaire, l’arrivée d’acteurs spécialisés comme **Leroy Merlin** ou **Brico Dépôt** souligne une volonté d’étendre ce confort de visite à tous les types de commerces.

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On peut vous faciliter le contact avec leur équipe pour intégrer le dispositif chez vous, via ce formulaire :
## La France de l’Ouest en tête de pont
L’analyse visuelle de la carte est sans appel : le grand quart Sud-Ouest et la façade Atlantique sont les véritables moteurs de cette transformation. Avec **67 points de vente** dans le Sud-Ouest et **50** dans la région ligérienne, ces territoires affichent une maturité exemplaire. La Bretagne n’est pas en reste avec **30 magasins** équipés, confirmant une forte culture de la solidarité territoriale dans ces régions.
À l’inverse, le Centre et l’Est de la France apparaissent encore en phase de conquête. Avec seulement **6 magasins** dans la zone centrale et **7** dans l'Est, le potentiel de progression reste immense. Ces chiffres ne traduisent pas un manque d’intérêt, mais plutôt des opportunités de développement pour les mois à venir, afin d’homogénéiser l’accès au service sur tout le territoire.
Le dispositif Handivisible ne se contente pas de poser un autocollant sur une vitrine. Il s'agit d'une solution technologique et humaine qui permet de signaler sa présence en caisse de manière discrète et prioritaire. Pour l'utilisateur, c’est la fin du stress et de la justification permanente. Pour le magasin, c’est un outil de gestion des flux qui valorise le travail des hôtes et hôtesses de caisse.
Cette carte est plus qu’un simple inventaire ; c’est une photographie de l’empathie commerciale en 2026\. Si les bastions historiques continuent de croître, l’enjeu de demain sera de convaincre les zones encore "claires" de rejoindre le mouvement. L'accessibilité universelle ne sera une réalité que lorsque chaque citoyen, quel que soit son département, pourra faire ses courses avec la même dignité et la même fluidité.
Le mouvement est lancé, et les chiffres prouvent que là où l’outil est installé, il devient vite indispensable.
### Éric Wanaverbecq, employé de rayon Fruits & Légumes : « La théorie c'est bien, mais le terrain c'est le plus important »
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/02/02/eric-wanaverbecq-chef-de-rayon-fruits-legumes-la-theorie-cest-bien-mais-le-terrain-cest-le-plus-important/
Last updated: 2026-02-02T10:51:09.000Z
**Employé de rayon** Fruits & Légumes chez Carrefour depuis 10 ans (et 20 ans dans le Fruits et légumes cumulés), Éric Wanaverbecq incarne cette génération de professionnels de rayon qui allient expertise produit, sens du commerce et vision stratégique. Rencontre avec un professionnel passionné qui place le client au cœur de son métier.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Un rayon pas comme les autres
Pour Éric Wanaverbecq, **impossible de gérer un rayon Fruits & Légumes comme n'importe quel autre univers**. « Le Fruits & Légumes, c'est un rayon vivant. Un produit vivant, qui évolue toute la journée », explique-t-il d'emblée. Une spécificité qui exige une vigilance de tous les instants et une réactivité permanente.
Cette exigence se traduit par un contrôle qualité constant. « Si tu veux que les clients reviennent, tu dois contrôler en permanence la fraîcheur, les origines, la traçabilité », insiste l'employé de rayon. **Un niveau d'exigence qui fait toute la différence entre un rayon qui fonctionne et un rayon qui fidélise.**
## L'expérience client avant tout
Mais la qualité produit ne suffit plus. « Poser des fruits et légumes en rayon, ça ne fait pas rêver. Il faut donner envie de revenir », affirme Éric. Une philosophie qui l'amène à repenser constamment la mise en valeur de ses produits et l'accueil réservé aux clients.
Sa vision du service client s'apparente à celle d'un hôte attentionné : « Le client, c'est comme un invité à la maison. Quand tu reçois quelqu'un, tu fais attention aux détails. » Cette approche se décline au quotidien dans chaque interaction, chaque conseil, chaque geste commercial.
« La priorité, c'est le client. L'accueil, l'écoute, et la mise en valeur du produit », résume-t-il. **Un triptyque qui guide l'ensemble de son action au quotidien.**
[Février en rayon fruits et légumes : l’art de l’équilibre hivernalFévrier en rayon fruits et légumes : kiwis français à maturité, oignon doux des Cévennes, fraîcheur visible et temps forts commerciaux à saisir.Je Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/27/fevrier-en-rayon-fruits-et-legumes-lart-de-lequilibre-hivernal/)
## L'anticipation comme méthode
Chez Éric, pas question d'attendre passivement. « On n'attend pas que le client vienne vers nous. On observe, on anticipe, et on va à sa rencontre », explique-t-il. Cette posture proactive s'applique aussi à la gestion opérationnelle du rayon.
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### « C'est une très bonne idée, mais... » : les professionnels partagés sur la récupération des invendus alimentaires
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/30/cest-une-tres-bonne-idee-mais-les-professionnels-partages-sur-la-recuperation-des-invendus-alimentaires/
Last updated: 2026-01-30T20:12:52.000Z
**L'annonce de la possibilité pour les salariés de récupérer plus facilement les invendus alimentaires suscite des réactions contrastées sur le terrain.** Si beaucoup y voient une initiative louable contre le [gaspillage](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/06/ici-les-invendus-ne-finissent-plus-a-la-benne-quand-un-magasin-gss-repense-le-gaspillage/), d'autres craignent des dérives déjà expérimentées par le passé.
« Quand je vois la tonne de nourriture que je jette chaque matin, cela me rend malade. Des yaourts, du fromage de la veille, et la viande », témoigne une responsable de rayon. Pour cette employée comme pour beaucoup d'autres, **cette mesure représente enfin une solution concrète à un problème quotidien.**
Un chef de rayon partage ce constat : « C'est une bonne idée quand je vois ce qu'on jette en [anti-gaspi](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/06/voici-la-liste-des-magasins-labellises-anti-gaspi/). Mais avec des limites, car certains vont en abuser. » **Cette ambivalence reflète bien l'état d'esprit général : oui au principe, mais avec des garde-fous.**
« Vu les heures qu'on passe et nos salaires, je trouve ça normal », estime une caissière. « C'est toujours mieux que de jeter. Ça permet à tout le monde d'en profiter », ajoute une autre employée qui pratique déjà le partage informel des invendus avec ses collègues.
## Des expériences passées qui ont mal tourné
Mais l'enthousiasme est tempéré par de nombreux retours d'expérience négatifs. « C'était le cas avant, mais à cause de certaines personnes qui en profitaient, ça a dû être arrêté », explique un employé de longue date.
**Les témoignages sur les abus se multiplient :** « Certains mettaient de côté ou abîmaient volontairement les produits - coup de cutter dans les paquets de couches, etc. », raconte un ancien responsable. « Il y avait des employés qui cachaient des produits en réserve pour pouvoir les récupérer après la DLC », confirme une autre salariée.
Un manager se souvient : « On autorisait les employés à vendre à prix réduit des bidons de lessive abîmés. En quelques semaines, on a eu trois fois plus de casse. On a dû tout arrêter et passer par la banque alimentaire. »
**L'histoire se répète dans de nombreuses enseignes :** « La direction autorisait de mettre en salle de pause les produits à date courte. Certains faisaient exprès de faire tomber les packs de crèmes desserts pour les abîmer. Cet avantage s'est arrêté immédiatement. »
**La principale crainte exprimée concerne l'impact sur la gestion des stocks.** « Les personnes désirant tirer la couverture à eux ne feront plus les rotations correctement et commanderont trop de marchandises », prévient un chef de rayon.
Un responsable précise : « Dans mon magasin, de nouveaux venus oubliaient volontairement de mettre en rayon les produits chers, ou alors seulement vers la fin de la date de péremption. Une bonne partie n'était pas vendue et hop, c'était du bénéfice pour le personnel. Depuis, ça a été supprimé. »
**Au-delà des questions de gestion, c'est l'harmonie dans les équipes qui inquiète.** « Ce qui sera mis en anti-gaspi le matin sera récupéré par ceux du soir, et ça créera des jalousies », alerte une hôtesse de caisse. « Entre ceux du matin et ceux de l'après-midi, ça va poser problème », confirme un autre employé.
« Il y aura des crises de jalousie à gogo parce qu'il n'y aura jamais la même chose pour tout le monde », prédit un manager. **« Comme il n'y en aura pas pour tout le monde et que les personnes du même secteur se mettront des articles de côté, ça va créer des tensions. »**
## Des solutions proposées et quelques réussites
**Face à ces risques, plusieurs employés proposent des garde-fous.** « Il faudrait que ce soit contrôlé, par exemple avec un maximum de 40€ de valeur marchande », suggère une caissière. « Le mieux serait que l'employeur prépare lui-même un sac à remettre à l'employé de manière égale », propose une autre.
Un responsable souligne : « C'est une bonne idée mais il faut trouver une technique pour que tout le monde soit concerné, par tirage au sort ou autre chose. »
**Dans quelques enseignes, le système fonctionne déjà de manière informelle.** « Mon patron fait déjà ça. Quelques produits qu'on retire, on se les partage entre collègues », témoigne une employée. « Chez nous, c'est déjà le cas depuis des années, c'est juste une question de confiance dans les employés », confirme un gérant de supermarché.
**Un autre patron a trouvé une solution originale :** « Notre boss a créé un magasin qui récupère les invendus de ses magasins. Ils revendent à moitié prix, puis c'est vendu dans le magasin déstockage. C'est un franc succès. »
**Un point sensible émerge :** « Du coup, on donnera quoi aux associations ? Resto du Cœur, Secours populaire ? », s'interroge une responsable. **Pour certains, la priorité doit rester la solidarité :** « C'est mieux de donner à des associations, tout le monde est content. »
« Dans notre magasin, après le passage des associations, il ne reste de toute façon plus rien », relativise un employé.
**Pour résumer l'ambiance générale, un manager exprime bien la complexité :** « C'est une très bonne idée dans le principe, mais il faut que ce soit bien encadré, sinon c'est voué à l'échec. »
Une employée conclut avec pragmatisme : « Attention à ce que ceux qui passent les commandes ne surgonflent pas les quantités pour en profiter. Le contrôle sera essentiel. »
**Entre l'aspiration légitime à réduire le gaspillage, le besoin de pouvoir d'achat des salariés et les risques d'abus déjà constatés par le passé, la mise en place de cette mesure nécessitera un cadrage strict pour éviter de reproduire les échecs antérieurs.**
### IA et Shopping : La bataille pour le contrôle du Commerce de Demain
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/30/ia-et-shopping-la-bataille-pour-le-controle-du-commerce-de-demain/
Last updated: 2026-02-04T14:51:53.000Z
Au Retail's Big Show de New York ce mois de janvier, les plus grandes foules ne se pressaient pas autour des enseignes de distribution, mais des géants de la tech. Google, Microsoft et Salesforce avaient érigé des stands gigantesques, tandis qu'un camion publicitaire circulant devant le centre de convention résumait l'esprit du moment : « Un chat IA conçu pour livrer ».
Le message est clair : les bots apprennent à faire nos courses. Et même si les ventes générées par l'[IA](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/intelligence-artificielle/) ne représentent actuellement que 1,5% du e-commerce américain selon Emarketer, cette technologie a dominé toutes les conversations du salon ([Article adapté et inspiré du Financial Times](https://www.ft.com/content/9de227a5-2bc1-4730-88b1-dbbb5b559ee8)).
## **De la Barre de Recherche aux Assistants Shopping**
« Depuis des années, le shopping en ligne, c'est des mots-clés, des filtres, des menus déroulants, et défiler des pages entières jusqu'à trouver ce qu'on veut », a déclaré Sundar Pichai, PDG de Google, aux côtés de John Furner, futur patron de [Walmart](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/29/walmart-accueille-des-distributeurs-automatiques-de-smartphones-prets-a-emploi/). « Maintenant, l'IA peut faire le travail difficile. »
Les promoteurs comparent l'IA agentique aux bouleversements majeurs comme la naissance du e-commerce dans les années 1990 ou l'arrivée des smartphones dans les années 2000\. Des start-ups comme Perplexity et OpenAI, ainsi que des géants comme Google, veulent faire de ces outils le premier réflexe d'achat—transformant les chatbots IA en nouvelles vitrines du commerce en ligne.
La promesse est séduisante : au lieu de naviguer entre plusieurs sites, comparer les prix et lire des avis, vous dites simplement à un agent IA ce que vous voulez. « Achète-moi une veste imperméable isolante de moins de 150$, taille femme M, pour une balade en bateau aux chutes du Niagara début mars. » L'agent explore le web, analyse les données météo, considère vos préférences passées, et présente des options—voire finalise l'achat de façon autonome.
## **Le Dilemme de la Disruption**
Mais ce confort a un prix pour les distributeurs. Un écosystème en ligne construit grâce à des milliards d'investissements sur plusieurs décennies fait face à un bouleversement potentiel :
Les relations clients soigneusement cultivées pourraient être cédées à des intermédiaires IA Les activités de retail media—une industrie mondiale de près de 200 milliards de dollars où les enseignes vendent des emplacements premium aux fournisseurs—pourraient s'effondrer si les regards humains sont remplacés par des regards numériques Les masses de données accumulées pendant des années pourraient perdre leur valeur concurrentielle
La réponse d'Amazon a été nettement défensive. Malgré les milliards investis par sa division AWS dans l'infrastructure IA, Amazon bloque de nombreux chatbots tiers—y compris celui d'Anthropic, une entreprise dans laquelle le groupe a pourtant investi. Le géant du e-commerce négocie un investissement potentiel de 10 milliards de dollars dans OpenAI, mais les analystes s'attendent à un partenariat bien plus restreint que l'accord conclu entre OpenAI et Walmart.
« Ça me rappelle les débuts des moteurs de recherche », a confié Andy Jassy, PDG d'Amazon, aux investisseurs. « Il fallait trouver la bonne façon de travailler ensemble. »
## **Le Pari Agressif de Walmart**
Walmart adopte l'approche inverse, misant gros sur le commerce IA. L'enseigne a recruté Sean Scott, vétéran de Google et Amazon, comme vice-président senior du shopping IA, et s'est associée à Google pour faire apparaître les produits Walmart dans les recherches Gemini AI. Des accords similaires existent avec Etsy, Target, Shopify et Wayfair.
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### Voici la liste des 91 supermarchés Auchan proposés à la cession au groupement Les Mousquetaires
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/29/voici-la-liste-des-91-supermarches-auchan-proposes-a-la-cession-au-groupement-les-mousquetaires/
Last updated: 2026-01-29T12:57:13.000Z
C'est le volet le plus spectaculaire de l'accord Auchan-Intermarché : [91 supermarchés seraient proposés à la cession pure et simple aux adhérents du groupement Les Mousquetaires dès le printemps 2026](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/27/auchan-veut-encore-vendre-91-magasins-a-intermarche/). Ces magasins, qui représentent plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires, sortiraient totalement du périmètre Auchan.
## Une cession dictée par la concurrence locale
Cette décision de céder près d'un tiers des 266 supermarchés initialement intégrés au projet de coopération s'explique principalement par des considérations de concurrence locale. L'Autorité de la concurrence, qui examine encore le dossier, impose ses contraintes dans les zones où la concentration entre Auchan et Intermarché pourrait poser problème.
Mais au-delà des aspects réglementaires, cette cession massive témoigne aussi de la volonté d'[Auchan](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/auchan/) de laisser aux adhérents Mousquetaires la maîtrise directe de leur développement territorial. En proposant ces magasins à la vente aux enseignes Intermarché et Netto, le groupe facilite l'implantation rapide de ses partenaires sur des emplacements stratégiques.
## Une répartition géographique révélatrice
L'analyse de la liste des 91 supermarchés concernés révèle plusieurs tendances :
- **La région PACA en première ligne** avec 20 magasins proposés à la cession, essentiellement dans le Var (83) et les Bouches-du-Rhône (13). Cette forte concentration s'explique par la présence historique d'Auchan dans ces départements et par les enjeux concurrentiels locaux.
- **L'Île-de-France mobilisée** avec 15 supermarchés concernés, répartis entre les Yvelines, l'Essonne, les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne. Des emplacements stratégiques en zone dense qui intéressent particulièrement les adhérents Intermarché.
- **Auvergne-Rhône-Alpes fortement impactée** avec 23 magasins sur la liste, notamment dans le Puy-de-Dôme (6 magasins), l'Isère (4 magasins) et la Drôme (3 magasins).
- **L'Occitanie compte 13 magasins** à céder, avec une présence marquée en Haute-Garonne et dans l'Hérault.
- **Les Hauts-de-France représentent 8 supermarchés**, principalement concentrés dans le Nord et le Pas-de-Calais.
## Liste complète des 91 supermarchés proposés à la cession
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### Pourquoi y a-t-il (encore) des erreurs de prix en magasin
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/29/pourquoi-y-a-t-il-encore-des-erreurs-de-prix-en-magasin/
Last updated: 2026-01-29T08:00:22.000Z
**C'est le cauchemar de tout client et la hantise de tout hôte/hôtesse de caisse : le litige de prix.** En pleine période de sensibilité accrue au pouvoir d'achat, chaque centime d'écart entre le rayon et le passage en caisse est vécu comme une agression. Pourtant, derrière les chariots abandonnés à l'accueil et les altercations verbales, se cache une **réalité opérationnelle** bien loin des théories du complot.
Alors, au-delà de l'agacement des clients, que se passe-t-il vraiment en rayon ? En analysant les retours d'expérience des professionnels du secteur, une réalité plus complexe émerge : **le balisage est devenu le symptôme d'une fracture**. Entre des outils numériques parfois défaillants et des effectifs parfois réduits, l'erreur de prix n'est plus l'exception, mais le résultat mécanique d'une logistique sous tension.
## Entre soupçon du client et réalité du terrain
Pour le consommateur, la conclusion est souvent hâtive : si le prix est plus élevé en caisse, c'est que le magasin tente de gonfler ses marges. Une idée reçue qui fait bondir ceux qui sont sur le terrain. « Les gens qui pensent que c'est volontaire, ça me fait tellement rire », confie un manager de rayon. Pour lui, la malveillance n'a pas sa place dans cette équation : « C'est juste qu'on n'a pas eu le temps de changer l'étiquette ou qu'au changement le matin, c'est passé à l'as. Ce n'est pas un complot des enseignes pour que vous achetiez plus », sourit-il.
Un ancien auditeur de prix confirme cette analyse. Selon lui, à l'époque du tout-papier, les erreurs étaient légion, surtout lors des pics d'inflation où les étiquetages ne pouvaient techniquement pas suivre la cadence des remontées informatiques. Pierre Salagnac, VP sales chez [Pricer](https://www.pricer.com/fr/), quantifie l'ampleur du problème : **« Sur un panier avec une douzaine d'articles, on avait un article qui était mal affiché en rayon »**, reconnait-il, soit un taux d'erreur considérable qui minait la confiance des clients. Aujourd'hui, bien que l'électronique ait pris le relais, l'ombre du doute plane toujours, alimentée par des expériences client souvent complexes à résoudre.
## L'étiquette électronique : une révolution qui réduit l'erreur sans l'éradiquer
Pour pallier l'erreur humaine, la plupart des grandes enseignes ont investi massivement dans l'étiquetage électronique (ESL). Sur le papier, le système est infaillible : le prix change sur l'ordinateur central et se met à jour instantanément. **« On a éradiqué complètement ce problème et on est passé sur un taux d'affichage à 100% exact »**, assure Pierre Salagnac. Dans la pratique, la réalité est plus capricieuse.
« L'étiquette électronique devient parfois vite obsolète et la mise à jour ne se fait plus », explique un technicien de maintenance. Le matériel vieillit, les piles s'épuisent, et parfois, l'affichage reste figé sur un ancien tarif alors que le système, lui, est passé au nouveau prix. « Parce que les étiquettes sont H.S., les changements de prix ne se font pas », renchérit une employée de libre-service.
De plus, la communication entre les différents logiciels de gestion est parfois défaillante. « Vous n'imaginez pas à quel point tout ceci est une usine à gaz », prévient un cadre du secteur. Il évoque les conflits entre les logiciels de commande, les bases de données de caisse et les serveurs de balisage. Un simple décalage de quelques minutes lors de l'ouverture du magasin peut créer un chaos temporaire : « Il ne faut pas oublier les mises à jour de prix le matin à l'ouverture », note un autre professionnel.
## Le facteur humain : le manque de "bras" et de rigueur
Si la technologie est un outil précieux, elle ne remplace en rien la vigilance de l'œil humain. Or, le secteur de la grande distribution souffre aujourd'hui d'une [pénurie chronique de personnel](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/11/09/les-managers-sont-sous-tension-difficultes-recrutement-epuisement-collaborateur/) qui impacte directement la fiabilité des étiquettes. « On est de moins en moins dans les rayons et on a rarement le temps de faire les relevés de balisage », déplore une salariée.
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### Qui sont les nouveaux consommateurs de l'hydratation en 2026 ?
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/28/qui-sont-les-nouveaux-consommateurs-de-lhydratation-en-2025/
Last updated: 2026-01-28T08:27:14.000Z
Scène classique un samedi après-midi en hypermarché. Au rayon boissons, deux clients se croisent. Le premier attrape machinalement un pack de Cristaline à 2,50€ et file vers les caisses. La seconde hésite longuement devant les kombuchas, scrute les étiquettes d'une eau enrichie en magnésium, photographie le QR code d'une nouvelle boisson adaptogène, puis repart finalement avec trois bouteilles à 3,50€ pièce. Même rayon, même moment, mais deux univers radicalement différents.
Derrière les 10,44 milliards d'euros du **marché français de l'hydratation** se cachent des consommateurs aux attentes, motivations et budgets totalement hétérogènes. Comprendre ces profils n'est plus un luxe pour les distributeurs : c'est une nécessité stratégique. Car adapter son [assortiment](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/08/17/en-magasin-lheure-est-a-loptimisation-des-assortiments-pour-gagner-en-productivite/), son [merchandising](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/04/10/comment-implanter-le-rayon-sel-marche-offre-et-merchandising/) et sa communication à ces segments, c'est maximiser son chiffre d'affaires au mètre linéaire et fidéliser une clientèle de plus en plus volatile.
## Pourquoi segmenter ? Le rayon ne peut plus être un rayon qui parle à la masse
Pendant des décennies, le r**ayon hydratation** a été pensé pour un consommateur "standard" : de l'eau pour toute la famille, des sodas pour le plaisir, quelques jus pour le petit-déjeuner. Une offre simple, lisible, efficace. Mais cette époque est révolue.
Les données du marché révèlent des **divergences spectaculaires** : alors que les volumes globaux progressent de +5,5%, les jus s'effondrent de -10% quand les energy drinks explosent à +11,6%. Certains ménages dépensent désormais 50€ par mois en boissons fonctionnelles premium, pendant que d'autres maintiennent un budget de 10€ en marques de distributeur.
**52% des Français veulent réduire leur consommation d'alcool**, mais tous ne basculent pas vers le NoLo. La Gen Z achète mobile-first et privilégie les marques à mission, tandis que les seniors restent fidèles aux grandes marques rassurantes. Le mythe du "consommateur moyen" a vécu.
**L'enjeu business est clair** : chaque segment a un potentiel de valeur différent. Adapter son merchandising par profil, c'est transformer des mètres linéaires en générateurs de croissance. À l'inverse, vouloir plaire à tous sans distinction, c'est risquer de ne séduire personne et laisser filer le client chez le concurrent.

#### La Révolution silencieuse du rayon liquide
Cette longue enquête explore la mutation historique du marché français des boissons, un secteur pesant ****10,44 milliards d'euros** qui traverse sa plus grande transformation depuis cinquante ans. Face à la baisse des volumes au profit de la valeur, les acteurs de la grande distribution doivent délaisser les modèles traditionnels pour s'adapter à une ****multiplication d'innovations** (santé, plaisir, boissons énergisantes) et à de nouveaux comportements de consommation. Véritable guide stratégique, ce document offre aux directeurs de magasins et category managers les clés pour décoder ce chaos apparent, réorganiser des linéaires en perte de vitesse et prendre des décisions agiles dans un environnement où les règles se réinventent tous les six mois.
[DÉCOUVRIR](https://je-bosse-en-grande-distribution.sellfy.store/p/rayon-liquide-comment-ce-geant-de-la-grande-distribution-se-reinvente/)
## Les 5 profils de consommateurs de l'hydratation
### **1\. Les "Health Seekers" – Chercheurs de bien-être**
**Qui sont-ils ?**
Urbains actifs, 25-45 ans, CSP+, ils pratiquent régulièrement un sport, suivent les tendances wellness sur Instagram et lisent systématiquement les étiquettes. Ils représentent **20-25% des consommateurs** mais génèrent **30-35% du chiffre d'affaires** du rayon grâce à leur forte contribution valeur.
**Ce qu'ils cherchent**
Des **boissons fonctionnelles** avec des bénéfices santé clairement identifiés : eaux enrichies en électrolytes ou magnésium, kombuchas aux probiotiques, boissons protéinées post-training, eaux infusées aux adaptogènes (ashwagandha, rhodiola). Leurs critères sont précis : Nutri-Score A ou B, naturalité des ingrédients, absence de sucres ajoutés, promesses vérifiables (certifications, études cliniques).
Leur consentement à payer est élevé : **2 à 4€ pour une boisson de 33cl** ne les rebute pas si la proposition de valeur est claire. Ils considèrent ces achats comme des investissements santé, au même titre qu'un complément alimentaire ou un abonnement à une salle de sport.
**Leurs comportements d'achat**
Fidèles aux marques qui tiennent leurs promesses, ils n'hésitent pas à switcher si une innovation plus performante apparaît. Ils achètent en GMS pour la praticité, mais fréquentent aussi les circuits spécialisés (Biocoop, magasins de sport, boutiques wellness).
Leur parcours d'achat est **digital-first** : ils scannent les produits avec Yuka ou Open Food Facts, consultent les avis en ligne, suivent les recommandations d'influenceurs santé. En magasin, ils prennent le temps de lire les compositions, comparent, photographient les nouveautés pour les étudier chez eux.
**Comment les capter ?**
- **Créer une zone "Performance & Bien-être"** avec un facing généreux (au moins 1,5m linéaire dédié)
- Mettre en avant les allégations santé avec une **signalétique claire** : pictos électrolytes, vitamines, probiotiques, sans sucre...
- Proposer de **l'échantillonnage régulier** (dégustation le samedi, sachets découverte)
- Installer de la **pédagogie** : fiches explicatives sur les bénéfices des ingrédients, QR codes vers des contenus éducatifs
- Assurer une **rotation rapide des nouveautés** pour nourrir leur curiosité
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### Auchan veut (finalement) vendre 91 magasins à Intermarché
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/27/auchan-veut-encore-vendre-91-magasins-a-intermarche/
Last updated: 2026-01-28T14:03:42.000Z
Le groupe Auchan a confirmé mardi une restructuration majeure de son réseau de supermarchés en France. Face aux difficultés économiques persistantes, l'enseigne du Nord propose la cession de 91 supermarchés au Groupement Mousquetaires, tout en prévoyant de faire basculer 164 autres magasins sous franchise Intermarché ou Netto. Dans une lettre adressée aux collaborateurs, Guillaume Darasse, PDG d'Auchan Retail France, défend un "projet clairement offensif" et un "virage stratégique important".
## Un projet revu à la baisse mais toujours massif
Initialement annoncé en novembre dernier, le projet initial visait quelque 300 supermarchés. Le dispositif finalement présenté se montre plus mesuré, avec 255 points de vente concernés au total. Une réduction qui témoigne sans doute des négociations et des arbitrages réalisés ces dernières semaines.
Pour les 164 supermarchés qui resteront dans le giron d'Auchan Retail France, le modèle retenu est celui de la franchise : les magasins demeureront propriété du groupe mais seront exploités sous les enseignes du Groupement Mousquetaires. "Nous ne vendons pas nos supermarchés", insiste Guillaume Darasse dans sa lettre, précisant que les collaborateurs "resteraient salariés d'Auchan. Certes dans une entité juridique autonome, mais bien rattachée à Auchan."
Le calendrier reste encore lointain : la mise en œuvre du partenariat se réaliserait fin 2026, après validation de l'Autorité de la concurrence. Une période d'attente qui génère naturellement "de l'émotion voire de l'inquiétude" chez les salariés, comme le reconnaît le PDG.
## "Multi-formats multi-enseignes" : un tournant historique
Guillaume Darasse ne cache pas l'ampleur du changement : "Passer d'une entreprise intégrée 'multi-formats mono enseigne' à une entreprise 'multi-formats multi enseignes' dont les supermarchés seraient opérés en franchise, est un virage stratégique important et un changement culturel significatif."
Pour le dirigeant, ce virage est pourtant indispensable : "Ce virage nous devons le prendre pour notre compétitivité future. J'en suis profondément convaincu." Une conviction qui s'appuie sur un constat sans appel : "Aujourd'hui, nous sommes clairement disqualifiés" sur le positionnement prix, admet-il.
## Intermarché et Netto : la promesse d'une baisse de prix immédiate
Le choix du Groupement Mousquetaires repose sur des arguments très concrets. Selon Guillaume Darasse, les supermarchés concernés "bénéficieraient directement de meilleures conditions d'achats avec Intermarché et donc d'un meilleur positionnement prix pour nos clients." Le gain attendu ? "Très concrètement, nous pourrions baisser immédiatement nos prix d'environ 6 %."
Au-delà du prix, c'est toute l'organisation opérationnelle qui serait revue : "Les outils et les process opérationnels \[d'Intermarché\] sont bien plus adaptés pour ces formats de magasins, et plus agiles au quotidien", estime le PDG. Une manière de reconnaître que le modèle intégré d'Auchan, pensé d'abord pour les hypermarchés, ne convient plus aux supermarchés.
Le partenariat s'accompagnerait également "d'un plan d'investissement puissant pour rénover nos magasins", une promesse qui devra être précisée dans les mois à venir.
## Une accélération pour éviter des années d'incertitude
Dans sa lettre, Guillaume Darasse justifie aussi le projet par son effet d'accélération : "Ce projet nous permet donc de réaliser en un temps très court ce que nous aurions tenté de faire sur de nombreuses années, avec des chances de succès bien moindres : retrouver la compétitivité, l'efficacité, des magasins modernes et attractifs, la rentabilité et la pérennité de notre réseau de supermarchés."
Une façon d'admettre que le groupe n'avait ni les moyens ni le temps de redresser seul ses supermarchés. Le PDG va plus loin en affirmant que ce partenariat "profiterait aussi, à terme, aux hypermarchés, dont le modèle doit absolument retrouver une dynamique positive", et contribuerait à "retrouver une rentabilité indispensable à la pérennité et la notoriété d'Auchan Retail".
## Un dialogue social promis, mais des mois d'incertitude
Guillaume Darasse s'engage à ce que le projet fasse "l'objet de discussions régulières avec nos partenaires sociaux menées dans le respect du dialogue social, en responsabilité et dans la droite ligne de nos valeurs historiques."
Reste que pour les équipes concernées, l'attente sera longue. Le PDG en a conscience : "Je sais que le temps sera long d'ici l'aboutissement du projet", écrit-il, avant de conclure : "J'ai l'intime conviction que ce partenariat représente une opportunité majeure et un accélérateur décisif pour notre plan de retour à la croissance."
## Un révélateur de la crise structurelle d'Auchan
Cette opération illustre la difficulté persistante du groupe Auchan à retrouver une rentabilité satisfaisante dans un marché français ultra-concurrentiel. Pris en étau entre les discounters (Lidl, Aldi) et les acteurs performants du supermarché (Intermarché, Leclerc, Système U), Auchan peine à affirmer un positionnement différenciant.
Le format hypermarché, historiquement au cœur du modèle Auchan, traverse lui aussi une crise profonde. En confiant ses supermarchés à Intermarché, le groupe semble vouloir se recentrer sur ses activités les plus stratégiques, quitte à admettre que d'autres sont mieux armés pour exploiter certains formats.
Pour le Groupement Mousquetaires, c'est l'opportunité de renforcer considérablement sa couverture territoriale, notamment dans des zones où Auchan disposait d'implantations historiques. Une opération qui, si elle aboutit, marquera durablement le paysage de la distribution française.
### Pourquoi Ciao Kombucha a tout cassé en 2025 (8,9 M€ en 6 mois)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/27/pourquoi-ciao-kombucha-a-tout-casse-en-2025-8-9-meu-en-6-mois/
Last updated: 2026-01-27T09:05:11.000Z
Le marché des boissons sans alcool a un nouveau roi, et il ne s’est pas imposé par la douceur. En l'espace de quelques mois, [**Ciao Kombucha**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/04/ou-acheter-le-ciao-kombucha-de-squeezie-gouts-prix-bienfaits-et-infos-pratiques/) a transformé une boisson de niche, souvent jugée trop acide ou trop "élitiste", en un véritable phénomène de masse.
Avec **8,9 M€ de chiffre d'affaires** générés depuis mai 2025, la marque a réalisé une performance que beaucoup de grands groupes mettent des décennies à atteindre. Décryptage d'une stratégie qui a cassé [les codes de la grande distribution](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/27/consommation-2025-comment-les-francais-ont-reinvente-leur-facon-de-consommer/).

## 1\. Lever les barrières : Du "santé" au "désirable"
Le **kombucha traditionnel** souffre souvent d'un frein majeur : son goût. L'acidité naturelle de la fermentation peut rebuter le grand public. Ciao a pris le problème à l'envers.
Au lieu de prêcher uniquement les bienfaits pour le microbiote, la marque a misé sur des **saveurs universelles et rassurantes** :
- Pêche
- Citron
- Fruits rouges
**Le shift stratégique :** Le produit ne se vend pas parce qu'il est sain, mais parce qu'il est gourmand. En éliminant la barrière du goût, Ciao a ouvert les vannes d'un marché bien plus large que celui des magasins bio.
## 2\. L'économie de l'attention : Un design qui "claque"
Dans un rayon de supermarché saturé, le premier combat est visuel. Ciao a abandonné les codes classiques (souvent ternes ou trop "pharmaceutiques") pour adopter une identité **pop, colorée et dynamique**.
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### Février en rayon fruits et légumes : l'art de l'équilibre hivernal
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/27/fevrier-en-rayon-fruits-et-legumes-lart-de-lequilibre-hivernal/
Last updated: 2026-01-27T08:03:30.000Z
FORMATION & CONSEILS
[](https://tally.so/r/nPxMWB)
Notre expertise en fruits et légumes est dédiée à accompagner les chefs de rayon et responsables de secteur dans leur performance au quotidien.
À travers des formations ciblées, des audits personnalisées et des conseils opérationnels, nous vous aidons à optimiser la gestion et la rentabilité du rayon, renforcer les compétences des équipes, et améliorer la satisfaction client.
[JE DEMANDE UN RDV ](https://tally.so/r/nPxMWB)
**Entre kiwis français à maturité parfaite et derniers légumes d'hiver, en magasin le mois de février exige une attention particulière aux détails.** Les conseils de Stéphane Paul, expert et formateur fruits et légumes.
« Février, soyons honnêtes, c'est un mois calme. Comme janvier, comme mars », reconnaît Stéphane Paul. « On est sur les agrumes depuis novembre, le client commence à saturer — et la sortie de fêtes n'aide pas. C'est le moment de tenir le cap sans s'épuiser. »
## **Le kiwi français, star discrète de l'hiver**
**De janvier à début mars, le kiwi français vit sa pleine saison.** Pourtant, peu de consommateurs connaissent le travail qui se cache derrière ce petit fruit poilu. « Le kiwi est climactérique, il continue de mûrir après récolte », précise l'expert. « Il passe plusieurs semaines en chambre froide pour atteindre son taux de sucre optimal. Quand il arrive en rayon, il est prêt à consommer. »
Pour le choisir, les signes ne trompent pas : une peau légèrement souple au toucher, sans pour autant être molle, et une couleur homogène. « Un kiwi trop dur n'est pas agréable, un kiwi trop mou a dépassé son pic. Il faut ce juste équilibre », résume Stéphane Paul.

## **Agrumes et pommes : les foires qui marchent**
**Février, c'est aussi le moment des grandes mises en avant massives**. Foires aux agrumes, foires aux pommes : ces opérations classiques continuent de fonctionner, à condition de respecter une règle simple. « Une mise en avant, ça doit vivre toute la journée. Ce n'est pas une œuvre d'art qu'on monte en deux heures pour satisfaire la direction, c'est un outil de vente », insiste le formateur. « Si ça ne tient pas jusqu'à 18h, c'est raté. Pensez opérationnel : montage rapide, réassort facile, visuel qui attire l'œil du client — pas celui du chef de secteur en visite. »
Pour les oranges, la fraîcheur se lit à l'œil nu : peau lisse, brillante et homogène, sans blessures ni traces de frottements. « C'est ce qui donne envie au client de la prendre en main », note-t-il.




Photos du rayon Hyper U Alès géré par Magali
## **Légumes d'hiver : savoir lire les signes**
**Côté légumes, février reste le royaume du pot-au-feu et des choux**. Les foires aux choux attirent encore, tout comme les légumes de garniture : pommes de terre, champignons, carottes, poireaux. Mais là encore, la qualité prime.
Pour la carotte, Stéphane Paul recommande de vérifier plusieurs points : « Elle doit être ferme, de couleur intense, sans taches ni fentes, et surtout sans collet noir. Pour les bottes, les fanes doivent être vertes et fraîches. » Un poireau de qualité se reconnaît à son feuillage bien dressé, ferme et de couleur soutenue.
« Mais combien de fois voit-on des poireaux fatigués ou des carottes molles en rayon ? C'est ce qui tue la confiance du client », interroge l'expert. « En période calme, la fraîcheur visible devient encore plus décisive. »



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### Hydratation durable : « Changer les habitudes, c’est le défi de demain »
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/26/hydratation-durable-changer-les-habitudes-cest-le-defi-de-demain/
Last updated: 2026-01-26T08:00:00.000Z
Dans cet épisode du [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), Sybille Foing, directrice marketing de BRITA France, revient sur la transformation en cours dans le rayon hydratation. Face à un marché encore largement dominé par l’eau en bouteille, elle défend une alternative plus durable, plus économique… mais encore trop méconnue du grand public. Entre **enjeux de visibilité**, **freins culturels** et **exemplarité environnementale**, l’épisode propose une plongée dans une catégorie en pleine mutation.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Un marché déséquilibré… mais plein de potentiel
« L’eau en bouteille aujourd’hui, c’est trois quarts des Français qui la consomment quotidiennement », rappelle Sybille Foing. En face, seuls « 20 % des foyers sont équipés d’un dispositif de filtration ». Ce déséquilibre n’est pas une surprise : en France, l’eau en bouteille est ancrée dans les habitudes de consommation, presque de manière réflexe. « C’est quelque chose qu’on propose dès la naissance. C’est culturel. »
Et pourtant, la filtration séduit de plus en plus. Le marché progresse doucement mais sûrement et atteint aujourd’hui environ **60 millions d’euros par an**, contre **2,8 milliards pour l’eau embouteillée**. L’enjeu est donc autant économique qu’environnemental.
« On veut changer la façon dont les gens boivent de l’eau durablement », explique Sybille. Pour cela, BRITA s’appuie sur trois leviers clés :
- **L’éducation** : expliquer, rassurer, comparer.
- **La réassurance sanitaire** : « L’eau du robinet est potable, très bien contrôlée. Nous, on intervient pour améliorer son goût et retirer ce qui peut être jugé indésirable. »
- **L’expérience sensorielle** : « 6 consommateurs sur 10 disent qu’ils boiraient plus d’eau du robinet si elle avait meilleur goût. »
[De la charnière à la transformation : Les mutations de la grande distribution en 2025-2026 (et même après)Émilie Mayer, Directrice des études chez Circana, décrypte dans une longue interview sur le podcast les mutations profondes du secteur et les opportunités à saisir en 2026.Je Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/19/les-mutations-de-la-grande-distribution-en-2025-2026/)

#### La Révolution silencieuse du rayon liquide
Cette longue enquête explore la mutation historique du marché français des boissons, un secteur pesant ****10,44 milliards d'euros** qui traverse sa plus grande transformation depuis cinquante ans. Face à la baisse des volumes au profit de la valeur, les acteurs de la grande distribution doivent délaisser les modèles traditionnels pour s'adapter à une ****multiplication d'innovations** (santé, plaisir, boissons énergisantes) et à de nouveaux comportements de consommation. Véritable guide stratégique, ce document offre aux directeurs de magasins et category managers les clés pour décoder ce chaos apparent, réorganiser des linéaires en perte de vitesse et prendre des décisions agiles dans un environnement où les règles se réinventent tous les six mois.
[DÉCOUVRIR](https://je-bosse-en-grande-distribution.sellfy.store/p/rayon-liquide-comment-ce-geant-de-la-grande-distribution-se-reinvente/)
## Un engagement [RSE](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/rse/) historique et tangible
Si **BRITA** défend un nouveau modèle de consommation, c’est aussi parce que la marque revendique une logique de circularité exemplaire. « Le recyclage chez BRITA, ce n’est pas un effet d’annonce. C’est un engagement historique », rappelle Sybille.
Depuis plus de 30 ans, le siège allemand de Taunusstein recycle et régénère les cartouches usagées et leur **résine échangeuse d’ions**, avec un objectif clair : allonger la durée de vie des composants, sans compromis sur la qualité. En 2024, **22 % de la résine utilisée** est ainsi régénérée, dépassant déjà l’objectif initial de 20 % fixé pour 2025.
BRITA ne se contente pas de traiter la résine. Chaque composant est valorisé :
- **Charbon actif** : réactivé par des partenaires pour des usages industriels.
- **Plastique renforcé (cartouches pro)** : utilisé dans l’industrie automobile.
- **Plastique grand public** : recyclé via des filières spécialisées pour fabriquer bancs, seaux, etc.
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### Perifem lance Doisjereprendre.com, un outil d’auto-diagnostic en ligne pour aider les magasins à se conformer aux obligations de reprise renforcées la loi AGEC
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/22/perifem-lance-doisjereprendre-com-un-outil-dauto-diagnostic-en-ligne-pour-aider-les-magasins-a-se-conformer-aux-obligations-de-reprise-renforcees-la-loi-agec/
Last updated: 2026-01-22T09:04:44.000Z
Dans un contexte d’empilement réglementaire et de complexification des obligations environnementales, Perifem, la fédération technique du commerce et de la distribution, met à disposition des enseignes et de leurs magasins un nouvel outil opérationnel, [www.Doisjereprendre.com](http://www.Doisjereprendre.com). Gratuit et simple d’utilisation, ce site permet à l’ensemble des équipes en magasin de réaliser un auto-diagnostic afin d’identifier précisément les obligations de reprise des produits usagés qui leur sont applicables au titre des filières à Responsabilité Élargie du Producteur. Il apporte ainsi une réponse personnalisée face à des obligations multiples et aux impacts très concrets pour le terrain.
## **Une réglementation foisonnante et des contraintes complexes à appréhender**
**Publiée en 2020, la loi AGEC renforce les obligations faites aux magasins de reprendre gratuitement les produits usagés des clients relevant de filières à Responsabilité Élargie du Producteur**. Cette obligation peut prendre différentes formes allant d’une reprise dite « un pour un », conditionnée à l’achat d’un produit équivalent, à une reprise « un pour zéro », sans obligation d’achat. **Les obligations de reprise couvrent un large périmètre de produits**, comme les équipements électriques et électroniques, les éléments d’ameublement, les piles et batteries, les articles de sport et de loisirs, les articles de bricolage et de jardin, les produits dangereux, les pneumatiques, et bien d’autres encore.
L’application de ces obligations repose sur de nombreux critères opérationnels propres à chaque magasin, notamment les catégories de produits commercialisés, les surfaces de vente qui leur sont consacrées ou encore le chiffre d’affaires réalisé dans le cadre de ventes avec livraison, **ce qui rend le cadre réglementaire particulièrement complexe pour les équipes de terrain**.
Ainsi, par exemple, un magasin qui a toute l’année un rayon jouets de 150 m2 et qui dépasse une surface de vente de 200 m2 à Noël aura une obligation de reprise pendant la période des fêtes uniquement. Autre exemple, un magasin qui vend des pneumatiques doit les reprendre dans la limite de 8 pneumatiques / an / client dès lors que la surface consacrée à ce type de produits atteint 250 m2 en cumulant surface de vente et réserve.
Une fois les filières de reprise obligatoire identifiées, les magasins doivent mettre en place une zone de collecte clairement identifiée ainsi qu’une information en rayon, sous peine de sanction.
## **Un outil concret pour passer de la réglementation à l’action**
C’est pour répondre à ces enjeux opérationnels que Perifem a développé [www.Doisjereprendre.com](http://www.Doisjereprendre.com), en s’appuyant sur les retours d’expérience des enseignes et des magasins.
**Le site propose aux personnels de magasin un rappel pédagogique et synthétique des obligations réglementaires, et surtout un questionnaire d’auto-diagnostic permettant à chaque point de vente d’identifier précisément les filières de reprise auxquelles il est assujetti, ainsi qu’un diagnostic personnalisé téléchargeable au format PDF**.
Pour **Franck Charton, Délégué général de Perifem** : « Les enseignes et leurs équipes en magasin font preuve d’une réelle volonté de respecter ces obligations et de s’inscrire dans un commerce toujours plus responsable. Encore faut-il disposer d’outils clairs, concrets et adaptés aux réalités du terrain. Avec Doisjereprendre.com, conçu avec les magasins, Perifem apporte une réponse opérationnelle qui permet de comprendre une obligation réglementaire complexe et pouvoir la décliner au service à la fois de la conformité, de l’environnement et de la relation client. »
### La Révolution silencieuse du rayon liquide
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/21/le-rayon-hydratation-en-gms-un-geant-endormi-qui-se-reveille/
Last updated: 2026-01-21T14:22:49.000Z
Chaque jour, des millions de Français s'arrêtent devant les linéaires d'eau et de boissons [sans alcool](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/12/le-sans-alcool-nest-pas-une-niche-mais-le-rayon-ne-le-sait-pas-encore/). Ils scrutent les étiquettes, hésitent entre une eau minérale à 0,80€ et une boisson fonctionnelle à 2,50€, puis finissent souvent par attraper leur pack habituel. Cette scène banale se joue dans un rayon qui pèse 10,44 milliards d'euros en France, l'un des plus lourds de la grande distribution, mais qui reste paradoxalement l'un des moins réinventés ces dernières années.
Pourtant, quelque chose est en train de basculer. Entre innovations produits, nouvelles attentes consommateurs et enjeux de différenciation, le rayon hydratation s'apprête à vivre sa plus grande transformation depuis l'arrivée des eaux en bouteille dans les années 1970\. Pour les enseignes, l'enjeu n'est plus simplement d'écouler des palettes : il s'agit de transformer ce rayon fonctionnel en espace d'inspiration et de croissance.

#### La Révolution silencieuse du rayon liquide
Cette longue enquête explore la mutation historique du marché français des boissons, un secteur pesant ****10,44 milliards d'euros** qui traverse sa plus grande transformation depuis cinquante ans. Face à la baisse des volumes au profit de la valeur, les acteurs de la grande distribution doivent délaisser les modèles traditionnels pour s'adapter à une ****multiplication d'innovations** (santé, plaisir, boissons énergisantes) et à de nouveaux comportements de consommation. Véritable guide stratégique, ce document offre aux directeurs de magasins et category managers les clés pour décoder ce chaos apparent, réorganiser des linéaires en perte de vitesse et prendre des décisions agiles dans un environnement où les règles se réinventent tous les six mois.
[DÉCOUVRIR](https://je-bosse-en-grande-distribution.sellfy.store/p/rayon-liquide-comment-ce-geant-de-la-grande-distribution-se-reinvente/)
## Un poids lourd économique trop souvent négligé
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. En 2023, le marché français des boissons non alcoolisées en GMS a généré **10,44 milliards d'euros de chiffre d'affaires** pour un volume colossal de **13,5 milliards de litres**. Cela représente près de **16% du chiffre d'affaires alimentaire** en grande distribution, autant que des rayons jugés plus "nobles" comme la crémerie ou la boucherie.
Sur la période 2022-2023, alors que les boissons alcoolisées reculaient de -2,5%, les boissons sans alcool progressaient de **+5,5% en volume**, confirmant un mouvement de fond : les Français boivent moins d'alcool et se tournent massivement vers les alternatives.
> **💧 LE CHIFFRE QUI IMPRESSIONNE**
> Cristaline en 2025 fait partie des **produits de grande consommation la plus achetée en France**.
Mais derrière ces performances, un paradoxe émerge. Les projections pour 2028 anticipent une croissance du marché à **12 milliards d'euros** (+2,8% par an), tandis que les volumes pourraient légèrement fléchir vers **13,35 milliards de litres** (-0,2% par an). Autrement dit : **les Français achèteront moins de litres, mais dépenseront plus**. Le marché évolue en valeur, pas en volume, signe d'une montée en gamme et d'une mutation profonde des attentes.



## Cinq mégatendances qui redessinent le rayon
### 1\. La quête de santé et de fonctionnalité
La santé est devenue le moteur numéro un des choix de consommation. Les boissons énergisantes illustrent parfaitement cette tendance : sur l'année 2024-2025, elles affichent une croissance explosive de **+11,6% en volume** et **+18,8% en valeur**, pour atteindre 174 millions de litres vendus et 685 millions d'euros de chiffre d'affaires.
Mais au-delà des energy drinks, c'est tout un écosystème de **boissons fonctionnelles** qui émerge : eaux enrichies en vitamines, kombuchas riches en probiotiques, boissons aux extraits de plantes adaptogènes... Les consommateurs ne boivent plus seulement pour se désaltérer : **ils boivent pour se faire du bien**.
Parallèlement, la réduction du sucre s'accélère. Renforcée par le durcissement de la taxe soda en 2025, cette tendance a provoqué un basculement rapide : les sodas "regular" ont reculé de -4,2% tandis que les versions light/zero progressaient. Les industriels l'ont compris : chaque nouvelle référence propose désormais sa version sans sucres ajoutés.
### 2\. Le mouvement No/Low Alcohol qui bouleverse les codes
Le phénomène NoLo (No or Low Alcohol) est passé du statut de niche à celui de segment structurant. Selon une enquête Nutrimarketing, **52% des Français souhaitent réduire leur consommation d'alcool**, et 33% ont tenté un Dry January. Les motivations ? Santé (38%), réduction des calories (20%), mais aussi – et c'est nouveau – **l'attrait pour le goût des nouvelles boissons sans alcool** (33%).
Résultat : bières 0.0%, spiritueux sans alcool (gin, apéritifs), et mocktails prêts à consommer se multiplient dans les linéaires. Certaines enseignes innovent dans le merchandising : Auchan a créé fin 2023 une **"zéro zone"** intégrant des spiritueux sans alcool directement au rayon spiritueux classique, pour faciliter la comparaison et le choix du consommateur. On le voit également émerger dans certains rayons chez Leclerc. Le salon professionnel "Degré Zéro", dédié aux boissons sans alcool, a attiré plus de 1000 visiteurs début 2025, un signal fort de la structuration du secteur.


### 3\. L'exigence environnementale qui transforme le packaging
Les consommateurs ne regardent plus seulement ce qu'ils boivent, mais aussi **dans quoi ils le boivent**. La canette aluminium incarne cette révolution : en 2024, elle représente **25,6% des boissons sans alcool vendues** (hors eaux), gagnant 5,7 points de part de marché depuis 2019\. C'est désormais le **2e contenant le plus vendu**, devant le verre, et elle grignote progressivement les parts du plastique (47% de PDM, en baisse).
Cette progression s'explique par son image écologique (recyclable à l'infini) et sa praticité pour la consommation nomade. Certains segments explosent : les eaux gazeuses en canette ont bondi de **+42% en volume en un an**. Les industriels suivent le mouvement, multipliant les formats canette sur toutes leurs gammes.
En parallèle, les initiatives se multiplient : bouteilles en rPET (plastique recyclé), fontaines à vrac chez Biocoop, tests de consigne... Même si le bio alimentaire a souffert, la demande pour des packagings responsables reste forte et structure les lancements produits.
### 4\. La premiumisation... malgré l'inflation
Alors que l'inflation a poussé 77% des Français à placer la hausse des prix en préoccupation n°1, un phénomène contre-intuitif se développe : **la premiumisation du rayon**. Les consommateurs arbitrent, mais sont prêts à payer plus cher pour des boissons qui ont du sens : naturalité, origine locale, bénéfices santé clairement identifiés.
Les succès le prouvent : thés glacés premium aux recettes élaborées (+13% en valeur en 2023), limonades artisanales comme Calypso (1,3 M€ de CA en un an sur la seule proximité), eaux minérales "terroir" positionnées à plus de 2€ le litre... Ces produits trouvent leur public et **créent de la valeur** là où les volumes stagnent.
Mais attention à l'équilibre : dans le même temps, les marques de distributeur renforcent leur position (25% de PDM en valeur, +0,8 point en un an), portées par les ménages les plus sensibles au prix. Le rayon doit donc **jouer sur les deux tableaux** : séduire les consommateurs en quête d'expérience premium, tout en restant accessible aux budgets contraints.
### 5\. La recherche d'expérience et de plaisir
Les consommateurs ne veulent plus d'un "mur de palettes". Ils cherchent de la **découverte, des saveurs inédites, du storytelling**. L'explosion des thés glacés (segment doublé en 10 ans), l'arrivée des kombuchas, des bubble teas prêts à boire, des eaux infusées aux fleurs... tout cela témoigne d'une soif de nouveauté et de plaisir.
Les mocktails en bouteille (imitation Mojito, Spritz sans alcool) répondent à cette attente d'**expérience festive sans alcool**. Les éditions limitées de colas ou sodas aux parfums surprenants créent l'événement. Les "jus cold-pressed" séduisent par leur promesse de goût authentique préservé.
Le maître-mot ? **"Se faire plaisir sans culpabiliser"**. Une équation qui pousse l'innovation vers des produits alliant qualité gustative et bénéfices santé ou environnementaux.
## Pourquoi le rayon doit muer... maintenant :
### Une opportunité de différenciation stratégique
Dans un contexte de guerre des prix et de banalisation de l'offre alimentaire, le rayon hydratation peut devenir un **facteur d'image différenciant** pour les enseignes. C'est la vitrine de l'engagement RSE (via les packagings durables), un espace d'innovation permanente (51 nouveaux produits lancés en 2024 contre 40 en 2023), et un levier de fidélisation puissant.
Les chiffres le confirment : les innovations en boissons sans alcool génèrent **15% de ventes additionnelles** en moyenne (contre seulement 9% en alcool). Autrement dit, elles élargissent réellement le marché au lieu de simplement cannibaliser l'existant. Une nouveauté bien exposée peut attirer de nouveaux consommateurs et augmenter la fréquence d'achat.
### Une génération qui aspire au changement
Les Millennials et la Gen Z – qui représentent déjà une part significative du pouvoir d'achat – ont des attentes radicalement différentes : **moins d'alcool, plus de fonctionnel, exigence de transparence et d'authenticité**. Ils boivent en mobilité, comparent les Nutri-Scores, cherchent des marques alignées avec leurs valeurs.
Si le rayon hydratation ne les séduit pas, ils iront chez le concurrent... ou achèteront directement en DTC (direct-to-consumer) auprès de startups qui maîtrisent les codes de cette génération. Les enseignes n'ont pas le choix : **adapter le rayon, c'est sécuriser la clientèle de demain**.
### Les pionniers montrent la voie
Certaines enseignes expérimentent déjà :
- **Auchan** et sa "zéro zone" intégrée au rayon spiritueux
- **Biocoop** et ses fontaines à vrac pour réduire le packaging
- **Monoprix** et ses tests de merchandising thématique (sport / détox / énergie)
Ces initiatives, même modestes, dessinent les contours du rayon de demain : **moins fonctionnel, plus inspirationnel**. Les retardataires risquent de perdre des parts de marché face aux enseignes qui auront su créer une expérience différenciante.
## Le rayon hydratation, prochaine bataille du retail ?
Le rayon hydratation de 2025 ne ressemblera pas à celui de 2020\. Un marché de 10 milliards d'euros en pleine mutation, des consommateurs qui attendent un rayon à leur image – sain, engagé, inspirant –, et des innovations qui fonctionnent quand elles sont bien mises en valeur : tous les ingrédients sont réunis pour une transformation majeure.
La question n'est plus de savoir si ce rayon va évoluer, mais **qui va le réinventer en premier**. Les distributeurs qui sauront anticiper ces tendances – en revisitant leur assortiment, leur merchandising et leur storytelling – prendront une longueur d'avance sur un marché où la différenciation devient cruciale.
Une chose est certaine : le rayon hydratation a tout d'un géant. Il ne lui manque plus que de se réveiller.
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### Les seniors, ce trésor oublié de la grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/21/les-seniors-ce-tresor-oublie-de-la-grande-distribution/
Last updated: 2026-01-23T10:12:57.000Z
Ils représentent la moitié de la consommation mondiale, mais les marques les ignorent. Pendant que les enseignes courtisent les **millennials** fauchés, **les plus de 55 ans accumulent un pouvoir d'achat record**. Enquête sur un paradoxe commercial qui coûte cher (et qui pourrait rapporter gros).
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Un paradoxe qui défie la logique commerciale
Le constat est aussi simple qu'absurde : **les plus de 55 ans pèsent environ 50% de la consommation mondiale**, mais ne captent qu'une infime fraction des budgets publicitaires. Aux États-Unis, ce **segment** devrait représenter 61 cents sur chaque dollar dépensé d'ici 2050, [selon une étude de l'AARP](https://www.marchedesseniors.com/laarp-analyse-les-politiques-sur-le-vieillissement-de-12-pays/19722). **En France, avec le vieillissement démographique accéléré, la tendance est identique.**
« L'augmentation du nombre de seniors, c'est le phénomène de 2025 », confirme sur une série de [podcasts](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/) Emily Mayer, Directrice Business Insights chez Circana. « Ce n'est pas qu'il y a soudainement plus de seniors, c'est que leur part dans la population devient majoritaire par rapport aux autres strates. »
Pourtant, **cette clientèle séniors reste la grande absente des stratégies marketing.** « On préfère investir sur les jeunes pour qu'ils deviennent fidèles », entend-on encore dans les comités de direction. Un raisonnement qui tenait la route... il y a trente ans.
« C'est le marché de demain. Aujourd'hui, on reste beaucoup focalisé sur le bébé alors que la natalité baisse », poursuit Emily Mayer. « Par contre, le nombre de seniors explose. Et on ne sait pas encore bien leur parler. »
Aujourd'hui, la donne a changé. Les jeunes générations sont plus méfiantes, plus volatiles, et surtout bien plus pauvres que leurs aînés. Elles retardent ou abandonnent les étapes traditionnelles de la vie : mariage, achat immobilier, enfants. Bref, exactement les moments où la consommation explose.
## Les atouts méconnus des seniors en magasin
Sur le terrain, la différence est frappante. Dans les rayons beauté, les conseillers le confirment : les jeunes clients arrivent gavés de tutos YouTube et de demo produit [TikTok](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/23/tiktok-instagram-le-nouveau-chef-de-rayon/), réclament des échantillons gratuits, et repartent souvent sans acheter. Les seniors ? Ils écoutent l'expert, posent des questions, et passent en caisse.
« Le senior a du temps et de l'argent », résume Emily Mayer. « C'est une cible hyper intéressante pour le retail : il vient en magasin, il aime le contact humain et le conseil. »
Cette génération possède des atouts commerciaux ignorés :
- **Un pouvoir d'achat réel :** revenus disponibles plus élevés, patrimoine constitué, moins de charges
- **Une fidélité rentable :** quand ils adoptent une marque, ils y restent et la recommandent activement
- **Une tolérance aux prix :** ils acceptent de payer plus cher pour des produits de marques en lesquelles ils croient
- **Des ambassadeurs naturels :** ils ne vont pas seulement acheter, mais défendre les marques... même quand elles font des erreurs.

#### La Révolution silencieuse du rayon liquide
Cette longue enquête explore la mutation historique du marché français des boissons, un secteur pesant ****10,44 milliards d'euros** qui traverse sa plus grande transformation depuis cinquante ans. Face à la baisse des volumes au profit de la valeur, les acteurs de la grande distribution doivent délaisser les modèles traditionnels pour s'adapter à une ****multiplication d'innovations** (santé, plaisir, boissons énergisantes) et à de nouveaux comportements de consommation. Véritable guide stratégique, ce document offre aux directeurs de magasins et category managers les clés pour décoder ce chaos apparent, réorganiser des linéaires en perte de vitesse et prendre des décisions agiles dans un environnement où les règles se réinventent tous les six mois.
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## Le mythe du senior déconnecté
Autre idée reçue à balayer : **non, les plus de 55 ans ne sont pas largués par la technologie**. C'est même l'inverse. Cette génération a adopté smartphones, streaming et réseaux sociaux en pleine maturité. Les 55-64 ans figurent parmi les segments à la croissance la plus rapide sur YouTube et TikTok, [selon cette étude Anpere](https://www.anpere.fr/le-nombre-de-seniors-dependants-va-exploser/).
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### De la charnière à la transformation : Les mutations de la grande distribution en 2025-2026 (et même après)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/19/les-mutations-de-la-grande-distribution-en-2025-2026/
Last updated: 2026-01-20T13:37:45.000Z
Après quatre années de baisse consécutive des volumes, la grande distribution française retrouve des couleurs en 2025\. Mais derrière ce rebond qui pourrait sembler timide se cache une transformation bien plus profonde du modèle de consommation. Pour comprendre ces mutations et leurs implications pour 2026, nous avons rencontré [Emily Mayer, Directrice des études chez Circana](https://www.linkedin.com/in/emily-mayer-8254ba129/), l'institut d'études expert du secteur de la consommation. Une série de [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/12/les-meilleurs-podcasts-retail-pour-comprendre-la-grande-distribution/) très riche et très dense.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## 2025 : une année charnière
« 2025 est une **année charnière** », lance d'emblée Emily Mayer lorsqu'on lui demande de qualifier l'année écoulée. « J'ai le sentiment qu'il s'est passé quelque chose. Il y a un rebond des volumes, et derrière ce rebond qui peut paraître un peu mou, il se passe plein de choses. »
Forte de vingt années d'observation du secteur, la directrice des études de Circana y voit bien plus qu'un simple sursaut conjoncturel : « Notre secteur se transforme. Ça commence à payer sur les résultats, et je pense que ça va vraiment dans le bon sens. »
### Les chiffres du rebond
Les données de Circana sont formelles : « On est quasiment sur **1% de croissance des volumes** en grande distribution en 2025 », précise Emily Mayer. Un chiffre qui peut paraître modeste mais qui marque un tournant après « **quatre années de décroissance** assez forte ».
Pour comprendre ce rebond, il faut revenir sur le contexte inflationniste : « Les prix ont pris **20%**, c'est colossal. Il faut du temps pour intégrer tout ça et retrouver les comportements d'achat qu'on pouvait avoir avant ces grandes hausses de prix. »
En 2025, l'inflation s'est calmée à « 0,6% d'inflation globale grande distribution », permettant aux Français de faire leurs ces nouveaux niveaux de prix et de retrouver progressivement le chemin des magasins.
> « Ça a pris quelques mois aux Français et 2025 montre un petit rebond de la consommation qui est encourageant. Maintenant, si on regarde les volumes dans le temps long, ils sont stables. C'est un rebond après quatre années de recul, c'est positif, mais ça n'efface pas l'ardoise. »
### L'envie de consommer reste intacte
Mais le consommateur a-t-il simplement appris à vivre avec moins ou s'agit-il d'un vrai retour de l'envie d'achat ? Pour Emily Mayer, la réponse est claire : « Globalement, l'envie de consommer est là. C'est la mise en exécution qui est compliquée, ce qui crée des **tensions dans la société**. C'est une source de frustration : ne pas pouvoir aligner ses désirs sur ses comportements. »
Cette tension entre désirs et réalité budgétaire explique en partie la complexification des comportements d'achat et la recherche permanente de valeur que les distributeurs doivent savoir capter.
> « **L’enjeu n’est plus de courir après les tendances, mais de savoir les capter plus tôt.** »
## Le frais : locomotive de la croissance
Si la croissance revient, elle ne se répartit pas uniformément sur tous les rayons. « Le frais traditionnel connaît un rebond. C'est positif parce que quand on demande aux Français "c'est quoi pour vous, bien manger, bien consommer ?", les **produits frais** sortent en tête. C'est un signal positif d'une forme de réinvestissement dans une meilleure consommation », analyse Emily Mayer.
Cette tendance se confirme également sur les produits de grande consommation : « La croissance est surtout située sur le frais libre-service qui tire la grosse partie de la croissance. C'est plus compliqué du côté de l'épicerie. »
Le retour vers les produits frais traduit une aspiration à mieux consommer, à privilégier la qualité et les produits perçus comme plus sains et authentiques.
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### Les enseignes françaises à l'offensive contre le Mercosur
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/13/les-enseignes-francaises-a-loffensive-contre-le-mercosur/
Last updated: 2026-01-13T08:53:39.000Z
Depuis novembre 2024, **les grands patrons de la distribution française multiplient les prises de position contre l'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur**. Une mobilisation inédite qui témoigne de la pression du monde agricole et des enjeux de souveraineté alimentaire.
## Une vague de boycotts coordonnés
Le 20 novembre 2024, Alexandre Bompard ouvre le bal. Dans une lettre à la FNSEA, le PDG de Carrefour s'engage à ne commercialiser « aucune viande en provenance du **Mercosur**, quels que soient les prix et les quantités ». Un geste fort de solidarité avec les éleveurs français, même si le groupe doit ensuite préciser sa position face aux réactions au Brésil, où Carrefour est très implanté.
Le lendemain, Thierry Cotillard emboîte le pas. Le président d'Intermarché annonce le boycott de « toute viande bovine, porcine et volaille issue des pays d'Amérique du Sud » dans les rayons traditionnels d'Intermarché et [Netto](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/14/devenir-adherent-intermarche-immersion-dans-les-premiers-mois-de-formation-avec-david/). Il va même plus loin en promettant la suppression progressive des viandes Mercosur dans les plats transformés des marques propres.

Déclarations des dirigeants du retail sur le Mercosur
## Michel-Édouard Leclerc, fer de lance du combat
[Le président d'E.Leclerc](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2020/02/18/michel-edouard-leclerc-revient-sur-la-forme-de-lenseigne-et-affiche-ses-ambitions-pour-les-prochaines-annees/) se distingue par la constance de son engagement. Dès le 24 novembre 2024 sur RTL, il affirme que son enseigne ne vend « à 99 % » pas de viande du Mercosur et qualifie l'accord de « mauvais deal » en l'absence de clause de réciprocité sur les normes.
Un an plus tard, le 16 décembre 2025 sur France Inter, il durcit le ton : l'accord « fait fi des normes que nous devons respecter ». Il promet même un boycott actif des produits sud-américains ne respectant pas les standards européens si le traité était signé. Sur son blog fin décembre, il réaffirme : « E.Leclerc est du côté des producteurs français contre la signature en l'état du traité Mercosur ».
## Coopérative U dénonce « le Shein de la concurrence déloyale »
Le 16 décembre 2025, Dominique Schelcher frappe fort avec une formule choc. Sur RMC, le PDG de Système U compare le **Mercosur** au géant chinois du textile : « C'est un peu le Shein de la concurrence déloyale ». Son message est clair : « On n'achètera pas de produits d'Amérique du Sud à partir du moment où il y a des produits équivalents français ».
Il pointe du doigt l'absurdité d'un système à deux vitesses : imposer de lourdes contraintes aux agriculteurs français tout en laissant entrer des produits soumis à des normes plus souples.
## Un front commun au Salon de l'agriculture
Le 27 février 2025, les dirigeants de Carrefour, Intermarché, Coopérative U, Auchan et [Casino](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/06/les-10-decisions-fatales-qui-ont-mene-casino-a-leffondrement/) affichent leur unité lors d'une table ronde au Salon de l'agriculture, aux côtés de Karine Le Marchand. Un symbole fort, même si tous ne s'expriment pas individuellement sur le dossier **Mercosur**.
Casino, empêtré dans ses difficultés financières, reste notamment discret. Auchan ne formule pas de position publique spécifique sur le traité.
## Une bataille autour des normes
Au-delà des postures, le cœur du débat porte sur la clause de réciprocité. Tous les dirigeants mobilisés martèlent le même argument : comment accepter des importations qui ne respectent pas les normes environnementales, sanitaires et climatiques imposées aux producteurs français ?
Thierry Cotillard va jusqu'à interpeller les industriels pour qu'ils fassent preuve de « plus de transparence sur l'origine de la matière première utilisée » dans les produits transformés. Car au-delà de la viande fraîche, c'est toute la filière agroalimentaire qui est concernée.
## Une mobilisation qui interroge
Cette offensive unanime soulève des questions. Les distributeurs répondent-ils à une conviction profonde ou à la pression d'un monde agricole en colère ? La réalité du terrain correspond-elle aux engagements affichés ?
Ce qui est certain, c'est que le Mercosur a réussi l'exploit de fédérer un secteur habituellement plus prompt à se livrer une concurrence féroce. Et que les agriculteurs français ont trouvé, au moins dans le discours, des alliés inattendus au rayon viande.
### Fêtes 2025, les chiffres d'un recul historique sur les produits festifs
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/12/fetes-2025-les-chiffres-dun-recul-historique-sur-les-produits-festifs/
Last updated: 2026-01-12T12:20:17.000Z
Les chiffres sont sans appel. [Alors que les produits du quotidien maintiennent tant bien que mal une croissance symbolique](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/07/grande-consommation-le-grand-retour-des-volumes-apres-quatre-ans-de-disette/), les produits emblématiques des [repas de fêtes](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/05/du-foie-gras-a-la-raclette-les-francais-reinventent-leur-repas-de-noel/) ont connu un recul significatif en cette fin d'année 2025\. Une tendance qui illustre, une fois de plus, [la mutation profonde de la consommation française](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/04/la-lente-profonde-et-silencieuse-mutation-de-la-grande-distribution/).
## **Une croissance en trompe-l'œil pour les PGC+FLS**
Sur l'ensemble de l'année 2025, **les Produits de Grande Consommation et le Frais Libre-Service (PGC+FLS) affichent une progression de leur chiffre d'affaires de +1,9%**, selon les données de l'institut Circana. Mais ce chiffre masque une réalité bien moins réjouissante.
La croissance en volumes ne dépasse pas +0,9%, ce qui signifie que l'essentiel de la progression du CA provient d'un reliquat d'inflation des prix. En d'autres termes, les Français achètent à peine plus qu'en 2024... mais payent davantage.
Cette dynamique morose s'explique par deux facteurs structurels : **une croissance démographique atone** (environ +0,4% par an depuis près d'une décennie) et **des restrictions de pouvoir d'achat** qui touchent une part croissante des ménages. La "dé-consommation" – qu'elle soit choisie ou subie – n'est plus une hypothèse : c'est une réalité mesurable.
## **Les fêtes de fin d'année : un arbitrage brutal**
Dans ce contexte tendu, les fêtes de fin d'année étaient scrutées de près par les observateurs du secteur. Le verdict est tombé, et il est sans appel.
**Les produits typiques des repas de fêtes ont vu leur chiffre d'affaires reculer de -4,4% par rapport à l'année précédente**. Même si les enseignes ont proposé des prix plus compétitifs, cela n'a pas suffi : les volumes ont chuté de -3,4%, confirmant que les Français ont bel et bien réduit la voilure.
Si la morosité ambiante – crises internationales, tensions géopolitiques – a pu jouer un rôle, c'est surtout l'incertitude économique et les contraintes budgétaires qui expliquent cette [déconsommation](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/14/le-grand-defi-de-la-deconsommation-pour-la-distribution-alimentaire/) festive. D'ailleurs, un indicateur vient contredire la thèse du "blues généralisé" : la première semaine de janvier 2026 enregistre une croissance de +5% en valeur, portée par l'arrivée des nouveaux salaires sur les comptes bancaires.
## **Des arbitrages révélateurs entre Noël et Nouvel An**
L'analyse semaine par semaine révèle un phénomène particulièrement intéressant : les consommateurs ont clairement arbitré entre les deux temps forts de fin d'année.
- Semaine 50 (mi-décembre) : -9,9% de CA
- Semaine 51 (Noël) : -14,7% de CA
- Semaine 52 (Nouvel An) : +4,4% de CA
- Semaine 1 (début janvier) : +5,0% de CA
Le constat est clair : les ménages ont privilégié le réveillon du Nouvel An au détriment de celui de Noël, période où s'ajoutent les dépenses en jouets et cadeaux. **Face à des budgets contraints, ils ont fait des choix stratégiques, concentrant leurs efforts sur un seul moment festif plutôt que deux**.
## **Quels produits ont le plus souffert ?**
Parmi les catégories les plus emblématiques des fêtes, toutes ou presque ont reculé :
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### « Le sans alcool n’est pas une niche, mais le rayon ne le sait pas encore »
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Last updated: 2026-01-12T10:02:41.000Z
Le **rayon liquide en grande distribution** est l’un de ceux qui ont le moins évolué. Pendant des décennies, son organisation est restée quasiment inchangée : eau, sodas, bières, vins, spiritueux. Pourtant, depuis deux à trois ans, une **mutation du rayon boissons** est à l’œuvre. Discrète, progressive, mais profonde. Le **marché du sans alcool en France**, longtemps cantonné à quelques références marginales, commence à s’imposer comme une alternative crédible. Encore mal structurée, encore mal lisible en magasin, mais portée par des **tendances de consommation sans alcool** de plus en plus affirmées.
C’est dans cet entre-deux que s’inscrit le parcours de Cynthia, fondatrice de Yoleau, marque française de **boissons fermentées sans alcool** et de **cocktails sans alcool en GMS**. Une trajectoire qui éclaire à la fois l’évolution des usages et les limites actuelles de l’exécution en magasin.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Du grand groupe à l’impact direct
Ancienne responsable marketing chez Kronenbourg, Cynthia connaît parfaitement les mécaniques des grands groupes. Une école solide, mais parfois frustrante. Dans ces structures, une **innovation boissons en grande distribution** peut mettre « deux à trois ans » avant d’arriver en rayon. Un temps long, nécessaire à la sécurisation des process, mais peu compatible avec l’envie de tester rapidement des idées sur le marché.
Créer Yoleau, c’est changer de rapport au temps et à la responsabilité. L’entrepreneuriat impose un impact immédiat : quand un produit arrive en magasin, *« tu sais que c’est ton travail, de A à Z, qui l’a rendu possible »*. À l’inverse, si l’énergie flanche, *« personne ne va y aller à ta place »*. Une pression permanente, mais aussi une forme de liberté rarement ressentie dans un grand groupe.
## Partir de l’apéritif, pas de l’alcool
Yoleau ne naît pas d’un rejet de l’alcool. Le point de départ est au contraire très français : l’apéritif. Cynthia et sa cofondatrice Pauline aiment ce moment de convivialité, mais se reconnaissent peu dans les produits proposés. La bière, notamment, leur pose problème : trop amère, souvent compensée par du sucre lorsqu’elle est aromatisée.
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### Panier fraîcheur de Janvier : Les Essentiels F&L du mois
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/09/panier-fraicheur-de-janvier-les-essentiels-f-l-du-mois/
Last updated: 2026-01-12T08:16:39.000Z
Janvier c'est le mois de la reprise... et des agrumes ! Après les fêtes, le rayon Fruits & Légumes reprend son rythme de croisière. Mais janvier n'est pas un mois comme les autres : c'est celui de la "detox", des bonnes résolutions, et surtout... celui des agrumes. Entre les oranges qui explosent, les légumes d'hiver qui tiennent bon et les clients en quête de vitamines, votre rayon doit être irréprochable.
Petit tour d'horizon des incontournables du mois, avec un focus spécial sur les variétés d'oranges - parce qu'entre une Navel et une Sanguine, il n'y a pas que la couleur qui change.
FORMATION & CONSEILS
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Notre expertise en fruits et légumes est dédiée à accompagner les chefs de rayon et responsables de secteur dans leur performance au quotidien.
À travers des formations ciblées, des audits personnalisées et des conseils opérationnels, nous vous aidons à optimiser la gestion et la rentabilité du rayon, renforcer les compétences des équipes, et améliorer la satisfaction client.
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## **Les Immanquables de Janvier**
### **Les grumes : Les stars absolues**
Janvier, c'est **LE** mois des agrumes. Vos clients cherchent de la vitamine C, des couleurs vives et des saveurs franches. Zéro rupture tolérée sur :
- **Clémentines & Mandarines** : même si le pic est passé, elles restent incontournables
- **Oranges** : toutes les variétés doivent être présentes (on y revient juste après)
- **Citrons** : usage quotidien, rotation continue
- **Pomelos** : le "healthy" breakfast des résolutions 2026
### **Les Légumes d'hiver : La réassurance**
- Pommes de terre, carottes, poireaux : les basiques du pot-au-feu
- Choux (chou-fleur, brocoli, choux de Bruxelles) : la santé en version hivernale
- Courges : butternut et potimarron continuent leur belle carrière
- Endives & Mâche : les fraîches du moment
- Champignons : toujours techniques, toujours sensibles à l'exposition
### **Les fruits de garde**
Pommes, poires et kiwis tiennent le rayon. Misez sur la pédagogie variétale : une Granny Smith ne se vend pas comme une Golden.
## **Focus produit : maîtriser les variétés d'Oranges**
Janvier, c'est la pleine saison des oranges. Mais attention : toutes les oranges ne se ressemblent pas. Connaître les variétés, c'est pouvoir conseiller vos clients... et optimiser vos ventes.
### **Les Oranges blondes**
**La Navel : La Reine du Rayon** Reconnaissable à son "nombril" (un second fruit à l'apex), la Navel est **la** référence de janvier. Douce, juteuse, avec un arôme frais, elle se croque facilement et s'épluche sans difficulté. Chair tendre, pratiquement sans pépins. 👉 **Conseil client** : Parfaite à croquer ou en salade de fruits.
**La Valencia Late : L'Orange à Jus** Maturation tardive (idéale de mars à juin, mais déjà présente). Très juteuse, saveur équilibrée entre acidité et douceur. 👉 **Conseil client** : "Les Salustiana ou Valencia sont imbattables pour un jus riche et vitaminé."
### **Les Oranges sanguines : le spectacle visuel**
Les sanguines, c'est l'orange qui sort de l'ordinaire. Chair intensément rouge, saveur acidulée avec des notes légèrement amères. Un goût très fruité, presque floral.
**Le Tarocco** : Chair légèrement pigmentée, douce et sucrée avec une pointe d'acidité. Arôme subtil et floral. Parfaite en dégustation nature.
**La Moro** : Chair intensément rouge, acidulée avec des notes légèrement amères. Goût très fruité. Idéale en desserts et cocktails.
**La Sanguinelli** : Peau rougeâtre et chair douce. Saveur douce et fruitée avec une acidité très légère. Entre le plaisir visuel et gustatif.
👉 **Conseil client** : "Essayez les oranges sanguines ou chocolat pour leur saveur unique et leur présentation spectaculaire."
### **Les variétés spéciales**
**La Maltaise** : Considérée comme la "Reine des Oranges". Goût exceptionnel, sucré et très juteux. Arôme intense. Une orange de dégustation pure.
**L'Orange Chocolat** : Peau brun-orangée intrigante. Douce, juteuse avec une pointe de saveur fruitée unique. L'originalité visuelle qui attire l'œil et déclenche l'achat.
**La Salustiana** : Variété phare pour les jus. Chair douce, juteuse et peu acidulée. Très riche en jus. Le quotidien des familles.
## **Conseils pérationnels pour Janvier**
### **Implantation & Théâtralisation**
Janvier reste un mois de gros volumes sur des produits structurants. Gardez une implantation simple et lisible :
**Organisation recommandée** (du sens clients) :
1. Légumes pot-au-feu / Choux
2. Tomates & Légumes ratatouille
3. Champignons – Pommes de terre – Condiments
4. Salades & Crudités
5. **AGRUMES** (point focal du rayon)
6. Pommes – Poires – Raisins
7. Exotiques (ananas, mangues pour les irréductibles de l'hiver)
**Points clés** :
- Créez un **pôle agrumes spectaculaire** avec pédagogie : étiquettes variétales claires, suggestions d'usage
- TG réservées aux produits image prix et gros volumes
- Prix clairs, verticaux, lisibles
- Les oranges sanguines méritent une mise en avant visuelle : leur couleur vend
### **Fraîcheur & Conseils Client**
**Pour les Oranges :**
✅ Sélection : Peau ferme, sans taches, poids en main (signe de jutosité)
✅ Conservation : Température ambiante pour préserver la saveur / Réfrigération pour conservation prolongée (bac à légumes)
✅ Espacement : Évitez l'entassement pour prévenir moisissures
**Pour les Mandarines/Clémentines :**
✅ Pas de pièce pourrie ou moisie (contamination rapide)
✅ Pas de pièce tachée - Feuillage frais
✅ Pas de boursoufflure
**Pour les Choux :**
✅ Tête ferme et serrée pour le chou-fleur
✅ Fleur blanche pour le chou-fleur
✅ Feuilles vertes et cassantes pour tous les choux
### **Étiquetage : restez vigilants**
Même en janvier, les obligations réglementaires s'appliquent. Mentions obligatoires : nature du produit, variété/type, origine (pays), catégorie, prix au kilo.
Pour les **oranges** sous norme spécifique : calibre obligatoire si mentionné. Profitez-en pour valoriser les variétés (Navel, Sanguine, Valencia...).
## **Janvier : le mois de la réassurance**
Après décembre et ses excès, janvier est le mois de la **réassurance**. Vos clients cherchent du frais, du sain, du vitaminé. Votre rayon doit respirer la fraîcheur et la clarté.
Les agrumes sont votre meilleur argument commercial : couleurs éclatantes, bienfaits reconnus, variétés multiples. Misez sur la pédagogie et le conseil. Un client qui comprend la différence entre une Navel et une Moro est un client qui achète mieux... et plus.
**Et souvenons-nous** : en janvier, chaque orange compte, chaque conseil fait la différence.
### Grande Consommation : les volumes repartent à la hausse après quatre ans de recul
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/07/grande-consommation-le-grand-retour-des-volumes-apres-quatre-ans-de-disette/
Last updated: 2026-01-07T13:56:03.000Z
L’année 2025 signe la fin d’un cycle de [déconsommation](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/14/le-grand-defi-de-la-deconsommation-pour-la-distribution-alimentaire/) historique. Porté par une météo favorable, un retour des promotions et une légère montée en gamme, le secteur respire, enfin. Décryptage d’un basculement attendu.
Le soulagement est palpable dans les allées du commerce de détail. Après quatre années consécutives de recul, les volumes de produits de grande consommation (PGC) repassent enfin au vert. [Selon les données Circana analysées par Emily Mayer](https://www.linkedin.com/posts/emily-mayer-8254ba129%5Fdistribution-pgc-consommation-activity-7414561522980397056-t7aD?utm%5Fsource=share&utm%5Fmedium=member%5Fdesktop&rcm=ACoAAARsXtEBBCRTVkRThpb-Lqn0zA9YJlzilFY), l'année 2025 marque un "vrai tournant" pour la grande distribution française, avec un chiffre d’affaires global qui frôle les **+2%**.
Voici une version finalisée de l’article, mettant en avant l'expertise d'**Emily Mayer**, Directrice Business Insights chez **Circana**, et intégrant vos citations clés entre guillemets français.
## Une rupture de tendance portée par la promotion
Si ce retournement de situation est en partie favorisé par des facteurs externes, il témoigne surtout d'un changement de dynamique de marché. Emily Mayer précise dans un post Linkedin que si « les coups de pouce cumulés de la météo et de l'effet calendaire de début d'année expliquent environ la moitié de la progression des volumes, la rupture de tendance par rapport aux années antérieures est bien là. »
Plusieurs facteurs ont permis de redonner de l'air aux chariots des Français :
- **La stabilisation tarifaire :** « L'accalmie sur les prix » a rassuré les foyers.
- **L'offre en rayon :** « La croissance des assortiments en magasin » a stimulé la demande.
- **Le levier promotionnel :** « La contribution plus forte de la promotion » a agi comme un moteur essentiel de la reprise.
## Le retour de la « valeur » dans le panier
**Au-delà des quantités, c'est la qualité des achats qui évolue.** Pour Emily Mayer, un « autre signal encourageant » est à noter : « la montée en gamme est de retour. » Bien que cette tendance reste « légère », elle marque la fin d'une ère d'achats « "dégradés" pour cause de forte inflation. »
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### « Ne pas reproduire l'erreur d'un énième canal de diffusion massif » : Comment WhatsApp veut s'imposer dans le retail
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/07/ne-pas-reproduire-lerreur-dun-enieme-canal-de-diffusion-massif-comment-whatsapp-veut-simposer-dans-le-retail/
Last updated: 2026-01-07T07:47:50.000Z
Avec 56 millions de Français connectés à internet et une adoption quasi-universelle de **WhatsApp**, la messagerie de **Meta** s'impose progressivement comme un canal incontournable pour les enseignes de distribution. [Rafaël](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/06/10/-interview-avec-rafael-lefevre-cest/), expert du sujet chez Meta, décrypte les opportunités et les pièges à éviter pour les acteurs du retail. Interview complète en [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/).
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## L'irrésistible ascension de WhatsApp
Il y a dix ans à peine, **WhatsApp peinait encore à s'imposer face au SMS**. Aujourd'hui, la messagerie compte 3 milliards d'utilisateurs dans le monde et touche la quasi-totalité de la population française connectée. « C'est la majorité de la population. Globalement, pour te donner une échelle, c'est 56 millions de personnes qui sont connectées à internet au mois de septembre dernier. Une grande grande grande majorité utilise WhatsApp de manière hebdomadaire ou quotidienne », précise Raphaël en intro du [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/12/les-meilleurs-podcasts-retail-pour-comprendre-la-grande-distribution/).
Cette explosion s'explique notamment par la crise sanitaire. « WhatsApp était déjà puissant avant le Covid, mais c'est le Covid qui a fini de conquérir le reste de la population », explique l'expert. « Ce sont notamment les tranches d'âge plus âgées qui utilisaient moins WhatsApp. C'est un usage très simple. C'est une messagerie, on utilise tous des messageries aujourd'hui. Les générations les plus âgées s'y sont mises aussi à ce moment-là. »
Un usage intensif qui se traduit par des chiffres impressionnants : « 890 sessions mensuelles », soit environ 30 connexions par jour et par utilisateur. « La messagerie a ce côté très familiarisant. On communique facilement, on ouvre une discussion, on n'est pas obligé de répondre tout de suite, la réponse arrive plus tard, on a un historique très facile à lire, on partage des vidéos, des sons, des sondages maintenant », détaille Rafaël.
## WhatsApp Business : comprendre les différences
Pour les professionnels, Meta propose deux solutions distinctes. « **WhatsApp, ce sont des usages simples à titre personnel. WhatsApp Business offre des fonctionnalités plus complexes** », explique Rafaël. « Il y a la WhatsApp Business App que des commerces locaux individuels utilisent énormément. C'est totalement gratuit. Elle permet d'ouvrir un canal avec un numéro, d'avoir une chaîne et de pouvoir répondre lorsqu'on est sollicité par des consommateurs. »
L'exemple de l'Inde illustre le potentiel de l'outil : « **80% des petits commerces utilisent WhatsApp pour entretenir la relation avec leurs clients**. »
Pour les enseignes nationales ou les marques avec des besoins plus sophistiqués, il existe le compte business WhatsApp. « C'est une version encore plus évoluée. On rentre dans des mécaniques souvent nationales, au niveau de la marque, au niveau de l'enseigne. On peut créer des mécaniques beaucoup plus complexes où l'entreprise peut solliciter le consommateur pour lui envoyer des messages de différentes natures. »
La recommandation de Rafaël pour un point de vente ? « Il faut commencer à son échelle, celle qui paraît accessible pour le magasin en question. Télécharger la Business App pour commencer à interagir, créer une chaîne, pouvoir répondre à des sollicitations d'un client, c'est déjà très bien. Ensuite, éventuellement migrer vers des usages plus complexes. »
## Les chaînes : un outil de diffusion organique
**Les chaînes WhatsApp permettent une communication « one-to-many »**, c'est-à-dire un même message diffusé à tous les abonnés. « Les chaînes ont été construites à la base pour les influenceurs, pour la presse, pour tous les usages récurrents », précise Rafaël.
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### ReTuna : le centre commercial 100% recyclé qui réinvente la consommation
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/06/retuna-le-centre-commercial-100-recycle-qui-reinvente-la-consommation/
Last updated: 2026-01-06T13:54:14.000Z
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### « Ici, les invendus ne finissent plus à la benne » : Quand un magasin GSS repense le gaspillage
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/06/ici-les-invendus-ne-finissent-plus-a-la-benne-quand-un-magasin-gss-repense-le-gaspillage/
Last updated: 2026-01-06T08:13:03.000Z
La [gestion des invendus](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/04/anti-gaspi-en-grande-distribution-quand-la-lutte-contre-le-gaspillage-devient-un-levier-de-performance-economique-et-sociale/) est un sujet largement documenté dans l’alimentaire, beaucoup moins dans la **GSS**. Pourtant, dans un magasin de bricolage ou d’équipement de la maison, les volumes concernés sont loin d’être anecdotiques : clôtures abîmées, pots de peinture entamés, luminaires cabossés, outils utilisés puis retournés. Des produits souvent invendables… et longtemps voués à la destruction.
À Pau, dans un magasin **Castorama**, une autre approche s’est mise en place. Une démarche très concrète mise en place via Comerso, ancrée dans le quotidien du magasin, qui montre comment la **lutte contre le gaspillage** peut devenir un levier opérationnel, sans bouleverser l’organisation existante.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Donner une seconde vie aux produits plutôt que les détruire
La question du gaspillage n’est pas nouvelle dans ce magasin. Elle faisait déjà partie des réflexes internes. Comme l’explique Marjorie Faure, directrice du site, les équipes ont toujours cherché à éviter de jeter inutilement. Un produit ouvert, cabossé ou dégradé faisait d’abord l’objet d’une tentative de **déstockage** ou de remise. Mais certains articles ne trouvent tout simplement plus preneur.
> « Une palette de lames de clôture abîmées, même à un euro, personne n’en veut », résume-t-elle. Dans ces cas-là, la destruction semblait inévitable.
C’est là qu’intervient un outil de mise en relation avec des associations locales, [Comerso](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/12/08/comerso-limite-la-casse-avec-la-lutte-anti-gaspi-2/). Le principe est simple : les produits jugés **invendables en l’état** sont listés, puis proposés à des structures comme Emmaüs, les Restos du Cœur ou des associations de réemploi. Ces dernières choisissent ce qu’elles peuvent récupérer, réparer, détourner ou démonter.
« On poste une demande avec le détail des palettes, et quelques jours après, l’association vient les récupérer », explique Marjorie. Une logique de **seconde vie des produits** qui fonctionne aussi bien pour du bois, des plantes, de la peinture que pour de l’outillage.
Ce qui frappe, c’est l’absence de tri “subjectif”. Même des produits jugés très dégradés trouvent preneur. « Parfois, moi-même, je me demande ce qu’ils vont en faire… et ils trouvent toujours une idée », reconnaît-elle.
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### Du foie gras à la raclette : Les Français réinventent leur repas de Noël
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/05/du-foie-gras-a-la-raclette-les-francais-reinventent-leur-repas-de-noel/
Last updated: 2026-01-05T18:38:33.000Z
Si les chiffres définitifs de la saison des fêtes 2024-2025 ne seront connus que dans quelques jours, **les premières tendances et les témoignages des professionnels de terrain confirment déjà une transformation majeure des habitudes de consommation festive.** Entre recul des produits traditionnels sur le début de saison et explosion de la raclette, les enseignes doivent repenser leur stratégie commerciale pour les fêtes de fin d'année.
Dans les coulisses de la grande distribution, le constat est unanime. « Nous on a vendu moins de foie gras frais que d'habitude. Mes collègues et confrères du frais ont remarqué une forte hausse sur la raclette et la charcuterie », témoigne un manager de rayon. **Un témoignage parmi des dizaines d'autres qui confirment une tendance de fond : Noël 2025 marque un tournant dans les comportements d'achat des Français.**
## Un début de saison en net recul
Les premières données NielsenIQ, portant sur le début de la saison festive 2025, dressent un constat préoccupant. **Entre le 4 novembre et le 14 décembre 2025, les produits festifs ont enregistré une chute de -4% en chiffre d'affaires et surtout -8% en volume d'unités de consommation vendues.** Une baisse significative qui s'est confirmée semaine après semaine, malgré l'espoir d'un rattrapage sur les trois dernières semaines, période qui concentre traditionnellement 40% des ventes.

Source : [NielsenIQ](https://www.linkedin.com/posts/nicolas-l%C3%A9ger-20638878%5Fles-achats-festifs-%C3%A0-date-activity-7407676154498744321-N1kO?utm%5Fsource=share&utm%5Fmedium=member%5Fdesktop&rcm=ACoAAARsXtEBBCRTVkRThpb-Lqn0zA9YJlzilFY)
**« Avec 8% de baisse de chiffre d'affaires au niveau national sur les trois premières semaines, les magasins savaient qu'ils allaient se retrouver avec des stocks importants »**, alerte un professionnel du secteur. Un constat d'autant plus préoccupant qu'il intervient après des années 2023 et 2024 déjà marquées par l'[inflation](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/08/18/les-mdd-larme-anti-inflation-de-la-grande-distribution/). « Dans certains magasins, l'impact sera significatif, particulièrement là où la gestion des rayons est moins rigoureuse », renchérit un autre manager.
Sur le terrain, les [gestionnaires de rayons](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/02/01/gestionnaire-de-rayon-un-metier-strategique/) observent des situations contrastées mais révélatrices. « Cette année nous avons considérablement réduit notre gamme de foie gras car l'an passé il nous en restait beaucoup trop », confie un responsable.
> « Les chocolats comme le saumon, nous en avons encore beaucoup. Les réapprovisionnements pour le Nouvel An se sont fait au compte-goutte. On a limité ainsi les pertes financières mais on risque encore de jeter 5000 € de saumon ou de foie gras cette année… »
## La gestion des stocks, un casse-tête pour les enseignes
Face à cette baisse d'activité en début de saison, les stratégies divergent selon les magasins. Certains ont fait le choix radical de réduire les volumes commandés dès le départ. D'autres se retrouvent avec des stocks importants :
> « Chez nous, le foie gras se vend correctement, il ne nous reste pas grand-chose car on a moins commandé. Le saumon a été bradé car les ventes ne décollaient pas. En revanche, la raclette a été prise d'assaut : deux têtes de gondole complètement vidées, le rayon charcuterie dévalisé », témoigne un gestionnaire.
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### CSSCT, des formations obligatoires essentielles en grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/05/cssct-des-formations-obligatoires-essentielles-en-grande-distribution/
Last updated: 2026-01-05T14:21:44.000Z
La grande distribution est un secteur où les conditions de travail sont particulièrement exposées aux risques professionnels. Manutention, gestes répétitifs, horaires décalés, coactivité, affluence du public. Dans ce contexte, la mise en place et le bon fonctionnement de la CSSCT reposent sur des compétences précises. Disposer[ ](https://formation.lefebvre-dalloz.fr/formation/cssct-commission-sante-securite-et-conditions-de-travail)[**d’une liste de formations cssct obligatoire**](https://formation.lefebvre-dalloz.fr/formation/cssct-commission-sante-securite-et-conditions-de-travail) permet aux entreprises du secteur de répondre à leurs obligations tout en améliorant concrètement la prévention sur le terrain.
## **Pourquoi la CSSCT est stratégique en grande distribution**
La Commission santé sécurité et conditions de travail joue un rôle central dans les établissements soumis à des contraintes physiques et organisationnelles fortes. En grande distribution, les risques sont multiples et souvent quotidiens.
Les accidents liés à la manutention, les troubles musculosquelettiques, les chutes ou les situations de tension avec la clientèle font partie des réalités du terrain. La CSSCT permet d’identifier ces risques, d’en analyser les causes et de proposer des actions adaptées.
### **Un cadre obligatoire pour certains établissements**
La mise en place d’une CSSCT est obligatoire dans certaines structures, notamment selon l’effectif et la nature de l’activité. Dans la grande distribution, ces seuils sont fréquemment atteints, ce qui rend la formation des membres indispensable.
### **Un relais essentiel entre salariés et direction**
La CSSCT agit comme un lien opérationnel. Elle permet de faire remonter les problématiques concrètes du terrain et de contribuer à l’amélioration des conditions de travail de manière structurée.
## **Les formations CSSCT obligatoires, un socle réglementaire**
Les membres de la CSSCT doivent bénéficier d’une formation spécifique. Cette obligation vise à leur donner les compétences nécessaires pour exercer efficacement leur mission.
Ces formations abordent les principes fondamentaux de la prévention, le cadre légal, l’analyse des risques professionnels et les conditions de travail. Elles permettent également de comprendre le rôle et les responsabilités de chacun.
### **Comprendre les obligations de l’employeur**
La formation permet d’identifier les responsabilités en matière de santé et de sécurité. Cette compréhension est essentielle pour prévenir les situations à risque et éviter les manquements.
### **Savoir analyser les situations de travail**
Observer un poste, identifier un danger, comprendre l’organisation du travail. Ces compétences sont indispensables dans des environnements aussi dynamiques que les magasins, entrepôts ou plateformes logistiques.
## **Une utilité concrète sur le terrain**
En grande distribution, la CSSCT ne peut pas se limiter à un rôle théorique. Les formations obligatoires donnent aux membres les outils pour agir concrètement.
Elles permettent de mieux appréhender les risques liés aux rayons, aux réserves, aux caisses ou aux zones de livraison. Cette connaissance fine du terrain favorise des actions de prévention réalistes et applicables.
La formation aide également à structurer les échanges avec la direction et à formuler des propositions claires et argumentées.
## **Adapter la prévention aux contraintes du secteur**
La grande distribution se caractérise par des rythmes soutenus et une forte exigence de productivité. La prévention doit donc s’adapter à ces contraintes sans freiner l’activité.
### **Intégrer la sécurité dans l’organisation quotidienne**
Les formations CSSCT permettent de penser la prévention comme un élément intégré au fonctionnement du magasin. Organisation des flux, aménagement des postes, gestion des pics d’activité.
### **Anticiper plutôt que subir**
Former les membres de la CSSCT aide à détecter les signaux faibles. Fatigue, surcharge de travail, incidents répétés. Cette anticipation limite les accidents et améliore le climat social.
## **Un levier d’amélioration des conditions de travail**
Au-delà de l’obligation légale, la formation CSSCT constitue un véritable levier d’amélioration. Elle contribue à réduire les accidents, l’absentéisme et les tensions internes.
Dans un secteur où le turnover est important, agir sur les conditions de travail est un enjeu stratégique. Une CSSCT formée et active participe à la fidélisation des équipes et à une meilleure attractivité des postes.
Elle renforce également le dialogue social en apportant un cadre structuré aux échanges.
## **Une responsabilité partagée au service de la performance**
La santé et la sécurité au travail ne concernent pas uniquement les représentants du personnel. Elles impactent directement la performance globale de l’entreprise.
Une CSSCT bien formée permet de concilier exigences opérationnelles et protection des salariés. Cette approche équilibrée est particulièrement précieuse dans la grande distribution, où la pression opérationnelle est constante.
La formation devient alors un investissement utile, au service de la prévention et de l’efficacité collective.
## **Former la CSSCT pour sécuriser le quotidien en magasin**
Disposer d’une liste de formations CSSCT obligatoires permet aux acteurs de la grande distribution de répondre aux exigences réglementaires tout en agissant concrètement sur le terrain. Ces formations donnent aux membres les clés pour comprendre les risques, analyser les situations de travail et proposer des améliorations adaptées aux réalités du secteur. En renforçant les compétences de la CSSCT, les entreprises sécurisent le quotidien des équipes et contribuent à des conditions de travail plus durables, essentielles à la performance et à la stabilité du secteur.
### Shein, Vinted, Amazon : autopsie du non-alimentaire qui meurt sous nos yeux
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2026/01/05/shein-vinted-amazon-autopsie-du-non-alimentaire-qui-meurt-sous-nos-yeux/
Last updated: 2026-01-05T13:36:16.000Z
À découvr
[](https://je-bosse-en-grande-distribution.sellfy.store/magazine/)
Depuis quelques mois, nous créons une collection unique de magazines dédiés aux métiers du commerce et aux transformations du retail.
Chaque numéro offre une enquête approfondie, des témoignages exclusifs, des analyses terrain et des perspectives que vous ne trouverez nulle part ailleurs.
Des lectures indispensables pour comprendre les mutations du secteur et anticiper celles qui arrivent.
****Découvrir les magazines 100% digitaux →**
[DÉCOUVRIR ](https://je-bosse-en-grande-distribution.sellfy.store/magazine/)
En onze ans, [**le commerce de détail de l'habillement a perdu 19% de ses effectifs salariés**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/11/en-2030-la-grande-distribution-sera-le-secteur-le-plus-createur-demploi/). Près d'un emploi sur cinq a disparu. Pendant ce temps, Shein inonde le marché de vêtements à prix cassés, Vinted capte la [seconde main](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/19/tout-savoir-sur-le-marche-de-la-seconde-main/), et Amazon grignote toutes les parts de marché. Le [textile](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/10/comment-dynamiser-les-rayons-textile-en-grande-distribution-lexemple-du-partenariat-feef-x-carrefour-2/) n'est que le premier domino à tomber. Ce qui lui arrive aujourd'hui arrivera demain à d'autres secteurs. Bienvenue dans l'autopsie d'une mort annoncée.
## \-19% d'emplois en onze ans : le désastre invisible
Dix-neuf pour cent. Le chiffre est brutal, mais il ne fait pas la une. Pas de manifestations, pas de plans sociaux médiatisés, pas de ministre qui se déplace. Juste une lente hémorragie, magasin après magasin, enseigne après enseigne. Des vitrines qui ferment, des vendeurs qui ne sont pas remplacés, des boutiques de centre-ville qui deviennent des agences bancaires ou des kebabs.
Le commerce de détail de l'habillement, c'était des dizaines de milliers d'emplois répartis sur tout le territoire. Des premiers jobs pour les jeunes, des emplois de proximité, des vendeurs qui connaissaient leurs clients, qui conseillaient, qui créaient du lien. Tout cela est en train de disparaître.
Et ce n'est pas une crise conjoncturelle, un accident de parcours, un mauvais moment à passer. C'est une **transformation structurelle**, irréversible, portée par trois forces qui convergent pour laminer le commerce physique traditionnel : les **plateformes ultra-low-cost** venues d'Asie, l'[explosion de la **seconde main**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/21/la-seconde-main-une-tendance-en-plein-essor-en-france/), et la domination sans partage des géants du **e-commerce**.
## Shein : quand le low-cost devient ultra-low-cost
**Shein, c'est le symbole de ce nouveau monde.** Une entreprise chinoise qui vend des vêtements à des prix défiant toute concurrence. Des robes à 5 euros, des t-shirts à 2 euros, des collections qui changent toutes les semaines. Une machine à produire du vêtement jetable, alimentée par une logistique redoutable et une présence digitale massive, notamment sur [TikTok](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/23/tiktok-instagram-le-nouveau-chef-de-rayon/) et Instagram.
Le modèle économique est simple : production de masse en Chine, vente directe au consommateur sans intermédiaire, renouvellement ultra-rapide des collections basé sur l'analyse en temps réel des tendances sur les réseaux sociaux. Pas de magasins, pas de stocks importants, pas de vendeurs à payer. Juste une plateforme en ligne et des algorithmes.

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### Vrac en supermarché : le décret qui va changer vos rayons d'ici 2030
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/30/vrac-en-supermarche-le-decret-qui-va-changer-vos-rayons-dici-2030/
Last updated: 2026-01-15T20:01:10.000Z
[Le texte d'application de la loi Climat et Résilience vient de tomber](https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/actualites-dgccrf/decret-sur-les-surfaces-de-vente-de-produits-en-vrac-ce-qui-change). Objectif : 20% de produits sans emballage primaire dans les grandes surfaces. Entre ambition environnementale et réalités du terrain, décryptage d'une réforme qui interroge.
## Un décret attendu depuis 2021
Quatre ans après le vote de la loi Climat et Résilience, le **décret n°2025-1102 du 19 novembre 2025** pose enfin le cadre. Les commerces de plus de 400 m² où les produits de grande consommation pèsent au moins 5% du chiffre d'affaires devront consacrer **20% de leur surface à la vente de produits sans emballage primaire**, vrac compris.
Concrètement ? Pratiquement tous les supermarchés et hypermarchés de France sont concernés.
## Le choix de la méthode laissé aux enseignes
La DGCCRF, qui pilote le dossier, a voulu éviter la contrainte administrative excessive. Résultat : **trois modes de calcul possibles**, au choix de l'enseigne.
**Première option : raisonner en surface**. 20% de la surface de vente de produits de grande consommation dédiée aux produits sans emballage primaire. On compte l'emprise au sol des meubles fixes - silos à vrac, bacs, présentoirs.
**Deuxième option : raisonner en chiffre d'affaires**. Générer 20% du CA annuel HT sur ces produits. Une approche séduisante pour les enseignes qui ont déjà une clientèle acquise au vrac.
**Troisième option : raisonner en nombre de références**. Proposer 20% de l'assortiment en produits sans emballage primaire. Intéressant pour diversifier l'offre sans mobiliser des surfaces importantes.
## Des exclusions qui réduisent l'ambition
C'est là que le texte devient moins contraignant qu'il n'y paraît. Pour chaque méthode de calcul, le décret prévoit des **exclusions et des modulations**.
Certains produits ne comptent pas du tout : ceux interdits à la vente en vrac pour des raisons sanitaires ou d'hygiène. D'autres ne comptent que partiellement : boissons alcoolisées, cosmétiques, détergents, produits d'hygiène à usage unique.
Et surtout, les **emballages réemployables et les recharges** sont inclus dans le calcul. On s'éloigne donc de la notion stricte de vrac pour élargir à une logique plus générale de réduction des emballages à usage unique.
**Dans les faits, l'objectif de 20% se révèle moins ambitieux qu'annoncé.** Une souplesse bienvenue pour les professionnels qui craignaient des contraintes ingérables. Mais qui peut décevoir les défenseurs d'une transition écologique plus radicale.
## Les défis opérationnels sur le terrain
Au-delà des calculs, ce décret pose des questions très concrètes aux équipes en magasin.
**La réorganisation des rayons** d'abord. Impossible de plaquer 20% de vrac sur l'organisation actuelle. Il faut repenser les flux, l'accessibilité, la visibilité des produits. Dans un hypermarché de 5000 m², ça représente des centaines de mètres carrés à réagencer.
**La formation du personnel** ensuite. Vendre en vrac demande d'autres compétences : conseiller sur les quantités, expliquer la conservation, assurer l'hygiène des dispositifs. Des savoir-faire qu'on n'enseigne pas forcément à un employé de rayon classique.
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### Droits des salariés en grande distribution : le guide complet
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/28/droits-des-salaries-en-grande-distribution-le-guide-complet/
Last updated: 2025-12-28T10:30:56.000Z
Le secteur de la grande distribution traverse une période de transformation sans précédent. En 2026, la [**généralisation de l'intelligence artificielle générative**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/23/lintelligence-artificielle-comment-mieux-lutiliser-et-se-former-a-lia/) dans la gestion des stocks et l'encaissement, couplée à l'essor des [**magasins totalement autonomes**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/02/06/netto-deploie-le-plus-grand-magasin-autonome-deurope/), redéfinit la place de l'humain au cœur du commerce.
Parallèlement, les restructurations massives opérées par les grandes enseignes pour s'adapter à la **sobriété de consommation** et les nouvelles obligations en matière de [**RSE**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/rse/) **(Responsabilité Sociétale des Entreprises)** imposent [une réinvention constante des métiers](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/10/fruits-et-legumes-2030-quels-metiers-pour-demain/). Face à l'automatisation croissante et à la flexibilité demandée par les nouveaux modèles de "[drive](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/23/drive-leclerc-amilly-avec-pickeos-500-commandes-preparees-en-une-demi-journee/)" et de livraison ultra-rapide, la connaissance de ses droits n'est plus une option, mais un bouclier indispensable.
Cet article détaillé vous présente l'ensemble des dispositions légales et conventionnelles qui encadrent votre quotidien professionnel en 2026, pour vous permettre d'évoluer sereinement dans ce paysage mouvant.
## Un secteur en pleine mutation
La **grande distribution** fait face à des défis considérables. La pression sur les coûts s'intensifie, les responsabilités des salariés s'élargissent, et les transformations technologiques bouleversent les pratiques établies depuis des décennies. Les **employés du secteur** doivent composer avec des organisations du travail de plus en plus flexibles, des **horaires atypiques**, et une **polyvalence croissante**.
Face à ces évolutions, **Force Ouvrière** se positionne comme la première organisation syndicale de la branche, portant la voix des salariés au Conseil National du Commerce. L'enjeu est clair : garantir que les transformations du secteur ne se fassent pas au détriment des **droits fondamentaux des travailleurs**.
## Les contrats de travail : comprendre le cadre
### Le CDD, une solution strictement encadrée
**Le Contrat à Durée Déterminée** reste une réalité du secteur, notamment pour faire face aux variations saisonnières ou aux pics d'activité. Mais attention, son usage est strictement réglementé. **Un CDD ne peut servir à pourvoir durablement un emploi** lié à l'activité normale de l'entreprise. Il doit répondre à des **motifs précis** : remplacement d'un salarié absent (sauf en cas de grève), accroissement temporaire d'activité, ou travaux saisonniers.
Chaque contrat doit impérativement mentionner par écrit le **motif du recours**, la désignation précise du poste, la date d'échéance ou la durée minimale, la référence à la **convention collective (IDCC 2216)**, la **rémunération** exacte et l'organisme de prévoyance. L'absence de ces mentions peut entraîner la **requalification du contrat en CDI**.
À la fin du contrat, le salarié a droit à une **indemnité de précarité**. Celle-ci s'élève généralement à **10% de la rémunération totale brute** perçue pendant le contrat. Toutefois, certains accords peuvent la limiter à 6%, à condition de prévoir des contreparties en matière de **formation professionnelle**.
Un point de vigilance crucial : si votre employeur vous propose un **CDI** pour un emploi similaire avant la fin de votre CDD et que vous refusez cette proposition à deux reprises en l'espace de douze mois, **France Travail** pourra rejeter vos **droits au chômage**. Cette disposition vise à encourager la stabilisation de l'emploi dans le secteur.
### Les transferts d'établissement : vos droits protégés
Les opérations de vente, fusion ou location-gérance sont fréquentes dans la distribution. Rassurez-vous : **en cas de transfert d'établissement**, tous les **contrats de travail** en cours subsistent automatiquement avec le nouvel employeur. Votre **ancienneté** est intégralement conservée, tout comme votre niveau de **rémunération**.
Si le repreneur souhaite modifier votre contrat de travail, votre accord explicite est indispensable. **Vous avez le droit de refuser**, sauf si ce refus rend le maintien du contrat impossible dans les nouvelles conditions d'exploitation.
## La rémunération : ce qui vous est dû
### Les grilles de salaires
Chaque année, les partenaires sociaux négocient les **grilles de salaires** du secteur. Une règle absolue : aucun salarié ne peut être rémunéré en dessous du **SMIC**, fixé à **11,88 euros brut de l'heure** au 1er janvier 2025.
Les **grilles conventionnelles** présentent plusieurs **niveaux de qualification**. À titre d'exemple, le **niveau 1B** démarre à **1 804,87 euros mensuels** pour les employés en début de carrière, tandis que le **niveau 7**, réservé aux cadres et aux positions d'encadrement supérieur, atteint **2 801,50 euros**. Ces montants constituent des minima : votre employeur peut bien entendu vous proposer une rémunération supérieure.
### La prime annuelle : votre 13e mois garanti
Après **un an d'ancienneté** (ou six mois seulement dans les nouveaux établissements), vous bénéficiez d'une **prime annuelle** substantielle, communément appelée **13e mois**. Son montant est égal à **100% de votre salaire forfaitaire mensuel** du mois de novembre, hors heures supplémentaires exceptionnelles. Cette gratification peut être versée en une ou plusieurs fois selon les modalités de votre entreprise.
**Conditions essentielles** : Pour percevoir cette prime, vous devez être titulaire d'un contrat de travail en vigueur au moment du versement. Cette règle connaît quelques subtilités importantes à connaître.
**En cas d'arrêt maladie** : Selon la **convention collective IDCC 2216**, la prime est maintenue si votre contrat de travail est suspendu depuis moins d'un an. En revanche, **si la suspension dépasse un an**, la prime est supprimée. Pour le calcul du montant, seules les absences donnant lieu à un complément de salaire par l'entreprise sont prises en compte.
**En cas de départ** : Si vous quittez l'entreprise avant la date de versement de la prime, vous perdez ce droit. Attention, si des avances ont été versées en cours d'année et que le solde n'est pas atteint, elles peuvent être remboursables. En revanche, **en cas de transfert de contrat** vers un nouvel employeur (vente, fusion, etc.), vous conservez le bénéfice de cette prime, conformément aux règles de reprise d'ancienneté.
Cette prime annuelle s'apparente à une **récompense de fidélité** : elle couronne une année de présence effective et garantit que votre engagement sur la durée est reconnu par un mois de salaire supplémentaire. C'est un élément structurant de la rémunération en grande distribution, représentant environ 8% de votre salaire annuel.
### Le bulletin de paie dématérialisé
Votre **bulletin de paie** peut être dématérialisé sous forme d'**e-bulletin**. Toutefois, l'employeur doit vous en informer au moins un mois à l'avance, et vous conservez le droit de vous y opposer si vous préférez conserver un format papier.
Pour les bulletins électroniques, la loi impose une **conservation sécurisée pendant 50 ans** ou jusqu'à vos 75 ans. Cette durée garantit que vous pourrez toujours justifier de vos périodes d'activité pour vos **droits à la retraite**.
## L'organisation du temps de travail
### Les durées maximales et les repos obligatoires
Votre journée de travail ne peut légalement excéder **10 heures**. Entre deux journées de travail, vous devez bénéficier d'un **repos quotidien d'au moins 11 heures consécutives**. Le **repos hebdomadaire**, lui, s'élève à **35 heures minimum**.
Une disposition particulière concerne le dimanche : vous devez bénéficier d'un **repos de 48 heures incluant le dimanche** au moins toutes les 12 semaines. Cette garantie permet de préserver un **équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle**.
### Les pauses, un droit à faire valoir
Le secteur prévoit une **pause payée représentant 5% de votre temps de travail**. Par ailleurs, dès que vous travaillez **six heures consécutives**, une **pause minimale de 20 minutes** doit obligatoirement vous être accordée.
### Le temps partiel : des règles protectrices
Si vous travaillez à **temps partiel**, votre contrat doit prévoir une **durée minimale de 26 heures hebdomadaires**, ou **29 heures** si votre entreprise pratique la modulation du temps de travail. Cette durée minimale vous protège contre une précarité excessive.
Les **coupures** dans votre journée de travail sont strictement limitées : elles ne peuvent dépasser **deux heures** pour les magasins fonctionnant en continu. Cette règle évite les journées excessivement découpées qui rendent difficile toute organisation personnelle.
Concernant les **heures complémentaires**, elles sont **majorées de 10%** dans la limite du dixième de votre durée contractuelle, puis de **25% au-delà**. Vous ne pouvez refuser d'effectuer des heures complémentaires que si le délai de prévenance est trop court ou si vous avez déjà effectué plus de **180 heures supplémentaires** dans l'année sans bénéficier du repos compensateur correspondant.
## Les situations de travail spécifiques
### Le travail du dimanche
**Le travail dominical** fait l'objet d'une réglementation particulière. Pour le **travail régulier le dimanche matin** (jusqu'à 13 heures) dans les surfaces de plus de 400 mètres carrés, une **majoration de 30%** s'applique obligatoirement.
**Le travail occasionnel le dimanche** repose quant à lui sur le **strict volontariat**. Si vous acceptez, vous bénéficiez d'une **majoration conséquente de 100%** ainsi que d'une récupération. Personne ne peut vous contraindre à travailler le dimanche de manière occasionnelle.
### Le travail de nuit
La plage horaire considérée comme **travail de nuit** s'étend de **21 heures à 6 heures du matin**. Les heures effectuées entre 21 heures et 22 heures donnent droit à une **majoration de 5%**. Pour les heures accomplies entre 22 heures et 5 heures du matin, la **majoration grimpe à 20%**.
Au-delà de la rémunération, le travail de nuit ouvre droit à un **repos compensateur** dont la durée varie selon le volume d'heures de nuit effectuées dans l'année. Par exemple, si vous travaillez **900 heures de nuit** sur l'année, vous cumulez **deux jours de repos compensateur**.
### Les jours fériés
Vous disposez de **six jours fériés payés** en plus du **1er mai**, qui est chômé et payé pour tous. Lorsque vous travaillez un **jour férié**, vous avez le choix entre une rémunération en supplément ou une récupération dans les quinze jours suivants.
Une particularité demeure : la **journée de solidarité** représente **sept heures de travail non rémunérées**, calculées au prorata pour les salariés à temps partiel.
## Les congés et absences autorisées
### Les congés payés
Vous acquérez **2,5 jours de congés payés par mois** de travail effectif, soit **30 jours ouvrables par an**. Une évolution majeure : **la maladie n'interrompt plus totalement l'acquisition des congés**. Si votre arrêt maladie a une origine professionnelle, vous continuez d'acquérir 2,5 jours par mois. Pour une maladie non professionnelle, le rythme est de **2 jours par mois**, dans la limite de 24 jours.
Si vous n'avez pas pu prendre vos congés en raison d'une maladie, un **report de 15 mois** est prévu. Cette disposition évite que vous ne perdiez vos droits à congés pour des raisons indépendantes de votre volonté.
**L'ancienneté** vous octroie des **jours supplémentaires** : un jour après **10 ans d'ancienneté**, deux jours après **15 ans**, et trois jours après **20 ans**. Ces jours valorisent votre fidélité à l'entreprise.
### Les événements familiaux
La vie personnelle impose parfois des absences. Le secteur prévoit des **congés spécifiques pour les événements familiaux** majeurs : **quatre jours pour un mariage ou un PACS**, **cinq jours en cas de décès du conjoint**, **trois jours pour le décès d'un parent**, d'un frère ou d'une sœur. En cas de **décès d'un enfant**, situation particulièrement dramatique, la durée s'étend de **12 à 14 jours**.
Si votre enfant de moins de 16 ans tombe malade, vous bénéficiez de **cinq jours d'absence** non rémunérés. En cas d'**hospitalisation d'un enfant de moins de 12 ans**, ces cinq jours sont rémunérés.
## Parentalité et protection de la famille
### La maternité
Les femmes enceintes bénéficient d'une **protection absolue** : **l'interdiction de licenciement** court pendant toute la grossesse et les **dix semaines suivant le congé maternité**. Dès le quatrième mois de grossesse, vous pouvez réduire votre temps de travail d'un quart d'heure par jour **sans aucune perte de salaire**.
### Le congé paternité
Les pères ne sont pas oubliés avec un **congé paternité** substantiel de **25 jours calendaires**, porté à **32 jours en cas de naissances multiples**. **Quatre jours doivent obligatoirement être pris** immédiatement après la naissance, les autres pouvant être fractionnés selon vos besoins.
### Le congé parental
Après un an d'ancienneté, vous pouvez demander un **congé parental** jusqu'aux **trois ans de votre enfant**. Ce congé peut être pris à temps partiel, avec un **minimum de 16 heures hebdomadaires**, vous permettant de maintenir une activité professionnelle tout en vous occupant de votre enfant.
En cas de maladie grave d'un enfant, le **congé de présence parentale** vous accorde **310 jours ouvrés sur une période de trois ans**, permettant d'accompagner votre enfant dans cette épreuve.
## Formation et évolution professionnelle
### Le Compte Personnel de Formation
**Le CPF** constitue l'outil central de votre **développement professionnel**. Il est crédité de **500 euros par an**, avec un **plafond de 5 000 euros**. Ce budget vous appartient et vous suit tout au long de votre carrière.
Nouveauté 2025 : un **reste à charge forfaitaire de 102,23 euros** est désormais dû pour chaque formation, sauf si vous êtes demandeur d'emploi ou si votre employeur abonde votre CPF. Cette participation vise à responsabiliser les choix de formation.
### Les entretiens professionnels
La périodicité des **entretiens professionnels** évolue à partir d'octobre 2026\. Un premier entretien a lieu durant votre première année d'embauche, puis **tous les quatre ans**. Tous les **huit ans**, un **état des lieux récapitulatif** permet de faire le point sur votre parcours et vos perspectives d'évolution.
### Les certifications professionnelles
La branche propose **15 Certificats de Qualification Professionnelle (CQP)** couvrant des métiers variés : boucher, vendeur, manager, entre autres. Ces **certifications** valorisent vos compétences spécifiques au secteur et facilitent votre **évolution de carrière**.
**Le bilan de compétences**, limité à **24 heures**, vous permet d'analyser vos aptitudes professionnelles et personnelles pour définir un projet d'évolution ou de reconversion.
## Santé, prévoyance et protection sociale
### La mutuelle d'entreprise
Votre employeur finance obligatoirement au moins **50% de votre cotisation de mutuelle d'entreprise**. Cette participation substantielle rend accessible une **protection santé** de qualité.
### Le maintien de salaire en cas d'arrêt maladie
En cas d'**arrêt maladie**, vous percevez les **indemnités journalières de la Sécurité sociale (IJSS)** complétées par votre employeur selon votre ancienneté. Après un an d'ancienneté, vous recevez **100% de votre salaire pendant 30 jours**, puis **90% pendant 15 jours** supplémentaires.
Le **délai de carence** appliqué par l'employeur est **supprimé en cas d'hospitalisation**, vous garantissant une continuité de revenus dès le premier jour.
### L'inaptitude au travail
Seul **le médecin du travail** peut déclarer une **inaptitude**. Une fois celle-ci prononcée, votre employeur dispose d'un **délai d'un mois** pour vous proposer un **reclassement** adapté ou procéder à votre licenciement. Passé ce délai sans action de sa part, il doit reprendre le **versement intégral de votre salaire**.
## Égalité et non-discrimination
**Le principe "à travail égal, salaire égal"** constitue un fondement incontournable du droit du travail. Aucune différence de traitement ne peut être justifiée par des critères discriminatoires.
Les entreprises de plus de 50 salariés publient désormais un **index d'égalité professionnelle** noté sur 100\. Si la note est inférieure à 75, des **mesures correctives** deviennent obligatoires dans un délai de trois ans, sous peine de **pénalités financières**.
La loi protège contre **25 critères de discrimination**, incluant l'origine, le sexe, les opinions politiques, l'orientation sexuelle, ou l'état de santé. **Aucun salarié ne peut être sanctionné ou écarté** pour l'un de ces motifs.
## Le dialogue social et les instances représentatives
### Le Comité Social et Économique
Dès que l'entreprise atteint **11 salariés**, la mise en place d'un **CSE** devient obligatoire. Cette **instance représentative** assure l'expression collective sur la gestion de l'entreprise, les **conditions de travail** et la **formation professionnelle**.
Le nombre d'élus et les **heures de délégation** varient selon l'effectif : **10 heures mensuelles** pour moins de 25 salariés, jusqu'à **26 heures** pour les entreprises de 2 000 salariés. Ces heures de délégation sont rémunérées comme du **temps de travail effectif**.
### Les droits syndicaux
Les entreprises doivent garantir **l'égalité de progression de carrière** pour les **militants syndicaux**. Leur engagement ne peut constituer un frein à leur évolution professionnelle.
Les élus bénéficient de **formations spécifiques** : un **congé de formation économique de cinq jours** et un **congé santé-sécurité de cinq jours** lors du premier mandat. Ces formations leur permettent d'exercer pleinement leur rôle de **représentant du personnel**.
---
**Le droit du travail en grande distribution** forme un ensemble cohérent de protections et d'opportunités. Chaque disposition répond à un besoin spécifique, qu'il s'agisse de sécuriser votre **rémunération**, d'organiser votre **temps de travail**, de protéger votre **santé** ou de favoriser votre **évolution professionnelle**.
Dans un secteur en pleine transformation, **ces droits constituent vos repères**. Ils ne sont pas négociables et doivent être respectés par tous les employeurs. N'hésitez jamais à solliciter vos **représentants du personnel** ou votre **organisation syndicale** en cas de doute ou de difficulté. **La connaissance de vos droits est la première étape pour les faire respecter**.
### Consommation 2025 : comment les Français ont réinventé leur façon de consommer
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/27/consommation-2025-comment-les-francais-ont-reinvente-leur-facon-de-consommer/
Last updated: 2026-01-15T20:01:34.000Z
Le [**commerce de détail français**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/conso-responsable/) connaît en 2025 son meilleur exercice depuis plusieurs années, avec une hausse de 2,6% des volumes de ventes. Mais derrière ces chiffres encourageants se cache une mutation profonde des comportements d'achat. Décryptage d'une année charnière.
L'[inflation](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/08/18/les-mdd-larme-anti-inflation-de-la-grande-distribution/) qui ralentit (1% contre 2% en 2024), c'est d'abord ça le grand soulagement de 2025\. Et cette bouffée d'air redonne du pouvoir d'achat aux Français. Mais attention : ils ne consomment pas comme avant. Ils arbitrent, comparent, privilégient l'utile au superflu. Et ces nouveaux redessinent complètement le paysage du commerce.
[Les mutations du commerce de détail en 20251766745015484.pdf2 MBdownload-circle](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/content/files/2025/12/1766745015484.pdf "Download")
## Comprendre ce qui se joue vraiment en 2025
Avant d'aller plus loin, il faut bien saisir ce que signifie cette croissance de 2,6% en volume. Car le volume, c'est ce qui compte vraiment pour mesurer la consommation des Français.
Imaginez votre caddie au supermarché. Le volume, c'est le nombre d'articles que vous y mettez. La valeur, c'est le montant sur votre ticket de caisse. En 2025, grâce à une inflation plus faible, les Français arrivent à remplir davantage leur caddie sans que la facture n'explose. Comment ? En privilégiant les articles d'occasion et les rayons discount pour compenser les baisses dans d'autres secteurs comme l'ameublement.
Cette croissance de 2,6%, c'est un acquis calculé à fin septembre. Concrètement, si l'activité reste stable jusqu'à décembre, c'est ce que le secteur affichera sur l'année complète. Un redressement net après une année 2024 compliquée où l'ensemble du commerce n'avait progressé que de 0,8% en volume.
## La chasse aux bonnes affaires devient la norme
Premier constat : le [discount](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/17/le-hard-discount-en-france-une-geographie-de-lattitude-loin-du-mythe-du-pouvoir-dachat/) explose. Les bazars et grands magasins à petits prix affichent +2,8% de croissance en volume. L'écart est brutal quand on compare avec les grandes surfaces alimentaires classiques qui plafonnent à +0,4%. Le message est clair : les enseignes qui jouent la carte du prix bas captent massivement les clients.
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### Drive Leclerc Amilly : Avec Pickeos, 500 commandes préparées en une demi-journée
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/23/drive-leclerc-amilly-avec-pickeos-500-commandes-preparees-en-une-demi-journee/
Last updated: 2025-12-23T11:44:39.000Z
Le [drive](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/14/comment-dynamiser-un-drive-avec-une-strategie-marketing-digitale-locale/) E.Leclerc d'Amilly-Montargis vient d'installer **Pickeos**, un système de guidage lumineux qui bouleverse la préparation de commandes. Sandrine Chevallier, responsable du drive, ne cache pas son enthousiasme : « Sur 500 commandes par jour, on peut quasiment les traiter en une demi-journée. Avant, ça nous prenait la journée entière, et on finissait parfois entre 19h et 20h. »
## **15 kilomètres réduits à 1 mètre carré**
Le changement est radical pour les préparateurs. « Au lieu de parcourir 15 kilomètres par jour, ils restent désormais sur place et trient les commandes quasiment sur un mètre carré », explique la responsable. Fini les allers-retours incessants dans les rayons.
Le nouveau process se déroule en deux temps. D'abord, une phase de collecte : l'opérateur effectue un circuit unique pour ramasser tous les produits nécessaires à 20 commandes. Les 3 000 références en hauteur sont stockées dans la zone de picking. Ensuite, direction la zone de tri.
> [ Voir cette publication sur Instagram ](https://www.instagram.com/reel/DSkskp%5Fj73n/?utm%5Fsource=ig%5Fembed&utm%5Fcampaign=loading)
>
> [Une publication partagée par Je Bosse en Grande Distribution (@jebosseengrandedistribution)](https://www.instagram.com/reel/DSkskp%5Fj73n/?utm%5Fsource=ig%5Fembed&utm%5Fcampaign=loading)
## **20 commandes, 10 bacs, zéro erreur**
C'est là que **Pickeos** entre en jeu. Les produits collectés arrivent dans des paniers verts, chacun contenant de quoi préparer 10 commandes. L'opérateur dispose de 10 bacs devant lui, numérotés de 1 à 10.
Le système est simple : il bipe le produit, et les LEDs s'illuminent pour lui indiquer dans quel bac le déposer. « Tout est pensé pour optimiser leur travail », précise Sandrine Chevallier. Les grosses commandes sont placées devant, les petites derrière.
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### Ce qui s'est dit lors de la table ronde consommateurs sur les marges grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/23/ce-qui-sest-dit-lors-de-la-table-ronde-consommateurs-sur-les-marges-grande-distribution/
Last updated: 2025-12-23T08:31:43.000Z
Une table ronde organisée par la commission d'enquête parlementaire sur la grande distribution a réuni quatre acteurs majeurs de la défense des consommateurs pour dresser un constat sans appel : l'inflation alimentaire est devenue structurelle, et le système de répartition de la valeur profondément déséquilibré.
Marie-Amandine Stévenin, présidente de l'UFC-Que Choisir, François Carlier, délégué général de CLCV, Nadia Ziane, directrice du service juridique de Familles Rurales, et Olivier Dauvers, journaliste spécialiste de la grande distribution, ont mis en lumière les mécanismes qui pèsent aujourd'hui sur le pouvoir d'achat des ménages, la rémunération des producteurs, et la cohérence entre politique alimentaire et santé publique.
[Fruits, légumes, viande : pourquoi la grande distribution perd de l’argent sur les produits frais\-4,5% en fruits et légumes, 1% de marge nette globale : les chiffres de la distribution française donnent le tournis. Analyse d’un secteur qui sacrifie sa rentabilité sur l’autel de la fraîcheur pour retenir ses clients.Je Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/17/fruits-legumes-viande-pourquoi-la-grande-distribution-perd-de-largent-sur-les-produits-frais/)
## L'inflation alimentaire : un plateau haut qui ne redescend pas
Le constat de François Carlier est sans appel : « Quand on a connu 18 % d'[inflation sur l'alimentaire](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/08/18/les-mdd-larme-anti-inflation-de-la-grande-distribution/), puis encore 2 ou 3 % l'année suivante, il ne faut pas croire que les prix baissent. On reste sur un niveau très élevé, un plateau haut, que les consommateurs ressentent très fortement. »
Cette perception n'est pas qu'une impression. Le délégué général de CLCV résume le sentiment dominant : « Pour le consommateur, c'est simple : les prix montent vite, mais ils ne redescendent jamais, même quand on parle de désinflation. » Le ticket de caisse reste objectivement élevé, et cette réalité pèse lourdement sur les budgets.
Cette situation crée une incompréhension profonde. « Il y a aujourd'hui une vraie incompréhension entre ce qui se passe sur les marchés des matières premières et ce que les consommateurs voient en [rayon](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/22/il-faut-que-ca-se-voie-en-rayon-pourquoi-la-communication-food-est-avant-tout-un-sujet-business/) », explique François Carlier. Quand les cours mondiaux baissent, ces diminutions ne se répercutent pas sur les prix de vente.
**L'inflation alimentaire** n'est plus perçue comme un accident conjoncturel. « Elle n'est plus perçue comme temporaire. Elle s'est installée dans le quotidien des ménages », poursuit-il. Au-delà du niveau absolu des prix, c'est aussi leur opacité qui pose problème : « Le vrai problème, ce n'est pas seulement le niveau des prix, c'est aussi l'opacité de leur construction. »
## **Marges et péréquation** : une logique qui interroge
Le fonctionnement économique de la grande distribution repose sur une logique de péréquation que les associations de consommateurs remettent en question. « La grande distribution pratique une péréquation des marges : certaines références très connues ont des marges faibles, compensées par d'autres produits », explique François Carlier.
Les produits ultra-transformés jouent un rôle particulier dans cette stratégie. « Les **produits ultra-transformés** servent souvent de produits d'appel, avec des marges très faibles », précise-t-il. Mais cette tactique masque une réalité plus complexe : « Les marges les plus élevées se concentrent sur les produits bruts, notamment les **fruits et légumes**. »
Cette répartition crée une situation paradoxale du point de vue de la santé publique. « On se retrouve avec un paradoxe : les produits les plus sains sont ceux sur lesquels on fait le plus de marge », constate François Carlier. Conséquence directe, « cette logique de marge oriente les promotions vers les produits les plus gras, les plus sucrés, les plus salés », au détriment des produits frais essentiels à une alimentation équilibrée.
## Fruits et légumes : l'équation impossible
Le cas des fruits et légumes cristallise toutes les contradictions du système actuel. « Sur les fruits et légumes, il n'y a quasiment pas de transformation, et pourtant l'écart entre le **prix payé au producteur** et le prix payé par le consommateur est considérable », souligne François Carlier.
L'exemple de la pomme est particulièrement éclairant. « Sur une pomme conventionnelle vendue autour de 2 euros le kilo, le producteur touche un peu plus d'un euro, tandis que la **marge brute du distributeur** approche les 90 centimes », détaille-t-il. La situation empire en bio : « La marge brute du distributeur peut être supérieure au prix payé au producteur. »
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### « Il faut que ça se voie en rayon » : Pourquoi la communication food est avant tout un sujet business
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/22/il-faut-que-ca-se-voie-en-rayon-pourquoi-la-communication-food-est-avant-tout-un-sujet-business/
Last updated: 2025-12-22T10:01:58.000Z
Le métier d’agence de communication est souvent perçu comme un terrain d’expression créatif, parfois même comme un univers un peu hors-sol. Lorsqu’il s’agit de travailler pour des marques alimentaires et de grande consommation, la réalité est toute autre. Ici, la création n’est jamais une fin en soi. Comme le résume très directement Thomas Mendiboure, **« on ne fait pas des logos pour se faire plaisir »**. Dans la communication food, l’enjeu est clair : **« une marque a besoin d’outils commerciaux pour vendre »**.
À travers le regard d’un dirigeant d’agence spécialisée dans la food et la grande consommation, se dessine un portrait sans filtre de la **communication food** aujourd’hui. Non pas pour promouvoir une structure, mais pour comprendre ce que signifie, concrètement, travailler pour des marques alimentaires dans un environnement aussi contraint que la **grande distribution**. [Sujet inédit sur notre podcast.](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/)
> « On ne fait pas des logos pour se faire plaisir »
## Une créativité encadrée par le réel
Contrairement à certaines idées reçues, la [communication](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/marketing-digital/) alimentaire ne laisse que peu de place à l’improvisation. Chaque projet doit composer avec une accumulation de contraintes : réglementaires, industrielles, logistiques, mais aussi commerciales et opérationnelles. Une idée peut être séduisante sur le papier ; si elle ne fonctionne pas en magasin, elle devient inutile.
Thomas insiste sur ce point : « à la fin, il faut que ça se voie en rayon et qu’il y ait du sell-out ». La création est donc toujours subordonnée à la réalité du point de vente. C’est là que se joue le cœur du métier.
Les [marques](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/19/les-marques-de-distributeurs-mdd-6-points-cles-qui-expliquent-leur-montee-en-puissance-2/) attendent de la différenciation, mais dans un cadre maîtrisé. Il faut sortir du lot sans prendre de risques excessifs, proposer du neuf sans casser les codes du rayon. Thomas résume bien ce paradoxe permanent : « il faut être créatif, mais pas trop. Différenciant, mais pas trop. Classique, mais pas trop ». Ce n’est pas une contradiction passagère, c’est une tension structurelle.
## Le brief, entre flou et injonctions implicites
Tout commence par un brief. En théorie. Dans la pratique, les agences reçoivent des demandes très hétérogènes. Certaines sont extrêmement cadrées, d’autres volontairement ouvertes. Thomas observe que « on reçoit parfois des demandes qui s’appellent des briefs, mais qui n’en sont pas forcément ».
Les attentes peuvent alors devenir paradoxales. Les marques demandent de l’audace tout en restant rassurantes, de l’innovation sans rupture. « On nous demande du moderne authentique, du révolutionnaire traditionnel », résume-t-il avec ironie.
Dans ce contexte, **le rôle de l’agence ne se limite pas à produire**. Il consiste aussi à clarifier, structurer, reformuler. Mais Thomas tient à poser une limite claire : « on ne peut pas tout faire à la place de nos clients ». Une agence ne vit pas le business de la marque au quotidien, ne porte pas ses contraintes internes, ne subit pas ses arbitrages.
Inversement, les agences doivent aussi intégrer une réalité souvent sous-estimée : pour le client, le projet n’est qu’un sujet parmi d’autres. « Nous, on peut penser que c’est le projet de notre client. Mais pour lui, il en a dix autres en parallèle », rappelle Thomas. Ce décalage de perception explique beaucoup d’incompréhensions… et de frustrations.
## Marques sous pression et recherche de pragmatisme
Un constat revient régulièrement dans les échanges avec les annonceurs : les marques alimentaires sont sous tension. Les équipes marketing sont plus réduites, les budgets plus contraints, les délais plus courts. « On ressent des équipes exsangues, où tout est urgent », observe Thomas.
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### Voici la liste des 32 magasins Gifi qui vont devenir des Grand Frais en 2026
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/19/voici-la-liste-des-32-magasins-gifi-qui-vont-devenir-des-grand-frais-en-2026/
Last updated: 2025-12-22T10:41:04.000Z
L'enseigne spécialisée dans les produits frais va transformer une trentaine de points de vente [Gifi](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/17/grand-frais-rachete-des-magasins-gifi-analyse-dune-operation-revelatrice-des-mutations-du-commerce-francais/) dès l'été prochain, marquant une étape majeure dans sa stratégie d'expansion nationale.
À partir de juin 2026, le paysage du commerce alimentaire français va connaître une évolution notable. [Grand Frais](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/16/grand-frais-change-de-mains-apollo-rachete-prosol-pour-4-a-5-milliards-deuros/), l'enseigne-phare du groupe Prosol, s'apprête à reprendre une trentaine de magasins actuellement exploités par Gifi, le spécialiste de la décoration et du bazar. Voici la liste.
## La liste complète des magasins concernés
### Les 17 magasins en exploitation directe
| Ville | Département |
| -------------------- | ------------------------- |
| Caudebec-lès-Elbeuf | Seine-Maritime (76) |
| Grasse | Alpes-Maritimes (06) |
| Les Angles | Pyrénées-Orientales (66) |
| Lisieux | Calvados (14) |
| Moncel-lès-Lunéville | Meurthe-et-Moselle (54) |
| Provins | Seine-et-Marne (77) |
| Saint-Priest | Rhône (69) |
| Saintes | Charente (17) |
| Séné | Morbihan (56) |
| Vitry-sur-Seine | Val-de-Marne (94) |
| Pau | Pyrénées-Atlantiques (64) |
| Cernay | Haut-Rhin (68) |
| Floirac | Gironde (33) |
| Caen | Calvados (14) |
| Dorlisheim | Bas-Rhin (67) |
| Cergy | Val-d'Oise (95) |
| Royan | Charente-Maritime (17) |
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### Adjoint de rayon : ni chef, ni employé, mais les deux à la fois
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/18/adjoint-de-rayon-ni-chef-ni-employe-mais-les-deux-a-la-fois/
Last updated: 2025-12-18T19:06:32.000Z
« C'est le bras droit du [chef de rayon](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/23/tiktok-instagram-le-nouveau-chef-de-rayon/). Il planifie les promos, contribue au plan annuel, donne un avis quand il y a blocage, et sert de relais entre l'équipe et le management. » Un adjoint de rayon résume ainsi le rôle d'adjoint de rayon, ce poste méconnu mais essentiel dans l'organisation des magasins. Pourtant, derrière cette définition claire se cache une réalité plus complexe, faite de tensions, de décalages et d'incompréhensions. L'**adjoint de rayon** incarne ce qu'on pourrait appeler un "métier sandwich" : coincé entre deux mondes, celui du management et celui du terrain, avec les avantages et les contraintes de chacun, mais rarement la reconnaissance pleine et entière de l'un ou de l'autre.
## Le rôle théorique : un poste tremplin
**Sur le papier, l'adjoint de rayon occupe une position stratégique**. « Il remplace le responsable en son absence, fait passer les consignes, donne son avis sur la vie du rayon », explique ici un manager. « C'est un rôle où l'on se forme à devenir chef de rayon. », insiste-t-il tout en précisant que « c'est un relais entre l'équipe et le responsable, et la personne qui assume la permanence quand le chef n'est pas là. »
**Théoriquement, l'adjoint est la première marche du management**. « S'il est adjoint, c'est qu'il a des compétences reconnues et qu'il est sur la première marche pour piloter un rayon », souligne un responsable de magasin. Un confrère manager complète : « Il apprend le métier de manager et participe à gérer l'équipe au quotidien. »
Ce positionnement fait de l'adjoint un acteur clé de la transmission : il bénéficie de l'expérience du chef de rayon tout en restant proche du terrain et de l'équipe. Dans l'idéal, c'est un binôme gagnant-gagnant qui permet au chef de déléguer, à l'adjoint de progresser, et à l'équipe de bénéficier d'un double encadrement.
## La réalité du « rôle sandwich »
Mais la théorie se heurte souvent à une réalité plus rugueuse. Car l**'adjoint de rayon occupe une position intermédiaire structurellement complexe**. Coincé entre le chef et l'équipe, il doit jongler avec des attentes parfois contradictoires.
Vers le haut, il assume des responsabilités managériales : planification des promotions, contribution au plan annuel, gestion des urgences, prise de décisions en l'absence du chef. Vers le bas, il reste un membre opérationnel de l'équipe. « À tout cela s'ajoute le fait qu'il fait aussi le même travail opérationnel que l'équipe sur le terrain », rappelle ici une adjointe de rayon. Autrement dit : l'adjoint manage... tout en déchargeant des palettes, en remplissant les rayons, en servant les clients.
Cette double casquette crée une tension permanente. « C'est le tampon entre le chef et les employés », résume un manager tout en complétant : « C'est un lien essentiel pour garder l'équilibre entre l'équipe et le management. » Mais ce rôle de "tampon" peut rapidement devenir celui de "fusible" quand les tensions montent. « Dans beaucoup d'enseignes, l'adjoint sert de petit chef ou de fusible », observe un responsable de magasin.
L'adjoint se retrouve ainsi dans une zone grise : ni tout à fait chef (il n'a pas l'autorité finale, ni les primes, ni le statut), ni tout à fait équipier (il a des responsabilités managériales que ses collègues n'ont pas). « On fait souvent ce que le chef n'aime pas faire et on remplace tout le monde quand il manque quelqu'un », confie ici une adjointe de rayon. Cette polyvalence, si elle peut être enrichissante, peut aussi devenir une source d'épuisement.
## La question de la reconnaissance
Au cœur du malaise des adjoints se trouve une question de reconnaissance, à la fois symbolique et financière. Car si les responsabilités sont réelles, le statut et la rémunération ne suivent pas toujours.
« En vrai, on fait le travail du chef... mais pas avec la paie qui va avec », résume une adjointe de rayon. Une confrère souligne et enfonce le clou : « On fait le boulot du chef, mais pas le salaire du chef. Souvent le même travail, mais payé moins cher. », regrette-t-elle.
Pour comprendre ce décalage, il faut s'intéresser aux classifications salariales. « L'adjoint est généralement niveau 4, en 35 heures voire 40 heures, avec un rôle double : son travail en rayon + l'aide au manager », explique une manager. « Le chef de rayon, lui, est niveau 6 à 9, payé au forfait avec primes selon les enseignes. »
Cette différence de niveau se traduit concrètement dans la fiche de paie. Le chef de rayon, cadre ou assimilé cadre selon les enseignes, bénéficie de primes sur objectifs, d'un statut valorisé, et d'une rémunération globale plus élevée. L'adjoint, lui, reste un employé niveau 4, payé à l'heure (ou au forfait 35/40h), sans les avantages du statut managérial. « La vraie différence ? Les primes », tranche ici une manager.
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### Fruits, légumes, viande : pourquoi la grande distribution perd de l'argent sur les produits frais
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/17/fruits-legumes-viande-pourquoi-la-grande-distribution-perd-de-largent-sur-les-produits-frais/
Last updated: 2025-12-18T08:11:00.000Z
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On accuse souvent la grande distribution de s'enrichir sur le dos des consommateurs et des producteurs. Les chiffres racontent une tout autre histoire : **en 2022, les enseignes perdaient 4,5% sur chaque kilo de fruits et légumes vendu, et 3,2% sur la viande de boucherie**. Bienvenue dans le paradoxe des rayons frais, ces secteurs stratégiques où les distributeurs acceptent de perdre de l'argent pour attirer les clients.
## **Des marges négatives sur les produits du quotidien**
Les derniers chiffres d'une étude récente le confirment noir sur blanc : les rayons fruits et légumes frais affichent une marge nette de -4,5% en 2022\. La boucherie n'est pas mieux lotie avec -3,2%. Concrètement, cela signifie que pour 100 euros de fruits et légumes vendus, l'enseigne perd 4,50 euros. Pour 100 euros de viande fraîche, elle en perd 3,20.
Comment est-ce possible ? Comment peut-on vendre à perte, jour après jour, sans mettre la clé sous la porte ?
La réponse tient en un mot : **volume**. Le modèle économique de la grande distribution repose sur des volumes colossaux qui permettent de compenser les pertes sur certains rayons par des marges positives – mais extrêmement faibles – sur d'autres. Le résultat net global du commerce de détail alimentaire généraliste ? Seulement 1%. Un pour cent. Là où Coca-Cola affiche 21% de marge nette consolidée, où Pepsico atteint 15%, la grande distribution française tourne à 1%.

## **Les produits frais, un investissement plus qu'un centre de profit**
Pour comprendre cette aberration économique apparente, il faut saisir **le rôle stratégique des rayons frais dans un supermarché**. Les [fruits et légumes](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/fruits-et-legumes/), la [boucherie](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/12/sans-bouchers-pas-de-boucherie-pourquoi-la-grande-distribution-ne-trouve-plus-de-bouchers/), la poissonnerie, la boulangerie : ce sont les vitrines du magasin. Les rayons qui donnent l'image qualité. Ceux qui font revenir le client.
Un consommateur qui trouve des tomates douteuses ou une viande de piètre qualité ne reviendra pas. Peu importe que le reste du magasin soit irréprochable. **Les produits frais sont le thermomètre de la qualité perçue d'une enseigne**. C'est pourquoi les distributeurs acceptent d'y perdre de l'argent : ces rayons sont des investissements marketing déguisés.
« Le traditionnel, c'est la garantie fraîcheur et la garantie d'une relation de confiance », résume un manager. Un autre est plus direct : « Ce n'est pas avec ce rayon que le patron va trop s'enrichir, mais si c'est bien tenu, c'est attractif », explique un autre.
Mais cet investissement a un coût. Un coût réel, mesurable, qui se compte en millions d'euros chaque année. Et ce coût se répercute nécessairement ailleurs : sur les marges d'autres rayons, sur les négociations avec les fournisseurs, sur les prix de vente globaux. « Les prix augmentent pour compenser le budget », explique ce responsable de rayon, qui pointe du doigt la nécessité de « faire du surgelé, de l'épicerie, du frais libre-service » pour équilibrer les comptes.

## **La tyrannie de la fraîcheur et du gaspillage**
Derrière ces marges négatives se cache aussi une réalité opérationnelle brutale : les produits frais sont, par définition, périssables. Un melon trop mûr, une salade qui jaunit, un poulet dont la date limite approche : tout doit être soldé ou jeté. La perte est immédiate, incompressible.
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### Le Hard Discount en France : Une géographie de l'attitude, loin du mythe du pouvoir d'achat
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/17/le-hard-discount-en-france-une-geographie-de-lattitude-loin-du-mythe-du-pouvoir-dachat/
Last updated: 2025-12-17T08:00:08.000Z
INÉDIT !
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****La France ne consomme pas pareil partout. Voici le 1er baromètre qui relie alimentation et efficacité publicitaire locale.**
La France ne mange pas, ne fait pas ses courses et ne réagit pas à la publicité de la même façon partout. Ce baromètre croise ****tendances alimentaires**, ****comportements d’achat** et ****attention aux médias locaux** sur tout le territoire.
[SOUSCRIPTION EN AVANT-PREMIÈRE ](https://tally.so/r/5BBW4Z)
Le succès du Hard Discount (Lidl, Aldi...) en France est souvent associé, par raccourci, aux zones les plus modestes. Pourtant, comme le révèle notre carte exclusive issue de l’enquête Arcane Research et ShoWhere, l'idée que ce circuit séduit uniformément tous les Français est un mythe. Notre analyse met en lumière des **fractures territoriales profondes** en mesurant la **sensibilité au prix** et l'attractivité réelle du Hard Discount (HD), révélant ainsi une carte de **COMPORTEMENT d'achat**, et non pas de pouvoir d'achat brut.
### Les territoires du “Hard-Discount Addict” : Une France de l'Est et du Nord
L'examen de l'infographie fait ressortir une dominance nette des couleurs chaudes (rouge et orange) sur la **moitié Est de la France**, ainsi que dans la **région Nord**. Ces départements, où l'indice de pénétration du HD dépasse très largement les 57,5 (atteignant les plus de 60,0 dans les zones les plus foncées), sont les plus enclins à privilégier ce mode d'achat.
Cette forte adhésion peut s'expliquer par une **tradition commerciale** et une **culture du prix** plus ancrée dans ces régions, historiquement proches des berceaux du discount européen. Ce n’est pas uniquement la faiblesse des revenus qui est en jeu, mais une **acceptation sociologique** et une **familiarité historique** avec les enseignes HD. L’acheteur de l’Est et du Nord est souvent un consommateur **stratège** qui perçoit le HD non comme une contrainte, mais comme une **opportunité d'optimisation budgétaire**.
## L'Ouest et le Sud-Ouest : La résistance au Discount
À l'inverse, la **façade Ouest et le Sud-Ouest** affichent majoritairement des teintes froides (bleu clair et foncé), avec des indices d'attractivité tombant même sous les 50,0\. Historiquement moins exposées au modèle HD, ces zones maintiennent une **préférence marquée** pour les circuits traditionnels de la Grande Distribution, les supermarchés de proximité ou les commerces de détail.
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### Grand Frais change de mains : Apollo rachète Prosol pour 4 à 5 milliards d'euros
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/16/grand-frais-change-de-mains-apollo-rachete-prosol-pour-4-a-5-milliards-deuros/
Last updated: 2025-12-16T13:53:09.000Z
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L'une des enseignes préférées des Français s'apprête à passer sous pavillon américain. Le fonds Apollo a signé un protocole d'accord pour racheter la participation majoritaire d'Ardian dans Prosol, principal fournisseur de Grand Frais. Une opération qui valorise l'entreprise entre 4 et 5 milliards d'euros.
## Une belle opération pour Ardian
Sept ans après avoir investi 1,7 milliard d'euros pour acquérir 70% de Prosol en 2017, le fonds français Ardian s'apprête à réaliser une très belle plus-value. La valorisation actuelle de l'entreprise, estimée entre 4 et 5 milliards d'euros, témoigne de la trajectoire spectaculaire de Grand Frais sur le marché français de la distribution alimentaire.
Cette croissance n'a rien d'un hasard. En sept ans, le nombre de magasins Grand Frais a plus que doublé, passant de 130 à plus de 320 points de vente. Prosol, qui exploite près de 450 magasins toutes enseignes confondues, a engrangé un chiffre d'affaires de 4,2 milliards d'euros en 2024.
## Apollo, un géant américain qui connaît la France
Le repreneur n'est pas un inconnu dans l'Hexagone. Apollo, valorisé à plus de 85 milliards de dollars en capitalisation boursière, a déjà investi près de 14 milliards d'euros en France depuis 20 ans. Le gestionnaire d'actifs alternatifs voit manifestement en Prosol un actif stratégique dans le secteur de la distribution alimentaire fraîche.
"Prosol est clairement un leader de catégorie dans la distribution alimentaire fraîche, avec une proposition client puissante et un modèle d'approvisionnement exceptionnel", a commenté Alex van Hoek, associé principal pour le Private Equity Européen chez Apollo.
## Une continuité managériale rassurante
Comme souvent dans ce type d'opération, les actuels dirigeants resteront aux commandes. Denis Dumont, le fondateur, et Jean-Paul Mochet, le directeur général, réinvestissent dans l'entreprise aux côtés d'Apollo. Ce dernier a d'ailleurs évoqué "le début d'un nouveau chapitre passionnant" pour le groupe.
Cette continuité devrait rassurer les clients de Grand Frais, attachés au modèle unique de l'enseigne : des magasins de proximité aux allures de marché couvert, une obsession de la fraîcheur (certains producteurs ne peuvent sortir leurs salades de terre que 4 heures maximum avant le transport), et un fonctionnement en groupement d'intérêt économique (GIE) avec des professionnels indépendants à chaque rayon.
## Vers une consolidation du modèle Grand Frais ?
L'arrivée d'Apollo pourrait marquer un tournant stratégique pour Grand Frais. Actuellement, l'enseigne fonctionne avec trois partenaires distincts : Prosol (fruits et légumes, crémerie, poissonnerie et une partie de la boucherie), EEF et Despi. L'acquisition par un acteur de la taille d'Apollo pourrait ouvrir la voie à une consolidation de ce modèle.
Au-delà de Grand Frais, Prosol opère également d'autres enseignes comme Fresh, La Boulangerie du Marché, mon-marché.fr, BioFrais, ainsi que Banco Fresco et Panfé en Italie. Un portefeuille diversifié qui offre de belles perspectives de développement.
## Un succès qui ne se dément pas
Cette transaction intervient alors que Grand Frais continue de gagner des parts de marché malgré des prix légèrement supérieurs à la concurrence. L'enseigne pèse désormais 1,6% du marché français, mais surtout 6,8% sur son cœur de métier, les fruits et légumes, soit autant que Carrefour.
Son secret ? Un positionnement de "commerce de précision" focalisé sur l'ultra-frais, dans un contexte où les consommateurs français multiplient leurs lieux d'achat (9 magasins différents en moyenne, contre 7,8 en 2019) et privilégient la qualité alimentaire, même si cela implique de payer un peu plus cher.
La transaction devrait être finalisée au deuxième trimestre 2026\. D'ici là, Grand Frais prévoit de poursuivre son expansion, notamment en reprenant une trentaine de magasins Gifi. Le changement d'actionnaire ne devrait donc pas ralentir la dynamique de l'enseigne, bien au contraire.
### Léonie, la caissière de Carrefour Laval qui affole TikTok
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/11/leonie-la-caissiere-de-carrefour-laval-qui-affole-tiktok/
Last updated: 2025-12-12T10:56:21.000Z
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**Un smartphone, une caisse, des millions de vues.** À Laval, **Léonie**, caissière chez Carrefour, est devenue l'une des figures virales de TikTok. Et elle n'est pas la seule à avoir transformé son hypermarché en phénomène digital.
## Quand une caissière devient plus célèbre que l'enseigne
À Laval (Mayenne), tout a commencé simplement. En février dernier, deux employées du Carrefour créent un compte **TikTok**. L'idée ? Montrer les coulisses du magasin, partager des moments du quotidien, surfer sur les trends qui font le buzz.
Ilham Chairi, alternante, reprend ensuite le flambeau. Et puis il y a **Léonie**. Une jeune caissière qui filme ses scènes de caisse, participe à des challenges, reprend les codes [TikTok](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/23/tiktok-instagram-le-nouveau-chef-de-rayon/) avec naturel et spontanéité.
**Le résultat dépasse tout.**
Le compte explose littéralement. De quelques milliers de vues à **plusieurs millions** en quelques semaines. Certaines vidéos franchissent la barre du million de vues. Les commentaires affluent. Les partages s'enchaînent.
> [@carrefour.laval0](https://www.tiktok.com/@carrefour.laval0?refer=embed "@carrefour.laval0")
>
> Je consomme local, chacun son niveau 😏
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> [♬ son original - SkyrockFM](https://www.tiktok.com/music/son-original-7560760107865344800?refer=embed "♬ son original - SkyrockFM")
## Une direction qui encourage (et assume)
Ce qui aurait pu être freiné par une hiérarchie prudente a au contraire été encouragé. **Angélique Durchon**, directrice du magasin de Laval, ne cache pas son enthousiasme :
« Quand elles ont voulu créer le compte, je les ai tout de suite encouragées. Les jeunes maîtrisent tellement mieux que nous, c'est leur langage », explique la direction sur Ouest-France.
Le projet est **encadré, mais pas bridé**. Les vidéos sont filmées sur le temps de travail. La participation repose sur le volontariat. Pas de contrainte, pas de pression. Juste l'envie de s'amuser et de créer du contenu qui résonne.
Selon Ilham Chairi, cette démarche contribue à une **dynamique d'équipe positive**. On ne parle plus seulement de faire tourner les caisses. On parle de créer ensemble, de rire, de partager quelque chose qui dépasse le cadre strict du travail.
> [@carrefour.laval0](https://www.tiktok.com/@carrefour.laval0?refer=embed "@carrefour.laval0")
>
> Meilleure équipe de France sur vous 💃😝🎉
>
> [♬ Rebanav 126bpm - Chily](https://www.tiktok.com/music/Rebanav-126bpm-7564090765682035478?refer=embed "♬ Rebanav 126bpm - Chily")
## Un impact concret sur le magasin
Au-delà des millions de vues et des milliers de likes, l'effet TikTok se mesure aussi en magasin. Le Carrefour de Laval affirme attirer désormais **un public plus jeune**, venu chercher des produits repérés sur le réseau social.
La caisse n'est plus un simple point de passage obligé. Elle devient un lieu d'interaction, presque un décor familier pour ceux qui suivent le compte. Léonie n'est plus une caissière anonyme : elle est reconnue, appréciée, suivie.
## Pourquoi ça cartonne ? Les 3 clés du succès
### 1\. L'authenticité avant tout
Pas de script surjoué. Pas de décors en studio. Pas de comédiens professionnels. **Juste des vrais gens, dans un vrai magasin, avec de vraies situations.** Léonie ne joue pas un rôle. Elle est elle-même. Et ça change tout.
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### 72% des cadres de la grande distribution viennent de la promotion interne
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/09/72-des-cadres-de-la-distribution-viennent-de-la-promotion-interne-la-derniere-filiere-dascenseur-social-angle-humain-et-positif-qui-valorise-les-parcours-avec-temoignages-de-directeurs/
Last updated: 2025-12-09T12:22:55.000Z
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Selon les derniers chiffres d'une récente étude, **72% des cadres du commerce alimentaire sont issus de la promotion interne**. Un chiffre qui détonne dans le paysage économique français, où les diplômes et les réseaux semblent régner en maîtres. Mais derrière cette statistique se cache une réalité : **il faut en moyenne 15 ans pour passer d'employé à cadre**. Alors, véritable tremplin social ou parcours du combattant ?
## Les chiffres qui racontent une autre histoire
Les données sont têtues. **Dans le commerce alimentaire, 35% des effectifs ont moins de 29 ans, contre 25% en moyenne nationale tous secteurs confondus.** Chaque année, environ 20 000 [alternants](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/01/11/4-raisons-de-choisir-son-alternance-pour-commencer-une-carriere-en-grande-distribution/) sont recrutés, dont près de 20% de jeunes non diplômés. L'ancienneté moyenne des collaborateurs atteint 11,8 ans, légèrement supérieure à la moyenne nationale de 11 ans. Et surtout, 90% des salariés sont en CDI.
Ces chiffres dessinent un modèle qui semble appartenir à une autre époque : celle où l'on entrait dans une entreprise sans diplôme prestigieux, où l'on y faisait carrière, où le temps et l'investissement personnel primaient sur le pedigree académique.
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15 ans. C’est le temps en moyenne pour passer d’employé à cadre, dont 7 ans pour passer d’employé à agent de maîtrise puis 7,6 ans pour passer d’agent de maîtrise à cadre.
💡
78 % des salariés ayant des fonctions d’encadrement ont obtenu leur dernière promotion dans le cadre d’une mobilité interne et majoritairement au sein du même établissement (60 %) et 42 % d’entre eux ont bénéficié d’une formation.
## Du rayon à la direction : 15 ans de terrain
La trajectoire type ? Elle commence souvent en caisse ou en rayon. Employé libre-service, hôte de caisse, parfois même étudiant en job d'été qui finit par rester. Puis vient le passage obligé par le statut d'agent de maîtrise – chef de rayon, adjoint de secteur – avant d'accéder, pour certains, aux fonctions de cadre : responsable de secteur, [directeur de magasin](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/26/a-seulement-27-ans-il-est-directeur-dun-hyper-leclerc-le-parcours-de-mathieu-dinasquet/), directeur régional.
« J'ai commencé comme stagiaire, puis chef de rayon, responsable frais, adjoint... On m'a proposé le poste de directeur à 25 ans, mais j'ai refusé, je n'étais pas prêt », raconte ici un responsable de magasin. « Mon patron était un homme juste et droit, on avait plaisir à travailler, on riait tous ensemble. C'était un véritable esprit de famille dans le boulot. C'était en 95... Aujourd'hui, c'est différent, les jeunes patrons sont plus difficiles à comprendre », raconte ici un responsable de magasin.
Quinze ans. C'est le temps moyen nécessaire pour gravir tous ces échelons. Quinze années à apprendre le métier par le terrain, à comprendre les flux, à gérer les équipes, à maîtriser les marges au centime près sur les produits frais. Quinze années pendant lesquelles d'autres secteurs auront vu défiler trois générations de jeunes diplômés parachutés à des postes de management.
« C'est le secteur qui permet sans doute le plus l'ascension sociale », explique un manager. « Combien de directeurs de magasin ont commencé par un job étudiant ? Beaucoup... Après, malheureusement, de plus en plus, ce sont des familles ou des groupes qui possèdent les grands magasins et qui grossissent, ils y mettent leurs enfants à leur tête », finit par regretter un jeune manager.
Cette durée peut sembler décourageante. Elle est pourtant la garantie d'une chose : dans la distribution, on ne devient pas directeur de magasin en sortant d'école de commerce avec une belle présentation PowerPoint. On le devient parce qu'on sait ce que c'est que de gérer une rupture de stock un samedi après-midi, de négocier avec un fournisseur récalcitrant, de [remotiver une équipe](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/08/motiver-ses-equipes-en-grande-distribution-les-leviers-qui-fonctionnent-et-ceux-qui-ne-marchent-plus/) fatiguée en période de fêtes.
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### Communication locale : la grande distribution face à un nouveau paradigme (replay du webinar)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/05/communication-locale-la-grande-distribution-face-a-un-nouveau-paradigme-replay-du-webinar/
Last updated: 2025-12-05T11:42:43.000Z
Avec nanotera
[](https://nanotera.eu/lapres-oui-pub-2923/)
****L'après Oui Pub, L'évolution de la com' locale**
Nous vivons un basculement fondamental dans la façon dont le commerce se construit et se développe. Hier, on vendait des produits à des clients. Aujourd'hui, on cultive une audience que l'on engage, fidélise et monétise via des produits et services. Cette inversion du paradigme change tout pour le commerce.
Entre fin du Oui Pub et retour au Stop Pub, nouvelles réglementations, pression environnementale et explosion du digital (réseaux sociaux, e-mail, SMS, publicité digitale, TV segmentée), les stratégies qui fonctionnaient hier ne suffisent plus aujourd'hui et doivent être repensées.
[TÉLÉCHARGER LE LIVRE BLANC ](https://nanotera.eu/lapres-oui-pub-2923/)
Longtemps marginale, la communication locale s’impose désormais comme un levier stratégique pour la grande distribution. Lors du dernier webinaire organisé par *Je Bosse en Grande Distribution*, Jonathan Le Borgne a réuni Raphaël (Meta) et Arnaud (Nanotera) pour faire le point sur les tendances, freins et mutations en cours. Un échange riche, ponctué de données terrain, de constats opérationnels… et de convictions partagées.
La communication locale a gagné en maturité. On le sent dans les demandes des points de vente, mais aussi dans les arbitrages stratégiques . Un constat partagé par Arnaud, pour qui « les points de vente s’approprient de plus en plus la communication locale et ne la subissent plus ».
Une tendance accentuée par le retrait progressif du prospectus. Si certains secteurs comme le bricolage continuent à y recourir massivement, « dans l’alimentaire, on a atteint un plancher. Le digital prend progressivement le relais », explique Arnaud. Chez Meta, Raphaël confirme : « La digitalisation du prospectus a généré beaucoup de business sur nos plateformes. Aujourd’hui, 70% des Français sont présents quotidiennement sur nos services. »
Mais au-delà du basculement média, c’est toute une transformation de la relation client qui est à l’œuvre. « Le consommateur est devenu multicanal, fragmenté. En moyenne, il fréquente 8,5 enseignes par an contre 7,1 en 2008\. Il faut réussir à l’interpeller au bon moment, avec la bonne offre », analyse Arnaud. D’où l’importance d’un mix média adapté, hybride, pensé à l’échelle locale.
> « On voit de plus en plus d’enseignes où les magasins veulent challenger le national, et demandent plus d’autonomie. », Arnaud Longatte
[Webinar Com' Locale 2025Retrouvez les 11 enseignements clés de 2024-2025 décryptés par Jonathan Le Borgne (JBGD), Raphaël (MWEBINAR 2026 COM ' (2).pdf6 MBdownload-circle](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/content/files/2025/11/WEBINAR-2026-COM----2-.pdf "Download")
## Du papier aux plateformes : la revanche des points de vente
Le basculement ne se fait pas sans difficultés. Le frein principal ? « Un public perçu comme peu digitalisé, souvent de manière erronée », tempère Arnaud. Car dans les faits, « les seniors sont très présents sur les réseaux sociaux. Il faut sortir du cliché “le papier pour les vieux, le digital pour les jeunes” », insiste Rafaël de Meta.
Raphaël enfonce le clou : « Ne pas accélérer sur le digital, c’est ne pas monter dans le train. L’écosystème évolue très vite, avec la data, l’IA, le retail media… Il faut y aller, même si c’est complexe au début. » Et de rappeler que « le coût d’entrée sur les réseaux sociaux reste faible. Un CPM de 1,50€ à 5€, c’est accessible pour beaucoup de magasins ».
L’une des évolutions majeures tient à la montée en puissance des outils propriétaires. « L’application mobile permet une fréquence d’usage élevée à moindre coût. Le SMS, l’email, WhatsApp… tout cela devient un CRM actif. » Et surtout, la communication évolue. « On bascule d’un discours produit-prix à un contenu narratif, utile, incarné. L’audience devient un actif stratégique. »
> « L’humain dans les publicités, c’est ce qui crédibilise, ce qui rassure, ce qui engage. », Rafaël de Meta
L’incarnation, justement, est au cœur du dispositif. « On recommande de plus en plus de faire intervenir des humains dans les publicités sur les réseaux sociaux. Parce que l’humain rassure, crédibilise, engage. » Une démarche que les points de vente les plus agiles ont intégrée. « Ceux qui performent en ligne sont d’abord très bons sur le terrain. Leur communication locale est une extension de leur excellence opérationnelle. »
Quant à la mesure de la performance, souvent évoquée comme un frein, les deux intervenants se veulent rassurants. « On progresse. Le digital permet déjà de comparer des zones exposées et non exposées, voire de mesurer les écoulements en rayon. L’IA va accélérer cette capacité d’analyse locale », assure Arnaud.
L’enjeu reste la montée en compétence des équipes locales. « Près de 50 % des magasins prévoient de recruter ou former. Le rôle de “community manager magasin” devient celui d’un stratège local. Il faut une vue d’ensemble, du CRM au print, en passant par la pub digitale », analyse Arnaud au cours de ce webinar.
Un virage culturel donc, mais aussi structurel. « Le magasin doit être exigeant envers le siège. Il faut que les flux produits, les stocks, les datas soient bien remontés pour que la communication soit pertinente. » Et demain ? « Le prospectus a encore de l’avenir, à condition de se réinventer, avec du contenu local, éditorial, de l’émotion. Un hook comme sur le digital », conclut Raphaël.
### La lente, profonde et silencieuse mutation de la grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/04/la-lente-profonde-et-silencieuse-mutation-de-la-grande-distribution/
Last updated: 2026-01-15T20:02:19.000Z
**La grande distribution française vit actuellement sa plus profonde mutation depuis les années 60**. Loin d'assister à une simple crise passagère, nous sommes témoins d'une véritable révolution qui remet en question les fondements même de ce secteur. Les hypermarchés, ces cathédrales de la consommation qui ont façonné nos modes de vie pendant des décennies, montrent aujourd'hui leurs limites face à un consommateur en mutation et un environnement économique bouleversé.
## L'effondrement d'un modèle : quand les géants deviennent des mastodontes
Le constat est sans appel : **le modèle traditionnel de la grande distribution est en bout de course**. Ces « mastodontes » érigés loin des centres-villes, avec leurs immenses surfaces remplies de rayonnages mais parfois boudés par les clients, incarnent désormais un passé révolu. Comme l'analyse justement Philippe Goetzmann dans un podcast enregistré en décembre dernier : « Le tout sous le même toit est en train de disparaître ». Les chiffres parlent d'eux-mêmes : marges en chute libre, fréquentation en berne, et des pertes vertigineuses comme les 5,7 milliards d'euros perdus par Casino en 2023.
Cette crise s'explique par une convergence de deux facteurs structurels.
- De 1, : l'explosion de l'e-commerce qui redéfinit les habitudes d'achat ;
- De 2 : l'évolution radicale du profil consommateur : fini le client captif qui effectuait ses courses hebdomadaires en voiture dans un hypermarché. Place au consommateur volatile, digital, en quête de sens et de proximité, pour qui la voiture n'est plus systématiquement le moyen de transport privilégié.
- et de 3, l'inflation galopante et la guerre des prix achèvent de fragiliser un secteur déjà malmené. Cette course vers le bas tire les coûts et fait s'effondrer la valeur, créant un cercle vicieux dont il devient difficile de sortir.
💡
Comme le résumait Alexandre Bompard en avril 2024, PDG de Carrefour : « Notre industrie est confrontée à des défis sans précédent. Faire face à une crise après l'autre est devenu la nouvelle normalité pour nous ». Cette déclaration, prononcée lors du World Retail Congress 2024, illustre l'ampleur des bouleversements que traverse le secteur.
Noël Zierski, expert du retail et ex-DG d'Intermarché que nous avons reçu en janvier 2025 [sur une série d'épisodes sur le podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/08/le-declin-des-integres-et-le-triomphe-des-independants-4-raisons-qui-expliquent-cette-evolution/), expliquait cette dynamique négative : « En voulant aller trop vite dans la course à la taille, à partir des années 80 et surtout dans les années 90 et 2000, les intégrés ont dépensé beaucoup de force \[...\] leurs instances dirigeantes ont voulu tout contrôler, mettant pour cela en place des technostructures très importantes au niveau des fonctions centrales ». Cette financiarisation excessive a conduit à privilégier « la satisfaction des actionnaires et des banquiers » plutôt que celle des clients.
> « Nous vivons une période comparable à la révolution industrielle » et « les modèles de croissance de demain ne sont pas ceux qui ont fait la rentabilité des 40 dernières années », Philippe Goetzmann, Mini-série L’avenir de la grande distribution sur le podcast.
## Une recomposition brutale du paysage commercial
Les conséquences de cette crise structurelle se matérialisent par une vague de cessions sans précédent. [Casino cède 300 magasins](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/01/22/voici-la-liste-des-313-magasins-casino-repris-par-intermarche-et-auchan/), [Colruyt se sépare de 81 points de vente](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/24/voici-la-liste-des-24-magasins-colruyt-a-vendre/), [Auchan négocie le transfert de 19 supermarchés à Lidl](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/16/voici-la-liste-des-19-magasins-auchan-vendus-a-lidl/). Ces mouvements s'accompagnent de restructurations douloureuses : [le plan social d'Auchan menace 2389 postes en France](https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/11/05/auchan-annonce-un-projet-de-plan-social-pres-de-2-400-emplois-menaces-en-france%5F6376978%5F3234.html), illustrant l'impact social considérable de cette transformation.
Parallèlement, [la carte des parts de marché se redessine](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2020/05/21/chiffres-grande-distribution-france/). Si en 2008, sept enseignes captaient 90% du marché, il en faut aujourd'hui neuf, et cette dispersion n'est pas terminée. [Cette recomposition profite particulièrement aux acteurs indépendants et coopératifs](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/08/le-declin-des-integres-et-le-triomphe-des-independants-4-raisons-qui-expliquent-cette-evolution/), plus agiles et mieux ancrés localement.

Petit à petit, le paysage de la grande distribution se redesssine
## L'avènement du modèle coopératif : l'agilité contre la rigidité
Dans ce paysage bouleversé, [les modèles coopératifs tirent leur épingle du jeu](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/08/02/7-points-pour-expliquer-le-succes-croissant-des-enseignes-independantes/). Leclerc, avec ses 24% de parts de marché et son modèle basé sur 100% d'adhérents-propriétaires autonomes, démontre la pertinence d'une approche décentralisée. [Coopérative U](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/cooperative-u/) et [Intermarché](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/intermarche/), ce dernier en plein essor avec [1887 points de vente après la reprise de 294 magasins Casino](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/01/22/voici-la-liste-des-313-magasins-casino-repris-par-intermarche-et-auchan/), confirment cette tendance.
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### Comment l'IA et la gamification révolutionnent la fidélisation client : L'exemple de Tesco
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/03/comment-lia-et-la-gamification-revolutionnent-la-fidelisation-client-lexemple-de-tesco/
Last updated: 2025-12-03T10:00:33.000Z
Alors que les hypermarchés français peinent à sortir de leurs stratégies promotionnelles de masse, souvent uniforme et peu personnalisées, leurs homologues britanniques explorent de nouvelles voies. Tesco, leader outre-Manche avec 28,5% de parts de marché, vient de franchir une étape décisive avec ses "Clubcard Challenges" : un système de gamification alimenté par l'i**ntelligence artificielle** qui transforme les achats routiniers en jeu personnalisé.
Cette innovation intervient dans un contexte où la grande distribution française traverse une crise de renouvellement. Face à des relais de croissance traditionnels arrivés à maturité, l'approche de Tesco offre un aperçu concret de ce que pourrait être l'avenir de la relation client dans le retail.
Décryptage d'une stratégie qui combine psychologie comportementale et technologie de pointe.
## Le concept : Transformer l'acte d'achat en jeu personnalisé
### Le mécanisme de base
Les Clubcard Challenges reposent sur un principe simple mais sophistiqué dans son exécution :
1. **Analyse prédictive avancée** : L'IA d'Eagle Eye analyse plus de 190 critères individuels pour chaque client
2. **Génération de défis sur mesure** : Le système propose jusqu'à 10 challenges personnalisés parmi 20 possibles
3. **Période d'engagement** : Campagnes de 6 semaines pour laisser le temps à l'habitude de s'installer
4. **Récompenses progressives** : Jusqu'à 50£ de points Clubcard à gagner par participant
Cette approche diffère fondamentalement des programmes de points traditionnels en créant un engagement actif plutôt qu'une accumulation passive.
### L'intelligence artificielle au service de la pertinence
Le partenariat avec Eagle Eye apporte une sophistication technologique remarquable :
**Critères d'analyse multiples** :
- Historique d'achat sur plusieurs années
- Saisonnalité des comportements
- Sensibilité aux promotions
- Fréquence de visite et panier moyen
- Catégories préférentielles et émergentes
**Personnalisation granulaire** :
- Produits ciblés adaptés aux goûts individuels
- Seuils de dépense calibrés selon le profil économique
- Timing optimal selon les cycles d'achat habituels
## Les leviers psychologiques de la gamification
### 1\. La théorie de l'autodétermination appliquée
Les Clubcard Challenges exploitent trois besoins psychologiques fondamentaux :
**Autonomie** : Le client choisit ses défis parmi ceux proposés **Compétence** : Les objectifs sont atteignables (62% des inscrits réussissent leur premier challenge) **Relations sociales** : Partage possible des réussites et comparaison implicite
### 2\. L'économie comportementale en action
Le système intègre plusieurs biais cognitifs :
- **Effet de dotation** : Une fois inscrit, l'abandon devient une "perte"
- **Gambler's fallacy** : La proximité de l'objectif encourage la persévérance
- **Social proof** : 10 millions de participants créent un effet d'entraînement
- **Loss aversion** : Ne pas participer devient un manque à gagner
### 3\. Le système de récompenses variables
Inspiré des mécanismes des jeux vidéo, le programme utilise :
- **Récompenses intermittentes** : Pas de garantie de gain, mais espoir maintenu
- **Progression visible** : Suivi en temps réel des objectifs
- **Récompenses surprises** : Bonus inattendus pour maintenir l'engagement
## Des résultats probants : L'efficacité mesurée
### Indicateurs d'adoption exceptionnels
Les chiffres témoignent du succès de la stratégie :
- **10 millions de participants** sur la dernière campagne
- **76% de taux de conversion** des visiteurs en inscrits
- **62% de réussite** au premier challenge
Ces taux dépassent largement les standards du marketing digital traditionnel (taux de conversion moyen e-commerce : 2-3%).
### Impact sur la performance business
Tesco attribue une part de sa "meilleure performance de Noël" aux Clubcard Challenges, avec :
- **Ventes alimentaires +4,7%** sur la période festive
- **Parts de marché à 28,5%** (plus haut niveau depuis 2016)
- **19 périodes consécutives** de gains de parts de marché
### ROI de l'engagement digital
Le programme génère un cercle vertueux :
- Augmentation de la fréquence de visite
- Élargissement du panier moyen
- Renforcement de la fidélité cross-catégories
- Données comportementales enrichies pour futures optimisations
## L'écosystème technologique : Au-delà des challenges
### Your Clubcard Prices : La personnalisation des prix
Tesco complète son dispositif avec un programme pilote de prix individualisés :
**Fonctionnement** :
- Offres personnalisées hebdomadaires (renouvelées chaque mercredi)
- Basées sur l'historique d'achat de chaque foyer
- Valables 7 jours avec utilisation multiple possible
- Déployées via l'application Clubcard
**Différenciation concurrentielle** :
- Ajout aux milliers de prix Clubcard standards
- Ciblage précis des produits régulièrement achetés
- Transparence des conditions (réponse aux critiques de Which?)
### L'architecture data au service de l'expérience
L'efficacité repose sur une infrastructure sophistiquée :
1. **Collecte en temps réel** : Chaque transaction enrichit le profil client
2. **Segmentation dynamique** : Mise à jour continue des personas
3. **Test & Learn permanent** : Optimisation algorithmes par l'usage
4. **Intégration omnicanale** : Cohérence app, web, magasin
## Comparaison avec l'approche Kroger
### Points communs stratégiques
- **Exploitation maximale des données de fidélité** existantes
- **Personnalisation comme différenciateur concurrentiel**
- **Investissement technologique lourd** mais rentable à terme
- **Test pilotes avant déploiement** généralisé
### Différences d'approche
**Kroger** : Focus sur les coupons automatiques et la simplicité d'usage **Tesco** : Mise sur l'engagement actif et la gamification
Cette différence reflète probablement les cultures de consommation distinctes : pragmatisme américain versus ludification britannique.
## Leçons pour la distribution française
### Obstacles à surmonter
**Réglementaires** :
- RGPD et contraintes sur l'usage des données personnelles
- Loi Hamon sur les pratiques commerciales
- Réglementation sur les jeux et concours
**Culturels** :
- Méfiance française traditionnelle envers les programmes de fidélité
- Attachement aux promotions "transparentes" et universelles
- Résistance au partage de données personnelles
**Technologiques** :
- Retard d'investissement dans les plateformes data
- Fragmentation des systèmes d'information
- Manque d'expertise IA en interne
### Adaptations nécessaires
**Approche progressive** :
1. Phase pilote sur segments volontaires
2. Communication transparente sur l'usage des données
3. Bénéfices clients clairement quantifiés
4. Option de désactivation simple
**Localisation des mécaniques** :
- Récompenses adaptées à la culture française (bons d'achat vs points)
- Challenges alignés sur les habitudes locales (saisonnalité, types de produits)
- Interface en français et ergonomie adaptée
## Prospective : Vers quelles évolutions ?
### Intégration de nouvelles technologies
**Intelligence artificielle générative** :
- Recommandations conversationnelles
- Personnalisation du ton et du contenu des challenges
- Adaptation en temps réel selon les réactions
**Réalité augmentée** :
- Challenges géolocalisés en magasin
- Visualisation des objectifs sur smartphone
- Gamification de l'expérience physique d'achat
**IoT et objets connectés** :
- Intégration avec les appareils domestiques
- Anticipation des besoins via les données de consommation
- Challenges liés aux habitudes alimentaires réelles
### Vers l'écosystème de services
L'avenir pourrait voir une extension vers :
- **Conseils nutritionnels gamifiés** (objectifs santé, équilibre alimentaire)
- **Défis durabilité** (réduction déchets, produits locaux)
- **Challenges communautaires** (famille, quartier, collègues)
## Un modèle pour réinventer l'engagement client
Les Clubcard Challenges de Tesco illustrent comment la technologie peut renouveler des mécaniques de fidélisation vieillissantes. En transformant l'acte d'achat routinier en expérience ludique personnalisée, l'enseigne britannique crée un avantage concurrentiel durable basé sur l'engagement émotionnel.
Cette approche démontre trois principes clés pour l'avenir du retail :
1. **La donnée comme matière première** : Exploitation intelligente des informations existantes plutôt que collecte invasive
2. **L'engagement actif plutôt que passif** : Transformer le client en acteur de sa propre fidélisation
3. **La technologie au service de l'humain** : L'IA comme amplificateur d'expérience, non comme substitut
Pour les distributeurs français, l'exemple de Tesco offre une feuille de route claire : l'avenir de la fidélisation ne passera pas par l'intensification des promotions de masse, mais par la création d'expériences personnalisées et engageantes. Reste à adapter ces innovations aux spécificités du marché hexagonal, en respectant ses contraintes réglementaires et culturelles tout en préservant l'efficacité du modèle.
La question n'est plus de savoir si cette transformation aura lieu, mais à quelle vitesse les acteurs français sauront s'en emparer.
### Devenir entrepreneur en grande distribution : le parcours de ceux qui se lancent
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/02/devenir-entrepreneur-en-grande-distribution-le-parcours-de-ceux-qui-se-lancent/
Last updated: 2025-12-02T10:07:22.000Z
Entre rêve d'indépendance et réalité opérationnelle, le parcours pour devenir franchisé dans la grande distribution ressemble à un marathon. Après avoir suivi [Harold Brun](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/28/de-la-ligne-de-caisse-a-associe-chez-cooperative-u-le-parcours-dharold-brun/) et [David Écomard](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/10/de-la-chr-a-postulant-chez-intermarche-les-debuts-de-david-pour-devenir-adherent-mousquetaires-2/) pendant des mois, on a transformé leurs témoignages en guide pratique pour tous ceux qui nourrissent ce projet.

#### Entreprendre dans un commerce en mutation
Harold Brun et David Ecomard ont tout quitté pour devenir entrepreneurs. À 42 et 40 ans, ces anciens directeurs commerciaux ont franchi le pas : passer du salariat confortable à la réalité exigeante de chef d'entreprise adhérent dans la grande distribution coopérative.
Ce magazine « build in public » documente leur transformation en temps réel, sans filtre. Harold a repris un Super U de 1200 m² en Bourgogne en 2023\. David vient d'entamer sa formation intensive chez les Mousquetaires en 2025\. Deux parcours parallèles, deux enseignes différentes, une même aventure radicale.
[DÉCOUVRIR](https://je-bosse-en-grande-distribution.sellfy.store/p/entreprendre-dans-un-commerce-en-mutation/)
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## Quand l'envie devient projet
« Ça a toujours été un élément qui était dans mon ADN. » Cette phrase d'Harold Brun résume parfaitement la nature de la motivation nécessaire pour se lancer dans l'entrepreneuriat en grande distribution. Pas un simple caprice professionnel, mais une conviction profonde qui vous portera pendant les quinze années de préparation qu'il lui a fallu pour concrétiser son rêve.
Car c'est bien de cela qu'il s'agit : d'un parcours long, exigeant, qui teste autant votre détermination que vos compétences. David Écomard l'a lui aussi expérimenté. Son premier projet de restaurant de burgers premium en 2014 n'a jamais vu le jour, faute d'apports suffisants. Mais cette première déception a nourri sa réflexion pendant dix ans, jusqu'à ce qu'une opportunité se présente enfin en 2024.
### Les bonnes et les mauvaises raisons d'entreprendre
Avant de vous lancer, interrogez-vous sincèrement sur vos motivations. Les bonnes raisons transcendent l'attrait superficiel de l'indépendance. Elles puisent dans une passion authentique du commerce, une attirance pour la responsabilité et l'envie de construire quelque chose de durable sur votre territoire.
À l'inverse, fuir une situation professionnelle difficile, croire naïvement que diriger son entreprise sera plus facile qu'être salarié, ou rechercher uniquement l'enrichissement rapide constituent des fondations fragiles. L'entrepreneuriat dans la grande distribution n'est pas une échappatoire mais un engagement total.
## La réalité financière : bien au-delà des apparences
Parlons chiffres, car c'est souvent le premier obstacle. David Écomard détaille avec une transparence rare les ordres de grandeur chez Intermarché : « En termes d'apports, ce qui est demandé c'est 150 000 euros pour un Netto pour commencer, 250 000 euros pour un Intermarché express, et plutôt 500 000 euros pour un Intermarché super. »
Mais attention, ces montants ne constituent que la partie visible de l'iceberg. David précise : « La réalité, c'est que pour avoir un point de vente qui soit performant, qui soit au dernier concept, tu prends ces chiffres, tu les multiplies à peu près par deux et c'est plutôt l'apport que tu dois avoir pour être confortable. »
Concrètement, pour un Intermarché super performant, il faut donc prévoir un million d'euros d'apport personnel. À ces montants s'ajoutent la capacité d'emprunt selon vos revenus et patrimoine, le coussin de sécurité pour vivre pendant la transition, et les frais annexes souvent sous-estimés.
### Le facteur temps, grand oublié des projections
David insiste sur une dimension cruciale : « Si vous n'avez pas deux ans devant vous, ça va être compliqué. » Cette temporalité s'explique par la durée cumulée de la sélection (trois à six mois), de la formation (six mois), de la recherche de magasin (six mois à un an) et de la finalisation du financement.
Peu de candidats anticipent cette longueur, source fréquente d'abandon ou de difficultés financières. Qui, dans sa vie active, peut se permettre deux ans sans revenus garantis ? Cette question explique en partie la sociologie des candidats : cadres en fin de carrière bénéficiant d'un plan de départ, héritiers disposant d'un patrimoine familial, ou salariés ayant constitué une épargne substantielle.
## Choisir son enseigne : bien au-delà des conditions financières
Le choix de l'enseigne détermine votre environnement professionnel pour les quinze à vingt prochaines années. Cette décision stratégique dépasse largement la comparaison des conditions financières pour englober l'adéquation entre vos valeurs, votre personnalité et l'écosystème entrepreneurial que vous rejoindrez.
### Des philosophies d'entreprise bien distinctes
Chaque enseigne développe sa propre vision de l'indépendance commerciale. Harold découvre la philosophie coopérative chez Système U avec une certaine révélation : « L'objectif, c'est que c'est une coopérative. C'est-à-dire que l'ensemble des associés se doit, quand on intègre la coopérative, de s'investir pour continuer le développement et le fonctionnement de celle-ci. »
Cette dimension coopérative transforme la relation à l'entreprise. L'associé ne se contente pas d'exploiter son magasin : il participe aux décisions stratégiques, s'engage dans des missions pour le groupement et partage la répartition des résultats entre membres.
Chez Intermarché, David s'imprègne d'une culture différente mais tout aussi structurante, résumée par cette maxime de Jean-Pierre Lecrocq : « Il faut être avant d'avoir. » Cette phrase concentre une philosophie exigeante qui privilégie les valeurs, le travail et l'engagement personnel avant la réussite matérielle.
### L'accueil révélateur
La manière dont une enseigne accueille ses futurs entrepreneurs révèle souvent sa véritable culture. Harold garde un souvenir marquant de son premier contact chez Système U : « Je me suis retrouvé dans un magasin où finalement je n'ai pas parlé dans mon entretien. Le dirigeant m'a présenté son enseigne et clairement m'a donné envie de travailler dans cette enseigne. »
Cette inversion des rôles, où le dirigeant présente son entreprise plutôt que de questionner le candidat, traduit une approche bienveillante et confiante. L'enseigne mise sur la séduction et la conviction plutôt que sur la sélection pure.
David découvre un esprit similaire chez Intermarché : « Ce qui est génial c'est qu'à chaque fois il se passe la même chose, c'est-à-dire que le chef d'entreprise prend du temps, s'intéresse à vous parce qu'il a été à votre place. » Cette empathie née de l'expérience commune crée un climat propice aux échanges et aux apprentissages mutuels.
## Le parcours de sélection : entre exigence et bienveillance
Une fois votre enseigne choisie, commence le parcours postulant : un processus de sélection rigoureux qui transformera votre envie d'entreprendre en compétences opérationnelles.
### Le processus Intermarché : l'école de l'exigence
David détaille les quatre étapes avec la précision de celui qui les traverse. Le filtrage téléphonique initial teste la cohérence du projet. Cette première sélection, apparemment simple, élimine pourtant de nombreux candidats dont le projet manque de maturité ou de réalisme financier.
L'entretien parisien marque une élévation du niveau d'exigence. David souligne une spécificité remarquable : « Vous ne rencontrez que des adhérents pendant tout votre parcours. » Cette philosophie du « jugement par les pairs » garantit l'adéquation culturelle tout en évitant le biais des recruteurs professionnels.
La journée d'information révèle une approche remarquablement transparente des difficultés. David témoigne : « Toute la journée on vous bastonne, vous et votre conjoint, de beaucoup d'infos en disant voilà, ça c'est l'enjeu, caution personnelle, c'est quoi le quotidien demain ? » Cette « séance de bastonnage » vise à décourager les candidats insuffisamment préparés plutôt qu'à séduire à tout prix.
L'implication systématique du conjoint traduit une vision mature de l'entrepreneuriat familial. David précise : « Que vous soyez dans un parcours solo ou couple, quoi qu'il arrive, le conjoint est invité pour comprendre que concrètement, si ça va au tapis, c'est les finances de la famille qui vont au tapis. »
### Le parcours Système U : l'apprentissage progressif
Harold décrit une approche différente, privilégiant la formation longue à la sélection intensive : « Ce parcours postulant dure un an. » Cette temporalité étendue permet une maturation progressive des compétences et une validation mutuelle approfondie.
Harold détaille les trois volets de cette formation : « Tu as le volet commerce, tu as le volet gestion et tu as le volet humain. » Cette approche méthodique couvre l'ensemble des dimensions du métier de dirigeant.
Le volet gestion mérite une attention particulière car il marque souvent la découverte des responsabilités entrepreneuriales : « On apprend à analyser des bilans, à maîtriser différents éléments de gestion, comment tu pilotes ton entreprise. » Cette formation révèle fréquemment aux candidats l'ampleur de leurs futures responsabilités.
## La formation : une métamorphose profonde
La formation postulant dépasse la simple transmission de savoir-faire pour orchestrer une véritable métamorphose. Elle transforme des managers expérimentés en entrepreneurs débutants, des salariés protégés en dirigeants exposés.
### La transformation mentale
Harold décrit cette mutation avec lucidité : « Le gap le plus difficile, il est là, parce qu'entre être directeur et être dirigeant, c'est deux métiers différents. C'est deux métiers différents que j'apprends encore tous les jours. »
La différence fondamentale réside dans la propriété du risque. Harold l'exprime avec franchise : « On pense savoir ce que c'est... On doit savoir que ce n'est pas notre argent. À partir du moment où c'est le sien, on fait quand même vachement gaffe. » Cette prise de conscience transforme radicalement l'approche des décisions quotidiennes.
La solitude décisionnelle constitue peut-être l'aspect le plus déroutant. Harold témoigne : « Tu es seul face à tes décisions, c'est une certitude... Il n'y a qu'une personne qui appuie sur le bouton de l'investissement, c'est moi. » Cette responsabilité finale, inconnue du salarié le plus expérimenté, nécessite un ajustement psychologique majeur.
### L'apprentissage pratique par l'immersion
Les stages constituent l'aspect le plus formateur mais aussi le plus déstabilisant. David témoigne : « Je vais être dans des Netto urbains, des Netto ruraux, des Intermarché contacts. C'est des magasins très différents avec des adhérents qui ont des histoires très différentes. »
Cette diversité volontaire évite l'enfermement dans un modèle unique. David développe sa méthode : « Au début, j'avais des notes par stage différent. J'ai dit ce n'est pas possible, créé-toi une note par sujet. À chaque fois, j'ai ce que j'apprends par sujet. » Cette systématisation permet de capitaliser sur chaque expérience.
La confrontation avec la diversité des pratiques révèle l'absence de vérité absolue. David l'expérimente concrètement : « Sur les cinq stages, j'ai cinq façons différentes de dérouler les routines du matin. » Cette découverte, d'abord déstabilisante, devient progressivement libératrice en révélant la richesse des approches possibles.
## Trouver et négocier son point de vente
La recherche du magasin idéal constitue souvent l'étape la plus longue et la plus frustrante du parcours. Harold témoigne avoir parcouru « 30 000 kilomètres en deux ans pour visiter des magasins ».
### Comprendre l'écosystème de la vente
L'acquisition d'un point de vente met en scène plusieurs acteurs aux intérêts parfois divergents. Harold décrit le processus chez Système U : « Il y a le bouche à oreille de la connaissance de mon associé précédent qui me dit qu'il y a peut-être ce magasin là. Je me présente, je vais voir et puis on voit si ça peut fonctionner ou pas. »
Chez Intermarché, David explique un système plus structuré : « Il y a toujours des commissions d'attribution pour chaque point de vente. Le groupement émet une valeur pour chaque magasin. Après, des adhérents peuvent candidater pour reprendre ce point de vente. »
### L'art de la négociation
La négociation transcende la simple discussion sur le prix. Harold insiste sur cet aspect : « En fonction du projet, quand on discute, le prix c'est une chose, est-ce que déjà on sent le projet ? Après, c'est des réponses si tu ne sens pas. »
Au-delà des aspects financiers, le cédant recherche généralement quelqu'un de compétent pour assurer la transmission, préserver l'emploi de ses équipes, maintenir la réputation de son magasin et assurer la continuité commerciale.
Harold témoigne de cette recherche de solutions créatives : « On est toujours en mesure de trouver des solutions. En termes de financement, il y a une partie apport personnel. » Cette ouverture d'esprit distingue souvent les négociateurs expérimentés de ceux qui restent figés sur leurs positions initiales.
## Le premier jour : quand la théorie rencontre la réalité
Le jour J est arrivé. Après des mois ou des années de préparation, vous tenez enfin les clés de votre magasin. Harold témoigne de ce moment unique : « Je pense que ça dure à peu près cinq minutes. On prend les clés et après, il y a le projet qui est celui de maintenant qu'on y est, réussir. »
### L'euphorie et la chute
Puis vient la confrontation avec la réalité. Harold décrit cette transition brutale : « J'ai réfléchi pendant des mois, quels seraient mes premières actions ? Et au final, quand on arrive et qu'on passe le pas de la porte, c'est clairement une page blanche. Entre ce qu'on a imaginé et la réalité, c'est complètement différent. »
Harold partage son questionnement initial : « On arrive déjà tôt, le jour où on a repris, et puis on commence à faire le tour du magasin et on se dit, est-ce que tu te sens bien dans ce magasin ? La réponse était non. » Cette introspection brutale mais nécessaire détermine souvent les premières orientations stratégiques.
### La rencontre avec les équipes
Cette première interaction conditionne largement l'avenir de votre relation managériale. Harold évoque ses inquiétudes : « J'ai douté du fait de réussir à faire adhérer les gens. Il y a toujours cette incertitude de, les gens sont là depuis longtemps, je vais peut-être leur changer un peu leur fonctionnement de travail. Est-ce qu'ils vont adhérer ou pas ? »
Harold partage sa philosophie relationnelle : « Dans une première relation, quand on se découvre, on apprend tous à se connaître. On est tous à mon avis un peu en recul les uns avec les autres. On écoute. » Cette sagesse de l'écoute active et bienveillante constitue la base d'une relation managériale saine.
### Les premières décisions symboliques
Harold partage ses premiers gestes : « Je me rappellerai toujours, j'avais un plumeau. Il y a même temps que je disais bonjour aux gens, je faisais la poussière. Il y avait un petit peu de poussière dans les allées. » Cette anecdote illustre parfaitement l'importance de commencer par des actions simples mais symboliques qui marquent votre arrivée tout en respectant l'existant.
Il explique ensuite sa stratégie initiale : « Je m'étais fixé un objectif qui était de changer le magasin tout de suite, par contre pas forcément toucher aux organisations humaines. » Cette approche pragmatique permet de marquer sa différence sans bouleverser l'équilibre social existant.
## Manager sans être directeur : la grande mutation
La transition de directeur salarié à dirigeant propriétaire constitue l'un des défis les plus complexes de l'entrepreneuriat. Ce changement ne se limite pas à une évolution de statut : il transforme fondamentalement votre rapport au pouvoir, à la responsabilité et au management.
### De l'opérationnel au stratégique
Harold décrit cette mutation : « Quand tu es directeur de magasin, tu as une vision à un mois, deux mois, six mois. Sur la vision de l'associé, dans ton environnement, comment tu te positionnes ? » Cette élévation du regard nécessite de nouveaux réflexes : penser l'impact à long terme des décisions, considérer l'environnement concurrentiel global, intégrer les enjeux sociétaux et réglementaires.
David, encore en formation, comprend déjà cet enjeu : « Tu dois te mettre dans ses chaussures, savoir s'effacer derrière lui, parce que c'est lui le patron, ce n'est pas toi, et puis absorber le maximum d'infos. » Cette capacité à apprendre de tous, y compris de ses futurs collaborateurs, détermine souvent la qualité de l'intégration.
### Déléguer efficacement
Harold témoigne de cette évolution cruciale : « Au départ, j'étais avec eux, j'avais expliqué quels étaient mes critères. Aujourd'hui, je ne m'en mêle plus. Et ça, pour moi, c'est une vraie réussite. »
Le processus de délégation réussie passe par plusieurs étapes : formation initiale où l'on explique les standards et critères, accompagnement pour faire ensemble les premières fois, supervision où l'on contrôle les résultats sans intervenir sur les méthodes, et enfin autonomie complète de l'équipe.
## Développer son activité : les leviers de croissance
Une fois les fondations posées et l'organisation stabilisée, l'entrepreneur doit penser développement. Harold dresse un état des lieux précis de sa situation concurrentielle : « J'ai la chance d'être dans une zone où le client a le choix, où j'ai des concurrents qui font aussi bien leur boulot. Donc à un moment donné, à nous de nous démarquer par autre chose. »
### Analyser et benchmarker
L'analyse comparative permet d'identifier son potentiel de croissance. Harold explique sa méthode : « Le potentiel que je vois c'est le chiffre que font mes concurrents. Je me dis qu'il y a encore à en récupérer, même si le sujet pour moi, ce n'est pas forcément d'aller en récupérer chez eux. »
Harold partage ses résultats après rénovation : « On a refait toute la partie sec, allée centrale. Et là tout de suite, ça a pris. Sur les rayons métiers, c'est pareil, ça a porté ses fruits tout de suite. Je suis à plus de 10% de passage caisse, sur le poisson je suis à plus de 25%, en boucherie à plus de 30%. »
### La différenciation par les rayons métiers
Harold mise sur cette stratégie : « On cesse de se différencier sur la qualité de produits frais. On parle souvent des prix sur les produits de marque nationale mais au final ça c'est facile de le comparer. Par contre aller comparer du produit frais c'est beaucoup plus compliqué. »
### Développer la proximité client
Harold développe une approche unique : « En septembre, je vais accueillir mes clients pour leur offrir un café. Pour qu'ils apprennent aussi à me connaître parce que j'ai eu des retours de c'est bien le magasin a changé par contre on connaît pas beaucoup votre nouveau patron. »
Cette initiative illustre parfaitement l'esprit de proximité qu'il veut développer, un avantage concurrentiel majeur face aux grandes surfaces impersonnelles.
## Préserver sa santé d'entrepreneur
L'entrepreneuriat dans la grande distribution exige un investissement personnel intense qui peut rapidement épuiser les ressources physiques et mentales. Harold insiste sur ce point crucial : « L'équilibre est hyper important. L'équilibre est indispensable. »
### La pression financière permanente
Harold témoigne : « Il y a une nécessité, une pression qu'on a sur la tête de devoir faire le taf parce qu'on sait que quand vous rachetez le magasin et que le résultat ne suffit pas pour rembourser ce que vous avez dû devoir. » Cette pression financière, absente du salariat, nécessite un temps d'adaptation et de nouveaux réflexes.
### L'équilibre familial
Harold évoque cette difficulté : « Le plus dur pour moi a été de faire la part des choses entre l'objectif pro et d'associer le côté perso. Parce que j'ai aussi une femme qui n'est pas dans la grande distribution, qui a dû s'y adapter. »
David évoque également cette dimension lors de sa formation : « Six mois de formation où tu pars loin de chez toi du lundi au vendredi voire du lundi au dimanche. La réalité c'est que c'est dur et on vit tous des situations pas simples avec nos conjoints, ou nos enfants. »
Harold développe sa stratégie : « À la maison, on en parle un peu du magasin... Non, une vraie volonté de dissocier. » Cette coupure nécessaire entre vie professionnelle et personnelle demande un apprentissage et une discipline personnelle.
Harold résume parfaitement cet enjeu : « Je me suis toujours dit que je voulais réussir mon projet pro et la réussite de ce projet pro allait avec la continuité de ma vie perso. Parce que me retrouver aujourd'hui tout seul dans mon magasin, c'était clairement pas l'objectif. »
## Vision long terme : construire pour durer
L'entrepreneuriat ne se conçoit pas dans l'urgence du quotidien mais dans la durée. Harold témoigne de cette nécessaire projection : « On s'écrit qu'on est dans nos magasins 10, 15, 20 ans. Et c'est pour ça qu'il faut l'aimer, il faut bien le travailler pour ne le subir. »
### Anticiper les évolutions du secteur
David observe depuis sa formation : « Aujourd'hui, on voit que les grands enjeux, c'est de tenir le discount, d'être toujours sur cet axe prix bas, la proximité, le local, l'ancrage, ça, c'est inévitable. »
Les tendances structurelles à anticiper incluent la digitalisation croissante des parcours clients, la montée en puissance de l'écologie et du durable, l'évolution des modes de consommation, la transformation des métiers et des compétences, et les réglementations environnementales renforcées.
### Préparer sa succession dès le début
Harold envisage déjà cette dimension : « C'est en tout cas aujourd'hui pour moi une évidence. Je suis déjà en réflexion d'intégrer quelqu'un qui aurait potentiellement un peu le même profil que moi, qui a envie de découvrir comme j'ai découvert. »
Cette approche de transmission précoce structure différemment la gestion : formation d'équipes autonomes, documentation des processus, développement des talents internes, construction d'une culture d'entreprise forte.
### Devenir un acteur territorial
Harold découvre cette dimension enrichissante : « C'est là où tu sens que l'adhérent s'éclate. Passer d'une mission de développement à aller voir le préfet, le maire, le conseiller régional. » Cette implication territoriale crée une légitimité qui dépasse le simple commerce.
L'entrepreneur devient un maillon essentiel de l'écosystème territorial : formation des jeunes du territoire, partenariats avec les producteurs locaux, soutien aux associations locales, participation aux événements communautaires.
## Les leçons de l'expérience
Harold résume sa philosophie avec sagesse : « Au final, même si ça n'a pas été facile, le principal, c'est d'arriver au bout de ce qu'on veut. » Et il ajoute : « Il faut rien changer et puis il faut surtout aller de l'avant et se dire que au final même les échecs ou les difficultés qu'on a pu rencontrer nous forment. »
David partage cette vision de la persévérance : « Il faut tenir. C'est ce que disent tous les adhérents. C'est-à-dire que la formation, avoir l'agrément, il faut être prêt, avoir du temps et un peu de moyens. Mais derrière, c'est une course de fond, il faut réussir dans la durée et c'est ça qui fera la différence. »
Les apprentissages clés de ces entrepreneurs sont nombreux : la patience comme vertu cardinale, l'adaptabilité plus importante que la planification parfaite, l'humilité face à la complexité, la persévérance dans l'adversité, et surtout l'importance des relations humaines.
---
**En conclusion**, devenir entrepreneur en grande distribution n'est pas une aventure qui s'improvise. C'est un parcours exigeant qui nécessite une préparation financière solide (comptez deux ans de revenus d'avance et des apports conséquents), une motivation profonde capable de résister aux obstacles, un soutien familial indéfectible, et une capacité d'apprentissage et d'adaptation permanente.
Mais pour ceux qui persévèrent, comme Harold qui a concrétisé son rêve et David qui est en pleine formation, c'est aussi une aventure profondément enrichissante qui permet de construire quelque chose de durable, d'avoir un impact positif sur son territoire, et de réaliser un rêve longtemps caressé. Comme le dit si bien Harold : « Aujourd'hui j'ai cette vision parce que je suis aussi passé à autre chose et j'ai atteint l'objectif que je me suis fixé. »
L'entrepreneuriat récompense ceux qui se préparent avec méthode et lucidité, tout en gardant à l'esprit que, comme le rappelle David, « c'est une course de fond, pas un sprint ».
### 2025, l’année du consommateur volatil : entre retour à la consommation et arbitrages constants
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/02/2025-lannee-du-consommateur-volatil-entre-retour-a-la-consommation-et-arbitrages-constants-2/
Last updated: 2025-12-02T07:00:43.000Z
Gaëlle Le Floch, experte du marché de la grande distribution chez Kantar, **décrypte les grandes tendances qui façonnent le secteur en 2025**. Entre reprise fragile, fragmentation des courses et quête de la bonne affaire, analyse d'un marché en pleine recomposition.
Le marché des PGC et du frais libre-service affiche des signes de reprise en 2025, mais celle-ci reste fragile et marquée par des **comportements consommateurs** profondément transformés par deux années d'inflation historique. Une étude menée par Kantar livre des enseignements précieux sur l'état du secteur et les défis à venir.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Une reprise post-inflation encore timide
**Le contexte de ces deux dernières années a profondément marqué les comportements d'achat**. « On parle de reprise parce qu'il ne faut pas oublier que pendant les deux années précédentes, on était dans un contexte fortement inflationniste sur beaucoup de secteurs, mais notamment les marchés alimentaires. Ces niveaux d'inflation-là, c'était du jamais vu pour un consommateur moyen français », rappelle [Gaëlle Le Floch](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/17/les-nouvelles-dynamiques-de-la-consommation-en-france-2/).
L'impact sur les volumes d'achat a été sans précédent : « Ça a impacté très fortement à la baisse, c'est leurs achats. On était sur des baisses des achats en volume, qui était du jamais vu. En dehors, on va dire, de la crise de 2008 où là effectivement on était à moins 1,2%. On s'est retrouvé pendant plus de deux ans sur des décroissances volumes des quantités achetées par les ménages français. »
Les arbitrages ont été douloureux pour de nombreux foyers : « Il y a eu des arbitrages qui ont été faits clairement au détriment de l'alimentation pour essayer de préserver notamment les dépenses contraintes sur lesquelles très peu de marge de manœuvre. »
> « Les signes de reprise sont très timides, ce qui montre la fragilité de la situation. Les consommateurs se disent encore très méfiants et préfèrent épargner plutôt que dépenser. »
### Le gaspillage, variable d'ajustement
Une dimension souvent méconnue a permis d'amortir partiellement cette baisse : « On peut acheter moins sans forcément manger moins. Avec 28 kilos de nourriture jetés par individu chaque année, [la réduction du gaspillage](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/04/anti-gaspi-en-grande-distribution-quand-la-lutte-contre-le-gaspillage-devient-un-levier-de-performance-economique-et-sociale/) permet de maintenir un certain niveau d'alimentation tout en achetant moins. »
**Mais tous les foyers n'ont pas été égaux face à cette crise** : « Ce n'est pas le cas de tout le monde, auprès des familles, auprès des plus jeunes qui auraient été les plus impactés par ces contractions de dépenses et de quantités achetées. »
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### Décembre en Fruits & Légumes : le mois de tous les enjeux
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/01/decembre-en-fruits-legumes-le-mois-de-tous-les-enjeux/
Last updated: 2025-12-01T09:46:13.000Z
Dans le rayon Fruits & Légumes, décembre n’est pas un mois comme les autres : c’est **le mois décisif**, celui qui concentre les plus forts volumes, les plus fortes attentes clients… et les plus grands risques en matière de fraîcheur, de disponibilité et de théâtralisation.
Pour un rayon bien piloté, décembre représente une formidable opportunité commerciale. Encore faut-il être prêt.
FORMATION & CONSEILS
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Notre expertise en fruits et légumes est dédiée à accompagner les chefs de rayon et responsables de secteur dans leur performance au quotidien.
À travers des formations ciblées, des audits personnalisées et des conseils opérationnels, nous vous aidons à optimiser la gestion et la rentabilité du rayon, renforcer les compétences des équipes, et améliorer la satisfaction client.
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## **Décembre : un poids stratégique dans le CA annuel**
Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
- **10 % du CA annuel** du rayon se joue en décembre (vs. 8,2 % en moyenne les autres mois).
- **55 % du CA du mois** est réalisé sur les deux dernières semaines de l’année.
- **35 % du CA** repose sur **4 jours critiques** :
**23, 24, 30 et 31 décembre.**
Autrement dit : *la performance du mois dépend principalement de 96 heures.*
Dans cette période, tout doit être irréprochable : fraîcheur, disponibilité, rapidité de remise en rayon, clarté des prix, maîtrise de la casse.
## **Les familles qui explosent pendant les fêtes**
Certaines catégories voient leurs ventes **multipliées par 3 à 5**.
Les irréductibles du mois de décembre :
### **Famille exotique**
- +10 % du CA du rayon en décembre
- 13 % de son CA annuel réalisé sur ce mois seul
- Ventes x3 à x5 les jours festifs
### **Champignons**
- Ventes multipliées par 3 les 23, 24, 30, 31
- Produit “technique”, très sensible à l’exposition et à la ventilation
### **Fruits secs**
- 19 % du CA annuel réalisé en décembre
- Poids de la famille : **15 % du CA rayon** lorsque les corbeilles sont bien mises en avant (vs. 6 % le reste de l’année)
### **4ème gamme**
(salades en sachets, soupes, crudités prêtes)
- Ventes multipliées par 3 sur les jours clés
- Forte sensibilité à la fraîcheur → anticipation indispensable
### **Fleurs coupées**
Un des plus gros pics annuels : à intégrer dans la théâtralisation globale.
## **Références incontournables : rupture strictement interdite**
Décembre = zéro interruption sur les produits cœur d’usage, cœur de recettes et cœur des fêtes.
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### Les Alliances de Distribution en Europe, un rempart pour les consommateurs face aux géants mondiaux
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/12/01/les-alliances-de-distribution-en-europe-un-rempart-pour-les-consommateurs-face-aux-geants-mondiaux/
Last updated: 2025-12-04T12:51:14.000Z
À découvrir
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Derrière les rayons des supermarchés européens, **des organisations discrètes** mais essentielles travaillent à protéger le pouvoir d'achat des consommateurs face à l'inflation et à la réduction de l'offre. Ces **Alliances de la Distribution**, souvent méconnues du grand public, jouent un rôle crucial pour équilibrer les rapports de force avec les géants de l'industrie agroalimentaire mondiale.
## **Un secteur de la distribution face à des fournisseurs surpuissants**
Le secteur de la [distribution](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/enseignes/) fonctionne avec des marges extrêmement faibles et une concurrence acharnée. **Chaque client compte, et sa fidélité reste fragile.** À l'inverse, quelques multinationales dominent l'approvisionnement des produits de grande consommation : AB InBev, Mars, Mondelez et d'autres contrôlent les marques incontournables que les consommateurs recherchent en magasin.
Ces fournisseurs géants opèrent dans plus de 180 pays, tandis que même les plus importants distributeurs européens ne sont présents que dans une poignée de marchés nationaux. Cette asymétrie crée un déséquilibre considérable lors des [négociations commerciales](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/04/27/comment-etre-plus-performant-dans-ses-negociations-commerciales/).
## **Le principe des alliances : mutualiser pour mieux négocier**
**Les Alliances regroupent volontairement des détaillants et grossistes de différents pays européens**. Leur mission se concentre exclusivement sur les négociations avec les grands fournisseurs multinationaux de produits emballés, sans intervenir auprès des agriculteurs ou des petites entreprises.
**L'objectif consiste à obtenir de meilleures conditions d'achat en termes de prix, de logistique, de services et d'innovation**. Ces gains permettent ensuite aux distributeurs de proposer des tarifs plus compétitifs et un plus large choix aux consommateurs. Selon une étude de l'INSEAD, ces alliances permettraient de réduire les prix jusqu'à 12%.
La Commission européenne a validé à plusieurs reprises la conformité de ces pratiques avec le droit de la concurrence, constatant même leurs effets bénéfiques pour le marché. Les enquêtes menées en 2023 ont démontré que ces regroupements renforcent le pouvoir de négociation des distributeurs et contribuent à faire baisser les prix en magasin.
## **Lutter contre le cloisonnement du marché unique**
**Un problème majeur persiste au sein du marché unique européen** : les contraintes territoriales imposées par les fournisseurs. Ces restrictions artificielles empêchent les distributeurs d'acheter leurs produits dans les pays où ils sont les moins chers. La Commission estime que cette pratique coûte environ 14 milliards d'euros par an aux consommateurs européens, probablement davantage en réalité.
**Les Alliances de la Distribution constituent une réponse pragmatique à ce problème**. En mutualisant la demande de plusieurs pays et en négociant collectivement, elles permettent de contourner partiellement ces barrières, de manière similaire aux achats groupés de vaccins ou de gaz au niveau européen. Les amendes récemment infligées à AB InBev et Mondelez confirment la gravité de ces pratiques anticoncurrentielles.
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### La lettre de Guillaume Darrasse aux salariés : décryptage du virage stratégique Auchan-Intermarché
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/28/la-lettre-de-guillaume-darrasse-aux-salaries-decryptage-du-virage-strategique-auchan-intermarche/
Last updated: 2025-12-01T12:23:33.000Z
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Le 25 novembre 2025, Guillaume Darrasse a adressé une lettre aux 11 000 salariés des supermarchés Auchan pour leur annoncer un tournant historique : la bascule de 294 supermarchés sous enseignes Intermarché et Netto d'ici fin 2026\. Un document qui révèle autant la stratégie du groupe que l'ampleur des défis à relever.
## Un message qui cherche à rassurer face à l'incompréhension
« Je sais que vous vous posez beaucoup de questions et que cela génère de l'émotion voire de l'inquiétude chez certains et c'est légitime à ce stade du projet. »
Cette phrase d'ouverture est révélatrice. Guillaume Darrasse, PDG d'Auchan Retail France, anticipe le choc provoqué par cette annonce sans précédent dans la grande distribution française. Pour la première fois, un acteur majeur renonce à son enseigne sur un format entier pour se placer sous franchise d'un concurrent direct.
La réaction des représentants syndicaux a d'ailleurs confirmé cette onde de choc. René Carette, délégué syndical central CFDT, parle d'un « coup de massue » pour des salariés qui, un an plus tôt, apprenaient déjà un plan social de 2 400 suppressions de postes.
## Le pragmatisme comme ligne de défense
Le ton de la lettre est volontairement pragmatique, presque clinique. Darrasse pose d'emblée les deux garanties fondamentales : « nous ne vendons pas nos supermarchés et nous n'abandonnons pas les collaborateurs qui resteraient salariés d'Auchan. »
Cette précision juridique n'est pas anodine. Auchan Retail conservera la propriété des fonds de commerce et de l'immobilier, créant une « entité juridique autonome » pour exploiter ces magasins en franchise. Sur le papier, les salariés restent employés d'Auchan, même si leurs magasins arborent les couleurs d'Intermarché ou de Netto.
Mais cette subtilité juridique masque une réalité plus complexe : ces collaborateurs travailleront désormais selon les méthodes, la politique commerciale et les process d'Intermarché. Un changement culturel profond pour des équipes habituées à l'univers Auchan.
## L'aveu d'une incapacité à concurrencer seul
Au-delà du discours rassurant, la lettre contient plusieurs aveux révélateurs de la situation d'Auchan sur le format supermarché.
« Ce partenariat est un véritable tournant dans notre histoire. Il nous bouscule dans nos raisonnements et dans nos pratiques historiques. »
Cette formulation euphémisée traduit une réalité plus dure : Auchan a échoué à faire vivre son modèle de supermarchés face à la concurrence. Le passage d'une « entreprise intégrée multi-formats mono enseigne » à une « entreprise multi-formats multi enseignes » n'est pas un choix stratégique audacieux, c'est une nécessité de survie.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Darrasse promet une baisse immédiate des prix d'environ 6%, rendue possible par les conditions d'achat d'Intermarché et ses process opérationnels « bien plus adaptés pour ces formats de magasins, et plus agiles au quotidien. »
Traduction : Auchan a perdu la bataille de la compétitivité sur le format supermarché.
## Le pari de la franchise pour sauver l'essentiel
La lettre présente ce projet comme « clairement offensif » pour les supermarchés, qui gagneraient « en agilité, en simplicité, et en moyens. » L'argument central : bénéficier du savoir-faire d'Intermarché, « leader incontestable sur le format supermarché ».
Thierry Cotillard, président des Mousquetaires, l'a confirmé sans détour : « Auchan va bénéficier de notre savoir-faire, et cela va nous permettre d'étendre notre emprise sur le marché français. »
Pour Auchan, ce partenariat permettrait de « réaliser en un temps très court ce que nous aurions tenté de faire sur de nombreuses années, avec des chances de succès bien moindres : retrouver la compétitivité, l'efficacité, des magasins modernes et attractifs, la rentabilité et la pérennité de notre réseau de supermarchés. »
Un constat d'échec déguisé en opportunité stratégique.
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### Voici la liste des 294 magasins Auchan qui basculent sous pavillon Intermarché ou Netto
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/25/voici-la-liste-des-294-magasins-auchan-qui-basculent-sous-pavillon-intermarche-ou-netto/
Last updated: 2025-11-27T18:06:40.000Z
L'[accord de franchise entre Auchan et Intermarché](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/25/auchan-passe-ses-294-supermarches-sous-enseigne-intermarche-les-chiffres-dune-transaction-inedite/) redessine la carte de la distribution française. Voici la répartition régionale des 294 supermarchés qui vont basculer sous les enseignes Intermarché et Netto d'ici septembre 2026.
## Un maillage national en pleine recomposition
Le projet de franchise dévoilé le 25 novembre 2025 concerne l'intégralité du réseau de supermarchés Auchan en France métropolitaine, hors Corse. Cette opération massive touche 261 magasins en propriété directe et 33 déjà exploités sous franchise, incluant 68 points de vente issus du rachat Casino réalisé par Auchan en 2024.
Cette transformation s'inscrit dans la stratégie des Mousquetaires de densifier leur présence territoriale. Selon Thierry Cotillard, président du groupement, l'écart moyen entre deux magasins passe de 17 à 10 kilomètres. Un rapprochement géographique qui vise à servir "encore plus de Français, partout dans le pays".
## La liste des magasins Auchan concernés par l'opération de mise en franchise sous pavillon Intermarché ou Netto
Les magasins concernés représentent un chiffre d'affaires cumulé de 3,3 milliards d'euros et emploient 11 400 salariés qui resteront employés par Auchan. Le changement portera uniquement sur l'enseigne, le concept magasin, la politique commerciale et l'approvisionnement.
💡
Note méthodo : le décompte par région peut comporter une légère marge d’erreur en raison des variations de référencement et d’ouvertures/fermetures des 2 dernières années.

### Auvergne-Rhône-Alpes (01, 26, 38, 42, 43, 63, 69, 73, 74)
| VILLE | DÉPARTEMENT | RÉGION |
| ------------------------ | ----------- | -------------------- |
| Aurec-sur-Loire | 43 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Beaumont | 7 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Beaumont | 7 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Belley | 1 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Besse-et-Saint-Anastaise | 63 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Billom | 63 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Caluire-et-Cuire | 69 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Cébazat | 63 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Chabeuil | 26 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Chamalières | 63 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Châtillon | 3 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Clermont-Ferrand | 63 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Clermont-Ferrand | 63 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Clermont-Ferrand | 63 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Cournon-d'Auvergne | 63 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Cournon-d'Auvergne | 63 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Crest | 26 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Gannat | 3 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Grenoble | 38 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Grenoble | 38 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Grenoble | 38 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| La Bourboule | 63 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Le Pontet | 73 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Le Versoud | 38 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Les Martres-de-Veyre | 63 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Lyon 03 | 69 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Lyon 05 | 69 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Lyon 06 | 69 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Lyon 07 | 69 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Lyon 07 | 69 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Lyon 08 | 69 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Lyon 09 | 69 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Maringues | 63 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Massieux | 1 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Modane | 73 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Montceaux | 1 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Pontaumur | 63 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Portes-lès-Valence | 26 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Sainte-Foy-lès-Lyon | 69 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Saint-Jean-de-Bournay | 38 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Sathonay-Camp | 69 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Tarare | 69 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Tassin-la-Demi-Lune | 69 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Vaulx-en-Velin | 69 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Villefranche-sur-Saône | 69 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Viuz-en-Sallaz | 74 | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Voiron | 38 | Auvergne-Rhône-Alpes |
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### Auchan passe ses 294 supermarchés sous enseigne Intermarché : les chiffres d'une transaction inédite
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/25/auchan-passe-ses-294-supermarches-sous-enseigne-intermarche-les-chiffres-dune-transaction-inedite/
Last updated: 2025-12-01T12:23:42.000Z
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C'est un rapprochement qui rebat les cartes de la distribution française. Ce 25 novembre, Auchan et Intermarché ont dévoilé un projet de franchise massif qui pourrait prendre effet fin 2026\. Décryptage en chiffres d'une opération sans précédent.
## **294 supermarchés dans la balance**
C'est le cœur de la transaction : l'intégralité du réseau de supermarchés d'Auchan en France métropolitaine (hors Corse) va basculer sous enseigne Intermarché et Netto. Dans le détail, ce périmètre comprend 261 magasins en propriété d'Auchan et 33 déjà exploités sous franchise. Parmi eux, 68 proviennent des rachats de magasins Casino réalisés par Auchan en 2024.
## **3,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires**
C'est le volume d'activité que représentent ces supermarchés, soit une part significative du business d'Auchan. Un chiffre d'affaires qu'Auchan espère faire progresser grâce à la compétitivité d'Intermarché. Guillaume Darrasse, directeur général d'Auchan Retail, table sur "une compétitivité prix de l'ordre de six points" et une "hausse de chiffre d'affaires sur trois ans".
## **11 400 salariés concernés**
Tous resteront employés par Auchan, assure la direction. Les fonds de commerce et l'immobilier restent également propriété d'Auchan. Seule l'enseigne, le concept magasin, la politique commerciale et l'approvisionnement seront fournis par Intermarché dans le cadre du contrat de franchise.
## **1,8 milliard d'euros de soutien financier**
Pour mener à bien son plan de retournement, Auchan peut compter sur l'appui de ses partenaires : 1,2 milliard d'euros apportés par 13 banques et 600 millions d'euros d'Elo, la maison-mère. Un soutien financier qui témoigne, selon Guillaume Darrasse, de "la crédibilité" du plan de transformation lancé il y a un an.
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### « Être indépendant, c’est pouvoir s’adapter à ses clients » — Entretien avec Claire Le Corre (Hyper U Fontenay-le-Comte)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/25/etre-independant-cest-pouvoir-sadapter-a-ses-clients-entretien-avec-claire-le-corre-hyper-u-fontenay-le-comte/
Last updated: 2025-11-25T08:13:33.000Z
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Avec son parcours atypique, à la fois ancré sur le terrain et riche d’expériences au sein de la centrale U, [**Claire Le Corre**](https://www.linkedin.com/in/claire-le-corre-b5a109b7/), aujourd’hui responsable PGC et non-alimentaire à l’**Hyper U de Fontenay-le-Comte**, incarne une nouvelle posture dans le commerce indépendant. Engagée, à l’écoute, connectée aux enjeux digitaux comme humains, elle revient sur sa trajectoire, [les défis managériaux du quotidien](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/22/micromanagement-et-management-moderne-comment-eviter-les-pieges-et-activer-les-bonnes-intelligences/) et les mutations en cours dans la communication commerciale. [Interview sur le podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/).
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## L’animation commerciale comme moteur
Issue du terrain — « J’ai commencé comme hôtesse de caisse, en job d’été » —, Claire a gravi les échelons avec un fil rouge : l’envie de faire. Après des années en centrale, puis à U Logistique, elle revient en magasin avec un appétit intact pour le commerce concret. « J’avais envie de voir ce que ça donnait, le magasin, pour de vrai. »
Ce qui la fait vibrer ? L’animation commerciale. « J’adore faire des belles allées centrales, créer des têtes de gondole qui attirent l’œil. Quand un client s’arrête, c’est que tu as réussi ton coup. » Plus qu’un simple geste métier, c’est pour elle une forme d’expression, une manière de donner vie à l’offre.
Mais elle le rappelle sans détour : « Sans les collaborateurs, le magasin ne tourne pas. » C’est donc aussi le travail collectif, la dynamique humaine, qui nourrissent son engagement. « Il faut créer un projet commun, redonner du sens, et surtout de la cohésion. »
## Manager trois générations, un sport d’équilibriste
Au quotidien, **Claire manage des équipes intergénérationnelles**, avec des profils très différents. Et elle ne s’en cache pas : « Tu ne t’adresses pas à un jeune de 20 ans comme à un collaborateur qui a 25 ans d’ancienneté. » Pour elle, tout est une question de posture. « Ce n’est pas la forme qui compte, c’est que le message passe. »
Elle s’appuie notamment sur la méthode DISC, qui permet d’identifier les profils comportementaux et d’adapter sa communication. « C’est un outil précieux. Quand tu comprends comment fonctionne ton interlocuteur, tu gagnes en efficacité. »
**Le remodelage du magasin a été un tournant**. « Les équipes ont été très sollicitées. Il a fallu tenir, accompagner, et maintenant recréer une dynamique. » Cela passe aussi par de petits rituels : barbecue, galette, réunions régulières. « Nos collaborateurs sont nos premiers clients. Ils doivent être informés, considérés, impliqués. »
## Une communication commerciale en pleine mutation
**Sur le plan marketing, Claire constate un changement de paradigme** : « On a beaucoup réduit la distribution papier. On garde les gros tracts comme la foire aux vins ou les catalogues jouets, mais les plus petits ont disparu », raconte-t-elle.
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### Pourquoi les enseignes investissent dans les data centers et comment l’infrastructure devient le nouveau terrain de bataille du retail
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/19/pourquoi-les-enseignes-investissent-dans-les-data-centers-et-comment-linfrastructure-devient-le-nouveau-terrain-de-bataille-du-retail/
Last updated: 2025-12-01T12:23:54.000Z
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Ces derniers jours, **le groupe** Schwarz **a annoncé la création d'un data center géant en Allemagne, avec des chiffres spectaculaires :**
- **plus de 11 milliards d’euros d’investissements** ;
- **6 bâtiments sur 13 hectares**, sur une ancienne centrale électrique
- **200 MW de capacité**, 100% énergie verte
- ... pour une finalisation prévue en **2027**
Cet investissement s’inscrit dans une montée en puissance globale du groupe Allemand dans la technologie via **Schwarz Digits**, sa branche cloud / IA / cybersécurité créée en 2023.
**Ce n’est plus un signal faible. C’est un basculement.** Car oui, cet investissement impressionnant est néanmoins loin d’être isolé. Les distributeurs investissent désormais autant dans les serveurs que dans les mètres carrés de magasin.
En France, toutes les enseignes ont accéléré le mouvement :
- [Carrefour](https://www.businesswire.com/news/home/20211108005801/en/Carrefour-Aims-to-Be-a-Global-Leader-in-Digital-Retail) a annoncé fin 2021 une augmentation de \~50% de ses investissements numériques, avec un plan dédié de **3 milliards d’euros sur 2022-2026\.** Cet effort global vise la transformation “data-centric, digital first” du groupe (e-commerce, data, IA, retail media, etc.), après déjà **2 milliards d’euros investis dans la tech et le digital entre 2018 et 2021.**
- Le [groupement Les Mousquetaires ](https://www.larevuedudigital.com/le-groupement-des-mousquetaires-promeut-la-culture-de-la-data-depuis-une-plateforme-centrale/#:~:text=de%20mieux%20servir%20ses%20utilisateurs%2C,Warehouse%20et%20un%20Data%20Lake)(Intermarché, Netto…) a concentré ses investissements “data” sur une plateforme cloud centralisée. *Stime* (la DSI interne) réalise **98% de ses investissements data** sur une plateforme unifiée **Databricks** hébergée sur Microsoft Azure. Dès 2019, Intermarché s’est allié à Microsoft pour créer une **“**[**Data Factory**](https://www.lesclesdudigital.fr/intermarche-sallie-a-microsoft-pour-creer-une-data-factory/#:~:text=de%20donn%C3%A9es%20hybride%20simplifiant%20l%E2%80%99extraction%2C,objectifs%20de%20ce%20partenariat)**”** visait à exploiter l’IA (machine learning, computer vision...) pour offrir des services personnalisés en magasin et en ligne, par exemple guider les clients vers le “mieux manger” grâce à la traçabilité et l’analyse des données produits.
- Coopérative U est plus discrète sur le sujet de ses dépenses IT, mais un plan de 300 millions d'euros a été annoncé en 2022 dédié à la transformation du groupement.
- Leclerc, plutôt discret aussi, avance sur le sujet via sa filiale Infomil, pour développer et héberger ses solutions. Infomil a par exemple étendu son **datacenter de Toulouse** ces dernières années afin de soutenir de nouveaux services digitaux (caisses *scan & go*, affichage numérique, drive…). Selon nos recherches,[ une nouvelle salle informatique et un groupe électrogène](https://resources.kohler.com/power/kohler/industrial/pdf/EN%5FDATACENTER%5FINFOMIL.pdf#:~:text=increasingly%20connected,set%20to%20secure%20the%20installation) de 1800 kVA ont été installés pour sécuriser l’alimentation électrique du site. Un deuxième générateur de secours doit encore être ajouté, signe des besoins croissants liés à la digitalisation. (Le coût de ces travaux n’a pas été divulgué, mais témoigne d’investissements constants dans l’infrastructure propre du groupement).
Tout cela pour dire que les infrastructures deviennent plus importantes que les [m2 en magasin](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/19/la-nouvelle-bataille-des-m2-hypermarche/), signe d'une mutation profonde. Explications.
## 1\. Le retail devient une industrie pilotée par la donnée
Aujourd’hui, le retail repose sur une mécanique de précision. Tout est question de données : tickets de caisse, navigation en ligne, comportements en rayon, ruptures, promotions, fidélité, flux logistiques… Le traitement et la valorisation de ces flux numériques permettent d’optimiser chaque recoin de la chaîne de valeur.
Ces données ne sont plus simplement un outil de reporting. Elles deviennent le socle des décisions stratégiques que ce soit pour :
- affiner les prévisions,
- personnaliser les promotions,
- piloter les stocks,
- ajuster les prix dynamiquement,
- identifier les signaux faibles.
La donnée devient un actif aussi précieux que les mètres carrés en magasin ou les entrepôts logistiques.
Mais pour qu’elles produisent de la valeur, encore faut-il pouvoir les stocker, les nettoyer, les traiter, les analyser, les activer. Ce qui implique de bâtir des infrastructures solides, capables d’ingérer des milliards de points d'information chaque jour, en temps réel. Le cloud, les data lakes, les pipelines de traitement, les moteurs d’IA… deviennent la colonne vertébrale du retail moderne.
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### Réseaux sociaux et publicité : une attention différenciée selon les départements
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/19/reseaux-sociaux-et-publicite-une-attention-differenciee-selon-les-departements/
Last updated: 2025-11-19T08:33:04.000Z
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L’usage des réseaux sociaux est devenu incontournable dans la vie quotidienne des Français. Mais si Instagram, TikTok ou Facebook rythment les journées de millions d’utilisateurs, **l’attention portée à la publicité digitale n’est pas homogène sur l’ensemble du territoire**.
Une étude menée par **Showhere** cartographie ces différences et révèle un paysage contrasté, où l’affinité des Français avec la publicité en ligne varie fortement selon les départements.
## Les métropoles, champions de l’attention digitale
En rouge foncé sur la carte apparaissent les départements où **l’attention envers la publicité digitale dépasse 20**. Sans surprise, on y retrouve les grands bassins urbains :
- **Île-de-France** (Paris et petite couronne),
- **Nord (59)** autour de Lille,
- **Rhône (69)** avec Lyon,
- **Bouches-du-Rhône (13)** et **Haute-Garonne (31)**, moteurs du sud,
- **Bas-Rhin (67)** en Alsace.
Ces zones concentrent une population **plus jeune, urbaine et connectée**, davantage exposée aux contenus sponsorisés et aux campagnes digitales. Elles constituent un terrain particulièrement fertile pour les annonceurs en quête de visibilité et d’engagement.
## Des zones intermédiaires encore attentives
Autour de ces pôles, certains départements affichent une attention moyenne (entre 16 et 20). Ce sont souvent des **territoires périurbains ou semi-denses**, proches des grandes agglomérations.
Dans cette France intermédiaire, ces profils sont intéressants pour une raison principale : l’usage des réseaux sociaux y est fort, mais la réceptivité publicitaire reste un cran en dessous. Qu’est-ce que cela signifie ? Dans ces zones, les entreprises, les annonceurs, ont tout intérêt à travailler précisément leur ciblage et à créer du contenu de qualité afin de maintenir un niveau d’attention élevée. Objectif : maximiser le résultat des campagnes marketing.
## Les territoires moins sensibles à la publicité digitale
À l’opposé, une large partie de la carte se teinte de bleu, indiquant une **attention plus faible (<14)**.
On retrouve principalement :
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### Comment ICA Suède révolutionne la fidélisation client avec son programme personnalisé Stammis
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/18/comment-ica-suede-revolutionne-la-fidelisation-client-avec-son-programme-personnalise-stammis/
Last updated: 2025-11-18T08:00:11.000Z
****Invitation à l’événement Retail de l’année**
[](https://corporate.bonial.com/bonial-day-2025?utm%5Fcampaign=15562530-fr%5Fevent%5Fbonial%5Fday%5F2025&utm%5Fsource=jebosseengrandedistribution&utm%5Fmedium=display&utm%5Fcontent=display%5Fnewsletter)
Le 4 décembre 2025, Bonial réunit les professionnels du marketing et de la communication du retail à Paris.
****Objectif : décrypter l’attractivité commerciale des enseignes.**
Dirigeants, directeurs marketing et experts du secteur partageront leurs visions, leurs stratégies et leurs retours d’expérience concrets autour des grandes tendances qui façonnent le commerce d’aujourd’hui et de demain.
Un moment d’inspiration et d’échange unique pour nourrir votre réflexion, découvrir des approches innovantes et renforcer votre compétitivité. »
[VOTRE BADGE OFFERT ](https://corporate.bonial.com/bonial-day-2025?utm%5Fcampaign=15562530-fr%5Fevent%5Fbonial%5Fday%5F2025&utm%5Fsource=jebosseengrandedistribution&utm%5Fmedium=display&utm%5Fcontent=display%5Fnewsletter)
Dans un secteur de la grande distribution encore dominé par les promotions génériques, ICA Suède a choisi une voie différente : la personnalisation. Avec son programme de fidélité **Stammis** – littéralement « client régulier » en suédois – l’enseigne a conçu un dispositif qui combine newsletters ciblées, réductions individualisées et bonus fidélité, redéfinissant ainsi l’expérience client. Explications d'un modèle qui fait ses preuves.
## Un programme centré sur la personnalisation et un système de points
Contrairement aux programmes classiques qui proposent les mêmes offres à tous, **Stammis adapte ses avantages à chaque membre**. Grâce à l’analyse des données de consommation et des préférences d’achat, chaque client reçoit :
- des **réductions personnalisées** sur ses produits favoris,
- des **bonus fidélité** convertibles en remises,
- et des **prix Stammis** exclusifs en magasin.
Les offres sont envoyées via différents canaux – newsletters, site de l'enseigne ICA, application mobile ou même par courrier – pour toucher le client au bon moment et sur le support qui lui convient.
L’adhésion au programme Stammis permet de **cumuler un point par couronne dépensée** (hors exceptions réglementaires comme médicaments ou tabac). Les points sont ensuite convertis en bonus mensuels :
- 2 000 – 3 999 points = 25 SEK de bonus,
- 4 000 – 5 999 points = 50 SEK,
- 6 000 – 7 999 points = 75 SEK,
- 8 000 points et plus = 150 SEK.
Des bonus intermédiaires existent aussi pour les membres plus occasionnels. Le dispositif s’étend à **Apotek Hjärtat (pharmacie), ICA Banken (banque) et ICA Försäkring (assurances)**, ce qui renforce l’intégration du programme dans le quotidien des clients.
## Une stratégie data-driven au service de l’expérience
La véritable force du programme réside dans l’exploitation intelligente des données clients. ICA identifie les produits achetés régulièrement pour proposer des promotions pertinentes, plutôt que de recourir à des rabais uniformes, non personnalisés.
Cette approche **data-driven** permet :
- un **ciblage multi-canal** sophistiqué,
- des **taux d’ouverture et de clics supérieurs** aux campagnes classiques,
- et un **retour sur investissement marketing optimisé**.
Le client, de son côté, se sent reconnu et valorisé : les **newsletters personnalisées** renforcent le sentiment d’appartenance et la relation de confiance avec l’enseigne.
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### Grande distribution en Allemagne : un marché sous tension entre discount, transition digitale et puissance locale
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/18/grande-distribution-en-allemagne-un-marche-sous-tension-entre-discount-transition-digitale-et-puissance-locale/
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À la tête du développement international chez ShopFully, **Frédéric Salesse** connaît parfaitement les réalités du retail en Europe. Après des épisodes consacrés à l’Italie et à la France, il partage dans ce podcast un état des lieux précis et argumenté du **marché allemand**. Un secteur robuste, mais en pleine mutation, où les enseignes doivent composer avec une double pression : **inflation et transformation digitale**.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Un marché concentré, dominé par le discount et guidé par les prix
« Le marché allemand se présente comme robuste, mais en pleine mutation », commence Frédéric. Le pays fait face à **deux grandes pressions** : l’**inflation**, qui affecte fortement le pouvoir d’achat, et l’**accélération de la numérisation**, qui bouleverse les usages.
Les prix ont bondi : « Les produits alimentaires ont augmenté d’environ 30 % depuis 2021 », précise-t-il. Conséquence directe : le **panier moyen est passé de 105 à 115 € en un an**. Ce climat économique pousse les consommateurs à arbitrer. « Le prix est devenu le critère d’achat central. »
Dans ce contexte, les enseignes allemandes font face à une **hausse des coûts** (énergie, loyers, personnel) tandis que le **e-commerce reste stable à un niveau élevé**, notamment sur le non-alimentaire.
Côté structure, l’Allemagne se distingue par une **très forte concentration du marché**. « Le top 3 des enseignes représente à lui seul près de 70 % des parts de marché. » Lidl, Aldi, REWE et EDEKA dominent largement, dans un paysage marqué par la densité et la proximité. « L’Allemagne possède une très forte densité de magasins alimentaires, ce qui entretient une concurrence intense et maintient les prix bas. »
Le **discount est roi** : « Les discounters comme Lidl, Aldi et Netto pèsent 47 % du marché », indique Frédéric. Par comparaison, les hypermarchés allemands ne pèsent que 22 milliards d’euros, contre 98 milliards pour les formats discount.
Autre différence notable avec la France : « Il n’y a pas cette approche des super grands hypermarchés. En Allemagne, les magasins sont plus petits, plus denses, plus proches. »
## Une communication qui bascule : fin du prospectus, montée en puissance du digital
Sur le volet communication, l’Allemagne connaît une dynamique similaire à la France, mais avec ses propres logiques. « Le papier reste très fort, mais on observe une réduction nette du print et une montée constante des budgets numériques. »
**REWE a été la première grande enseigne à arrêter totalement le prospectus papier en 2023.** « Ils ont pris un an pour informer les clients avant d’arrêter la distribution. » Le résultat reste nuancé : « À court terme, pas de gros impact. Mais sur le long terme, on a observé une perte de parts de marché. Est-ce dû uniquement à l’arrêt du prospectus ? C’est difficile à dire. »
D’autres enseignes comme Aldi, Obi ou Woolworth ont réduit fortement, voire totalement, leur communication papier. « Les raisons sont claires : augmentation des coûts (papier, énergie) et baisse de la demande. » Le cas du service de distribution de prospectus de la Deutsche Post est parlant : « Ein Kauf aktuell a complètement arrêté au 1er avril 2024\. »
Et pourtant, le print garde de la puissance : « 80 % des Allemands lisent encore des prospectus papier chaque semaine. » Pour Frédéric, c’est le **format qui incite encore le plus à l’achat et à la visite en magasin**, même s’il doit être optimisé économiquement.
Dans le même temps, les budgets digitaux explosent. « 93 % des marketeurs estiment que le digital a pris de l’importance. 73 % des décideurs prévoient d’augmenter leurs budgets digitaux. »
Ce report se fait vers les classiques : « Meta, Google captent une large part du budget. Facebook, Instagram et même TikTok montent en puissance. » Il cite l’exemple d’un buzz né d’une employée Aldi qui danse à sa caisse sur TikTok — un cas repris ensuite par la marque.
ShopFully, de son côté, accompagne cette bascule. « Nous avons lancé des formats display plus immersifs, jusqu’à 13 fois plus visibles que les formats classiques, et du “Click to Go” qui combine géolocalisation et produit visible en vidéo. »
L’enjeu est de proposer une **approche intégrée entre papier et digital** : « Notre solution SP2D (Switch Paper to Digital) permet d’optimiser le mix média local autour de chaque magasin. On analyse les audiences et on construit un plan de distribution hybride. »
## Le consommateur allemand : prix, bio et durabilité
Au-delà du média, Frédéric évoque l’évolution des attentes consommateurs : « L’Allemagne possède l’un des plus grands marchés bio au monde, avec 16 milliards d’euros dépensés en 2023\. » Le bio représente 8 à 10 % du commerce alimentaire total, et **les MDD bio à bas prix permettent de le rendre accessible à la majorité.**
Sur les [**circuits courts et le local**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/02/07/ce-quil-faut-savoir-sur-la-consommation-de-produits-locaux-en-grande-distribution/), l’adhésion est forte : « 76 % des consommateurs allemands font attention à l’origine locale des produits. »
Le phénomène **MDD est aussi très avancé** : « La part de marché en valeur est de 40 %, et en volume on approche les 50 %. Un produit alimentaire sur deux est une MDD. » Et la pression prix accélère ce mouvement : « Les articles de marques sont en moyenne 51 % plus chers que les MDD. »
Conséquence : « Trois quarts des consommateurs pourraient s’accommoder de la disparition des marques nationales. »
## Et demain ? IA, Retail Media, écosystème connecté
Frédéric conclut en évoquant les prochaines grandes bascules du retail allemand :
- Une probable expérimentation de type **Oui Pub** ou même de **taxe sur la pub non adressée**.
- Une montée en puissance de **l’intelligence artificielle et du big data** pour personnaliser les offres et anticiper la demande.
- L’essor des **retail apps** et des expériences “retailtainment” pour séduire les plus jeunes.
- Une attention renforcée à la **durabilité**, devenue incontournable.
- Et une place croissante du **retail media**, avec des catalogues digitaux monétisables pour les enseignes et les marques.
« On veut faire passer la communication locale de masse vers une communication digitale de précision », résume Frédéric. Le tout sans oublier ce qui fait la force du print : sa capacité à générer du trafic… pour le moment.
### Comment l'hébergement VPS peut-il transformer le commerce de détail ?
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/17/comment-lhebergement-vps-peut-il-transformer-le-commerce-de-detail/
Last updated: 2025-11-17T11:12:19.000Z
Entre l'explosion spectaculaire du commerce électronique qui transforme radicalement les habitudes d'achat et les nouvelles attentes toujours plus exigeantes des consommateurs hyperconnectés d'aujourd'hui, les détaillants traditionnels font face à des défis technologiques véritablement sans précédent. La digitalisation accélérée qui transforme profondément le paysage commercial impose désormais aux retailers de repenser entièrement leur infrastructure technique, leurs processus opérationnels et leurs stratégies numériques afin de rester véritablement compétitifs sur un marché en constante évolution. L'hébergement VPS s'adapte parfaitement aux besoins du commerce moderne numérique. Cette technologie innovante offre aux détaillants modernes la flexibilité opérationnelle nécessaire pour gérer de manière efficace et optimale leurs diverses opérations commerciales en ligne tout en maîtrisant rigoureusement leurs coûts d'exploitation. L'infrastructure VPS garantit performance, sécurité et scalabilité pour le succès commercial.
## **Les défis techniques du e-commerce que résout l'hébergement VPS**
Les plateformes e-commerce modernes, qui doivent gérer simultanément des milliers de transactions, intégrer des systèmes de paiement sécurisés et maintenir une disponibilité constante pour leurs utilisateurs, font face à des contraintes techniques particulièrement complexes qui, de manière évidente et incontestable, dépassent largement les capacités limitées des hébergements mutualisés traditionnels. La gestion de milliers de références produits et le traitement des commandes en temps réel nécessitent des ressources considérables.
Les temps de chargement, qui constituent depuis l'avènement du commerce électronique moderne un facteur déterminant de l'expérience utilisateur, représentent, selon de nombreuses études menées par des experts en marketing digital, un enjeu absolument crucial pour transformer efficacement les visiteurs occasionnels en acheteurs potentiels puis en clients fidèles. Une seconde de délai supplémentaire réduit les conversions de 7%. Le serveur privé virtuel permet d'optimiser considérablement ces performances cruciales grâce à l'allocation exclusive et personnalisée de ressources processeur et mémoire dédiées qui garantissent une stabilité et une rapidité d'exécution optimales pour vos applications. Cette architecture garantit des temps de réponse constants, même en forte affluence.
### **Gestion des catalogues produits volumineux**
Les catalogues contiennent des milliers de références. Cette complexité exige une infrastructure solide et performante pour traiter correctement les nombreuses requêtes intensives vers les bases de données. L'hébergement VPS fournit la capacité de traitement requise pour indexer et distribuer efficacement ces énormes catalogues avec des systèmes de cache sophistiqués.
## **Scalabilité et gestion des pics de trafic dans le retail en ligne**
Black Friday : trafic décuplé. Ces variations extrêmes d'activité constituent un défi technique majeur. Pour [vps pas cher](https://www.ionos.fr/serveurs/vps), la scalabilité verticale permet d'augmenter rapidement les ressources allouées sans interruption de service.
La flexibilité remarquable qu'offre cette technologie innovante, qui s'adapte constamment aux exigences du marché moderne, permet effectivement aux détaillants, qu'ils soient de grande ou de petite envergure, d'ajuster avec précision leurs ressources humaines et matérielles en fonction de leurs besoins réels, lesquels varient considérablement selon les saisons et les tendances commerciales. Pendant les moments de faible activité, il est possible de diminuer les ressources afin d'optimiser les coûts opérationnels. Cette élasticité économique offre un avantage concurrentiel majeur sur les infrastructures traditionnelles.
### **Anticipation et gestion proactive des événements commerciaux**
La préparation technique rigoureuse des événements commerciaux majeurs nécessite une approche méthodique et une planification détaillée. Les solutions VPS modernes et performantes permettent aux développeurs de créer facilement des environnements de test qui sont parfaitement identiques à la production afin de simuler avec précision les conditions de charge extrême les plus complexes. Cette capacité de simulation sophistiquée aide efficacement les équipes techniques spécialisées à identifier avec précision et corriger méthodiquement les goulots d'étranglement potentiels bien avant l'arrivée des périodes critiques, ce qui garantit ainsi une expérience utilisateur véritablement optimale lors des moments cruciaux pour le chiffre d'affaires.
## **Sécurisation des données clients et transactions avec un serveur privé virtuel**
La protection rigoureuse et systématique des données personnelles sensibles ainsi que des informations financières confidentielles des clients constitue indéniablement une priorité absolue et incontournable pour tout commerce qui opère ses activités en ligne. Les réglementations européennes comme le RGPD, qui est entré en vigueur en mai 2018, imposent aux entreprises et organisations des obligations particulièrement strictes en matière de protection et de sécurité des données personnelles. L'isolation du VPS crée une barrière de sécurité contre les attaques. Contrairement à l'hébergement mutualisé où une faille compromet tout le serveur, l'architecture VPS empêche efficacement la contamination entre sites.
Les certificats SSL de dernière génération, les pare-feux personnalisés hautement sophistiqués ainsi que les systèmes de détection d'intrusion avancés peuvent être minutieusement configurés et adaptés spécifiquement selon les besoins particuliers et les exigences de sécurité de chaque détaillant. Cette personnalisation particulièrement approfondie et minutieuse permet aux entreprises d'implémenter efficacement des politiques de sécurité informatique spécialement conçues et adaptées aux exigences spécifiques ainsi qu'aux contraintes opérationnelles propres au secteur retail moderne. Les sauvegardes automatisées qui s'exécutent régulièrement selon un calendrier prédéfini, ainsi que la possibilité offerte aux administrateurs de créer des snapshots instantanés à tout moment, garantissent une récupération rapide et efficace en cas d'incident technique, minimisant ainsi considérablement l'impact potentiel sur l'activité commerciale.
## **Intégration des systèmes de gestion commerciale sur infrastructure VPS**
L'écosystème technologique d'un détaillant moderne comprend de nombreux outils interconnectés. Les systèmes ERP, CRM, WMS et les solutions de business intelligence doivent communiquer efficacement pour optimiser les opérations. L'hébergement VPS procure toute la flexibilité indispensable pour gérer et orchestrer efficacement ces intégrations particulièrement complexes. Les API centralisées facilitent l'échange de données entre applications.
L'installation de logiciels spécifiques et la personnalisation complète de l'environnement système constituent un atout majeur indéniable. Les détaillants déploient les versions et configurations exactes pour leurs applications métier. Cette liberté technique, qui constitue un avantage fondamental dans le développement moderne des systèmes informatiques, permet non seulement d'optimiser de manière significative les performances globales du système, mais également d'assurer, à travers des protocoles standardisés et des interfaces bien définies, la compatibilité harmonieuse entre tous les composants de l'infrastructure digitale. Les [stratégies commerciales locales innovantes](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/17/le-commerce-de-demain-quand-le-local-devient-un-levier-strategique/?srsltid=AfmBOopr-yNV5%5F7iAhKUbpY0oPnWV8CK0aW2DhOsU5Rl9ivtgtFt-Vlo) bénéficient particulièrement de cette flexibilité pour adapter leur présence digitale aux spécificités régionales.
### **Automatisation des processus et synchronisation omnicanale**
L'automatisation des processus commerciaux constitue un levier fondamental pour améliorer significativement la productivité des entreprises modernes. Les serveurs VPS automatisent les stocks, prix et communications via scripts planifiés. Cette capacité d'automatisation, qui représente une avancée technologique majeure dans l'optimisation des processus organisationnels, libère considérablement les équipes, leur permettant ainsi de se concentrer pleinement sur des tâches à plus forte valeur ajoutée, tout en réduisant de manière significative les erreurs manuelles qui peuvent survenir lors d'opérations répétitives.
## **ROI et avantages économiques du VPS pour les retailers**
L'investissement stratégique dans une infrastructure VPS moderne et performante génère systématiquement des retours financiers mesurables et significatifs pour les détaillants qui cherchent à optimiser leur présence numérique et leurs opérations commerciales en ligne. La réduction significative des temps d'arrêt imprévus, l'amélioration constante des performances techniques ainsi que l'augmentation progressive des taux de conversion des visiteurs contribuent de manière directe et mesurable à l'augmentation substantielle du chiffre d'affaires annuel de l'entreprise. Les économies substantielles réalisées grâce à cette solution innovante, qui représentent une réduction significative des coûts opérationnels par rapport à l'utilisation d'un serveur dédié traditionnel, peuvent atteindre jusqu'à 60%, ce qui constitue un avantage financier considérable, tout en conservant des performances techniques comparables, voire supérieures dans certains cas d'usage spécifiques. Cette optimisation budgétaire, qui résulte d'une analyse approfondie des dépenses et d'une rationalisation méthodique des coûts opérationnels, permet, grâce aux économies substantielles ainsi réalisées, de réinvestir stratégiquement dans d'autres aspects du développement commercial, notamment l'innovation produit, l'expansion géographique et le renforcement des équipes de vente.
Les coûts prévisibles combinés à une facturation basée sur l'usage permettent de faciliter grandement la planification financière des entreprises. Adapter les dépenses à la croissance. Aucun coût caché de maintenance ou mise à niveau matérielle. Les [évolutions récentes du secteur de la distribution](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/08/01/zoom-sur-les-mouvements-recents-dans-le-paysage-de-la-grande-distribution/?srsltid=AfmBOopylH5O%5F8godQD6QlD1jWSQN3KZJctYT%5FtRLfU2qzUYaytUnJnA) montrent que les acteurs les plus performants sont ceux qui ont su optimiser leur infrastructure technique tout en maîtrisant leurs coûts opérationnels.
## **Votre transformation digitale commence maintenant**
L'infrastructure VPS transforme profondément les activités des détaillants au-delà du technique. Technologie : socle de transformation digitale. La flexibilité remarquable, la sécurité renforcée et les performances exceptionnelles qui sont offertes par les serveurs privés virtuels répondent avec une précision exemplaire aux défis complexes et évolutifs auxquels fait face actuellement le secteur du commerce de détail moderne. Les détaillants investissant dans cette infrastructure moderne captureront les opportunités futures. L'évolution rapide du commerce électronique, qui s'accélère de manière exponentielle depuis ces dernières années, conjuguée aux attentes croissantes des consommateurs, lesquels exigent désormais une expérience d'achat toujours plus fluide et personnalisée, rendent cette transformation technologique, autrefois considérée comme un simple avantage concurrentiel, non plus optionnelle mais véritablement essentielle pour rester compétitif sur le marché actuel.
### Comment Lactalis a avalé Danone... sans faire de bruit
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/15/comment-lactalis-a-avale-danone-sans-faire-de-bruit/
Last updated: 2025-11-15T07:00:57.000Z
En 2022, l'impensable s'est produit dans l'industrie laitière française : Lactalis, empire discret dirigé par l'invisible Emmanuel Besnier, a détrôné Danone du rang de premier groupe agroalimentaire français. Trois ans plus tard, en 2025, le verdict se confirme. Le géant mayennais poursuit sa progression à bas bruit pendant que Danone tente de se réinventer. Décryptage d'un duel asymétrique où s'affrontent deux visions radicalement opposées du lait.
## **Le grand basculement : quand le discret dépasse le médiatique**
### **Deux géants, deux trajectoires inversées**
D'un côté, **Lactalis**, champion sans ego, leader sans triomphe. Le groupe n'adresse quasiment jamais de communiqués à la presse et ne publie ses résultats que depuis 2019, de façon partielle. Son PDG et propriétaire **Emmanuel Besnier**, troisième génération à la tête de ce fleuron mayennais (Président, Lactel, Bridel), est à peu près inconnu du grand public. Pendant des années, les médias ne disposaient d'aucune photo de lui.
De l'autre, **Danone**, vitrine de l'agroalimentaire français, coté en bourse depuis 1997, aux marques emblématiques (Activia, Actimel, Evian), qui communique activement sur son projet social et ses engagements RSE.
Pourtant, en quelques années, à l'abri des regards, Emmanuel Besnier a réussi l'impensable : **dépasser le géant médiatique**.
### **Les chiffres qui racontent le renversement**
L'évolution des chiffres d'affaires entre 2022 et 2024 illustre ce basculement :
**Lactalis :**
- 2022 : plus de 28 milliards d'euros (dépasse Danone pour la première fois)
- 2023 : \~29,5 milliards d'euros (+4,3%)
- 2024 : 30,3 milliards d'euros
**Danone :**
- 2022 : 27,7 milliards d'euros
- 2023 : 27,6 milliards d'euros (+7% en données comparables)
- 2024 : 27,4 milliards d'euros (+4,3%)
**Premier semestre 2025 :** la tendance se confirme. Lactalis progresse de +1,5%, Danone de +3,4%. Ce dernier affiche la meilleure performance du trio de tête (Nestlé-Lactalis-Danone) en début d'année, signe que le plan de redressement commence peut-être à porter ses fruits. Mais l'écart de chiffre d'affaires demeure : près de 3 milliards d'euros séparent désormais les deux groupes.
### **Le paradoxe de la rentabilité**
Mais voici le chiffre qui change tout : **en 2024, Danone affiche 2 milliards d'euros de bénéfices... contre 359 millions pour Lactalis**. Le géant discret est **six fois moins rentable** que son rival médiatique.
| Groupe | CA 2024 | Bénéfices 2024 | Marge nette |
| ------------ | ---------- | -------------- | ----------- |
| **Lactalis** | 30,3 Mds € | 359 M€ | \~1,2% |
| **Danone** | 27,4 Mds € | 2 000 M€ | \~7,3% |
Ce paradoxe révèle deux modèles économiques diamétralement opposés : **Lactalis joue le volume à faibles marges, Danone mise sur la valeur ajoutée et la rentabilité**. Qui a raison ? La réponse dépend de la vision qu'on a de l'avenir du marché laitier.
## **Deux philosophies, deux stratégies**
### **Lactalis : la course à la taille critique**
La stratégie de Lactalis tient en un mot : **croissance externe**. Depuis une décennie, le groupe multiplie les acquisitions spectaculaires pour atteindre la taille critique sur tous les continents :
- **Parmalat** (Italie), géant du lait et des produits frais
- **Stonyfield** (yaourts bio aux États-Unis)
- Les activités fromages de **Kraft Heinz** et **General Mills** en Amérique du Nord
- Les marques grand public de **Fonterra** (Nouvelle-Zélande) pour 2,24 milliards de dollars en 2024
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### Le prospectus s’est transformé et le Community Manager a mué ... en stratège digital local
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/14/la-fin-du-prospectus-a-transforme-le-community-manager-en-stratege-digital-local/
Last updated: 2025-11-16T16:12:26.000Z
« Pour nous, la fin du prospectus papier est déjà une réalité depuis 2023\. Comme pour toute habitude qu'on change, ça a forcément bousculé un peu les choses. » Ce témoignage d'un dirigeant de magasin résume à lui seul la transformation en cours dans la grande distribution. La disparition du catalogue promotionnel, ce pilier centenaire du commerce, n'a pas simplement supprimé un support : **elle a redistribué les cartes de toute la communication locale**. Et au cœur de cette révolution, un métier s'est retrouvé propulsé sur le devant de la scène, contraint de se réinventer en urgence : celui de **Community Manager**.
En l'espace de dix ans, **le CM de la grande distribution est passé du statut d'« animateur sympa sur Facebook » à celui de stratège digital indispensable**, capable de piloter la visibilité d'un magasin, de générer du trafic en point de vente et de mesurer le retour sur investissement de chaque publication. Cette mutation n'est pas anodine : elle redéfinit les compétences attendues, les intitulés de postes et même l'organisation des enseignes. Entre internalisation stratégique et externalisation assumée, entre montée en compétences et spécialisation pointue, le métier de Community Manager est à la croisée des chemins. Est-il en train de disparaître ou, au contraire, de se renforcer sous une nouvelle forme ?
[Où lit-on le plus les prospectus ? Une cartographie des disparités territorialesWEBINAR Les règles de la communication locale changent constamment. Mais êtes-vous prêt pour ce qui vous attend en 2026 ? On organise notre webinar annuel avec Nanotera et Meta pour : \* Comprendre les impacts concrets des nouvelles réglementations sur votre mix marketing \* Découvrir les stratégies gagnantes et les nouveaux leviers pour 2025Je Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/12/ou-lit-on-le-plus-les-prospectus-une-cartographie-des-disparites-territoriales/)
## **Quand le papier s'estompe, le digital explose**
**La disparition du prospectus papier n'est pas un phénomène marginal**. Poussée par l'urgence écologique – bien que le papier a son mot à dire face au digital sur le sujet – , les réglementations anti-gaspillage et la transformation des usages, cette disparition redessine en profondeur la manière dont les enseignes communiquent avec leurs clients. « Avec l'urgence écologique et la montée en puissance du numérique, il paraît évident que le papier est amené à disparaître progressivement », constate un directeur de magasin. « On le voit déjà autour de nous : la digitalisation prend de plus en place. »
Pour certaines enseignes, la transition est déjà actée. « C'est déjà fait et ça n'a rien changé ! », affirme un responsable de magasin, soulignant que l'adaptation s'est faite naturellement. D'autres tempèrent : « Sur certains territoire, les clients sont encore férus du prospectus sous format papier, la digitalisation prend beaucoup de temps pour faciliter le parcours client. » Mais même les plus prudents reconnaissent l'inéluctabilité du mouvement.
**Ce qui change fondamentalement, c'est le rapport à la promotion**. « Je pense aussi que nos modes de consommation évoluent. L'attention des consommateurs est de plus en plus fragmentée à cause des écrans, et le fait de consulter un catalogue en détail deviendra sans doute une pratique du passé, un peu comme le catalogue La Redoute à l'époque », analyse un responsable communication. « Désormais, les promos se découvrent au fil du quotidien : à la radio, sur les écrans, via les réseaux sociaux, les newsletters, le bouche-à-oreille ou encore les influenceurs. On ne les cherche plus, on tombe dessus. »
Cette fragmentation de l'attention impose une nouvelle logique : **pour toucher le client, il ne suffit plus de lui distribuer un prospectus en boîte aux lettres**. Il faut être présent sur tous ses écrans, à tous les moments de sa journée, avec des formats adaptés à chaque plateforme. Et qui est en première ligne pour orchestrer cette présence multicanale ? **Le Community Manager**.
## **Du « post sympa » au pilotage stratégique**
Il y a dix ans, le Community Manager de la grande distribution était souvent un profil junior, chargé d'animer la page Facebook du magasin avec quelques posts hebdomadaires et de répondre aux commentaires. Un rôle perçu comme accessoire, presque cosmétique, dans l'organisation commerciale. En 2025, la donne a radicalement changé.
Le CM est devenu un **stratège digital multiplateforme**. Il ne se contente plus de publier des visuels de promotions : il élabore des stratégies d'engagement complexes, pilote des campagnes publicitaires ciblées (Facebook Ads, Instagram Ads, Google Local), analyse les données de performance (portée, engagement, conversion en magasin), gère la relation client en ligne (messages privés, avis Google, commentaires), produit des contenus vidéo pour TikTok ou Reels, coordonne avec les influenceurs locaux, et mesure l'impact de chaque action sur le chiffre d'affaires du point de vente.
**« Le vrai enjeu sera de réussir à recréer la même visibilité et le même réflexe autour des promos en digital, sans perdre les clients les plus attachés au papier »**, résume un manager. Ce défi impose une double compétence : **communication** (créativité, ton, storytelling) et **marketing** (ciblage, performance, ROI). Le CM n'est plus un simple exécutant, il devient un levier de croissance directement lié aux résultats commerciaux.
## L'ère du contenu utile, local et incarné ou la fameuse « loi de proximité »
Mais cette montée en responsabilité s'accompagne d'une évolution qualitative majeure du contenu produit. En 2026, pour un magasin, suivre les trends ne suffit plus. **La communication locale gagne en maturité**. Fini le temps où il fallait surfer sur une tendance virale pour avoir des vues. L'avenir est à des contenus plus utiles, plus serviciels, plus incarnés, plus "storytellés".
Les magasins qui performent aujourd'hui sont ceux qui savent raconter leur histoire, mettre en scène leurs métiers et engager leurs clients localement. Plutôt que de republier mécaniquement les contenus nationaux ou de courir après la dernière danse TikTok, les Community Managers efficaces créent du contenu qui a du sens pour leur territoire : portraits d'équipes (le boucher passionné, la cheffe de rayon qui choisit ses produits locaux), coulisses du magasin (la préparation du rayon primeur le matin, l'arrivée des produits frais), conseils pratiques (recettes avec les produits du moment, astuces anti-gaspi, guides d'achat), et mise en valeur des partenariats locaux (producteurs, artisans, associations du quartier).
C'est « la loi de proximité : plus c'est proche, plus ça marche », résume un directeur de magasin. Les gens ne se déplacent pas pour une réduction de 20 centimes vue sur Facebook. Ils se déplacent parce qu'ils se reconnaissent dans votre magasin, parce qu'ils connaissent vos équipes, parce qu'ils savent que vous soutenez le club de foot du quartier ou que vous travaillez avec le maraîcher d'à côté. **La proximité géographique ne suffit plus, il faut créer de la proximité émotionnelle**. C'est là que le Community Manager devient indispensable.
Dans un contexte où la proximité et la sincérité font la différence, **le contenu est devenu un levier stratégique**. Bien utilisé, il valorise les équipes, attire de nouveaux clients, cultive la préférence de marque et renforce l'image du magasin sur sa zone de chalandise. Cette approche exige du CM une vraie compréhension du territoire, une capacité à identifier les histoires qui résonnent localement, et un talent pour transformer le quotidien du magasin en récit engageant.
C'est cette dimension d'utilité et d'incarnation qui différencie aujourd'hui un bon Community Manager d'un simple gestionnaire de page. Le premier crée du lien et de la valeur ; le second se contente de remplir un planning éditorial.
Cette montée en responsabilité s'accompagne d'une explosion des compétences requises. Le CM de 2025 doit maîtriser une variété de plateformes (de LinkedIn à TikTok en passant par Threads ou BeReal), comprendre les algorithmes, utiliser des outils d'intelligence artificielle pour accélérer la production de contenus (ChatGPT pour la rédaction, Midjourney pour les visuels, outils d'analyse prédictive), négocier avec des micro-influenceurs, et piloter des budgets publicitaires. Il doit aussi savoir adapter le message à chaque cible : le ton décalé pour les jeunes sur TikTok, le registre informatif pour les seniors sur Facebook, l'approche professionnelle pour les partenaires sur LinkedIn.
## Le profil généraliste « je poste sur Facebook » ne suffit plus : les nouveaux noms d'un métier qui mute
Face à cet élargissement des missions, une question se pose : parle-t-on encore de Community Manager ? Sur le terrain, les intitulés de postes se transforment. On voit émerger le plus souvent des Responsable Communication et/ou Marketing souvent couteau-suisse en charge du marketing local, de la relation client ou de création de contenus. C'est vaste.
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### Webinar : Fin du dispositif Oui Pub : quels effets sur la communication locale ? Décryptage et tendances.
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/13/webinar-fin-du-dispositif-oui-pub-quels-effets-sur-la-communication-locale-decryptage-et-tendances/
Last updated: 2025-11-13T10:00:55.000Z
**Les règles de la communication locale changent constamment.** Mais êtes-vous prêt pour ce qui vous attend en 2026 ?
Entre nouvelles réglementations, pression environnementale et explosion du digital (réseaux sociaux, e-mail, SMS, publicité digitale, TV segmentée), votre mix marketing local doit être entièrement repensé. Les stratégies qui fonctionnaient hier ne suffisent plus aujourd'hui.
La communication locale se réinvente autour de **3 enjeux incontournables** :
✨ **Réinventer la proximité** avec des canaux digitaux hyper-ciblés et mesurables
🌱 **Réconcilier performance et durabilité** en réduisant l'impact écologique
💎 **Créer de la valeur relationnelle** au-delà de la simple diffusion de masse
On organise un Webinar avec Nanotera et Meta pour **:**
- **Comprendre** les impacts concrets des nouvelles réglementations sur votre mix marketing
- **Découvrir** les stratégies gagnantes et les nouveaux leviers pour 2025
- **Anticiper** les évolutions de votre secteur et rester compétitif
- **Échanger** avec des experts et vos pairs sur les meilleures pratiques
WEBINAR en ligne. Le 26 novembre de 10h30 à 11h15\. On vous attend !
[JE M'INSCRIS](https://luma.com/3r2oqepi)

### Les meilleurs podcasts retail pour comprendre la grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/12/les-meilleurs-podcasts-retail-pour-comprendre-la-grande-distribution/
Last updated: 2025-12-01T12:24:17.000Z
À découvrir
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Chaque numéro offre une enquête approfondie, des témoignages exclusifs, des analyses terrain et des perspectives que vous ne trouverez nulle part ailleurs.
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Vous passez combien de temps par semaine dans votre voiture, dans les transports ou en déplacement entre magasins ? Une heure ? Deux heures ? Plus ?
Et si ce temps devenait votre meilleur allié formation ?
Depuis 20 ans que je baigne dans le retail et 6 ans que j'anime moi-même un [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/) sur le secteur, j'ai écouté des centaines d'heures de contenus. J'ai vu le format exploser dans notre secteur. Aujourd'hui, il existe une poignée de podcasts dans le retail.
Le problème ? **Trop de choix tue le choix.**
Alors j'ai fait le tri pour vous. Pas une liste exhaustive, mais **une sélection vraiment utile**, organisée par besoin. Parce qu'on n'écoute pas le même podcast selon qu'on veut se tenir informé de l'actu, approfondir un sujet technique, ou simplement se changer les idées avec des témoignages terrain. Cette sélection comprend uniquement des podcasts dont la fréquence est au minimum de 2 épisodes par mois.
## Pourquoi écouter des podcasts quand on bosse dans le retail ?
Avant de plonger dans la sélection, trois bonnes raisons de vous y mettre (si ce n'est pas déjà fait) :
**1\. Vous apprenez sans rogner sur votre temps**
Conduire, faire du sport, ranger son bureau... Ces moments deviennent productifs sans effort supplémentaire.
**2\. Vous sortez de votre bulle**
Entre le magasin, les fournisseurs et les urgences quotidiennes, difficile de prendre du recul. Le podcast vous reconnecte aux grands enjeux du secteur.
**3\. Vous nourrissez votre légitimité**
Face à votre équipe, vos collègues ou en réunion, pouvoir dire "j'ai écouté un super épisode sur ce sujet" change la donne. Vous passez de praticien à expert.
## Ma sélection classée par usage et par régularité
### Pour comprendre la vraie vie du terrain
#### **Je Bosse en Grande Distribution** – Jonathan Le Borgne (oui, c'est moi !)
**Fréquence :** Hebdomadaire
**Durée moyenne :** 20-40 minutes
**Disponible sur :** Toutes plateformes
**C'est quoi ?**
Des interviews de ceux qui font tourner les magasins au quotidien : managers, chefs de rayon, acheteurs, DRH, formateurs... On y parle transformation digitale, management, conditions de travail, RSE, avec authenticité et sans filtre.
**Pourquoi l'écouter ?**
Parce que les vraies solutions viennent du terrain. Mes invités partagent leurs galères, leurs réussites, leurs astuces. C'est concret, c'est humain, c'est vous.
**Mon conseil d'écoute :** Choisissez les épisodes selon votre fonction ou vos défis du moment. Un épisode sur le management quand vous galérez avec votre équipe, un témoignage d'un dirigeant, une interview sur les enjeux de la communication en magasin, etc.
#### **Sans Filtre Ajouté** – Salomé Charrigton
**Fréquence :** Hebdomadaire
**Durée moyenne :** 30-45 minutes
**Disponible sur :** Toutes plateformes
**C'est quoi ?**
Un podcast devenu incontournable dans le retail. Un podcast humain et engagé qui raconte les histoires des acteurs de l'agroalimentaire allant des dirigeants, à des responsables de catégories, en passant par des industriels. C'est un podcast double face qui mêle interviews profondes et décryptage de l'actualité agroalimentaire. Salomé Charrigton, elle-même category manager qui vient de quitter le salariat pour se consacrer à son podcast, donne la parole aux vrais acteurs. Elle aborde sans détour les réalités du secteur : les échecs produits, le management en tension, les reconversions, les innovations qui marchent (ou pas).
**Pourquoi l'écouter ?**
Ce qui rend ce podcast unique ? **Salomé connaît le métier de l'intérieur.** Elle a bossé chez l'industriel, elle sait de quoi elle parle. Résultat : ses invités se livrent vraiment. On est loin des interviews formatées. Ici, un CEO de marque agro vous raconte ses plantages, un directeur commercial vous explique pourquoi il médite avant les négo, une chef de secteur vous dit comment elle a géré son burn-out.
**Mon conseil d'écoute :** Parce que Salomé fait ce que peu de podcasteurs retail font : elle va **chercher l'humain derrière le business**. Elle pose les questions qu'on n'ose pas poser. Elle creuse les parcours, les doutes, les choix difficiles. Vous voulez comprendre toute la chaîne de valeur, de la fourche à la fourchette ? Salomé vous y emmène, avec authenticité et profondeur.
### Pour approfondir vos compétences techniques
#### **Le Podcast du Retail** – Collectif d'experts
**Fréquence :** Bi-mensuel
**Durée moyenne :** 30-45 minutes
**Disponible sur :** Toutes plateformes
**C'est quoi ?**
Un podcast porté animé par plusieurs consultants experts. Chaque épisode aborde un enjeu spécifique du commerce : digitalisation, category management, RSE, communication retail, concept magasin, commerce circulaire... Les invités sont généralement des dirigeants d'enseignes, experts sectoriels ou institutionnels (Institut du Commerce Responsable, par exemple).
**Pourquoi l'écouter ?**
Pour une vision consultante et stratégique des enjeux retail. Le podcast propose des analyses posées, souvent étayées par des données et des retours d'expérience clients. Moins de témoignages terrain bruts que d'analyses expertes sur les transformations en cours.
**Mon conseil d'écoute :** Quand vous préparez un projet stratégique (refonte de concept, politique RSE, stratégie omnicanale) et que vous cherchez un cadrage méthodologique avant de passer à l'action.
### Pour développer votre vision e-commerce
#### **Le Panier** – Laurent Kretz (Cosanostra)
**Fréquence :** Hebdomadaire
**Durée moyenne :** 45-60 minutes
**Disponible sur :** Toutes plateformes
**C'est quoi ?**
Des entrepreneurs e-commerce partagent leurs stratégies d'acquisition, de branding, d'omnicanal et comment ils se positionnent face aux grands distributeurs. Laurent Kretz interroge les fondateurs de marques DTC (Direct to Consumer) sur leurs parcours et leurs leviers de croissance.
**Pourquoi l'écouter ?**
Pour comprendre comment les marques digitales pensent et challengent le retail traditionnel. Idéal si vous développez une stratégie omnicanale ou si vous voulez saisir les logiques de l'e-commerce pur player.
**Mon conseil d'écoute :** Si vous bossez sur le digital, le drive ou le click & collect, c'est incontournable.
#### **Les Digital Doers** – Cyril du Plessis
**Fréquence :** Hebdomadaire
**Durée moyenne :** 30-45 minutes
**Disponible sur :** Toutes plateformes
**C'est quoi ?**
Cyril du Plessis interroge des leaders du e-commerce et du retail (DG, directeurs marketing, CDO) sur leurs parcours et les enjeux du digital. Avec aussi une revue de presse hebdo.
**Pourquoi l'écouter ?**
Pour s'inspirer de parcours de décideurs et comprendre leurs arbitrages stratégiques. Cyril pose les bonnes questions.
**Mon conseil d'écoute :** Pour ceux qui veulent évoluer vers des fonctions digitales ou managériales.
#### **Le Café de l'E-commerce** – Laëtitia Lamari & Adrien Naeem
**Fréquence :** Hebdomadaire
**Durée moyenne :** 30-45 minutes
**Disponible sur :** Toutes plateformes
**C'est quoi ?**
Actu e-commerce, décryptages, retours d'expérience. Un duo complémentaire qui analyse les tendances du commerce en ligne.
**Pourquoi l'écouter ?**
Pour rester à jour sur les évolutions rapides de l'e-commerce. Le ton est accessible, même si vous n'êtes pas expert du digital.
**Mon conseil d'écoute :** Pour comprendre les logiques de l'e-commerce pur player et les transposer au retail physique.
## Pourquoi j'ai créé cette sélection ?
Parce que trop souvent, on me demande : "Jonathan, quels podcasts tu conseilles ?" Et ma réponse changeait selon la personne, son niveau, ses besoins.
Cette sélection, ce n'est pas "les meilleurs podcasts retail" (ça ne veut rien dire). C'est **une carte du territoire** pour vous aider à naviguer selon vos objectifs.
Vous êtes manager et vous cherchez à améliorer votre leadership ? Direction "Je Bosse en Grande Distribution" et les témoignages terrain.
Vous bossez sur le category management et vous voulez monter en compétences ? "Sans Filtre Ajouté" sans hésiter.
Vous pilotez la transformation digitale de votre enseigne ? "Le Panier" et "Les Digital Doers" vont vous nourrir.
## Ma conviction personnelle
Après 6 ans à animer un podcast et des centaines d'interviews, je suis convaincu d'une chose : **les meilleurs professionnels du retail sont ceux qui savent sortir de leur quotidien pour prendre de la hauteur.**
Le **podcast**, c'est votre échelle pour prendre cette hauteur. Sans effort, sans contrainte, juste en branchant vos écouteurs.
Alors oui, il existe des dizaines d'autres podcasts. Certains excellents que je n'ai pas cités. Mais si vous commencez par cette sélection, vous avez déjà 80% de ce qu'il faut savoir pour rester connecté aux évolutions du secteur.
Le reste ? C'est votre curiosité qui vous guidera.
### Où lit-on le plus les prospectus ? Une cartographie des disparités territoriales
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/12/ou-lit-on-le-plus-les-prospectus-une-cartographie-des-disparites-territoriales/
Last updated: 2025-11-12T08:44:53.000Z
WEBINAR
[](https://luma.com/3r2oqepi )
****Les règles de la communication locale changent constamment.** Mais êtes-vous prêt pour ce qui vous attend en 2026 ?
On organise notre webinar annuel avec Nanotera et Meta pour ****:**
- ****Comprendre** les impacts concrets des nouvelles réglementations sur votre mix marketing
- ****Découvrir** les stratégies gagnantes et les nouveaux leviers pour 2025
- ****Anticiper** les évolutions de votre secteur et rester compétitif
- ****Échanger** avec des experts et vos pairs sur les meilleures pratiques
WEBINAR en ligne. Le 26 novembre de 10h à 12h. Places limitées à 300.
[INSCRIPTION ICI ](https://luma.com/3r2oqepi )
Les **prospectus publicitaires**, longtemps considérés comme un outil incontournable de la grande distribution, ne suscitent pas le même niveau d’attention partout en France. L’analyse menée par Showhere – avec qui nous proposons des audits géomarketing – permet de mesurer les écarts départementaux en matière de lecture des prospectus reçus dans les boîtes aux lettres.
Deux tendances principales se dégagent : une attention forte dans une large partie de l’Ouest et du Sud, et à l’inverse une moindre sensibilité aux prospectus dans le Sud-Est et certaines zones urbaines.
Les départements où l’attention est la plus marquée (plus de 50 % des habitants attentifs) se situent principalement dans le Nord et le Sud-Ouest. Dans ces territoires, le prospectus demeure un repère d’achat, souvent associé à la recherche de promotions et à une habitude bien ancrée de préparation des courses.
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### « Sans bouchers, pas de boucherie » : Pourquoi la grande distribution ne trouve plus de bouchers
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/12/sans-bouchers-pas-de-boucherie-pourquoi-la-grande-distribution-ne-trouve-plus-de-bouchers/
Last updated: 2025-11-19T10:20:17.000Z
« Dix-huit ans de boucherie, chef sans avoir rien signé. 1500€ nets par mois, jours fériés et samedis inclus… Je comprends mieux pourquoi le métier peine à attirer. » Le commentaire, posté sur les réseaux sociaux par un boucher voulant rester anonyme, résume à lui seul **la crise que traverse la profession**. En France, on dénombre aujourd'hui environ 90 000 bouchers tous circuits confondus, mais il en manquerait au moins 5000 pour satisfaire les besoins du marché. Plus d'un poste sur vingt reste vacant, faute de candidat.
**La situation est critique, notamment en grande distribution où les enseignes multiplient les offres sans parvenir à recruter**. Certains magasins ont même dû fermer leur laboratoire [boucherie](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/03/18/rayon-boucherie-comment-reenchanter-le-rayon-en-2024/) et basculer en tout-emballé, renonçant au service traditionnel qui faisait pourtant leur différence. Derrière ces rayons qui se vident, c'est toute une filière qui s'interroge : comment en est-on arrivé là ? Et surtout, comment inverser la tendance ?
## Trente ans de chute continue
**Le déclin du métier ne date pas d'hier**. Depuis les années 1990, la profession a perdu près de la moitié de ses effectifs artisanaux. On comptait plus de 30 000 boucheries indépendantes dans les années 1980, contre environ 16 000 aujourd'hui. **La grande distribution, qui capte près de 75% des ventes de viande fraîche depuis la fin des années 90, est devenue le principal employeur de bouchers**. Mais elle peine désormais à assurer la relève.
La pyramide des âges est alarmante : l'âge moyen des bouchers avoisine la cinquantaine, et environ 20% des chefs-bouchers partent en retraite chaque année sans succession. Les baby-boomers qui ont porté le métier pendant des décennies quittent massivement la vie active, tandis que les jeunes générations boudent les filières de formation. Entre 1995 et 2005, le nombre de diplômés du CAP Boucher a chuté de manière significative, touchant son point le plus bas au milieu des années 2000.
Les raisons ? Une image dégradée du métier (travail physique, horaires contraignants, froid), une valorisation insuffisante des filières manuelles dans l'orientation scolaire, et surtout, des conditions salariales jugées inadaptées à la pénibilité et au niveau d'expertise requis.
## « On tue nos métiers à coup de grilles tarifaires »
[Le témoignage d'un patron de deux Intermarché frappe par sa franchise](https://www.linkedin.com/posts/alexandre-eustache-%F0%9F%A5%A9-6ba80217a%5Fboucherie-artisanat-transmission-ugcPost-7393473182743207936-jqk7/?rcm=ACoAAARsXtEBBCRTVkRThpb-Lqn0zA9YJlzilFY) : « On est en train de tuer nos métiers de la zone marché à coup de grilles tarifaires et de tableaux Excel. Un chef boucher, un chef poissonnier, un chef pâtissier… Ce n'est pas un simple exécutant. C'est un artisan, un passionné, un pilier du commerce. Et aujourd'hui, on les paie comme des numéros sur une ligne budgétaire. Résultat ? Les bons partent. Les rayons se vident. Et la passion s'éteint doucement derrière les vitrines », déplore-t-il.
[Son constat rejoint celui de dizaines de professionnels](https://www.linkedin.com/posts/jeremie-ricotta-632378148%5Fgrandedistribution-maeztiersdebouche-zonemarchaez-activity-7387813685139906560-1urW?utm%5Fsource=share&utm%5Fmedium=member%5Fios&rcm=ACoAAARsXtEBBCRTVkRThpb-Lqn0zA9YJlzilFY) : tant que les grilles salariales standardisées primeront sur la reconnaissance du talent, les meilleurs continueront de partir. « Vous voulez du chiffre, de la marge, de la fidélité client ? Alors payez le talent à sa juste valeur », poursuit un autre. « Un professionnel, un vrai, te rapporte dix fois ce qu'il te coûte. Parce que lui, il sait donner envie, il sait vendre, il incarne ton magasin. »
Sur le terrain, les témoignages confirment cette tension. « Tant qu'on ne paiera pas correctement les gens, ils partiront », résume un manager. « Avec les horaires, les contraintes, la charge physique, il ne faut pas s'étonner de ne pas trouver de candidats. » Un autre boucher enfonce le clou : « Normal qu'on ne trouve plus personne : horaires compliqués, travail dur, salaires bas, aucune évolution, et des managers souvent trop zélés. »
Pourtant, des contre-exemples existent. Un directeur de magasin témoigne : « Chez nous, on est plutôt bien payés : 2100€ brut. Comme quoi, c'est possible. » De même, une poissonnière passée en intérim boucherie raconte avoir doublé son salaire : « Les missions s'enchaînent sans problème, la demande est énorme. »
Le marché parle : **quand on reconnaît le talent et qu'on le rémunère correctement, les bouchers sont là**. Le problème n'est donc pas tant le manque absolu de candidats que le manque de volonté, ou de moyens, de les valoriser.
## La charge invisible : entre passion et épuisement
Au-delà du salaire, c'est aussi la charge de travail qui pèse. Une bouchère depuis six ans, formée en interne et diplômée d'un CQP, témoigne : « J'adore mon métier, vraiment. Mais quand on veut bien faire, la charge de travail est énorme, et le manque de personnel rend tout encore plus difficile. La santé physique et mentale en prend un coup. On s'accroche, mais parfois, l'envie d'envoyer tout balader est bien là… »
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### « C'est un monde à part » : Clarisse et le métier de chef de secteur en fruits et légumes
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/10/cest-un-monde-a-part-clarisse-et-le-metier-de-chef-de-secteur-en-fruits-et-legumes/
Last updated: 2025-11-10T08:03:59.000Z
Chef de secteur chez Promofel depuis près de deux ans, Clarisse évolue dans l'univers exigeant des [fruits et légumes](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/fruits-et-legumes/), un secteur qu'elle qualifie de « monde à part ». À 27 ans, cette professionnelle basée sur la zone de Toulouse incarne **une nouvelle génération de commerciaux terrain**, attachés à défendre la production française tout en naviguant dans un environnement marqué par le turnover et la transformation digitale. Au micro du [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), elle livre un témoignage franc sur les défis quotidiens d'un métier physique et passionnant, où la relation humaine reste au cœur du business malgré l'arrivée annoncée de l'[intelligence artificielle](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/intelligence-artificielle/).
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Une force de vente au service de la production française
Le parcours de Clarisse lui confère une vision comparative unique du commerce terrain. Après trois années passées dans le secteur du frais, notamment en saurisserie et saumon fumé, elle a rejoint [Promofel](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/25/le-metier-de-chef-de-secteur-chez-promofel/) il y a près de deux ans pour se consacrer aux fruits et légumes. Un changement radical qu'elle résume sans détour : « C'est pas du tout le même métier ».
Promofel, force de vente mutualisée représentant des producteurs français, confie à Clarisse une mission claire : être « les yeux sur le terrain » de la production française. De la tomate Rougeline aux pommes de terre primeur, elle accompagne les magasins dans le référencement, la théâtralisation et le développement des volumes. Une saisonnalité omniprésente rythme son quotidien : « Chaque année, on switch de la saison pomme de terre à la saison pomme, à la saison poire et après ça recommence », explique-t-elle.
## Le turnover, frein majeur à la relation commerciale
C'est sur la question du [turnover](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/08/04/les-vrais-raisons-du-turnover-en-grande-distribution/) en magasin que le témoignage de Clarisse est le plus marquant. « Il y a beaucoup de turnover depuis un an, surtout j'ai remarqué », constate-t-elle. Cette instabilité des équipes complique considérablement son travail au quotidien : « C'est assez compliqué parce qu'il y a des magasins par exemple où les chefs de rayon ne restent pas et c'est compliqué d'établir une relation commerciale ».
La saisonnalité du secteur amplifie cette difficulté : « Peut-être qu'on va avoir une bonne relation avec un chef de rayon sur la saison pomme de terre primeur. Mais quand la saison Pomme va recommencer en septembre, on sera sur un interlocuteur différent qui faudra peut-être faire l'inverse de ce qu'on a fait l'an dernier ».
Au-delà de l'instabilité, Clarisse pointe un manque de formation criant : « Ces chefs de rayon n'ont pas forcément toujours la notion de tel produit pourrait être intéressant à tester ou pas ». Elle observe notamment beaucoup de mouvements depuis le rayon liquide vers les fruits et légumes, des transitions qui se font sans accompagnement suffisant : « Quand on arrive du liquide aux fruits et légumes ça n'a rien à voir ».
## Une relation facilitée par la spécificité du rayon
Paradoxalement, malgré ces difficultés, Clarisse trouve la relation commerciale « beaucoup plus simple » en fruits et légumes que dans le frais. « Je trouve qu'il y a beaucoup moins de barrières », explique-t-elle. Cette fluidité s'explique par l'importance stratégique du rayon : « Le chef de rayon fruits et légumes, il est souvent en accord avec le directeur du magasin parce que c'est un rayon très important ».
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### Voici la liste des magasins labellisés Anti-Gaspi
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/06/voici-la-liste-des-magasins-labellises-anti-gaspi/
Last updated: 2025-11-07T18:16:56.000Z
La lutte contre le gaspillage alimentaire s'impose aujourd'hui comme un enjeu majeur pour la grande distribution. Avec 147 établissements déjà labellisés selon le Référentiel Distribution, [le label Anti-Gaspi](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/08/28/la-lutte-contre-le-gaspillage-dans-les-magasins-legislation-solutions-enjeux-label-anti-gaspi/) alimentaire récompense les enseignes qui s'engagent concrètement dans cette démarche responsable. Découvrez quelles enseignes se distinguent et où les trouver. La liste complète est en bas de cet article.
PROPOSÉ PAR PHENIX
[](https://jebosseengrandedistribution.short.gy/barometrephenix2025)
Baromètre anti gaspi : où en est-on en grande distribution ?
Le gaspillage alimentaire représente 8% du gaspillage total en France (Eurostat 2024). Pour un supermarché, ****cela équivaut à 300 000€ de pertes par an, et jusqu’à 760 000€ pour un hypermarché.** Depuis dix ans, les distributeurs ont fait de l’anti-gaspi un levier clé de performance économique, sociale et environnementale.
L’édition 2025 du Baromètre de l’anti-gaspi dévoile une ****étude exclusive menée auprès de 250 magasins en France** : un état des lieux des pratiques 2024 et un guide pour transformer les invendus en opportunités.
[TÉLÉCHARGER LE BAROMÈTRE ](https://jebosseengrandedistribution.short.gy/barometrephenix2025)
## Un Label à 4 niveaux d'excellence
Le label Anti-Gaspi alimentaire reconnaît les efforts des distributeurs selon quatre niveaux de performance :
- Exemplaire avec mention : le niveau le plus élevé, attribué aux établissements démontrant un engagement exceptionnel
- Exemplaire : une performance élevée dans la prévention du gaspillage
- Maîtrise : un niveau intermédiaire témoignant d'une bonne gestion
- Engagement : le niveau d'entrée dans la démarche
Lancé en mars 2023, ce dispositif continue de s'étendre avec des labellisations programmées jusqu'à l'été 2025.

Carte des magasins labellisés anti-gaspi en France
## Les enseignes champions de l'anti-gaspi
### E.Leclerc : le leader incontesté
L'enseigne Leclerc domine largement le classement avec une présence massive dans toutes les catégories. De l'hypermarché au supermarché, les établissements Leclerc sont représentés dans la majorité des régions françaises et atteignent régulièrement les niveaux les plus élevés de labellisation.
### Carrefour : une mobilisation d'ensemble
Le groupe Carrefour (incluant les hypermarchés, Carrefour Market et Carrefour City) affiche également une très forte présence. Nombreux sont les établissements de l'enseigne à avoir décroché le prestigieux niveau "exemplaire avec mention".
### Coopérative U : un engagement solide
Les enseignes du groupement U (Super U, Hyper U, U Express) se distinguent par une représentation importante à tous les niveaux d'excellence, démontrant un engagement cohérent à l'échelle du réseau.
### Intermarché : une présence notable
L'enseigne Intermarché figure principalement au niveau "exemplaire", confirmant son implication dans la réduction du gaspillage alimentaire.
### Les autres acteurs
D'autres enseignes participent à cette dynamique, bien que plus modestement : Franprix (surtout en Île-de-France), Coop Atlantique, Cora, et même les Galeries Lafayette pour leur département alimentaire.
## Une géographie de l'engagement
### L'Ouest en tête
Les **Pays de la Loire** se positionnent comme la région championne, avec une concentration remarquable d'établissements labellisés. La Loire-Atlantique (44) brille particulièrement avec des magasins à Nantes, Rezé, Saint-Herblain ou Saint-Nicolas-de-Redon.
La **Nouvelle-Aquitaine** suit de près, portée par la Charente-Maritime, la Gironde et la Haute-Vienne.
### Le Grand Ouest mobilisé
La **Normandie** (notamment la Manche et l'Orne) et la **Bretagne** (Finistère et Ille-et-Vilaine) affichent également de nombreuses labellisations, confirmant la forte mobilisation de la façade atlantique.
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### Comment Kroger utilise les coupons ciblés pour fidéliser ses clients : Une stratégie data-driven décryptée
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/04/comment-kroger-utilise-les-coupons-cibles-pour-fideliser-ses-clients-une-strategie-data-driven-decryptee/
Last updated: 2025-11-05T05:07:12.000Z
****Ils interviendront au Bonial Day 2025**
[](https://corporate.bonial.com/bonial-day-2025?utm%5Fcampaign=15562530-fr%5Fevent%5Fbonial%5Fday%5F2025&utm%5Fsource=jebosseengrandedistribution&utm%5Fmedium=display&utm%5Fcontent=display%5Fnewsletter)
Le 4 décembre 2025, Bonial réunit les professionnels du marketing et de la communication du retail à Paris.
****Objectif : décrypter l’attractivité commerciale des enseignes.**
Dirigeants, directeurs marketing et experts du secteur partageront leurs visions, leurs stratégies et leurs retours d’expérience concrets autour des grandes tendances qui façonnent le commerce d’aujourd’hui et de demain.
Un moment d’inspiration et d’échange unique pour nourrir votre réflexion, découvrir des approches innovantes et renforcer votre compétitivité. »
[EN SAVOIR PLUS ](https://corporate.bonial.com/bonial-day-2025?utm%5Fcampaign=15562530-fr%5Fevent%5Fbonial%5Fday%5F2025&utm%5Fsource=jebosseengrandedistribution&utm%5Fmedium=display&utm%5Fcontent=display%5Fnewsletter)
Tandis que la grande distribution française traverse une période de bouleversements majeurs - avec le rachat de Cora et Match par Carrefour, l'éclatement de Casino entre plusieurs enseignes, et la multiplication des restructurations chez Auchan - une question stratégique cruciale demeure largement ignorée : celle de la **personnalisation des promotions**.
Malgré les discours sur l'innovation, les hypermarchés français restent figés sur la promotion de masse traditionnelle : "-50% sur le 2e produit", "2 + 1 offert". Cette approche généraliste génère du gaspillage promotionnel, érode les marges et maintient des clients peu engagés qui naviguent d'enseigne en enseigne selon les "bonnes affaires" du moment.
À l'inverse, outre-Atlantique, des acteurs comme **Kroger** ont révolutionné leur approche en développant des **systèmes de coupons ultra-personnalisés**. Leurs résultats parlent d'eux-mêmes : taux d'engagement client multiplié par 5, valeur vie client supérieure de 40%, et surtout, une fidélité renforcée qui transforme la relation commerciale.
Cette différence d'approche illustre un enjeu stratégique majeur pour l'avenir des hypermarchés français : alors que les relais de croissance traditionnels (drive, e-commerce alimentaire, bio local, corners restauration) arrivent à maturité, l'[IA](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/05/04/16-usages-possibles-de-intelligence-artificielle-pour-la-grande-distribution/) et la **promotion personnalisée** représentent probablement le prochain levier de différenciation. Décryptage de la stratégie gagnante de Kroger.
## Le principe : Transformer les données en valeur client
### Le mécanisme de base
Kroger a révolutionné l'approche traditionnelle des programmes de fidélité en créant un cycle vertueux :
1. **Collecte automatique** : Chaque passage en caisse avec la carte Kroger Plus enregistre l'intégralité du panier
2. **Analyse prédictive** : L'IA identifie les habitudes, préférences et cycles d'achat
3. **Génération de coupons** : Le système produit automatiquement des offres personnalisées
4. **Distribution ciblée** : Envoi hebdomadaire par email ou chargement sur l'application mobile
5. **Application automatique** : Réduction automatique en caisse, sans action du client
Cette approche contraste avec les coupons traditionnels "mass market" en proposant des offres réellement pertinentes pour chaque foyer.
### L'écosystème technologique
Kroger s'appuie sur sa filiale 84.51° (du nom de la longitude de Cincinnati) pour orchestrer cette personnalisation. Cette unité analyse :
- **18 ans d'historique** de données de cartes de fidélité
- **2 milliards de transactions annuelles**
- **Plus de 2000 variables** par client
- **35 pétaoctets de données** au total
## Les mécanismes de fidélisation en action
### 1\. La pertinence comme moteur d'engagement
Contrairement aux coupons généralistes, les offres Kroger ciblent précisément les besoins identifiés :
**Exemple concret** : Si l'analyse révèle qu'un foyer achète régulièrement une marque de yaourt spécifique, le système générera des coupons pour :
- De nouveaux parfums de cette même marque
- Des formats familiaux si le profil correspond
- Des produits complémentaires (céréales, granola)
### 2\. Le timing optimal
L'IA prédit non seulement *quoi* proposer, mais *quand* le faire. Le système identifie :
- Les cycles de rachat habituels (hebdomadaire, mensuel)
- Les variations saisonnières
- Les moments de rupture de stock potentiels
- Les périodes de forte propension d'achat
### 3\. L'effet de découverte contrôlée
Les algorithmes introduisent stratégiquement de nouveaux produits en s'appuyant sur le profil existant. Un client amateur de produits bio recevra des coupons pour de nouvelles références bio, créant un sentiment de découverte tout en restant dans sa zone de confort.
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### Anti-Gaspi en Grande Distribution : Quand la lutte contre le gaspillage devient un levier de performance économique et sociale
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/04/anti-gaspi-en-grande-distribution-quand-la-lutte-contre-le-gaspillage-devient-un-levier-de-performance-economique-et-sociale/
Last updated: 2025-11-07T18:17:41.000Z
La [lutte contre le gaspillage alimentaire n'est plus une initiative isolée dans la grande distribution](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/22/de-la-casse-brute-a-la-revalorisation-totale-comment-les-magasins-sorganisent/) : elle s'impose désormais comme une composante structurante de la performance opérationnelle et RSE des enseignes. En 2024, cette réalité se confirme par des chiffres éloquents issus du [Baromètre Phenix 2025](https://www.wearephenix.com/), qui analyse les données de **253 magasins** répartis sur l'ensemble du territoire (69% de supermarchés, 31% d'hypermarchés). Cette étude révèle comment une démarche anti-gaspi structurée et méthodique transforme la casse alimentaire en opportunité de rentabilité, d'impact social et de responsabilité environnementale.
PROPOSÉ PAR PHENIX
[](https://jebosseengrandedistribution.short.gy/barometrephenix2025)
Baromètre anti gaspi : où en est-on en grande distribution ?
Le gaspillage alimentaire représente 8% du gaspillage total en France (Eurostat 2024). Pour un supermarché, ****cela équivaut à 300 000€ de pertes par an, et jusqu’à 760 000€ pour un hypermarché.** Depuis dix ans, les distributeurs ont fait de l’anti-gaspi un levier clé de performance économique, sociale et environnementale.
L’édition 2025 du Baromètre de l’anti-gaspi dévoile une ****étude exclusive menée auprès de 250 magasins en France** : un état des lieux des pratiques 2024 et un guide pour transformer les invendus en opportunités.
[TÉLÉCHARGER LE BAROMÈTRE ](https://jebosseengrandedistribution.short.gy/barometrephenix2025)
## Section 1 : La casse brute, un enjeu financier non négligeable
La réalité de la casse brute dans la grande distribution représente un défi économique majeur. Les données 2024 montrent que le taux de casse brute moyen se stabilise à **1,5% du chiffre d'affaires en supermarchés** et **1,1% en hypermarchés**. Bien que ces taux soient considérés comme maîtrisés, ils se traduisent par des pertes financières considérables : environ **200 000€ par an pour un supermarché** réalisant 15M€ de chiffre d'affaires, et près de **550 000€ pour un hypermarché** de 50M€.
Les rayons les plus exposés sont identifiés avec précision : en supermarché, la **Boucherie Libre-Service affiche un taux de casse de 7,9%** et la **Marée Libre-Service de 6,9%**. Ces rayons frais, par leur nature périssable, constituent les points critiques où se concentrent à la fois le risque financier et le potentiel de revalorisation. Les **Fruits et Légumes** figurent également parmi les rayons à forte casse.
La saisonnalité joue un rôle déterminant : les produits festifs en décembre-janvier et les produits estivaux en juillet-août accentuent les variations de casse. L'enjeu n'est donc plus de constater la casse, mais bien de la transformer systématiquement en valeur, qu'elle soit économique, sociale ou environnementale.
## Section 2 : Les 4 leviers de la revalorisation
Face à cette réalité, les magasins les plus performants déploient une stratégie coordonnée articulée autour de quatre leviers complémentaires, permettant d'atteindre **un taux de revalorisation de 82% en moyenne** :
**Le Stickage** constitue le premier rempart contre la perte sèche. En proposant des réductions tarifaires sur les produits proches de leur date limite de consommation, les magasins maintiennent une activité commerciale tout en préservant leurs marges. Cette pratique a été particulièrement renforcée par le contexte inflationniste, avec **une progression de 29% entre 2022 et 2024**. Elle est plus marquée dans les hypermarchés. Les rayons les plus stickés en valeur sont la **Boucherie LS et la Charcuterie LS**, confirmant le double enjeu de ces rayons à forte casse.
**Le Don alimentaire** représente le pilier solidaire de cette stratégie. En redistribuant les invendus encore consommables à des associations partenaires, les enseignes génèrent une valeur sociale considérable : **62 000€ de dons en moyenne par an pour un supermarché** et **164 000€ pour un hypermarché**. Les rayons qui donnent le plus en valeur sont les **Fruits et Légumes et l'Épicerie**, démontrant la complémentarité des solutions selon les catégories de produits.
**Les Paniers anti-gaspi** offrent une solution complémentaire particulièrement efficace pour les **rayons traditionnels (traiteur, boulangerie)** où le don et le stickage sont limités par la réglementation. Cette approche combine accessibilité économique pour les consommateurs et écoulement maîtrisé des stocks. Les magasins les plus performants atteignent **jusqu'à 97% de taux de vente** sur leurs paniers, prouvant la pertinence du dispositif.
**L'Alimentation animale** complète ce dispositif en permettant de valoriser des produits non redistribuables en alimentation humaine. Ce débouché, bien que discret, génère des économies moyennes sur les biodéchets de **3 250€ en supermarché** et **7 500€ en hypermarché**, tout en évitant des tonnes de déchets.
## Section 3 : les impacts mesurables
Au-delà de la méthodologie, ce sont les résultats concrets de 2024 qui valident l'approche anti-gaspi structurée.
**Sur le plan social**, l'impact est directement quantifiable : les supermarchés ont permis de sauver **89 000 repas** en 2024, tandis que les hypermarchés ont atteint **plus de 220 000 repas sauvés** grâce à leur surface de vente et leur assortiment plus large. Cette contribution à la solidarité territoriale renforce l'ancrage local des enseignes.
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### « J'adorerais qu'on me négocie mon prix, parce que ça voudrait dire qu'il y a un intérêt en face »
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/04/jadorerais-quon-me-negocie-mon-prix-parce-que-ca-voudrait-dire-quil-y-a-un-interet-en-face/
Last updated: 2025-11-04T07:00:30.000Z
Directeur commercial France chez Brux en distribution, Laurent affiche 30 ans d'expérience dans la grande distribution. Ancien chef de rayon chez Leclerc pendant 10 ans, puis chef de secteur et directeur régional, il dispose d'une vision à 360° du commerce, des deux côtés du rayon. Au micro du [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), cet homme de 52 ans livre **un constat sans concession sur l'évolution d'un métier commercial qu'il a vu se transformer radicalement** : moins de disponibilité, moins de relation humaine, moins d'opportunités de faire du business ensemble.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
[De la pression au partenariat : réalités du commerce en magasin en 2025Début d’une fiction documentaire alimentée par 6 podcasts de commerciaux de terrain.Je Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/10/de-la-pression-au-partenariat-realites-du-commerce-en-magasin-en-2025/)
## Une double casquette qui forge un regard unique
Le parcours de Laurent lui confère une légitimité particulière pour analyser les **mutations du commerce**. Dix ans comme chef de rayon chez Leclerc dans l'ouest de la France, avec des semaines de 60 à 70 heures, lui ont donné une connaissance intime des réalités terrain. « Physiquement, c'était très, très dur et ce n'était pas durable de faire 40 ans ou 45 ans de travail comme ça », reconnaît-il aujourd'hui.
Désormais directeur commercial d'un grossiste en alcools basé à Orléans, il travaille avec [tous les réseaux de la grande distribution française](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/enseignes/) : Leclerc, Coopérative U, Intermarché, Auchan, Carrefour. Environ 400 clients ouverts, avec une activité concentrée à 75% sur la grande distribution, le reste sur le réseau traditionnel et les grossistes. Une activité saisonnière intense en fin d'année, sur un marché des alcools qualificatifs qui traverse une crise profonde, face à la montée des premiers prix et des marques distributeurs.
## Métiers de l'ombre, fiction documentaire au cœur du terrain
[Cette fiction documentaire suit six professionnels de la grande distribution française pour révéler un secteur en pleine mutation](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/21/metier-de-chef-de-secteur-aujourdhui-il-faut-montrer-quon-est-la-quon-met-les-mains-a-la-pate/). Basée entièrement sur des témoignages réels et écrite en collaboration avec l'intelligence artificielle, elle dévoile sans concession les transformations du commerce français : compression du temps, perte du relationnel, mais aussi remarquable capacité d'adaptation de ceux qui font vivre cette économie de proximité essentielle à notre quotidien.
## La disparition programmée de la relation commerciale
C'est sur l'évolution de la relation avec les chefs de rayon que le témoignage de Laurent est le plus marquant. « Avant, c'était plus facile de les atteindre », constate-t-il. Là où ses homologues d'autrefois travaillaient 60 à 70 heures par semaine, les chefs de rayon actuels en font 40 à 50 maximum. « Ils font moins d'heures qu'avant, pour être transparent », explique-t-il, comprenant parfaitement cette normalisation des conditions de travail.
Mais cette évolution a un coût : « Il y a beaucoup moins de disponibilité pour les rencontres avec les fournisseurs ». Les créneaux se réduisent dramatiquement : « Si on veut vraiment les voir, pour être sûr sûr, il faut presque y aller soit avant l'ouverture, soit avant 10 heures parce que souvent après, ils ont des réunions internes ».
Et sans cette rencontre en face à face, pas de business : « On a toujours des opportunités à leur apporter, des produits qui sont très saisonniers ou très à la mode. Mais si on n'arrive pas à le présenter au chef de rayon, on envoie des mails. Ils en reçoivent des dizaines, voire des centaines tous les jours. Les mails, ils les regardent très peu. Donc si on les voit pas en face à face, ça diminue beaucoup nos chances de faire mouche ».
[Les commerciaux en grande distribution en quête de partenariat gagnant-gagnantDans ce podcast, David, responsable de secteur pour une marque de papeterie, partage une vision lucide et ancrée du métier de commercial terrain en grande distribution. Depuis 2010, il sillonne les magasins, suit les chefs de rayon, observe les mutations du métier et de la relation distributeur-fournisseur. Ce qu’ilJe Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/14/de-la-pression-au-partenariat-realites-du-commerce-en-magasin-en-2025-2/)
## Le turnover qui tue la confiance
**Au-delà de la disponibilité, c'est la stabilité des équipes qui s'effondre**. « La relation de confiance est moins présente qu'auparavant parce qu'il y a un turnover qui est important dans les magasins », déplore Laurent. « Avant, on arrivait à avoir des liens pendant plusieurs années avec un chef de rayon et c'est de plus en plus rare dans le métier ».
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### « J’ai refusé une promotion… et je le vis très bien ».
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/03/grle-poids-parfois-trop-lourd-des-responsabilites/
Last updated: 2025-11-03T10:32:52.000Z
Dans les rayons, à la caisse, en réserve ou au siège, la question revient souvent :
Pourquoi vouloir "monter" dans la grande distribution, cette fameuse **ascension sociale** ? Est-ce l’envie d’évoluer, de s’épanouir professionnellement ? Une course à la reconnaissance ? Une nécessité financière ? Ou, à l’inverse, une charge mentale trop lourde pour un bénéfice perçu comme insuffisant ?
La vérité, c’est qu’il n’y a pas une réponse universelle, mais une multitude de vécus, parfois opposés, qui cohabitent au quotidien dans les grandes surfaces. Témoignages de nombreux salariés qui partagent aussi bien leur volonté d'apprendre, de faire carrière, que celle d'apprendre à ralentir et de rester à une place qui leur convient.
## L’envie d’évoluer : un moteur sincère
De nombreux collaborateurs aspirent à des responsabilités pour **ne pas rester enfermés dans une routine**. Un [chef de rayon](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/30/le-futur-du-metier-de-chef-de-rayon-alimentaire-vers-le-chef-de-rayon-augmente/) l’explique ainsi : « J’aime les défis, j’aime apprendre. Être manager, c’est sortir de sa zone de confort. C’est stimulant », raconte-t-il. Une responsable de secteur ajoute : « Quand tu formes un saisonnier, que tu vois l’équipe progresser, que les indicateurs sont au vert… ça donne du sens à ce qu’on fait », s'enthousiasme-t-elle.
Dans ce secteur où les journées sont intenses et les situations imprévisibles, **l'autonomie, l'organisation et la gestion humaine** sont des compétences clés. Certains profils s’épanouissent pleinement dans ces fonctions.
Cela dit, **tout le monde ne vit pas cette évolution de manière positive**.
Un employé confie avoir accepté un poste de chef caisse pour 150€ de plus par mois. Résultat : « Je bossais plus, je gérais les [conflits](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/08/gerer-les-conflits-en-grande-distribution-fermete-ecoute-et-posture-manageriale/), j’avais les astreintes, et surtout… je n’étais jamais tranquille », regrette-t-il. Le gap était trop haut. Une hôtesse expérimentée tempère : « Sans faire de généralités, on donne souvent plus de responsabilités… sans donner les moyens qui vont avec. Ni humains, ni matériels. Et parfois, même pas de reconnaissance », déplore ici cette hôtesse.
[La grande distribution est un secteur sous tension](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/11/09/les-managers-sont-sous-tension-difficultes-recrutement-epuisement-collaborateur/), où les équipes sont souvent sollicitées à flux tendu. Quand l’évolution s’accompagne d’une charge mentale trop forte, sans encadrement clair ou soutien, elle peut rapidement devenir contre-productive. Le ressenti sur le terrain est réel.
> « Moi j’aime bouger, apprendre, gérer. En magasin saisonnier, j’ai des responsabilités pendant 6 mois. C’est intense, mais ça me stimule. J’ai de bons collègues, des patrons qui me font confiance. Je ne cours pas après l’argent : c’est le plaisir de bien faire et de voir les choses avancer qui me motive », un responsable de rayon saisonnier
## Et la question du salaire ?
Le [salaire](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2019/11/18/les-vrais-salaires-des-salaries-de-la-grande-distribution-alimentaire/) est un levier incontournable. Pour beaucoup, l’envie de monter vient d’un **besoin financier légitime** : sortir du SMIC, améliorer son niveau de vie.
Mais certains regrettent une **augmentation parfois peu significative au regard des nouvelles contraintes**.
Cela dit, d'autres précisent : « Sur le long terme, un poste à responsabilité ouvre plus facilement les portes d'une progression salariale, y compris dans d'autres enseignes », ajoute ici un manager de rayon.
Dans certaines structures bien organisées, **la montée en responsabilité est progressive et accompagnée**, avec des formations internes et un suivi RH qui permettent de monter durablement en compétence. Cela facilité la rétention et fidélisation des promus qui peuvent se projeter à moyen terme dans leur responsabilités, et aspirer, pourquoi pas, à d'autres fonctions.
[« La marche était trop haute » : ces managers qui ont demandé à être rétrogradéUn sujet peu évoqué mais qui concerne de nombreux managers chaque année.Je Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/04/25/manager-qui-ont-demande-a-etre-retrograde/)
> « À force de proposer des améliorations dans mon service, on m’a confié la réorganisation complète. J’ai accepté, motivé par l’idée d’avoir un impact. Aujourd’hui, je sais que je suis meilleur dans la gestion que dans mon métier d’origine. Mais ce genre de transition doit se faire avec du sens, pas juste pour cocher une case RH », un manager de rayon après une reconversion
## Et si l’ambition, c’était aussi de rester là où on est bien ?
Parmi les nombreux témoignages, en grande distribution, tous ne cherchent pas à « monter ». Certains revendiquent leur poste sans volonté d’évolution hiérarchique. Une employée en caisse le dit simplement : « Je fais mon travail du mieux que je peux. J’aime mon équipe, je rentre chez moi tranquille, et ça me suffit », sourit-elle.
Dans un secteur où les rythmes sont parfois éprouvants, **préserver un équilibre de vie est un objectif en soi**, pas un manque d’ambition. C'est d'ailleurs un retour fréquent auprès de la nouvelle génération. Et comme le dit un manager expérimenté : « Il faut arrêter d’opposer progression et stabilité. Les deux ont de la valeur ».
La grande distribution offre des opportunités à qui veut s’investir, progresser, transmettre. Mais ces responsabilités doivent **s’accompagner de reconnaissance, de moyens, de formation** et ne jamais être imposées comme un passage obligé.
Refuser une promotion, ou préférer un poste stable, **n’est pas un renoncement.** C’est aussi une façon de rester aligné avec ses priorités personnelles.
Au fond, la vraie ambition, dans la grande distribution comme ailleurs, c’est peut-être simplement de **trouver sa juste place.**

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### Les secrets d'un rayon fruits et légumes de qualité en Novembre
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/11/01/les-secrets-dun-rayon-fruits-et-legumes-de-qualite-en-novembre/
Last updated: 2025-11-01T07:00:50.000Z
**Novembre marque une période de transition passionnante dans le monde des fruits et légumes**. Entre la fin des récoltes automnales et l'arrivée des produits d'hiver, ce mois offre une palette unique de saveurs et de couleurs. Mais comment garantir une qualité irréprochable sur les étals ? Plongeons dans les coulisses d'un rayon fruits et légumes exemplaire.
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## Les fondamentaux de la fraîcheur : des règles d'or intransigeantes
La qualité d'un rayon fruits et légumes ne s'improvise pas. Elle repose sur des principes stricts, véritables gages de satisfaction client. Premier impératif : **zéro rupture sur les produits de saison**. Les 20% de références qui représentent 80% des ventes doivent être présents en permanence, dans une qualité irréprochable.
Les "marqueurs de fraîcheur" – ces produits ultra-sensibles qui attirent immédiatement l'œil critique du consommateur – exigent une attention particulière. La règle est claire : pas de stock en surface de vente, un approvisionnement au fil des ventes, et une conservation au frigo, à l'abri de la ventilation. Le tri s'effectue plusieurs fois par jour, et le niveau de chargement est volontairement bas en soirée.
## Novembre : quand les prix reflètent les saisons
Cette période charnière peut entraîner une hausse des prix sur certains produits. Normal : nous quittons les récoltes estivales pour des fruits et légumes plus coûteux à produire ou à importer. C'est le moment idéal pour valoriser les produits de saison locaux et éduquer les clients sur le rythme naturel des cultures.
## Les 10 critères de fraîcheur à connaître absolument
### Les Légumes Stars
**Le** [**champignon**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/18/booster-vos-ventes-au-rayon-champignons-le-guide-complet-pour-chefs-de-rayon/) se reconnaît à son chapeau bien blanc, fermé autour du pied, avec une couleur parfaitement uniforme et sans traces. Un seul coup d'œil suffit pour juger sa fraîcheur.
**L'endive**, ce bourgeon gorgé d'eau, est d'une sensibilité extrême à la lumière. Elle ne doit jamais être vendue verte, bordée ou altérée par l'erwinia. Recherchez un bourgeon fermé, une coupe blanche et une couleur blanc-jaune immaculée.
**La scarole et la frisée** s'évaluent à leur cœur bien jaune, leurs feuilles solides attachées au cœur, et l'absence totale de traces de terre. Le feuillage doit être humide et le cœur exempt de pucerons.
### Les fruits incontournables
**Le raisin** reste un produit d'une fragilité redoutable. Sa présence de pruine (cette fine pellicule poudreuse), ses grains turgescents et ses rafles bien vertes sont les signes d'une qualité optimale. Attention : pas de grain pourri toléré, et une rotation impeccable s'impose.
**La banane** idéale affiche une peau non marquée, une coloration franche et uniforme. Le secret ? Privilégier les bananes jaunes avec des reflets verts sur la pointe.
**La poire** doit briller, sans coups ni blessures. Soyez vigilants sur les changements d'origine, particulièrement lors du passage de la William à l'arrivée de la Passe Crassane.
**Le kaki** séduit par sa peau lisse et sans blessure, son calice sain et son pédoncule intact.
**La clémentine**, reine de l'automne, se distingue par son feuillage vert foncé et brillant. Selon les variétés, les fruits sont plus ou moins fermes, mais aucun fruit pourri ni feuillage sec ne doit être toléré.
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### Métier de Responsable de Secteur : immersion terrain chez Suntory Beverage & Food France
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/30/metier-de-responsable-de-secteur-immersion-terrain-chez-suntory-beverage-food-france-2/
Last updated: 2025-10-30T07:58:01.000Z
C’est un **métier** souvent méconnu, pourtant essentiel dans l’univers de la grande distribution : celui de **responsable de secteur** (RS). Chez Suntory Beverage & Food France (SBFF), ce rôle prend une dimension à la fois stratégique, opérationnelle et relationnelle. Nous avons suivi Flore, RS en région parisienne, pour comprendre le quotidien de ce **métier de terrain**, entre développement du chiffre d’affaires, merchandising, relation client et travail en binôme avec les équipes commerciales.
> « Mon métier, c’est de faire évoluer le chiffre d’affaires sur l’ensemble du portefeuille des marques. »
## Un métier de terrain (et de conviction)
Le rôle de responsable de secteur, Flore le résume simplement : « Mon métier, c’est de faire évoluer le chiffre d’affaires sur l’ensemble du portefeuille des marques. »
Avec un parc d’une cinquantaine de magasins, multi-enseignes et drives compris, elle sillonne son territoire pour assurer la visibilité, la disponibilité et la performance des produits SBFF (Orangina, Oasis, Schweppes, Pulco…). « J’ai plutôt commencé dans mes plus petits magasins, pour me former, avant de monter en échelon. »
La relation avec les clients, c’est une affaire d’écoute, d’expertise et d’agilité : « On a des clients qui sont nombreux, avec des besoins qui changent en fonction de l’année. Il faut garder un cap. »
Le premier défi, c’est la disponibilité des produits : « Tout ce qui est vu est bu », résume-t-elle, « il faut que le produit soit à la bonne place, au bon moment. »
À chaque visite, Flore effectue un relevé pour constater les ruptures ou les écarts d’assortiment. Elle identifie les références manquantes, propose des quantités à recommander et s’appuie sur la data pour suivre l’évolution du magasin : « La data, c’est un suivi pour le siège, mais aussi pour moi. Un produit en rupture trop longtemps, c’est peut-être un problème d’entrepôt, mais c’est à moi de le remonter. »
> « Le responsable de secteur, c’est le trait d’union entre la marque et le magasin. On est là pour faire avancer le business, mais aussi pour construire une relation de confiance. »
## Merchandising, promo, partenariat : une approche complète du commerce
Au-delà du facing et des commandes, le travail du RS s’étend à l’animation du magasin, en lien avec les temps forts nationaux. Lors du Tour de France, par exemple, l’objectif est de créer une opération « waouh » en point de vente : « L’idée, c’est que le Tour de France se retrouve aussi en magasin. On installe des frontons, des parasols Orangina… on attire l’attention. »
La notion de "théâtralisation" est centrale dans leur approche, pour dynamiser la visibilité des produits : « On va dupliquer les points de contact dans tous les endroits de passage du consommateur. »
Flore travaille en binôme avec Moussa, attaché commercial expérimenté. C’est lui qui suit les 10 plus gros magasins de son secteur : « Moussa, c’est un peu ma carte de visite et mon passe-droit en magasin. Les clients lui font confiance. C’est grâce à lui que je verrouille le plus grand nombre de choses. »
Lui aussi joue un rôle clé dans l’anticipation des ruptures : « Mon secret pour limiter la rupture, c’est le bon réglage des SMP (stock minimum de présentation). Une fois que c’est bien réglé, les ruptures normalement, il n’y en a pas. », résume-t-il.
Le binôme fonctionne bien : elle gère les temps forts et les engagements, lui assure la régularité et l’excellence opérationnelle : « Moussa, c’est l’expert des bonnes quantités à engager en promo. Il m’aide à bien prévoir les volumes. »
## Une formation terrain… et une culture forte
Pour se lancer dans ce métier, Flore est passée par la **Shake Academy, l’école de vente interne à Suntory** : « Elle m’a aidée sur la formation en salle et ensuite sur le terrain. On a des tournées régulières, surtout quand on commence. »
Elle souligne l’importance du collectif et de l’esprit d’entreprise : « Ce que j’ai aimé, c’est qu’on tourne avec les différents RS de la région, et aussi avec les attachés commerciaux, pour créer du lien et apprendre le métier. »
Dès le départ, **l’accompagnement a fait la différence** : « Je me souviens de ma manager qui m’a prise sous son aile. Elle m’a expliqué le terrain, les premiers pas… Elle a pris le temps, sans jugement. C’était super agréable. »
**Pour réussir dans ce métier, Flore liste plusieurs qualités essentielles** : « Il faut être pugnace, convaincant, assertif, souriant, sociable… et organisé ! »
## Un métier clé, entre performance et proximité
Le poste de responsable de secteur chez SBFF est un métier d’équilibre, entre les enjeux business, l’expérience consommateur et la collaboration avec les magasins. Il demande du **sens du commerce, de la méthode et de la curiosité** pour accompagner les évolutions du marché et les besoins des enseignes.
Comme le résume très bien Flore : « Le responsable de secteur, c’est le trait d’union entre la marque et le magasin. On est là pour faire avancer le business, mais aussi pour construire une relation de confiance. »
### Anti-Gaspi : 10 Chiffres clés à connaître sur l'engagement de la grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/30/anti-gaspi-10-chiffres-cles-a-connaitre-sur-lengagement-de-la-grande-distribution/
Last updated: 2025-10-30T07:00:51.000Z
La [lutte contre le gaspillage alimentaire](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/08/28/la-lutte-contre-le-gaspillage-dans-les-magasins-legislation-solutions-enjeux-label-anti-gaspi/) dans la grande distribution n'est plus une option : c'est un levier stratégique de performance. Le **Baromètre Phenix 2025**, qui analyse les données de **253 magasins** suivis en 2024, révèle des chiffres qui interpellent et inspirent. Découvrez les 10 indicateurs essentiels que tout directeur d'enseigne et responsable RSE doit connaître.
PROPOSÉ PAR PHENIX
[](https://jebosseengrandedistribution.short.gy/barometrephenix2025)
Baromètre anti gaspi : où en est-on en grande distribution ?
Le gaspillage alimentaire représente 8% du gaspillage total en France (Eurostat 2024). Pour un supermarché, ****cela équivaut à 300 000€ de pertes par an, et jusqu’à 760 000€ pour un hypermarché.** Depuis dix ans, les distributeurs ont fait de l’anti-gaspi un levier clé de performance économique, sociale et environnementale.
L’édition 2025 du Baromètre de l’anti-gaspi dévoile une ****étude exclusive menée auprès de 250 magasins en France** : un état des lieux des pratiques 2024 et un guide pour transformer les invendus en opportunités.
[TÉLÉCHARGER LE BAROMÈTRE ](https://jebosseengrandedistribution.short.gy/barometrephenix2025)
## 1️⃣ **1,5% en SM, 1,1% en HM : Le Taux de Casse Brute Maîtrisé**
Le taux de casse brute moyen se stabilise à **1,5% du chiffre d'affaires en supermarché** et **1,1% en hypermarché**. Ces pourcentages, bien que maîtrisés, représentent l'enjeu de départ : tout ce qui n'est pas revalorisé devient perte sèche.
💡
****Ce que cela signifie :** La bataille ne se joue pas sur la réduction de la casse brute, mais sur sa transformation en valeur.
## 2️⃣ **200 000€ à 550 000€ : Le Coût Annuel de la Casse**
Un supermarché de 15M€ de CA perd environ **200 000€ par an** en casse brute. Pour un hypermarché de 50M€, ce montant grimpe à près de **550 000€**.
💡
****Ce que cela signifie :** Chaque point de revalorisation gagné représente des milliers d'euros préservés ou générés.
## 3️⃣ **7,9% et 6,9% : Les Rayons Champions de la Casse**
La **Boucherie Libre-Service** affiche un taux de casse de **7,9%**, suivie par la **Marée Libre-Service à 6,9%**. Ces rayons frais concentrent à la fois le risque maximal et le potentiel de revalorisation le plus élevé.
💡
****Ce que cela signifie :** C'est sur ces rayons critiques que se joue la performance anti-gaspi. Priorité absolue au stickage et au don.
## 4️⃣ **82% : Le Taux de Revalorisation des Champions**
Les magasins les plus engagés atteignent un **taux de revalorisation de 82%** de leurs invendus. Cette performance s'appuie sur la combinaison stratégique des quatre leviers complémentaires.
💡
****Ce que cela signifie :** L'excellence n'est pas une exception : elle est reproductible avec méthode et engagement.
## 5️⃣ **+29% : La Progression du Stickage Entre 2022 et 2024**
Le stickage (vente promotionnelle date courte) a bondi de **29% en deux ans**, porté par l'inflation et la sensibilité accrue des consommateurs aux prix. La **Boucherie LS et la Charcuterie LS** sont les rayons les plus stickés en valeur.
💡
****Ce que cela signifie :** Le stickage n'est plus une solution marginale, c'est devenu le premier rempart économique contre la perte.
## 6️⃣ **62 000€ à 164 000€ : La Valeur Annuelle du Don**
Un supermarché redistribue en moyenne **62 000€ de produits** aux associations chaque année. Pour un hypermarché, ce montant atteint **164 000€**. Les **Fruits & Légumes et l'Épicerie** sont les rayons qui donnent le plus en valeur.
💡
****Ce que cela signifie :** Le don est le pilier solidaire de l'anti-gaspi et renforce l'ancrage territorial des enseignes.
## 7️⃣ **97% : Le Taux de Vente des Paniers Anti-Gaspi**
Les magasins les plus performants atteignent **jusqu'à 97% de taux de vente** sur leurs paniers anti-gaspi. Cette solution est particulièrement efficace pour les **rayons traditionnels (traiteur, boulangerie)** où le stickage et le don sont limités.
💡
****Ce que cela signifie :** Les paniers anti-gaspi ne sont pas une mode, c'est une solution éprouvée qui fonctionne.
## 8️⃣ **3 250€ à 7 500€ : L'Économie sur les Biodéchets**
L'alimentation animale, débouché discret mais stratégique, génère une économie moyenne de **3 250€ en supermarché** et **7 500€ en hypermarché** sur la gestion des biodéchets.
💡
****Ce que cela signifie :** Même les solutions "invisibles" ont un impact économique mesurable. Chaque tonne évitée compte.
## 9️⃣ **89 000 à 220 000 : Les Repas Sauvés Par Magasin**
En 2024, les supermarchés ont sauvé **89 000 repas** en moyenne, tandis que les hypermarchés ont atteint **plus de 220 000 repas sauvés**.
💡
****Ce que cela signifie :** L'impact social est direct, quantifiable et communiquable. Chaque magasin nourrit des milliers de personnes.
## 🔟 **432 656€ : Le Gain Financier Maximum en Hypermarché**
Les hypermarchés les plus performants génèrent **jusqu'à 432 656€ de gains financiers** grâce à l'optimisation de leurs circuits de revalorisation. Ce montant combine marges préservées, coûts évités et revenus générés.
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****Ce que cela signifie :** L'anti-gaspi n'est pas un coût, c'est un investissement rentable qui booste directement le compte d'exploitation.
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## 🏆 BONUS : 107 vs 65 Tonnes – L'Impact du Label
Les magasins titulaires du [**Label anti-gaspi**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/22/de-la-casse-brute-a-la-revalorisation-totale-comment-les-magasins-sorganisent/) (certification d'État lancée en 2023) évitent **107 tonnes de déchets** en moyenne, contre **65 tonnes** pour les magasins non-labellisés. Soit **42 tonnes supplémentaires** revalorisées.
**💡 Ce que cela signifie :** La certification crée un effet d'entraînement mesurable. Le Label n'est pas symbolique, il est performatif.
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## 2026, L'Année de la Généralisation
Ces 10 chiffres dessinent une évidence : l'excellence anti-gaspi repose sur des pratiques concrètes, mesurables et reproductibles. L'ambition pour 2026 est claire : **faire de ces performances d'exception la nouvelle norme du secteur**.
Les données sont là. Les solutions sont éprouvées. Les résultats sont au rendez-vous. Il ne reste plus qu'à passer à l'échelle en capitalisant sur le pilotage rigoureux, l'anticipation des dates et la gestion optimisée des stocks.
**La question n'est plus "Faut-il s'engager dans l'anti-gaspi ?" mais "Comment atteindre les 82% de revalorisation ?"**
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**Source :** Baromètre Phenix 2025 - Analyse de 253 magasins en 2024
### « Avant on parlait produit, maintenant on parle marge », Frédéric, 30 ans de grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/28/avant-on-parlait-produit-maintenant-on-parle-marge-frederic-30-ans-de-grande-distribution/
Last updated: 2025-10-28T07:00:00.000Z
Avec trois décennies d'expérience dans l'agroalimentaire, Frédéric incarne cette génération de commerciaux qui a traversé toutes les mutations de la grande distribution. Aujourd'hui chef de secteur dans l'univers des sushis, il livre un témoignage franc sur l'évolution profonde d'un métier devenu méconnaissable. [Retrouvez l'intégralité de cet échange en audio dans le podcast Je Bosse en Grande Distribution](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/).
À 58 ans, Frédéric peut se targuer d'un parcours impressionnant : 30 années passées exclusivement dans la grande distribution et l'agroalimentaire. Comme il le résume lui-même : « J'ai 30 ans de grande distribution et 30 ans principalement dans l'agroalimentaire. La GMS uniquement, c'est vraiment mon cœur de métier. »
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
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Retrouvez aussi le [premier](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/10/de-la-pression-au-partenariat-realites-du-commerce-en-magasin-en-2025/) et le [second](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/14/de-la-pression-au-partenariat-realites-du-commerce-en-magasin-en-2025-2/) épisode de la série sur toutes les plateformes d'écoutes.
Son parcours l'a mené de la charcuterie à la volaille, en passant par les fruits et légumes, avant d'atterrir il y a trois ans et demi dans un secteur porteur : les sushis. **Un positionnement stratégique sur un marché en pleine expansion**, comme il l'explique : « Maintenant la grande mode, c'est l'onigiri. On a eu l'effet post-Covid avec tout ce qui était les pokés au saumon, les pokés aux poulets. Et là depuis quelques mois, on sent un vrai engouement sur la gamme onigiri. »
**L'un des changements les plus marquants concerne l'apport des** [**réseaux sociaux**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/10/29/comment-developper-la-visibilite-locale-dun-point-de-vente-grace-aux-reseaux-sociaux-sur-facebook-instagram-tiktok-et-linkedin-2/) **dans le quotidien commercial**. Frédéric reconnaît sans détour que son produit porteur facilite grandement son travail : « On m'appelle beaucoup, on m'appelle beaucoup, c'est aussi là-dessus que le métier a changé. On a nos chers réseaux sociaux qui font que maintenant le visuel, que ce soit Instagram parce que c'est quand même une belle vitrine, l'LinkedIn, font que on est présent très rapidement et l'engouement se fait grâce aux influenceurs. »
**Cette présence digitale représente désormais une part significative de son activité**. « Je travaille beaucoup avec les réseaux, notamment LinkedIn bien évidemment, ça représente entre 20 et 25 % de demandes, des demandes très régulières, c'est sur toute la France. »
Contrairement à beaucoup de ses confrères, **Frédéric a parfaitement intégré LinkedIn dans sa stratégie commerciale** : « J'essaye de faire une à deux publications par semaine. J'ai un très gros taux de retours et de vues et d'interactions. Et j'ai beaucoup d'échanges aussi. »
## De la poignée de main à la tablette : une mutation radicale
Le constat de Frédéric sur l'évolution du métier est sans appel. **La grande distribution d'il y a 30 ans n'a plus rien à voir avec celle d'aujourd'hui**. « Il y a 30 ans en arrière, on se tapait dans la main, on va dire à l'ancienne. On avait une vraie négociation, un vrai dialogue. On parlait produit avant de parler marge. On parlait produit, le prix venait après, mais il y avait une vraie négociation, un vrai échange. »
Aujourd'hui, le paradigme a complètement basculé : « Pour arriver maintenant à une négociation qui est surtout basée sur la marge. On parle très peu ou peu du produit. Les évolutions ont fait qu'avant nous avions des chefs de rayon, maintenant on a des managers. »
Cette transformation touche aussi les interlocuteurs en magasin.
> « On leur demande d'avoir une vraie gestion, on leur demande d'avoir une rentabilité, on leur demande de manager leurs équipes. On ne leur demande plus maintenant de négocier vraiment. »
Pour Frédéric, cette mutation s'explique par un changement radical du mode de consommation : « On est dans la consommation pure, on est vraiment dans la consommation. On est vraiment sur de la mise en avant. On est sur du produit quasiment du jetable. On est sur de la couleur. Avant, on cherchait une qualité de produit. Maintenant, on cherche un prix, on cherche que ça se vende. »
L'influence des tendances et des réseaux sociaux dicte désormais les règles : « On a un célèbre chocolat qu'il faut mettre en avant, faut l'avoir. Avant on avait pas ça, on avait des grosses marques qui se mettaient en avant, maintenant on a un produit parce qu'un influenceur a trouvé que c'était top. »
Le métier de chef de rayon a lui aussi radicalement évolué.
> « Le chef de rayon, sa hiérarchie lui demande des résultats chiffrés. Et quand je dis résultats chiffrés, ce ne sont même plus des chiffres. Ce sont des taux. Un taux de casse, un taux de rentabilité et un taux de frais de personnel. »
Frédéric observe que le commerce se pratique différemment : « On fait toujours du commerce. On le fait vraiment différemment. La manière d'acheter, les clients ont changé. Nos parents, grands-parents arrivaient dans un magasin, ils y passaient quatre heures, cinq heures. Maintenant, les gens prennent ce qui se passe devant. Ils ont leur liste. »
## Un métier de conseil en constante adaptation
Face à ces mutations, le commercial doit repenser son positionnement. « On est des conseillers, en fait, on est des conseillers. Ils sont là pour faire leur job et nous aussi. Moi, je leur explique sur les LinkedIn ce que je fais. »
Malgré 30 ans de métier, Frédéric reste optimiste et pragmatique, résumant parfaitement l'évolution nécessaire : « Il faut évoluer avec son temps et passer du stylo à la tablette et à l'iPad. » Un témoignage qui illustre parfaitement la capacité d'adaptation nécessaire pour perdurer dans ce secteur en constante mutation.
### L'IA, nouveau maître du commerce ou quand les algorithmes remplacent les rayons
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/27/intelligence-artificielle-nouveau-maitre-du-commerce-ou-quand-les-algorithmes-remplacent-les-rayons/
Last updated: 2025-11-07T18:18:00.000Z
**Le commerce tel que nous le connaissons vit ses dernières années**. Demain, vous n'entrerez plus dans un supermarché pour comparer des produits. Vous demanderez simplement à une [intelligence artificielle](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/intelligence-artificielle/) : « Trouve-moi une crème hydratante bio et abordable. » En une seconde, la réponse tombera. Sans publicité, sans rayon à parcourir, sans hésitation. Cette simplicité apparente cache une révolution silencieuse qui pourrait faire basculer l'équilibre du commerce mondial.
## La fin du règne des distributeurs, le début d'une autre
Pendant plus de soixante ans, les distributeurs ont dicté les règles du jeu. Ce sont eux qui décidaient quels produits méritaient la meilleure place en rayon, à quel prix ils seraient vendus, et comment le client naviguerait dans le magasin. Les fabricants devaient négocier, supplier même, pour obtenir un peu de visibilité. Cette domination reposait sur deux piliers : **la proximité physique et le contrôle de la visibilité des produits.**
Mais ces deux piliers sont en train de s'effondrer. **Dans un monde où l'intelligence artificielle choisit pour vous, les rayons deviennent invisibles**. Le parcours client disparaît. Pour la première fois depuis les années 1960, les fabricants peuvent reprendre la main sur la relation avec leurs clients et récupérer une partie de leurs marges perdues.
## Du magasin à la conversation : le commerce agentique
Le terme peut sembler technique, mais le concept est simple : l**e commerce agentique** désigne un monde où des agents d'intelligence artificielle réalisent des tâches complexes de manière autonome. Vous ne chercherez plus un produit, vous le demanderez. L'**IA** proposera, argumentera, comparera et finalisera l'achat à votre place.
Les géants du secteur l'ont compris. [Walmart mise désormais sur ChatGPT pour automatiser les achats et capter un trafic considérable](https://www.cio-online.com/actualites/lire-walmart-lance-un-deploiement-a-grande-echelle-d-iot-sans-batterie-16627.html), dans l'espoir de rivaliser avec Amazon. Les éditeurs technologiques, de Nvidia à Microsoft en passant par Google et OpenAI, multiplient les solutions pour équiper les commerçants de ces nouveaux outils. Le marché est colossal et la course ne fait que commencer.
Cette transformation ne concerne pas uniquement les géants américains. En France, les entreprises commencent à adopter cette technologie pour améliorer leur productivité et leur relation client. Les [moteurs d'IA](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/23/lintelligence-artificielle-comment-mieux-lutiliser-et-se-former-a-lia/) apprennent désormais les préférences des visiteurs, anticipent leurs besoins et adaptent l'offre en temps réel. Les chatbots de nouvelle génération ne se contentent plus de répondre à des questions basiques : ils conseillent, suivent les commandes, traitent les retours, disponibles 24 heures sur 24.
## Les bénéfices concrets, mais à quel prix ?
Les résultats sont tangibles. **La personnalisation fine peut augmenter les taux de conversion jusqu'à 20 % et la valeur du panier moyen de 15 % en moyenne**. Les algorithmes anticipent la demande, déclenchent automatiquement les réassorts et optimisent les itinéraires de livraison. La détection d'anomalies comportementales permet de bloquer les tentatives de fraude avant qu'elles n'aboutissent. L'automatisation des tâches répétitives réduit les coûts, du support client à la logistique.
Mais les fabricants ne sont pas tirés d'affaire pour autant. S'ils échappent à l'emprise des distributeurs, ils tombent dans les bras des géants de l'**intelligence artificielle**, qui deviennent les nouveaux supermarchés invisibles. Ce sont désormais ces plateformes qui décideront quels produits recommander, à quel prix et selon quels critères. Et pour être visibles dans ces recommandations, les marques devront payer.

💡
****Points clés :** L'adoption de l'IA est passée de 20% en 2017 à 78% en juillet 2024\. Pic d'adoption à 58% en 2019, suivi d'une stabilisation autour de 50%. L'IA générative connaît une croissance fulgurante : de 33% en 2023 à 71% en 2024\. La quasi-totalité des entreprises utilisant l'IA ont adopté l'IA générative en 2024.
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### Comment Grand Frais défie les lois du marché et cartonne quand tout le monde recule
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/25/comment-grand-frais-defie-les-lois-du-marche-et-cartonne-quand-tout-le-monde-recule/
Last updated: 2025-10-27T07:52:38.000Z
Dans un secteur en pleine déroute, une enseigne française réalise l'impossible. Pendant que le marché des produits frais traditionnels s'effondre, Grand Frais affiche des performances qui défient toute logique économique. Décryptage d'un succès qui interroge.
## Des chiffres qui font trembler la grande distribution
Le constat est sans appel : en 2024, le marché des Produits Frais Traditionnels (viande, poisson, fromage, charcuterie) est en recul généralisé. Hypermarchés, supermarchés, marchés traditionnels, magasins bio : tous accusent le coup.
Mais pendant cette tempête, Grand Frais navigue à contre-courant avec des résultats spectaculaires. L'enseigne et ses 350 magasins affichent une progression des ventes de 15% sur l'exercice 2024/25, quand la grande distribution généraliste peine à dépasser les 2 à 5% de croissance. Plus impressionnant encore : 100% de ses magasins sont rentables, avec une productivité au mètre carré de 11 700€, un record inégalé dans le secteur. À moyen terme, l'objectif affiché est clair : atteindre 8 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
## La vérité derrière le succès : bien plus qu'une stratégie marketing
Grand Frais ne crée pas de nouveau marché. L'enseigne capte les clients de ses concurrents grâce à plusieurs leviers stratégiques particulièrement efficaces.
**Une maîtrise logistique hors norme**
Prosol, la structure logistique de Grand Frais, a développé une expertise que peu d'acteurs de la grande distribution peuvent égaler sur les fruits et légumes. Les livraisons quotidiennes s'effectuent dès 5h du matin, avec des produits coupés la veille par les producteurs. La philosophie est radicale : zéro stock tampon. Si un produit manque, il manque, assumant ainsi une fraîcheur maximale plutôt qu'une disponibilité constante.
**Un merchandising qui fait la différence**
L'enseigne privilégie la largeur à la profondeur de gamme. Plutôt que de multiplier les références de tomates, Grand Frais propose davantage de catégories différenciantes. Ces "marqueurs d'offre" créent une véritable raison de se déplacer, là où les hypermarchés banalisent leur offre.
**Le positionnement du juste milieu**
Grand Frais s'est glissé dans un espace stratégique parfait, entre le bio en déclin (jugé trop cher) et les hypermarchés perçus comme banalisés. Ce "premium accessible" séduit particulièrement les familles et les seniors, deux segments de clientèle au pouvoir d'achat préservé.
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### Pourquoi réaliser une étude de zone de chalandise, voici 3 clés d'une stratégie locale performante
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/23/pourquoi-realiser-une-etude-de-zone-de-chalandise-3-cles-dune-strategie-locale-performante/
Last updated: 2025-10-23T15:00:05.000Z
NOUVEAU !
****Mieux connaître vos clients. Optimisez votre zone de chalandise.**
Grâce à des données exclusives modélisées quartier par quartier sur plus de 50 millions de Français, on vous aide à comprendre les consommateurs qui fréquentent votre magasin, comment ils consomment, et comment mieux les toucher.
[LANCEZ VOTRE AUDIT LOCAL MAINTENANT ](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/audit-data-geomarketing-local/)
Dans un contexte commercial où la connaissance client devient un avantage concurrentiel décisif, **l'étude de zone de chalandise s'impose comme un outil stratégique incontournable**. Loin d'être un simple état des lieux démographique, elle constitue le fondement d'une [stratégie marketing locale](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/02/le-slow-marketing-un-pilier-du-futur-marketing-local-en-grande-distribution/) précise, rationnelle et rentable.
Dans cet article, **voici comment on a aidé récemment deux points de vente à comprendre leur zone de chalandise**.
## Connaître précisément sa clientèle pour mieux la servir
La première force d'une **étude de zone de chalandise** réside dans sa capacité à **transformer l'intuition en connaissance factuelle**. Plutôt que de s'appuyer sur des hypothèses approximatives, les magasins disposent d'un portrait démographique et socio-économique détaillé de leur bassin de population.
Cette finesse d'analyse révèle des disparités significatives d'un territoire à l'autre.
Prenons l'exemple. Ici, nous déterminons tout d'abord le profil socio-démographique du magasin.
**Pour le magasin ci-dessous,** nous avons :
- Une population familiale plus âgée (35-55 ans constituant 48% du bassin)
- Un revenu médian proche de la moyenne nationale
- Une prédominance d'employés et professions intermédiaires (52%)
- Une dépendance quasi-totale à la voiture (89% des déplacements)

**Connaître son territoire, c'est pouvoir s'y adapter avec précision.** Ces données démographiques et comportementales guident concrètement les choix opérationnels : quels produits proposer, à quels prix, avec quelle amplitude horaire. Mais l'étude de zone de chalandise ne s'arrête pas là. Elle permet également d'analyser la concurrence et d'anticiper les flux de clientèle.
💡
Nous utilisons la ****géostatistique** pour analyser votre territoire en 3 étapes : délimitation de votre zone de chalandise (30 minutes autour du point de vente), analyse des données géo-marketing (profils, comportements, concurrence), puis synthèse en diagnostic opérationnel. Cette approche garantit des décisions basées sur votre marché local réel, non sur des intuitions.
## Optimiser ses investissements publicitaires
Le second intérêt majeur d'une étude de zone de chalandise concerne **l'allocation rationnelle et maitriséee des budgets média**. Dans un environnement où les canaux publicitaires se multiplient et où chaque euro investi doit être rentabilisé, connaître les préférences réelles de sa cible est essentiel. La clé : éviter le gaspillage d'argent.
Les **analyses géomarketing** révèlent des différences marquées dans l'attention portée aux différents médias selon les territoires. Le [**prospectus**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/28/comment-le-leclerc-de-lucon-a-enterine-le-prospectus-et-construit-une-communaute-locale-forte-2/) en boîte aux lettres peut représenter le canal privilégié dans une zone (avec plus de 45% d'attention), tandis que les [réseaux sociaux](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/21/communication-locale-reseaux-sociaux-ce-qui-va-changer-en-2025/) comme Instagram génèrent des taux d'attention variant du simple au double selon les bassins de population étudiés.
L'analyse ci-dessous classent les canaux de communication privilégié par les clients situés dans la zone de chalandise.

**L'analyse peut également être affinée par canal de communication numérique.** On peut ainsi mesurer et comparer l'attention portée par la population de la zone de chalandise aux différentes plateformes sociales et canaux marketing.
**Par exemple, en comparant Facebook (à gauche ci-dessous) versus Instagram (à droite)**, l'étude révèle des différences significatives :
- Le taux de pénétration de chaque réseau dans la zone
- Le temps moyen passé sur chaque plateforme
- Les tranches d'âge les plus actives sur chacune
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### L'Intelligence Artificielle : comment mieux l'utiliser et se former en grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/23/lintelligence-artificielle-comment-mieux-lutiliser-et-se-former-a-lia/
Last updated: 2025-10-23T13:50:37.000Z
Une synthèse présentée par Jonathan FARAGGI, Formateur certifié en IA, Bureautique et Management & Commerce, et Jonathan LE BORGNE
## Une technologie qui booste vos ventes et optimise vos opérations
L'Intelligence Artificielle transforme en profondeur la grande distribution. Mais de quoi parle-t-on exactement ? L'IA est un ensemble de méthodes et de technologies qui permettent à des machines d'accomplir des tâches nécessitant normalement l'intelligence humaine : reconnaissance d'images pour surveiller les rayons, compréhension du langage pour répondre aux clients, anticipation des ventes et adaptation en temps réel aux fluctuations de la demande.
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### Maison Nicolas : le caviste historique change de nom... mais pas de problèmes
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/22/maison-nicolas-le-caviste-historique-change-de-nom-mais-pas-de-problemes/
Last updated: 2025-10-24T06:16:21.000Z
Dans la nuit du 12 au 13 octobre, une dizaine de magasins parisiens ont troqué leur enseigne Nicolas contre Maison Nicolas. Derrière ce lifting cosmétique se cache un plan de transformation à 5 ans piloté par une nouvelle DG. Objectif : sauver une enseigne centenaire en pleine crise d'identité.
## **Le symbole d'un caviste à la dérive**
[Nicolas devient Maison Nicolas](https://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/nicolas-devient-maison-nicolas-le-plan-de-la-nouvelle-dg-pour-renouer-avec-la-croissance-2191720). Un changement de logo orchestré en pleine nuit, un nouveau discours sur la convivialité et le patrimoine, une signature modernisée bordeaux et blanc avec une silhouette de caviste incrustée dans les lettres.
Pour Cathy Collart Geiger, ex-patronne de [Picard Surgelés](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/29/comment-picard-lutte-contre-le-turnover-et-labsenteisme/) arrivée en avril 2025 à la direction générale, l'objectif est de renouer avec l'histoire : en 1822, l'enseigne s'appelait déjà Maison Nicolas. Il ne s'agit pas de faire plus chic, mais de marquer un retour aux sources.
L'intention est claire. Mais derrière le storytelling patrimonial, la réalité est moins reluisante : **Nicolas traverse une période difficile**.
Malgré un chiffre d'affaires de 300 millions d'euros, l'enseigne peine depuis le Covid. Des points de vente fermés pendant la pandémie n'ont jamais rouvert. L'inflation a pesé sur les arbitrages des consommateurs. Et surtout, comme l'avoue la dirigeante elle-même, certains virages n'ont pas été pris : le digital, les nouvelles gammes, l'adaptation aux modes de consommation.
Aujourd'hui, le réseau compte 479 magasins en France et 86 à l'international, avec 700 cavistes qui accueillent les clients au quotidien.
## **Un marché du vin en pleine mutation**
Le contexte n'aide pas. La consommation de vin en France recule, avec une baisse anticipée de 17 à 25% sur la prochaine décennie.
Face à cette transformation du marché, Nicolas mise sur une opportunité : reprendre les parts laissées par la concurrence. Les hypermarchés commencent à réduire leurs linéaires vins faute de trafic suffisant, tandis que le réseau des 6000 cavistes indépendants a déjà perdu 10% de ses points de vente entre 2024 et 2025, écrasés par le poids des charges.
La question reste posée : Nicolas, positionné entre ces deux mondes, peut-il vraiment en profiter ?
## **Le plan de transformation : diversification et modernisation**
Pour redresser la barre, Cathy Collart Geiger déploie un plan à 5 ans avec plusieurs axes majeurs :
**Adapter la politique tarifaire**
En avril 2025, avant même l'arrivée de la nouvelle DG, Nicolas avait baissé ses prix sur 150 produits représentant 80% des ventes. La direction entend aller plus loin en reconquérant les segments clés du marché : champagnes à moins de 30€ et crémants autour de 10€, sans renoncer à la qualité.
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### Métier de chef de secteur : « Aujourd’hui, il faut montrer qu’on est là, qu’on met les mains à la pâte »
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/21/metier-de-chef-de-secteur-aujourdhui-il-faut-montrer-quon-est-la-quon-met-les-mains-a-la-pate/
Last updated: 2025-10-21T08:19:58.000Z
Responsable d’un secteur allant de Perpignan à Agde, **Léa** est chef de secteur chez Andros depuis un peu plus de deux ans. Au micro du [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), elle livre un regard franc, précis et incarné sur un métier exigeant, qui repose sur la proximité avec les équipes magasins, la réactivité terrain, et une certaine agilité stratégique. Dans un contexte de transformation du commerce, entre surcharge opérationnelle et essor des MDD, son témoignage dessine les contours d’un métier en pleine évolution.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Un métier de terrain exigeant et en profonde transformation
Diplômée d'un master en marketing et pratiques commerciales à l'IAE Sorbonne Business School, Léa a naturellement suivi la voie du commerce, influencée par son environnement familial. Deux ans et demi après ses débuts, son constat est clair : « c'est un métier avec beaucoup de polyvalence où on apprend énormément sur le terrain parce qu'on est autonome, parce qu'il faut atteindre des objectifs, parce qu'il faut se donner des défis au quotidien ».
La réalité du terrain est néanmoins exigeante : « il faut avoir du mental parce que mine de rien, il faut se lever le matin et il faut rouler, beaucoup rouler, beaucoup de routes et donc c'est très challengeant ».
Travailler pour Andros, qui détient notamment Bonne Maman et Mamie Nova, constitue indéniablement un atout. « C'est vrai qu'avec Andros qu'on a des marques qui se défendent très très bien sur le terrain parce qu'on a cette notoriété-là depuis très très longtemps », explique Léa. Cette force de frappe facilite les négociations : « ça nous aide beaucoup pour convaincre les clients de nous mettre en avant et d'activer promotionnellement et physiquement dans les rayons nos produits ».
Mais les défis restent nombreux, notamment avec la montée en puissance des MDD : « ça impacte énormément notre job parce que maintenant les gens n'ont plus un attachement aussi fort à la marque. Ils sont plus basés sur l'attractivité du prix », constate-t-elle.

#### Métiers de l'ombre, fiction documentaire au coeur du terrain
Cette fiction documentaire suit six professionnels de la grande distribution française pour révéler un secteur en pleine mutation. Basée entièrement sur des témoignages réels et écrite en collaboration avec l'intelligence artificielle, elle dévoile sans concession les transformations du commerce français : compression du temps, perte du relationnel, mais aussi remarquable capacité d'adaptation de ceux qui font vivre cette économie de proximité essentielle à notre quotidien.
[COMMANDER](https://je-bosse-en-grande-distribution.sellfy.store/p/metiers-de-lombre/)
## Des chefs de rayon débordés, une relation commerciale déséquilibrée
C'est sur l'**évolution du métier de chef de rayon** que le témoignage de Léa est le plus révélateur. « Même pour eux le métier a évolué. Ils sont beaucoup moins, si vous voulez je prends un exemple je vais pas la citer mais un Carrefour par exemple que je côtoie souvent sur le territoire là que je suis actuellement, elle est sans arrêt en fait en train de mettre en rayon alors que son métier de base on est d'accord c'est négocier, faire les négos et être en train de faire les commandes voilà au bureau. »
Cette transformation impacte directement la relation commerciale. **Les rendez-vous stratégiques se font rares** : « quand on a un bon relationnel, ça aide parce que du coup, allez, je te laisse trois minutes, allez, dis-moi ce que tu veux ». L'opérationnel prime désormais sur la stratégie : « on est vraiment sur l'opérationnel, même en face à face, on est vraiment sur l'opérationnel. C'est-à-dire qu'on va défendre notre territoire en se disant on est devant les rayons. »
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### Grand Frais rachète des magasins Gifi : analyse d'une opération révélatrice des mutations du commerce français
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/17/grand-frais-rachete-des-magasins-gifi-analyse-dune-operation-revelatrice-des-mutations-du-commerce-francais/
Last updated: 2025-10-17T12:17:00.000Z
Le paysage de la distribution française connaît un séisme : [Grand Frais](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/03/19/comment-grand-frais-place-paysage-grande-distribution/) s'apprête à racheter entre 25 et 30 magasins Gifi d'ici 2026\. Cette transaction, annoncée conjointement par les deux enseignes le 15 octobre 2025, illustre parfaitement les transformations profondes qui bouleversent le secteur du commerce de détail.
## Gifi au bord du gouffre : un million d'euros de pertes quotidiennes
L'enseigne de bazar, créée à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), traverse la période la plus sombre de son histoire. Avec **un million d'euros de pertes par jour** selon une source proche du dossier, [l'enseigne fondée par les frères Bahadourian](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/03/30/les-freres-bahadourian-les-visionnaires-derriere-le-succes-de-grand-frais/) est contraint de "vendre les bijoux de famille", comme le déplore amèrement Laurent Mardaga, délégué CFDT au siège social.
### Une accumulation de crises
Les difficultés de Gifi résultent d'une série de revers stratégiques et conjoncturels :
- **Le rachat raté de Tati en 2017**, qui n'a jamais généré les synergies attendues
- **La pandémie de Covid-19**, qui a freiné brutalement l'activité des magasins physiques
- **Un changement de système informatique chaotique en 2023**, ayant entraîné des problèmes de stock et de gestion
- **Une concurrence féroce** : d'un côté les hard-discounters comme Action et Maxibazar, de l'autre les plateformes chinoises Temu et Shein
Malgré un rééchelonnement de sa dette fin 2024 et un plan de soutien financier arraché en janvier 2025 auprès de ses banques, l'enseigne n'a pas réussi à redresser la barre. Ce plan a néanmoins entraîné une refonte de la gouvernance : le fondateur Philippe Ginestet a été mis en retrait, et le groupe a dû ouvrir son capital à plus de 40%.
### Un plan social suspendu mais une hémorragie continue
Un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) prévoyant la suppression de **166 postes sur 730** au siège social a été suspendu en juillet, dans l'attente de l'arrivée du nouveau président du directoire, Christophe Mistou, ancien patron de Mr. Bricolage. Mais selon le délégué CFDT, il s'agit d'un "PSE par petits bouts" : les départs volontaires s'accumulent sans être remplacés, créant une hémorragie insidieuse.
En avril, l'enseigne avait déjà annoncé la fermeture de 11 magasins. Fin juillet 2025, le groupe revendiquait encore 6 800 collaborateurs et 620 points de vente en France et à l'international, pour un chiffre d'affaires de 1,2 milliard d'euros en 2024.
## Grand Frais : la success-story du distributeur spécialisé
À l'opposé du spectre, Grand Frais incarne la réussite d'un modèle innovant dans la distribution. Créée en 1992 (certaines sources mentionnent 1997), l'enseigne connaît une croissance spectaculaire avec une **vingtaine d'ouvertures par an** et compte aujourd'hui **335 points de vente**, essentiellement en France.
### Un chiffre d'affaires estimé entre 4,5 et 5 milliards d'euros
Bien que non publié officiellement, le chiffre d'affaires de Grand Frais est estimé entre 4,5 et 5 milliards d'euros par Kantar, selon Jean-Paul Mochet, président de Grand Frais Gestion. Une performance remarquable pour une enseigne qui ne cesse d'étendre son maillage territorial.
### Les clés d'une expansion fulgurante
Le succès de Grand Frais repose sur plusieurs piliers stratégiques :
**Une spécialisation assumée** : l'accent mis sur les produits frais, la qualité et l'esthétisme des rayons répond à une attente forte des consommateurs en quête d'authenticité.
**Un modèle économique original** : chaque magasin fonctionne avec plusieurs entreprises prestataires spécialisées par rayon (primeur, fromager, boucher, etc.). Ce système, bien que critiqué pour permettre d'éviter certaines obligations sociales, garantit une expertise pointue dans chaque département.
**Une réponse à la fragmentation des achats** : Grand Frais capitalise sur une tendance de fond du comportement consommateur. Le modèle de l'hypermarché "tout sous le même toit" ne fait plus recette. Les clients préfèrent désormais multiplier les points d'achat spécialisés.
## Une opération stratégique gagnant-gagnant ?
Pour Grand Frais, cette acquisition représente **"une première"** en matière de croissance externe, comme l'a souligné Jean-Paul Mochet. Jusqu'à présent, l'enseigne privilégiait exclusivement les ouvertures "ex nihilo" (à partir de zéro).
### Un ciblage géographique précis
Les magasins Gifi convoités présentent des caractéristiques idéales pour Grand Frais :
- Situés **en périphérie**, dans des **zones commerciales denses**
- Des surfaces d'environ **1000 m²** de surface de vente (avec 1000 m² supplémentaires en réserve), correspondant parfaitement au format standard de Grand Frais
- Des emplacements stratégiques avec grands parkings
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### Serge Papin dévoile ses premières mesures : intéressement immédiat, protection des PME et "taxe Shein"
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/17/serge-papin-devoile-ses-premieres-mesures-interessement-immediat-protection-des-pme-et-taxe-shein/
Last updated: 2025-10-17T08:59:51.000Z
Dans sa première interview en tant que ministre des PME, du Commerce, de l'Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d'achat, l'ancien patron de Système U a détaillé ce vendredi 17 octobre sur RTL les chantiers prioritaires qu'il entend mener.
Dans un nouveau costume, [Serge Papin s'est présenté comme «le ministre du quotidien»](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/13/ex-u-et-auchan-serge-papin-nomme-ministre-delegue-charge-des-pme/) lors de sa première intervention médiatique depuis sa nomination au sein du gouvernement Lecornu II. À 70 ans, le Vendéen qui a dirigé [Système U](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/cooperative-u/) de 2005 à 2018 arrive au ministère avec une «liste de courses» bien précise, qu'il dit avoir soumise à Sébastien Lecornu avant même sa nomination.
## L'intéressement disponible immédiatement et non imposable
**La mesure phare annoncée par le ministre concerne le pouvoir d'achat des classes moyennes.** Serge Papin souhaite transformer radicalement le système d'intéressement actuel, jugé trop orienté vers l'épargne. «Ce que je voudrais, c'est qu'il y ait quelque chose de simple qui permette d'avoir tout de suite et maintenant un complément et que ce soit disponible pour la consommation», a-t-il expliqué.
Concrètement, **le ministre veut rendre cette prime utilisable immédiatement par les salariés, sans qu'elle soit bloquée, et qu'elle ne soit pas imposable.** Une ambition qui nécessitera toutefois des négociations avec Bercy, comme l'a reconnu l'intéressé : «Quand on est au service de la démocratie, ce n'est pas comme un comité exécutif d'entreprise».
**En 2023, 8,9 millions de salariés avaient bénéficié d'une prime de partage de la valeur, touchant en moyenne 2 000 euros.** Mais beaucoup ne la réclamaient pas dans les délais ou préféraient la placer pour éviter l'imposition. Le ministre espère rendre cette mesure opérationnelle «le plus vite possible», sans préciser d'échéance exacte.
## Un traitement différencié pour les PME
Fidèle à ses positions défendues pendant son mandat à la tête de Système U, **Serge Papin plaide pour un traitement spécifique des PME dans les négociations commerciales avec la grande distribution**. Il souhaite notamment des périodes de négociations plus courtes et distinctes de celles des grands industriels.
L'ancien distributeur a également repris son «mantra historique» de la péréquation des marges, appelant ses anciens confrères de la grande distribution à modérer leurs marges sur les produits issus des PME pour favoriser leur vente.
## La «taxe Shein» et le protectionnisme assumé
Sur le dossier brûlant des plateformes de commerce en ligne low-cost comme Shein ou Temu, Serge Papin n'a pas mâché ses mots. Interrogé sur l'accord entre Shein et le BHV, il a été catégorique : «Je pense qu'il fallait dire non».
Plus concrètement, le ministre soutient fermement l'application d'une taxe de 2 euros par produit importé via ces plateformes, mesure envisagée pour le 1er janvier 2026 dans le projet de loi de finances. «Il faut aller plus loin sur le protectionnisme», a-t-il résumé, assumant une ligne de défense du commerce local face aux importations à bas coûts.
## Revitaliser les centres-villes
Autre priorité affichée : **la redynamisation des commerces de centre-ville**. Le ministre entend s'inspirer des initiatives locales réussies, notamment les foncières créées par certaines municipalités. «On peut trouver de l'argent des communes, l'argent de la Banque des Territoires, par exemple», a-t-il énuméré, proposant de modéliser ces dispositifs pour les généraliser.
Cette stratégie vise à offrir une alternative crédible au commerce en ligne dominé par les produits importés et à soutenir les commerces existants tout en facilitant l'installation de nouveaux.
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Ancien rapporteur sur les relations entre grande distribution et fournisseurs (ses travaux ont inspiré la loi Egalim 2), passé par le conseil d'administration d'Auchan Retail International jusqu'en janvier dernier, Serge Papin apporte au gouvernement une expertise terrain du commerce et de la distribution. Reste à voir comment ses annonces se traduiront en mesures concrètes et quels arbitrages sortiront des discussions avec Bercy sur la fiscalité de l'intéressement.
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URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/16/invitation-a-levenement-retail-de-lannee/
Last updated: 2025-10-16T07:00:17.000Z
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### Le marché français des œufs : une révolution silencieuse en dix ans
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/16/le-marche-francais-des-oeufs-une-revolution-silencieuse-en-dix-ans/
Last updated: 2025-10-16T06:58:48.000Z
Entre 2014 et 2024, **le secteur des œufs en France a connu une transformation radicale**. Fini le temps où trois œufs sur quatre provenaient d'élevages en cage : aujourd'hui, la tendance s'est complètement inversée, portée par une demande croissante pour des produits plus respectueux du bien-être animal.
## Une production stable mais des valeurs qui s'envolent
La France maintient sa position de leader européen avec une production oscillant entre 14 et 15,7 milliards d'œufs annuels sur la décennie. Après avoir atteint un record historique de 15,7 milliards d'œufs en 2020 (+4,9% par rapport à 2019), boostée par les confinements et la consommation à domicile, la production s'est stabilisée autour de 15,4 milliards d'œufs en 2024.
Cette stabilité en volume cache une explosion en valeur : **le marché français est passé d'environ 1 milliard d'euros en 2014 à près de 1,8 milliard d'euros en 2024**. Une progression de 80% qui s'explique par la montée en gamme des produits et l'inflation récente des coûts de production.
## La révolution du bien-être animal
Le changement le plus spectaculaire concerne les modes d'élevage. En l'espace de dix ans, la filière française a opéré une mutation historique : les œufs issus d'élevages alternatifs (plein air, au sol, bio, Label Rouge) sont passés de 20-30% du volume en 2014 à plus de 77% en 2024.
Cette transformation répond à une [demande sociétale forte](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/rse/). Dès 2019, plus d'un œuf sur deux provenait déjà d'élevages alternatifs (53%), dépassant l'objectif fixé pour 2022\. La progression s'est poursuivie avec 67% en 2021, puis 77% fin 2024.
Dans le détail, les œufs de plein air dominent désormais avec 45% du marché total, suivis des œufs au sol (19%), bio (11%) et Label Rouge (5%). À l'inverse, les œufs de cage aménagée ont chuté de 70-80% à moins de 25% de part de marché.
## L'âge d'or du bio... puis le retour sur terre
Les œufs biologiques ont connu une trajectoire en montagne russe. Leur part de marché a explosé de 4% en 2014 à un pic de 18% en 2019, avant de redescendre progressivement à environ 7% en 2024\. Cette inflexion s'explique par l'arbitrage budgétaire des consommateurs, qui se tournent vers le plein air ou les œufs au sol, moins onéreux mais toujours respectueux du bien-être animal.
Malgré ce recul en volume, les œufs bio conservent une valeur disproportionnée : ils représentaient encore 39% de la valeur totale du marché en 2020, grâce à leur prix unitaire plus élevé.
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### Comment choisir un logiciel GTA pour la grande distribution ?
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/15/comment-choisir-un-logiciel-gta-pour-la-grande-distribution/
Last updated: 2025-10-15T17:57:54.000Z
Dans le secteur de la grande distribution, la gestion des plannings et du temps de travail est un enjeu quotidien. Entre les horaires variables, les pics d'activité et les contraintes légales, organiser efficacement les équipes peut vite se transformer en un véritable casse-tête. Il existe heureusement une solution : le logiciel GTA (Gestion des Temps et des Activités). Cet outil permet non seulement de planifier les horaires, mais aussi de suivre la présence, les absences et la productivité des collaborateurs. Mais comment choisir un logiciel GTA adapté aux besoins spécifiques de la grande distribution ?
## **Comprendre l'importance d'un logiciel GTA**
Un logiciel GTA centralise toutes les données liées au temps de travail : heures effectuées, absences, congés, temps partiels… Dans la grande distribution, cet outil s'avère essentiel pour gagner en efficacité, réduire les erreurs de saisie et s'assurer du respect des réglementations sociales. Au-delà de l'aspect administratif, ce logiciel permet d'améliorer la communication entre les managers et leurs collaborateurs, de fluidifier les échanges et de renforcer l'engagement des équipes.
Parmi les solutions disponibles, le logiciel GTA Factorial (disponible sur [www.factorial.fr/gestion-temps](https://factorial.fr/gestion-temps)) s'impose comme une référence. Cet outil se distingue par sa simplicité d'utilisation et son adaptabilité aux structures de la grande distribution. Grâce à lui, les responsables peuvent visualiser en temps réel l'organisation des plannings, anticiper les besoins en personnel et analyser les écarts entre le prévisionnel et le réalisé.
## **Quels critères privilégier pour bien le choisir ?**
Le choix d'un logiciel GTA doit répondre à plusieurs critères.
D'abord, la conformité avec la législation : un outil fiable doit intégrer obligatoirement les règles du droit du travail (repos obligatoires, heures supplémentaires, modulation des horaires). Ensuite, la facilité d'utilisation : un logiciel trop complexe risque de décourager les équipes. Enfin, l'interopérabilité : il est préférable de choisir une solution capable de s'intégrer avec les autres outils RH ou de paie.
La grande distribution a aussi des besoins spécifiques, comme la gestion des plannings pour de larges équipes, l'adaptation rapide en cas d'absence imprévue ou encore la possibilité de consulter et de modifier ses horaires via une application mobile. Sur ces points, les retours d'expérience montrent que les solutions les plus performantes sont celles qui combinent automatisation et flexibilité. Pour aller plus loin, vous pouvez consulter [notre guide sur la gestion du temps en grande distribution](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/01/gerer-son-temps-en-grande-distribution-retrouver-de-lefficacite-sans-sacrifier-lessentiel/) qui met en lumière l'importance de cette optimisation.
Enfin, il est utile de comparer différentes offres et d'examiner les avis des utilisateurs. Selon les experts, les entreprises qui ont intégré [un logiciel GTA bien conçu](https://www.francenum.gouv.fr/guides-et-conseils/gestion-des-ressources-humaines/systeme-dinformation-de-gestion-des-ressources-5) constatent une diminution importante du temps consacré aux tâches administratives. Cela leur permet de se recentrer sur le management de leurs équipes.
## **En conclusion**
Choisir un logiciel GTA pour la grande distribution n'est pas une simple question d'outil technologique. Il s'agit de trouver une solution qui combine conformité, ergonomie et adaptabilité aux contraintes du secteur. C'est ce qu'offre justement Factorial, en proposant une plateforme simple et efficace qui optimise la gestion du temps.
Au bout du compte, un bon logiciel GTA permet d'améliorer la vie professionnelle. Investir dans une telle solution, c'est investir dans la sérénité et l'efficacité de son magasin. Pour approfondir le sujet, n’hésitez pas à explorer nos [ressources dédiées à la grande distribution](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/) et à la gestion des équipes en magasin.
### La communication locale en 2026 : comment mieux toucher sa clientèle
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/14/la-communication-locale-en-2026-comment-mieux-toucher-sa-clientele/
Last updated: 2025-10-14T09:00:18.000Z
Les règles de la communication locale changent constamment. **Nouvelles réglementations, pression environnementale, explosion du digital** (réseaux sociaux, e-mail, SMS, publicité digitale, TV segmentée) : votre mix marketing local doit être entièrement repensé.
Les stratégies qui fonctionnaient hier ne suffisent plus aujourd'hui.
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## La communication locale se réinvente autour de 3 enjeux
✨****Réinventer la proximité** avec des canaux digitaux hyper-ciblés et mesurables
🌱 ****Réconcilier performance et durabilité** en réduisant l'impact écologique
💎 ****Créer de la valeur relationnelle** au-delà de la simple diffusion de masse
### Ce que vous allez découvrir :
→ Les impacts concrets des nouvelles réglementations sur votre mix marketing
→ Les stratégies gagnantes et les nouveaux leviers pour 2025
→ Comment anticiper les évolutions de votre secteur et rester compétitif
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📆
Mercredi 26 novembre à 10h30
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### Quand la formation SST sauve une vie : Un boucher héros à l'Intermarché de Redon
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/14/quand-la-formation-sst-sauve-une-vie-un-boucher-heros-a-lintermarche-de-redon/
Last updated: 2025-10-14T06:23:59.000Z
C'est une histoire qui aurait pu mal se terminer, mais qui témoigne de l'importance vitale des **formations aux premiers secours en entreprise**. Marc Danilo, directeur de l'Intermarché de Redon en Ille-et-Vilaine, doit la vie à la réactivité et au sang-froid d'un de ses employés.
Alors qu'il vaquait à ses occupations habituelles dans le magasin, Marc Danilo, 55 ans, a été victime d'un arrêt cardiaque. L'homme s'est effondré subitement sur son lieu de travail, plongeant ses équipes dans l'urgence. Sans perdre une seconde, Cédric, le charcutier du magasin, s'est immédiatement porté au secours de son directeur. Fort de sa **formation SST** (Sauveteur Secouriste du Travail), il a entrepris les gestes de réanimation appropriés avec assurance et efficacité, assisté par d'autres collègues présents sur place.
Son intervention rapide et maîtrisée a porté ses fruits : Marc Danilo a repris connaissance quelques minutes avant l'arrivée des secours professionnels, un signe encourageant dans ce type de situation d'urgence vitale. Le directeur a ensuite été héliporté vers le centre hospitalier de Rennes, où il a pu recevoir les soins spécialisés nécessaires à sa condition.
## **Une équipe soudée et fière**
«Ce n'est pas un client, mais un boucher de notre magasin qui l'a réanimé, aidé à côté par d'autres de nos collègues. Nous sommes très fiers de lui... Et nous souhaitons à notre directeur un bon rétablissement», témoigne l'un des employés du magasin, soulignant l'esprit d'équipe qui a permis cette issue heureuse.
Un autre collègue tient à préciser : « Je tiens à rétablir la vérité, les gestes de premier secours ont été portés par mon collègue Cédric le charcutier qui était formé et assisté d'un autre salarié... moi-même, d'où l'importance de ces formations et d'avoir un défibrillateur à proximité », commente-t-il.
## **Former plus largement pour sauver plus de vies**
Cette intervention soulève une question cruciale : ne faudrait-il pas généraliser la formation aux gestes qui sauvent ? Comme le souligne un observateur, «avec plus de gens formés pour être SST, on permettrait de réagir très vite et non d'avoir la chance qu'un médecin se trouve sur place.»
D'autres vont plus loin en suggérant une sensibilisation du grand public : « On devrait diffuser plus souvent des mini-messages sur les gestes qui sauvent ! Ne serait-ce que montrer le positionnement des mains pour un massage cardiaque... Car les formations, c'est bien, mais le jour où tu dois le faire avec le stress en plus, pas facile de te remémorer ta formation que tu as vue il y a deux ans ! », alerte une employée.
Cette belle histoire, heureusement terminée sur une note positive, illustre parfaitement que la formation SST en entreprise n'est pas une simple formalité administrative. C'est un investissement pour la sécurité de tous qui peut littéralement sauver des vies. Elle rappelle aussi l'importance d'avoir un défibrillateur accessible et des rappels réguliers des gestes essentiels.
### Les commerciaux en grande distribution en quête de partenariat gagnant-gagnant
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/14/de-la-pression-au-partenariat-realites-du-commerce-en-magasin-en-2025-2/
Last updated: 2025-10-17T07:10:16.000Z
Dans ce [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), **David**, responsable de secteur pour une marque de papeterie, partage une vision lucide et ancrée du métier de commercial terrain en grande distribution. Depuis 2010, il sillonne les magasins, suit les chefs de rayon, observe les mutations du métier et de la relation distributeur-fournisseur. Ce qu’il raconte, c’est à la fois un quotidien tendu, un métier de plus en plus exigeant, et une conviction : « Les bases du commerce vont devoir être remises un peu au goût du jour. Et ça fera du bien au business. »
[Cet épisode est la suite du premier épisode avec Michael](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/10/de-la-pression-au-partenariat-realites-du-commerce-en-magasin-en-2025/), directeur régional pour une ETI agroalimentaire, qui nous partage avec franchise sa vision du terrain.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)

#### Métiers de l'ombre, fiction documentaire au coeur du terrain
Cette fiction documentaire suit six professionnels de la grande distribution française pour révéler un secteur en pleine mutation. Basée entièrement sur des témoignages réels et écrite en collaboration avec l'intelligence artificielle, elle dévoile sans concession les transformations du commerce français : compression du temps, perte du relationnel, mais aussi remarquable capacité d'adaptation de ceux qui font vivre cette économie de proximité essentielle à notre quotidien.
[COMMANDER](https://je-bosse-en-grande-distribution.sellfy.store/p/metiers-de-lombre/)
## Un métier qui évolue, une pression qui monte
Quand on lui demande ce qui a changé depuis ses débuts, David est clair : « Aujourd’hui, on est plus dans l’analyse qu’on ne l’était il y a encore 15 ans. Beaucoup plus d’analyse chiffre, produit, il faut être plus préparé dans les rendez-vous. » **La relation commerciale n’est plus uniquement basée sur l’échange en magasin : elle repose sur des données, des plans d’assortiment, des analyses précises**. Et surtout, sur une capacité d’adaptation continue : « Il faut s’adapter encore plus qu’avant, parce qu’on a de plus en plus de chefs de rayon avec des équipes incomplètes. »
**Cette réalité a un impact direct sur la relation fournisseur-magasin.** « Très clairement, on ne fait plus le job dans de bonnes conditions. Les chefs de rayon sont tendus, parce qu’ils n’ont pas le personnel. Soit c’est un choix économique, soit c’est subi. Mais dans les deux cas, on en subit les conséquences. » Résultat : des rendez-vous raccourcis, annulés, bâclés. « J’ai déjà eu des cas où la direction appelle le chef de rayon en pleine réunion pour lui dire de retourner en magasin. Tu serres la main, tu dis au revoir, et c’est fini. »
**Cette contrainte de temps limite les échanges à l’essentiel** : « Il y a plein de fois où je ne peux pas lui transmettre les infos importantes sur son marché, parce qu’il ne m’écoute plus ou parce qu’on n’a pas le temps. » Et pourtant, le commerce repose aussi sur ces moments-là : « Sur une rentrée des classes, parfois le chef de rayon me dit : ‘David, je te fais confiance’. Heureusement que j’ai cette relation avec certains. »
## Le commerce à l’épreuve du chiffre, du temps et des jeunes générations
**Au-delà de la pression organisationnelle, David observe aussi une évolution dans les profils des chefs de rayon** : « Aujourd’hui, il faut qu’ils sachent tout faire. Un chef de rayon bazar va passer du jardin à la puériculture, du blanc à la rentrée scolaire… sans forcément être formé. » La diversité de l’offre et le rythme des saisons obligent à une agilité de tous les instants. « Et comme ils n’ont pas forcément le temps d’être formés, ils peuvent vite être dépassés. »
**Il pointe aussi un changement générationnel** : « Le chef de rayon qui faisait 70 ou 80 heures, qui passait sa vie en magasin, ça n’existera plus. Et c’est très bien comme ça. » Mais il insiste sur l’importance de l’organisation personnelle : « Un jeune sans expérience va vite être pris dans l’urgence et oublier ses impératifs. Il faut timer ses journées. »
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### Ex-U et Auchan, Serge Papin nommé ministre délégué chargé des PME
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/13/ex-u-et-auchan-serge-papin-nomme-ministre-delegue-charge-des-pme/
Last updated: 2025-10-13T05:52:50.000Z
**Paris, le 13 octobre 2025** \- Le gouvernement a officialisé ce lundi la nomination de Serge Papin au poste de ministre délégué chargé des Petites et Moyennes Entreprises. Cette nomination marque l'arrivée d'une personnalité emblématique du monde entrepreneurial français au sein de l'exécutif.
## Un parcours entrepreneurial remarquable
Âgé de 67 ans, Serge Papin s'est illustré pendant près de deux décennies à la tête de Système U, qu'il a dirigé de 2006 à 2022\. Sous sa direction, la coopérative de commerçants indépendants est devenue un acteur majeur de la grande distribution française, reconnue pour son modèle économique original et sa proximité avec les territoires.
Diplômé de l'ESSEC, l'ancien patron de Système U s'est forgé une réputation de défenseur du commerce de proximité et de l'entrepreneuriat coopératif. Son engagement en faveur d'une économie plus solidaire et territoriale lui a valu une reconnaissance qui dépasse largement le secteur de la distribution.
Récemment, il a préfacé le livre [Le Commerce de Demain : le pouvoir du local](https://amzn.to/4gYKsJ8).
LE LIVRE
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****Le commerce de demain : le pouvoir du local**
Comment les points de vente physiques peuvent-ils rester compétitifs face à la concurrence d’Internet ? Quelles sont les nouvelles habitudes de consommation et les besoins des clients ?
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## Une mission au service des PME
Dans ses nouvelles fonctions, Serge Papin aura pour mission de porter la voix des petites et moyennes entreprises, qui représentent 99% du tissu économique français et emploient près de la moitié des salariés du secteur privé.
Parmi les chantiers prioritaires qui l'attendent figurent la simplification administrative, l'accès au financement, la transmission d'entreprise et l'accompagnement de la transition écologique des PME.
## Des réactions contrastées
Cette nomination a suscité des réactions variées dans le monde économique. Les organisations patronales saluent l'arrivée d'un entrepreneur de terrain, tandis que certains observateurs s'interrogent sur sa capacité à concilier les intérêts parfois divergents entre très petites entreprises et entreprises de taille intermédiaire.
### La réaction de Michel-Édouard Leclerc
Michel-Édouard Leclerc, président du groupement E.Leclerc, a réagi à cette nomination sur les réseaux sociaux :
"Bienvenue au nouveau ministre du Commerce et des PME, Serge Papin ! Au moins, notre collègue et ancien concurrent connaît bien le fonctionnement et les attentes des entreprises pour avoir précédemment présidé le groupement Système U et tenté d'améliorer les rapports producteurs - distributeurs lors des débats sur la loi Egalim. Alors que nous vivons un épisode chaotique de la vie politique française, je lui souhaite sincèrement bonne chance. Nous serons à ses côtés pour soutenir toute initiative qui renouera avec la croissance de notre économie et le pouvoir d'achat des Français."
Cette prise de position du dirigeant du principal concurrent de Système U témoigne d'une forme de solidarité professionnelle entre acteurs de la grande distribution, au-delà des rivalités commerciales.
> Bienvenue au nouveau ministre du Commerce et des PME, [@SergePapin](https://twitter.com/SergePapin?ref%5Fsrc=twsrc%5Etfw) !
>
> Au moins, notre collègue et ancien concurrent connait bien le fonctionnement et les attentes des entreprises pour avoir précédemment présidé le groupement Système U et tenté d'améliorer les rapports producteurs… [pic.twitter.com/yLDGDIfH5O](https://t.co/yLDGDIfH5O)
>
> — Michel-Edouard Leclerc (@Leclerc\_MEL) [October 12, 2025](https://twitter.com/Leclerc%5FMEL/status/1977482766666117605?ref%5Fsrc=twsrc%5Etfw)
### Le soutien de Dominique Schelcher
Dominique Schelcher, président de Système U et successeur de Serge Papin à la tête de la coopérative, a également salué cette nomination :
"J'adresse mes félicitations à Serge Papin pour sa nomination au Ministère des PME, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat. En cette période d'instabilité, sa connaissance du secteur lui permettra d'entrer au plus vite dans les dossiers urgents qui l'attendent."
Ces réactions convergentes du monde de la distribution soulignent la reconnaissance dont bénéficie Serge Papin dans son secteur d'origine et les attentes placées en lui pour défendre les intérêts des commerçants et des PME.
Serge Papin devrait prendre officiellement ses fonctions dans les prochains jours et présenter sa feuille de route lors d'une conférence de presse au ministère de l'Économie.
> J’adresse mes félicitations à [@SergePapin](https://twitter.com/SergePapin?ref%5Fsrc=twsrc%5Etfw) pour sa nomination au Ministère des PME, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat. En cette période d’instabilité, sa connaissance du secteur lui permettra d’entrer au plus vite dans les dossiers urgents qui…
>
> — Dominique Schelcher (@schelcher) [October 12, 2025](https://twitter.com/schelcher/status/1977465683866013985?ref%5Fsrc=twsrc%5Etfw)
### De la pression au partenariat : réalités du commerce en magasin en 2025
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/10/de-la-pression-au-partenariat-realites-du-commerce-en-magasin-en-2025/
Last updated: 2025-10-10T07:15:20.000Z
Dans ce [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), **Michael**, directeur régional pour une ETI agroalimentaire, partage avec franchise sa vision du terrain. Il revient sur l’**évolution de la relation entre fournisseurs et distributeurs**, les défis humains du commerce en point de vente, et le rôle déterminant du management pour faire avancer collectivement la grande distribution.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)

#### Métiers de l'ombre, fiction documentaire au coeur du terrain
Cette fiction documentaire suit six professionnels de la grande distribution française pour révéler un secteur en pleine mutation. Basée entièrement sur des témoignages réels et écrite en collaboration avec l'intelligence artificielle, elle dévoile sans concession les transformations du commerce français : compression du temps, perte du relationnel, mais aussi remarquable capacité d'adaptation de ceux qui font vivre cette économie de proximité essentielle à notre quotidien.
[COMMANDER](https://je-bosse-en-grande-distribution.sellfy.store/p/metiers-de-lombre/)
## Une relation distributeur-fournisseur sous tension : entre aide, pression et limites
Avec une expérience à la fois dans des groupes comme Procter & Gamble et dans une ETI française, Michael dresse un constat partagé par beaucoup de commerciaux terrain : « Le métier a beaucoup évolué. Aujourd’hui, on demande beaucoup plus d’opérationnel aux fournisseurs. » Et cette demande ne vient pas de nulle part : « Il y a une grosse problématique de temps en magasin. Les managers passent leur temps à éteindre des feux, à couvrir des absences, à gérer les urgences. »
Cette réalité transforme profondément la relation entre enseignes et industriels. « Des magasins veulent que tu sois là toutes les semaines, que tu montes leurs opés, que tu gères leurs rayons. Parfois, on te demande même de remplacer des salariés absents. »
Michael comprend cette attente : « On ne peut pas leur jeter la pierre. Ils ont besoin d’aide, ils n’ont pas le personnel. » Mais il alerte aussi sur un glissement : « Il faut trouver un juste milieu entre rendre service et devenir un salarié déguisé de l’enseigne. »
Certains magasins vont trop loin : « Il y en a qui exigent qu’on vienne remplir des marques qui ne sont pas les nôtres, et qui ne donnent aucune contrepartie commerciale. Pour moi, ce n’est pas ça le métier. » Résultat : le partenariat peut devenir déséquilibré, voire fragile. « Il suffit de dire non, même de façon justifiée, pour que la relation se tende. »
Le rôle du manager d’équipe est alors central : « Je n’ai aucun problème à ce que mes équipes filent un coup de main, remplissent nos marques, montrent qu’ils s’investissent. Mais il ne faut pas franchir certaines lignes. Il faut rester sur un vrai gagnant-gagnant. »
Face à ces sollicitations constantes, il faut savoir poser des priorités. « Si tu demandes à ton équipe de suivre six ou sept KPI en même temps, avec en plus la pression des magasins, ils vont exploser. C’est normal. »
## Réhabiliter l’humain, redonner du sens, former mieux
Au fil de l’échange, Michael revient à l’essentiel : l’humain. « Le métier de commercial demain, il restera basé sur la relation. Tu ne peux pas être bon si tu n’aimes pas les autres, si tu n’as pas envie de faire grandir le business ensemble. »
Mais pour que cette relation tienne, il faut du temps, de la connaissance et de la formation. « Aujourd’hui, il y a de moins en moins de rendez-vous au calme. Tout se fait entre deux palettes. C’est moins qualitatif. On a besoin de temps pour expliquer les tendances, parler chiffres, construire. »
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### La salade 4ème gamme, vraie machine à casse
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/09/la-salade-4eme-gamme-vraie-machine-a-casse/
Last updated: 2025-10-10T07:31:59.000Z
C'est un succès commercial indéniable mais fragile. La salade de 4ème gamme incarne un paradoxe commercial fascinant. Produit hybride entre le brut et le transformé, **elle a conquis 70% des consommateurs et vu ses volumes multipliés par cinq en trente ans**. Cette réussite repose sur une promesse simple : la praticité sans compromis sur la fraîcheur. Pourtant, derrière les sachets bien alignés en rayon se cache une réalité économique explosive qui menace l'ensemble de la filière.
## **Une équation économique devenue intenable**
Les producteurs tirent la sonnette d'alarme : l'explosion des charges énergétiques, le coût croissant de la main-d'œuvre et les aléas climatiques rendent leur activité déficitaire. La demande de revalorisation des prix à la production n'est plus une option mais une nécessité vitale. Le problème ? Cette hausse se heurte à une mécanique de marché particulièrement complexe.
C'est là que le terme « machine à casse » prend tout son sens. La 4ème gamme évolue dans un tunnel étroit, coincée entre deux logiques contradictoires :
- d'un côté, le consommateur accepte relativement bien les variations de prix du produit « service » qu'il achète pour son confort.
- de l'autre, il reste sensible à l'écart de prix avec la salade standard, dont l'élasticité est forte (au moins 1:1).
Augmenter la salade 4ème gamme sans que le prix de la salade traditionnelle ne suive créerait mécaniquement un report de consommation. Le consommateur ne compare pas le nouveau prix au précédent, il compare le prix du sachet prêt à l'emploi à celui de la salade qu'il devra laver lui-même. Et là, le différentiel peut devenir insupportable.
## En magasin : la gestion impossible
### **Un cauchemar opérationnel quotidien**
**Sur le terrain, la réalité de la 4ème gamme est sans appel**. « J'ai géré la 4ème gamme pendant 4 ans, c'est une plaie », confie un ancien chef de rayon. « Les ventes fluctuent toute l'année, il y a pléthore de références, les promos événementielles... Avec de la prudence et l'habitude, j'arrivais à sortir entre 6 et 10% de casse en moyenne selon la saison. » Une performance déjà remarquable mais qui n'a pas suffi : face à la pression constante, ce responsable a fini par quitter la grande distribution.
Le témoignage n'est pas isolé. « Chez nous, c'est un fléau », déplore un employé de rayon. « On les jette par carton parce que ça ne passe plus en rayon, ça repart en réserve, puis on oublie de repasser le stock. Quand on ouvre la chambre froide, les dates sont dépassées. Résultat : 4 colis jetés à la poubelle cette semaine », raconte ici un chef de rayon.
La difficulté majeure ? Les dates de péremption ultra-courtes combinées à un assortiment pléthorique. « Les dates sont tellement courtes que même en réduisant l'[assortiment](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/08/17/en-magasin-lheure-est-a-loptimisation-des-assortiments-pour-gagner-en-productivite/), c'est compliqué », explique une responsable rayon. « Le week-end, nous faisons une repasse l'après-midi comme le matin, on ne charge qu'avec une seule date dans la mesure du possible. »
### **Rupture ou casse : choisir son camp**
Face à cette équation impossible, les professionnels ont développé une stratégie radicale : **jouer la rupture**. « Viser la rupture, pas trop charger et surtout pas trop de DLC différentes, sinon les clients prennent toujours la plus longue », résume un chef de rayon expérimenté.
Cette approche fait consensus : « Commander à la rupture en surveillant ses stocks », « flux très, très tendu », « réduire les stocks au maximum »... Les témoignages convergent tous vers la même solution : mieux vaut un linéaire clairsemé que des cartons entiers à la poubelle.
Certains responsables ont même réussi à maîtriser la bête. « Je passe la 4ème gamme tous les matins et fais la commande en suivant. Je commande en fonction des dates sur les sachets car le client cherche toujours la date la plus longue. Mon chiffre d'affaires est en constante progression et la casse est nickel », témoigne fièrement un manager. Sa recette ? « Les 3/4 de mon rayon, c'est de la MDD en facing et j'ai une nationale sur chaque référence. »
### **Le casse-tête de l'assortiment**
L'excès de références revient comme une obsession dans les témoignages reçus de la part de [professionnel du rayon fruits et légumes](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/fruits-et-legumes/). « Faudrait que le national réduise le nombre de références et demander aux industriels de réduire les conditionnements », plaide une employée, rejointe par plusieurs collègues.
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### Comment Charlie's Market bouscule les codes de la distribution alimentaire avec l'antigaspi
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/09/comment-charlies-market-bouscule-les-codes-de-la-distribution-alimentaire-avec-lantigaspi/
Last updated: 2025-10-09T07:22:13.000Z
Dans un contexte où l'inflation grève le budget des ménages et où le [gaspillage alimentaire](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/06/mieux-gerer-les-stocks-et-limiter-le-gaspillage-les-solutions-venues-du-terrain/) interroge nos consciences, une enseigne parisienne fait figure de pionnière. **Charlie's Market**, fondée par Jean-Charles Pothron, propose une solution aussi simple qu'efficace : **sauver des produits alimentaires parfaitement consommables de la poubelle**, tout en permettant aux consommateurs de réaliser de substantielles économies. Avec l'ouverture récente de son septième magasin avenue de Saint-Ouen dans le 18ᵉ arrondissement de Paris, l'enseigne franchit une nouvelle étape de son développement et s'impose progressivement comme un acteur incontournable de la consommation responsable en Île-de-France.
## Une philosophie née d'un constat accablant
**L'histoire de Charlie's Market commence avec une prise de conscience**. Jean-Charles Pothron, son fondateur, a voulu agir face à un paradoxe insoutenable : chaque année en France, près de 10 millions de tonnes de nourriture encore consommable finissent à la poubelle, tandis que de nombreux foyers peinent à boucler leurs fins de mois. Son concept est d'une logique imparable : **récupérer les produits alimentaires refusés par la grande distribution ou dont les dates de consommation approchent**, et les proposer à des prix cassés, entre 30 et 50 % moins chers que dans les circuits traditionnels.
Mais attention, pas question de brader de la marchandise avariée. **Les produits vendus chez Charlie's Market sont parfaitement consommables**, simplement jugés « imparfaits » par les standards rigoureux de la grande distribution. Un emballage légèrement cabossé, une date de durabilité minimale (DDM) proche, un format inhabituel ou un surplus de production : autant de raisons qui condamnent ces produits à l'écart des rayons classiques, mais qui n'altèrent en rien leur qualité nutritionnelle ou gustative.
**L'enseigne fonctionne ainsi comme un pont entre les industriels et distributeurs qui cherchent à écouler ces stocks**, et les consommateurs en quête de pouvoir d'achat. Une équation gagnante pour toutes les parties : les fournisseurs limitent leurs pertes, l'environnement est préservé, et les clients font des économies substantielles sans compromettre la qualité de leur alimentation.

## Une expansion stratégique dans toute l'Île-de-France
L'aventure Charlie's Market a débuté modestement dans le 20ᵉ arrondissement de Paris, où les premiers magasins ont rapidement conquis une clientèle fidèle, séduite par cette approche à la fois économique et écologique. Fort de ce succès initial, le réseau s'est progressivement étendu, d'abord en proche banlieue avec des ouvertures à Asnières-sur-Seine, Antony et Saint-Ouen, puis en grande couronne.
L'implantation de Sainte-Geneviève-des-Bois marque un tournant dans le développement de l'enseigne. Avec ses 600 m² de surface de vente, ce magasin est devenu le plus grand du réseau, témoignant de l'ambition croissante de Charlie's Market et de l'appétit du public pour ce type de commerce. Les rayons y regorgent de trouvailles : des pâtes de marques connues à -40 %, des yaourts dont la date optimale de consommation est dans quelques jours à moitié prix, des conserves avec des étiquettes légèrement déchirées, ou encore des biscuits issus de fins de série.

L'ouverture du septième point de vente avenue de Saint-Ouen, dans le 18ᵉ arrondissement parisien, constitue une nouvelle étape symbolique. Ce quartier populaire et dynamique, en pleine mutation, était une cible naturelle pour l'enseigne. Les habitants du nord de Paris peuvent désormais profiter eux aussi de cette alternative économique et responsable, sans avoir à traverser toute la capitale. Cette implantation témoigne de la volonté de Charlie's Market de mieux mailler le territoire francilien et de rendre l'antigaspi accessible au plus grand nombre.




Chaque nouveau magasin contribue à ancrer l'enseigne dans le paysage commercial [local](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/25/drive-to-store-le-local-devient-le-nouveau-terrain-de-jeu-strategique-des-enseignes/). Les clients y développent leurs rituels, leurs astuces de chasseurs de bonnes affaires, et n'hésitent pas à partager leurs trouvailles sur les réseaux sociaux. Car chez Charlie's Market, chaque visite réserve son lot de surprises : l'assortiment varie en fonction des arrivages et des opportunités de déstockage, créant ainsi une forme d'excitation comparable à celle d'une chasse au trésor.
## Un modèle qui répond aux défis de notre époque
Au-delà de l'aspect purement économique, **Charlie's Market incarne une nouvelle façon de consommer, plus consciente et plus vertueuse**. Dans un contexte où l'inflation alimentaire pèse lourdement sur le budget des ménages français, l'enseigne apporte une bouffée d'oxygène bienvenue. Les témoignages de clients satisfaits affluent : « Je fais mes courses pour la semaine avec 40 euros au lieu de 70 », confie Marie, habitante du 20ᵉ. « Et je mange exactement la même chose qu'avant ! », ajoute-t-elle.
Mais l'impact de Charlie's Market dépasse la simple question du pouvoir d'achat. En détournant des tonnes de produits de la destruction, l'enseigne participe activement à la réduction du gaspillage alimentaire, un enjeu environnemental majeur. Chaque produit sauvé, c'est autant de ressources naturelles, d'énergie et de travail humain préservés. C'est aussi une réduction de l'empreinte carbone liée à la production et à la destruction de denrées alimentaires.
Cette [dimension écologique](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/17/les-nouvelles-dynamiques-de-la-consommation-en-france-2/) résonne particulièrement auprès d'une clientèle de plus en plus sensibilisée aux questions environnementales. Faire ses courses chez Charlie's Market devient ainsi un acte militant doux, une façon de voter avec son porte-monnaie pour un modèle de distribution plus vertueux. « Je me sens utile en venant ici », témoigne Thomas, jeune actif du 18ᵉ. « Je fais des économies tout en ayant l'impression de contribuer à quelque chose de positif. »
L'enseigne attire une clientèle diverse : étudiants au budget serré, familles nombreuses cherchant à optimiser leurs dépenses, seniors soucieux de leur pouvoir d'achat, mais aussi consommateurs engagés prêts à modifier leurs habitudes pour un impact environnemental moindre. Cette mixité sociale crée une atmosphère particulière dans les magasins, où se côtoient des publics qui ne se rencontrent pas toujours dans les enseignes traditionnelles.

## Un avenir prometteur pour la consommation responsable
Avec sept magasins en activité et une notoriété grandissante, Charlie's Market semble promis à un bel avenir. L'enseigne bénéficie d'un contexte favorable : la prise de conscience écologique s'accélère, le pouvoir d'achat reste une préoccupation centrale pour de nombreux Français, et le modèle de l'antigaspi alimentaire gagne en légitimité.
**Les perspectives de développement sont nombreuses**. D'autres villes d'Île-de-France pourraient bientôt accueillir leur Charlie's Market, et pourquoi pas, à terme, une expansion vers d'autres régions françaises. Le concept a fait ses preuves, le modèle économique fonctionne, et la demande ne cesse de croître.
Plus qu'une simple enseigne de distribution, Charlie's Market incarne un changement de paradigme dans notre rapport à la consommation. En démontrant qu'il est possible de concilier accessibilité économique et responsabilité environnementale, Jean-Charles Pothron et son équipe prouvent que le commerce peut être à la fois rentable et vertueux. Dans un paysage commercial souvent critiqué pour son impact écologique et social, Charlie's Market fait figure d'alternative crédible et inspirante.
L'antigaspi alimentaire n'est plus une niche militante réservée aux convaincus : avec des enseignes comme Charlie's Market, il entre progressivement dans les habitudes du grand public. Et si la révolution de nos pratiques de consommation passait simplement par ces petits gestes du quotidien ? Une course après l'autre, un produit sauvé après l'autre, c'est peut-être ainsi que se dessine un modèle de distribution plus durable et plus juste. Charlie's Market, en tout cas, y travaille avec succès.
### Le parcours jusqu'au bout : Devenir adhérent Mousquetaires, entre évaluation, patience et alignement
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/06/le-parcours-jusquau-bout-devenir-adherent-mousquetaires-entre-evaluation-patience-et-alignement/
Last updated: 2025-10-06T06:00:36.000Z
Un an après avoir entamé sa reconversion pour devenir adhérent chez Intermarché/Netto, [David Ecomard, dans la série build-in-public, nous ouvre les portes de la dernière ligne droite](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/14/devenir-adherent-intermarche-immersion-dans-les-premiers-mois-de-formation-avec-david/). Entre évaluations finales, immersion terrain et remises en question, il partage sans filtre cette phase cruciale de son projet. Un témoignage précieux, capté à chaud dans un moment charnière.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## La montée en pression : études de cas et affectabilité
« C'est vraiment une phase d'accélération », confie David en évoquant ces dernières semaines intenses. Le rythme s'emballe avec des évaluations concrètes comme le fameux bilan de gestion commerciale. L'exercice ? Une étude de cas opérationnelle en conditions réelles.
> « Tu choisis un rayon, tu décortiques tout : détention stock, ruptures, balisage, organisation des équipes… Et là, tu dois proposer un plan d'action comme si c'était déjà ton magasin. »
Cette confrontation directe avec le terrain pousse à l'excellence. Pas de place pour l'à-peu-près. « Tu creuses jusqu'à la cause racine. Demain, quand un adhérent te demandera pourquoi ton rayon fonctionne comme ça, il faudra avoir la réponse. »
Puis arrive le grand oral, moment solennel qui clôture des mois d'apprentissage. « On te remet l'étude de marché, les bilans financiers, les comptes d'exploitation, les plannings d'équipe… À toi de tout analyser à 360° et de présenter un plan chiffré qui tient la route. »
L'exigence est totale : capacité d'investissement, impact RH, cohérence stratégique. « Ce n'est pas le moment de faire le malin. Ça fait six mois que tu bosses pour arriver là. »
Mais le parcours ne s'arrête pas là. L'ultime étape ? L'affectabilité, qui détermine l'autorisation de racheter ou créer un point de vente. « Tu te retrouves face aux adhérents de ta région et aux représentants de l'Union des Mousquetaires. Ils veulent savoir si tu seras un collègue fiable, quelqu'un à qui confier un magasin en toute sérénité. »
L'enjeu dépasse l'individuel : « L'interdépendance, ce n'est pas un concept creux. Si demain tu ne payes pas tes bases, c'est tout le collectif qui en pâtit. » Cette validation unanime ouvre enfin les portes de la recherche active.
## La chasse au projet : réseau, lucidité et alignement
Déclaré « affectable », formation bouclée, David entre dans une nouvelle phase : « On te dit maintenant tu te débrouilles. » Un dernier stage l'immerge dans les réalités d'une création récente : « Tu observes l'écart entre les espoirs et la réalité. Le chiffre qui ne monte pas aussi vite que prévu, la masse salariale à ajuster, l'art de piloter dans l'incertitude. »
Cette expérience confirme son choix : malgré les risques, il veut ouvrir en création. « C'est plus long, plus compliqué, mais c'est vraiment ce qui m'anime. Ce stage m'a conforté. »
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### Le Slow Marketing Local : Un pilier du futur marketing en grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/02/le-slow-marketing-un-pilier-du-futur-marketing-local-en-grande-distribution/
Last updated: 2025-10-02T07:04:11.000Z
WEBINAR
[](https://luma.com/3r2oqepi)
Dans ce webinar, nous analyserons l’évolution du marché depuis la fin du dispositif Oui Pub et partagerons les ****tendances 2026** qui façonnent dès aujourd’hui la nouvelle ère de la communication locale.
[S'INSCRIRE ](https://luma.com/3r2oqepi)
[IA](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/intelligence-artificielle/). Culture du scrolling. Création de contenus à outrance. Faut l'avouer, depuis le début de l'année, 2025, il faut avoir les reins solides quand on gère la communication d'un point de vente. Pas un mois ne passe sans qu'une nouvelle tendance apparaît, un nouvel outil émerge, de nouvelles pratiques inspirent. Clairement, les pratiques marketing ont évolué, au point qu'il devient difficile de se faire une place dans les fils d'actualité.
Face à ces accélérations, le **marketing de demain** ouvre une nouvelle dynamique : le **Slow Marketing**. Cette façon de voir le marketing s'impose comme une réponse essentielle aux attentes des consommateurs en quête de sens, de lien et de proximité.
Pour la grande distribution, cette façon d’aborder cette dynamique est un levier stratégique clé pour réhumaniser la relation client, réinventer le rôle des enseignes à l’échelle locale et réinventer le rôle des enseignes à l’échelle locale.
## **Le Slow marketing : une réponse aux dynamiques locales**
Dans un monde devenu trop fragmenté, saturé de messages qui inondent le web et captent nos attentions, les consommateurs aspirent à des expériences plus authentiques, incarnées et utiles. **Le Slow marketing n’est en soi pas une régression ou un ralentissement technique**, c’est une reconnexion aux fondamentaux humains du marketing à savoir l’écoute, la confiance, la communauté.
L'idée c'est de sortir du cercle infernal du diktat des plateformes sociales et de revenir sur plusieurs principes forts qui font l'**ADN de la communication locale des points de vente**, à savoir :
- **L'ancrage territorial** : chaque magasin devient une plateforme locale d’interactions sociales. Le magasin est au centre d'un écosystème une forme de hub de services, dont celui d'acheter des biens de consommations ;
- **L'échelle humaine** : les actions marketing sont mesurables à l’échelle d’un quartier, d’une ville, d'une zone de chalandise déterminé. Un magasin ne se déplace pas, son environnement est figé, d'où l'intérêt de créer des liens avec les habitants ;
- **La participation active** : les clients ne sont plus des cibles mais des **acteurs co-créateurs** du contenu, des valeurs et même de l’offre. Ils partagent [leur avis sur une page Google](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/02/25/9-idees-ameliorer-experience-client-grande-distribution/), assiste à une soirée privée de Foire aux Vins, interagissent avec des contenus postés par des entreprises locales ;
Le Slow Marketing est une nécessité. **C'est faire moins, mais mieux, et plus utile, plus intelligemment.** Il ne s’oppose pas à la performance, mais il invite à redéfinir la communication autour de critères plus durables, plus humains, plus locaux. En d'autres termes, la visibilité de demain ne se joue plus uniquement via l’algorithme d’une plateforme (qui décide si oui ou non un contenus sera visibile), mais dans la profondeur du lien tissé avec une communauté. Engagement first.
En ce sens, la visibilité de demain s'acquiert à plusieurs niveaux :
- **Des contenus plus utiles** : centrés sur les besoins réels des clients, ancrés dans leur quotidien, leur territoire, leurs préoccupations concrètes. Il ne s’agit plus de publier pour exister, mais de publier pour servir. Tout comme il ne s'agit plus de courir après des likes en suivant une trend qui ne souscrit pas aux valeurs de l'enseigne ;
- **Des contenus plus intemporels** : c'est-à-dire des contenus – photos, vidéos – qui résistent à l’obsolescence programmée du scroll. Des formats narratifs, pédagogiques, communautaires ou inspirants, qui construisent une relation dans la durée plutôt qu’un simple pic de visibilité. Le Slow Marketing est là pour raconter des histoires ;
- **Des contenus publicitaires plus personnalisés et plus respectueux** : pensés non pas pour capter l’attention à tout prix, mais pour établir un dialogue pertinent avec une audience connue, locale, fidèle. La personnalisation devient une marque de considération, pas une intrusion. Mieux vaut faire 10 000 vues sur une vidéo qui génère une rétention de 85%, que faire 100 000 vues sur une vidéo qui sera vu par 95% de non-followers.
## Le contenu : l'accélérateur d'intention d'achat pour les magasins
**L’audience est le nouvel or noir du commerce.** Une communauté engagée est à un avantage concurrentiel important : elle crée un effet de réseau et devient une valeur patrimonial. Un client engagé > dix clients occasionnels.
Le contenu n’est pas seulement là pour “faire joli” ou animer une page Facebook. Il influence directement le passage à l’acte d’achat en préparant, inspirant et sécurisant la décision.
- **Il crée de la confiance** : un magasin qui donne des conseils, partage des avis ou met en avant son expertise rassure le client. Plus de confiance = moins de freins à l’achat.
- **Il stimule le désir** : une mise en scène inspirante (recettes, idées déco, looks, témoignages clients) transforme un produit en solution concrète et enviable.
- **Il réduit l’incertitude** : le contenu éducatif ou comparatif guide le client dans son choix et accélère la décision.
- **Il maintient le top of mind** : newsletter, posts ou stories assurent une présence régulière dans l’esprit du consommateur, jusqu’au moment où le besoin se déclenche.
Partager le catalogue ne suffit pas. **Ce qui engage, ce sont les conseils utiles, les tendances et les histoires locales.** Le client devient alors acteur : il commente, partage, co-crée.
En clair : le contenu nourrit l’audience, et l’audience fait croître le commerce.
## Des leviers concrets pour la grande distribution
Dans le cadre local, la grande distribution dispose de nombreux atouts pour activer cette nouvelle dynamique marketing
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### La filière française des fruits et légumes face aux défis de l'avenir
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/10/02/la-filiere-francaise-des-fruits-et-legumes-face-aux-defis-de-lavenir/
Last updated: 2025-10-02T05:17:01.000Z
**La France, avec ses plus de 80 espèces et 2000 variétés de fruits et légumes, dispose d'un patrimoine agricole d'une richesse exceptionnelle**. Pourtant, cette diversité ne suffit plus à masquer les fragilités croissantes d'une filière en pleine mutation. Entre 2000 et 2020, l'Hexagone a vu se dégrader significativement son taux d'approvisionnement et sa balance commerciale dans ce secteur stratégique, poussant le gouvernement à lancer en mars 2023 un plan de souveraineté ambitieux visant à augmenter l'autosuffisance de 5 points d'ici 2030 et de 10 points d'ici 2035.
Une [étude](https://agriculture.gouv.fr/quels-futurs-pour-les-filieres-fruits-et-legumes-francaises-dici-2040) du ministère de l'agriculture présente u bilan des filières fruits et légumes françaises puis présente quatre scénarios d’évolutions possibles d'ici 2040
## Une filière en pleine restructuration
**La filière française des fruits et légumes se caractérise aujourd'hui par un mouvement de concentration marqué.** En 2020, la France métropolitaine comptait 43 720 exploitations cultivant des fruits et légumes, témoignant d'une évolution contrastée : tandis que le nombre d'exploitations fruitières a diminué de 11% entre 2010 et 2020, celui des légumières a progressé de 9%. Cette réorganisation s'accompagne d'une croissance des surfaces totales de 14% sur la même période, principalement portée par les légumes.
Cette concentration n'est pas sans conséquences sur les modes de production. Les surfaces en agriculture biologique, qui représentent désormais 28% des surfaces de fruits et légumes, voient leur croissance s'essouffler ces dernières années. Parallèlement, de nouveaux labels privés émergent, comme "Vergers écoresponsables" ou "Zéro Résidu de Pesticides", traduisant une recherche d'adaptation aux attentes des consommateurs, même si leur reconnaissance marchande reste un défi, particulièrement en période d'inflation.
**L'organisation professionnelle de la filière s'appuie sur un réseau d'interprofessions spécialisées, avec INTERFEL pour le frais et l'ANIFELT pour le transformé.** Les Organisations de Producteurs et leurs associations, soutenues par les Programmes Opérationnels européens, jouent un rôle croissant dans la structuration du marché. En 2023, 173 des 220 OP/AOP françaises bénéficiaient de ces financements européens, illustrant la vitalité de cette organisation collective.
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### La stratégie de Lidl pour redevenir... Lidl
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/30/la-strategie-de-lidl-pour-redevenir-lidl/
Last updated: 2025-09-30T09:30:35.000Z
Deux destins opposés dans la grande distribution.
Tandis qu'[Auchan réduit la taille de certains magasins](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/19/la-nouvelle-bataille-des-m2-hypermarche/), en vend d'autres et prévoit 2400 suppressions d'emplois (son plan social a néanmoins été invalidé par la justice), [Lidl rachète 19 magasins de son concurrent](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/22/voici-les-19-magasins-auchan-repris-par-lidl/), multiplie les campagnes de communication et annonce de nouvelles ouvertures.
Deux enseignes. Deux trajectoires diamétralement opposées.
La grande distribution française traverse une crise profonde. Son modèle historique, celui des hypermarchés et supermarchés traditionnels, se heurte à la concurrence d'Internet, du [drive](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/14/comment-dynamiser-un-drive-avec-une-strategie-marketing-digitale-locale/), du hard-discount et des magasins de proximité. Dans ce contexte, Lidl pourrait sembler épargné. Pourtant, l'enseigne allemande sort tout juste d'une période noire qui a failli lui coûter son identité.
## **Le prix d'une identité diluée**
Entre 2022 et 2025, Lidl a perdu près de 400 000 clients. Son chiffre d'affaires a reculé de 1% en 2024, pour une perte nette de 9 millions d'euros après 72 millions l'année précédente. Pour la première fois depuis des années, l'enseigne n'a versé aucune participation à ses salariés.
Paradoxalement, la période d'hyperinflation n'a pas profité au champion historique des prix bas. Les consommateurs français, sous pression budgétaire maximale, se sont massivement tournés vers les premiers prix des concurrents, notamment chez E.Leclerc. Le problème n'était pas tant le positionnement réel de Lidl que son image perçue : l'enseigne avait perdu sa réputation de moins cher du marché.
## **Une montée en gamme mal calibrée**
Sous l'impulsion de Michel Biero, figure emblématique de l'enseigne pendant plus de vingt ans, **Lidl** avait opéré une transformation profonde. Introduction de marques nationales dans un modèle historiquement basé sur les marques propres, création d'une gamme bio, engagement pour une meilleure rémunération des agriculteurs, diversification vers le non-alimentaire.
Des choix louables qui ont modernisé l'image de marque et développé l'offre jusqu'à 2800 références. Mais cette stratégie comportait un vice caché : **elle a dilué ce qui faisait la force de Lidl aux yeux des consommateurs**. L'écart de prix avec les concurrents n'était plus assez marqué. Le message n'était plus clair.
Le non-alimentaire, notamment, est devenu un boulet. L'enseigne s'est retrouvée avec 1,5 milliard d'euros de stocks, occasionnant des dizaines de millions d'euros de coûts logistiques supplémentaires par an. La part du non-alimentaire dans le chiffre d'affaires est passée au-dessus de 10% avant de s'effondrer en dessous lors de la crise.
## **Le virage du réalisme : une équipe, une stratégie**
En janvier 2024, Michel Biero quitte le groupe. Il est remplacé par John Paul Scally, un Irlandais de 43 ans au profil radicalement différent. Ingénieur de formation, John Paul Scally avait passé neuf ans à la tête de Lidl Irlande, faisant passer l'enseigne de 7% à 14% de parts de marché avec 225 magasins.
Posé, pragmatique, Scally joue le collectif là où son prédécesseur incarnait seul l'image et la stratégie. Il réunit chaque lundi son comité exécutif et crée même un nouveau poste de directeur de la relation clients. Son diagnostic est sans appel : Lidl doit remettre les besoins du client au centre de sa stratégie.
## **Un plan de reconquête en trois axes**
**La stratégie de redressement repose sur une équation simple** : trouver des économies pour réinvestir massivement dans les prix.
**Premier axe : la réduction drastique des coûts.** En dix-huit mois, Lidl a liquidé ses stocks de non-alimentaire, passant de 1,5 milliard à 400 millions d'euros, générant 20 millions d'économies logistiques annuelles. L'enseigne a fermé des entrepôts externes en location et réduit son budget communication de plus de 10 millions d'euros. Au total, 102 millions d'euros ont été dégagés depuis le début de l'année 2025.
**Deuxième axe : le repositionnement prix agressif.** Ces 102 millions ont été intégralement réinvestis dans les baisses de prix. En février 2025, Lidl lance "Les P'tits Prix Oui" sur 300 produits positionnés au plus bas du marché. En septembre, la campagne "prix sacrés" instaure une baisse hebdomadaire sur un produit de première nécessité, à commencer par la baguette passée de 35 à 29 centimes.
L'enseigne se dote d'un outil de suivi quotidien des prix concurrents et peut désormais affirmer être 10,8% moins chère que les marques distributeurs de ses rivaux, et 4% moins chère sur les grandes marques. Un prix unique dans les 1 624 magasins, de Brest à Saint-Tropez, pour garantir la transparence.
**Troisième axe : l'expansion territoriale accélérée.** Lidl investit 575 millions d'euros en 2025 avec 50 ouvertures prévues, dont 20 créations pures. L'enseigne rachète 19 magasins Auchan et vise les grandes villes françaises où elle reste sous-représentée. Objectif : 2000 magasins contre 1624 aujourd'hui, dépassant enfin le niveau de 2011.
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### Bio en grande distribution : une cartographie des habitudes de consommation
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/30/la-france-des-produits-locaux-une-carte-des-affinites-regionales-2/
Last updated: 2025-11-18T15:09:21.000Z
NOUVEAU !
****Mieux connaître vos clients. Optimisez votre zone de chalandise.**
Grâce à des données exclusives modélisées quartier par quartier sur plus de 50 millions de Français, on vous aide à comprendre les consommateurs qui fréquentent votre magasin, comment ils consomment, et comment mieux les toucher.
[LANCEZ VOTRE AUDIT LOCAL MAINTENANT ](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/audit-data-geomarketing-local/)
L'analyse menée par Showhere – [avec qui nous proposons des audits géomarketing](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/audit-data-geomarketing-local/) – met en lumière les disparités départementales en matière de consommation bio régulière (au moins une fois par semaine). La cartographie révèle une France coupée en deux, avec des écarts surprenants qui bousculent certaines idées reçues.
## Une France du bio concentrée sur les littoraux et l'Ouest
**Les champions incontestés** se situent dans le Sud-Est et le Sud-Ouest (scores supérieurs à 40) : Var, Alpes-Maritimes, Vaucluse, Aude, Pyrénées-Orientales affichent les plus forts taux de consommation. On retrouve également des bastions dans l'Ouest, notamment en **Bretagne**, en Loire-Atlantique et au Pays Basque.
Cette géographie littorale du [bio](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/23/classement-des-enseignes-bio-un-secteur-francais-en-pleine-recomposition/) n'est pas un hasard. Elle reflète une convergence de facteurs :
**Dans le Sud-Est**, le profil sociodémographique joue à plein : populations urbaines éduquées, revenus confortables, forte sensibilité à la santé et au bien-être, influence du mode de vie méditerranéen valorisant les produits frais et locaux. Le tourisme haut de gamme a également contribué à structurer une offre bio premium.
**En Bretagne Sud et Pays de la Loire**, c'est une autre dynamique : tradition agricole vivace, prise de conscience environnementale forte (qualité de l'eau, marées vertes), et surtout un **tissu dense de producteurs bio** qui ont su créer des circuits courts performants. La région prouve qu'agriculture intensive et bio peuvent coexister, voire se nourrir mutuellement.
**Dans le Sud-Ouest**, on observe un mélange des deux logiques : culture alimentaire du terroir qui intègre naturellement le bio, et installation de populations néo-rurales sensibilisées aux [enjeux écologiques](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/17/les-nouvelles-dynamiques-de-la-consommation-en-france-2/).
[La France des produits locaux : une carte des affinités régionalesNOUVEAU ! Mieux connaître vos clients. Optimisez votre zone de chalandise. Grâce à des données exclusives modélisées quartier par quartier sur plus de 50 millions de Français, on vous aide à comprendre les consommateurs qui fréquentent votre magasin, comment ils consomment, et comment mieux les toucher. LANCEZ VOTRE AUDIT LOCAL MAINTENANTJe Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/11/la-france-des-produits-locaux-une-carte-des-affinites-regionales/)
## Le paradoxe des territoires en retrait
À l'inverse, **le Centre, le Nord-Est (Bourgogne, Lorraine, Grand Est) et surtout l'Île-de-France** affichent des scores faibles (inférieurs à 30-32,5), ce qui constitue la vraie surprise de cette étude.
**Le cas francilien interroge particulièrement** : malgré un pouvoir d'achat élevé et une offre bio abondante, la consommation reste en dessous de la moyenne nationale. Plusieurs hypothèses :
- Rythme de vie urbain favorisant la restauration rapide et les achats d'opportunité
- Arbitrages budgétaires défavorables au bio (coût du logement)
- Offre pléthorique qui dilue la visibilité du bio dans la masse
- Population cosmopolite aux références alimentaires diverses
**Dans le Massif central et le Nord-Est**, les scores faibles peuvent refléter :
- Des contraintes budgétaires dans des territoires ruraux vieillissants
- Une préférence pour d'autres marqueurs de qualité (AOC, fermier, circuits courts non labellisés)
- Une offre bio moins structurée, moins accessible
- Une culture alimentaire traditionnelle qui ne passe pas nécessairement par le label AB
## Implications stratégiques pour les acteurs du marché
### Pour les distributeurs
**Consolider les bastions** : Sud-Est et Ouest sont des marchés matures demandeurs de sophistication
- Élargir les gammes (bio premium, exotique, prêt-à-consommer)
- Développer les formats spécialisés (magasins bio, corners premium)
- Communication axée sur le lifestyle et l'innovation
**Adapter l'approche en zone froide** : Île-de-France et Centre nécessitent une stratégie différente
- Privilégier l'intégration en GMS plutôt que les magasins spécialisés
- Mettre l'accent sur le rapport qualité-prix et la praticité
- Cibler les produits d'appel (fruits, légumes, œufs) plutôt que les gammes complètes
**Le Nord de la Bretagne et la Normandie** représentent des zones intermédiaires à fort potentiel : sensibilité existante mais non consolidée, infrastructures agricoles favorables à la conversion.
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### Un an après la reprise : Harold Brun raconte les coulisses de la transformation de son Super U
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/29/un-an-apres-la-reprise-harold-brun-raconte-les-coulisses-de-la-transformation-de-son-super-u/
Last updated: 2025-09-29T06:00:01.000Z
En juillet 2024, **Harold Brun** reprenait le Super U de Chenôve. Un an plus tard, il revient sur cette première année à la tête d’un magasin à réinventer. Entre réaménagement, culture d’équipe et ancrage territorial, il partage sans filtre les défis rencontrés et les choix assumés. « Je suis reparti d’une page blanche », confie-t-il, déterminé à faire de cette reprise un projet collectif ambitieux et durable. 4ème épisode avec Harold Brun dans notre série [build-in-public](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/build-in-public/) sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/).
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Refondre l’organisation sans casser l’existant
Dès son arrivée, Harold pose deux priorités : apprendre à connaître les équipes et remettre l’outil à niveau. Le site, « vieillissant », nécessitait des travaux de fond. Mais hors de question de tout bousculer d’un coup : « Je m’étais fixé l’objectif de changer le magasin tout de suite, mais sans toucher aux organisations humaines. Et ça a été plutôt bien perçu », rappelle-t-il.
Le dirigeant reconnaît avoir dû ajuster son mode de fonctionnement, hérité de l’hypermarché. « Ma directrice me disait souvent : “Calmez-vous monsieur Brun, ça on ne va pas le faire à la palette, on va le faire au carton” ». Au début, il apprend à composer avec les réalités du point de vente et à lâcher du terrain. « La force des choses m’a obligé à me détacher du quotidien », nous confie le jeune entrepreneur au micro du [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/podcast-grande-distribution/).
Petit à petit, il introduit des changements simples mais structurants, comme ce principe sur les ouvertures matinales : « Le matin, on n’ouvre pas tant que les facings ne sont pas faits. Il a fallu expliquer le sens, mais en trois semaines c’était intégré ». Pour responsabiliser les équipes, il crée aussi une permanence managériale en fin de journée : « Je n’avais pas de responsable de permanence l’après-midi. Aujourd’hui, j’ai une permanence globale, pour que les managers soient aussi acteurs quand il y a un souci », explique Harold.
Avec le recul, Harold mesure l’évolution de sa posture : « Aujourd’hui, je ne suis plus seulement en train de gérer un point de vente. Je discute avec la métropole pour penser ce que sera le Super U Chenôve dans 10 ans ».
> « J’ai passé un an à rattraper 10 ans de retard. L’année qui vient, c’est l’année de la structuration \[...\]. On a bougé tout ce qu’on pouvait bouger. Les gens ont vu qu’on agissait, que c’était concret ».
## Rénover, faire revenir les clients et préparer l’avenir
Côté travaux, Harold ne fait pas les choses à moitié : « On a refait l’ensemble du sol, réaligné toutes les gondoles, revu 100 % des implantations, changé les mobiliers boucherie, poissonnerie, boulangerie… ». Une transformation réalisé en un an étape par étapes, mais avec une vision claire : donner plus de lisibilité au client dès l’entrée et renforcer la zone marché.
« Demain, ma différenciation, elle est là », affirme-t-il, convaincu que les rayons métiers sont sa plus grande force. Les résultats suivent : « En poissonnerie, je suis à +25 %, en boucherie à +30 % ».
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### Drive-to-Store : Le Local devient le nouveau terrain de jeu stratégique des enseignes
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/25/drive-to-store-le-local-devient-le-nouveau-terrain-de-jeu-strategique-des-enseignes/
Last updated: 2025-09-25T08:12:43.000Z
Le [**Baromètre du Drive-to-Store 2025** d'Alliance Digitale](https://www.alliancedigitale.org/wp-content/uploads/2025/09/Barometre-DTS-2025.pdf) révèle une transformation majeure du paysage publicitaire français : **les investissements locaux deviennent le moteur de l'innovation Drive-to-Store (DTS)**. Avec 28% d'investissements digitaux contre seulement 22% au national, le marché local tire désormais la digitalisation vers le haut et redéfinit les stratégies des enseignes.
Dans un **marché publicitaire français qui atteint 35,8 milliards d'euros en 2025**, le [Drive-to-Store](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/10/31/tout-pour-comprendre-enjeux-du-drive-to-store/) représente 6,3 milliards d'euros d'investissements (17,6% du total). Mais c'est au niveau local que se joue la véritable révolution : **2,5 milliards d'euros d'investissements Drive-to-Store locaux** témoignent d'une mutation profonde des stratégies d'activation territoriale.
Cette étude, s'appuyant sur 700 interviews d'annonceurs locaux et régionaux réalisées deux fois par an selon la méthodologie France Pub, met en lumière comment les enseignes repensent leurs approches pour créer des ponts efficaces entre découverte en ligne et achat en magasin, avec une attention particulière portée aux spécificités territoriales.
## Le Local, laboratoire d'innovation du Drive-to-Store
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : **le marché local surperforme systématiquement le national en matière de digitalisation.** Avec 28% d'investissements digitaux contre 22% au niveau national, les acteurs locaux démontrent une agilité et une capacité d'adaptation supérieures aux grandes stratégies nationales.
Cette performance s'explique par plusieurs facteurs structurels qui font du local un terrain d'expérimentation privilégié :
- **La proximité géographique comme avantage concurrentiel.**
Les enseignes locales peuvent exploiter pleinement les capacités de géolocalisation et de ciblage territorial du [digital](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/digital/). Cette précision leur permet de personnaliser leurs messages selon les spécificités démographiques, culturelles et économiques de chaque bassin de chalandise.
- **Une approche patrimoniale de la relation client.**
L'architecture des investissements locaux révèle une stratégie fondamentalement différente : 78% des 697 millions d'euros de **Drive-to-Store digital local** sont investis dans les médias propriétaires, contre seulement 22% en paid media. Cette inversion par rapport au national (52% de paid media) traduit une vision long terme centrée sur la construction et l'animation d'audiences propriétaires.
- **La hiérarchisation des canaux digitaux locaux confirme cette orientation stratégique :**
| Canal Digital Local | Part des investissements |
| ------------------------ | ------------------------ |
| Sites & applications | 33% |
| Bases de données clients | 15% |
| Création de contenus | 13% |
Cette répartition révèle une approche holistique où l'outil digital devient un véritable écosystème de services au service de l'expérience client locale.
- **L'équilibre optimal entre digital et médias traditionnels.**
Le [local](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/marketing-digital/) réussit là où le national peine encore : trouver l'équilibre parfait entre innovation digitale et efficacité des leviers traditionnels. Avec 31% d'investissements digitaux, 23% dans les 5 médias traditionnels et seulement 20% en promotions, les stratégies locales échappent à la dépendance promotionnelle qui caractérise encore le niveau national (33,5%).
- **Le réinvestissement dans l'écosystème territorial.**
L'affichage (8%) et la presse locale (8%) conservent leur pertinence, démontrant que les acteurs locaux savent valoriser les synergies entre présence digitale et ancrage territorial. Cette approche multicanale crée un maillage communicationnel dense qui renforce la proximité avec les consommateurs locaux.
| Indicateur | Marché National | Marché Local | Total Global |
| ------------------------------- | --------------- | --------------- | ------------ |
| **Total Marché Pub** | 24,9 Mds€ (70%) | 10,8 Mds€ (30%) | 35,8 Mds€ |
| **Investissements DTS** | 3,7 Mds€ | 2,5 Mds€ | 6,3 Mds€ |
| **Investissements DTS Digital** | 831 M€ | 697 M€ | 1,5 Mds€ |

**Source : Baromètre du Drive-to-Store 2025, Alliance Digitale*
## Les enseignes nationales face au défi de la localisation
Face à cette dynamique locale performante, **les enseignes nationales se trouvent confrontées à un nouveau défi stratégique : comment adapter leurs approches centralisées aux spécificités territoriales** sans perdre les bénéfices d'échelle de leurs stratégies globales ?

**Source : Baromètre du Drive-to-Store 2025, Alliance Digitale*
Ce qu'il faut retenir :
- **Le paradoxe de la performance nationale.**
Malgré des investissements en valeur absolue plus importants (3,7 milliards d'euros contre 2,5 milliards au local), les stratégies nationales restent prisonnières d'un modèle traditionnel où les promotions dominent encore (33,5% des investissements). Cette dépendance promotionnelle limite leur capacité à construire des relations durables avec leurs clientèles locales.
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### Octobre au rayon fruits et légumes : comment réussir l'automne
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/25/octobre-au-rayon-fruits-et-legumes-comment-reussir-lautomne/
Last updated: 2025-09-25T05:16:40.000Z
FORMATION & CONSEILS
[](https://tally.so/r/nPxMWB)
Notre expertise en fruits et légumes est dédiée à accompagner les chefs de rayon et responsables de secteur dans leur performance au quotidien.
À travers des formations ciblées, des audits personnalisées et des conseils opérationnels, nous vous aidons à optimiser la gestion et la rentabilité du rayon, renforcer les compétences des équipes, et améliorer la satisfaction client.
[JE DEMANDE UN RDV ](https://tally.so/r/nPxMWB)
**L'automne transforme radicalement la dynamique de votre** [**rayon fruits et légumes**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/fruits-et-legumes/). Cette période de transition, loin d'être un simple changement saisonnier, constitue un véritable test de votre expertise professionnelle et de votre capacité d'adaptation commerciale.
De 1, il y a le **défi de la transition** : [alors que les derniers légumes d'été cèdent la place aux cucurbitacées et aux fruits à pépins](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/01/les-secrets-dun-rayon-raisin-irresistible-guide-complet-pour-booster-vos-ventes/), votre rayon doit évoluer sans perdre en attractivité ni en performance. Cette métamorphose naturelle exige une anticipation rigoureuse, une connaissance produit approfondie et une théâtralisation renouvelée.
De 2, **il faut saisir les opportunité saisonnière** : L'automne offre une palette exceptionnelle de produits à forte valeur ajoutée. Châtaignes, figues fraîches, raisins de qualité, variétés de pommes et poires, champignons sauvages... Ces références premium permettent de valoriser votre expertise tout en optimisant vos marges.
**De 3, il faut tendre vers l'excellence** : dans un contexte concurrentiel intensifié, la **différenciation** passe par la maîtrise de trois fondamentaux : qualité irréprochable de vos produits de base, mise en scène attractive de l'offre saisonnière et conseil client expert. Ce guide vous accompagne dans cette démarche d'excellence opérationnelle.
Cet article détaille les critères qualité incontournables, identifie vos références stratégiques, propose des stratégies de valorisation saisonnière et approfondisse la connaissance de la pomme, pilier de votre offre automnale. L'automne en rayon fruits et légumes ne s'improvise pas, il se maîtrise. Explications.
## Excellence de la fraîcheur : maîtriser les critères qualité
**La fraîcheur de vos produits constitue votre premier gage de crédibilité auprès de la clientèle**. Une maîtrise rigoureuse des critères qualité pour chaque référence stratégique vous permet de maintenir la confiance client et d'optimiser votre taux de rotation.
### Contrôles qualité prioritaires
**Chou-fleur** : Vérifiez systématiquement la fermeté et la compacité du bourgeon, la blancheur immaculée de la pomme, la vivacité du feuillage et l'absence totale de points de pourriture. Un contrôle visuel et tactile quotidien s'impose.
**Poire Conférence** : La fermeté au toucher reste l'indicateur principal. Examinez minutieusement la peau pour détecter les meurtrissures, le fripement ou les impacts qui compromettent la tenue en rayon et la satisfaction client.
**Pomme Golden** : Au-delà de l'aspect visuel, testez la fermeté de la chair. Écartez impitoyablement les fruits présentant des signes de flétrissement, de parasites ou cette texture "farineuse" rédhibitoire pour la clientèle.
**Clémentine feuille** : L'intégrité du fruit et la fraîcheur du feuillage sont vos gages de qualité. Attention particulière aux signes de déverdie artificielle qui trahissent un passage en chambre chaude.
## Les « Top » produits : votre fonds de commerce
Ces références constituent l'épine dorsale de votre performance commerciale et conditionnent la fidélisation de votre clientèle.
### Ruptures Strictement Interdites
**Légumes incontournables** : Tomate, Endive, Salade, Carotte, Courgette, Poireau, Oignon, Avocat, Champignon, Chou-fleur, Poivron
**Fruits essentiels** : Raisin, Pomme, Banane, Clémentine, Poire, Orange, Kiwi, Pomelos, Citron, Melon
Ces références constituent vos 20/80 : 20% de vos références qui génèrent 80% de votre chiffre d'affaires. Leur qualité irréprochable conditionne la confiance de vos clients et votre image de spécialiste.
## Stratégie automnale : capitaliser sur la saisonnalité
L'automne redéfinit intégralement votre offre et exige une approche commerciale adaptée aux nouveaux comportements d'achat.
### Rotation des produits stars
Octobre signe la transition cruciale entre les légumes d'été et l'émergence des cucurbitacées. Votre expertise se mesure à votre capacité à anticiper et accompagner ce changement naturel des attentes clients.
**Trésors automnaux à valoriser** : Châtaignes, figues, raisins, pommes, poires, prunes, noix, noisettes, kakis, kiwis, mandarines et coings atteignent leur apogée qualitative et gustative.
### Mise en scène thématique
**Théâtralisation "Automne"** : Créez des îlots thématiques mettant en vedette courges, potimarrons et butternuts. L'utilisation de décors naturels (bois, fougères, cagettes brutes) renforce l'authenticité et l'attractivité de vos présentations.
**Expertise Champignons Sauvages** : Les colis de girolles, trompettes et pieds-de-mouton positionnent votre rayon en spécialiste, mais exigent une gestion rigoureuse. Volumes limités, contrôle qualité quotidien (fraîcheur, humidité, visuel) et rotation accélérée sont impératifs face aux risques de casse élevés.
### Objectifs opérationnels
- Créer un effet de saison sans générer de surstock
- Optimiser la rotation des incontournables saisonniers
- Développer une identité visuelle forte et cohérente
## Focus produit : la pomme, pilier de votre offre
Référence incontournable toute l'année, la pomme mérite une expertise approfondie pour optimiser sa valorisation commerciale et nutritionnelle.
### Arguments nutritionnels clients
- Réduction du cholestérol (pectine)
- Protection contre le diabète (faible indice glycémique)
- Prévention de l'obésité et des troubles inflammatoires
- Bénéfices cardiovasculaires (polyphénols)
- Renforcement de la santé osseuse
### Variétés incontournables et positionnement
**Golden Delicious** : Leader national (35% de la production), disponible toute l'année. Chair juteuse, ferme, croquante, équilibre sucré-acidulé. Polyvalente et rassurante pour tous profils clients.
**Pink Lady ("Cripps Pink")** : Premium segment, saveur sucrée parfumée, esthétique rose distinctive. Faible en calories, excellente tenue, idéale cuisine et consommation directe.
**Granny Smith** : Segment acidulé, robe verte caractéristique. Chair croquante et juteuse, très répandue, disponibilité septembre à juin.
**Royal Gala** : Format petit, esthétique bicolore jaune-rouge, très sucrée. Forte attractivité visuelle, parfaite pour familles avec enfants, disponible août à mai.
**Antarès** : Variété tardive d'octobre à mai, rouge vif avec reflets jaunes-orangés. Chair ferme non farineuse, excellent équilibre sucré-acidulé, valorisation cuisine et pâtisserie.
**Canada (Reinette Grise)** : Positionnement terroir et authenticité. Apparence rustique mais chair fine, fondante et parfumée. Excellence culinaire et pâtissière, disponibilité octobre à juin.
## Recommandations Opérationnelles
La mise en œuvre pratique de votre stratégie automnale s'appuie sur des leviers concrets d'animation et d'organisation de l'espace de vente.
### Événementiels saisonniers
- **Foire aux Pommes** : Valorisation de la diversité variétale
- **Foire aux Cucurbitacées** : Théâtralisation de l'offre courges
- **Foire aux Produits d'Automne** : Approche globale saisonnière
### Agencement et sens client
L'implantation doit privilégier la fluidité du parcours client tout en créant des zones d'attraction thématiques. L'alternance entre produits de première nécessité et spécialités saisonnières génère un parcours commercial optimal.
### Vigilance sénescence
Le "blettissement" (maladie de sénescence) constitue un risque permanent. Votre expertise dans la détection précoce des signes de vieillissement prématuré préserve votre image qualité et optimise vos marges.
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L'excellence du rayon fruits et légumes repose sur cette triple maîtrise : contrôle qualité irréprochable, théâtralisation saisonnière attractive et connaissance produits approfondie. Ces fondamentaux, appliqués avec rigueur et créativité, différencient le professionnel de la grande distribution du simple distributeur.
### Le dispositif Perdelle testé au Leclerc La Ferté Macé
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/24/le-dispositif-perdelle-teste-au-leclerc-la-ferte-mace/
Last updated: 2025-09-26T18:22:03.000Z
Comme l'exprime le Leclerc La Ferté Macé dans un récent post sur les réseaux sociaux : « Prévenir les TMS, c'est investir dans le bien-être de nos équipes ! ». Cette déclaration résume parfaitement l'enjeu majeur auquel font face les entreprises aujourd'hui. Les [troubles musculo-squelettiques](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/10/09/cest-un-soulagement-immediat-aux-douleurs-ils-portent-des-exosquelettes-en-magasin-ils-racontent-2/) (TMS) représentent un défi particulièrement crucial dans le secteur de la grande distribution où les employés sont exposés à des postures contraignantes et des gestes répétitifs au quotidien. Face à cette problématique, de nouvelles solutions ergonomiques émergent pour améliorer les conditions de travail et préserver la santé des collaborateurs.
## Les TMS : un enjeu crucial en grande distribution
Comme le souligne l'équipe du Leclerc La Ferté Macé dans leur communication : « **Les troubles musculo-squelettiques (TMS) touchent de nombreux salariés**, qu'ils travaillent assis, debout, en caisse ou derrière un comptoir. » Dans l'univers de la grande distribution, cette réalité est particulièrement prégnante. Les [hôtesses de caisse](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/07/27/devenir-hotesse-de-caisse-un-metier-qui-est-loin-detre-un-sous-metier/), par exemple, passent de longues heures dans une position assise ou semi-debout, effectuant des mouvements répétitifs de scan et de manipulation de produits.
Le magasin précise justement que « ces douleurs, souvent handicapantes, peuvent impacter la santé et la qualité de vie au travail. » Les contraintes posturales, répétées jour après jour, engendrent des douleurs chroniques au niveau des bras, des épaules, du dos et des cervicales. Les conséquences sont multiples : inconfort au travail, baisse de productivité, arrêts maladie, et impact sur la qualité de vie des employés. Il devient donc essentiel pour les enseignes de mettre en place des solutions préventives efficaces.
💡
Les ****troubles musculosquelettiques (TMS)** touchent chaque année près de 2 millions de personnes en France. Première cause de maladies professionnelles reconnues, ils coûtent des milliards d’euros en arrêts de travail, soins et perte de productivité. Avec la pyramide des âges qui se renverse, la situation est alarmante : des milliers de salariés approchent de la cinquantaine avec des douleurs chroniques, beaucoup risquent de ne plus pouvoir tenir physiquement leur poste et certains sortent prématurément du marché du travail faute d’adaptations. Et si rien n’est fait, ce ne sont pas seulement les hôtesses de caisse mais l’ensemble des métiers à forte pénibilité – logistique, industrie, santé, commerce – qui seront frappés de plein fouet. 💡 L’enjeu n’est pas seulement technologique, il est humain et sociétal : permettre aux salariés de travailler sans se briser le corps.
## Perdelle : une solution ergonomique innovante
L'enseigne annonce dans sa publication : « Pour agir concrètement, nous testons actuellement le dispositif Perdelle, une solution innovante. » Le **dispositif Perdelle** se présente effectivement comme une réponse concrète aux problématiques de TMS. Cette **innovation ergonomique** a été spécialement conçue pour offrir un soutien optimal aux membres supérieurs, réduisant ainsi la fatigue musculaire et les tensions accumulées au cours de la journée de travail.
**Selon les responsables du magasin Leclerc La Ferté Macé, le dispositif Perdelle** apporte « un soutien inédit pour les bras et les épaules », zones particulièrement sollicitées lors des activités de caisse et de manutention légère. Ils mettent également en avant sa polyvalence car il permet « une utilisation aussi bien assis que debout », offrant une flexibilité d'usage appréciable dans l'environnement dynamique de la grande distribution.
Enfin, comme le précise l'enseigne dans son post, la solution garantit « une adaptation à tous types de postes », s'intégrant facilement sans nécessiter de modifications majeures de l'environnement de travail.
> Les hôtesses de caisse du Leclerc La Ferté Macé testent le dispositif Perdelle pour prévenir les TMS. Une expérimentation visant à améliorer leur confort et leur santé au quotidien. [pic.twitter.com/G3QbpzhPUN](https://t.co/G3QbpzhPUN)
>
> — Je Bosse en Grande Distribution (@BlogGrandeDistr) [September 24, 2025](https://twitter.com/BlogGrandeDistr/status/1970910170973864111?ref%5Fsrc=twsrc%5Etfw)
## Retour d'expérience terrain
Le Leclerc La Ferté Macé partage dans sa publication : « Nos hôtesses de caisse, comme Carole aux caisses 3 et 4, ont la chance d'expérimenter ce dispositif pour améliorer leur confort et leur santé au quotidien. » Cette expérimentation concrète illustre parfaitement la mise en application du dispositif Perdelle en conditions réelles de travail.
L'approche adoptée par l'enseigne est particulièrement transparente, comme l'indique leur message : « Pendant plusieurs jours, vous pourrez les retrouver équipées de Perdelle. N'hésitez pas à leur poser des questions sur leur ressenti ! » Cette invitation faite aux clients témoigne d'une démarche ouverte et participative, valorisant l'expérience des employés testeurs.
Cette initiative s'inscrit dans une philosophie d'entreprise claire que présente le magasin : « Parce que la santé de nos collaborateurs est une priorité, nous avons à cœur d'explorer des solutions innovantes pour rendre leur travail plus confortable et durable. » Cette approche témoigne d'une démarche proactive de prévention des risques professionnels, plaçant le bien-être des employés au cœur des préoccupations de l'entreprise.
## Une démarche de prévention exemplaire
**L'expérimentation du dispositif Perdelle s'inscrit dans une approche globale de prévention des TMS qui présente plusieurs avantages** :
**Transparence et communication** : En impliquant les clients dans la démarche et en encourageant les échanges avec les employés testeurs, l'entreprise fait preuve de transparence sur ses initiatives de bien-être au travail.
**Évaluation en conditions réelles** : Les tests sur le terrain permettent d'obtenir des retours concrets sur l'efficacité du dispositif et son acceptabilité par les utilisateurs.
**Engagement employeur** : Cette initiative démontre l'engagement de l'entreprise envers ses collaborateurs et sa volonté d'investir dans des solutions innovantes.
## Perspectives d'avenir
L'introduction de dispositifs comme Perdelle dans la grande distribution pourrait marquer un tournant dans la prévention des TMS. Au-delà de l'amélioration immédiate des conditions de travail, ces innovations contribuent à :
- Réduire l'absentéisme lié aux troubles musculo-squelettiques
- Améliorer la satisfaction et la fidélisation des employés
- Optimiser la productivité en réduisant la fatigue
- Renforcer l'image employeur de l'entreprise
**Le dispositif Perdelle représente une avancée prometteuse dans le domaine de l'ergonomie au travail**. Son expérimentation en grande distribution illustre parfaitement comment l'innovation technologique peut servir le bien-être des employés tout en répondant aux enjeux économiques des entreprises.
Cette démarche préventive, alliant innovation, transparence et écoute des collaborateurs, pourrait bien inspirer d'autres enseignes à repenser leur approche de la santé au travail. Car comme le souligne si justement cette expérimentation : prévenir les TMS, c'est effectivement investir dans le bien-être des équipes, et par extension, dans la performance durable de l'entreprise.
### Consommation responsable : les Français font du surplace en 2025
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/24/consommation-responsable-les-francais-font-du-surplace-en-2025/
Last updated: 2025-09-24T13:29:58.000Z
Entre fast fashion, produits bio en recul et vrac qui peine à décoller, les habitudes de consommation des Français résistent au changement malgré [une sensibilité écologique croissante](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/rse/).
Les rayons des magasins racontent-ils mieux que les sondages les vrais choix écologiques des Français ? C'est ce que suggère la [dernière édition de l'Indice d'Engagement Sociétal](https://csa.eu/news/barometre-csa-x-geo-2025-un-eco-engagement-en-demi-teinte/), une étude CSA menée auprès de plus de 2 500 personnes entre juin et juillet 2025\. Car si les Français affichent leurs bonnes intentions environnementales, **leurs habitudes de consommation** révèlent une tout autre réalité : entre fast fashion qui séduit toujours 70% d'entre eux et [produits bio](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/23/classement-des-enseignes-bio-un-secteur-francais-en-pleine-recomposition/) en recul, le caddie reste le miroir impitoyable de nos contradictions écologiques.
## Le grand écart entre intentions et achats
**Avec un score global de 51 sur 100, l'engagement sociétal des Français stagne dans la médiocrité**, accusant même un recul de deux points par rapport à 2024\. Mais c'est dans les rayons que se révèlent les vraies habitudes : si 78% des consommateurs déclarent privilégier les produits de saison (-3 points tout de même), seuls 22% achètent régulièrement en vrac et 26% optent pour la [seconde main](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/19/tout-savoir-sur-le-marche-de-la-seconde-main/). Un fossé qui interroge autant les enseignes que les consommateurs.
Cette tendance n'épargne pas les publics traditionnellement plus sensibilisés. Fait révélateur, les visiteurs du site GEO et les abonnés du magazine affichent pourtant des indices nettement supérieurs au grand public (59/100 dans les deux cas), confirmant qu'un public averti reste plus engagé. Néanmoins, les visiteurs voient leur indice chuter de deux points, tandis que seuls les abonnés maintiennent leur niveau d'engagement avec une très légère progression.
L'étude CSA s'appuie sur une méthodologie rigoureuse avec trois échantillons distincts : 1014 Français représentatifs de la population (par méthode des quotas), 1009 visiteurs du site internet GEO, et 513 abonnés au magazine. Cette approche permet d'analyser les écarts entre grand public et audiences plus sensibilisées aux enjeux environnementaux, révélant des différences significatives dans tous les domaines étudiés.
L'analyse sociodémographique révèle des clivages persistants. **Les femmes (52/100) devancent toujours les hommes (50/100) dans l'engagement environnemental**, mais l'écart se resserre avec un recul plus marqué côté féminin.
Plus surprenant, ce sont les 18-24 ans qui affichent le meilleur score (53/100), contredisant l'idée reçue d'une jeunesse désinvestie. À l'inverse, **les 25-34 ans, souvent pris dans les contraintes de la vie active et familiale, peinent à concilier idéaux écologiques et réalité quotidienne (49/100)**.
Sans surprise, les catégories socio-professionnelles supérieures (55/100) conservent leur avance, disposant des moyens financiers pour faire des choix plus durables mais aussi plus coûteux.
## Mode de vie : des gestes ancrés mais en érosion
Paradoxalement, c'est dans le domaine du mode de vie que les Français excellent le mieux (69/100), tout en montrant des signes d'essoufflement. **Les « éco-gestes » de base restent largement adoptés** : 89% des Français déclarent limiter le gaspillage alimentaire et trier leurs déchets « tout le temps ou souvent », 84% font attention à leur consommation d'énergie, 82% veillent à économiser l'eau.
Pourtant, la vigilance s'émousse sur des aspects pourtant cruciaux : attention à la classe énergétique des appareils (-5 points), extinction des équipements électroniques (-5 points), ou respect de la consigne de ne pas chauffer au-delà de 19°C (-3 points). Plus inquiétant, 23% des Français ont installé une climatisation, symbole d'une adaptation au changement climatique plutôt que d'une volonté de le combattre.
## Bio, vrac, local : quand l'offre ne rencontre plus la demande
Les rayons alimentaires révèlent d'autres décalages préoccupants pour la grande distribution. **L'achat de produits bio recule de 5 points**, celui de produits en vrac peine à convaincre au-delà de 22% d'achat régulier, et la vigilance sur les labels durables s'érode. Des tendances qui questionnent les investissements massifs réalisés par les enseignes dans ces segments.
Les [produits locaux](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/11/la-france-des-produits-locaux-une-carte-des-affinites-regionales/) (54%, -3 points) et le made in France (52%) progressent plus timidement qu'espéré, avec une nette sur-représentation des plus de 65 ans parmi les consommateurs engagés. Cette fracture générationnelle interroge sur les stratégies marketing à adopter pour séduire les jeunes consommateurs, pourtant les plus sensibilisés aux enjeux climatiques sur le papier.
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### Voici les 19 magasins Auchan repris par Lidl
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/22/voici-les-19-magasins-auchan-repris-par-lidl/
Last updated: 2025-09-24T07:15:55.000Z
Le régulateur français de la concurrence a approuvé sans restriction l'acquisition de 19 points de vente [Auchan](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/auchan/) par l'enseigne allemande [Lidl](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/lidl/), accompagnée de 8 stations-service. Cette transaction représente une étape significative dans la restructuration en cours du secteur français de la grande distribution.
Les établissements concernés sont implantés dans plusieurs grandes métropoles françaises, incluant la capitale, Bordeaux avec deux sites, Lyon, Grenoble, Toulon, Antibes, Cannes et Saint-Raphaël.
## Cap sur 10% du marché français d'ici la décennie
Le gendarme de la concurrence a justifié sa décision en soulignant sa vigilance face à la consolidation du secteur. L'institution veille particulièrement à ce que ces regroupements ne nuisent pas **à la diversité de l'offre et à la compétitivité des tarifs pour les consommateurs**. Cette transaction a finalement reçu un aval total, « sans conditions ».
Cette acquisition s'intègre dans le plan de développement ambitieux de Lidl France. Le dirigeant irlandais John Paul Scally a récemment fixé comme horizon l'obtention d'une part de marché de 10% sur le territoire national avant 2030.
**La stratégie comprend également un programme d'allègement tarifaire doté de 150 millions d'euros depuis le début de l'année**, parallèlement à l'expansion du réseau de magasins. Avec 20 nouvelles implantations programmées cette année, le parc atteindra 1627 points de vente.
## Horizon : retour aux bénéfices en 2026
Le président de Lidl France vise un retournement financier pour l'exercice se terminant en février 2026\. Selon LSA, la filiale française a accusé des pertes de 72 millions d'euros lors de l'exercice 2023-2024, réduites à 9 millions l'année suivante, sur un volume d'affaires approchant les 16 milliards d'euros.
Cette opération offre par ailleurs à Auchan, confronté à des défis économiques, l'opportunité de remodeler son portefeuille d'actifs immobiliers.

L'acquisition de 19 nouveaux magasins renforce la position le Lidl dans certaines régions telles que l'Île-de-France, l'Occitanie et le Grand Est.
## Inventaire des 19 points de vente cédés par Auchan
**Région Sud :**
- Antibes – Palais Congrès (06)
- Cannes (06)
- Toulon – Traverse Arnaud (83) (incluant station-service)
- Saint-Raphaël (83) (incluant station-service)
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### Comment optimiser la gestion des surplus alimentaires dans la grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/22/comment-optimiser-la-gestion-des-surplus-alimentaires-dans-la-grande-distribution/
Last updated: 2025-09-23T05:57:22.000Z
La grande distribution fait face à un défi majeur : **transformer les pertes liées aux invendus en opportunités économiques et environnementales**. Avec des millions de tonnes de produits alimentaires qui ne trouvent pas preneur chaque année, les enseignes cherchent des solutions innovantes pour [valoriser ces stocks](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/04/12/quelques-cles-pour-mieux-gerer-son-stock/) tout en respectant leurs obligations réglementaires. Cette problématique, qui représente environ 20% des volumes gérés selon les études sectorielles, nécessite une approche stratégique et opérationnelle renouvelée. Au-delà de leurs propres invendus, les distributeurs doivent également [gérer le déstockage des invendus d'usine](https://www.wearephenix.com/pro/destockage-invendus-usine/) provenant de leurs fournisseurs industriels, créant ainsi une double responsabilité dans la chaîne alimentaire.
## Comprendre l'origine des surplus dans la grande distribution
Les **invendus en grande distribution** résultent de plusieurs facteurs structurels complexes qui s'articulent à différents niveaux de la chaîne d'approvisionnement. La gestion des approvisionnements, basée sur des prévisions parfois imprécises, génère inévitablement des écarts entre l'offre et la demande réelle. Les modèles prédictifs, malgré leur sophistication croissante, peinent à anticiper parfaitement les variations comportementales des consommateurs, les aléas météorologiques ou les événements imprévisibles qui influencent les achats.
En amont, les industriels agroalimentaires génèrent également des surplus qu'il faut gérer efficacement. Lorsqu'une usine doit gérer le **déstockage des invendus d'usine** \- qu'il s'agisse de surproduction, d'erreurs d'étiquetage ou de produits saisonniers intemporels - les distributeurs deviennent souvent les interlocuteurs privilégiés pour écouler ces volumes. Cette réalité impose aux enseignes de développer des compétences spécifiques en matière de valorisation de stocks industriels.
Les exigences qualité des consommateurs, notamment sur la fraîcheur et l'aspect visuel des produits, conduisent également au retrait prématuré d'articles encore parfaitement consommables. Cette course à la perfection esthétique, particulièrement marquée pour les fruits et légumes, crée des volumes importants de produits déclassés mais nutritionnellement intacts.
La saisonnalité représente un autre facteur clé particulièrement impactant. Les produits thématiques - articles de Noël, gammes estivales, collections événementielles liées aux compétitions sportives - perdent rapidement leur attractivité commerciale une fois la période passée. Ces articles, souvent de qualité irréprochable avec des dates de péremption éloignées, créent des volumes considérables d'invendus qu'il faut traiter efficacement.
Les contraintes logistiques et réglementaires ajoutent une dimension supplémentaire. Les erreurs d'étiquetage, les problèmes de conditionnement mineurs ou les défauts d'emballage génèrent des produits parfaitement consommables mais non commercialisables selon les standards habituels de la grande distribution.
## Stratégies de valorisation adaptées à la grande distribution
### Repositionnement commercial intelligent
Les enseignes peuvent développer des circuits de seconde vie sophistiqués pour leurs invendus. Les corners dédiés aux promotions exceptionnelles, positionnés stratégiquement dans les magasins, créent un segment commercial spécifique qui fidélise une clientèle sensible aux bonnes affaires. Les ventes flash numériques, intégrées aux applications mobiles des enseignes, permettent d'écouler rapidement les surplus tout en maintenant une marge acceptable.
Les partenariats avec des plateformes de déstockage spécialisées ouvrent de nouveaux canaux de distribution. Ces solutions externalisées prennent en charge l'intégralité du processus, de la collecte à la commercialisation, libérant les équipes internes pour se concentrer sur leur cœur de métier.
### Partenariats avec l'économie sociale et solidaire
La collaboration avec les associations caritatives constitue une solution gagnant-gagnant aux multiples dimensions. Au-delà de l'obligation légale pour les grandes surfaces de plus de 400 m² établie par la loi AGEC, ces partenariats renforcent substantiellement l'image RSE de l'enseigne et créent du lien authentique avec les territoires d'implantation.
L'optimisation logistique de ces dons peut être externalisée à des spécialistes qui coordonnent la collecte, le tri et la redistribution selon les besoins identifiés localement. Cette professionnalisation du processus garantit une traçabilité complète et une efficacité maximale, tout en respectant les contraintes sanitaires et réglementaires.
### Filières de valorisation alternative et innovation
Pour les produits ne pouvant plus être destinés à la consommation humaine, plusieurs options s'offrent aux distributeurs. L'alimentation animale représente un débouché important et structuré, particulièrement pour les fruits, légumes et produits céréaliers. Les partenariats avec les élevages locaux, les zoos et les parcs animaliers créent des circuits courts de valorisation.
La transformation industrielle offre également des perspectives intéressantes. Les fruits et légumes peuvent être orientés vers la production de jus, compotes ou soupes, permettant une valorisation économique supérieure à la simple destruction.
La valorisation énergétique par méthanisation constitue le dernier maillon de cette chaîne de récupération, transformant les déchets organiques en énergie renouvelable et en digestat utilisable en agriculture.
## Digitalisation et optimisation des processus
Les solutions numériques révolutionnent la gestion des invendus. Les plateformes dédiées permettent de connecter automatiquement les enseignes avec l'ensemble des acteurs de la valorisation - associations, éleveurs, entreprises de recyclage, soldeurs. Cette digitalisation réduit considérablement les coûts de traitement administratif et optimise la logistique en temps réel.
L'intelligence artificielle améliore significantly la prédiction des invendus, permettant une action préventive plutôt que curative. Les algorithmes analysent les historiques de vente, les données météorologiques, les événements locaux et les tendances de consommation pour ajuster automatiquement les commandes et anticiper les actions de déstockage nécessaires.
## Avantages économiques et réglementaires
La valorisation des invendus génère des bénéfices multiples et mesurables pour les enseignes. Les réductions fiscales liées aux dons, la diminution drastique des coûts de destruction, et les revenus générés par la revente constituent des gains directs quantifiables. Les études sectorielles démontrent un retour sur investissement positif dès la première année de mise en œuvre.
Indirectement, l'amélioration de l'image de marque auprès des consommateurs de plus en plus sensibles aux enjeux environnementaux et l'engagement renforcé des équipes créent de la valeur à long terme. Cette dimension sociale et environnementale devient un facteur différenciant crucial dans un marché concurrentiel.
## Vers une gestion intégrée des flux
L'avenir de la gestion des invendus réside dans une approche systémique et anticipative. Plutôt que de subir les surplus comme une fatalité, les distributeurs peuvent les intégrer dans leur modèle économique comme une source de valeur à part entière. Cette transformation nécessite une vision stratégique claire, des outils technologiques adaptés et des partenariats structurés avec l'écosystème local de la valorisation.
La réussite de cette mutation passe par une formation des équipes, une refonte des processus internes et une mesure précise des impacts pour optimiser continuellement les performances.
### De la casse brute à la revalorisation totale : comment les magasins s’organisent
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/22/de-la-casse-brute-a-la-revalorisation-totale-comment-les-magasins-sorganisent/
Last updated: 2025-09-22T07:01:22.000Z
Depuis plus de 10 ans, **Phenix** s’impose comme l’un des acteurs majeurs de la lutte contre le [gaspillage alimentaire](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/06/mieux-gerer-les-stocks-et-limiter-le-gaspillage-les-solutions-venues-du-terrain/) en France. Avec l’arrivée de **Simon Baldeyrou** à sa tête, l’entreprise entre dans une nouvelle phase de consolidation, d’optimisation… et d’ambition forte : **revaloriser 100 % de la casse, dans tous les formats de distribution**.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Un secteur qui change d’échelle (et Phenix avec lui)
« Phenix, c’est un des pionniers de la lutte contre le gaspillage alimentaire », rappelle Simon Baldeyrou. Aujourd’hui rentable, présente dans plusieurs pays et forte de 175 collaborateurs, l’entreprise est sortie de sa phase start-up. « On a atteint notre maturité. Je pense qu’on ne peut plus parler de start-up. On est rentable depuis 2023 », complète-t-il.
Le marché lui-même s’est structuré : « Aujourd’hui, toutes les enseignes s’emparent du sujet, avec des paniers anti-gaspi, des zones dédiées, des marques internes ou partenaires. »
Phenix propose une solution complète : pilotage du taux de casse net, stickage en magasin, optimisation des dons, valorisation des biodéchets. Le tout avec une finalité claire : « Notre métier, c’est d’améliorer le taux de casse net de nos clients. ».
Et le sujet est loin d’être anecdotique : « Il y a 10 millions de tonnes de produits gaspillés chaque année, soit 16 milliards d’euros. Le gaspillage alimentaire représente 3 % des émissions de gaz à effet de serre. »
> « Le gaspillage, c’est le miroir grossissant de toutes les erreurs dans la chaîne de valeur. »
## Zéro déchet, revalorisation totale et pilotage par l’IA
Peut-on vraiment tendre vers le zéro déchet ? Pour Simon Baldeyrou, oui – à condition de penser en termes de revalorisation. « Le zéro déchet est possible si on revalorise tout. Ce n’est pas possible au départ, il y a forcément des produits invendus à taux plein. Mais notre métier, c’est de faire en sorte qu’il n’y ait plus rien dans les poubelles. »
Certaines enseignes partenaires atteignent déjà 90% à 100% de taux de revalorisation. L’enjeu est désormais de **scaler ces bonnes pratiques**, sans complexifier le quotidien des équipes magasin.
Phenix a donc lancé un [**label anti-gaspi**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/03/09/gaspillage-alimentaire-un-nouveau-label-pour-passer-a-la-vitesse-superieure/), avec auditeur indépendant et évaluation annuelle. « C’est comme un examen. Il y a un auditeur qui passe, interroge les équipes, vérifie les process… Et il y a une vraie fierté collective dans les magasins labellisés. »
> « Le label, c’est un miroir : il permet aux magasins de voir où ils en sont vraiment. »
Pour aller plus loin, l’entreprise mise sur **l’intelligence artificielle** :
« On développe des solutions pour dire, produit par produit : ce qui doit être mis en promotion, ce qui doit être remis en date courte, ce qui doit aller en panier ou au don. »
L’[IA](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/intelligence-artificielle/) permet aussi de mieux **prévoir, anticiper, corriger**, sans pour autant rêver d’un pilotage parfait : « Il y aura toujours de l’aléa. Les distributeurs ne peuvent pas se permettre d’être en rupture, donc il y a forcément une marge. »
> « Le gaspillage alimentaire, ce n’est pas juste une question de pertes économiques ou d’éthique. C’est un sujet systémique qui touche à l’organisation des magasins, à la logistique, à la formation des équipes et à la qualité du lien avec les associations. On ne peut pas éviter tous les invendus, mais on peut éviter qu’ils deviennent des déchets. Et notre mission, c’est précisément ça : revaloriser au maximum, donner du sens à chaque geste terrain, et faire en sorte que la grande distribution ne soit plus un maillon faible mais un moteur de la transition. »
## Formation, dons, équipe : garder les pieds dans le réel
Au-delà des outils, Phenix continue de miser sur l’humain. L’équipe de [coachs](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/02/11/des-coachs-en-magasin-pour-reduire-la-casse-dans-les-rayons/) terrain forme, suit, accompagne. « Il y a beaucoup de turnover dans la grande distribution. Donc il faut de la formation, et il faut revenir régulièrement. »
Le volet social est aussi central : « 8 millions de Français sont en précarité alimentaire. Et 2,5 millions ont passé une journée sans manger dans les 15 derniers jours. »
Phenix améliore la logistique des dons, leur qualité, et la coordination avec les associations. « On augmente de 10 points la qualité des produits donnés. Et on réduit les achats que les associations doivent faire pour compléter. »
Simon résume : « On ne peut pas éviter tous les invendus. Mais on peut éviter qu’ils deviennent des déchets. Et ça, c’est notre mission. »
L’entreprise continue de croître, sans renier ses valeurs : « Nos valeurs – solidarité, audace, optimisme – sont très fortes. Et plus on grossit, plus notre maillage territorial permet à nos coachs terrain d’être présents. »
### La nouvelle bataille des m² dans les hypermarchés
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/19/la-nouvelle-bataille-des-m2-hypermarche/
Last updated: 2025-10-16T07:21:53.000Z
Face à l'évolution des modes de consommation, les géants de la grande distribution repensent radicalement leurs surfaces. Entre réduction des hypermarchés et multiplication des formats, une guerre silencieuse se joue au mètre carré – et pas forcément celle de les augmenter, plutôt l'inverse.
L'annonce d'[Auchan de réduire la taille d'une soixantaine de ses hypermarchés d'ici 2027](https://actu.fr/economie/auchan-va-diminuer-la-taille-de-66-supermarches-en-france-la-liste-des-premiers-magasins-concernes%5F63171757.html) marque un tournant symbolique. Le projet « Cap 8000 », piloté par Guillaume Darrasse depuis son arrivée en avril 2024, vise à transformer 66 hypermarchés en trois vagues successives. L'objectif : amputer, ce n'est pas rien, 157 256 m² exactement de surface de vente, soit une réduction de 25% du parc total.
Pour l'enseigne, les très grands formats de 18 000 m² répartis parfois sur deux étages sont devenus obsolètes, tant en termes d'organisation que de management. Cette transformation illustre **la remise en cause profonde du modèle des très grandes surfaces chez les enseignes intégrées**, qui dominaient la distribution française depuis les années 1960.
## L'équation implacable des surfaces
Les chiffres révèlent un écart de compétitivité critique et une dégradation alarmante chez **Auchan**. En quinze ans, le chiffre d'affaires au m² de l'enseigne a chuté de 30% et l'Ebitda de 97%. Avec ses 7973 euros de chiffre d'affaires au m², Auchan accuse un retard face à ses concurrents.
À titre d'exemples :
- Le CA d'un E.Leclerc au m2 est de 9561 euros
- Chez Hyper U il avoisine les 8502 euros
- Chez Grand Frais il est de 10 600€
Ce différentiel s'explique notamment par la stratégie de très grandes surfaces d'Auchan (10397 m² en moyenne) face aux formats plus maîtrisés d'E.Leclerc (5262 m²) ou Hyper U (5836 m²). Ces derniers, organisés en réseaux d'indépendants, ont su **préserver une meilleure productivité au mètre carré**. Auchan espère inverser cette spirale négative en atteignant 10 000 euros/m² grâce à son format resserré autour de 8000 m².
💡
Grand Frais illustre parfaitement la voie à suivre avec ses 10 600 euros/m². Cette enseigne spécialisée dans les produits frais prouve qu'avec des surfaces réduites et une forte rotation des produits, il est possible d'atteindre une productivité exceptionnelle.

Quelle est la surface optimale pour un un hypermarché ?
## L'ère du « commerce de précision » et de la multiplication des points de contact
Le modèle de l'hypermarché traverse une phase de mutation complexe. Né en 1963 pendant les Trente Glorieuses pour une société de consommation de masse, il doit aujourd'hui s'adapter à de nouveaux modes de consommation.
Les attentes des consommateurs se sont diversifiées. Chez les clients :
- certains recherchent les petits prix,
- d'autres privilégient la provenance locale ou le bio.
La consommation est devenu plus hétérogène. Cette hétérogénéité pousse les enseignes à repenser leur offre standardisée pour proposer des solutions plus ciblées et segmentées.
> « On a connu une société d’avant \[…\] une société de masse, masse relativement homogène, versus une société aujourd’hui avec un monde complexe, beaucoup plus segmenté, beaucoup plus fragmenté. \[…\] Là où on avait une cible homogène, stable, passive, on se retrouve avec un monde hyper fragmenté qui bouge et avec un consommateur qui est multifacette et qui change rapidement. », [Jean-François Gomez sur le podcast dans une série consacrée aux évolutions du Retail](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/05/15/comprendre-le-monde-topologique-et-ses-consequences-pour-le-commerce-et-la-distribution/).
Malgré ces défis, les hypermarchés conservent une position dominante avec 36% du marché des produits de grande consommation en 2025, et 90,9% des Français continuent de les fréquenter selon NielsenIQ. La question n'est donc pas celle de la disparition du modèle, mais de son évolution nécessaire.
Cette évolution se traduit concrètement dans les comportements d'achat. Selon une étude Kantar d'avril 2025, chaque foyer fréquente désormais en moyenne 9 enseignes différentes pour faire ses courses. Les consommateurs préfèrent multiplier les lieux d'achats pour trouver des offres ciblées.
Le succès du [drive](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/14/comment-dynamiser-un-drive-avec-une-strategie-marketing-digitale-locale/) illustre parfaitement cette transformation. Les ventes ont doublé en dix ans, offrant une solution à la « corvée des courses » et aux files d'attente interminables. Même si ce service questionne le modèle traditionnel de l'hypermarché, il s'intègre dans l'écosystème des enseignes.
## L'hypermarché de demain : plus petit, plus smart
L'e-commerce accélère la mutation des hypermarchés, particulièrement sur les achats non-alimentaires. En quatre ans, les activités « bazar » ont chuté de 14% en valeur selon Circana. Conséquence directe : certains hypermarchés suppriment l'électroménager de leur offre, libérant ainsi de précieux mètres carrés.
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### C'est quoi Relex, l'outil de gestion de commande chez Aldi (entre promesse technologique et réalités terrain)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/18/cest-quoi-relex-loutil-de-gestion-de-commande-chez-aldi-entre-promesse-technologique-et-realites-terrain/
Last updated: 2025-09-18T13:10:01.000Z
Depuis son déploiement dans les magasins Aldi, l’outil de gestion des commandes Relex, fondé sur l’[**intelligence artificielle**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/intelligence-artificielle/), suscite de nombreuses réactions. Présenté comme une avancée majeure pour optimiser les stocks, il cristallise aujourd’hui les tensions entre promesses technologiques et réalité du terrain. Témoignages de plusieurs responsables de magasin de l'enseigne.
## **Un outil intelligent… en théorie**
Pensé pour affiner la prévision des ventes, **Relex** s’appuie sur les données des cinq dernières années, là où les anciens systèmes se contentaient de cinq semaines. Il est censé anticiper les événements saisonniers, ajuster automatiquement les besoins et réapprovisionner sans intervention humaine.
Comme l’explique une employée expérimentée, « Relex tient compte des événements spécifiques, plus besoin de mettre de coef d’accélération ou des leviers l’été ». Autre avantage mis en avant : « Les collaborateurs ne touchent plus aux stocks marchand, ces derniers sont automatiquement recalculés chaque semaine », explique ici une responsable de magasin de l'enseigne.
Certains, comme ce responsable, estiment d’ailleurs que « ça marche plutôt pas mal », à condition que les bases soient bien posées. Une autre responsable opérationnelle précise : « Avant le déploiement, il faut bien traiter la liste des stock mini communiquée par votre CMAS, sinon vous risquez un très gros arrivage au départ. Après, ça se lisse dans le temps », relate-t-elle.
## **Mais sur le terrain, la réalité est plus contrastée**
Malgré ces intentions louables, de nombreux salariés alertent sur des dysfonctionnements majeurs. Surstocks d’un côté, ruptures de l’autre : l’outil semble parfois totalement déconnecté de la réalité.
« Trois tonnes de [stock](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/04/12/quelques-cles-pour-mieux-gerer-son-stock/), autant de ruptures », s’exaspère un employé en magasin. Dans les rayons frais, les erreurs d’anticipation sont particulièrement visibles. Une employée du secteur frais résume : « Rayon frais, que des soucis… mais pour les chips, impeccable ». Le contraste est saisissant et met en lumière un paramétrage inégal selon les familles de produits.
Plus grave, des collaborateurs signalent une perte de maîtrise locale sur leurs propres rayons. « Des produits rentrent sans arrêt malgré de faibles ventes, d’autres ne rentrent pas alors que tout est bien paramétré », déplore un responsable de magasin, avant de conclure, amer : « Bonjour les pertes ! », explique-t-il avec regrets.
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### Booster vos ventes au rayon champignons : Le Guide complet pour chefs de rayon
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/18/booster-vos-ventes-au-rayon-champignons-le-guide-complet-pour-chefs-de-rayon/
Last updated: 2025-09-18T13:13:36.000Z
**Le champignon est un produit à forte valeur ajoutée dans le rayon fruits et légumes**. Polyvalent, gourmand, il séduit une clientèle variée, du consommateur pressé qui cherche ses **Champignons de Paris prêts à cuisiner** au gastronome attiré par les **cèpes ou morilles**. Mais sa fragilité et sa diversité exigent une gestion précise.
**Un rayon champignons bien implanté, bien entretenu et bien animé peut devenir un véritable moteur de chiffre d’affaires**. Voici un guide complet pour en faire un atout incontournable dans votre magasin.
FORMATION & CONSEILS
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Notre expertise en fruits et légumes est dédiée à accompagner les chefs de rayon et responsables de secteur dans leur performance au quotidien.
À travers des formations ciblées, des audits personnalisées et des conseils opérationnels, nous vous aidons à optimiser la gestion et la rentabilité du rayon, renforcer les compétences des équipes, et améliorer la satisfaction client.
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## 1\. Les règles d’or pour un rayon champignons attractif
- **Fraîcheur visible** : un champignon doit être ferme, non gluant, non poreux, sans suintement. Pour les **Champignons de Paris**, assurez-vous d’une coloration uniforme, d’une surface lisse et de l’absence de lamelles.
- **Conservation maîtrisée** : le froid est indispensable, mais évitez l’excès d’humidité qui abîme les chapeaux.
- **Nettoyage et tri quotidien** : retirez immédiatement les produits tachés ou ramollis – un seul champignon fatigué peut faire fuir un client.
- **Rayon vivant** : préférez un réassort régulier en petites quantités plutôt qu’un remplissage massif qui s’abîme vite.
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Conseil : comme pour le raisin, la rotation rapide et le flux tendu sont les clés d’un rayon toujours attractif.
## 2\. L’art de l’implantation : organiser pour séduire
Un bon agencement permet à la fois de guider le client et de valoriser les produits :
- **Champignons de Paris** : placez-les en tête de rayon, car ils représentent la plus grande part des ventes. Proposez différentes tailles (pied coupé, géant, grec) et mettez en avant la variété brune, plus parfumée.
- **Champignons sauvages** : regroupez-les dans un “bloc découverte” : cèpes, girolles, chanterelles, trompettes, morilles. Ce pôle d’image attire le regard et renforce la valeur perçue.
- **Champignons exotiques** : shiitake et pleurotes trouvent leur place dans une descente dédiée “saveurs du monde”.
- **Signalétique claire et vendeuse** : utilisez des pancartes simples mais évocatrices : “Goût intense”, “Parfait en omelette”, “Idéal à la crème”. Ajoutez si possible l’origine et la saisonnalité.
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Astuce merchandising : mettez en avant les champignons de saison avec une théâtralisation simple (paniers, cagettes bois, feuillages) pour rappeler l’univers forestier.
## 3\. Connaître chaque variété pour mieux conseiller et vendre
Un chef de rayon performant ne se contente pas de mettre en place le produit : il sait **en parler**. Voici un rappel des spécificités clés pour orienter vos clients :
- **Cèpe** : chair blanche épaisse, parfum doux. Ne jamais tremper. Idéal sauté ou braisé.
- **Girolle** : saveur fruitée subtile. Parfaite en omelette.
- **Chanterelle grise** : longue saison, supporte les cuissons prolongées.
- **Chanterelle jaune** : excellente avec volailles et viandes blanches.
- **Morille** : parfum intense, doit toujours être bien cuite. Idéale en sauce.
- **Mousseron** : parfum farineux. Délicieux sauté à l’ail et persil.
- **Pied de mouton** : croquant, légèrement acidulé. Longue cuisson nécessaire.
- **Pleurote** : chair croquante, saveur douce. À valoriser en persillade.
- **Shiitake** : notes asiatiques, cuisson rapide. À conseiller pour wok, soupes, sauces.
- **Champignon de Paris** : polyvalent, cru ou cuit. Le géant à farcir, le grec à mariner, le brun pour plus de goût.
- **Trompette des morts** : parfum puissant, idéal en soupes, ragoûts, omelettes.
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Astuce vente : mettez en avant des associations culinaires concrètes sur vos étiquettes prix (ex. : **“Girolle – parfaite en omelette !”*). Cela déclenche l’achat d’impulsion.
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### NRF 2025 : 5 innovations qui réinventent le commerce de demain
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/17/nrf-2025-5-innovations-qui-reinventent-le-commerce-de-demain/
Last updated: 2025-09-26T09:27:00.000Z
Pour sa première édition française, le salon [National Retail Federation](https://www.nrfbigshoweurope.com/fr-FR) (NRF) s'installe aux Portes de Versailles et rassemble les acteurs de la transformation digitale du commerce. Entre [intelligence artificielle](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/intelligence-artificielle/), [robotique](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/robotique-grande-distribution/) et nouvelles expériences client, les exposants proposent des réponses concrètes aux défis actuels du secteur : optimisation des stocks, réduction des coûts opérationnels, amélioration de l'expérience d'achat.
Tour d'horizon de cinq solutions technologiques qui interrogent l'avenir du point de vente physique.
## Scandit : La data capture au service du « Store of the Future »
Scandit présente sa vision du magasin du futur avec une approche hybride et intégrée de la capture de données. Comme l'explique Jessica Grisolia : « C'est la data capture pour le commerce de demain. Nous avons plusieurs façons de capturer des données dans nos magasins. »
L'entreprise propose une gamme complète de solutions technologiques :
**Diversité des moyens de capture** La force de Scandit réside dans sa capacité à combiner différentes technologies. « Nous avons des robots par exemple, qui peuvent faire non seulement la capture de l'étagère, mais aussi les retail media. Nous avons des caméras fixes qui prennent les visuels de l'étagère avec une fréquence décidée par le retailer. Ou encore on peut utiliser les caméras de n'importe quel smartphone. »
**Gestion intelligente des rayons** Le système va au-delà de la simple capture d'images. Il analyse en temps réel l'état des rayons et priorise les interventions nécessaires. « Nous nous focalisons d'abord sur les produits les plus importants », précise Grisolia. Le dashboard permet aux équipes de visualiser les problèmes de prix incorrects et de gérer efficacement les tâches à effectuer.
**Objectifs opérationnels** « L'objectif du dispositif est de repérer des ruptures en rayon, détecter les stocks, alerter le gestionnaire de stock en cas de rupture pour le réapprovisionner. » Cette technologie intégrée vise à optimiser la gestion des stocks et réduire les ruptures, enjeu majeur pour les retailers.
## Gosium : Omni, le robot de nettoyage intelligent
Gosium fait sensation avec Omni, son robot de nettoyage nouvelle génération qui révolutionne l'entretien des surfaces commerciales.
**Technologie avancée** Omni combine plusieurs innovations : un système de vision à 360°, une intelligence artificielle pour la détection d'obstacles, et un radar pour une navigation autonome optimale. Cette combinaison lui permet de s'adapter parfaitement aux grands espaces commerciaux et industriels.
**Performance et polyvalence** Avec une capacité d'aspiration de 10 litres de déchets par heure, Omni traite efficacement tous types de déchets, secs comme humides. Sa polyvalence se révèle aussi dans son adaptation à tous types de sols : pierre, carrelage, béton, PVC, résine - le robot s'ajuste automatiquement pour garantir un nettoyage optimal.
## Hypervision : L'holographie au service de l'expérience client
Hypervision propose une technologie spectaculaire qui transforme l'affichage en magasin grâce à des hologrammes 3D flottants.
**Innovation technique** La technologie repose sur des ventilateurs à LED ultra-rapides qui, une fois en rotation, deviennent invisibles et créent l'illusion parfaite d'images flottant dans l'air. L'effet visuel obtenu est saisissant : produits, logos ou animations semblent littéralement sortir de l'écran.
**Application marketing** Pensée pour capter l'attention en magasin, en vitrine ou lors d'événements, cette technologie répond à un besoin crucial : créer l'engagement client dans un environnement commercial de plus en plus concurrentiel. L'impact visuel est tel qu'il devient difficile de passer devant sans s'arrêter.
> Le spécialiste mondial de l'hologramme est à la [@nrfeurope](https://twitter.com/nrfeurope?ref%5Fsrc=twsrc%5Etfw)
>
> Bien placé, HYPERVSN a de quoi attirer les visiteurs du salon. Avec ses hologrammes qui ses animations 3D qui semblent flotter dans l'air, c'est un moyen intéressant d'attirer l'attention. [pic.twitter.com/wdndtifjCk](https://t.co/wdndtifjCk)
>
> — Je Bosse en Grande Distribution (@BlogGrandeDistr) [September 17, 2025](https://twitter.com/BlogGrandeDistr/status/1968222273720160345?ref%5Fsrc=twsrc%5Etfw)
## VusionGroup : Le magasin physique transformé en actif digital
VusionGroup présente sa vision révolutionnaire du commerce avec un concept de magasin entièrement digitalisé. Comme l'explique Noé Girardet, Business Value Engineer : « C'est une vision du commerce où nous transformons vraiment le commerce physique en actif digital, donc vraiment un actif qui va générer énormément de données. »
**Écosystème technologique intégré** L'approche de VusionGroup repose sur plusieurs innovations complémentaires qui travaillent en synergie pour optimiser l'expérience retail.
Le **rail connecté RAI** constitue l'une des innovations phares, actuellement testé dans le pilier de transformation de Carrefour. Cette solution alimentée par batterie intégrée « vient alimenter toutes les étiquettes électroniques » via transmission Bluetooth, tout en étant « beaucoup moins énergivore ». Le système intègre également des capteurs qui « vont agréger de la donnée sur le trafic magasin » et permettre de « localiser les produits dans le magasin ».
**Optimisation des parcours clients et collaborateurs** Cette technologie transforme concrètement les opérations : « Le collaborateur qui a une commande à faire pour le drive va vraiment pouvoir avoir sa liste de produits à chercher et finalement faire tout le parcours client qui va lui être proposé sur son mobile ». Pour les consommateurs, le système propose des fonctionnalités permettant de « trouver beaucoup plus facilement leurs produits », avec notamment l'activation de LED pour améliorer la visibilité des articles.
**Vision par ordinateur pour la gestion des rayons** La caméra Captana illustre la polyvalence de l'approche VusionGroup . Elle « va filmer le rayon d'en face et nous allons multiplier les cas d'usage autour de cette donnée ». Au-delà de la détection des ruptures, elle traite « le respect du planogramme » et développe « des logiques de monétisation avec les marques ». L'exemple donné est éloquent : « Coca Cola par exemple, va être intéressé pour savoir quelle est la part de linéaire qui est effectivement sur son étagère. »
**Traçabilité et gestion des produits frais** Le Connected Todd, chariot connecté, révolutionne la gestion de la chaîne du froid avec « une traçabilité complète grâce à l'étiquette qui est géolocalisée entre la ferme et l'entrepôt avec des capteurs de température ». Les systèmes de caméras permettent de « contrôler l'état de qualité et de dégradation des produits », alimentant en temps réel les besoins de réassort et les outils de gestion pour « diminuer la casse et la démarque de produits frais ».
**Vision Live : l'intelligence centralisée** Toutes ces technologies convergent vers VusionLive, l'interface software qui centralise la donnée. « L'idée, c'est que tout ce que je vous ai montré avant va générer de la data et nous allons tout mettre dans cette interface pour aider le magasin à être plus performant tous les jours », explique Noé Girardet. Cette plateforme modulaire s'adapte aux différentes personnes de l'organisation et peut être partagée avec les fournisseurs.
L'objectif est clair : transformer le magasin en « un vrai actif digital » qui accumule les données pour rendre « le collaborateur et le directeur de magasins plus efficaces et plus alignés » avec les objectifs business multiples et variés.
## Mira : L'encaissement autonome par intelligence artificielle
Mira révolutionne le passage en caisse avec sa solution d'encaissement autonome pilotée par l'IA, conçue pour éliminer définitivement les files d'attente et transformer l'expérience d'achat.
**Technologie de pointe** La solution repose sur la vision par ordinateur et le zero-shot learning, une approche particulièrement innovante qui permet de reconnaître instantanément les produits sans nécessiter de bases de données massives ni de longues phases d'entraînement. Cette technologie permet une installation rapide et une adaptation aisée aux nouveaux articles (SKU).
**Performance dans la complexité** Mira excelle dans la gestion des situations complexes qui constituent souvent le défi majeur des solutions d'encaissement automatique : produits empilés, variations de poids, articles aux apparences quasi-identiques. L'IA de Mira traite ces cas avec une précision remarquable.
**Solutions modulaires** L'entreprise propose deux solutions adaptées aux différents formats commerciaux : SOLO et SPIN. Cette approche modulaire permet de répondre aussi bien aux besoins des petits points de vente qu'aux exigences des grandes enseignes, offrant un encaissement fluide, précis et évolutif.
**Déploiement en conditions réelles** Mira franchit une étape décisive avec ses tests en cours au Carrefour de Milan, démontrant concrètement comment l'intelligence artificielle peut transformer le passage en caisse en une expérience rapide, intuitive et totalement sans friction.
## L'avenir du retail se dessine aujourd'hui
Ces cinq innovations illustrent parfaitement les tendances qui façonnent le retail de demain : l'automatisation intelligente des tâches opérationnelles avec Scandit, l'optimisation des services avec Omni de GOSIUM, la révolution de l'expérience client avec Hypervision, la transformation du parcours d'achat avec Mira, et la digitalisation complète du point de vente avec VusionGroup.
Le salon NRF 2025 confirme que l'écosystème français des technologies retail continue d'innover pour répondre aux défis du commerce moderne : efficacité opérationnelle, expérience client enrichie, élimination des points de friction, transformation digitale et adaptation aux nouveaux comportements de consommation. Ces solutions démontrent comment la technologie peut humaniser le commerce en libérant les équipes des tâches répétitives pour se concentrer sur la valeur ajoutée client.
### Leadership en grande distribution : inspirer, guider, agir
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/16/leadership-en-grande-distribution-inspirer-guider-agir/
Last updated: 2025-09-16T06:24:27.000Z
Suite de notre série autour du [management](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/management/) en grande distribution avec **Philippe Rovira** où on décortique un mot galvaudé, parfois flou, mais pourtant essentiel au bon fonctionnement des équipes : le **leadership**. Ni posture autoritaire, ni simple aura personnelle, le leadership tel qu’il le conçoit est **une combinaison de posture, de méthode et d’action concrète.** Un levier clé pour faire grandir, motiver et embarquer une équipe, surtout dans un environnement aussi exigeant que la grande distribution.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Le leadership, ce n’est pas donner des ordres
Philippe Rovira est clair dès le départ :
> « Le leadership, ce n’est pas un costume, ce n’est pas une fonction. C’est une posture ».
Il déconstruit l’idée que le leader serait forcément celui qui parle fort, qui décide seul ou qui impose sa vision. « On confond souvent leadership et pouvoir. Mais le leader ne s’impose pas. Il est reconnu comme tel. »
Le vrai leadership se mesure à sa capacité à **faire adhérer** :
> « Tu es leader quand les gens ont envie de te suivre. Pas quand tu leur demandes. »
## Manager ou leader : deux rôles, une complémentarité
Faut-il choisir entre être manager ou être leader ? Philippe tranche : « Le manager planifie, organise, contrôle. Le leader inspire, oriente, embarque. L’un ne remplace pas l’autre. Ce sont deux facettes d’un même rôle. »
Il met en garde contre deux déséquilibres :
- Le manager sans leadership : « Il applique les process, mais n’embarque personne. Son équipe le suit par obligation, pas par envie. »
- Le leader sans management : « Il a des idées, une vision… mais sans méthode ni rigueur. Et ça ne tient pas. »
> « Le bon manager de demain sera un leader structuré. Et le bon leader sera un manager qui agit. »
## Les qualités du leader : pas (seulement) du charisme
Interrogé sur les qualités qui font un bon leader, Philippe insiste sur **des compétences humaines avant tout** :
- **L’exemplarité** : « Tu ne peux pas demander à ton équipe d’être à l’heure si toi tu arrives à 9h tous les jours. »
- **La cohérence** : « Le discours doit être aligné avec les actes. Sinon, la confiance s’effondre. »
- **L’empathie** : « Ce n’est pas être gentil. C’est comprendre les leviers de l’autre, s’adapter, écouter. »
- **Le courage** : « Un leader assume, tranche, prend des décisions. Il ne fuit pas les conflits. »
- **La capacité à donner du sens** : « Ce n’est pas juste dire quoi faire. C’est expliquer pourquoi. »
Et surtout :
> « Le leader avance. Il donne l’élan. Il est dans l’action. On suit quelqu’un qui bouge, pas quelqu’un qui parle. »
## Le leadership n’a pas d’âge (mais il demande du travail)
Peut-on devenir leader, ou faut-il naître leader ? Philippe est catégorique : « Le leadership s’apprend. C’est comme un muscle. »
Il cite des contre-exemples fréquents : « Certains jeunes ont une autorité naturelle, une vision, une capacité d’écoute. Et certains anciens, malgré leur expérience, ne fédèrent personne. »
Ce qui fait la différence ?
> « L’envie d’apprendre, la remise en question, et le sens du collectif. »
Il encourage les managers à **travailler leur leadership comme une compétence à part entière** : se former, observer, expérimenter. Et surtout, sortir du mode automatique. « Tu ne peux pas être leader si tu te contentes d’exécuter. »
## Concrètement, ça se voit où un leader ?
Philippe donne plusieurs signaux visibles de leadership sur le terrain :
- « Il est présent, physiquement. Il ne disparaît pas dans un bureau. »
- « Il communique, même quand c’est difficile. »
- « Il valorise les réussites, même petites. »
- « Il recadre quand il le faut, sans violence mais sans détour. »
- « Il donne envie. Il donne du rythme. Il rassure. »
Et il conclut : « Tu sais que tu es un leader quand ton équipe avance, même quand tu n’es pas là. »
## Le leadership, c’est du lien, du courage et de la constance
Ce dernier épisode boucle la série sur une conviction forte : **dans un métier de terrain, de tension et de rythme comme la grande distribution, le leadership n’est pas un concept de consultant. C’est une posture quotidienne.**
> « Être un bon leader, ce n’est pas briller. C’est faire grandir les autres. »
Et comme toujours chez Philippe Rovira, tout revient à une question simple :
**“Est-ce que les gens ont envie de travailler avec toi… ou juste parce qu’ils y sont obligés ?”**
### Du papier au digital : comment les enseignes transforment leur communication locale
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/15/du-papier-au-digital-comment-les-enseignes-transforment-leur-communication-locale/
Last updated: 2025-09-15T07:43:04.000Z
Avec plus de 25 ans dans le digital et quatre marchés à piloter (France, Espagne, Portugal, Afrique du Sud), **Henri-Noël Bouvet**, aujourd’hui chez [**Shopfully**](https://shopfully.com/fr/), observe de près la mue de la **communication commerciale**. Dans ce [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), il revient sur les bascules en cours, la réalité du terrain, les écarts culturels entre pays, et les raisons qui poussent (ou freinent) la transition numérique.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
> « On ne remplace pas un outil. On apprend une nouvelle grammaire. »
« **Les enseignes ont modifié leur façon de communiquer. Elles ont pris conscience de l'évolution des usages et coutumes** », nous explique au micro Henri-Noël Bouvet. Notre invité sur cet épisode revient d'ailleurs sur la dynamique enclenchée il y a quelques années et qui est désormais bien visible : « Ça s'est accéléré depuis quatre ans ». Plusieurs facteurs l'expliquent :
- Explosion du prix du papier
- Émergence de dispositifs réglementaires, comme l'expérimentation Oui Pub
- Maturité digitale du consommateur
- Essor des données comportementales exploitables via le digital
Le début de notre échange est l'occasion de rappeler les conclusions du dispositif Oui Pub : « L'expérimentation Oui Pub vient d'une consultation citoyenne, reprise par l'ADEME ». Résultat : les enseignes se sont adaptées, poussées par les contraintes… mais aussi par les opportunités.
Pour Henri-Noël Bouvet, la transformation en cours dépasse le simple changement d'outils : « On ne parle plus de transformation digitale, mais de bascule vers une nouvelle communication ». Cette évolution redessine les codes du secteur retail, obligeant chaque acteur à repenser sa relation client.
> « Le local, ce n’est pas une campagne nationale avec le nom de la ville au-dessus. C’est une vraie connaissance du terrain »
## La France, un marché polarisé (et en pleine recomposition)
Henri-Noël constate une concentration accélérée du retail alimentaire : « On a vu récemment Cora, Colruyt ou Casino vendre des points de vente ». Dans ce contexte, **la communication locale devient un enjeu stratégique** : comment rester visible, audible et différenciant au plus près des bassins de vie, tout en maîtrisant les coûts ?
Pour lui, la France est un marché très polarisé, marqué par la puissance des indépendants. « **En France, la décision sur la communication locale se fait très souvent au niveau du point de vente** ». Cette réalité du terrain exige une approche sur-mesure : « Le local, ce n'est pas une campagne nationale avec le nom de la ville au-dessus. C'est une vraie connaissance du terrain ».
Cette spécificité française contraste avec les voisins européens. « En Espagne, on a une centralisation très forte de la communication, là où en France, chaque point de vente peut décider ». À l'inverse de la France, où les adhérents ont un [pouvoir local](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/17/le-commerce-de-demain-quand-le-local-devient-un-levier-strategique/) fort, le modèle ibérique est plus vertical, avec une stratégie de communication définie en tête de réseau.
Henri-Noël détaille : « En Espagne, il y a un ovni qui s'appelle [Mercadona](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/07/07/4-choses-a-savoir-sur-mercadona-lenseigne-leader-de-la-grande-distribution-alimentaire-en-espagne/) avec 25% de part de marché, totalement nationalisé dans son fonctionnement ». Autre différence : un tissu encore très fragmenté de chaînes locales, là où le marché français a tendance à se concentrer.
Même si les outils numériques sont disponibles, leur adoption reste inégale. « Ils n'ont pas encore eu cet électrochoc qu'on a pu avoir en France ». En cause : une relation encore forte au prospectus papier, notamment dans les enseignes locales.
Henri-Noël explique cette réticence : « Il y a encore une peur de ne plus toucher tout le monde si on arrête le papier ». Il ajoute : « Le papier, c'est une contactabilité garantie à 100% autour du point de vente. Le digital, lui, semble plus incertain, même s'il est plus riche ».
> « Aider les enseignes à mieux communiquer auprès de leur zone d’influence, c’est notre mission. »
## Le digital offre des réponses… mais pas les mêmes garanties
**« Les directions marketing se rendent compte que toutes les datas qu'elles peuvent récupérer sur le digital sont précieuses »**, ajoute note invité. Analyse de comportement, mesure de la performance, affinité locale… Les outils évoluent vite. Mais cela suppose une montée en compétence, des tests, une capacité à piloter en finesse.
Henri-Noël tempère : « **Le digital ne remplacera pas le papier à 100%, mais il apporte des réponses nouvelles, plus ciblées, plus mesurables** ». Il précise la nature de cette transformation : « Le digital, c'est la donnée, l'optimisation, l'agilité. Mais ça demande de l'accompagnement ».
L'approche préconisée par **Shopfully** mise sur la progressivité : « Les enseignes qui réussissent sont celles qui testent, mesurent, ajustent. Ce n'est pas un switch brutal ». Cette méthode permet d'apprivoiser les nouveaux codes tout en conservant ce qui fonctionne.
Shopfully, à travers ses différentes plateformes, capte aujourd'hui une volumétrie considérable. « En 2024, un peu plus de 800 millions de catalogues ont été lus sur nos plateformes. C'est massif ».
Ces données permettent d'identifier des tendances fortes, de recommander des ajustements, et de piloter la diffusion par zone, typologie ou période.
Ce que révèle l'échange avec Henri-Noël Bouvet, c'est une réalité en tension : le digital ne s'impose pas, il se construit. Il oblige à repenser ses réflexes, à analyser, à tester, à mesurer. Mais pour ceux qui acceptent cette transition, les leviers sont nombreux : « Aider les enseignes à mieux communiquer auprès de leur zone d'influence, c'est notre mission. »
Et demain ? Ce sera peut-être moins de volume, mais plus d'impact local, plus de pertinence, et plus de maîtrise du ROI.
### Foire aux Vins : Une tradition de 50 ans en quête de réinvention
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/15/foire-aux-vins-une-tradition-de-50-ans-en-quete-de-reinvention/
Last updated: 2025-09-15T07:04:33.000Z
La « **Foire aux Vins** » (FAV) est depuis un demi-siècle un temps fort du commerce en France. Lancée en 1973 par deux supermarchés E.Leclerc bretons, elle s’est étendue à l’ensemble des enseignes de grande distribution chaque automne, permettant aux consommateurs de remplir leurs caves à prix promotionnels.
Toutes les chaînes, des hypermarchés, supermarchés, cavistes intégrés, voire sites Internet, s’y plient désormais religieusement. Cet événement a longtemps été synonyme de succès commercial, culminant à environ [1 milliard d’euros de ventes annuelles en 2022 d’après NielsenIQ](https://www.lemonde.fr/le-monde-passe-a-table/article/2023/09/08/les-foires-aux-vins-fetent-50-ans-de-succes%5F6188472%5F6082232.html#:~:text=le%20parking%20du%20E,d%E2%80%99analyse%20NielsenIQ%2C%20le%20milliard%20d%E2%80%99euros). Cependant, dans un contexte de chute de la consommation de vin et d’évolution des comportements, la pertinence de maintenir ces opérations traditionnelles mérite d’être questionnée.
Malgré son aura historique, la Foire aux Vins semble aujourd’hui **s’essouffler**. Les ventes de vin déclinent, les consommateurs, surtout les plus jeunes, modifient leurs habitudes, et l’attractivité des grandes opérations promotionnelles n’est plus aussi évidente. Cette enquête fait le point sur :
- les performances commerciales récentes des FAV dans les principales enseignes
- l’évolution globale des ventes de vin en grande distribution,
- les nouvelles tendances de consommation du vin en France,
- la perception des consommateurs vis-à-vis de ces foires
Notre analyse.
## États des lieux et performances commerciales récentes des Foires aux Vins en grande distribution
Bien que toujours significatives, les performances des foires aux vins affichent une **tendance à la baisse ces dernières années**. Selon une étude NielsenIQ, l’édition 2023 de la FAV (toutes enseignes GMS confondues) a réalisé un chiffre d’affaires d’environ [**988 millions d’euros**, en recul de –2,3 % par rapport à 2022](https://www.larvf.com/la-foire-aux-vins-ne-fait-plus-recette,4844671.asp#:~:text=1973%2C%20accusent%20cette%20ann%C3%A9e%20un,foires%20aux%20vins%20de%202021). Surtout, [les volumes écoulés durant la foire 2023 ont chuté de **–4,9 %** sur un an](https://www.larvf.com/la-foire-aux-vins-ne-fait-plus-recette,4844671.asp#:~:text=Une%20%C3%A9tude%20Nielsen%20IQ%20affiche,foires%20aux%20vins%20de%202021) (et même –8,4 % vs 2021), repassant ainsi sous le seuil symbolique du milliard d’euros de ventes. Cette érosion s’est **confirmée en 2024** : les panels Nielsen signalent une nouvelle baisse d’environ [\-**3 % en volume et en valeur** pour l’ensemble de la FAV d’automne 2024 comparé à 2023](https://www.vitisphere.com/actualite-103674-les-foires-aux-vins-de-justesse-au-dessus-du-milliard-deuros.html#:~:text=anc%C3%A9es%20le%204%20septembre%20par,ce%20d%C3%A9crochage%20des%20FAV%20sont). La “grand-messe” annuelle du vin en GMS s’inscrit donc dans un trend négatif, après des décennies de croissance ou de stabilité.
Pourtant, la FAV reste un événement non négligeable dans le business du vin en supermarché. En 2023, ces opérations représentaient encore [**environ 16% des volumes annuels et 18% de la valeur des ventes de vin** en GMS](https://www.advini.com/5-chiffres-qui-montrent-que-la-foire-aux-vins-reste-un-moment-tres-attendu/#:~:text=2%20%E2%80%93%20Les%20foires%20aux,incontestablement%20un%20vecteur%20de%20business). C’est dire si, malgré le ralentissement, la grande distribution continue de s’appuyer sur la foire pour doper son rayon vin. D’ailleurs, les distributeurs rappellent que la FAV demeure un **vecteur de trafic et de recrutement client** en magasin. Le panier moyen des acheteurs y est nettement supérieur au reste de l’année, autour de **100€ par personne en 2023** (contre \~20–30 € habituellement), signe que les consommateurs profitent de l’occasion pour stocker et monter en gamme dans leurs achats.
**Les performances varient toutefois selon les enseignes.** Certaines ont réussi à tirer leur épingle du jeu récemment, grâce à des ajustements stratégiques.
Par exemples :
- **Carrefour** a annoncé un bilan 2024 positif avec **+3 % de croissance en volume et en valeur** sur sa foire aux vins d’automne. Le distributeur attribue ce résultat à la bonne dynamique de ses supermarchés de proximité et de son canal e-commerce vin.
- **Monoprix** revendique une **hausse à deux chiffres (+10% en chiffre d’affaires et volume)** sur la FAV 2024, après avoir mis l’accent sur des prix plus accessibles et une sélection resserrée – une stratégie apparemment payante.
- La **Coopérative U (Hyper/Super U)** affiche pour la cinquième année consécutive une progression de son opération automnale : en 2024, le chiffre d’affaires du rayon vin sur la période a augmenté de **+3%** (à 60 M€), tiré par une offre sans casse excessive des prix. [Le responsable vins de Système U souligne qu’**aucune bouteille à moins de 2€**](https://www.vitisphere.com/actualite-103244-3-de-ventes-de-vin-pour-super-u-sans-prix-casses-en-dessous-de-2-.html#:~:text=Alors%20que%20le%20sujet%20d%E2%80%99un,cette%20ann%C3%A9e%20encore%20leur%20confiance%C2%A0%C2%BB) n’était proposée et que malgré tout la foire « a su séduire les amateurs de jolis vins » fidèles au rendez-vous.
D’autres acteurs affichent également une belle résistance.
- **Intermarché**, par exemple, a profité de l’intégration de nouveaux magasins (anciens Casino) pour doper sa FAV 2024 et annonce **+8 % de ventes (volume et valeur)** par rapport à 2023\. Les Mousquetaires revendiquent même avoir conquis **19 % de part de marché** de la FAV d’automne, en hausse d’1,2 point. L’opération a attiré 1,4 million de visiteurs en trois semaines (+10 % de fréquentation) dans les Intermarché participants. Néanmoins, ce gain s’explique en partie par l’élargissement du parc de magasins participants (+5 % d’enseignes), alors que certains points de vente historiques se désengagent ou réduisent la voilure.
- À l’inverse, le leader **E.Leclerc**, pionnier historique de la foire, semble marquer le pas. En 2022, la FAV de l’ensemble des Leclerc avait écoulé plus de [**9 millions de bouteilles** pour **105 M€ de chiffre d’affaires**](https://www.lemonde.fr/le-monde-passe-a-table/article/2023/09/08/les-foires-aux-vins-fetent-50-ans-de-succes%5F6188472%5F6082232.html#:~:text=d%E2%80%99ailleurs%2C%20l%E2%80%99expression%20%C2%AB%C2%A0foire%20aux%20vins%C2%A0%C2%BB,d%E2%80%99analyse%20NielsenIQ%2C%20le%20milliard%20d%E2%80%99euros), faisant de Leclerc le champion incontesté de l’exercice.
- Pour les autres enseignes, **Auchan, Casino, Cora,** elles ont probablement souffert, compte tenu du contexte de l'année passée et des magasins en cours de passation.
En résumé, les foires aux vins génèrent toujours des **volumes conséquents** et un **chiffre d’affaires important** pour les GMS (près d’un cinquième des ventes annuelles de vin), mais leur **dynamique commerciale s’affaiblit**. Là où il y a quelques années la plupart des enseignes affichaient des croissances, on observe désormais des résultats en demi-teinte, voire des reculs.
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### Le défi des salaires dans la grande distribution : Comment attirer, fidéliser, revaloriser
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/11/le-defi-des-salaires-dans-la-grande-distribution-comment-attirer-fideliser-revaloriser/
Last updated: 2025-09-11T12:21:34.000Z
Le secteur de la distribution poursuit sa mutation dans un contexte marqué par la digitalisation, la quête d’une expérience client toujours plus fluide, un environnement économique incertain et une pénurie croissante de talents. Pour rester compétitives, les enseignes repensent leurs modèles, renforcent leur approche omnicanale et investissent massivement dans les technologies en point de vente. Une [étude](https://www.michaelpage.fr/etude-de-remunerations-resultats) récente révèle les [salaires](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2019/11/18/les-vrais-salaires-des-salaries-de-la-grande-distribution-alimentaire/) et les défis du [métier](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/metier/).
## Un marché de l’emploi sous tension
La fermeture de nombreuses enseignes ces dernières années a eu un double effet : d’un côté, elle a accéléré la fuite des professionnels, en particulier des [managers](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/07/le-manager-moderne-en-grande-distribution-entre-exemplarite-agilite-et-bienveillance/), vers des secteurs jugés plus stables ou valorisants ; de l’autre, elle a fragilisé l’employabilité des salariés plus seniors, souvent en poste depuis de longues années, et désormais confrontés à un marché de plus en plus frileux à leur égard.
Or, l’emploi des plus de 50 ans est un véritable enjeu sociétal et une opportunité pour les enseignes de sécuriser des compétences précieuses.
## Des métiers stratégiques en forte pénurie
Dans l’univers de la grande distribution, les **métiers de bouche** (boucherie, poissonnerie, boulangerie, fromagerie…) sont aujourd’hui parmi les plus en tension. Véritables piliers de l’attractivité des magasins, ils représentent une forte valeur ajoutée pour les enseignes mais souffrent d’un manque de profils qualifiés. Recruter est déjà difficile, fidéliser l’est encore davantage. Cette situation pousse les employeurs à revaloriser significativement les rémunérations.
D’après les grilles de salaires observées en Île-de-France, un **chef de rayon** peut atteindre plus de 45 k€ annuels au-delà de 10 ans d’expérience, tandis qu’un **directeur d’hypermarché** dépasse les 80 k€. Les niveaux de rémunération progressent avec l’expérience, mais les écarts de pratiques salariales et le manque de transparence restent des freins.
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## Les nouvelles attentes des salariés
Les chiffres de l’étude sont éloquents :
- **86 %** des salariés citent l’équilibre de vie comme critère prioritaire de leur satisfaction professionnelle.
- **59 %** seraient prêts à renoncer à une promotion si elle nuisait à cet équilibre.
- Seuls **14 %** se projettent à plus de trois ans sur leur poste actuel, signe d’une fidélité en baisse.
- Plus d’un salarié sur deux estime indispensable d’obtenir une augmentation lors d’un changement de poste.
Au-delà de la rémunération, les candidats recherchent désormais un **projet d’entreprise**, une **culture managériale saine** et des **conditions de travail attractives**. L’engagement sociétal et environnemental des enseignes pèse aussi dans leur décision.
### Les salaires dans la grande distribution
On observe ici une progression salariale régulière mais relativement modérée sur les postes d’exécution (hôtes de caisse, employés libre service). L’écart se creuse en revanche sur les postes de management, notamment les directions d’hypermarchés et les fonctions de direction régionale, qui dépassent les **80k€ annuels** au-delà de 10 ans d’expérience. Cela traduit une forte valorisation des postes à responsabilités, mais aussi la difficulté de fidéliser des profils expérimentés dans un secteur en tension.
| Grande distribution | 0-2 ans | 2-5 ans | 5-10 ans | 10-15 ans et + |
| ------------------------------------- | ------- | ------- | -------- | -------------- |
| Hôte de caisse | 22 - 23 | 23 - 24 | 24 - 25 | 25 - 26 |
| Employé libre service | 22 - 24 | 23 - 25 | 24 - 26 | 26 - 27 |
| Chef de rayon - Manager commerce | 29 - 32 | 32 - 36 | 36 - 45 | \> 45 |
| Chef de département - Chef de secteur | 33 - 36 | 36 - 45 | 45 - 50 | \> 50 |
| Directeur de magasin (proximité) | 31 - 33 | 33 - 35 | 35 - 37 | \> 37 |
| Directeur de magasin (supermarché) | 44 - 46 | 47 - 51 | 52 - 60 | \> 60 |
| Directeur de magasin (hypermarché) | 55 - 60 | 60 - 65 | 65 - 80 | \> 80 |
| Directeur régional | 52 - 55 | 56 - 58 | 59 - 62 | \> 62 |
| Directeur de réseau/exploitation | 52 - 55 | 56 - 58 | 59 - 61 | \> 62 |
| Responsable d’expansion | 45 - 47 | 48 - 54 | 55 - 60 | \> 60 |
| Directeur du développement | 60 - 63 | 64 - 70 | 71 - 76 | \> 76 |
### Les disparités de salaire selon les régions
Les salaires de référence sont établis en Île-de-France, mais on observe d’importantes disparités sur le reste du territoire. En Auvergne-Rhône-Alpes, l’écart reste limité (**\-0 à -5 %**), tandis que dans le Grand Est, la Normandie, les Hauts-de-France, le Centre-Val de Loire et la région PACA, il atteint **\-10 à -15 %**. Les différences sont plus fortes en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie, avec des rémunérations inférieures de **\-10 à -20 %**. Ces écarts reflètent à la fois le coût de la vie et la concentration des sièges sociaux et grandes enseignes autour de Paris et Lyon.

### Les salaires dans le commerce spécialisé
Les rémunérations dans le retail spécialisé sont plus contenues que dans la grande distribution, mais elles offrent une montée en compétences intéressante. Les postes de **vendeur conseil** démarrent autour de **22-24 k€**, tandis que les postes de management intermédiaire (directeur adjoint, directeur de magasin) dépassent les **40 k€** avec l’expérience. Les fonctions de pilotage réseau (district manager, directeur régional) franchissent le seuil des **50-60 k€**, reflétant la rareté de ces profils capables d’animer plusieurs points de vente.
| Retail spécialisé | 0-2 ans | 2-5 ans | 5-10 ans | 10-15 ans et + |
| ------------------------------- | ------- | ------- | -------- | -------------- |
| Vendeur conseil | 22 - 24 | 24 - 27 | 27 - 30 | \> 30 |
| Responsable de département | 30 - 33 | 33 - 37 | 37 - 40 | \> 40 |
| Responsable adjoint de boutique | 27 - 29 | 29 - 31 | 32 - 35 | \> 35 |
| Responsable de boutique | 32 - 34 | 34 - 36 | 36 - 38 | \> 38 |
| Directeur adjoint de magasin | 32 - 35 | 35 - 38 | 38 - 42 | \> 42 |
| Directeur de magasin | 36 - 38 | 38 - 40 | 40 - 42 | \> 42 |
| District manager | 40 - 42 | 43 - 45 | 46 - 50 | \> 50 |
| Animateur de réseau | 43 - 46 | 47 - 50 | 51 - 55 | \> 55 |
| Directeur régional | 50 - 53 | 54 - 60 | 61 - 67 | \> 67 |
| Country manager | 70 - 73 | 74 - 80 | 81 - 88 | \> 88 |
### Les salaires dans le luxe
Dans le secteur du luxe, les rémunérations sont nettement plus attractives, même dès les premières années. Un **conseiller de vente langues rares** démarre déjà au-dessus de **29 k€**, et les fonctions managériales (floor manager, responsable de corner, directeur de grand magasin) dépassent rapidement les **60-80 k€**. Ce positionnement salarial illustre l’importance accordée à la **qualité de l’expérience client** et à la **fidélisation des talents** dans un univers où l’image et l’expertise sont stratégiques.
| Luxe | 0-2 ans | 2-5 ans | 5-10 ans | 10-15 ans et + |
| --------------------------------------- | ------- | ------- | -------- | -------------- |
| Conseiller de vente langues rares | 29 - 31 | 31 - 33 | 33 - 35 | \> 35 |
| Floor manager - Manager des ventes | 33 - 34 | 34 - 35 | 35 - 45 | \> 45 |
| Responsable de corner en grand magasin | 32 - 34 | 34 - 36 | 36 - 42 | \> 42 |
| Responsable des ventes en grand magasin | 50 - 53 | 54 - 59 | 60 - 65 | \> 65 |
| Directeur des ventes en grand magasin | 60 - 62 | 63 - 66 | 67 - 73 | \> 73 |
| Directeur de grand magasin | 70 - 75 | 76 - 81 | 82 - 86 | \> 86 |
### Les salaires dans les fonctions supports
Les fonctions support affichent une grande diversité de rémunérations selon les spécialités. Les métiers de **l’achat et du merchandising** évoluent entre **35 et 55 k€**, tandis que les postes de **category manager** dépassent les **55 k€** après 10 ans. Les fonctions de direction (achats, marketing, direction artistique) culminent entre **90 et 95 k€**, voire plus. Ces métiers sont stratégiques pour accompagner la transformation du retail, et leur attractivité salariale reflète leur rôle clé dans la **différenciation et la compétitivité des enseignes**.
| Fonctions supports | 0-2 ans | 2-5 ans | 5-10 ans | 10-15 ans et + |
| --------------------------------------------- | ------- | ------- | -------- | -------------- |
| Assistant achats | 26 - 28 | 28 - 32 | 32 - 38 | \> 38 |
| Visual merchandiser | 28 - 30 | 30 - 35 | 35 - 42 | \> 42 |
| Chef de projet merchandising | 34 - 36 | 37 - 42 | 43 - 50 | \> 50 |
| Acheteur - Chef de produits | 38 - 41 | 42 - 45 | 46 - 55 | \> 55 |
| Acheteur négoce | 40 - 43 | 44 - 48 | 48 - 57 | \> 57 |
| Responsable réseau sécurité et sûreté magasin | 33 - 35 | 35 - 45 | 45 - 50 | \> 50 |
| Responsable inventaire magasin | 38 - 41 | 42 - 44 | 45 - 47 | \> 48 |
| Responsable des processus et flux retail | 38 - 42 | 42 - 45 | 45 - 48 | \> 49 |
| Category manager | 40 - 43 | 44 - 48 | 49 - 55 | \> 55 |
| Directeur achats/marketing | 70 - 75 | 76 - 82 | 83 - 90 | \> 91 |
| Directeur artistique/de collection | 75 - 80 | 81 - 86 | 87 - 95 | \> 95 |
## Des métiers en transformation en grande distribution
Côté employeurs, les compétences les plus recherchées en 2026 toucheront à :
- la **gestion de la performance**,
- le **leadership dans un environnement mouvant**,
- la **maîtrise des outils digitaux** en point de vente,
mais aussi la **capacité à recréer du lien humain** dans une expérience client de plus en plus automatisée.

#### Magazine 100% Digital
Au programme de cette édition : 40 pages pour comprendre où va le commerce et comment le métier de chef de rayon évolue. Un regard de la grande distribution, vue du terrain, avec des chiffres clés, des témoignages bruts : dans ce magazine, on raconte le quotidien d’aujourd’hui et on explore les enjeux de demain.
[COMMANDER](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/magazine/)
### La France des produits locaux : une carte des affinités régionales
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/11/la-france-des-produits-locaux-une-carte-des-affinites-regionales/
Last updated: 2025-09-11T07:44:55.000Z
NOUVEAU !
****Mieux connaître vos clients. Optimisez votre zone de chalandise.**
Grâce à des données exclusives modélisées quartier par quartier sur plus de 50 millions de Français, on vous aide à comprendre les consommateurs qui fréquentent votre magasin, comment ils consomment, et comment mieux les toucher.
[LANCEZ VOTRE AUDIT LOCAL MAINTENANT ](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/audit-data-geomarketing-local/)
L’intérêt des Français pour les [produits locaux](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/02/07/ce-quil-faut-savoir-sur-la-consommation-de-produits-locaux-en-grande-distribution/) ne cesse de croître, mais il n’est pas réparti de manière uniforme sur le territoire. L'analyse menée par [Showhere – avec qui nous proposons des audits géomarketing](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/audit-data-geomarketing-local/) – permet de mettre en lumière les disparités départementales en matière d’affinité pour le local.
Globalement, deux grandes tendances se dégagent : un attachement particulièrement marqué dans le Sud et l’Ouest du pays, tandis que le Nord et le Centre présentent une relation plus modérée avec la consommation locale.
Les départements affichant les scores les plus élevés (supérieurs à 45) se concentrent dans le Sud-Ouest, la façade atlantique et une partie du Sud-Est. De la Nouvelle-Aquitaine à l’Occitanie, l’engouement pour les produits du terroir est évident. Cet attachement peut s’expliquer par une forte identité gastronomique, la valorisation du patrimoine agricole et la présence de filières courtes déjà bien implantées.
À l’inverse, le quart nord-est de la France, ainsi qu’une partie du Centre, présentent des affinités plus faibles (souvent inférieures à 37,5). Dans ces territoires, la **consommation locale** semble moins ancrée dans les habitudes. Cela peut s’expliquer par une urbanisation plus forte, une plus grande dépendance à la grande distribution classique, ou encore une offre locale moins visible.
La Bretagne, quant à elle, illustre un cas intermédiaire : attachée à ses produits emblématiques (beurre, cidre, poissons), elle reste en position moyenne avec des scores oscillant entre 40 et 42,5.
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### E-Mart : portrait d'un hyper face aux nouvelles tendances de consommation en Corée du Sud
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/10/e-mart-portrait-dun-hyper-face-aux-nouvelles-tendances-de-consommation-en-coree/
Last updated: 2025-09-12T10:02:20.000Z
Loin de l'effervescence de Séoul et de ses concepts retail ultramodernes, **l'hypermarché E-Mart de Mokpo offre un autre visage de la distribution sud-coréenne**. Dans cette ville portuaire en déclin démographique, le géant du retail doit composer avec des réalités économiques différentes, une clientèle aux attentes spécifiques et des infrastructures qui montrent les signes du temps. Un cas d'étude révélateur des défis que rencontrent les enseignes traditionnelles dans les territoires périphériques du pays du Matin calme.
Dans les méandres des **transformations du retail coréen**, certains magasins racontent une histoire particulière, celle des territoires en mutation. L'**E- Mart de Mokpo**, implanté dans cette ville portuaire du sud-ouest de la péninsule, illustre parfaitement les enjeux auxquels font face les enseignes traditionnelles dans une Corée à deux vitesses.
## Mokpo, laboratoire des défis territoriaux coréens et son hypermarché à l’image de son territoire
Mokpo n’est pas Séoul. Cette évidence géographique cache une réalité économique et démographique complexe qui influence directement les stratégies retail. Située dans la province du Jeollanam, considérée comme la moins développée du pays, cette ville côtière de 220 000 habitants connaît un déclin démographique progressif, symptôme d’un exode rural qui vide les territoires périphériques au profit de la mégalopole séoulienne.
**L’économie locale reste ancrée dans ses fondamentaux traditionnels** : port, construction navale, pêche et agriculture régionale. Mais Mokpo tente sa mue vers la modernité en diversifiant ses activités vers le tourisme, les énergies renouvelables et la logistique internationale. Cette transition s’opère avec le soutien massif des pouvoirs publics, conscients de l’enjeu que représente la revitalisation de ces territoires pour l’équilibre national.
**Le pouvoir d’achat local reflète ces réalités contrastées**. Avec des revenus après impôts inférieurs de 30 à 40 % à ceux de Séoul – soit environ 1700 euros mensuels en moyenne – les habitants de Mokpo évoluent dans un écosystème économique différent. Paradoxalement, le coût de la vie largement inférieur permet de maintenir un niveau de confort comparable, créant un marché aux spécificités propres.
**L’E-Mart de Mokpo s’inscrit parfaitement dans ce contexte local**. Implanté dans le quartier historique de Sang-dong, au cœur de la ville ancienne, ce grand supermarché urbain bénéficie d’une localisation stratégique. Sa proximité avec les sites touristiques emblématiques – mont Yudalsan, Samhakdo et Gatbawi – lui assure une visibilité tant auprès des résidents que des visiteurs de passage.

L’accessibilité constitue l’un de ses atouts majeurs. Très bien desservi par les transports en commun, doté d’un parking accessible et situé sur un axe routier principal, **le magasin répond aux standards d’implantation des hypermarchés coréens**. Son format vertical sur plusieurs étages, caractéristique du retail urbain sud-coréen, optimise l’utilisation de l’espace en centre-ville.
Les horaires étendus, de 9h à minuit, témoignent de l’adaptation aux rythmes de vie locaux. Le rez-de-chaussée concentre l’essentiel de l’offre alimentaire : produits frais et transformés, cosmétiques, corner santé et food court. Le deuxième étage élargit la proposition vers le non-alimentaire : électroménager, articles ménagers, papeterie, livres et équipements sportifs.
> **“L'E-Mart de Mokpo cristallise les enjeux plus larges de la distribution coréenne dans les territoires en transition : entre nécessité de modernisation et contraintes économiques locales, entre fidélité d'une clientèle établie et attraction de nouveaux segments, ce magasin incarne les défis d'adaptation du retail traditionnel.”**

#### L'empire du retail, retail tour en Corée du Sud
Au programme de cette édition : 52 pages au cœur des révolutions silencieuses qui transforment notre façon de consommer : analyse du marché Coréen et voyage du côté d’E-Mart et Lotte Maxx dans les laboratoires du commerce de demain (+ de 70 photos et une visite guidée immersive).
Disponible en version web ou print.
[COMMANDER](https://jebosseengrandedistribution.lemonsqueezy.com/checkout)





L’hypermarché tente de rajeunir son image via les réseaux sociaux (comme Instagram) et les applications, mais les supports physiques restent surchargés et peu engageants.
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### Quand les 50 ans de Coopérative U résonne aussi sur la radio interne
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/10/quand-les-50-ans-de-cooperative-u-resonne-aussi-sur-la-radio-interne/
Last updated: 2025-09-10T07:00:38.000Z
Ce mois-ci, la Coopérative célèbre ses **50 ans d’existence**. Pour marquer l’événement, les magasins se mettent aux couleurs de la fête avec animations, surprises et une idée originale qui ne passe pas inaperçue : la radio interne diffuse chaque jour les tubes des décennies passées.
Dès les premières notes, les réactions chez les salariés ont partagé leur enthousiasme : « La radio chez U depuis ce matin, on est d’accord que c’est extraordinaire ! », s’exclame un collaborateur. « J’ai adoré ce matin », ajoute une autre. Certains se laissent vite emporter : « Nous, on a chanté dès 8h », raconte une équipe, pendant que d’autres se surprennent à rire en entendant *L’été sera chaud*.
Entre Claude François, Joe Dassin, Abba ou Michel Delpech, chacun retrouve des airs familiers. « Ce matin j’entendais Abba, Michel Delpech… c’est sympa, ça change, et au moins je connais les paroles ! », sourit une salariée. « Enfin ! On échappe aux musiques urbaines qu’on nous met H24\. Ça fait du bien d’avoir de l’intergénérationnel », remarque un autre. Certains se réjouissent même d’avoir entendu *Led Zeppelin, Dire Straits, ACDC ou Queen* : « Enfin de la vraie musique ! ».
Évidemment, tout le monde ne partage pas le même enthousiasme. « À 8h, c’était les slows, je me suis dit waouh ça va être long… mais après, top ! », avoue une collaboratrice. Un apprenti, lui, a confié avoir trouvé ces airs de “vieux” plutôt insupportables. D’autres s’amusent du côté aléatoire de la programmation : « Un mélange de tout… ça peut passer de *La pêche aux moules* à *La Reine des neiges* en une seconde ! Et quand ça bug, c’est la même chanson en boucle », raconte une salariée hilare.
Mais malgré quelques râleries (« Avec la pluie et les bouchons, entre *O Mammy Blue* et Delpech, on va finir au bout d’une corde ! » plaisante une collègue), le ton est largement positif : « Génial la musique, j’veux ça tous les jours », « C’est tellement mieux que d’habitude », « Ça donne la pêche ! » ou encore « J’ai cru travailler dans un EHPAD… et puis finalement, on a bien chanté ! »
Et la fête ne fait que commencer. Dans quelques jours, **un karaoké géant** est prévu, de quoi prolonger l’ambiance festive. Comme le rappelle un salarié : « C’est les 50 ans, donc chaque semaine une décennie ! Après les années 70, cap sur les années 80 ! ».
Entre éclats de rire, souvenirs partagés et refrains repris en chœur, cette rétrospective musicale s’impose déjà comme l’un des temps forts de l’anniversaire de la Coopérative. Comme le résume joliment une collaboratrice :
« C’est top, j’adore… et je veux que ça continue tous les jours. »
### Beurre demi-sel vs beurre doux : un débat qui gagne toute la France
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/09/beurre-sale-vs-beurre-doux-un-debat-qui-gagne-toute-la-france/
Last updated: 2026-01-11T06:10:03.000Z
La France est divisée, mais ce n’est pas une affaire politique. C’est une affaire… de beurre. Faut-il choisir le camp du beurre doux ou celui du beurre salé ?
Si le beurre doux reste majoritaire dans les rayons, le demi-sel progresse chaque année. Depuis 2024, une bascule s’opère : plus d’un tiers du beurre acheté dans les supermarchés français est désormais salé.
## Les chiffres clés du beurre salé en France
Selon Circana, le beurre représente un incontournable des rayons de la grande distribution :
- **34% des ventes en volume** : c’est la part que représente aujourd’hui le beurre demi-sel dans les magasins français.
- **81% en Bretagne** : dans son fief historique, le débat n’existe même pas, le beurre doux est presque absent.
- **28% en Île-de-France** : en région parisienne, le beurre salé grignote peu à peu du terrain, contre seulement 25% en 2021.
Cette tendance dépasse les simples frontières de la Bretagne. Si la région de l'Ouest de la France reste la terre promise du beurre demi-sel, le phénomène s’étend progressivement. Les habitudes changent, et les Français se laissent séduire par ce petit grain de sel qui transforme une tartine.
D'ailleurs, le phénomène ne s’arrête pas aux frontières de l’Hexagone. **Dans le monde, la consommation de beurre explose**, toutes catégories confondues. Mais en France, le débat entre beurre doux et salé devient presque aussi culturel que celui entre *pain au chocolat* et *chocolatine*.

## Une histoire de sel… et de taxe
Pour la petite histoire, la passion bretonne pour le beurre salé ne doit rien au hasard. Au Moyen Âge, un impôt sur le sel, la fameuse *gabelle*, frappait le reste du royaume. La Bretagne, exemptée, a continué à enrichir son beurre de sel, quand les autres régions sont passées progressivement au beurre doux.
Résultat : plusieurs siècles plus tard, l’ADN breton est resté attaché au demi-sel, qui constitue encore aujourd’hui **près de 90% de la consommation locale.**
Techniquement, le beurre “demi-sel” contient entre 0,5% et 3% de sel, bien moins que le beurre “salé” autrefois utilisé pour la conservation. Mais ce petit supplément suffit à changer radicalement l’expérience gustative.
Certaines voix rappellent toutefois que l’augmentation de la consommation de beurre salé n’est pas forcément une bonne nouvelle pour la santé, dans un contexte où les excès de sel sont déjà surveillés. Mais côté plaisir, difficile de détrôner la tartine demi-sel du matin.
### L’influence digitale, moteur des innovations 2025
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/08/linfluence-digitale-moteur-des-innovations-2025/
Last updated: 2025-09-08T07:56:38.000Z
Toujours très attendu à chaque rentrée scolaire, NielsenIQ a dévoilé son **top 10 des meilleurs lancements en grande distribution**, après trois périodes de lancement :
- **Lactel Vita’Vie – 5 009 K€** : lait enrichi en 12 vitamines, déjà adopté par 1,3M de foyers.
- **Skip Cycle Court – 4 458 K€** : une réponse aux familles pressées.
- **Franuí – 2 706 K€** : fruits glacés enrobés de chocolat, boostés par Instagram.
- **Ciao Kombucha – 2 657 K€** : boisson alternative lancée par Squeezie, devenue virale.
- **Ariel Grandiose – 2 562 K€**.
- **Mr Beast Feastables – 2 460 K€** : influence XXL et puissance d’une communauté mondiale.
- **Nella Delice – 2 405 K€** : la nouvelle pâte à tartiner qui a profité de l’interdiction d’El Mordjene.
- **Schofrulade – 2 039 K€**.
- **Magnum Cône – 1 967 K€**.
- **Lindt Lucky Monkey – 1 879 K€**.

## Le contenu, nouvelle clé du succès en grande distribution (cf top des inn
Pendant des décennies, le lancement d’un produit en grande distribution reposait sur un schéma bien huilé : publicité TV, prospectus, mise en avant en magasin. Mais ce modèle est désormais dépassé.
Aujourd’hui, **les réseaux sociaux dictent les règles du jeu**. Les consommateurs découvrent les nouveautés sur Instagram, TikTok ou YouTube avant même de les voir en rayon. L’influence, qu’elle vienne d’un créateur star ou d’une communauté engagée, peut créer du buzz, déclencher l’achat… et parfois même générer des ruptures de stock.
Le cas de **Ciao Kombucha** lancé par Squeezie ou des **Feastables** de Mr Beast en est la preuve : ce n’est plus la taille du budget marketing qui fait la différence, mais la capacité à capter l’attention et à générer du contenu engageant.
En 2025, **le digital est devenu la nouvelle “tête de gondole”**.
- L’audience est un actif stratégique.
- Le contenu est un levier de croissance.
- L’attention, elle, est devenue la ressource la plus rare et la plus convoitée.
🎯 Pour les marques, le défi est clair : **passer d’une logique de diffusion à une logique de conversation**. Créer du contenu qui inspire, divertir et engage est désormais la clé pour exister et performer en GMS.

#### Magazine 100% Digital
Au programme de cette édition : 40 pages pour comprendre où va le commerce et comment le métier de chef de rayon évolue. Un regard de la grande distribution, vue du terrain, avec des chiffres clés, des témoignages bruts : dans ce magazine, on raconte le quotidien d’aujourd’hui et on explore les enjeux de demain.
[ACHETER](https://je-bosse-en-grande-distribution.sellfy.store/)
### Motiver ses équipes en grande distribution : les leviers qui fonctionnent (et ceux qui ne marchent plus)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/08/motiver-ses-equipes-en-grande-distribution-les-leviers-qui-fonctionnent-et-ceux-qui-ne-marchent-plus/
Last updated: 2025-09-08T07:01:34.000Z
Dans ce nouvel épisode, Philippe Rovira s’attaque à un sujet-clé pour tous les managers de la grande distribution : **la motivation des équipes**. Alors que les [recrutements](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/06/08/grande-distribution-comment-recruter-et-manager-generation-z/) sont sous tension et que les attentes des collaborateurs ont profondément évolué, il partage une vision pragmatique, ancrée dans le réel, mais résolument tournée vers **l’humain**.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Les jeunes veulent être considérés : ça commence par l’écoute
Première alerte pour les [managers](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/08/gerer-les-conflits-en-grande-distribution-fermete-ecoute-et-posture-manageriale/) : le management autoritaire ne fonctionne plus. Philippe est catégorique : « Le salarié, aujourd’hui, ne veut pas de management directif. Il ne supporte pas les ordres brutaux, les réflexions à chaud, les humiliations. » Il cite un exemple concret : « J’ai vu un jeune rendre sa blouse après s’être fait crier dessus dès le premier jour. Il n’est même pas revenu le lendemain. »
Pour lui, le point de départ de la motivation, c’est **le regard du manager sur son collaborateur**. «[ Les jeunes veulent être reconnus pour ce qu’ils font bien](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/23/recruter-un-jeune-de-la-generation-z-entre-defis-et-evolutions-du-monde-du-travail-2/). Ils ont besoin qu’on les écoute, qu’on leur donne la parole. »
Cela passe aussi par des petites choses : un “bonjour” sincère, un remerciement pour un bon travail, une disponibilité réelle. « Si ton manager ne te regarde jamais, ne t’écoute jamais, ne sait pas qui tu es… comment veux-tu avoir envie de t’investir ? »
## Donner du sens, c’est donner de la perspective
Au-delà de l’écoute, il faut **donner du sens au travail**. Et cela ne veut pas dire vendre un grand récit utopique. Pour Philippe Rovira, le sens, c’est **expliquer pourquoi on fait les choses**, même les plus simples.
« Si je demande à quelqu’un de remettre les cagettes droites, je dois lui dire pourquoi. Parce que c’est plus fluide pour le client, parce que c’est plus agréable visuellement, parce que c’est plus sécurisant. »
Il souligne aussi l’importance de **projeter les collaborateurs dans une trajectoire**. « Un salarié motivé, c’est quelqu’un qui voit qu’il peut évoluer, apprendre, s’impliquer. » Et cela ne demande pas toujours une fiche de poste formelle : « Donner une mini-mission, comme suivre un produit ou organiser une mise en avant, c’est déjà responsabiliser. »
## L’argent ne suffit pas (même s’il compte)
Philippe ne nie pas que la rémunération joue un rôle : « Le salaire reste un facteur de motivation. Il faut être cohérent avec le marché, respecter les engagements, proposer des primes claires. » Mais il insiste : ce n’est pas **le moteur principal**.
« Un salarié bien payé mais mal managé partira. Un salarié qui se sent utile, reconnu, intégré, restera, même si l’offre d’en face est 50 € plus haute. » Pour lui, la clé est dans **l’environnement de travail** : l’ambiance, la clarté, la considération, la communication.
## Éviter les erreurs classiques : la démotivation par négligence
Certaines pratiques sont encore courantes… et contre-productives. Philippe les énumère sans détour :
- Ne pas former correctement les nouveaux arrivants : « Si tu laisses un nouveau livré à lui-même dès le premier jour, il perd confiance immédiatement. »
- Critiquer en public : « Il faut apprendre à dire les choses, mais au bon moment, au bon endroit. »
- Promettre sans tenir : « Une promesse non tenue, même petite, peut casser toute relation de confiance. »
Il insiste aussi sur un point souvent négligé : **le manque de feedback positif**. « On pense à dire ce qui ne va pas, mais on oublie de valoriser ce qui est bien. Or un salarié a besoin de savoir qu’il est sur le bon chemin. »
## Créer un climat d’équipe : le rôle du manager fédérateur
La motivation ne se joue pas qu’en tête-à-tête. Elle passe aussi par **l’ambiance collective**. Et là encore, le manager a un rôle central. « Une équipe qui rigole, qui s’entraide, qui prend des pauses ensemble, ça change tout. »
Il encourage les managers à créer des rituels simples : un brief le matin, un point rapide en fin de journée, des moments de partage. « C’est dans ces moments-là qu’on crée du lien. »
Il partage une anecdote révélatrice : « J’ai connu un manager qui apportait des viennoiseries le samedi matin. Rien d’obligatoire, rien de formel. Juste un geste. Et son équipe était toujours là à l’heure, avec le sourire. »
Dans un métier exigeant comme celui de chef de rayon, **la motivation est une ressource fragile, mais essentielle**. Philippe Rovira le résume ainsi : « On n’est pas des robots. On a besoin d’attention, de reconnaissance, d’évolution. Le manager qui comprend ça transforme son équipe. »
Il rappelle que motiver, ce n’est pas manipuler. C’est **créer les conditions dans lesquelles chacun a envie de donner le meilleur de lui-même**. Et cela commence par une posture managériale claire : humaine, cohérente, à l’écoute.
Dans un secteur en tension, où le turnover peut faire vaciller un rayon entier, **le manager est plus que jamais le premier levier de stabilité et de performance**.
### Gérer les conflits en grande distribution : fermeté, écoute et posture managériale
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/08/gerer-les-conflits-en-grande-distribution-fermete-ecoute-et-posture-manageriale/
Last updated: 2025-09-08T06:22:55.000Z
En grande distribution, les tensions font partie du quotidien. Pression des résultats, rythme soutenu, clients exigeants, différences générationnelles… Les [conflits](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/03/14/comment-prevenir-et-gerer-les-conflits-au-sein-dune-equipe/) ne sont pas un accident : ils sont une réalité à anticiper, comprendre et encadrer. Dans cette série de [podcasts](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), **Philippe Rovira** aborde sans détour les bons réflexes (et les erreurs à éviter) pour **gérer les tensions au sein d’une équipe**.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
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## Un conflit, c’est d’abord une opportunité de clarifier les choses
Philippe le dit d’emblée : « Le conflit n’est pas toujours négatif. Il peut être le signal qu’il y a un non-dit, une incompréhension, ou une règle qui n’est pas claire. » Pour lui, un [bon manager](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/07/18/etre-un-bon-manager-7-qualites-pour-diriger-son-equipe-efficacement/) ne fuit pas le conflit, il le **canalise**.
Il insiste sur l’importance de la [**posture managériale**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/22/micromanagement-et-management-moderne-comment-eviter-les-pieges-et-activer-les-bonnes-intelligences/) : « Le rôle du manager, ce n’est pas de prendre parti. C’est de remettre les choses à plat, de redonner du cadre. » Et ce cadre commence par une règle simple : « On ne règle pas un conflit devant les autres. Le conflit se traite à deux, calmement, en dehors du regard du groupe. »
## Les erreurs à éviter : l’escalade, le silence et la prise de pouvoir
Dans beaucoup de magasins, certains conflits traînent, s’installent, ou s’enveniment. Philippe observe souvent trois erreurs majeures de la part des managers :
1. **Ne pas intervenir** : « Le laisser-faire, c’est la pire posture. Ça donne le sentiment que tout est permis, que l’agressivité ou la mauvaise humeur sont tolérées. »
2. **Réagir à chaud** : « Crier plus fort que l’autre, c’est une perte de contrôle. Le manager doit garder sa lucidité. »
3. **Faire une réunion à trois trop tôt** : « Mettre deux personnes en tension face à face devant soi sans avoir eu de points individuels avant, c’est prendre le risque que ça explose. »
Il donne un conseil pratique :
> « Si tu sens que ça monte, tu recadres rapidement, tu sépares, et tu reviens à froid. »
## Les bons réflexes : recadrer sans humilier, écouter sans s’effacer
Philippe insiste sur une approche en deux temps. D’abord, **un recadrage clair** : « Tu rappelles les règles, tu poses les limites, sans hausser le ton. Un conflit, ce n’est pas le moment d’en faire trop. » Ensuite, **un temps d’écoute individuel**, où chacun peut exprimer son point de vue, dans un cadre sécurisé.
Il rappelle que certains collaborateurs ont **du mal à verbaliser**, et que l’émotion peut brouiller le message. « Parfois, quelqu’un qui râle beaucoup, c’est juste quelqu’un qui n’a pas trouvé comment dire qu’il est à bout, ou qu’il se sent mis à l’écart. »
Et il insiste sur un principe : « Écouter, ce n’est pas excuser. Tu peux entendre la colère sans la justifier. »

#### Gérer un rayon et un point de vente
Prix de l'Académie des Sciences Commerciales
[DÉCOUVRIR LE LIVRE](https://www.amazon.fr/G%C3%A9rer-rayon-point-vente-performance/dp/210086923X?&linkCode=sl1&tag=jbgd-21&linkId=3c37a15547711d9fa36896b22bd4d69b&language=fr%5FFR&ref%5F=as%5Fli%5Fss%5Ftl)
## Le rôle central du cadre et de la constance
Dans la grande distribution, où les équipes changent, où le rythme est soutenu, **la clarté des règles est essentielle**. Philippe explique : « Un salarié a besoin de savoir ce qui est attendu, ce qui est toléré, ce qui est interdit. C’est du **confort managérial**. »
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### Les 10 décisions fatales qui ont mené Casino à l'éffondrement
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/06/les-10-decisions-fatales-qui-ont-mene-casino-a-leffondrement/
Last updated: 2025-09-06T05:56:42.000Z
En janvier 2024, [Casino](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/30/voici-la-liste-des-19-magasins-casino-non-repris/), l'empire de la grande distribution française, s'effondrait définitivement. Criblé de dettes de près de sept milliards d'euros, le groupe qui employait encore 50 000 personnes en France et 200 000 dans le monde a dû être repris in extremis par le consortium de Daniel Kretinsky. Comment l'enseigne pionnière de Saint-Étienne, créée en 1898 par Geoffroy Guichard et première à introduire le libre-service en France, a-t-elle pu sombrer à ce point ? **Retour sur les dix décisions stratégiques qui ont scellé le destin de ce géant déchu de la distribution**.
## 1\. La prise de contrôle par Jean-Charles Naouri (1997) : Le jour où la finance a remplacé le commerce
**La décision :** En 1997, [Jean-Charles Naouri](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/10/28/le-groupe-berard-rallie-le-groupe-casino-jean-charles-naouri/), financier et agrégé de mathématiques, utilise sa holding Rallye pour prendre le contrôle de Casino, alors deuxième distributeur français.
**Pourquoi c'était fatal :** Pour la première fois dans l'[histoire de la grande distribution française](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2020/05/07/histoire-grande-distribution/), un pur financier s'empare d'un géant du commerce de détail. Naouri ne s'intéresse pas aux rayons ou à l'expérience client, mais aux flux financiers et aux montages capitalistiques. Sa vision transforme Casino d'une entreprise commerciale en "machine à cash" destinée à alimenter un édifice financier complexe.
**Les conséquences :** Cette rupture marque l'abandon de la culture commerciale historique de Casino au profit d'une logique purement financière qui va gangrener toutes les décisions futures du groupe.
> « Dans le cas du groupe Casino, on a à la fois un homme, Jean‑Charles Naouri, qui a construit toute une cascade de holdings et qui s'est endetté à chaque fois pour jouer sur les effets leviers … Cette stratégie, selon Noël, a imposé une pression colossale sur le groupe pour générer des dividendes et rembourser les dettes. », [Noël Zierski sur le podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/11/les-effets-de-la-concentration-dans-la-grande-distribution/) en janvier 2025.[](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/11/les-effets-de-la-concentration-dans-la-grande-distribution/?srsltid=AfmBOooCzihOmphoCu7b5jthePVO8%5FxHD%5FPBin2QySGzjbHnVJzrIY08&utm%5Fsource=chatgpt.com)
## 2\. La construction du "Château de Dette" (1997-2005) : Une architecture financière périlleuse
**La décision :** Naouri construit un **modèle financier vertical** où sa holding personnelle Euris est au sommet, suivie par Finatis, Foncière Euris, et tout en bas, Casino.
**Pourquoi c'était fatal :** Ce "château de dette" fonctionne comme un système où chaque étage emprunte en prenant comme garantie l'étage inférieur. Le système ne tient que si deux conditions sont réunies : l'action Casino ne doit pas baisser et le groupe doit verser des dividendes réguliers. Cette fragilité structurelle rend le groupe vulnérable au moindre choc.
**Les conséquences :** De 2005 à 2017, **Casino verse en moyenne 300 millions d'euros par an à ses actionnaires**, dont la moitié à deux tiers remonte aux holdings de Naouri pour rembourser leurs dettes. Cette spoliation organisée se fait au détriment des investissements dans les magasins.
## 3\. La frénésie d'acquisitions financées par la dette (2005-2014) : La course à la taille
**La décision :** Casino lance une série d'acquisitions massives : [Monoprix](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/monoprix/), Franprix, Vival, Spar, Naturalia, Cdiscount, Leader Price, sans oublier GPA au Brésil, Exito en Colombie, Big C en Thaïlande.
**Pourquoi c'était fatal :** Ces acquisitions sont financées intégralement par la dette, selon le principe de "croissance externe" où les profits espérés doivent rembourser les emprunts. Mais les synergies ne sont jamais au rendez-vous et les résultats décevants. La dette nette explose, passant de 3,8 milliards d'euros en 2010 à 5,8 milliards en 2014.
**Les conséquences :** Le groupe devient un conglomérat ingérable, dilué sur de multiples marchés sans expertise réelle, avec une dette qui commence à peser sur sa capacité d'investissement et sa compétitivité.
## 4\. L'abandon de la politique prix compétitive (2010-2015) : Le contrat brisé avec les clients
**La décision :** Pour maintenir ses marges et continuer à distribuer des dividendes, Casino choisit de ne pas s'engager dans la guerre des prix qui fait rage dans la grande distribution.
**Pourquoi c'était fatal :** Casino n’a pas su comprendre que le prix constitue le contrat de base entre une enseigne et ses clients. À mesure que les tensions sur le pouvoir d’achat s’accentuaient, les enseignes les plus compétitives sur ce critère ont renforcé leur position. **En restant en retrait sur l’enjeu du prix, Casino s’est progressivement retrouvé hors-jeu**.
**Les conséquences :** À cause de tarifs trop élevés, les clients désertent les magasins. Pour compenser la baisse de fréquentation, Casino augmente encore ses prix, créant un cercle vicieux qui perdure depuis plus de dix ans. Sa part de marché s'effondre progressivement.
## 5\. Le sous-investissement dans la modernisation des magasins (2010-2020) : L'Expérience Client Sacrifiée
**La décision :** Pour préserver les dividendes versés aux holdings, **Casino réduit drastiquement ses investissements dans la rénovation et la modernisation de son parc de magasins**.
**Pourquoi c'était fatal :** Dans un secteur où l'expérience client est cruciale, **Casino** accumule un retard considérable face à des concurrents qui investissent massivement dans leurs points de vente. Les magasins deviennent obsolètes, peu attractifs, avec des rayons souvent vides.
**Les conséquences :** Les clients ne restent fidèles que par contrainte géographique - les "clients captifs" qui habitent près des magasins. Cette base de clientèle s'érode progressivement au profit de concurrents plus modernes et attractifs.
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### Il utilise chatGPT pour définir le magasin le moins cher (sa réponse va vous surprendre)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/04/il-utilise-chatgpt-pour-definir-le-magasin-le-moins-cher-sa-reponse-va-vous-surprendre/
Last updated: 2025-09-04T12:31:58.000Z
Faire ses courses coûte de plus en plus cher, [en témoigne les chiffres de l'inflation](https://www.quechoisir.org/actualite-alimentation-hygiene-droguerie-les-vrais-chiffres-de-l-inflation-n110542/). Toutes les enseignes se défendent d'être la moins chère. Et si demain, l'arbitre de la comparaison des prix était l'[IA](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/intelligence-artificielle/) ?
Ce n’est pas de la science-fiction, mais une réalité qui se rapproche à grands pas. Bientôt, l’IA pourrait nous aider à choisir où faire nos courses pour réellement économiser. Cette réflexion s’inspire de l’expérience d’Alex Parra, ingénieur industriel espagnol, qui a analysé ses propres tickets de caisse à l’aide d’un modèle GPT. [Partagée sur LinkedIn](https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7364227583640559616/), son initiative esquisse peut-être déjà le futur de nos achats alimentaires. Explications.
## Comparer ses courses avec l’IA
Pendant plusieurs semaines, Alex a scanné et intégré ses reçus d’achat de trois enseignes : **Lidl, Mercadona et Aldi**. Objectif : vérifier, données réelles à l’appui, quel supermarché est **vraiment le moins cher en marques distributeur**. Résultat : pas de vainqueur absolu.
Cela étant, l'[IA](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/25/voici-8-prejuges-sur-lusage-de-lintelligence-artificielle-en-magasin-2/) lui a permis de comprendre les points forts de chaque enseigne. À partir des prix, il a ainsi noté que :
- **Lidl** s’impose dans les produits frais et surgelés ;
- **Mercadona** est plus compétitif sur les produits de base du garde-manger ;
- **Aldi** surprend avec les protéines biologiques et végétales.
Plutôt que de se limiter à comparer des prix à l’unité, l’IA a conseillé **où acheter chaque produit pour optimiser tout le panier**. Bilan des analyses de chatGPT : plus de **100€ économisés par mois**, simplement en laissant l’IA analyser et guider les achats.
## Vers une nouvelle façon de faire ses courses
Cette expérience montre qu’un GPT personnalisé avec ses propres données peut aider à gérer des tâches aussi quotidiennes que… les courses.
L'ingénieur espagnol explique d'ailleurs qu'il existe déjà un exemple concret : **MercadonIA**, un GPT gratuit qui intègre le catalogue complet de Mercadona. À travers le chat, on peut lui demander :
- « Fais-moi une liste hebdomadaire santé pour deux personnes avec moins de 40 €. »
- « Je suis végétalien, j’ai 45 €. Propose-moi une liste riche en protéines. »
- « Conçois un menu sans gluten et sans sucre, facile à préparer. »
En quelques secondes, l’IA renvoie menus, liste de produits, prix exacts et même les liens d’achat. En somme, la prochaine fois qu'une enseigne affirme qu'elle est la moins chère, vérifiez les données par vous-même.
Et au-delà du supermarché, l’idée est puissante : chacun peut créer son GPT pour analyser ses dépenses, optimiser son temps ou organiser sa vie quotidienne.
## Les enseignes françaises pas encore adeptes des GPT's
Sur chatGPT, après recherches, on trouve plusieurs GPT pour Carrefour (difficile à savoir si c'est du fait-maison par l'enseigne).

Idem côté Leclerc, développé vraisemblablement par un prestataire Duno.ai. Le GPT se définit comme un assistant virtuel conçu pour vous informer et vous guider. Il offre des conseils personnalisés, des actualités, et des recommandations pour mieux consommer au quotidien, tout en protégeant vos intérêts.

Dans les faits, le GPT Dans une discussion avec ce dernier, à la question « Quels sont les meilleurs prix du moment ? », il propose quelques produits en s'appuyant sur les données des Drives.

Les GPT ne semblent pas encore tout à fait au point.
## Pourquoi cet usage préfigure le futur de la communication promotionnelle ?
L’expérience qu’a menée Alex avec GPT ne sert pas seulement à optimiser son panier, elle illustre aussi une **évolution profonde du marketing et de la communication promotionnelle**. Cette expérience préfigure le futur de l'expérience des achats en ligne. Pourquoi ? Car :
### 1\. On passe de la promo générique à la recommandation ultra-personnalisée
Aujourd’hui, les enseignes inondent les clients de prospectus et de promotions, souvent sans lien réel avec leurs habitudes d'achats. Avec un GPT nourri de **tickets de caisse réels basé sur la consommation réelle du client**, la communication devient radicalement différente :
💡
En somme, ce n’est plus “-30 % sur le jambon” mais **“vous devriez acheter ce produit chez Lidl cette semaine, c’est 15% moins cher que chez Aldi, et vous en consommez régulièrement”*. ⇨ On passe d’une promo de masse à une recommandation ciblée, contextualisée et réellement utile.
### 2\. L’IA devient un nouveau canal de fidélisation
Au lieu de pousser des réductions et des promotions, une enseigne pourrait proposer un **assistant personnel d’achats** basé sur GPT. Ce dernier peut ainsi facilement :
- proposer des menus hebdomadaires adaptés au régime alimentaire,
- respecter le budget fixé par le client,
- intégrer des produits en promotion dans le panier.
💡
En somme, l'IA transforme la promo en ****service d’accompagnement** : l’enseigne devient un partenaire du quotidien plutôt qu’un simple distributeur.
### 3\. La preuve par les données
Jusqu’ici, les consommateurs se fient au ressenti (*“Le fameux Qui est le moins cher” martelé par qui vous savez*). Avec l’IA, les promos et les comparatifs peuvent être **objectivés avec des données personnalisées**. La DATA devient reine. **Elle vient renforcer la confiance dans la communication commerciale**, car le client voit les économies sur son propre panier, pas sur une moyenne abstraite ou un simple caddie présenté à l'arrache dans l'allée d'un hyper.
### 4\. Vers la fin du “push”, l’ère du “pull”
**La communication promotionnelle classique est intrusive** : mails, SMS, prospectus, notifications. Si elle demeure encore efficace, l'**IA** pourrait lui faire de l'ombre dans quelques années. Ainsi, avec un assistant IA, le client demande lui-même l’info (*“fais-moi un menu à 40 € pour la semaine à partir des promotions en cours”*). L’enseigne passerait ici d’un modèle *push* à un modèle *pull*, beaucoup plus respectueux et engageant.
### 5\. L’IA, futur des programmes de fidélité
L'IA permet d'imaginer le futur des comparateurs de prix. On peut très bien imaginer un programme où la carte de fidélité alimente automatiquement un GPT qui :
- optimise vos courses,
- maximise vos points ou réductions,
- et compare même avec les offres concurrentes.
La prochaine grande étape est sans aucun doute dans cet usage : **des promos dynamiques, pilotées par l’IA et personnalisées en temps réel**
### Lotte Maxx : quand le Discount réinvente l'hypermarché
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/04/lotte-maxx-quand-le-discount-reinvente-lhypermarche/
Last updated: 2025-09-04T07:01:34.000Z
En janvier 2022, **un ancien Lotte Mart de Mokpo fermait ses portes pour rouvrir sous une nouvelle identité : Lotte Maxx**. Cette transformation symbolise une révolution silencieuse dans le [**retail coréen**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/08/28/la-grande-distribution-sud-coreenne-un-marche-en-pleine-mutation/), où les enseignes traditionnelles abandonnent le confort de leurs formats éprouvés pour embrasser la logique implacable du discount. Avec ses 10 000 m² d'efficacité brute et sa philosophie "prix bas, expérience améliorée", ce concept d'hypermarché-entrepôt bouscule les codes établis et dessine peut-être l'avenir de la grande distribution en Corée provinciale.
**Quand les géants du retail coréen cherchent à se réinventer, ils n'hésitent pas à bouleverser leurs codes.** Le **Lotte Maxx de Mokpo**, né de la transformation d'un ancien Lotte Mart en janvier 2022, incarne cette mutation stratégique. Dans un paysage commercial où la guerre des prix fait rage, ce concept d'hypermarché-entrepôt témoigne d'une adaptation pragmatique aux nouvelles attentes des consommateurs coréens.


Une mise en scène minimaliste et fonctionnelle dans un environnement type entrepôt : à Lotte Maxx Mokpo, la priorité est donnée au prix et à l’efficacité. L’ambiance visuelle épurée, les palettes de promotion en allée centrale, et la zone traiteur en libre-service reflètent un modèle centré sur le volume, la rotation rapide et l’autonomie du client. Une offre de plats préparés variée vient compléter cette approche, répondant aux habitudes alimentaires locales où les repas sont souvent consommés hors domicile ou prêts à emporter.
## **Un repositionnement stratégique face à la concurrence**
**Le Lotte Maxx de Mokpo s’étend sur plus de 10 000 m²**, répartis selon une logique claire : le rez-de-chaussée concentre l’essentiel de l’offre alimentaire sur 5000 à 7000 m², tandis que le second étage accueille le non-alimentaire. Cette organisation verticale, caractéristique du retail urbain coréen, optimise les flux tout en préservant la densité commerciale.
L’esthétique assume sa fonction : design brut, rayonnages industriels, palettes apparentes et signalétique minimaliste.
Cette sobriété volontaire véhicule un message clair : ici, pas de fioriture, mais de l’efficacité pure. Les coûts d’aménagement réduits se répercutent directement sur les prix, créant un cercle vertueux de compétitivité.
Ouvert de 10h à 22h tous les jours, le magasin adapte ses horaires aux rythmes de vie locaux, moins intenses qu’à Séoul mais nécessitant toujours flexibilité et accessibilité.

#### L'empire du retail, retail tour en Corée du Sud
Au programme de cette édition : 52 pages au cœur des révolutions silencieuses qui transforment notre façon de consommer : analyse du marché Coréen et voyage du côté d’E-Mart et Lotte Maxx dans les laboratoires du commerce de demain (+ de 70 photos et une visite guidée immersive).
Disponible en version web ou print.
[COMMANDER](https://jebosseengrandedistribution.lemonsqueezy.com/checkout)

Un espace boucherie vaste, épuré et structuré selon le modèle entrepôt de Lotte Maxx : larges allées, sols bruts, vitrines linéaires réfrigérées, et éclairage direct renforcent une ambiance fonctionnelle et industrielle. L’organisation maximise la circulation et la visibilité des produits en volume. La signalétique 'MEAT' et les dispositifs frigorifiques violets soulignent une approche pragmatique, axée sur le stock, la lisibilité et la conservation optimale.
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### Gérer son temps en grande distribution : retrouver de l’efficacité sans sacrifier l’essentiel
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/01/gerer-son-temps-en-grande-distribution-retrouver-de-lefficacite-sans-sacrifier-lessentiel/
Last updated: 2025-09-04T13:40:26.000Z
[Chef de rayon](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/30/le-futur-du-metier-de-chef-de-rayon-alimentaire-vers-le-chef-de-rayon-augmente/), manager, directeur… Tous partagent un point commun : la **pression du temps**. Dans cette série de [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), **Philippe Rovira** décortique avec lucidité les **mauvaises habitudes**, les urgences fabriquées et les postures inefficaces qui épuisent les équipes et propose des leviers concrets pour mieux piloter son agenda dans un environnement ultra-réactif.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## L’illusion du “je n’ai pas le temps”
Première mise au point : dire “je n’ai pas le temps” n’est pas une fatalité, c’est souvent **une absence de priorité**. Philippe Rovira est clair : « En réalité, on a tous le même temps. Ce qui change, c’est ce qu’on en fait. »
Il distingue trois profils managériaux face au temps :
1. **Le pompier** : toujours dans l’urgence, jamais dans l’anticipation. « Il court partout, il éteint des feux, mais il ne construit rien. »
2. **Le spectateur** : passif, débordé, souvent dans la plainte. « Il subit les événements au lieu de les piloter. »
3. **Le pilote** : il planifie, délègue, recadre, arbitre. « C’est celui qui dit non quand il le faut, qui se rend disponible pour l’essentiel. »
> « Ce n’est pas qu’une question d’agenda. C’est une posture. »
## Lutter contre le “temps parasite”
Un des constats les plus frappants de Philippe, c’est le volume de ce qu’il appelle le **“temps parasite”**. Il cite plusieurs exemples concrets :
- « Le manager qui fait dix fois le tour du rayon sans but. »
- « Celui qui s’interrompt vingt fois pour lire un mail ou un SMS. »
- « Les briefs trop longs, sans contenu, ou les réunions sans objectif. »
Tout cela fatigue, désorganise, et donne **l’impression de ne jamais avoir assez de temps**. Alors qu’en réalité, une grande partie pourrait être **récupérée, réorientée, ou supprimée.**
Il insiste aussi sur un point clé : « Si tu n’as pas de moment dédié à la planification, tu subis toute ta journée ». Il recommande de se réserver 30 minutes chaque jour – ou au moins par semaine – pour **anticiper, répartir et piloter**.

#### Gérer un rayon et un point de vente
Prix de l'Académie des Sciences Commerciales
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## Déléguer, c’est piloter (pas lâcher prise)
Autre levier majeur : la **délégation**. Mais attention, [déléguer](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/08/19/recadrer-sanctionner-cadrer-le-role-oublie-mais-indispensable-du-manager-de-proximite/) ne veut pas dire abandonner. Philippe explique : « La vraie délégation, c’est : je t’explique, je t’accompagne, je te laisse faire, et je reviens contrôler. » Sans contrôle, la délégation devient du laxisme. Et sans accompagnement, elle devient un échec annoncé.
Il déplore que trop de managers fassent **à la place de**, par habitude, par rapidité, ou par méfiance. Résultat : « Le manager est épuisé, et les équipes ne montent pas en compétence. »
Il propose une règle simple : « Si quelqu’un peut faire à 80 % aussi bien que toi, alors il faut déléguer. Et accepter que ce ne soit pas parfait au départ. »
## Oser dire non (ou pas maintenant)
Un autre point fort de l’épisode : la gestion des sollicitations. Philippe observe que beaucoup de managers **n’osent pas dire non** à une demande, même illogique ou mal placée. « Dire oui à tout, c’est dire non à ta propre organisation. »
Il encourage à formuler des refus constructifs :
👉 « Ce n’est pas prioritaire pour moi maintenant, mais je reviens vers toi à 14h. »
👉 « Je te propose de passer par Untel, il est plus à même de t’aider là-dessus. »
Il insiste : « Ce n’est pas de l’égoïsme, c’est du pilotage. »
## Un manager efficace est aussi plus disponible pour les équipes
Enfin, Philippe rappelle que **la maîtrise du temps libère de la qualité relationnelle**. « Un manager organisé est plus présent pour ses équipes, plus à l’écoute, plus cohérent. » Et à l’inverse, « un manager débordé, stressé, fatigué… transmet ce stress à tout le monde. »
Il donne l’exemple du point d’équipe mal préparé : « Tu improvises, tu oublies des infos, tu communiques mal. Résultat : le message ne passe pas, les erreurs s’enchaînent, tu dois recommencer… et tu perds encore plus de temps. »
## Conclusion : du temps choisi plutôt que du temps subi
La gestion du temps, dans un magasin, ce n’est pas un luxe. C’est un **facteur de performance opérationnelle** et un **levier de bien-être managérial**. Philippe Rovira le résume ainsi :
> « Si tu veux être un bon manager, tu dois reprendre la main sur ton temps. »
Il n’y a pas de recette miracle, mais des pratiques simples, reproductibles, ajustables. Planifier, prioriser, déléguer, recadrer… et surtout, se poser régulièrement cette question :
👉 « Est-ce que ce que je fais maintenant est vraiment ce que je devrais faire ? »
Une posture lucide, responsabilisante et résolument tournée vers l’action. Exactement ce qu’il faut pour retrouver du souffle dans un secteur qui n’en manque pas… de challenges.
### Les secrets d’un rayon raisin irrésistible : Guide complet pour booster vos ventes
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/09/01/les-secrets-dun-rayon-raisin-irresistible-guide-complet-pour-booster-vos-ventes/
Last updated: 2025-09-04T13:41:25.000Z
**Le raisin est un incontournable du rayon fruits et légumes**, mais sa fragilité et la diversité de ses variétés exigent une gestion minutieuse. Bien travaillé, ce rayon devient un véritable atout commercial, capable de séduire les clients par son attractivité visuelle, la fraîcheur de ses produits et la richesse de ses saveurs.
**Voici un guide pratique pour transformer votre rayon raisin en véritable levier de performance.**
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Notre expertise en fruits et légumes est dédiée à accompagner les chefs de rayon et responsables de secteur dans leur performance au quotidien.
À travers des formations ciblées, des audits personnalisées et des conseils opérationnels, nous vous aidons à optimiser la gestion et la rentabilité du rayon, renforcer les compétences des équipes, et améliorer la satisfaction client.
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## 1\. Miser sur une implantation stratégique et attrayante
**Un rayon raisin bien organisé attire immédiatement l’œil et stimule l’achat.**
Quelques conseils pratico-pratique :
- **Variétés incontournables disponibles toute la journée** : l’**Italia** (blanc) et le **Muscat de Hambourg** (noir) doivent toujours être présents, y compris en fin de journée.
- **Organisation par couleurs** : démarrez par les raisins blancs (séparant barquettes et vrac), poursuivez avec les rosés (Crimson, Red Globe) et terminez par les noirs.
- **Priorité aux blancs** : réservez **70% des descentes au raisin blanc**, avec au moins trois descentes dédiées à l’Italie en pleine saison.
- **Produits d’image** : mettez en avant une descente dédiée au **Chasselas de Moissac AOP**, ou au **Danlas** si l’AOP n’est pas disponible.
- **Signalétique claire** : installez des bandeaux “Sans pépins” pour guider les familles et valorisez les appellations avec des médaillons AOP.
💡
Astuce : Maintenez un ****vrac propre** pour l’Italie et privilégiez les barquettes pour les lots fragiles ou tardifs.
## 2\. Maintenir une qualité irréprochable malgré la fragilité du produit
Le raisin exige une attention quotidienne.
- **Contrôles express deux fois par jour** : vérifiez la rafle (verte, souple), les baies (fermes, intactes, pruine visible) et éliminez les fruits éclatés.
- **Manipulation soignée** : saisissez toujours les grappes par la rafle.
- **Nettoyage immédiat** : retirez les baies abîmées aux ciseaux, sans secouer la grappe.
- **Préservation des arômes** : évitez un froid trop agressif, qui altère les saveurs, et privilégiez une rotation rapide des stocks.
💡
Règle d’or : ****ne présentez jamais un raisin moyen** – seul le beau produit doit rester en rayon.
## 3\. Gérer les stocks en flux tendu pour une fraîcheur constante
Un bon approvisionnement garantit un rayon vivant du matin au soir.
- **Commandes ajustées** : adaptez-les au débit pour éviter le surstock et la perte de qualité.
- **Alimentation par petites vagues** : rechargez régulièrement le rayon, sans prendre d’avance.
- **Heures de pointe** : assurez-vous d’avoir suffisamment d’**Italia** et de raisins sans pépins lors des pics d’affluence.
💡
Conseil pratique : finissez toujours les lots entamés avant de sortir les nouveaux arrivages.
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### La grande distribution sud-coréenne : un marché en pleine mutation
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/08/28/la-grande-distribution-sud-coreenne-un-marche-en-pleine-mutation/
Last updated: 2025-08-28T12:11:04.000Z
La **Corée du Sud**, connue pour son avance technologique et ses habitudes de consommation uniques, présente un paysage de grande distribution alimentaire particulièrement dynamique. Entre tradition et innovation, le secteur connaît des transformations profondes qui [redessinent les codes du commerce de détail](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/08/27/les-15-grandes-tendances-du-commerce-de-demain-en-france/).
**Le marché sud-coréen de la grande distribution s'articule autour de trois canaux distincts mais complémentaires**. Les hypermarchés et supermarchés traditionnels constituent toujours l'épine dorsale du secteur, offrant une expérience d'achat complète aux consommateurs coréens. Ces formats "offline" restent privilégiés pour les achats familiaux et les produits frais.
Parallèlement, **les *convenience stores* occupent une place unique dans le quotidien des Coréens**. Ouverts 24 h/24 et 7 jours sur 7, ces magasins de proximité répondent au rythme de vie effréné de la société coréenne, proposant bien plus que de simples produits de dépannage.
Enfin, l'**e-commerce alimentaire connaît une croissance spectaculaire**, portée par une population ultra-connectée et des infrastructures logistiques de pointe. Ce canal bouleverse les habitudes d'achat et pousse l'ensemble du secteur vers une digitalisation accélérée.
## **Des géants aux stratégies différenciées**
Le paysage concurrentiel sud-coréen est dominé par plusieurs groupes aux profils variés. Lotte Mart, filiale du conglomérat Lotte, s'appuie sur la puissance de son groupe pour proposer une offre diversifiée. Emart, appartenant au groupe Shinsegae, mise sur l'innovation et l'expérience client pour maintenir sa position de leader. Homeplus, ancien fleuron de Tesco en Asie, continue d'exploiter sa expertise internationale.
Dans l'univers des convenience stores, la bataille fait rage entre CU, GS25 et 7-Eleven, chaque enseigne cherchant à capter les micro-moments de consommation des Coréens. Ces formats ultra-pratiques évoluent constamment, intégrant services bancaires, points de retrait e-commerce et même restauration rapide.
L'e-commerce pure player n'est pas en reste avec des acteurs comme **Coupang, véritable "Amazon coréen**", SSG.com qui capitalise sur l'héritage Shinsegae, ou encore Market Kurly qui a révolutionné la livraison de produits frais ultra-rapide.

#### L'empire du retail, retail tour en Corée du Sud
Au programme de cette édition : 52 pages au cœur des révolutions silencieuses qui transforment notre façon de consommer : analyse du marché Coréen et voyage du côté d’E-Mart et Lotte Maxx dans les laboratoires du commerce de demain (+ de 70 photos et une visite guidée immersive).
Disponible en version web ou print.
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## **Des mutations sociétales qui transforment la consommation**
**Plusieurs tendances de fond redéfinissent le secteur**. La [digitalisation](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/12/oui-pub-contactabilite-strategie-les-grands-enjeux-de-la-digitalisation-du-catalogue-2/), d'abord, avec un commerce mobile particulièrement développé qui fait de **la Corée du Sud un laboratoire mondial du retail connecté**. Les consommateurs coréens, équipés des derniers smartphones, achètent désormais aussi naturellement via une application que dans un magasin physique.
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### WON WON, la nouvelle marque explosive d'Interpole
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/08/28/won-won-la-nouvelle-marque-explosive-dinterpole/
Last updated: 2025-08-29T07:07:06.000Z
En 2025, **Interpole**, acteur incontournable auprès de la grande distribution depuis plus de 20 ans, lance une toute nouvelle aventure aux saveurs d’Asie : **WON WON**.
Une marque détonante, exclusive, et haute en couleur... préparez-vous, **la Pandamania est là** !
## **Une ambition claire : devenir un acteur majeur de l’offre asiatique**
Spécialiste des produits du monde et Pop Food, Interpole déploie avec WON WON une **marque innovante et dynamique**, construite sur des partenariats directs avec l’Asie.
L’objectif ? Proposer à terme une gamme de **plus de 50 produits** authentiques, modernes et percutants.
## **Une identité décalée, colorée… et mémorable 🌈**
WON WON, c’est un univers de marque à part entière :
- Un **ton professionnel et humoristique**, à retrouver dans tous nos supports et sur les réseaux sociaux.
- Une **mascotte panda charismatique**, qui incarne à elle seule l’énergie de la marque.
- Des messages forts et fédérateurs : *"La dinguerie ne fait que commencer", "La Pandamania frappe encore !"*

## **Les stars de l’été : Nata de Coco & Basil Seed ! 🍹🌿**
Pour son lancement, WON WON débarque avec **deux nouvelles gammes de boissons ultra-tendances**, pensées pour séduire une clientèle jeune, curieuse et à la recherche de nouveautés :
### **Won Won Nata de Coco**
- 14 références aux saveurs exotiques et rafraîchissantes : mangue, litchi, framboise, etc.
- Une texture unique avec ses morceaux de coco.
- Des bouteilles colorées et flashy qui captent immédiatement l’attention.
### **Won Won Basil Seed**
- 10 saveurs originales : kiwi, cassis, ananas, et bien plus !
- Des **graines de basilic** pour une texture étonnante et désaltérante.
- Un packaging fun et accrocheur, conçu pour booster la visibilité en rayon.
💡 Ces deux gammes répondent à la **forte demande en boissons exotiques** et promettent une **expérience sensorielle inédite**.
### **Un accompagnement commercial puissant pour vos rayons**
Avec Interpole, vous ne recevez pas juste un produit : vous intégrez une **stratégie de lancement complète** :
- **PLV impactantes** : totems, frontons, stops-rayons adaptés à chaque gamme.
- **Mise en place simplifiée** : supports prêts à l'emploi pour une installation rapide.
- **Animation commerciale efficace** : un linéaire dynamique = un panier qui grimpe !
Cette marque est **pensée pour devenir virale.** Grâce à une présence active sur les réseaux sociaux (**+5000 abonnés sur LinkedIn**, communauté engagée en GMS sur Facebook), WON WON s’intègre dans une **stratégie de communication digitale puissante** : contenus viraux, storytelling déjanté, campagnes vidéos, impressions print ciblées…

##
### Les 15 grandes tendances du commerce de demain en France
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/08/27/les-15-grandes-tendances-du-commerce-de-demain-en-france/
Last updated: 2025-08-27T06:46:35.000Z
Le secteur du commerce français traverse une phase de mutation profonde... et accélérée. Entre l’héritage de la crise sanitaire, les secousses inflationnistes et la révolution numérique, distributeurs et marques réinventent leurs modèles. **En 2025se dégagent à plusieurs dynamiques de fond qui redessinent le commerce de demain**. Du renouveau des magasins physiques à la montée en puissance du digital, en passant par l’exigence de durabilité et la quête de nouvelles efficacités logistiques, voici 15 tendances majeures qui transforment le retail français. Cet analyse dresse un panorama clair et chiffré, pour comprendre **comment évolue le paysage du commerce alimentaire** (grande distribution, proximité, [circuits courts](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/circuit-court/)) comme non-alimentaire (mode, culture, équipement) dans l’Hexagone.
## 1\. Le grand retour du magasin physique
Contre toute attente, l’ère post-Covid consacre le renouveau du commerce en magasin. Malgré l’essor du e-commerce, [**84 % des Français préfèrent effectuer leurs achats en magasin**](https://www.lyon-metropole.cci.fr/actualite/tendances-retail-2025-comment-sadapter-aux-nouvelles-attentes-des-consommateurs#:~:text=Malgr%C3%A9%20l%E2%80%99essor%20du%20e,et%20d%E2%80%99une%20exp%C3%A9rience%20d%E2%80%99achat%20tangible). Ce retour aux fondamentaux s’explique par le besoin de **contact humain, de conseils personnalisés et d’une expérience d’achat tangibl**e. Loin de disparaître, le point de vente devient un **espace d’expérience et de conseil, complémentaire du canal digital**. « Le supermarché est un lieu de vie, un lieu social où les gens se rencontrent, échangent et interagissent », résumait d'ailleurs dans un [podcast Patrice Guérin,](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/22/comment-combattre-labsence-de-mobilite-des-seniors-dans-les-zones-rurales/) associé Coopérative U à Mamers.
Pour séduire et attirer les clients, les enseignes multiplient donc les concepts innovants pour attirer les clients : magasins expérientiels (produits mis en scène, zones de test en magasin), services premium (personal shopping, démonstrations en live) ou encore lieux hybrides mêlant commerce et divertissement.
**L’avenir du retail physique passe aussi par l’intégration du numérique en magasin** (bornes interactives, applications de guidage, réalité augmentée), afin de rendre la visite toujours plus fluide et attractive. En somme, **le magasin de demain se réinvente** pour redevenir une destination privilégiée, riche en expériences et en humanité.
## 2\. L’essor des formats de proximité
Parallèlement, le **commerce de proximité** connaît un véritable essor et devient le moteur des enseignes. La tendance est à des magasins **plus petits, plus proches des consommateurs**, du centre-ville aux zones rurales. « Chez Otera par exemple, on a des formats de magasins qui sont plutôt petits, semblables à de la proximité, qui favorisent… qui sont presque des lieux de vie finalement. L’expérience est plutôt favorisée », évoquait notamment le directeur exécutif d'Otera, Lois Abed-Liotard
Ces points de vente de proximité offrent souplesse et réactivité, notamment face aux hypermarchés périphériques en perte de vitesse. En 2024, les enseignes de grande distribution ont vu des résultats contrastés selon les formats : tandis que certains hypermarchés peinent, [**les magasins de format « proxi » gagnent de nouveaux acheteurs**](https://nielseniq.com/global/fr/landing-page/industry-hub/record-activite-comportement-gsa-france-retail-performances-2024/#:~:text=Fortunes%20diverses%20selon%20les%20formats). Cette évolution s’est illustrée avec des événements comme les Jeux Olympiques de 2024, dont ont profité à plein les supérettes parisiennes. Les Français plébiscitent les commerces à taille humaine, ouverts sur la vie de quartier, souvent ouverts sur de larges amplitudes horaires.
Ce [**succès de la proximité**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/10/la-proximite-moteur-de-croissance-pour-la-grande-distribution/) oblige les grandes enseignes à adapter leur parc : multiplication des supérettes urbaines, formats compacts (Carrefour City, Franprix, Monop’…), et services ultra-localisés. Le mouvement traduit une soif de **commodité et de lien local**, qui redessine la géographie commerciale du pays.
[](https://tally.so/r/mZLk8z)
[Soyez alerté de sa sortie](https://tally.so/r/mZLk8z)
## 3\. L’omnicanalité, nouveau standard incontournable
En 2025, plus aucune enseigne ne peut se passer d’une **stratégie omnicanale** aboutie. [**67% des Français déclarent préférer se rendre en magasin pour leurs achats et 33% acheter en ligne**](https://www.strategies.fr/expertises/barometre-retail-insights-2024-locala-new-retail-new-standards#:~:text=Plus%20que%20jamais%2C%20les%20consommateurs,consommateurs%2C%20rendant%20le%20phygital%20incontournable), un chiffre qui montre surtout qu’ils veulent passer de l’un à l’autre en toute facilité.
Le **parcours client phygital** (physique + digital) est ainsi devenu la norme : rechercher un produit sur smartphone, l’essayer en boutique, le commander en ligne et le retirer en drive, tout doit être fluide. L’efficacité omnicanale n’est plus une option mais un prérequis. Click & collect, réservation en ligne, applis mobiles liées aux points de vente… les enseignes unifient leurs canaux pour offrir une expérience sans couture. Le magasin physique intègre les atouts du digital (catalogue étendu, avis clients, infos produit en scannant un QR code), pendant que les sites web misent sur le conseil en ligne et la reprise facile en boutique.
Cette convergence répond à un consommateur caméléon, qui veut le meilleur des deux mondes. **Le phygital devient incontournable**, car il combine la praticité du numérique et le relationnel du magasin, pour une satisfaction client maximale.
## 4\. Le commerce social s’impose
Les [réseaux sociaux](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/21/communication-locale-reseaux-sociaux-ce-qui-va-changer-en-2025/) sont passés du statut de vitrines d’inspiration à celui de véritables places de marché. En **2024,** [**les Français passent en moyenne 2h30 par jour sur les réseaux sociaux**](https://www.lyon-metropole.cci.fr/actualite/tendances-retail-2025-comment-sadapter-aux-nouvelles-attentes-des-consommateurs#:~:text=Le%20social%20commerce%20n%E2%80%99est%20plus,s%E2%80%99adapte%20%C3%A0%20cette%20nouvelle%20r%C3%A9alit%C3%A9), un temps d’écran dont les marques tirent parti pour vendre directement. Instagram, TikTok, Facebook… le **social commerce** explose, notamment dans la mode, la beauté ou les produits culturels. Les fonctionnalités d’achat intégré se généralisent : plus besoin de quitter l’application, on peut acheter en quelques clics un article repéré dans une vidéo ou sur une photo sponsorisée.
Le [**live shopping**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/04/10/grande-distribution-premiers-live-shopping-locaux-facebook-live/) s’est aussi développé, recréant l’urgence et l’exclusivité des ventes événementielles en streaming. De plus, le pouvoir des influenceurs, prescripteurs désormais aguerris, stimule les ventes communautaires. Résultat, **les ventes via Instagram, TikTok et autres plateformes ont bondi en 2024-2025**, offrant aux marques un canal de proximité immédiate avec la clientèle.
**Ce boom du commerce social pousse les retailers à investir dans la** [**création de contenus engageants**](https://www.jbgd.jebosseengrandedistribution.fr/) (vidéos courtes, tutoriels, collaborations avec créateurs) pour attirer l’audience là où elle se trouve. Le phénomène montre que la frontière entre “réseaux sociaux” et “canaux de vente” s’efface : le client peut désormais acheter là où il se divertit et échange.
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### Septembre au rayon fruits et légumes : maîtriser la transition vers l'automne
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/08/26/septembre-au-rayon-fruits-et-legumes-maitriser-la-transition-vers-lautomne/
Last updated: 2025-08-26T13:59:42.000Z
**La rentrée marque un tournant dans le rayon fruits et légumes** : la pleine saison s’installe, les premiers accents d’automne apparaissent, et les attentes clients évoluent. Après les abondances estivales, il s’agit de maintenir l’attractivité du rayon tout en renforçant les stratégies de fraîcheur et de lutte contre le gaspillage. **En tant que chef de rayon, votre rôle est clé pour conjuguer qualité, disponibilité et innovation.** Explications.
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## Qualité et fraîcheur : une exigence visible
Chaque produit frais doit inspirer confiance dès le premier regard. Les attentes des clients sont élevées, et la moindre faiblesse visuelle peut détourner un panier d’achat.
### Les critères incontournables par produit :
- **Raisin** : grappes régulières, grains entiers couverts de pruine (fine pellicule blanchâtre naturelle), rafles vertes et souples. A proscrire : grains détachés, rafles brunes et sèches.
- **Figue** : souplesse contrôlée, peau saine sans fissures excessives, chair charnue et odorante. À valoriser : figues « prêtes à déguster », idéales pour la consommation immédiate.
- **Brocoli** : bouquets fermes et serrés, verts intenses sans jaunissement, base de tige humide et non ligneuse.
- **Potiron tranché** : pédoncule intact, écorce uniforme et ferme, aucune fissure. La découpe doit rester nette et fraîche.
- **Champignons sauvages** : chapeau sec et ferme, pied intact, parfum boisé naturel. Éviter tout aspect visqueux ou ramolli.
💡
Conseil opérationnel : mettez en place un ****contrôle visuel systématique 3 fois par jour** (ouverture, mi-journée, fin de journée). Cela permet de retirer immédiatement tout produit fatigué et de maintenir une impression constante de fraîcheur.

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### L’entretien professionnel : un outil stratégique pour (re)donner du sens au travail
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/08/25/entretien-professionnel-un-outil-strategique-pour-re-donner-du-sens-au-travail/
Last updated: 2025-08-25T07:20:31.000Z
Tous les deux ans, la loi impose un [entretien professionnel](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/10/31/evolution-des-ressources-humaines-et-des-pratiques-manageriales-dans-la-grande-distribution-entretien-avec-emeline-aube-dirigeante-engagee/). Mais pour **Philippe Rovira**, ce rendez-vous [RH](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/10/13/lattractivite-des-metiers-de-la-logistique-avec-karine-fournier-drh-a-la-socara-e-leclerc/) est bien plus qu’une obligation : c’est **un moment-clé de management**, souvent sous-exploité, qui permet de prendre du recul, de révéler des talents… et de renforcer la relation avec chaque collaborateur. On en parle dans notre série de [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/).
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Trop souvent perçu comme une corvée
Philippe le constate : « Pour beaucoup, l’entretien pro, c’est une case à cocher. Une obligation RH, chronophage, souvent menée en retard. » Résultat : on le bâcle, on l’expédie, ou pire… on le subit.
Il insiste pourtant :
> « C’est un outil puissant pour manager. Tu as 45 minutes, au calme, pour parler d’avenir, de sens, de projets. Ce n’est pas si fréquent dans notre métier. »
Et c’est une opportunité à ne pas manquer : « Tu peux repérer un talent, ajuster une trajectoire, désamorcer une lassitude, déclencher une formation… »
## Un cadre simple, mais une vraie préparation
Philippe Rovira propose une trame claire et structurée :
1. **Le bilan** : « Qu’est-ce qui a été fait depuis deux ans ? Quelles missions ? Quels succès ? Quelles difficultés ? »
2. **Les envies** : « Comment tu te projettes ? Qu’est-ce que tu aimerais apprendre ? tester ? changer ? »
3. **Les besoins** : « Quelles compétences manquent ? Quels freins identifiés ? »
4. **Les actions** : « On repart avec un plan. Même simple. Mais concret. »
> « Le collaborateur doit ressortir avec un cap. Et sentir qu’il a été écouté. »
Et pour que ça fonctionne, la **préparation est clé**. « Lire le dossier RH 5 minutes avant, c’est un manque de respect. Il faut relire les précédents entretiens, regarder les évolutions de poste, croiser avec les retours des managers terrain. »
## L’entretien pro n’est pas l’entretien annuel
Beaucoup confondent les deux. Philippe clarifie : « L’entretien pro, ce n’est pas pour parler d’objectifs ou d’évaluations. Ce n’est pas ‘tu as atteint 92 % de ta marge’. »
C’est un **entretien de parcours**. Un échange sur l’évolution possible, sur les projets de mobilité, sur les envies de formation. Il peut déboucher sur des actions RH (VAE, CPF, bilan de compétences…) mais il doit surtout répondre à une question simple : « Comment je me sens dans ce que je fais aujourd’hui ? »

#### Gérer un rayon et un point de vente
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### La consommation de viande et d'œufs en France en 2024 : entre stabilité et mutations profondes
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/08/19/la-consommation-de-viande-et-doeufs-en-france-en-2024-entre-stabilite-et-mutations-profondes/
Last updated: 2025-08-19T13:58:24.000Z
L'année 2024 marque un tournant dans les habitudes alimentaires des Français. Alors que le **marché des produits carnés et des œufs** traverse une période de transition, de nouvelles tendances émergent et redessinent le paysage de notre [consommation](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/conso-responsable/). Zoom sur les chiffres clés qui révèlent les mutations de nos assiettes via [une récente étude](https://www.franceagrimer.fr/chiffre-et-analyses-economiques/la-consommation-de-viandes-en-france).
## Un marché en quête d'équilibre
**Le marché français des produits frais, charcuterie et surgelés affiche une relative stabilité en 2024**, avec une légère contraction en valeur (-0,9%) compensée par un maintien des volumes. Cette situation reflète une adaptation des consommateurs face à l'évolution des prix, qui ont globalement diminué de 0,8% pour atteindre un prix moyen de 12,2 €/kg.
Cette stabilité apparente masque cependant des évolutions contrastées selon les catégories de produits, révélant des changements profonds dans nos préférences alimentaires.
## La viande rouge en recul, la volaille en progression
### Le bœuf résiste malgré la baisse des volumes
Les viandes de boucherie traditionnelles connaissent un recul notable, avec une diminution de 3,5% des volumes consommés. Le bœuf, malgré une baisse de consommation de 4,1%, maintient son statut de viande premium avec un prix moyen de 17,9 €/kg, en hausse de 2,4%. Cette évolution suggère une consommation plus occasionnelle mais orientée vers la qualité.
Les [spécialités régionales](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/17/le-commerce-de-demain-quand-le-local-devient-un-levier-strategique/) illustrent parfaitement cette tendance : le faux-filet reste particulièrement prisé dans le Sud-Ouest (indice 140), tandis que le bœuf bourguignon séduit davantage dans le Centre-Est (indice 124).
### L'agneau et le cheval en forte chute
**La viande ovine subit la plus forte baisse du marché** (-10,8% en volume, -8,0% en valeur), confirmant son recul dans les habitudes françaises. Encore plus marquant, la consommation de viande chevaline s'effondre (-14,1% en volume), témoignant de l'évolution des mentalités.
### La révolution du canard
À contre-courant, **la volaille tire son épingle du jeu avec une progression remarquable de 4,9% en volume**. Le canard emerge comme la star de 2024, explosant littéralement avec +59,2% en volume. Le magret de canard double quasiment sa consommation (+108,3% en volume), particulièrement plébiscité dans le Sud-Ouest et le Centre-Ouest.
Cette success story illustre parfaitement la montée en gamme recherchée par les consommateurs, qui privilégient des produits à forte identité culinaire.
## Les œufs, miroir de nos préoccupations éthiques
**Le marché des œufs révèle une transformation majeure des attentes des consommateurs**. Avec une croissance globale de 2% en volume, il témoigne surtout d'une révolution qualitative profonde.
**Les œufs de plein air et au sol continuent leur progression**, tandis que les œufs de cage s'effondrent. Cette tendance reflète une prise de conscience croissante du bien-être animal, même si les œufs biologiques (0,41 €/œuf) restent un marché de niche, particulièrement développé dans l'Ouest de la France.
## Portrait-robot du consommateur français
### Géographie des goûts
**Les habitudes alimentaires dessinent une carte de France aux multiples saveurs**. La région parisienne s'impose comme le cœur de la consommation premium (viande ovine, élaborés, dinde), l'Ouest privilégie le porc frais et les œufs bio, tandis que le Sud-Ouest revendique sa tradition carnivore avec le canard et le bœuf de qualité.
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### Recadrer, sanctionner, cadrer : le rôle oublié (mais indispensable) du manager de proximité
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/08/19/recadrer-sanctionner-cadrer-le-role-oublie-mais-indispensable-du-manager-de-proximite/
Last updated: 2025-08-19T06:28:03.000Z
Dans un contexte où les discours sur la bienveillance prennent (parfois) le pas sur la clarté des règles, **Philippe Rovira** rappelle dans un nouvel épisode du [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/) à quel point le[ **cadre managérial**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/22/micromanagement-et-management-moderne-comment-eviter-les-pieges-et-activer-les-bonnes-intelligences/) est une condition sine qua non à la performance… et à la sérénité dans les équipes. Recadrer, poser des limites, sanctionner si nécessaire : loin d’être des gestes d’autorité froide, ce sont avant tout des **actes de responsabilité.**
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Un manager qui n’encadre pas fragilise son équipe
« Un [manager](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/07/le-manager-moderne-en-grande-distribution-entre-exemplarite-agilite-et-bienveillance/) qui n’intervient pas face à un comportement déviant, c’est un manager qui met en danger le collectif. »
Dès le début de l’échange, Philippe Rovira est clair : ne pas recadrer un collaborateur qui déborde, arrive systématiquement en retard, refuse une consigne ou mine l’ambiance… c’est laisser le flou s’installer. Et ce flou génère de l’injustice, de la démotivation et des tensions larvées.
> « À force de ne rien dire à celui qui dérive, tu perds le respect de ceux qui font bien. Et c’est toute la dynamique de l’équipe qui s’effondre. »
## Recadrer, ce n’est pas juger : c’est rappeler les règles
Trop souvent, les managers confondent **recadrage** et **jugement personnel**. Philippe insiste : « Recadrer, ce n’est pas attaquer la personne. C’est rappeler un cadre professionnel. »
Et cela commence par des faits :
👉 « Tu as été en retard trois fois cette semaine. »
👉 « Tu as quitté ton poste sans prévenir hier après-midi. »
Pas de ressenti flou, pas de généralités blessantes. « On sort du subjectif. On parle de ce qu’on peut observer, vérifier. »
Ce type d’échange ne demande ni colère, ni ton accusateur : « On ne crie pas. On pose les choses calmement. On redonne les règles. »
## Sanctionner, quand il le faut, pour protéger le collectif
Philippe Rovira va plus loin : « La sanction n’est pas un échec. C’est parfois un passage nécessaire. »
Quand le recadrage n’est pas entendu, quand les écarts persistent ou se répètent, il faut **agir avec fermeté**. Pas par vengeance. Mais pour envoyer un message clair :
👉 “Ici, on ne tolère pas certains comportements.”
👉 “Et oui, il y a des conséquences.”
Cela peut prendre plusieurs formes : avertissement, retrait d’une responsabilité, convocation formelle… Mais toujours avec une **traçabilité** et un **fondement objectif**. « Une sanction qui sort de nulle part, sans dialogue préalable, est injuste. Et donc contre-productive. »
## Un cadre clair est une forme de bienveillance
Philippe démonte un malentendu courant : « Être ferme n’est pas l’opposé de la bienveillance. C’est une forme de respect. »
Il ajoute : « Un salarié ne te respectera jamais si tu laisses tout passer. Il aura l’impression que tu ne tiens rien. »
Cadrer, c’est sécuriser. Donner des repères. Créer un environnement stable, où chacun sait ce qui est attendu. Et dans cet espace-là, la motivation peut s’exprimer.
## Le bon moment, la bonne forme, la bonne posture
Un recadrage ne se fait ni à chaud, ni devant tout le monde, ni sur un ton hautain. Philippe résume :
- « On recadre **à froid**, pas dans l’émotion. »
- « On recadre **en tête-à-tête**, pas devant les collègues. »
- « On recadre **sur des faits**, pas sur des jugements. »
- « On recadre avec l’objectif **de faire progresser**, pas de rabaisser. »
Et après le recadrage ? Il faut **suivre**, **observer** et **valoriser** les efforts.
👉 “Je note que tu as fait un effort cette semaine, bravo.”
👉 “Merci d’avoir respecté les horaires.”
👉 “Tu vois, quand on ajuste, ça repart.”
## Manager, c’est aussi assumer son rôle de garant du cadre
Dans un environnement tendu, mouvant, parfois sous-staffé, la tentation de “laisser passer” est forte. Mais c’est une fausse économie.
Philippe Rovira le dit sans détour :
« Manager, ce n’est pas être gentil. Ce n’est pas être dur. C’est être juste. Et ça passe par un cadre tenu. »
Recadrer, sanctionner, rappeler les règles : ce n’est pas un luxe. C’est un levier de cohésion, de clarté et de confiance. Et dans la grande distribution, **ça commence par les managers de proximité.**
### Les MDD, l'arme anti-inflation de la grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/08/18/les-mdd-larme-anti-inflation-de-la-grande-distribution/
Last updated: 2025-08-22T11:07:44.000Z
Les **marques de distributeurs** ([MDD](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/19/les-marques-de-distributeurs-mdd-6-points-cles-qui-expliquent-leur-montee-en-puissance-2/)) transforment silencieusement le paysage commercial français et mondial. Loin d'être un phénomène marginal, elles s'imposent comme un pilier incontournable de la consommation moderne, bouleversant les codes établis et redéfinissant les rapports de force dans la grande distribution.
## L'ampleur d'une révolution commerciale en marche
Les chiffres parlent d'eux-mêmes et révèlent une transformation remarquable du marché français. Selon Noël Zierski, expert du secteur que nous avions reçu en janvier dernier sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), nous confirmait que « les marques de distributeurs qui représentent désormais selon Nielsen 22% des ventes en valeur des produits de grande consommation. C'était 15% en 2009\. Donc il y a une très belle évolution », précise-t-il.
Cette progression de 7 points en une décennie témoigne d'un **changement profond des habitudes de consommation**. Mais la France n'est pas isolée dans cette tendance. « En France c'est 35% mais il y a d'autres pays en Europe qui sont quasiment à 50% ce qui est assez colossal comme la Suisse », précise Noël Zierski, révélant l'ampleur du potentiel encore inexploité sur le territoire français.
Cette répartition européenne démontre une maturité variable des marchés : « parmi les pays européens, il y en a 12 qui enregistrent une part de marché qui est supérieure ou égale à 30% », ajoute-t-il La France se positionne donc dans le peloton de tête, mais conserve une marge de progression significative.
## Perspective internationale : l'Europe pionnière donne des idées Outre-Manche
Alors que l'Europe domine le secteur des MDD avec des parts de marché atteignant 40 à 50% dans des pays comme la Suisse, l'Espagne et le Royaume-Uni, l'Amérique du Nord vit actuellement sa propre révolution des marques distributeurs. Les enseignes européennes comme Aldi, Lidl et Carrefour ont bâti leur succès sur la confiance des consommateurs en proposant des produits de qualité à prix abordables, de l'alimentaire bio aux cosmétiques haut de gamme.
Outre-Atlantique, la dynamique s'accélère, particulièrement au Canada où les tensions commerciales avec les États-Unis créent de nouveaux impératifs. Avec des tarifs douaniers pouvant atteindre 25% sur les importations américaines, les **MDD deviennent un outil de souveraineté économique**, permettant aux détaillants de contourner les chaînes d'approvisionnement surtaxées tout en répondant aux attentes des consommateurs canadiens en quête d'alternatives domestiques.
## Aux origines d'un succès : de l'innovation pionnière à la démocratisation
L'histoire des MDD françaises s'enracine dans l'audace de quelques précurseurs. Noël Zierski nous rappelle que « si je mets de côté l'exception notable de Casino qui avait inventé la marque de distributeur dès sa création à la fin du 19e début du 20e siècle, il faudra attendre les produits libres de Carrefour en 76 pour voir les MDD se développer », précise-t-il.
En effet, c**ette innovation de Carrefour en 1976 a marqué un tournant historique, posant les fondations d'une révolution qui allait transformer le secteur** : « c'est effectivement dans les années 90 que les marques de distributeurs tel qu'on les connaît aujourd'hui ont commencé à se développer », explique-t-il, évoquant une période d'expansion et de structuration.
L'expertise de Noël Zierski lui permet de témoigner directement de cette évolution : « pour l'anecdote, quand j'ai été recruté chez Leclerc en 1997 en tant que responsable marketing, c'était les débuts de la marque Repère. Et à l'époque, je me souviens qu'on vendait très peu de marque de distributeur chez Leclerc. C'est pour ça qu'on a lancé la marque Repère de mémoire en 96 et la marque Nos régions du talent en 97 », se souvient-il.
## La conquête de la confiance : quand la qualité rattrape la perception
**La transformation la plus remarquable des MDD réside dans l'évolution de leur image auprès des consommateurs**. Pendant des décennies, elles ont souffert d'un déficit de confiance qui limitait leur expansion. Cette époque semble définitivement révolue.
« Pendant longtemps, les marques de distributeur ont souffert d’une suspicion quant à leur qualité. Mais je parle là d’il y a une vingtaine d’années. Aujourd’hui, quand on interroge les consommateurs sur ce qu’ils pensent de ces marques, la très grande majorité estime qu’elles sont au même niveau — ou presque — que les marques nationales, voire les marques notoires. Plusieurs études le confirment, notamment une menée par Havas Commerce, mais aussi d’autres de Nielsen ou d’instituts similaires. », souligne Noël Zierski.
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### Lidl en Europe : chiffres clés, stratégie et secrets de son succès
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/08/13/lidl-en-europe-chiffres-cles-strategie-et-secrets-de-son-succes/
Last updated: 2025-08-13T14:25:45.000Z
Lorsqu’on parle de géants européens de la grande distribution, un nom revient inévitablement : **Lidl**. Avec **12 600 magasins** répartis dans **31 pays**, l’enseigne allemande est aujourd’hui le distributeur physique le plus présent sur le continent.
Et la carte ci-dessous est parlante :
- **3 226** magasins en Allemagne 🇩🇪, berceau historique du groupe
- **1 575** en France 🇫🇷
- **900** au Royaume-Uni 🇬🇧
- **800** en Pologne 🇵🇱
- Plus de **600** en Espagne 🇪🇸 et des centaines dans presque chaque pays européen
Combien de magasins compte Lidl en Europe ?

Nombre de magasins Lidl en Europe
## Un acteur incontournable du commerce physique
À l’heure où beaucoup annoncent la « mort du retail physique », Lidl prouve que **la proximité et l’accessibilité restent des leviers puissants**. Plus de **98,5 %** de ses ventes se font encore en magasin, loin des géants du e-commerce.
En 2024, **Lidl** a réalisé **132,1 milliards €** de chiffre d’affaires, au sein des **175,4 milliards €** du Schwarz Group (sa maison mère).
Pour donner un ordre d’idée, c’est **plus que le PIB de pays comme la Croatie, la Bulgarie ou la Lituanie**.
## Une stratégie gagnante : qualité + prix + implantation massive
Le succès de Lidl repose sur quelques piliers solides :
- **Ultra-perfection opérationnelle** : une logistique optimisée au millimètre
- **Marque propre** forte et produits de qualité
- **Rapport qualité-prix** difficile à égaler
- **Implantation physique** pensée pour toucher tous les publics, des périphéries aux quartiers huppés
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### Cristaline, Ricard, Coca-Cola… Les produits stars des supermarchés en 2025
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/08/11/cristaline-ricard-coca-cola-les-produits-stars-des-supermarches-en-2025/
Last updated: 2025-08-11T08:45:09.000Z
Les boissons dominent plus que jamais les rayons des supermarchés français. **Un classement des 50 produits les plus achetés** depuis le début de l’année montre que 40 d’entre eux sont des liquides, avec en tête un trio devenu indétrônable : l’eau Cristaline, le pastis Ricard et le Coca-Cola.
## Un podium qui ne bouge (presque) jamais
En première position, on retrouve le pack de 6 bouteilles de 1,5 L de Cristaline, qui cumule 185 millions d’euros de ventes. Juste derrière, la bouteille de 1 L de Ricard affiche 175 millions d’euros, suivie par le Coca-Cola 1,75 L avec 104 millions. Ce trio de tête était déjà présent en 2024, même si l’ordre diffère légèrement.
À retenir :
- Coca-Cola omniprésent : la marque américaine place six produits dans le top 50 : outre le format 1,75 L en troisième position, le pack de 6 canettes de 33 cl arrive 4ᵉ, la bouteille 1,25 L est 8ᵉ, le pack de 6 canettes de 20 cl est 10ᵉ, et deux autres formats figurent en 23ᵉ et 50ᵉ positions.
- L’eau et la bière en force : les eaux en bouteille totalisent dix références dans le classement : Volvic (5ᵉ), Cristaline petits formats (12ᵉ), Evian (13ᵉ) ou Mont Roucous (14ᵉ), pour ne citer que les mieux placées. Les bières, elles, comptent onze entrées, dont Desperados 12 x 33 cl (6ᵉ) et Heineken 20 x 25 cl (9ᵉ).
- Le whisky s’impose aussi : sept références de whisky figurent dans le palmarès, menées par Ballantine’s 1 L (11ᵉ), William Peel 70 cl (15ᵉ) et Grant’s 1 L (18ᵉ).
Parmi les rares produits hors boissons, on retrouve deux pots de Nutella (1 kg en 7ᵉ et 825 g en 25ᵉ), la salade Sodebo Manhattan (28ᵉ), le filet de poulet Plukon 1 kg (33ᵉ) et la litière Catsan 10 L (34ᵉ).
Au total, ces 50 produits représentent plus de 2,5 milliards d’euros dépensés en grande distribution depuis janvier 2025.
> [ Voir cette publication sur Instagram ](https://www.instagram.com/reel/DNNRdFVCWuz/?utm%5Fsource=ig%5Fembed&utm%5Fcampaign=loading)
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> [Une publication partagée par Je Bosse en Grande Distribution (@jebosseengrandedistribution)](https://www.instagram.com/reel/DNNRdFVCWuz/?utm%5Fsource=ig%5Fembed&utm%5Fcampaign=loading)
## **Top 50 des produits les plus achetés en grande surface – 2025 (en valeur)**
Dans le classement révélé par [Olivier Dauvers via NielsenIQ](https://www.olivierdauvers.fr/2025/08/10/exclu-les-50-produits-les-plus-achetes-par-les-francais-en-2025/) (chiffres arrêtés au 13 juillet 2025), on retrouve ainsi :
1. **Cristaline 6 × 1,5 L** – 185 M€
2. **Ricard 1 L** – 175 M€
3. **Coca-Cola 1,75 L** – 104 M€
4. **Coca-Cola 6 × 33 cl** – 84,1 M€
5. **Volvic 6 × 1,5 L** – 70,0 M€
6. **Desperados 12 × 33 cl** – 68,5 M€
7. **Nutella 1 kg** – 66,0 M€
8. **Coca-Cola 1,25 L** – 65,3 M€
9. **Heineken 20 × 25 cl** – 64,2 M€
10. **Coca-Cola 6 × 20 cl** – 57,5 M€
11. **Ballantine’s 1 L** – 57,4 M€
12. **Cristaline 12 × 50 cl** – 57,3 M€
13. **Évian 6 × 1,5 L** – 55,8 M€
14. **Mont Roucous 6 × 1 L** – 53,9 M€
15. **William Peel 70 cl** – 53,6 M€
16. **Desperados Original 20 × 25 cl** – 53,4 M€
17. **San Pellegrino 6 × 1 L** – 52,1 M€
18. **Grant’s 1 L** – 48,2 M€
19. **Clan Campbell 1 L** – 48,1 M€
20. **Red Bull 25 cl** – 47,2 M€
21. **Ricard 1,5 L** – 47,2 M€
22. **Leffe 20 × 25 cl** – 46,6 M€
23. **Coca-Cola 6 × 1,25 L** – 43,6 M€
24. **William Peel 1 L** – 43,4 M€
25. **Nutella 825 g** – 41,8 M€
26. **Heineken 24 × 25 cl** – 41,7 M€
27. **Heineken 12 × 25 cl** – 41,5 M€
28. **Sodebo Manhattan 320 g** – 40,9 M€
29. **Desperados Original 6 × 33 cl** – 40,3 M€
30. **1664 12 × 25 cl** – 40,2 M€
31. **Poliakov 20 × 25 cl** – 40,2 M€
32. **Grimbergen 20 × 25 cl** – 39,0 M€
33. **Filet poulet Plukon 1 kg** – 38,5 M€
34. **Catsan (litière) 10 L** – 38,2 M€
35. **Vittel 6 × 1,5 L** – 38,2 M€
36. **Lactel Vitamine D 8 × 1 L** – 38,0 M€
37. **Hépar 6 × 75 cl** – 37,7 M€
38. **Caprice des Dieux 300 g** – 37,1 M€
39. **Beurre Président 250 g** – 36,9 M€
40. **Sir Edward’s 1 L** – 36,9 M€
41. **Ricard 70 cl** – 36,2 M€
42. **Leffe 18 × 25 cl** – 36,4 M€
43. **1664 18 × 25 cl** – 35,6 M€
44. **La Salvetat 6 × 1,15 L** – 35,1 M€
45. **Label 5 1 L** – 34,5 M€
46. **Perrier 6 × 1 L** – 34,6 M€
47. **Carte Noire 3 × 250 g** – 34,6 M€
48. **Oasis Tropical 2 L** – 33,5 M€
49. **Coca-Cola Zéro 6 × 33 cl** – 33,2 M€
50. **Coca-Cola 6 × 33 cl** – 33,2 M€
### Une étude révèle les vraies conditions de travail dans la grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/08/07/une-etude-revele-les-vraies-conditions-de-travail-dans-la-grande-distribution/
Last updated: 2025-08-07T09:49:04.000Z
La grande distribution française, [premier employeur privé du pays avec près de 630 000 salariés](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2020/05/21/chiffres-grande-distribution-france/), fait face à des défis majeurs en matière de conditions de travail. Une récente enquête menée par [*60 Millions de consommateurs*](https://www.60millions-mag.com/2025/08/07/grande-distribution-quelles-enseignes-traitent-le-mieux-leurs-salaries-24643) auprès des six principales enseignes révèle des pratiques contrastées, parfois préoccupantes.
## Un secteur aux conditions difficiles
**Travailler dans la grande distribution n'a rien d'un long fleuve tranquille**. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Parmi les retours chiffrés, l'enquête révèle que :
- 6 salariés sur 10 jonglent avec des horaires décalés, bien plus que dans les autres secteurs d'activité.
- 87% travaillent le week-end ;
- Quant aux salaires, ils frôlent souvent le SMIC, particulièrement pour les 66% d'employés qui travaillent à temps partiel.
La précarité vécue dans le secteur engendre une instabilité professionnelle durable, avec des conséquences lourdes telles que la pression psychologique et la difficulté à se projeter à long terme.
## Des pratiques d'entreprise très inégales
L'enquête révèle des écarts saisissants entre les enseignes. Quelques éléments :
- Chez [Carrefour](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/carrefour/), le taux de rotation du personnel atteint des sommets avec 60% - certes gonflé par l'inclusion des contrats temporaires.
- À l'opposé, les salariés de [Coopérative U](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/cooperative-u/) semblent avoir trouvé leur bonheur : moins de 8% d'entre eux quittent l'enseigne chaque année.
Les magasins U, fonctionnant de manière indépendante, disposent chacun de leur propre système de primes et d'une culture d'entreprise spécifique, ce qui permet aux franchisés de mieux répondre aux attentes de leurs salariés.
Les témoignages d'employés confirment cette réalité contrastée. Si certains privilégient les hypermarchés pour leurs « salaires corrects et conditions de travail décentes », d'autres préfèrent l'ambiance des magasins de proximité où « l'équipe est plus soudée » et « les informations circulent plus directement ». Mais la polyvalence y est souvent poussée à l'extrême : « faire du rayon + caisse + standard + gaz + ménage + parking », témoigne un employé.
Chez **Auchan**, où 30% des CDI sont renouvelés chaque année, les conditions de travail diffèrent selon la taille des magasins : les très grandes surfaces offrent un environnement de travail moins contraignant que les plus petites, où le manque d’espace complique la gestion au quotidien.
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### Développer les ventes d’ananas en grande distribution : guide marché et merchandising
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/08/07/developper-les-ventes-dananas-en-grande-distribution-guide-marche-et-merchandising/
Last updated: 2025-08-07T05:55:38.000Z
Longtemps perçu comme un fruit d’impulsion, l’ananas dispose pourtant d'un potentiel de croissance encore sous-exploité. En France, il ne s’en consomme qu’un par adulte et par an : c'est peu, comparé à nos voisins européens (le double en Grande-Bretagne, presque 4 fois plus en Espagne). Avec une expérience gustative réussie on pourrait en consommer sans risque au moins deux à trois fois plus.
Pour en arriver là, entre les attentes clients en quête de plaisir, de fraîcheur, de praticité et les enjeux de rentabilité de la grande distribution, la catégorie de l'ananas a besoin d’un cadrage qualité clair qui s’appuie sur une offre à la hauteur en 1ère et 4ème gamme et sur un discours vendeur fondé sur des faits avérés.
En l'état, selon les experts du marché, si vos ventes d’ananas ne progressent pas, ce n’est pas normal. Il faut identifier pourquoi et voir ce qui peut être fait au niveau sourcing, gestion du rayon, formation et marketing consommateur.
Cet article propose aux acheteurs, responsables de rayon et Category managers les leviers concrets pour transformer l’ananas, aujourd’hui produit opportuniste, en véritable locomotive de chiffre d’affaires et de la satisfaction client. On vous détaille tout ça à travers des chiffres clés sur le marché.
💡
L'ensemble des données transmises sont réalisées par un cabinet indépendant : Business & Consumer. Depuis plus de 25 ans, B&C identifie les leviers de croissance du rayon F&L, partage les bonnes pratiques qui boostent les ventes du rayon F&L.
## Le marché de l'ananas : un potentiel sous-exploité.
« En France, le volume de consommation est d'un fruit par adulte par an ! C’est peu. Selon les consommateurs que nous avons interrogés, on pourrait sans difficulté la multiplier par trois ou quatre ». Mais alors, pourquoi un tel écart entre la réalité et ce potentiel ? Quels sont les freins en rayon ?
Trois raisons principales :
- Première raison : l’hétérogénéité de l’offre avec un risque d’erreur d’un achat à l’autre.
- Deuxième raison : la déception gustative, d’où un faible taux de réachat et une érosion du trafic.
- Troisième raison : des consommateurs qui méconnaissent ce fruit et ses atouts.
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Objectif en rayon pour dynamiser les ventes : passer d’un achat d’impulsion à un achat réflexe, grâce à une offre parfaitement maîtrisée sur la qualité organoleptique.
## Évaluation sensorielle de L’offre en GMS
Le cabinet partenaire de cette étude présente les résultats de la qualité proposée dans les enseignes de distribution en France, sur la période 2017–2024\. On peut considérer que deux tiers des fruits sont à la hauteur des attentes des consommateurs mais les autres sont déceptifs avec un impact négatif sur les ventes. Même si on observe une amélioration après les années Covid, l’indice qualité de l’ananas n’a pas suivie la courbe d’autres fruits comme la pastèque.

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### Les vraies raisons du turnover en grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/08/04/les-vrais-raisons-du-turnover-en-grande-distribution/
Last updated: 2025-08-04T18:11:43.000Z
Dans un secteur en constante mutation, la grande distribution fait face à un défi majeur : le **turnover** croissant de ses collaborateurs. Philippe Rovira, expert du retail, formateur et auteur, livre dans ce [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/) des clés essentielles pour comprendre ce phénomène et transformer cette contrainte en opportunité.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Un constat alarmant : la relation managériale au cœur du problème
La première cause de départ n'est pas liée aux conditions de travail ou à la rémunération, mais bien à la qualité de l'encadrement. Comme le souligne Philippe Rovira : « On ne quitte pas son entreprise mais on quitte son manager. » Cette réalité interpelle sur l**'importance cruciale du rôle managérial dans la rétention des talents**.
Le diagnostic est sans appel : « Le [management](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/management/) c'est le nerf de la guerre. On a un problème d'image, on a un problème de recrutement, on a un problème de bien-être dans l'entreprise à cause d'une **approche managériale** qui n'est pas performante », résume notre invité sur le podcast.
## Les causes multiples du turnover
### L'Inadéquation Poste-Personne
Au-delà de la **relation managériale**, plusieurs facteurs expliquent les départs. L'inadéquation entre le poste proposé et les attentes du collaborateur constitue un piège fréquent. Qu'il s'agisse d'odeurs dérangeantes, de manipulation de produits spécifiques ou d'un environnement de travail non conforme aux attentes initiales, ces décalages peuvent rapidement mener à une rupture si aucune solution d'ajustement n'est proposée.
### Un management inadapté
Le **style managérial** doit s'adapter à chaque profil. « Un **management** à la carte est indispensable pour pouvoir fidéliser nos équipes ». Certains collaborateurs souffrent d'un manque d'accompagnement et de proximité, tandis que d'autres étouffent sous un [micromanagement](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/22/micromanagement-et-management-moderne-comment-eviter-les-pieges-et-activer-les-bonnes-intelligences/) excessif.
### L'Absence de perspectives d'évolution
L'aspiration à progresser est légitime et nécessaire. « Si chaque fois on leur propose rien, ils ont porte-close sur toute demande, ils iront à la concurrence évoluer. Ça serait quand même dommage s'ils sont bons. » Les entretiens professionnels doivent donc sonder les ambitions pour proposer des parcours d'évolution, même s'ils ne correspondent pas immédiatement aux attentes initiales.

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## La spécificité des jeunes générations
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : **la durée moyenne d'un premier emploi en grande distribution est passée de 42 mois il y a dix ans à seulement 18 mois** aujourd'hui. Cette évolution s'explique par un changement générationnel profond.
« Aujourd'hui, un jeune salarié connaîtra une dizaine d'entreprises sans aucun problème dans sa vie. » Cette mobilité n'est plus un stigmate mais une norme, particulièrement pour [les générations Y et Z](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/06/08/grande-distribution-comment-recruter-et-manager-generation-z/) qui considèrent souvent la grande distribution comme un tremplin vers d'autres horizons.
## Stratégies de fidélisation : s'adapter aux nouvelles attentes
### Donner du sens et partager les valeurs
Les [nouvelles générations](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/23/recruter-un-jeune-de-la-generation-z-entre-defis-et-evolutions-du-monde-du-travail-2/) ne se contentent plus d'exécuter des tâches. « Si tu ne donnes pas en permanence du sens aux actions que tu leur demandes de faire... tu auras beaucoup plus de mal à fidéliser et à recruter cette nouvelle génération. » Il devient essentiel de corréler les décisions avec les enjeux sociétaux de l'enseigne.
### Offrir une véritable autonomie
L'aspiration à être acteur de son travail est fondamentale. « Si on te confie un poste de manager mais finalement tu as un rôle d'exécutant, tu aucune autonomie... Ça donne pas envie. » Les jeunes managers refusent la passivité et veulent se sentir responsabilisés dans leurs missions.
### Adapter le style de management
L'approche condescendante ou autoritaire est désormais contre-productive. « Le style management fera en sorte que tu vas le fidéliser un peu plus. » Créer un environnement de travail agréable où l'on a envie de venir devient un enjeu majeur de fidélisation.
### Renouveler et enrichir les missions
Pour éviter la lassitude, il convient de proposer régulièrement de nouveaux projets, des initiatives transversales ou des responsabilités annexes qui maintiennent l'engagement et l'intérêt des collaborateurs sur plusieurs mois.
## Valoriser les atouts du secteur
Malgré les difficultés, la grande distribution possède des arguments de poids. « Il faut insister sur cette possibilité d'évolution rapide. On a la chance d'être dans un métier où on n'a pas besoin non plus d'avoir beaucoup de diplômes et c'est un tremplin social extraordinaire », explique Philippe Rovira.
Les perspectives d'évolution sont réelles : manager de rayon en un an, manager de secteur en trois ans, directeur en cinq ans. Avec les primes, les rémunérations peuvent également s'avérer attractives.
## Améliorer la qualité de vie au travail
La [QVCT](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/02/01/bienveillance-au-travail-lenjeu-du-manager-daujourdhui/) passe par des mesures concrètes :
- Flexibilité sur les jours de repos (regroupement de demi-journées, week-ends prolongés)
- Abandon du présentiel forcé : laisser partir un manager qui a atteint ses objectifs plutôt que de le faire "attendre 17h"
- Éviter les remarques démoralisantes du type "Ah, tu prends ton après-midi ?
Le **turnover** n'est pas une fatalité mais peut devenir un levier de performance si les entreprises savent s'adapter aux nouvelles attentes. Cela implique une révolution managériale profonde, centrée sur l'humain, le sens et l'autonomie.
Dans un environnement concurrentiel où les talents se font rares, les enseignes qui sauront évoluer vers ces nouveaux modes de management prendront une longueur d'avance décisive. Car au final, fidéliser un jeune collaborateur une année supplémentaire grâce à un management adapté, c'est déjà une victoire significative dans la guerre des talents.
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### Zoom sur les mouvements récents dans le paysage de la grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/08/01/zoom-sur-les-mouvements-recents-dans-le-paysage-de-la-grande-distribution/
Last updated: 2025-08-06T05:58:55.000Z
**La grande distribution française vit une période de bouleversements sans précédent.** Entre pressions concurrentielles, exigences de rentabilité et contraintes réglementaires, les enseignes redéfinissent leurs stratégies dans un jeu de cessions et d'acquisitions qui redessine complètement la **carte du commerce** de détail hexagonal.
## Le Modèle Coopératif Séduit les Indépendants
L'événement le plus symbolique de cette transformation reste sans conteste le ralliement de [Schiever à la Coopérative U](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/cooperative-u/) en mars 2025\. Pour la première fois de son histoire, ce groupe bourguignon de 1,5 milliard d'euros de chiffre d'affaires abandonne le giron d'un groupe intégré (Auchan) pour rejoindre une structure coopérative.
Cette décision témoigne de l'attractivité croissante du modèle coopératif auprès des distributeurs indépendants. La souplesse organisationnelle et la gouvernance partagée qu'offre Coopérative U séduisent des acteurs en quête d'autonomie tout en bénéficiant de la force d'un réseau structuré. Avec Schiever, U s'offre non seulement son plus gros associé, mais aussi un signal fort envoyé au marché : les coopératives constituent désormais une alternative crédible aux modèles intégrés traditionnels.
> Petit à petit, le paysage de la grande distribution se redesssine.
> Parmi les grandes manoeuvres, on retrouve :
> 👉 Colruyt qui cède ses magasins français à Intermarché et Leclerc
> 👉 Auchan qui cède 19 magasins à Lidl
> 👉 Carrefour qui cède 9 magasins (ex-Cora et Match) à… [pic.twitter.com/aUgOe664H3](https://t.co/aUgOe664H3)
>
> — Je Bosse en Grande Distribution (@BlogGrandeDistr) [July 24, 2025](https://twitter.com/BlogGrandeDistr/status/1948290470402003225?ref%5Fsrc=twsrc%5Etfw)
## L'échec français de Colruyt profite aux concurrents
Le retrait quasi-total de [Colruyt](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/24/voici-la-liste-des-24-magasins-colruyt-a-vendre/) du territoire français illustre parfaitement les difficultés rencontrées par les distributeurs étrangers sur le marché hexagonal. En juin 2025, le groupe belge a acté la cession de 93 de ses 105 magasins, reconnaissant l'échec de sa stratégie d'expansion française.
Cette débâcle a fait les affaires d'Intermarché, qui a raflé 81 magasins pour 215 millions d'euros, renforçant ainsi sa présence dans le nord et l'est de la France. E.Leclerc n'a pas été en reste, récupérant 12 établissements supplémentaires. Pour ces enseignes françaises, l'opération représente une opportunité en or d'étendre leur maillage territorial à moindre coût.
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### Le brief du matin : le moment le plus sous-exploité du magasin
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/29/le-brief-du-matin-le-moment-le-plus-sous-exploite-du-magasin/
Last updated: 2025-07-29T15:05:09.000Z
Voilà un rituel quotidien **à la fois essentiel et trop souvent bâclé** : le brief d’équipe. Ce moment de transmission, de coordination et de cohésion peut devenir un vrai levier de management… ou au contraire, un simple “passage obligé” sans impact.
[Suite de notre série consacrée au management](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/22/micromanagement-et-management-moderne-comment-eviter-les-pieges-et-activer-les-bonnes-intelligences/) en grande distribution.
[Écouter la série de podcasts](https://bio.link/podcastjbgd)
## Un moment pour créer du lien, pas juste donner des consignes
Philippe Rovira commence par rappeler l’essence du brief : « Ce n’est pas juste une série d’ordres. C’est un moment pour donner du sens, expliquer les priorités, et surtout… faire équipe. »
Il distingue trois grandes erreurs courantes :
1. **Le brief fantôme** : « Il n’a pas lieu. Chacun démarre dans son coin. Résultat : personne ne sait qui fait quoi. »
2. **Le brief listing** : « On balance une liste de tâches sans respiration. C’est mécanique, et ça ne donne aucune vision. »
3. **Le brief stressant** : « Le manager est en retard, il râle, il débite. Les équipes démarrent la journée tendues. »
À l’inverse, un bon brief commence par **l’écoute** : « On commence par dire bonjour. On regarde. On sent. Le brief, c’est aussi un baromètre humain. »
## Le bon format : court, clair, rythmé
Philippe est formel : « Un brief efficace, c’est 10 minutes maximum. Ce n’est pas une réunion. C’est une impulsion. »
Il propose une structure simple et opérationnelle :
- **Infos clés du jour** : promotions, arrivages, absents
- **Priorités claires** : « Ce qu’on doit avoir terminé à midi, et ce qu’on reporte. »
- **Temps pour les questions**
- **Éventuellement, un mot de reconnaissance** : « Bravo pour la mise en avant d’hier. »
Et surtout : « On ne fait pas un brief pour parler, on fait un brief pour donner l’élan. »
Il conseille de le faire **dans le rayon**, ou à proximité immédiate. « Pas dans une salle isolée. Le terrain, c’est le cœur de l’équipe. »

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## Faire du brief un outil de management, pas un réflexe
Le brief, c’est aussi **un acte de management visible**. Philippe insiste : « Quand un [manager](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/16/de-manager-a-coach-faire-grandir-ses-equipes-un-nouveau-role-cle-en-grande-distribution/) organise un vrai brief, il montre qu’il pilote, qu’il prend soin de son équipe. »
Il souligne que certains managers délèguent trop vite ce moment : « C’est bien de responsabiliser, mais le brief, c’est aussi ton image. Il montre ta présence, ton style, ta vision. »
Il partage une anecdote révélatrice : « Un manager qui ne briefe jamais, un jour absent, a demandé à son adjoint de faire le brief. L’équipe a rigolé. Personne n’avait jamais vu ça. »
## Adapter le brief au profil de l’équipe
Toutes les équipes ne réagissent pas pareil au brief. Philippe encourage à **adapter le ton, le format, l’énergie**. « Avec une équipe expérimentée, on peut être plus synthétique. Avec des jeunes, il faut peut-être reformuler, revalider. »
Il recommande aussi de **varier de temps en temps**, pour éviter la lassitude :
- “Aujourd’hui, c’est vous qui me donnez les priorités.”
- “Chacun partage une info utile de son rayon.”
- “On fait un brief express à 3 voix.”
Et surtout : **éviter les monologues**. « Un brief où une seule personne parle, c’est une dictée. Ce n’est pas un échange. »
## En somme, c'est bien plus qu’un point logistique
En conclusion, Philippe Rovira nous rappelle que le brief n’est **pas un détail**, mais un outil managérial puissant.
« C’est dans ce moment que tu crées la dynamique. C’est là que tu donnes l’élan, que tu valorises, que tu ajustes. »
Bien utilisé, il permet :
- D’anticiper les couacs
- De détecter les tensions
- De valoriser les réussites
- D’impliquer chacun dans une dynamique collective
Et ce n’est pas anodin, conclut-il : « Les équipes qui tiennent sur la durée sont souvent celles où on parle bien ensemble. Le brief, c’est le début du lien. »

#### Magazine 100% Digital
Au programme de cette édition : 40 pages pour comprendre où va le commerce et comment le métier de chef de rayon évolue. Un regard de la grande distribution, vue du terrain, avec des chiffres clés, des témoignages bruts : dans ce magazine, on raconte le quotidien d’aujourd’hui et on explore les enjeux de demain.
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### C'est quoi Booom, un modèle de magasin discount nouvelle génération
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/28/cest-quoi-boom-un-modele-de-magasin-discount-nouvelle-generation/
Last updated: 2025-07-30T14:33:20.000Z
Le 26 juillet dernier, une nouvelle enseigne discount, qui marche sur les pas d'Action, a ouvert **Pontault-Combault** en région parisenne. Portée par un positionnement prix ultra-compétitif, une offre multi-univers diversifiée et un lancement marketing viralisé via [TikTok](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/23/tiktok-instagram-le-nouveau-chef-de-rayon/), cette enseigne entend bien s’imposer comme une référence locale du « smart shopping ». Éléments d'explications.
## **Boom, un concept magasin hybride et offensif**
**Boom se positionne sur le segment du discount généraliste** avec une stratégie claire : proposer une profondeur d’offre large à prix cassés, tout en misant sur une expérience client valorisante. Le magasin déploie plus de 1000 références dans des catégories variées : hygiène, textile, électroménager, ustensiles de cuisine, art de la table, alimentation et cosmétique.
Parmi les références mises en avant lors de la préouverture :
- Parfums à partir de 4,99 €
- Accessoires de cuisine dès 0,99 €
- Produits ménagers et d’entretien à prix coûtant
- Articles de décoration, bagagerie et textile avec un fort effet « marque/discounter »
L’assortiment est complété par une sélection de **produits internationaux** (notamment de Dubaï) et une offre événementielle dédiée aux saisons et aux moments de consommation clés (rentrée scolaire, fêtes, etc.).
> [@gabygchnr](https://www.tiktok.com/@gabygchnr?refer=embed "@gabygchnr")
>
> VLOG NOUVEAU MAGASIN BOOM ! 💣 GROSSE OUVERTURE CE SAMEDI ! Des cadeaux pour tout le monde + parfum offert aux 100 premiers 🎁🔥 📍 5-7 Rue de la Noyeraie, 77340 Pontault-Combault @BOOOM [#boom](https://www.tiktok.com/tag/boom?refer=embed "boom") [#magasinildefrance](https://www.tiktok.com/tag/magasinildefrance?refer=embed "magasinildefrance") [#tablettedubai](https://www.tiktok.com/tag/tablettedubai?refer=embed "tablettedubai") [#vlog](https://www.tiktok.com/tag/vlog?refer=embed "vlog") [#gaby](https://www.tiktok.com/tag/gaby?refer=embed "gaby") [#gabytyler](https://www.tiktok.com/tag/gabytyler?refer=embed "gabytyler") [#fyp](https://www.tiktok.com/tag/fyp?refer=embed "fyp") [#pourtoi](https://www.tiktok.com/tag/pourtoi?refer=embed "pourtoi") [#pontaultcombault](https://www.tiktok.com/tag/pontaultcombault?refer=embed "pontaultcombault") [#77](https://www.tiktok.com/tag/77?refer=embed "77")
>
> [♬ son original - gaby🌺](https://www.tiktok.com/music/son-original-7531128240151087894?refer=embed "♬ son original - gaby🌺")
> [@nelson\_mrq](https://www.tiktok.com/@nelson%5Fmrq?refer=embed "@nelson_mrq")
>
> J’ai bien aimé ce nouveau magasin 🫡 [#nelson\_mrq](https://www.tiktok.com/tag/nelson%5Fmrq?refer=embed "nelson_mrq") [#bonplan](https://www.tiktok.com/tag/bonplan?refer=embed "bonplan") [#courses](https://www.tiktok.com/tag/courses?refer=embed "courses") [#destockage](https://www.tiktok.com/tag/destockage?refer=embed "destockage") [#bonplanetudiant](https://www.tiktok.com/tag/bonplanetudiant?refer=embed "bonplanetudiant")
>
> [♬ son original - N E L S O N](https://www.tiktok.com/music/son-original-7531435997335915286?refer=embed "♬ son original - N E L S O N")






Galeries photos issues des vidéos TikTok
## **Une stratégie d’implantation et de communication virale locale**
Le choix de **Pontault-Combault**, ville de la grande couronne parisienne, illustre une volonté d’ancrage dans des zones à fort potentiel commercial mais encore sous-exploitées par les formats de discount moderne. Boom se positionne à la croisée entre les bazars traditionnels, les enseignes de type Normal, Action ou Stokomani, et les codes du e-commerce dopés par les réseaux sociaux.
À l'ouverture, l'enseigne a misé sur une communucation locale via des [influenceurs locaux](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/08/08/comment-les-retailers-utilisent-linfluence-marketing-pour-booster-leur-visibilite-et-meme-en-local/) invités à découvrir le magasin en avant-première. En effet, comme illustrés ci-dessus, plusieurs micro-influenceurs et créateurs de contenu TikTok ont partagé leur trouvaille et avis sur le magasin. Résultat : des contenus vidéo à fort taux d'engagement mettant en scène l'offre, les prix, la surface de vente et les coups de cœur produits. Une activation qui a généré une visibilité immédiate, renforcé par une offre de lancement (parfum offert aux 100 premiers clients).
BOOM illustre la **mutation du discount physique vers des formats hybrides** :
- Prix d’appel ultra-agressifs
- Offre multi-univers semi-structurée
- Exécution merchandising optimisée pour l’instantanéité virale
- Capacité à générer du trafic via les réseaux sociaux
Cette ouverture témoigne d’une capacité à **moderniser l’image du discount** en attirant une cible jeune, connectée, à la recherche de bons plans et sensible aux logiques de prescription digitale. La surface de vente, bien agencée, favorise la flânerie et l’achat d’impulsion, tout en assurant un renouvellement rapide des produits pour maintenir l’effet de surprise.
Avec un concept alliant pricing agressif, marketing digital natif et expérience client renouvelée, Boom pose les bases d’une enseigne discount de nouvelle génération. Si le modèle parvient à tenir ses promesses en matière de réassort et de rentabilité par m², il pourrait bien représenter une alternative sérieuse aux acteurs historiques du non-alimentaire à bas prix.
Pour les professionnels de la grande distribution, l’initiative mérite attention : elle rappelle l’importance de la transversalité entre merchandising, communication et digital pour capter des consommateurs de plus en plus agiles et exigeants.
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### Classement des enseignes bio : un secteur français en pleine recomposition
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/23/classement-des-enseignes-bio-un-secteur-francais-en-pleine-recomposition/
Last updated: 2025-07-27T10:45:56.000Z
Le dernier **classement des enseignes bio** spécialisé français dévoile un paysage contrasté qui témoigne de la maturité croissante d'un marché longtemps habitué à la croissance à deux chiffres. Avec des évolutions de chiffre d'affaires oscillant entre -8% et +30,4% selon les enseignes, l'année 2025 marque un tournant décisif pour les acteurs du secteur.
[Biocoop](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2020/12/02/la-bio-cest-dabord-un-projet-de-societe-comment-biocoop-soutient-une-forte-croissance-en-france/) confirme son statut de géant incontournable avec 1,79 milliard d'euros de chiffre d'affaires, soit près de cinq fois plus que son dauphin [Naturalia](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2020/09/08/naturalia-leclerc-classement-entreprises-vertueuses-selon-francais/). Cette domination s'appuie sur un réseau de 739 points de vente, le plus dense du secteur, même si l'enseigne coopérative enregistre un léger recul de 3 magasins. Sa force réside dans son modèle économique participatif et sa capacité à maintenir une croissance de 6,8%, certes modeste comparée aux standards historiques du bio, mais remarquable dans le contexte actuel.
La hiérarchie du secteur révèle ensuite un peloton de challengers aux destins divergents. **Naturalia, avec ses 374 millions d'euros et 220 magasins**, subit une contraction de 7% qui interroge sur la pertinence de son positionnement premium dans un environnement où le consommateur arbitre davantage ses achats. La Vie Claire, troisième acteur historique du secteur avec 331 millions d'euros, limite les dégâts avec un recul de 3,3%, mais peine également à retrouver sa dynamique passée.
## Les nouveaux équilibres du bio spécialisé
Face à ces difficultés des poids lourds traditionnels, certains acteurs tirent leur épingle du jeu avec des stratégies différenciées. **Koalibio se distingue particulièrement avec une croissance exceptionnelle de 30,4%**, démontrant qu'innovation et agilité peuvent encore générer de la valeur sur ce marché. Cette performance remarquable, bien qu'elle s'appuie sur une base plus modeste de 79 millions d'euros, suggère l'existence de niches encore insuffisamment exploitées.
BioFrais affiche également une progression impressionnante de 22% pour atteindre 30 millions d'euros, confirmant que les concepts spécialisés sur le frais bio trouvent leur public. De même, **Accord Bio progresse de 11%** et gagne 23 points de vente, portant son réseau à 238 magasins, preuve que le modèle franchisé peut encore séduire les entrepreneurs indépendants.
Ces succès contrastent avec les difficultés rencontrées par d'autres acteurs établis. **Biomonde recule de 5,8%**, **Les Comptoirs de la Bio de 5,2%**, et **L'Eau Vive perd 2 magasins tout en voyant son chiffre d'affaires stagner**. Ces contre-performances illustrent la difficulté pour les enseignes de taille intermédiaire à trouver leur positionnement entre les géants du secteur et les nouveaux entrants agiles.
Cette polarisation du marché s'explique par plusieurs facteurs structurels. D'abord, [la démocratisation du bio dans la grande distribution traditionnelle a créé une pression concurrentielle inédite](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/12/01/face-a-la-baisse-des-ventes-du-bio-les-magasins-mettent-deja-les-actions-en-place/), obligeant les spécialistes à redéfinir leur proposition de valeur. Ensuite, l'inflation et la dégradation du pouvoir d'achat poussent les consommateurs à arbitrer leurs dépenses, pénalisant les positionnements premium qui ne justifient plus suffisamment leur différentiel de prix.
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### Top 100 des plus grandes enseignes du Retail mondial en 2025
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/23/top-100-des-plus-grandes-enseignes-du-retail-mondial-en-2025/
Last updated: 2025-07-23T13:48:43.000Z
L'année 2023 n'a pas été facile pour le **commerce mondial**. Entre l'inflation qui pèse sur les portefeuilles, des consommateurs plus prudents et les tensions géopolitiques, les grandes enseignes ont dû serrer les dents pour maintenir leurs résultats.
Pourtant, les chiffres du dernier rapport Deloitte montrent que le secteur a su résister. Les 250 plus grands détaillants de la planète ont réalisé un chiffre d'affaires de 6 030 milliards de dollars. C'est énorme, même si la croissance a ralenti à 3,6% contre plus de 8% l'année précédente.
Le plus encourageant ? Ces entreprises sont devenues plus rentables. Leur marge bénéficiaire a progressé à 3,7%, et près de 9 détaillants sur 10 ont été profitables. Preuve qu'ils ont su s'adapter intelligemment à un environnement difficile.
## Le Top 100 des géants : Walmart reste imbattable
[**Walmart**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/29/walmart-accueille-des-distributeurs-automatiques-de-smartphones-prets-a-emploi/) continue de dominer le monde du retail avec ses 648 milliards de dollars de chiffre d'affaires. Pour donner une idée, c'est plus de deux fois et demie celui d'[**Amazon**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/17/amazon-veut-reduire-son-nombre-de-manager-et-mettre-fin-au-teletravail/) qui arrive en deuxième position avec 252 milliards. [**Costco**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/02/28/costco-magasin-americain-debarque-france/) complète le podium avec 242 milliards.
Mais les vraies surprises viennent des mouvements dans ce top 10\. **Aldi**, l'enseigne discount allemande, fait un bond spectaculaire en grimpant à la 7ème place grâce à une croissance de 8,7%. Les consommateurs cherchent clairement à faire des économies !
Encore plus surprenant : **CVS Health** fait son entrée dans le top 10 mondial. Cette chaîne de pharmacies américaines a explosé avec une croissance de 9,5%, éjectant Target du classement d'élite. Un signe que la santé et le bien-être sont devenus des priorités majeures pour les consommateurs.
Le top 10 reste largement dominé par les États-Unis avec 7 entreprises, mais l'Allemagne tire bien son épingle du jeu avec Schwarz Group (4ème) et Aldi (7ème). La Chine n'a qu'un représentant avec JD.com en 8ème position.
Au-delà de ces géants, on observe des tendances fascinantes. Les secteurs de la mode et des accessoires rebondissent fort avec 6% de croissance, tandis que l'équipement de loisirs peine après son boom pendant la pandémie.
Géographiquement, c'est loin des États-Unis et de l'Europe que ça bouge le plus. L'Afrique et le Moyen-Orient explosent avec près de 10% de croissance, et le Mexique affiche un impressionnant +28,7%.
Les vraies stars de la croissance viennent d'ailleurs d'horizons inattendus. **Shein**, le géant chinois de la fast fashion, pulvérise tous les records avec 88% de croissance annuelle moyenne sur 5 ans. Les enseignes turques monopolisent aussi le haut du classement des croissances les plus rapides.
Pour l'avenir, les détaillants misent tout sur trois leviers : l'[intelligence artificielle](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/intelligence-artificielle/) pour optimiser leurs opérations, la durabilité pour répondre aux attentes des consommateurs, et la diversification de leurs revenus au-delà de la simple vente de produits.
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### Commerce et grande distribution : ce que pensent vraiment les Français en 2025
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/23/commerce-et-grande-distribution-ce-que-pensent-vraiment-les-francais-en-2025/
Last updated: 2025-07-27T10:50:30.000Z
Alors que les mutations sociétales, économiques et environnementales s’accélèrent, **le commerce et la grande distribution continuent de jouer un rôle central dans le quotidien des Français**. [La deuxième vague du baromètre Ifop](https://www.ifop.com/wp-content/uploads/2025/07/121684-Presentation.pdf), menée en juin 2025, dresse un portrait contrasté, entre attachement durable, nouvelles attentes et exigences accrues. Décryptage.
## Une image solide portée par la proximité… mais des défis à relever
Avec 52% d’opinions favorables, le commerce et la grande distribution conservent une image globalement positive, se hissant au 7e rang des secteurs évalués. Certes, ce score est en recul de 4 points depuis 2022, mais cette baisse demeure contenue face à d'autres secteurs comme l’industrie automobile, en chute libre (-10 points), ou l’agroalimentaire (-5 points). À titre de comparaison, les secteurs les mieux perçus restent l’agriculture (78%), le tourisme (78%) et la restauration (77%).
Ce qui fait la force du commerce ? Sa [proximité](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/10/la-proximite-moteur-de-croissance-pour-la-grande-distribution/) : 88% des Français estiment qu’il fait partie de leur quotidien et 82% qu’il est présent sur tout le territoire. Le secteur est reconnu pour son rôle dans le développement des territoires (+5 points) et sa capacité à valoriser le savoir-faire des TPE-PME françaises (+4 points). En matière de[ responsabilité sociétale et environnementale](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/rse/), la progression est également notable (+4 points), bien que l’engagement numérique semble un peu moins lisible qu’en 2022 (-5 points).
Cependant, son efficacité perçue dans la lutte pour le pouvoir d’achat reste en demi-teinte. Seule une minorité (41%) juge ses actions efficaces pendant la crise inflationniste, loin de la reconnaissance exprimée durant la crise sanitaire en 2022 (81%).
## Vers un commerce plus serviciel, accessible et responsable
L’évolution des attentes est claire : les consommateurs veulent plus que des produits, ils attendent des **services concrets et un engagement écologique**. Deux priorités ressortent nettement :
- **Le développement de services en magasin** (réparation, location, SAV) recueille 85% d’avis favorables.
- **Le réemploi des emballages**, testé pour la première fois, séduit 84% des sondés, dont 42% de "très favorables".
Ces deux dimensions traduisent **une volonté forte d’ancrer le commerce dans une démarche circulaire et utile**.

D’autres tendances confirment la normalisation de certains usages : la vente de produits de [seconde main](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/19/tout-savoir-sur-le-marche-de-la-seconde-main/) (76%, -5 points), le commerce en ligne (65%, -4 points) ou la [livraison rapide](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/14/comment-dynamiser-un-drive-avec-une-strategie-marketing-digitale-locale/) (60%, -6 points) reculent légèrement, signe d’une banalisation plus que d’un désintérêt.
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### Août au rayon fruits & légumes : la saison de l’excellence
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/23/aout-au-rayon-fruits-legumes-la-saison-de-lexcellence/
Last updated: 2025-07-23T05:54:39.000Z
Le mois d’août marque un moment fort en [fruits et légumes](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/fruits-et-legumes/) : les étals débordent de produits de pleine saison, savoureux, colorés, et très attendus par les clients. C’est aussi une période où la vigilance qualité est cruciale : la chaleur accélère la maturation, les attentes clients sont élevées, et la concurrence est forte. **En tant que chef de rayon, votre rôle est stratégique** : assurer fraîcheur, disponibilité et attractivité. Voici les priorités du mois.
## **L’exigence qualité : un impératif quotidien**
La première impression d’un client se joue souvent en quelques secondes : un fruit abîmé, une salade fanée, et c’est toute l’image du rayon qui en pâtit. En août, la fraîcheur perçue est un facteur décisif d’achat. Soyez particulièrement attentifs à :
- L’état visuel : peau saine, couleurs nettes, absence de taches.
- La tenue du produit : fermeté, pas de surmaturité ni de flétrissures.
- L’odeur : parfum agréable et naturel.
## **Voici nos conseils d'implantation du rayon**
Un rayon clair et bien structuré facilite l’acte d’achat. Le document propose une organisation en **familles cohérentes**, à adapter selon l’offre disponible :
- **Légumes garniture** : pommes de terre, champignons, condiments.
- **Pot-au-feu / cuisson** : choux, carottes, navets.
- **Salades & crudités** : laitues, batavia, roquette, radis.
- **Légumes soleil** : tomates, courgettes, aubergines, poivrons.
- **Fruits d’été** : melons, pastèques, pêches, abricots, prunes.
- **Fruits rouges / à noyau** : fraises, mûres, cerises, nectarines.
- **Contre-saison & exotiques** : mangues, avocats, ananas, fruits passion.
- **Agrumes et raisins / poires** : pour anticiper les prémices de l’automne.
Cette implantation par usage et saisonnalité aide à construire un **parcours client fluide**, incite à l’achat multiple et améliore la lisibilité globale du rayon.

## **Ruptures interdites : focus sur les 20/80**
La règle est simple : **aucune rupture sur les produits cœur de vente.** Les références qui représentent 80 % des ventes dans chaque famille, les fameux 20/80, doivent être **disponibles en permanence et en qualité irréprochable**.
🎯 Cela signifie :
- Anticiper les volumes en amont, surtout en week-end ou vacances.
- Réaliser des contrôles visuels plusieurs fois par jour.
- Mettre en avant ces produits dans les zones à fort passage.
## **Août : la pleine saison, une opportunité à saisir**
C’est en août que les fruits et légumes expriment leur **meilleur potentiel de goût**. Le client attend des produits mûrs, locaux si possible, et typiques de l’été. C’est le moment de :
- **Valoriser les produits de terroir**
- **Monter des TG de saison bien signalées**
- **Renforcer les conseils et dégustations**
Votre exigence sur la qualité et la fraîcheur sera **directement visible par le client**. En août plus que jamais : **la différence se fait à l’œil nu… et au goût.**
### Du producteur au consommateur : La vérité sur les marges alimentaires
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/22/du-producteur-au-consommateur-la-verite-sur-les-marges-alimentaires/
Last updated: 2025-07-22T09:56:30.000Z
Dans un contexte économique instable, marqué par une volatilité durable des prix des matières premières agricoles, il devient essentiel de comprendre comment se forment les prix de nos aliments, de la ferme à l’assiette. C’est précisément la mission de **l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires (OFPM)**.
## **Qu’est-ce que l’OFPM et Pourquoi est-il Essentiel ?**
Créé par l’article L682-1 du Code rural et de la pêche maritime, l’OFPM n’est pas qu’une simple commission administrative consultative. C’est un véritable projet d’analyse économique et de diffusion d’informations, au service d’une meilleure transparence sur la chaîne de valeur alimentaire.
Dans un climat d’incertitude, l’Observatoire s’attache à produire une information objective et partagée, en analysant l’évolution des prix sur l’ensemble des filières agroalimentaires, de la production agricole jusqu’au commerce de détail. Il accorde une attention particulière aux écarts entre les prix en amont ([producteurs](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/12/01/comment-numerique-retisse-les-liens-entre-producteurs-et-distributeurs/)) et en aval (distributeurs), dans le but d’évaluer la répartition de la valeur ajoutée. Chaque année, un **rapport détaillé est remis au Parlement**, tel que le onzième rapport publié récemment.
## **Comment fonctionne l’Observatoire ?**
L’OFPM s’appuie sur **FranceAgriMer** pour la conduite de ses études, en collaboration avec des institutions comme l’Insee, le SSP du Ministère de l’Agriculture, les instituts techniques, les fédérations professionnelles et l’Agence Bio.
Il peut obtenir directement des données auprès des entreprises ou via les services statistiques publics. En cas de refus de communication, les entreprises peuvent être publiquement nommées, soulignant l’exigence de transparence.
Ses travaux s’articulent autour de deux grands axes :
- **La décomposition des prix au détail** (valeur de la matière première, marges brutes de l’industrie et de la distribution)
- **L’analyse des coûts** dans les secteurs de la production agricole, de la transformation et du commerce
L’Observatoire joue aussi un rôle dans l’application des lois EGAlim, notamment en évaluant les indicateurs de coûts de production.
> Sortir des caricatures concernant les marges de la grande distribution, c'est possible ! Le 14ème rapport officiel de l'Observatoire des prix et des marges des produits alimentaires est paru le 9 juillet et redonne des informations intéressantes. Il fournit une analyse factuelle… [pic.twitter.com/ev9oBWjwRk](https://t.co/ev9oBWjwRk)
>
> — Dominique Schelcher (@schelcher) [July 15, 2025](https://twitter.com/schelcher/status/1945000382293332443?ref%5Fsrc=twsrc%5Etfw)
## **Des analyses sectorielles Précises**
Le rapport de l’OFPM offre un panorama détaillé de plusieurs filières agroalimentaires. En voici quelques exemples marquants :
### 🥛 **Produits Laitiers**
- La France est le **2ᵉ producteur de lait de vache en Europe** (16,9 % de la collecte en 2021).
- Les produits laitiers les plus consommés sont les fromages, suivis par les yaourts et le lait.
- Les **marges brutes de l’industrie et de la distribution** ont augmenté pour des produits comme le lait UHT, l’emmental ou le camembert.
- Un **modèle économique du beurre** a été développé pour mieux refléter le coût des matières grasses et protéiques.
- Malgré ces tendances, les **résultats économiques des exploitations laitières** sont restés hétérogènes, avec un recul du revenu par actif non salarié en 2021.
### 🥖 **Pain et Meunerie**
- Le **prix de la baguette** a atteint en moyenne **3,58 €/kg en 2021**.
- Si la part du blé dans le prix a augmenté, la **marge des meuniers** a chuté à son plus bas niveau depuis 2012.
- En revanche, les **marges des boulangers** (artisans et industriels) ont atteint un record sur la décennie, représentant **88,5 % du prix hors TVA**.
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### Micromanagement et management moderne : comment éviter les pièges et activer les bonnes intelligences
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/22/micromanagement-et-management-moderne-comment-eviter-les-pieges-et-activer-les-bonnes-intelligences/
Last updated: 2025-07-22T05:35:29.000Z
Dans ce troisième épisode de notre série de l'été sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), Philippe Rovira s’attaque à un fléau silencieux : le **micromanagement**. Dérive fréquente en grande distribution, elle sape la confiance, étouffe les équipes et nuit à la performance. En parallèle, Philippe partage un cadre structurant pour [manager autremen](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/16/de-manager-a-coach-faire-grandir-ses-equipes-un-nouveau-role-cle-en-grande-distribution/)t : les **quatre intelligences clés** d’un manager performant. Analyse fine, conseils terrain et retour d’expérience au programme.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Le micromanagement, un piège courant et toxique
« Il ne faut surtout pas sombrer dans le **micromanagement** », alerte d’entrée Philippe Rovira. Il en détaille les symptômes : obsession du détail, perfectionnisme excessif, manque d’écoute, verticalité, contrôle permanent et incapacité à déléguer. « C’est comme si ton manager posait son menton sur ton épaule pour surveiller chaque geste. C’est épouvantable, c’est d’ailleurs là qu’on fait des erreurs. »
Selon lui, le **micromanager** est souvent un éternel insatisfait : « Les [objectifs](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/12/voici-les-objectifs-les-plus-frequents-des-managers-en-grande-distribution-quels-kpi-suivent-ils-vraiment/) sont irréalistes, la reconnaissance du travail est absente. » Ce style de management génère de la démotivation, de la désolidarisation, voire du rejet total. « Il a du mal à gérer ses émotions, affiche une supériorité, pense tout savoir… Ce manque d’humilité ne favorisera jamais l’engagement. »
Pourquoi tombe-t-on dans ce piège ? « Par manque de confiance dans son équipe. On veut imposer sa façon de faire, refuser qu’on procède autrement. »
Et les conséquences sont réelles : « Pour les nouvelles générations, c’est inacceptable. Elles partent dans l’heure. » Philippe donne une recommandation sans détour : « Si le micromanager n’écoute pas, ne change pas, alors il faut changer de boutique. C’est insupportable. »
## Les quatre intelligences du manager performant
Pour éviter les dérives autoritaires et construire une posture équilibrée, Philippe Rovira propose un autre modèle : celui des **quatre intelligences** complémentaires que tout manager devrait développer.
### 1\. Intelligence émotionnelle : comprendre et maîtriser
« C’est la capacité à identifier ses émotions, à les analyser, à les utiliser à bon escient. » Et surtout, à capter celles des autres : « Cela passe par de l’écoute active, une attention réelle à la communication non verbale. » Il ajoute : « L’empathie permet de mieux comprendre les situations, de mieux accompagner. C’est l’intelligence du XXIe siècle. »
### 2\. Intelligence relationnelle : créer du lien et bien communiquer
Le manager performant sait établir des relations solides avec toutes ses parties prenantes : équipe, direction, pairs. « Il sait choisir le bon canal, transmettre la bonne info, au bon moment, avec la bonne forme. » Un exemple parlant : « Si tu délègues un relevé de rupture à un collaborateur mais que tu restes vague… tu le mets en difficulté. »
### 3\. Intelligence collective : faire du 1 + 1 un 3
Le manager devient animateur d’une dynamique d’équipe. « Ce n’est pas une somme d’individus. Il faut viser la synergie : coordination, complémentarité, partage. » Et il cite : « Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. »
### 4\. Intelligence situationnelle : adapter son style au contexte
C’est selon Philippe l’intelligence la plus stratégique : « Savoir adapter son management à la situation, au profil, au moment. » Il insiste : « Dans la même journée, tu peux passer d’un style directif à une posture d’écoute profonde, puis à une animation participative. »
Et cela suppose de connaître parfaitement son équipe. « Il faut identifier les profils, les attentes, les leviers de motivation. Et adapter sans créer de favoritisme. »
## Des outils pour mieux manager : DISC et synergologie
Pour aider les managers à mieux comprendre leurs équipes, Philippe partage deux outils puissants :
- **Le DISC**, une grille de lecture des personnalités (dominant, influent, stable, conforme). « Cela permet d’adapter son management mais aussi d’assigner les bonnes missions aux bons profils. »
- **La synergologie**, qui décode la communication non verbale. « 93 % du message passe en dehors des mots. Si tu ne regardes pas, tu passes à côté. »
> « Le manager du futur ne sera pas le plus technique. Il sera le plus humain, le plus adaptable, le plus à l’écoute »
## Rester solide dans un environnement complexe
Face à la multiplicité des profils (jeunes, saisonniers, expérimentés), Philippe rappelle un principe fondateur : « L’humain est la chose la plus difficile à manager. Gérer une commande, ça s’apprend. Gérer un individu, son humeur, ses attentes, c’est autre chose. »
Comment ne pas s’effondrer ? Il insiste sur l’**apprentissage permanent** : « Il ne s’est pas passé une journée dans ma carrière sans que je me remette en question. »
Et surtout : « On fait tous des erreurs. On apprend. On se relève. Mandela disait : ‘Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends.’ »
### Voici la liste des 19 magasins Auchan vendus à Lidl
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/16/voici-la-liste-des-19-magasins-auchan-vendus-a-lidl/
Last updated: 2025-07-16T16:54:50.000Z
Le groupe Auchan poursuit la réorganisation de son parc de magasins en annonçant, ce mercredi 16 juillet, être entré en négociations exclusives avec Lidl pour la cession de **19 supermarchés répartis dans toute la France**. Une décision stratégique qui s’inscrit dans une volonté de redresser la performance économique de l’enseigne, tout en assurant la continuité de l’emploi.
Parmi les 19 points de vente concernés, 9 avaient été repris en 2024 au groupe Casino, dans le cadre du démantèlement partiel de ce dernier. Les 10 autres sont des établissements historiques d’Auchan. L’ensemble représente 33 760 m² de surface de vente, qui viendront étoffer le parc déjà conséquent de Lidl, fort de 1 600 magasins dans l’Hexagone.
> Chaque site a fait l’objet d’une analyse approfondie visant à évaluer les investissements nécessaires à son remodeling et à son alignement avec le nouveau projet commercial d’Auchan", précise le communiqué. La franchise, la location-gérance ou encore la vente pure et simple ont été envisagées. C’est cette dernière option qui a été jugée la plus pertinente pour garantir la pérennité des emplois et assurer une transition responsable.
## La liste des magasins concernés par la vente à Lidl
- Antibes – Palais Congrès (06)
- Cannes (06)
- Bordeaux – Benauge (33)
- Bordeaux – Grand Parc (33)
- Gradignan – Malartic (33)
- Grabels (34)
- Saint-Pierre-des-Corps (37)
- Voiron (38)
- Grenoble – Perrot (38)
- Marquette-Lez-Lille (59)
- Noyelles-lès-Vermelles (62)
- Lyon – Duchère (69)
- Lyon – États-Unis (69)
- Paris – Vaugirard (75)
- Nemours (77)
- Carrières-sur-Seine (78)
- Toulon – Traverse Arnaud (83)
- Saint-Raphaël (83)
- L’Isle-Adam (95)
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### De manager à coach : faire grandir ses équipes, un nouveau rôle clé en grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/16/de-manager-a-coach-faire-grandir-ses-equipes-un-nouveau-role-cle-en-grande-distribution/
Last updated: 2025-07-18T07:39:53.000Z
Dans cet épisode, **Philippe Rovira** invite les managers de la grande distribution à repenser leur posture : **moins contrôlants, plus accompagnants ; moins donneurs d’ordres, plus développeurs de talents.** Bref, passer du rôle de “chef” à celui de **coach opérationnel**. Une transformation nécessaire, rendue incontournable par l’évolution des équipes et des attentes terrain.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Passer d’un management directif à un rôle d’accompagnateur
« Le manager-coach, c’est celui qui ne se contente pas de dire quoi faire, mais qui aide à comprendre pourquoi on le fait et comment on peut progresser. »
Philippe Rovira souligne que ce changement de posture ne vient pas naturellement : « On a tous été formés dans un modèle vertical, basé sur la hiérarchie, la consigne, l’obéissance. » Pourtant, ce modèle atteint ses limites dans un environnement en tension, avec des équipes jeunes, hétérogènes, en quête de sens.
> « Aujourd’hui, un bon manager, ce n’est pas celui qui sait tout faire. C’est celui qui sait faire grandir. »
Il insiste sur un point clé : le manager n’est pas un formateur au sens scolaire du terme. « Le coach pose des questions, donne des repères, mais laisse l’autre avancer. »
## Déléguer pour responsabiliser (et faire monter en compétence)
Déléguer ne veut pas dire abandonner. Et Philippe le précise d’entrée : « Déléguer, c’est un acte de confiance. Mais c’est aussi un acte de développement. »
Il partage une formule parlante :
> « Tu veux que ton équipe soit plus autonome ? Alors commence par lui faire confiance. »
Le manager-coach ne garde pas tout pour lui. Il donne de la visibilité, propose des mini-missions, confie des suivis : « Tiens, observe les ruptures cette semaine. Dis-moi ce que tu vois. » Il encourage l’initiative, même imparfaite : « Ce n’est pas grave si ce n’est pas fait à 100 %. Ce qui compte, c’est la progression. »
Il insiste aussi sur l’importance de valoriser les progrès : « Un regard, un mot, un feedback positif… c’est du carburant. Et c’est gratuit. »
## Évaluer sans juger : poser des repères justes
Philippe met en garde contre les jugements de valeur déguisés en feedback : « Quand tu dis ‘t’es pas motivé’ ou ‘t’es pas pro’, tu ne dis rien de constructif. Tu fermes la discussion. »
À l’inverse, le manager-coach pose des **faits observables**, et ouvre des **espaces de dialogue** :
👉 « J’ai remarqué que tu avais décroché sur le brief de ce matin. Tu peux m’en parler ? »
👉 « Tes ruptures sont en baisse. Qu’est-ce que tu as mis en place ? »
Ce type d’échange permet de **co-construire des repères de performance** et d’aider chacun à s’autoévaluer. « L’idée, c’est de rendre le collaborateur acteur de sa progression. Pas juste spectateur d’un verdict. »

#### Gérer un rayon et un point de vente
Prix de l'Académie des Sciences Commerciales
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## Faire grandir, ça se joue au quotidien
Pour Philippe, le coaching ne se limite pas à un entretien formel ou à un moment “officiel”. « C’est dans les petits gestes du quotidien que tu fais grandir ton équipe. »
Il encourage les managers à :
- **Poser des questions ouvertes** : “Comment tu t’y prendrais pour... ?”
- **Créer des rituels de feedback** : “Un point le vendredi pour faire le bilan”
- **Encourager la transmission** : “Et si tu montrais à ton collègue comment tu gères ce rayon ?”
- **Favoriser l’entraide** : “Qui peut accompagner le nouveau cette semaine ?”
Et surtout, à **croire dans le potentiel de chacun** : « Parfois, c’est un collaborateur discret, qu’on n’aurait pas repéré, qui va surprendre, s’impliquer, proposer. À condition qu’on lui ouvre la porte. »
## Le manager de demain sera un coach… ou ne sera plus
En conclusion, Philippe Rovira trace une ligne claire : « Le manager qui ne change pas de posture s’expose à de la démotivation, du turnover, des tensions. Celui qui devient un coach crée de l’adhésion, du sens, de l’engagement. »
Et il le rappelle avec force : « On parle beaucoup de l’expérience client. Mais l’expérience collaborateur est tout aussi stratégique. Et le manager en est l’artisan numéro un. »
Dans un contexte de grande distribution en pleine mutation, où fidéliser les équipes est un défi quotidien, **faire grandir ses collaborateurs n’est pas un bonus. C’est une nécessité.**

#### Magazine 100% Digital
Au programme de cette édition : 40 pages pour comprendre où va le commerce et comment le métier de chef de rayon évolue. Un regard de la grande distribution, vue du terrain, avec des chiffres clés, des témoignages bruts : dans ce magazine, on raconte le quotidien d’aujourd’hui et on explore les enjeux de demain.
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### Tout savoir sur la prune : fraîcheur, variétés et conseils de mise en rayon
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/16/tout-savoir-sur-la-prune-fraicheur-varietes-et-conseils-de-mise-en-rayon/
Last updated: 2025-07-16T05:33:16.000Z
**En août, la prune est à son apogée.** Juteuse, sucrée, rafraîchissante, elle incarne la gourmandise estivale. Pour les [chefs de rayon fruits & légumes](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/fruits-et-legumes/), c’est l’occasion de valoriser un fruit de saison incontournable, aux multiples facettes. Qualité, fraîcheur, typicité : voici tout ce qu’il faut savoir pour bien conseiller, bien présenter… et bien vendre.
## **Pourquoi miser sur la prune en août ?**
Le mois d’août marque **la pleine saison des prunes**. Leurs qualités gustatives y sont maximales, et l’offre variétale est riche. La prune est aussi un produit de consommation rapide : à croquer, à cuisiner, à partager. Il est indispensable de savoir la valoriser en rayon pour surfer sur ce temps fort de l'été. Pourquoi ? Car c'est :
- **Un produit d’appel** en TG (gros volume de vente si bien mise en avant ;
- **Une diversité de l’offre** : un argument pour le conseil client ;
- **Visuellement attractif** avec des couleurs variées et aspect frais
## **Les bons réflexes à adopter en rayon**
**Les prunes doivent toujours donner envie.** Les points de vigilance qualité sont simples à repérer et doivent être connus de l’équipe :
- **Peau** : tendue, lisse, parfois légèrement pruineuse (fine poussière blanche naturelle = signe de fraîcheur et de non-manipulation).
- **Parfum** : agréable et fruité, sans fermentation.
- **Chair** : souple sans être molle, selon la variété.
- **Absence de traces** : pas de coups, de taches ni de meurtrissures.
💡
****À savoir** : certaines prunes peuvent continuer à mûrir à température ambiante. Un affichage conseil peut rassurer le client sur la maturité.
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### Voici la liste des 7 magasins Carrefour repris par Coopérative U
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/11/voici-la-liste-des-7-magasins-carrefour-repris-par-cooperative-u/
Last updated: 2025-07-11T11:49:46.000Z
[**Carrefour**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/carrefour/) poursuit la réorganisation de son parc commercial dans le cadre des engagements pris auprès de l’Autorité de la concurrence (ADLC), à la suite du rachat des enseignes Cora, Match, de la centrale Provera et de 27 magasins Casino. Le groupe annonce ainsi la cession de neuf magasins : sept seront repris par Coopérative U, et deux par Intermarché.
Cette opération, valorisée à 70 millions d’euros, doit être finalisée au premier semestre 2026, sous réserve d’approbation réglementaire.
Avec cette reprise, [Coopérative U](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/cooperative-u/) affirme sa volonté d’accélérer sa stratégie de développement territorial. Les sept points de vente cumulés représentent 40 000 m² de surface de vente et un chiffre d’affaires annuel de 265 millions d’euros. Cette intégration s’inscrit dans un plan ambitieux de croissance : la coopérative a déjà gagné 140 000 m² de surface de vente au premier semestre 2025, avec un objectif de 240 000 m² d’ici fin 2025.
> « Ce rachat de magasins, opération inédite pour notre Coopérative, confirme la stratégie de développement offensif que nous menons », précise la direction de Coopérative U.
Cette opération vient également compléter d'autres mouvements récents, comme l’intégration progressive du groupe Schiever, et confirme la capacité de Coopérative U à saisir les opportunités issues des recompositions sectorielles.
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## Les 7 magasins repris par Coopérative U
**Voici la liste des magasins cédés par Carrefour à Coopérative U, qui rejoindront les enseignes U d'ici 2026 :**
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### Voici les marques de grande consommation les plus choisies en France
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/11/voici-les-marques-de-grande-consommation-les-plus-choisies-en-france/
Last updated: 2025-07-11T15:36:47.000Z
Chaque année, l’étude **Brand Footprint** publiée par **Worldpanel by Numerator** met en lumière les marques de produits de grande consommation (PGC-FLS) les plus achetées en France. L’édition 2025 vient de sortir et offre des enseignements précieux sur les dynamiques de consommation en 2024.
## Top 20 des marques préférées en France : stabilité et surprises
### Le Top 5 inchangé mais en perte de vitesse
Le podium reste dominé par **Herta**, **Cristaline**, **Fleury Michon**, **Président** et **Coca-Cola**. Si ces marques conservent leur rang, seules **Herta (+0,2 %)** et **Cristaline (+1,4 %)** progressent en *Consumer Reach Points (CRP)*, un indice combinant pénétration, fréquence d’achat et nombre de foyers.
Mais attention : **aucune de ces marques n’a gagné de nouveaux consommateurs**. Dans un contexte inflationniste, l’attractivité des **marques de distributeurs (MDD)** a freiné le recrutement pour les grandes marques nationales.
## Les plus fortes progressions : Ferrero en tête
### Les montées impressionnantes :
- **Nutella** entre dans le top 20 directement à la 20e place, avec une croissance de **+11,1 %**, la plus forte du classement.
- **Kinder** gagne 5 rangs (11e) avec **+6,7 %**.
- **Lustucru** bondit de 4 places (10e) grâce à **+5,5 %**.
- **Lindt** (+6,4 %) et **Sodebo** (+2,6 %) confirment leur dynamique positive.
Cela reflète une **réussite en termes de fréquence d’achat** et parfois de recrutement, malgré un climat économique tendu.

## Les marques en recul : Azura, Elle & Vire, Bonduelle
Certaines marques voient leur CRP chuter de façon significative :
- **Azura** enregistre la plus forte baisse du top 20 avec **\-17,8 %** et perd 7 places.
- **Elle & Vire** (-7,6 %) et **Bonduelle** (-6,3 %) reculent aussi nettement.
- **La Laitière** et **Bonne Maman** voient également leur attractivité diminuer, impactées probablement par leur positionnement prix et la concurrence des MDD.
## Analyse stratégique : ce que les marques doivent retenir
### Le "jeu du 50:50"
En 2024, **50,2 % des marques** étudiées ont connu une croissance, contre **45 % en 2023**, marquant un léger rebond. Toutefois, le rapport rappelle que la croissance n’est **plus un acquis**, même pour les leaders historiques.
### Fréquence + Pénétration = Combo gagnant
- **70 % des marques en croissance** ont réussi à augmenter la fréquence d’achat.
- **80 % ont élargi leur base clients** : la **pénétration** reste donc un levier prioritaire.
- Le **couplage fréquence et recrutement** est un vrai moteur de performance dans ce contexte incertain.
## Méthodologie : qu’est-ce que le CRP ?
Le **Consumer Reach Points (CRP)** est l’indicateur clé de l’étude. Il est calculé selon la formule :
> **Population x Taux de pénétration x Fréquence d’achat**
Il permet de quantifier le nombre total de fois où une marque est choisie dans les rayons, sur une période de 52 semaines (jusqu’en octobre 2024).
L’étude Brand Footprint 2025 nous rappelle que même les marques les plus établies doivent **se réinventer**. Dans un marché toujours plus compétitif, tiraillé entre **inflation**, **montée des MDD** et **attentes consommateurs**, seules celles qui savent **combiner attractivité produit, pertinence marketing et accessibilité prix** réussiront à tirer leur épingle du jeu.

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### Fruits et Légumes 2030 : Quels métiers pour demain ?
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/10/fruits-et-legumes-2030-quels-metiers-pour-demain/
Last updated: 2025-07-11T06:56:59.000Z
La **filière des fruits et légumes** est au cœur de notre alimentation… et de notre économie. Mais derrière les étals colorés des marchés et de la grande distribution, un changement profond est en cours. Pour anticiper l’avenir et accompagner cette transformation, [le projet **Fel Compet 2030**](https://www.info.gouv.fr/upload/media/content/0001/09/9f4d207d443140441f053f189bca36a96e5a77ae.pdf) a mené, en lien avec le CTIFL, un diagnostic complet des besoins en compétences. Un travail mené dans le cadre du plan **France 2030**, qui mobilise 2,5 milliards d’euros pour le capital humain, avec un objectif clair : former les talents de demain.
Alors, à quoi ressembleront les métiers des fruits et légumes dans les prochaines années ? Et surtout, comment s’y préparer ? Voici les grandes lignes d’une mutation déjà bien entamée.
## **Des enjeux majeurs qui redessinent les métiers**
Le diagnostic a mis en lumière **quatre défis majeurs** qui vont profondément transformer les compétences nécessaires dans la filière.
### **1\. Consommation et dépendance aux importations : un enjeu stratégique**
La crise sanitaire de 2020 a temporairement relancé la consommation de fruits et légumes, mais sur cinq ans, les volumes restent globalement stables. En parallèle, la production nationale diminue. Résultat : près de **49%** des fruits et légumes frais consommés en France sont aujourd’hui importés. La relance de la production et de la consommation locales devient une priorité nationale.
### **2\. Transition écologique : une révolution des pratiques**
Changement climatique, réduction des intrants, gestion des déchets, protection des ressources... Toute la filière, de la culture à la distribution, doit s’adapter à des exigences environnementales croissantes. Cela implique de **nouvelles compétences à tous les niveaux**, techniques comme managériales.
### **3\. L’ère des technologies : du champ à l’assiette connectée**
[Robotique](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/robotique-grande-distribution/), numérique, biocontrôle, sélection variétale : une véritable **troisième révolution agricole** est en marche. Ces technologies sont clés pour une production à la fois performante et durable. Pourtant, le diagnostic révèle un **manque d’expertise numérique et technologique** dans la filière, notamment en matière de valorisation commerciale et de réduction des pertes.
### **4\. Attractivité et formation : le cœur du problème**
Les [métiers des fruits et légumes](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/metier/) souffrent d’un déficit de notoriété, d’un manque de formations spécialisées, et d’une [**pénurie**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2020/03/18/vers-une-penurie-deffectifs-au-sein-de-la-grande-distribution/) **de profils qualifiés**. Beaucoup de compétences sont acquises sur le terrain, faute de parcours académiques adaptés. Le besoin est urgent, notamment en **compétences managériales, technologiques, et humaines (soft skills)**.
## **Des Métiers en Évolution : Une Cartographie Inédite**
Le projet Fel Compet 2030 a identifié les métiers les plus concernés par ces transformations, qu’ils soient très spécialisés (comme **chef de culture**) ou plus transversaux (**responsable QHSE**, par exemple). Bonne nouvelle : beaucoup de compétences sont **transférables**, ce qui ouvre des perspectives d’employabilité.
Pour mieux cerner ces évolutions, 20 **personae** ont été créés : des profils types illustrant les activités, savoir-faire, savoir-être et compétences attendues en 2030\. Ces profils ont ensuite permis d’analyser l’offre de formation existante.
## **Un décalage entre formations et réalité du terrain**
La deuxième phase du diagnostic a révélé un **écart significatif entre les formations disponibles et les besoins de la filière** :
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### Quels formats pour développer la visibilité d'un point de vente
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/09/quels-formats-pour-developper-la-visibilite-dun-point-de-vente/
Last updated: 2025-07-09T12:44:49.000Z
Entre scroll infini et algorithmes exigeants, capter l’attention devient un véritable art. Pour sortir du lot, il ne suffit plus de « poster pour poster » : il faut raconter, surprendre, impliquer.
La bonne nouvelle, c'est qu'il existe une multitude de formats créatifs et efficaces à adapter selon votre enseigne, vos valeurs et vos plateformes. Voici un tour d’horizon des formats à privilégier pour créer de l’engagement, valoriser l'univers du magasin, et surtout… donner envie aux clients de vous suivre.

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### Dans le commerce, la canicule est un révélateur des impolitesses
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/07/dans-le-commerce-la-canicule-est-un-revelateur-des-impolitesses/
Last updated: 2025-07-07T07:48:56.000Z
En pleine vague de chaleur, une [hôtesse de caisse](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/01/pourquoi-les-caissieres-ne-vont-pas-disparaitre/) nous a partagé récemment son ressenti face à l'attitude de certains clients : « Je ne sais pas si c’est la [canicule](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2020/08/07/comment-episode-canicule-dynamisent-rayons-grande-distribution/), mais les gens sont vraiment impolis, agressifs, encore plus que d’habitude. Heureusement je pars en vacances, car je sature de cette impolitesse et de toutes les agressions répétitives », résume-t-elle.
Ce témoignage résonne chez de nombreux professionnels du secteur. Très vite, d’autres voix s’élèvent pour décrire une ambiance de plus en plus tendue en magasin. Pour beaucoup, la chaleur n’est qu’un déclencheur parmi d’autres d’un ras-le-bol plus profond. Un cri du cœur. La canicule n’est qu’un catalyseur.
## **Une tension qui dépasse la grande distribution**
Ce ras-le-bol n’est pas isolé à un secteur. Comme le souligne cette employée :
« Ça touche toutes les branches pro… Santé, logistique, tourisme, restauration, secours… Ça se généralise. Fatigue, chaleur, besoin de vacances, taxes, factures, tarifs de l’alimentaire qui explosent, dépression tapie dans l’ombre… Les gens saturent », explique-t-elle.
**Et cette saturation finit par éclabousser celles et ceux qui travaillent au contact direct du public** : « On s’en prend plein la tête comme si on était les fautifs, mais nous aussi on subit, » témoigne cette hôtesse de caisse.
Les témoignages sont unanimes. « Tous les prétextes sont bons pour être désagréables, agressifs, impolis… Il pleut, ça ne va pas. Il fait chaud, ça ne va pas non plus, » résume un autre employé de rayon. Pour compléter, une caissière renchérit et raconte un vécu concret : « Quand un client passe en caisse, ne dit pas bonjour, met directement sa carte sur le TPE et ne dit pas bonne journée en partant… Quand ça arrive une vingtaine de fois dans la journée, ça démoralise. Heureusement qu’il y a des gens bien qui nous font rire », sourit-elle
Mais la violence va parfois au-delà des mots : « Même quelques fois, on est agressé, » déplore cette hôtesse, « Ça te cogne avec le caddie et ça ne s’excuse même pas, » ajoute-t-elle tout en ajoutant « les clients nous hurlent dessus, se croient tout permis… On n’est pas des chiens, » s’indigne-t-elle.
## **Une souffrance au travail... et des choix**
Pour beaucoup, le tournant s’est produit avec la crise sanitaire. « Depuis le Covid, les gens sont devenus insupportables, » estime cette hôtesse pour jalonner le point de bascule de ces nouveaux comportements des clients. « Le cerveau retourné et l’inflation a fini le travail, » renchérit-elle.
Aujourd'hui, les clients semblent de plus en plus tendus, impatients, exigeants.
« On ne peut plus rien dire sans que le client explose. Dès que ça va à l’encontre de ce qu’il croit… c’est l’agressivité directe, » témoigne ici une autre hôtesse.
Alors, faut-il tout supporter ? « Les gens saturent, d’accord. Mais à quel moment on est responsables ? Ce n’est pas à nous d’endosser ça, hein » rappelle avec justesse cette hôtesse que ces professionnels sont en première ligne des incivilités et impolitesses. Faut le vivre pour le croire.
À ce titre, certaines ont choisi de partir pour ces raisons :« J’ai quitté la grande distribution pour un magasin de proximité, les gens y sont plus respectueux » raconte une employée.

#### Magazine 100% Digital
Au programme de cette édition : 40 pages pour comprendre où va le commerce et comment le métier de chef de rayon évolue. Un regard de la grande distribution, vue du terrain, avec des chiffres clés, des témoignages bruts : dans ce magazine, on raconte le quotidien d’aujourd’hui et on explore les enjeux de demain.
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## **Garder espoir… grâce aux clients bienveillants**
Fort heureusement, tous les clients ne sont pas désagréables. « Heureusement qu’il y a encore quelques clients qui nous font passer de bons petits moments et oublier les grincheux, » confie un employé. «Évidemment, nous avons des clients sympas, toujours un petit mot pour nous faire rire, » ajoute une hôtesse de caisse, « perso, j’adore mon taf. Et dans mon magasin, les gens sont plutôt sympas. Pour les c\*\*\* faut que ça passe au-dessus ! », conclut-elle.
En somme, ce qui devait être un simple coup de gueule s’est transformé en miroir d’un malaise social plus vaste. Si la chaleur a ravivé les tensions, c’est surtout l’accumulation des pressions économiques, psychologiques et sociales qui rend la situation explosive. Le commerce est en première ligne.
Mais derrière chaque plainte, il y a une volonté : celle d’être respectée dans son travail, reconnue pour ce qu’on apporte. Et parfois, un simple « bonjour » ou un sourire suffit à apaiser une journée entière.
### Le manager moderne en grande distribution : entre exemplarité, agilité et bienveillance
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/07/le-manager-moderne-en-grande-distribution-entre-exemplarite-agilite-et-bienveillance/
Last updated: 2025-07-07T08:17:05.000Z
Face à la transformation rapide du secteur, le rôle de chef de rayon n’a jamais été aussi stratégique. Philippe Rovira, expert du retail et auteur du livre *Gérer un rayon*, partage dans ce premier épisode de la série ses convictions sur ce que doit être un **manager en 2025**.
Pour ce premier épisode, on pose les bases :
➡ Quelles sont les qualités clés du manager en 2025 ?
➡ Comment s’adapter aux attentes des générations Y et Z ?
➡ Pourquoi la bienveillance, l’agilité et l’humilité ne sont plus des options ?
➡ Comment adopter une posture d’entrepreneur quand on gère un rayon ?
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Comprendre les attentes : un management à la croisée des générations
« En 2030, la génération Y et Z représentera 75 % de la population active », pose Philippe Rovira. Une donnée clé qui pousse les entreprises à adapter leur style de management. « Aujourd’hui, on ne peut plus manager comme il y a dix ans. Il faut évoluer avec son temps. »
Pour cela, il identifie plusieurs piliers fondamentaux du management moderne :
- **L’objectivité** : « Ce n’est pas toujours évident, mais il faut évaluer de manière factuelle et prendre des décisions sans se laisser aveugler par ses convictions. »
- **L’équitabilité** : « Il faut le même nombre de samedis travaillés, les mêmes règles pour tous. Même dans les salutations du matin, on ne peut pas ignorer certains. »
- **L’authenticité** : « Un manager qui dit blanc devant l’équipe et noir à la direction, ça ne passe plus. »
## Exemplarité, humilité et agilité : les nouvelles règles du jeu
Philippe Rovira insiste particulièrement sur **l’exemplarité** : « Si tu imposes des règles, tu dois être le premier à les appliquer. » Il illustre cela avec une anecdote concrète : « Un manager me reprend sur mes chaussures de sécurité… alors qu’il n’en portait pas lui-même. »
Vient ensuite une **valeur centrale : l’humilité**. Pour lui, le manager doit se considérer en **apprentissage permanent**. « Ce qui marchait il y a dix ans peut ne plus fonctionner aujourd’hui. Il faut remettre en question ses acquis. »
Cette posture s’inscrit dans une capacité à être **agile**. « L’agilité managériale, c’est savoir casser des choix qu’on pensait durables. Ne pas bouger, c’est risquer de prendre du retard. » Un manager moderne doit donc faire preuve de souplesse, lire son environnement, être à l’écoute et réactif face aux mutations.

#### Gérer un rayon et un point de vente
Prix de l'Académie des Sciences Commerciales
[DÉCOUVRIR LE LIVRE](https://www.amazon.fr/G%C3%A9rer-rayon-point-vente-performance/dp/210086923X?&linkCode=sl1&tag=jbgd-21&linkId=3c37a15547711d9fa36896b22bd4d69b&language=fr%5FFR&ref%5F=as%5Fli%5Fss%5Ftl)
## Un chef de rayon devenu entrepreneur
Le rôle de manager s’élargit bien au-delà de la gestion des plannings. Philippe Rovira le rappelle : « Le chef de rayon est devenu un entrepreneur dans le magasin. Il gère un centre de profit. »
Il souligne notamment la montée en compétence des équipes terrain : « Aujourd’hui, un gestionnaire de rayon peut gérer ses promotions, ses fournisseurs, ses réimplantations. Ce n’était pas le cas il y a dix ans. »
Et cela va de pair avec **la posture managériale** : « On quitte la figure du petit chef pour aller vers celle d’un leader ouvert, bienveillant, capable de fédérer. »
## La qualité clé : la bienveillance (avec fermeté)
Lorsqu’on lui demande quelle est **la qualité n°1 du manager moderne**, Philippe Rovira répond sans hésiter : « La bienveillance. »
Il précise : « Attention, bienveillance ne veut pas dire dire oui à tout. Comme le disait un de mes premiers patrons : ‘Il faut une main de fer dans un gant de velours’. » Autrement dit, fixer un cadre clair, appliquer les règles, mais toujours avec **respect, écoute et diplomatie**.
Un style de management d’autant plus crucial que « les nouvelles générations ne supportent plus le ton condescendant. Un manager qui crie ou impose sans écouter, c’est la garantie de voir le salarié rendre sa blouse immédiatement. »
## Une posture d’ouverture, même vis-à-vis des plus jeunes
Autre point marquant : **la capacité à s’ouvrir aux idées venues d’ailleurs**, y compris de profils débutants. « Un alternant ou un stagiaire peut pointer un problème que le manager ne veut plus voir. Peut-être parce qu’il n’a pas le temps de le traiter. »
Pour Philippe Rovira, l’enrichissement du travail passe aussi par **la reconnaissance des talents** : « Si un salarié est structuré, rigoureux, pourquoi ne pas l’impliquer dans une nouvelle procédure ? C’est ça, donner du sens, enrichir le quotidien. »
## Manager, c’est inspirer (et ne jamais cesser d’apprendre)
Ce premier épisode donne le ton d’une série passionnante sur le management en grande distribution. Avec pédagogie, anecdotes concrètes et convictions fortes, Philippe Rovira rappelle que **manager, c’est incarner.**
Et que dans un secteur en transformation constante, les meilleurs leaders sont ceux qui savent conjuguer rigueur, vision, écoute et agilité. « Le management, c’est le nerf de la guerre », conclut-il. « Un bon manager attire les talents, fidélise les équipes, et donne envie de venir bosser tous les jours. »

#### Magazine 100% Digital
Au programme de cette édition : 40 pages pour comprendre où va le commerce et comment le métier de chef de rayon évolue. Un regard de la grande distribution, vue du terrain, avec des chiffres clés, des témoignages bruts : dans ce magazine, on raconte le quotidien d’aujourd’hui et on explore les enjeux de demain.
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### Le Top 10 des Enseignes GSA en 2024 décrypté
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/06/le-top-10-des-enseignes-gsa-en-2024-decrypte/
Last updated: 2025-07-06T05:23:53.000Z
**L’année 2024 confirme la solidité du paysage de la grande distribution française**, malgré un contexte d’[inflation](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/17/les-nouvelles-dynamiques-de-la-consommation-en-france-2/), de pression sur les marges et d’évolution rapide des modes de consommation. Si le secteur reste dominé par les géants historiques, la hiérarchie évolue, notamment sous l’effet de stratégies d’expansion multiformats et de repositionnement des enseignes.
| Rang | Groupe / Enseigne GSA | CA 2024 TTC (en M€) | Enseignes incluses |
| ---- | -------------------------------------- | -------------------- | -------------------------------------------------------------------- |
| 1️⃣ | **E.Leclerc** | **60 030** | E.Leclerc |
| 2️⃣ | **Carrefour (global GSA)** | **47 377** | Hyper (21 560) + Market (17 500) + Proxi (4 177) + City (4 140) |
| 3️⃣ | **Intermarché (Groupe Mousquetaires)** | **42 400** | Intermarché (hors Bricomarché) |
| 4️⃣ | **Coopérative U** | **29 970** | Super U (23 720) + Hyper U (4 880) + estimation U Express (1 370) |
| 5️⃣ | **Auchan (global)** | **18 800** | Auchan (14 900) + Auchan Supermarché (3 900) |
| 6️⃣ | **Lidl** | **15 680** | Lidl |
| 7️⃣ | **Amazon (alimentaire)** | **13 000** (partiel) | Estimation incluant alimentaire, mais activité mixte |
| 8️⃣ | **Aldi** | **6 180** | Aldi |
| 9️⃣ | **Monoprix** | **4 710** | Monoprix (alimentaire + non alimentaire, mais dominante GSA urbaine) |
| 🔟 | **Grand Frais** | **4 590** | Grand Frais (produits alimentaires frais) |
## 🔍 **Analyse détaillée des positions**
### 🥇 **E.Leclerc** : L’incontestable numéro 1
Avec un chiffre d’affaires de **60 milliards d’euros**, [E.Leclerc](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/leclerc/) confirme son leadership, tiré par son modèle coopératif, des prix très compétitifs et une forte implantation régionale. L’enseigne reste la préférée des Français pour ses formats hyper et drive.
### 🥈 **Carrefour** : Une puissance multiformat
En agrégeant ses formats **Hyper, Market, Proxi et City**, [Carrefour](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/carrefour/) atteint **47,4 Mds €**, repassant devant Intermarché. La stratégie de proximité urbaine (City/Express) et de redynamisation de Market a payé. Toutefois, l’enseigne reste confrontée à des défis de rentabilité sur le format hyper.
### 🥉 **Intermarché** : La force du modèle indépendant
Avec **42,4 Mds €**, [Intermarché](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/intermarche/) confirme sa 3e place. Sa capacité à conjuguer proximité, marques propres fortes et ancrage territorial fait sa force. À noter : les chiffres n’intègrent pas [Bricomarché](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/12/10/la-strategie-marketing-de-bricomarche-pour-dynamiser-le-commerce/), pourtant moteur pour le groupement.
## Le milieu du classement : des stratégies diversifiées
- [**Coopérative U**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/cooperative-u/) (4e) continue de progresser (+5,2 %) grâce à son positionnement local et ses formats mixtes.
- [**Auchan**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/auchan/) (5e) reste solide malgré une restructuration lente. Ses hypers souffrent mais les supermarchés redonnent du souffle.
- [**Lidl**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/lidl/) (6e), stable dans sa montée en gamme, peine à croître autant que par le passé, mais reste un acteur incontournable du discount.
## Le bas du top 10 : montée de formats alternatifs
- [**Aldi**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/aldi/) (7e) poursuit sa progression post-rachat de Leader Price, mais reste loin de Lidl.
- [**Monoprix**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/monoprix/) (8e) domine les centres-villes premium, avec une stratégie omnicanale renforcée.
- [**Grand Frais**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/03/30/les-freres-bahadourian-les-visionnaires-derriere-le-succes-de-grand-frais/) (9e), champion du frais, séduit par son concept unique. Il confirme sa dynamique, même s’il reste encore en retrait en volume.
- [**Amazon**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/03/09/amazon-fresh-nouveau-concept-livraison-domicile-amazon/) **(alimentaire)** (10e estimé) commence à peser grâce à la livraison express, mais son impact réel reste difficile à isoler.
## Tendances clés à retenir
- **L’agrégation multiformat** devient indispensable pour mesurer la réalité du poids des enseignes (ex : Carrefour).
- **La proximité urbaine** est en forte croissance (Carrefour City, U Express, Monoprix).
- **Le modèle coopératif** (Leclerc, Intermarché, U) résiste bien à la concentration du secteur.
- **Les enseignes de niche (Grand Frais, Amazon)** gagnent en importance dans un marché saturé.
---
Le paysage GSA français reste dominé par quelques mastodontes, mais les dynamiques internes changent. Leclerc reste loin devant, mais Carrefour revient fort grâce à l’intégration de ses formats. Intermarché et Système U résistent par la proximité. Les outsiders comme Lidl, Monoprix ou Grand Frais misent sur des positionnements différenciés. La bataille de la GSA continue, entre pouvoir d’achat, transformation digitale et hybridation des formats.
### Visite guidée chez Otera Brest : un modèle de magasin 100% qui mise sur les circuits-court
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/03/visite-guidee-chez-otera-brest-un-modele-de-magasin-100-qui-mise-sur-les-circuits-court/
Last updated: 2025-07-06T09:39:01.000Z
Chez **Otera**, chaque magasin est pensé comme un **lieu de vie, de lien et de bon sens commercial**. À Brest, le plus petit point de vente du réseau avec ses 470m², la directrice nous fait découvrir un format compact mais dense, ancré dans son territoire, avec une mission claire : **offrir du frais, du vrai, du** [**local**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/17/le-commerce-de-demain-quand-le-local-devient-un-levier-strategique/)**, sans superflu, mais avec beaucoup d’âme**. Après avoir reçu [Lois Abed-Liotard](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/23/les-cles-du-succes-dotera-circuit-court-transparence-et-croissance/) sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), visite à la pointe Ouest de La Bretagne où nous avons été accueilli par Jeanne Fayer, directrice du magasin.
## Une expérience d’achat simple, fluide, incarnée
Dès l’entrée, tout est pensé pour faciliter la visite : « On accueille nos clients par un espace où on va avoir toutes les promotions du magasin, les principales en tout cas, sur le temps fort du moment », explique Jeanne Fayer, directrice du point de vente. Ce point de contact sert à **mettre en avant les bons plans**, tout en valorisant les producteurs partenaires de la région.
> « O’Tera Brest, c’est le plus petit magasin du réseau… mais l’un des plus vivants. On fait du commerce de bon sens, ancré dans le territoire, avec des produits frais et des gens qui aiment ce qu’ils font. »
Autre marque de fabrique : la simplicité d’usage. « Pas besoin de compte client, c’est hyper simple, rapide et intuitif », soutient la directrice. Avec peu de places de parking, « la rotation est rapide », mais toujours fluide ; bien que celui-ci pourrait vite avoir d'un agrandissement si le chiffre d'affaires continu sa progression.
Le **rayon fruits et légumes**, cœur de l’offre, représente à lui seul **environ 40% du chiffre d’affaires** du magasin pour un magasin qui dépassera les 4 millions annuel. Et certains bacs stratégiques pèsent lourd : « Celui-ci peut faire jusqu’à 30% de notre chiffre d’affaires sur un week-end. C’est énorme », résume Jeanne. Ces espaces sont animés par des promotions renouvelées chaque semaine, « négociées localement avec nos producteurs du coin ».
> « On n’a pas de musique, pas de message au micro… Les clients nous disent que ça fait du bien. Ici, c’est calme, c’est fluide, c’est humain ».

Ici, les courses sont facilitées par des scanettes. Les visages des producteurs locaux sont affichés sur l'écran d'accueil.
## Des produits qui racontent une histoire
Chez O'Tera Brest, **chaque produit a son histoire, son origine, sa saisonnalité.** Et surtout : il est accompagné d’un “Aquilux”, une fiche qui explique tout. « Ce sont de petits mémos pour conseiller sur les bienfaits du produit, parler du producteur… Une vraie valeur ajoutée », assure-t-elle.



Exemples "d'Aquilux"
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### Tout savoir sur la Pêche et la Nectarine : des fruits d’été à forte attractivité, à valoriser avec méthode
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/03/tout-savoir-sur-la-peche-et-la-nectarine-des-fruits-dete-a-forte-attractivite-a-valoriser-avec-methode/
Last updated: 2025-07-03T05:42:02.000Z
Dans l’univers des fruits d’été, les **pêches** et les **nectarines** occupent une place de choix. Hautement saisonniers, visuellement séduisants et associés au plaisir de croquer un fruit juteux, ils attirent une clientèle variée. Mais derrière cette apparente simplicité, ces [fruits](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/fruits-et-legumes/) exigent un [savoir-faire](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/metier/) spécifique, tant dans leur présentation que dans leur manipulation. **Voici un panorama complet pour les valoriser efficacement en rayon.**
## **Nectarines : diversité, résistance et fraîcheur**
**La nectarine se décline en trois grandes catégories.** La plus connue est la **nectarine ronde**, à chair blanche ou jaune, caractérisée par une peau lisse et une chair qui ne colle pas au noyau. Viennent ensuite les **nectarines plates**, particulièrement appréciées pour leur douceur, leur format facile à manger, notamment pour les enfants, et leur profil gustatif équilibré. Enfin, la **nectavigne**, plus rare, se distingue par une chair rouge intense, un goût rustique et un parfum très aromatique. Elle évoque des arômes plus anciens, plus profonds, et mérite une mise en avant spécifique pour les amateurs de fruits de caractère.
L’une des particularités de l’offre nectarine est la rapidité de renouvellement des variétés, qui peut évoluer toutes les une à deux semaines selon la météo et la provenance. Il est donc essentiel de bien identifier en rayon le **type**, la **couleur de chair** (jaune ou blanche), ainsi que **l’origine**. Ce niveau de précision dans l’affichage rassure le client et renforce la perception de fraîcheur et de traçabilité.
En matière de manipulation, la nectarine est un fruit **climactérique**, ce qui signifie qu’elle continue à mûrir après récolte. Mais elle reste sensible aux chocs, qui peuvent provoquer des taches sombres ou des zones de pourriture rapide. Pour préserver son parfum et sa texture, il est conseillé de la stocker à une température **supérieure à 8°C**. Une réfrigération excessive tend à affadir ses arômes.
La bonne pratique en magasin consiste à effectuer **deux rechargements par jour**, vers 11h et 16h. En rayon, les nectarines peuvent être proposées à la fois en vrac ou en barquettes. Il est judicieux de les **séparer par type et couleur**, en soulignant l’origine France quand elle est disponible, notamment pour les variétés issues de la vallée du Rhône ou du Languedoc.
L’argumentaire de vente repose sur plusieurs points forts : la nectarine est un fruit facile à croquer, plus résistante que la pêche, et riche en **fibres, vitamines C, A et antioxydants**. Pour bien conseiller les clients, il convient de leur recommander des fruits fermes, sans meurtrissures, à consommer sous deux à trois jours à température ambiante. Nature, en salade ou en dessert, elle séduit par sa polyvalence.
[Tout savoir sur la cerise : un incontournable de la saison estivaleFruit emblématique de l’été, la cerise est attendue chaque année avec impatience par les consommateurs. Sa saison est courte, ses qualités gustatives remarquables et sa sensibilité en fait un produit exigeant à maîtriser. Pour les professionnels du rayon fruits et légumes, bien connaître la cerise est essentiel pour optimiserJe Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/19/tout-savoir-sur-la-cerise-un-incontournable-de-la-saison-estivale/)
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### 5 choses à savoir sur Hmarket : Success story de la boucherie familiale à la chaîne innovante
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/02/5-choses-a-savoir-sur-hmarket-success-story-de-la-boucherie-familiale-a-la-chaine-innovante/
Last updated: 2025-07-02T06:57:55.000Z
De la boucherie familiale de quartier à une chaîne de supermarchés en plein essor, **Hmarket incarne une nouvelle génération de distributeurs alimentaires**. Avec son positionnement unique, sa stratégie d’expansion assumée et sa communauté engagée, l’enseigne redessine le paysage de la grande distribution. Voici 5 clés pour comprendre le succès d’**Hmarket**.
💡
****Le chiffre à retenir : 300 millions d’euros**. C’est le chiffre d’affaires réalisé par Hmarket en 2024, avec 25 000 passages en caisse chaque jour. Une dynamique qui devrait s’accélérer, puisque l’enseigne prévoit ****l’ouverture de cinq nouveaux magasins par an**, notamment dans les Hauts-de-France et le Grand Est.
## 1\. **Des racines familiales à une enseigne en pleine croissance**
Tout commence en 2006 à Pontault-Combault (Seine-et-Marne), avec une simple boucherie halal familiale. Très vite, l’offre s’élargit : l’épicerie se transforme en supermarché, tout en conservant un ancrage fort dans les produits frais et la boucherie. Aujourd’hui, Hmarket revendique une **vingtaine de points de vente**, avec l’ambition d’être perçue non pas comme un commerce ethnique, mais comme une **enseigne de supermarchés à part entière**.
## 2\. **Un modèle unique qui attire une clientèle fidèle**
Hmarket attire une clientèle qui n’hésite pas à faire **plus d’une heure de route** pour remplir son panier. Le secret ? Des **produits halal de qualité**, des prix attractifs et une ambiance conviviale. Ce modèle de **« commerce de destination »** est rare dans la grande distribution, et explique des **paniers moyens élevés** et une forte fidélisation.
## 3\. **Un développement stratégique dans l’immobilier commercial**
L’enseigne prévoit d’**ouvrir cinq magasins par an**, principalement via des **acquisitions**. Elle cible des zones stratégiques comme les **Hauts-de-France**, le **Grand Est**, ou encore des agglomérations en périphérie des grandes villes. En 2025, Hmarket a notamment ouvert à **Hénin-Beaumont** et à **Cormontreuil**, près de Reims. Elle investit aussi dans la **restructuration de centres commerciaux** vieillissants, comme à **Metz** (Metzanine) ou à **Clermont-Ferrand**, où elle a racheté un ancien Auchan.
## 4\. **Une enseigne connectée et ambitieuse**
Face aux difficultés de recrutement dans les métiers de bouche, Hmarket a lancé en 2021 sa propre école : la **H Académie**. Avec **5 magasins-écoles** et plus de **1 500 apprentis formés**, l’enseigne assure la relève. Les diplômés sortent avec des certifications reconnues, et **90 % des collaborateurs sont en CDI**. L’entreprise comptait **1 200 salariés fin 2024**, contre 900 un an plus tôt.
## 5\. **Une formation en interne pour pallier les tensions de recrutement**
Avec **130 000 abonnés sur** [**Instagram**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/07/24/pourquoi-le-leclerc-de-pont-labbe-cartonne-sur-instagram/), Hmarket a su créer une **forte présence digitale**. Elle mise sur les réseaux sociaux pour valoriser ses offres, générer du trafic en magasin et dialoguer avec sa clientèle. En 2024, elle a lancé un **« comité client »**, une initiative participative réunissant des consommateurs de plusieurs points de vente pour co-construire les rayons et l’expérience en magasin. Cette logique d’ouverture et de proximité renforce encore la fidélité de la clientèle.
## Chiffres clés de l'enseigne en 2024
- **20 magasins** en France
- **300 millions d’euros de chiffre d’affaires**
- **25 000 passages en caisse par jour**
- **1 200 collaborateurs, dont 90 % en CDI**
- **5 ouvertures prévues par an**
- **1 500 apprentis formés depuis 2021**
Hmarket ne se limite plus à sa clientèle musulmane. L’ambition est claire : **s’ancrer comme un acteur généraliste** de la grande distribution, avec un modèle différenciant fondé sur la fraîcheur, le prix, l’engagement [local](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/17/le-commerce-de-demain-quand-le-local-devient-un-levier-strategique/)… et une vision de long terme. Une enseigne à suivre de très près.
### Leclerc livre désormais dans les campings grâce à ses relais mobiles
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/01/leclerc-livre-desormais-dans-les-campings-grace-a-ses-relais-mobiles/
Last updated: 2025-07-01T08:33:07.000Z
Alors que les vacances se profilent et que les campings commencent à faire le plein de touristes, E.Leclerc, fidèle à son ADN, choisit une voie discrète mais terriblement efficace : **livrer… les campings**.
Oui, vous avez bien lu. [Leclerc Drive](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/14/comment-dynamiser-un-drive-avec-une-strategie-marketing-digitale-locale/) arrive en maillot de bain, et avec lui, les courses de la semaine. Une opération qui pourrait paraître anecdotique mais qui cache en réalité une véritable **stratégie de proximité**. Le Leclerc Attin, dans le Pas-de-Calais, a lancé cette initiative innovante en nouant des partenariats avec des campings locaux pour y installer des relais mobiles. L’objectif ? Permettre aux vacanciers de faire leurs courses en ligne sur leclercdrive.fr et de se faire livrer directement à leur emplacement. « Les campings et leurs vacanciers sont ravis de ce service gratuit », assurent d'ailleurs l'adhérente Marie-Blanche Debert.
## **Comment ça marche ?**
Le processus est simple :
1. Le vacancier se connecte au Drive E.Leclerc Attin.
2. Il ajoute à son panier l’option « camping Belle Dune » (service gratuit).
3. Il fait ses courses comme d’habitude.
4. Il choisit sa date de livraison (mardi, jeudi ou samedi entre 18h et 20h).
5. Il récupère ses courses à l’arrivée du camion.
Et le tout… **sans frais supplémentaires**. C’est bien là que Leclerc frappe fort. Là où d’autres facturent le service, l’enseigne s’ancre dans une promesse simple mais puissante : défendre le pouvoir d’achat, même sous la tente.
Ce type de **relais mobile** pourrait bien redéfinir les contours du commerce de proximité saisonnier. Villages de vacances, campings, festivals, zones peu desservies… les relais nomades d’E.Leclerc pourraient se multiplier dans les mois à venir. Car le Drive ne se contente plus d’attendre le client : il l’accompagne là où il vit, là où il part en vacances. Et ça, c’est du [commerce de terrain](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/17/le-commerce-de-demain-quand-le-local-devient-un-levier-strategique/), ancré dans le quotidien.

## **Une initiative locale gagnant-gagnant**
Les campings, eux, sont ravis. Ce service gratuit est un vrai plus pour leurs clients et un argument de vente supplémentaire. Quant aux vacanciers, ils peuvent profiter de la piscine pendant que leurs courses arrivent au pas de la porte (ou plutôt au pas de leur mobil-home). Plus besoin de courir au supermarché, tout se fait en quelques clics.
Ce qui semble n’être qu’un petit service de plus est en réalité une révolution douce. En reconnectant logistique et vacances, numérique et grand air, Leclerc lance un pari audacieux : rendre le **Drive** encore plus accessible, même loin de tout. Une démonstration de pragmatisme et d’efficacité.

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### De la formation à la projection : immersion dans le parcours d’un futur adhérent Intermarché
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/07/01/de-la-formation-a-la-projection-immersion-dans-le-parcours-dun-futur-adherent-intermarche/
Last updated: 2025-07-01T06:00:47.000Z
Suite de notre série [build-in-public](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/build-in-public/) avec David. Après plusieurs mois d’immersion terrain, de stages intensifs et de montée en compétence, David entre dans la phase finale de son parcours pour [devenir adhérent Intermarché/Netto](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/14/devenir-adherent-intermarche-immersion-dans-les-premiers-mois-de-formation-avec-david/). Dans ce nouvel épisode du [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), il partage avec franchise et clarté ce qu’il a vécu sur le terrain : les réalités logistiques, les arbitrages managériaux, la dynamique d’ouverture d’un magasin… et les premières projections concrètes de son propre projet. Un témoignage toujours brillamment incarné, lucide et inspirant, au cœur de l’entrepreneuriat indépendant.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
[Du CHR à postulant chez Intermarché : Les débuts de David pour devenir adhérent MousquetairesDans notre série Build-in-Public nous suivons de jeunes entrepreneurs dans leur parcours pour prendre la direction d’un magasin. Voici le parcours de David, prêt à s’engager chez le groupement des Mousquetaires.Je Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/10/de-la-chr-a-postulant-chez-intermarche-les-debuts-de-david-pour-devenir-adherent-mousquetaires-2/)
## Multiplier les stages pour confronter les réalités du terrain
David ne cache pas son enthousiasme : « J’ai fait trois stages depuis la dernière fois où on s’est parlé. Un auprès d’un adhérent qui venait de créer une station-service, un autre qui reprenait un deuxième point de vente, et le dernier, une création pure. » À chaque étape, il observe, interroge, apprend, et surtout, **compare les fonctionnements.**
> « Aujourd’hui, je suis capable de me dire : qu’est-ce que je peux garder ? Qu’est-ce que je suis capable d’intégrer ? Parce que ça dépend aussi de qui je suis. Moi, je suis moins technique que d’autres. »
À travers ces expériences, il découvre la richesse du réseau : « Honnêtement, je ne pensais pas que c’était possible d’avoir des points de vente aussi différents au sein d’un même groupement. Et c’est la joie des indépendants : chaque chef d’entreprise est vraiment unique ».
## Apprendre le métier par le faire
Le quotidien de stage est exigeant, mais formateur. « Au tout début, tu es au planning, tu touches à tout : caisse, surface, réception… Et petit à petit, tu entres dans le dur ».
Il évoque un exemple fort lors de son premier stage : « Tous les matins, je faisais les commandes et le réappro avec le directeur. Tu comprends que c’est ton outil clé. Et surtout, que ce n’est pas un process à dérouler, mais un outil à piloter ».
Ce type de délégation, il le retient :
> « En tant qu’adhérent, si tu veux tout faire toi-même pour te rassurer, tu vas dans le mur. Il faut clarifier, déléguer, et surtout faire confiance ».
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### Le futur du métier de Chef de Rayon Alimentaire : vers le « Chef de Rayon augmenté »
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/30/le-futur-du-metier-de-chef-de-rayon-alimentaire-vers-le-chef-de-rayon-augmente/
Last updated: 2025-06-30T06:10:53.000Z
**4h54.** Paul commence sa journée. Il aime être là avant son équipe. Un café à la salle de pause, puis un coup d'œil aux chiffres de la veille. **5h14.** Il descend en magasin vérifier l’arrivée de la marchandise et constater les rayons. **5h22.** Une partie de son équipe le rejoint. Les salutations s’échangent, la mise en rayon commence.
Comme Paul, de nombreux chefs de rayon sont présents, aux côtés de leurs équipes, dès les premières heures.
Ils s'appellent Paul, Denis ou Estelle. Ces chefs de rayon ont souvent la passion du commerce dans le sang. Boosté par l'adrénaline du chiffre et des journées qui ne ressemblent à aucune autre. Ce métier, ils le vivent de l'intérieur, avec ces imprévus, ces tensions, des absences.
Chef de rayon alimentaire demande de la persévérance. De la résilience. À l'heure de l'IA, il faudra se lever tôt pour voir se métier être remplacé. Et pourtant, ce métier est en pleine transformation. Autrefois simple gestionnaire de linéaires et de stocks, il endosse aujourd’hui un rôle de véritable **chef d’orchestre augmenté** par la technologie et l’innovation. Loin d’être menacé par ces évolutions, ce rôle si important en magasin en ressort enrichi et renforcé.
Dans un contexte de changements rapides des habitudes de consommation et de digitalisation, le **chef de rayon de demain** a l’opportunité de se réinventer pour gagner en efficacité, en pertinence et en inspiration. L’enjeu pour le métier est réel. **Anticiper l’avenir du commerce alimentaire** en alliant le meilleur de l’humain et de l’intelligence artificielle, tout en restant à l’écoute des clients.
Ce dossier propose un tour d’horizon inspirant et professionnel des évolutions clés du métier : du concept de *manager augmenté* à l’importance de détecter les tendances émergentes sur les réseaux sociaux, en passant par la révolution des outils numériques et l’ouverture à de nouveaux circuits de distribution. Le chef de rayon d'hier ne sera pas celui de demain.

#### Magazine 100% Digital
Au programme de cette édition : 40 pages pour comprendre où va le commerce et comment le métier de chef de rayon évolue. Un regard de la grande distribution, vue du terrain, avec des chiffres clés, des témoignages bruts : dans ce magazine, on raconte le quotidien d’aujourd’hui et on explore les enjeux de demain.
[\-30% AVEC LE CODE JBGD2025](https://jebosseengrandedistribution.lemonsqueezy.com/buy/81f4cdf8-91ea-4d6c-bd99-44027ec2c61e)
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### Tout savoir sur l’abricot : un fruit d’été à manier avec soin et à vendre avec conviction
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/26/tout-savoir-sur-labricot-un-fruit-dete-a-manier-avec-soin-et-a-vendre-avec-conviction/
Last updated: 2025-06-26T05:35:19.000Z
Présent sur les étals pendant une période relativement courte, **l’abricot est un incontournable des rayons fruits et légumes entre juin et août**. Apprécié pour sa chair parfumée, sa richesse nutritionnelle et sa polyvalence en cuisine, il est aussi un produit fragile qui demande rigueur dans sa manipulation et finesse dans sa mise en avant. **Voici l’essentiel à connaître pour le valoriser au mieux en point de vente.**
## **Une saison courte et des variétés aux profils multiples**
**La saison de l’abricot débute dès les premiers jours de juin** et s’étend jusqu’à la fin du mois d’août. Ce calendrier est rythmé par l’arrivée successive de plusieurs variétés, aux profils gustatifs et visuels bien distincts.
**Les variétés précoces, comme *Tomcot* et *Orangered*, ouvrent la marche de début à mi-juin.** Elles sont particulièrement attractives pour lancer la saison, avec une belle couleur et une chair ferme. Viennent ensuite, à partir de la mi-juin et jusqu’à mi-juillet, les variétés dites de mi-saison, parmi lesquelles *Bergeron*, *Goldrich* et *Polonais* se distinguent. Ces fruits plus juteux et aromatiques sont très appréciés des consommateurs pour une consommation nature ou en cuisine. Enfin, les variétés tardives comme le *Rouge du Roussillon AOP* et le *Kioto* prennent le relais de mi-juillet à août, souvent plus sucrées et idéales pour les confitures ou les préparations maison.
**La production française reste dominante sur ce segment, notamment dans les régions de la vallée du Rhône, du Languedoc et du Roussillon.** Cependant, la récolte 2024 s’annonce en baisse significative, avec une estimation de 84 000 tonnes, soit une chute de 35 % par rapport à l’année précédente. Cela en fait un produit encore plus précieux à suivre et à mettre en valeur cette année.
[Tout savoir sur la cerise : un incontournable de la saison estivaleFruit emblématique de l’été, la cerise est attendue chaque année avec impatience par les consommateurs. Sa saison est courte, ses qualités gustatives remarquables et sa sensibilité en fait un produit exigeant à maîtriser. Pour les professionnels du rayon fruits et légumes, bien connaître la cerise est essentiel pour optimiserJe Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/19/tout-savoir-sur-la-cerise-un-incontournable-de-la-saison-estivale/)
## **Un fruit délicat, à manipuler avec attention**
**L’abricot est un fruit climactérique : il continue de mûrir après récolte.** C’est une particularité importante à prendre en compte dans sa gestion quotidienne. Contrairement à d’autres fruits, il ne doit pas être stocké au froid une fois mûr, car cela dégrade ses arômes. Le contact avec le froid altère également sa texture et nuit à sa présentation visuelle.
**En rayon, la manipulation doit être particulièrement soignée.** L’abricot est sensible aux chocs, et les marques de meurtrissure peuvent dissuader immédiatement un client. Il est donc conseillé de procéder à deux rechargements par jour, idéalement en fin de matinée (vers 11h) et en milieu d’après-midi (vers 16h), pour maintenir un aspect visuel attrayant tout au long de la journée.
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### Le marché de la beauté : tendances et décryptages d'un secteur en mutation
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/24/le-marche-de-la-beaute-tendances-et-decryptages-dun-secteur-en-mutation/
Last updated: 2025-06-24T18:01:25.000Z
Le secteur de l’hygiène et de la beauté connaît actuellement une phase de recomposition : **ralentissement des ventes en grande distribution**, mutation des comportements, explosion des canaux alternatifs… Pourtant, derrière ce constat, **de nouvelles dynamiques d’achat** apparaissent. Les consommateurs ne se limitent plus à l’achat de produits cosmétiques : **la beauté devient un acte global, transversal et personnalisé.**
## Un secteur de la beauté challengé, mais loin d’être figé
Si la pression sur le pouvoir d’achat pousse les Français à faire des arbitrages, certains segments connaissent **une forte croissance** :
- Les **masques LED** enregistrent une **hausse de +165%** en valeur en 2024, générant **1,3 million d’euros**.
- Les **montres connectées**, au croisement entre sport, bien-être et esthétique, atteignent **836 000 unités vendues**, soit **le double par rapport à 2019**.
- La **pratique du running** progresse aussi, traduisant une recherche de bien-être via l’activité physique : **+12% de séances par mois**, **+5 % de kilomètres parcourus par séance**.
Ces signaux révèlent des opportunités de croissance pour les enseignes capables de **dépasser la logique produit** et d’embrasser une approche plus large du bien-être.
## 🎯 Une typologie de shoppers pour mieux cibler et activer
NielsenIQ a établi une **typologie de plusieurs profils consommateurs** selon leur rapport à l’hygiène et à la beauté. Cette segmentation révèle une grande hétérogénéité d’attentes :
- **Les Influenceurs** (14 %) sont moteurs, curieux, technophiles.
- **Les Suiveurs** (15 %) adoptent des choix dictés par les tendances.
- **Les Éco-responsables** (9 %) recherchent des produits naturels, faits maison.
- **Les Expéditifs** (18 %) privilégient la rapidité et la simplicité.
- **Les Opportunistes** (12 %), plus sensibles au prix, arbitrent selon le budget.
Ces profils doivent guider la **composition de l’assortiment**, la **présentation en rayon**, les **promotions ciblées** et les **logiques de communication** en point de vente ou online.
## Une vision holistique de la beauté à intégrer
Aujourd’hui, **la beauté dépasse le soin appliqué sur la peau**. Les Français associent la beauté à :
- La **confiance en soi** (49%)
- L’**alimentation** (31%)
- L’**activité physique** (29%)
- Les **produits appliqués** (20%)
Cette évolution appelle les distributeurs à **repenser l’organisation de leurs offres**, en explorant des synergies entre beauté, bien-être, santé, sport ou encore alimentation.
## Toucher la Gen Z : une cible à double vitesse
Les consommateurs de moins de 35 ans présentent un **comportement polarisé** :
- 10 % y consacrent **plus d’une heure par jour**
- 15 % moins de **15 minutes**
Ils se révèlent à la fois **très impliqués ou très détachés**, selon les profils. Pour les enseignes, cela signifie qu’il faut proposer à la fois des routines simplifiées et des offres poussées (techno, personnalisées, innovantes).
---
## Ce qu’il faut retenir pour les professionnels de la grande distribution :
- **Mieux segmenter** les cibles pour coller à la réalité des usages.
- **Explorer les ponts entre catégories** : beauté, sport, alimentation, bien-être.
- **Capitaliser sur les innovations** comme les masques LED ou objets connectés.
- **Adapter l’expérience d’achat** à des attentes plus personnelles, émotionnelles et fonctionnelles.
**La beauté évolue.** Elle devient multiple, connectée, intérieure autant qu’extérieure. Pour la grande distribution, l’enjeu est clair : rester en phase avec des consommateurs de plus en plus exigeants, mais aussi plus ouverts à de nouvelles propositions.
### Voici la liste des 24 magasins Colruyt (encore) à vendre
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/24/voici-la-liste-des-24-magasins-colruyt-a-vendre/
Last updated: 2025-06-25T14:20:07.000Z
Colruyt France, filiale du groupe belge Colruyt, traverse une phase de restructuration majeure. Suite à l’annonce du rachat de 81 magasins par Intermarché, **24 points de vente restent encore sans repreneur**, menaçant jusqu’à **950 emplois sur le territoire français**.
## Colruyt cède 81 magasins à Intermarché : que faut-il savoir ?
Le 23 juin 2025, lors d’un **Comité Social et Économique (CSE) extraordinaire**, la direction de Colruyt France a confirmé l’entrée en **négociations exclusives avec Intermarché** pour la reprise de **81 magasins sur les 104 que compte l’enseigne en France**.
### ➕ Ce que reprend Intermarché :
- 81 magasins
- 1319 salariés
### ➖ Ce qu’Intermarché ne reprend pas :
- Le **siège social** basé à Rochefort-sur-Nenon (370 salariés)
- Les **trois entrepôts** logistiques (280 salariés)
- Les **24 magasins restants**, dont 1 non ouvert
## Quel était le poids de Colruyt dans la région Est et Centre-Est ?
D’après les dernières estimations sur l’ensemble des **104 magasins français** de Colruyt :
- **1,0% de part de marché en valeur**
- **8,5% de pénétration**, soit environ **575 000 foyers clients**
- En moyenne, **16,6 actes d’achat par client par an**
En comparaison, le benchmark avec **SM Match** (présent dans le Nord-Est) affiche :
- **3,3 % de PDM**,
- **16,8 % de pénétration**
- **26,5 actes d’achat/an**
## Quel avenir pour les salariés de Colruyt France ?
Dans l'opération, il faut également ajouter les 950 emplois menacés. Les **syndicats CGT et UNSA** ont réagi dès la tenue du CSE en annonçant que **950 suppressions de postes** étaient envisagées d’ici le **premier trimestre 2026**. De son côté, la **direction évoque un maximum de 889 postes** menacés. Une procédure d’information-consultation du CSE est engagée, avec une prochaine réunion fixée au **4 juillet**.
La direction indique avoir reçu **plusieurs marques d’intérêt pour les magasins non repris**. Si ces négociations aboutissent, **le nombre de suppressions de postes pourrait être revu à la baisse**.
Colruyt France emploie aujourd’hui **2 200 salariés** dans l’Hexagone. L’issue de ces discussions sera cruciale pour l’avenir de centaines de familles, mais aussi pour la vitalité économique de nombreuses zones semi-rurales concernées.
## Que peut espérer gagner le Groupement Les Mousquetaires ?
À ce jour, le groupement pèse **19,3% de part de marché en valeur** en région Est et Centre-Est (contre **17,4 % au national**).
Avec l’intégration des 81 magasins Colruyt :
- La part de marché pourrait **atteindre 20,2%**
- Un gain estimé à **+124 000 clients supplémentaires** (+3%)
- Et un **gain de +0,7 point de fidélité**
Ces chiffres donnent un ordre de grandeur, basé sur l’ensemble du parc Colruyt, bien que seuls **81 magasins** soient concernés par la reprise.
## Liste des 24 magasins Colruyt France encore à vendre (juin 2025)
Voici la liste officielle des **24 magasins non repris par Intermarché**.
- Colruyt Audincourt (Montbéliard)
- Colruyt St Vallier (Creusot-Montceau)
- Colruyt Montchanin (Creusot-Montceau)
- Colruyt Auxerre (Auxerre)
- Colruyt Sens Leclerc (Sens)
- Colruyt Sens Kennedy (Sens)
- Colruyt Pouilly-sous-Charlieu (Roanne)
- Colruyt Beuvillers (Thionville)
- Colruyt Carling (Saint-Avold)
- Colruyt Moyeuvre Grande (Metz)
- Colruyt Serémange-Erzange (Thionville)
- Colruyt Masevaux (Mulhouse)
- Colruyt St André-les-Vergers (Troyes)
- Colruyt Troyes Guesdes (Troyes)
- Colruyt Saulxures (Remiremont)
- Colruyt Hagenthal-le-Bas (Saint-Louis)
- Colruyt Drusenheim (Haguenau)
- Colruyt Herrlisheim (Haguenau)
- Colruyt Gries (Haguenau)
- Colruyt Wiwersheim (Strasbourg)
- Colruyt Le Thillot (Remiremont)
- Colruyt Faulquemont (Saint-Avold)
- Colruyt Chalindrey (Chaumont)
- Colruyt Val de Moder (non ouvert)
## Une transition pas si automatique…
Toutefois, ces projections doivent être prises avec prudence. Car **les fusions-acquisitions dans la grande distribution ne garantissent pas une récupération mécanique de la part de marché**. Plusieurs éléments peuvent affecter la fidélité des clients lors d’un changement d’enseigne :
- L’attachement à la marque Colruyt
- Les attentes sur les prix, promotions, marques locales
- La perception du positionnement d’Intermarché ou Netto
- La qualité du transfert de l’offre et du personnel
La satisfaction des clients dans cette phase de transition sera donc **déterminante pour confirmer ou non les gains estimés**.
Cette opération stratégique pourrait permettre aux Mousquetaires de **renforcer nettement leur position dans l’Est de la France**, à condition de bien gérer la **transition d’enseigne**, le **capital client**, et de maintenir **l’attractivité des magasins** repris.
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### Lidl lance une viande hachée hybride : 60% bœuf, 40% protéines végétales
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/23/lidl-lance-une-viande-hachee-hybride-60-boeuf-40-proteines-vegetales/
Last updated: 2025-06-23T08:40:57.000Z
**Une nouvelle étape vers l’alimentation durable : Lidl Pays-Bas lance une viande hachée hybride mêlant bœuf et protéines végétales.**
Le 22 août 2024, Lidl a marqué un tournant dans les rayons de ses supermarchés néerlandais. Pour la première fois, une enseigne de grande distribution introduit un **haché hybride**, composé de **60 % de bœuf** et **40 % de protéines de pois**. Une initiative audacieuse qui vise à répondre à la fois aux **attentes des consommateurs** et aux **enjeux environnementaux**.
## Un produit stratégique pour un public large
Le choix du **haché** n’est pas anodin : selon une étude menée par **Future Food**, **un Néerlandais sur deux consomme du haché chaque semaine**, et ce produit est particulièrement populaire auprès des familles. En conservant la texture et la saveur attendues, Lidl mise sur la **familiarité** pour faciliter la transition vers une alimentation plus responsable.
> “Nous avons voulu créer un produit contenant moins de viande, mais avec le même goût que le haché traditionnel”, explique Geert de Vries, acheteur chez Lidl. “Même les amateurs de viande auront du mal à faire la différence. Vous pouvez toujours préparer une bolognaise ou des boulettes savoureuses – avec un impact moindre sur l’environnement et le portefeuille.”
## Une réponse concrète aux enjeux environnementaux et économiques
Cette innovation se distingue aussi par son **accessibilité** : le produit est **30 % moins cher** que son équivalent 100 % bœuf. Une stratégie volontaire de Lidl pour **éliminer les barrières économiques** à la consommation durable.
Et ce n’est pas tout. Lidl a également annoncé une **baisse de prix permanente sur une sélection de produits végétaux de base**, incluant :
- des substituts de viande,
- des alternatives aux produits laitiers (yaourts, fromages, quark, "haverfraîche"...).
L’objectif est clair : **démocratiser l’accès à une alimentation végétale** et atteindre **60 % de ventes de protéines végétales d’ici 2030**.
## Hybride : une passerelle vers de nouveaux comportements
L’introduction de produits hybrides représente une **approche pragmatique** pour toucher un public souvent peu réceptif aux substituts de viande. Comme le souligne Martine van Haperen de l’organisation **ProVeg** :
> “Tout le monde n’est pas prêt à adopter les alternatives végétales ou à manger des légumineuses. En proposant un produit hybride, directement dans le rayon viande, Lidl parle directement aux consommateurs habituels. Sans changer leurs habitudes, ils peuvent faire un geste pour l’environnement.”
L’impact de ce type d’initiative va au-delà du simple produit : il contribue à **rééquilibrer le ratio entre protéines animales et végétales** dans notre alimentation. Une orientation cohérente avec les recommandations en matière de santé publique et de durabilité.
L’exemple de Lidl montre qu’il est possible d’**innover sans renier les usages**, en rendant les alternatives durables **attractives, accessibles et savoureuses**. Reste à observer l’accueil des consommateurs sur le long terme, mais le pari est ambitieux et inspirant.
### Tout savoir sur le Dubai Chocolate : Le phénomène qui séduit les foyers français en 2025
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/23/tout-savoir-sur-le-dubai-chocolate-le-phenomene-qui-seduit-les-foyers-francais-en-2025/
Last updated: 2025-06-23T07:20:58.000Z
**Le marché du chocolat en France connaît une révolution avec l’essor spectaculaire du "Dubai Chocolate".** En 2025, ce segment premium affiche près de **4 millions d’euros de chiffre d’affaires**, soit **502 000 tablettes vendues** à travers l’Hexagone. Décryptage d’un succès gourmand qui s’impose malgré une forte inflation.
## **Un produit de luxe plébiscité par les Français**
Le **chocolat "Dubai style"** séduit déjà **143 000 foyers français**. Ce succès est particulièrement marqué chez :
- Les **35-49 ans** (40 % des acheteurs),
- Les **50-64 ans** (38 %),
- Et les foyers **aisés** (24 %), bien que ces derniers ne représentent qu’une part de la population globale.
Ce chocolat se distingue par son positionnement **ultra-premium** : le **prix moyen au kilo atteint 66,80 €**, soit **plus de 5 fois le prix moyen** des tablettes classiques (14,60 €/kg).
## **Une croissance fulgurante malgré l’inflation**
Le marché du chocolat en tablette reste dynamique malgré une inflation record :
- Les ventes de tablettes ont progressé de **+7,8 % en volume** depuis le début 2025,
- Tandis que le chiffre d’affaires bondit de **+24,5 %**.
Le chocolat en tablette est d’ailleurs **la catégorie la plus inflationniste** en mai 2025 avec **+20,94 %** sur un an, devant le café torréfié et les poudres pour petit-déjeuner.
### **17 références "Dubai" lancées en 2025**
L’engouement a conduit les marques à multiplier les innovations : **17 nouvelles références** estampillées « Dubai » ont vu le jour depuis le début de l’année. Le secret de leur succès ? Un **positionnement sensoriel unique**, souvent à base de **pistache**, ingrédient en plein boom.
### **La pistache, star montante des produits plaisir**
La pistache n’est plus seulement un parfum de glace. On observe une véritable explosion des ventes dans plusieurs catégories :
- **+13,4 %** pour les glaces au parfum pistache,
- **+25,2 %** pour les biscuits à la pistache,
- Et une dynamique similaire pour les desserts et entremets.
Ce parfum, devenu synonyme de raffinement, contribue à l’attractivité du "Dubai Chocolate".
Avec son **positionnement haut de gamme**, ses **saveurs exotiques** et son **esthétique premium**, le **Dubai Chocolate** réussit le pari de séduire un public large malgré son prix élevé. À l’heure où les consommateurs cherchent des expériences gustatives inédites, ce produit incarne parfaitement les nouvelles tendances de consommation : **plaisir, sophistication et différenciation**.
### Les clés du succès d’Otera : circuit court, transparence et croissance
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/23/les-cles-du-succes-dotera-circuit-court-transparence-et-croissance/
Last updated: 2025-06-23T09:43:42.000Z
En pleine période de concentration du retail alimentaire, **OTera** fait figure d’exception. Cette enseigne née dans les Hauts-de-France affiche une croissance impressionnante, une exigence forte sur la qualité des produits et un engagement sincère pour le **circuit court, le juste prix et l’accès au bien-manger** pour le plus grand nombre. Rencontre avec **Loïs Abed-Liotard**, à la tête de l’enseigne depuis fin 2021, et artisan d’un développement à contre-courant des standards du secteur.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Une enseigne “spécialiste du frais” qui fait bande à part
« OTera, c’est une enseigne qui a toujours tracé son propre chemin », explique Loïs. Fondée il y a plus de 18 ans par Mathieu Leclercq – fils du fondateur de Decathlon – l’enseigne s’est positionnée dès le départ comme **une alternative aux géants de la grande distribution généraliste**. Elle a fait le choix d’une offre focalisée sur les **produits frais,** fruits, légumes, viande, poisson, produits laitiers, traiteur, et d’une relation directe avec les producteurs.
« On travaille 30 à 35 % de nos produits en circuit court, dont une bonne partie en local, à moins de 150 km du point de vente ». Ce modèle permet à OTera de privilégier **la qualité, la transparence, et la relation humaine** avec les producteurs, avec un objectif clair : « Travailler en direct, d’entrepreneur à entrepreneur, pour créer du gagnant-gagnant ».
## La qualité pour tous : un tournant stratégique post-Covid
Quand Loïs rejoint l’entreprise fin 2021, un constat s’impose : « On faisait un travail formidable sur la qualité, mais on avait le sentiment de parler surtout aux plus favorisés. » Post-Covid, l’équipe décide donc d’engager une transformation : **rendre cette qualité accessible à plus de monde.**
« On a compris que si on voulait démocratiser les bienfaits du circuit court, comme c’était dans les gènes de l’enseigne, il fallait aller plus loin sur les prix. » L’enseigne engage alors un **travail en profondeur sur les prix de vente**, en concertation étroite avec les producteurs : « On a gardé la qualité, mais en faisant hyper gaffe à nos prix. »
Ce repositionnement paie. « En trois ans, on a gagné quasiment 50 % de clients par magasin. Et même sur nos sites historiques, on est passés de 8 à 12 millions d’euros de chiffre d’affaires », résume-t-il.
## Un sourcing local exigeant (et complexe)
**Chez OTera, le local est plus qu’un argument marketing**. « Pour nous, un produit est local s’il vient de moins de 150 km. Mais ce qui compte vraiment, c’est le lien direct avec le producteur. »
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### Tout savoir sur la cerise : un incontournable de la saison estivale
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/19/tout-savoir-sur-la-cerise-un-incontournable-de-la-saison-estivale/
Last updated: 2025-06-19T07:22:51.000Z
Fruit emblématique de l’été, la **cerise** est attendue chaque année avec impatience par les consommateurs. Sa saison est courte, ses qualités gustatives remarquables et sa sensibilité en fait un produit exigeant à maîtriser. Pour les [**professionnels du rayon fruits et légumes**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/fruits-et-legumes/), bien connaître la cerise est essentiel pour optimiser sa présentation, sa conservation et ses ventes.
Cet article vous propose une approche complète et pédagogique de ce fruit, en s’appuyant sur les données fournies par Stéphane Paul, formateur spécialisé en fruits et légumes.
## **Une saison rythmée par les variétés**
La **cerise** se distingue par une saisonnalité marquée, structurée en trois grandes périodes. Dès la fin mai, les variétés précoces comme la Burlat ou l’Early Lory font leur apparition sur les étals. Leur arrivée signe le début de la saison et déclenche souvent une forte demande, car elles marquent les premières douceurs fruitées de l’été.
À partir de la mi-juin et jusqu’au début juillet, ce sont les variétés de mi-saison qui prennent le relais. Parmi les plus connues, on retrouve la Van, la Summit ou encore la Folfer, appréciées pour leur équilibre entre fermeté, saveur et conservation.
Enfin, de juillet à la mi-août, les variétés tardives s’imposent. Des cerises comme la Regina, la Ferrovia ou la Sweetheart prolongent le plaisir et permettent de maintenir l’offre en rayon sur une période plus étendue.
Il existe également des typologies spécifiques à valoriser selon les préférences des consommateurs : les cerises blanches (comme la Napoléon ou la Délice d’Été), très sucrées et décoratives, les cerises noires (Burlat, Reverchon, Reverdo), plus intenses en goût, ainsi que des variétés régionales comme le Bigarreau de Provence ou la Cerise d’Itxassou, bénéficiant d’une Indication Géographique Protégée (IGP).
**La France prévoit une production de 35 000 tonnes de cerises en 20**25, soit une hausse de 6 % par rapport à l’année précédente. Cette production est principalement concentrée dans le Vaucluse, l’Ardèche, la Drôme et le Tarn-et-Garonne, des régions où le savoir-faire agricole et les conditions climatiques favorisent la qualité du fruit.
## **Un fruit fragile à manipuler avec soin**
**La cerise est un fruit non climactérique**, c’est-à-dire qu’elle ne mûrit plus après la récolte. Elle est donc vendue à maturité, ce qui exige une attention particulière dès la réception du produit. Très sensible à la chaleur, à l’humidité et aux conditions orageuses — qui peuvent provoquer l’éclatement du fruit — elle requiert une chaîne de fraîcheur constante.
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### 5 tendances clés du retail qui vont modifier le métier de chefs de rayon alimentaires
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/19/5-tendances-cles-du-retail-qui-vont-modifier-le-metier-de-chefs-de-rayon-alimentaires/
Last updated: 2025-06-19T06:10:16.000Z
À l’heure où les attentes des consommateurs évoluent à une vitesse folle. À l'heure où les outils numériques transforment le quotidien. À l'heure où de nouveaux canaux de distribution rebattent les cartes du commerce, le métier de chef de rayon ne peut plus se contenter de reproduire les recettes d’hier. Fini la vieille école, le métier de chef de rayon de demain doit muer pour rester performant, attractif et durablement utile à son enseigne. Le chef de rayon de demain doit apprendre à **regarder plus loin et plus vite**.
Car oui, être un **manager de rayon “augmenté”**, ce n’est pas seulement adopter de nouveaux outils, ce serait trop simple. L'outil n'étant qu'un moyen, pas une finalité. Être chef de rayon demain, c'est aussi et surtout **développer une vision**, affiner sa capacité à capter les signaux faibles, oser innover, et garder une longueur d’avance. C’est en comprenant les grandes dynamiques qui façonnent le commerce alimentaire qu’on devient acteur du changement – et non simple spectateur.
Voici donc une **liste des 5 tendances majeures** que tout chef de rayon alimentaire doit garder à l’œil pour devenir ou rester un **manager augmenté performant.**
1. **Tendances de consommation émergentes et influence des réseaux sociaux** sur les ventes en magasin
Les buzz éphémères peuvent devenir les meilleures ventes de demain. Le chef de rayon de demain devra être l'affut des produits en vogue sur [TikTok](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/23/tiktok-instagram-le-nouveau-chef-de-rayon/), Instagram ou YouTube. Les produits détectés avant tout le monde – et s’ils méritent une place dans vos rayons, peuvent apporter un axe majeur de différenciation. Un conseil : rester proche de vos clients (notamment les plus jeunes) pour détecter en avance les envies qui montent.
1. **Intelligence artificielle et data au quotidien pour faciliter la vie du chef de rayon**
L’[IA](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/intelligence-artificielle/) s’invite partout, et on ne parle que de chatGPT. Que ce soit dans la **gestion prédictive des stocks** (logiciels de commande automatisée, capteurs de rupture) à l’**analyse fine des ventes**, il sera essentiel demain de se former aux nouveaux usages et aux nouveaux outils mis à disposition des équipes. L'IA doit être accueilli dans les rayons pour accélérer son déploiement.
Vous ne serez pas remplacé par l’IA. Mais probablement par un concurrent qui saura mieux s’en servir.
En ce sens, le chef de rayon doit apprendre à exploiter les tableaux de bord, à comprendre les recommandations de l’algorithme et **prendre des décisions éclairées** grâce aux données. L’IA peut aussi aider à personnaliser les offres et les assortiments.

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Au programme de cette édition : 40 pages pour comprendre où va le commerce et comment le métier de chef de rayon évolue. Un regard de la grande distribution, vue du terrain, avec des chiffres clés, des témoignages bruts : dans ce magazine, on raconte le quotidien d’aujourd’hui et on explore les enjeux de demain.
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### Le commerce de demain : quand le local devient un levier stratégique
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/17/le-commerce-de-demain-quand-le-local-devient-un-levier-strategique/
Last updated: 2025-10-19T08:50:52.000Z
Dans un contexte économique instable, marqué par une digitalisation galopante et des mutations profondes des comportements de consommation, le commerce de détail vit une véritable révolution.
À paraître en septembre 2025, nous venons de finaliser une analyse autour du livre intitulé : **Le commerce de demain : le pouvoir du local.**Coécrit par [Jonathan Le Borgne](https://www.linkedin.com/in/jonathanleborgne/), [Cédric Pradier](https://www.linkedin.com/in/cedric-pradier/?originalSubdomain=fr) et [Paul Hermay](https://www.linkedin.com/in/paul-hermay-6904a628/?originalSubdomain=fr) et édité chez [Dunod](https://www.dunod.com/entreprise-et-economie/commerce-demain-pouvoir-du-local-conquerir-et-fideliser-clients-en-inspirant), il apporte un éclairage stratégique et opérationnel sur ces évolutions.
Tous les trois issus du terrain et animés par la volonté d'accompagner la transformation du commerce physique, les auteurs développent une conviction forte : **« Penser global, agir local »** ne doit plus être un simple slogan, mais une réalité concrète et structurante pour les enseignes.
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## Les 4 piliers de la transformation du commerce local à l’ère du digital
L’ouvrage se déploie en quatre grandes parties, chacune explorant un pilier fondamental de la transformation du commerce physique.
### 1\. Les défis du commerce local
Le premier volet du livre analyse les pressions qui s’exercent sur les points de vente, entre attentes économiques, enjeux environnementaux et mutation des usages.
Face à l’inflation, il ne suffit plus d’être responsable : il faut **rendre la consommation locale économiquement accessible**. Cela passe par une stratégie tarifaire équilibrée, des partenariats intelligents et une plus grande pédagogie vis-à-vis du consommateur. Le secteur non-alimentaire n’est pas en reste : il se redessine à travers la location, l’abonnement, l’ultra-personnalisation, et une montée en puissance des technologies immersives (réalité augmentée, [IA](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/intelligence-artificielle/), objets connectés).
Plutôt que d’opposer commerce physique et e-commerce, les auteurs encouragent une approche hybride, en s’inspirant des pratiques des pure players pour rendre les magasins plus dynamiques, réactifs et centrés sur la donnée client. L’émergence de nouveaux acteurs comme les **DNVB**, les plateformes de seconde main ou les géants internationaux bouleverse encore davantage le paysage, incitant les enseignes historiques à **capitaliser sur leur ancrage local et leur proximité humaine**.
### 2\. Le commerce comme acteur local, digital et vertueux
La deuxième partie s’intéresse au **rôle sociétal des enseignes locales**, à travers leur capacité à recruter, collaborer et s’inscrire dans une démarche durable.
Construire une **marque employeur forte** est aujourd’hui crucial. La grande distribution, premier employeur privé en France, doit faire face à un déficit d’attractivité. Les auteurs plaident pour une refonte de la culture RH, avec une attention accrue portée à l’équilibre vie pro/perso, aux enjeux RSE et à l’usage intelligent des réseaux sociaux comme vitrine RH. L’exemple du **E.Leclerc de Luçon**, qui valorise ses équipes sur les réseaux, en est une belle illustration.
En parallèle, la relation avec les **marques locales** devient un levier d’innovation et de différenciation. Grâce aux plateformes numériques (Kheops, Consentio, Choco), les enseignes peuvent nouer des partenariats efficaces et flexibles, tout en répondant aux attentes de circuits courts, de transparence et d’authenticité.
### 3\. Réinventer le parcours client
Le troisième pilier de l’ouvrage est consacré à l’expérience client, qui devient le véritable terrain de jeu des enseignes.
Le client est désormais **hyperconnecté, exigeant et versatile**. Pour l’atteindre, il faut être présent à chaque étape de son parcours – physique ou digital – en proposant une expérience fluide, personnalisée et mémorable. La digitalisation ne doit pas être une couche technique, mais une **valeur ajoutée** au service du confort et de l’émotion : click & collect optimisé, self-scanning, signalétique intuitive, personnalisation via la data…
Dans un environnement ultra-concurrentiel, **attirer de nouveaux clients** passe par une communication plus fine, plus locale et plus ciblée, tout en exploitant les biais cognitifs révélés par des études comme le "Messy Middle" de Google. La fidélisation, elle, ne peut plus se résumer à une carte de fidélité : elle repose sur la création d’un lien émotionnel, d’un **écosystème engageant** et d’une valeur perçue durable. La CLV (Customer Lifetime Value) devient alors l’indicateur clé à surveiller.
Enfin, l’**écoute client** est repositionnée comme un pilier stratégique. Réactivité, personnalisation, formation des équipes, KPIs pertinents : tout doit concourir à créer une culture d’amélioration continue.
### 4\. Communication locale et réseaux sociaux : la nouvelle vitrine
La dernière partie du livre se penche sur les stratégies de **communication locale à l’ère numérique**. Il ne suffit plus de publier des promotions sur Facebook : les réseaux sociaux doivent être des espaces de dialogue, de narration et de proximité.
Le réseaux sociaux de nombreux points de vente sont des sources inspirantes : nombreux ceux, qui, en misant sur des vidéos courtes, authentiques et humaines, réussissent à créer un lien fort avec leur communauté locale. La tendance est claire : moins de contenus "travaillés", plus de **storytelling sincère**, d’**employés ambassadeurs** et de **micro-influenceurs locaux**.
La [communication locale](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/marketing-digital/), couplée à des outils comme la publicité géolocalisée, le SEO local ou encore les messageries instantanées, permet de renforcer l’ancrage territorial et de répondre aux attentes de proximité et de réactivité des clients.
### Un plaidoyer pour un commerce hybride, humain et ancré
En conclusion, **Le commerce de demain : le pouvoir du local** invite les enseignes à **adopter un modèle hybride**, combinant les atouts du digital avec la richesse de l’humain et l’importance du lien local. Agilité, ancrage territorial, innovation, et engagement sociétal sont les nouveaux marqueurs de performance.
En s’appuyant sur leur expertise terrain — via le média *Je Bosse en Grande Distribution* pour Jonathan Le Borgne, et la structure *Promicy* pour Cédric Pradier et Paul Hermay — les auteurs livrent un ouvrage accessible, concret et profondément ancré dans la réalité du terrain.
**Un guide indispensable pour tous les professionnels du commerce qui veulent bâtir l’avenir sans renier leurs racines.**
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### Le métier de chef de rayon évolue : nouvelles missions et plus de responsabilités
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/17/le-metier-de-chef-de-rayon-evolue-nouvelles-missions-et-plus-de-responsabilites/
Last updated: 2025-06-17T06:43:11.000Z
💡
Cet édito est issue de notre premier magazine 100% digital consacré au métier de chef de rayon dans l'alimentaire. [À découvrir ici.](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/magazine/)
Le **futur du chef de rayon** dans la grande distribution alimentaire se construit autour de plusieurs mots : adaptabilité, réactivité, innovation. Loin de voir son rôle diminuer sous l'égide de l'[intelligence artificielle](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/intelligence-artificielle/), – qui est encore loin d'être capable de faire un facing avec précision – , le **chef de rayon de demain** devient au contraire un **acteur central de la transformation du commerce**.
Le **manager de demain** se mue en un **manager augmenté** capable d’allier son instinct de commerçant et des nouvelles technologies comme l'intelligence artificielle, et bien d'autres. [Le chef de rayon du futur est en veille permanente sur les tendances](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/23/tiktok-instagram-le-nouveau-chef-de-rayon/) et agile face aux évolutions de son environnement. Le métier s'étire au-delà du terrain et prend en considération un environnement plus large. Le défi est passionnant. Un vent nouveau souffle sur le métier.

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### Saisonniers en grande distribution : Comment transformer l’été en tremplin professionnel
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/16/saisonniers-en-grande-distribution-comment-transformer-lete-en-tremplin-professionnel/
Last updated: 2025-06-16T07:03:10.000Z
Chaque été, des milliers de jeunes, et moins jeunes, rejoignent les rayons, caisses, réserves et laboratoires des magasins. Un renfort indispensable pour maintenir l’activité pendant les vacances… mais aussi une **formidable opportunité d’intégration, de transmission et de fidélisation**, selon Yvan Riocreux-Reis, expert RH et manager aguerri du secteur.
Dans ce [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/podcast-grande-distribution/) on évoque l'importance de **l'**[**onboarding**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/09/15/onboarding-etapes-pour-integrer-un-nouveau-salarie-dans-lentreprise/) **des saisonniers** et l'opportunités pour la grande distribution de redorer son image auprès des jeunes.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Bien accueillir : de la reconnaissance au sentiment d’appartenance
Yvan parle d’expérience : il a été lui-même saisonnier pour financer ses études. « Le ressenti, c'était plutôt de la reconnaissance… mais en même temps un sentiment assez proche de l'abandon », explique-t-il. L’arrivée dans un magasin peut être vécue comme un « effet d’aubaine » suivi d’une « plongée dans le rush », sans repères, sans interlocuteurs identifiés, et parfois même sans tuteur insiste notre invité sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/).
Et pourtant, insiste-t-il : « C’est un recrutement à part entière, pas un appoint. Le saisonnier est attendu, et on se doit d’être prêts pour l’accueillir. » Cela commence par les fondamentaux : contrat prêt, matériel disponible, interlocuteurs identifiés, présentation des espaces essentiels du magasin. « C’est la pyramide de Maslow appliquée au commerce : rassurer, sécuriser, intégrer. »
Mais attention au piège inverse : un **onboarding** trop dense, trop théorique, trop bavard. « Présenter 183 informations en 20 minutes, avec du jargon et des termes incompréhensibles, ce n’est pas de l’intégration, c’est du gavage. » L’accueil, selon Yvan, doit être simple, clair, progressif.
> « Un rayon plein, propre, avec le bon prix : voilà le point de départ. On appelle ça les 3P. Si le saisonnier comprend ça, il est déjà sur les rails. »
## L’onboarding saisonnier, levier de fidélisation pour toute l’entreprise
**Accueillir un saisonnier en magasin**, c’est aussi donner une image de l’entreprise. Et les jeunes, souvent en quête de sens et d’expériences, y sont très sensibles. « On ne se souvient pas de sa première paye, mais de son premier manager », résume Yvan. Et si le sentiment d’appartenance est là, les bénéfices sont nombreux : « Certains reviennent, d’autres parlent positivement du magasin, certains deviennent de vrais ambassadeurs. »
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### C'est quoi l'enseigne Alo, le concept qui séduit les amateurs de sport et de bien-être
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/14/cest-quoi-lenseigne-alo-le-concept-qui-seduit-les-amateurs-de-sport-et-de-bien-etre/
Last updated: 2025-06-14T09:05:26.000Z
Dans le monde saturé du sportwear et de l’activewear – où malhreureusement les enseignes baissent le rideau –, rares sont les marques qui parviennent à émerger durablement. Pourtant, une enseigne du retail américain tire remarquablement son épingle du jeu : **Alo**. Fondée à Los Angeles en 2007, cette enseigne a su séduire bien au-delà des studios de yoga pour devenir une véritable **expérience lifestyle**. Décryptage d’un phénomène qui dépasse le vêtement technique.
### Alo, une success story made in California
**Alo**, c’est d’abord l’histoire de deux passionnés de yoga, Danny Harris et Marco DeGeorge, qui ont vu dans ce sport un terrain d’expression pour une mode confortable, épurée et moderne. Avec son slogan implicite “**studio to street**”, la marque propose des vêtements aussi adaptés à la pratique sportive qu’à un usage quotidien urbain.
Loin de la fast fashion, **Alo** revendique un style minimaliste, des coupes flatteuses et des tissus premium. Le succès est tel qu’Alo s’est imposée comme une référence aux États-Unis, rivalisant voire dépassant des marques établies comme Lululemon.
## Plus qu’une enseigne : un **état d’esprit**
Contrairement à ce qu'on peut penser, Alo ne vend pas des produits. Non, Alo ne vend pas que des leggings ou des brassières, elle vend une **philosophie de vie**, incarnée par :
- Des **événements communautaires** (cours de yoga, méditation),
- Des **boutiques sanctuaires** mêlant retail, cafés et studios de pratique,
- Une présence dans le **bien-être digital** via des contenus en ligne (cours, soins, nutrition).
Cette logique immersive donne une **cohérence forte** entre le produit, le lieu de vente et l’expérience client. Elle confirme l'ambition de nombreux points de vente que le retail ce sont d'abord des lieux de vie, plus que des lieux de consommation.
## Une marque en phase avec son temps
**Alo** a aussi su évoluer avec les tendances : lancement de la ligne Alo Glow System pour le soin de la peau, collections luxe (ski, sneakers, formel), présence dans le métavers (Roblox), collaborations mode pendant la Fashion Week... tout en gardant une stratégie majoritairement directe au consommateur (e-commerce + boutiques propres).
Dans leurs lieux, dans leurs échanges, dans leurs événements, dans leurs communautés, ils embrassent leur communauté.
Le marketing d’Alo ne repose pas sur des effets de manche : il est **vécu**. C’est là toute la différence avec une marque qui se contenterait d’ajouter du “yoga” en étiquette.
### Et en France ?
Encore peu implantée en points de vente physiques, la marque développe son e-commerce et commence à s’implanter en Europe, avec un flagship à Londres et des ouvertures en Asie. En France, sa notoriété progresse notamment grâce à l’influence des réseaux sociaux, des coachs bien-être et du bouche-à-oreille qualitatif.
Alo est une démonstration brillante de ce qu’une marque peut devenir quand elle pense en **expérience globale** plutôt qu’en simple catalogue. Dans un monde où les consommateurs recherchent du sens, de l'engagement et du bien-être, Alo a su trouver un langage universel : celui du **lien authentique avec sa communauté**.
### Vagues de chaleur : ce que le nouveau décret change pour les professionnels de la grande distribution
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Last updated: 2025-06-12T12:54:01.000Z
Avec la multiplication des épisodes de chaleur intense, le [**Décret n° 2025-482 du 27 mai 2025**](https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051676074), relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur, vient renforcer les obligations des employeurs en matière de prévention des risques liés aux fortes températures. Dans la grande distribution, où une partie du personnel travaille en entrepôt, en rayon, en chambre froide ou parfois à l’extérieur, ce texte impose des ajustements concrets. Explications.
## À qui s’adresse ce décret ?
Le décret concerne :
- Les **employeurs** et **salariés** du secteur privé ;
- Les **travailleurs indépendants** ;
- Les **donneurs d’ordre**, notamment sur les chantiers forestiers et BTP (moins fréquent en GMS mais à noter pour les travaux d’aménagement) ;
- Les **coordinateurs sécurité et santé**.
Il s’applique **lorsque les seuils de vigilance de Météo-France sont activés**, notamment les alertes orange ou rouge pour canicule.
## Ce que les employeurs en grande distribution doivent retenir
### 1\. **Température des locaux**
Les locaux doivent être maintenus à une température **adaptée à l’activité des salariés**. Cela vaut pour les zones de préparation, stockage, mise en rayon ou caisse.
### 2\. **Hydratation obligatoire**
- **Eau potable et fraîche** doit être disponible à tout moment.
- Pour les postes en entrepôt ou en extérieur, il faut prévoir **au moins 3 litres d’eau par jour et par personne**, ainsi qu’un moyen pour garder l’eau **au frais**.
### 3\. **Évaluation et prévention des risques**
> L’évaluation des risques liés à la chaleur doit être **formalisée dans le document unique (DUERP)**.
Si une exposition excessive est identifiée, l’employeur doit mettre en place des **mesures de prévention** telles que :
- Ajustement des **horaires de travail** (ex. : éviter les pics de chaleur en après-midi) ;
- Mise à disposition d’**équipements de protection individuels (EPI)** adaptés (casquettes, ventilateurs portables, vêtements respirants…) ;
- **Réorganisation des postes** ou des tâches pour limiter l’effort physique prolongé en période chaude.
### 4\. **Salariés vulnérables**
Les **travailleurs sensibles** (femmes enceintes, personnes âgées, avec pathologies chroniques…) doivent bénéficier de **mesures adaptées**, en lien avec le service de santé au travail.
## En cas de malaise ou de détresse
Les employeurs doivent **prévoir un protocole clair** :
- Comment signaler un coup de chaud ?
- Qui intervient ?
- Où se trouve le point de secours ou d’eau fraîche ?
Cela est **essentiel**, en particulier pour les collaborateurs isolés, en réserve ou en déplacement sur les parkings ou dépôts extérieurs.
## Plans et coordination
Les **plans de prévention** (avec les sous-traitants), les **plans de coordination sécurité**, ou encore les **plans de sécurité alimentaire** doivent **intégrer ces nouveaux risques** liés à la chaleur.
## Quand faut-il être prêt ?
La majorité des obligations sont **effectives un mois après la publication**, soit **le 27 juin 2025**.
Certaines dispositions spécifiques (liées à la définition exacte de « chaleur intense ») entreront en vigueur **à la publication d’un arrêté ministériel complémentaire**.
## En résumé pour les magasins et entrepôts :
| Obligation | Action recommandée |
| ----------------------- | ------------------------------------------------------------------ |
| Eau fraîche | Prévoir fontaines ou bouteilles réfrigérées à proximité des postes |
| Température adaptée | Ventilation, stores, horaires décalés, pauses supplémentaires |
| DUERP à jour | Ajouter un volet « chaleur » avec mesures concrètes |
| Sensibilisation | Briefs d’équipe, affiches, consignes en cas de malaise |
| Suivi des cas sensibles | Identification + adaptation du poste de travail |
## Pourquoi c’est stratégique pour la grande distribution ?
La chaleur n’est pas qu’un inconfort passager : elle **réduit la vigilance**, **augmente la fatigue**, **ralentit la cadence**, et **multiplie les risques de malaise**. Dans un secteur où l’intensité du travail physique est forte et les flux tendus, **anticiper est un levier de performance, de sécurité, mais aussi de marque employeur.**
### Voici les objectifs les plus fréquents des managers en grande distribution : quels KPI suivent-ils vraiment ?
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Last updated: 2025-06-12T12:38:55.000Z
En magasin et dans le **commerce** en général, **le chiffre et les objectifs sont le nerf de la guerre**. Les [managers](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/02/chef-de-rayon-un-metier-qui-attire-encore-analyse-et-perspectives/) sont confrontés à une multitude d’indicateurs qu’ils doivent piloter au quotidien. À travers un appel à témoignages sur les réseaux sociaux, plusieurs professionnels du secteur ont partagé les KPI qui guident leur quotidien. Voici les plus fréquemment cités, expliqués et remis en contexte.
## **1\. Le chiffre d’affaires (CA)**
C’est l’un des indicateurs les plus évidents, et aussi le plus cité :
« Chiffre d'affaires et marge semi nette pour moi ! » indique un manager.
Le chiffre d'affaires permet de mesurer la performance commerciale brute d’un rayon ou d’un magasin. Il est souvent corrélé aux **objectifs** de vente, mais il ne suffit pas à lui seul : une forte activité peut être synonyme de pertes si la marge est mauvaise ou si la casse est élevée.
## **2\. La marge**
C’est l’un des KPI les plus surveillés, et parfois sujet à débat :
« La marge ! 34 % demandés en boucherie », souligne un responsable.
Un autre rétorque : « 47 % pour être vraiment rentable et subvenir aux démarques et frais du magasin ».
La **marge commerciale** (brute ou nette) permet de mesurer la rentabilité d’un rayon. Elle varie selon les rayons (traditionnel vs libre-service), le type de magasin (location-gérance, intégré, etc.) et la politique de l'enseigne. Elle est souvent discutée entre pairs tant les exigences peuvent sembler irréalistes dans certains contextes.
## **3\. La casse et la démarque**
« Casse, démarque sur marge… normalement », rapporte un autre manager. La casse (produits jetés ou invendables) et la démarque inconnue (vols, erreurs de stock) sont des indicateurs qui impactent directement la marge. Leur suivi est essentiel, surtout dans les rayons frais.
## **4\. Le taux de détention des MDD (marques de distributeur)**
« Taux de détention des produits MDD, gestion de l’équipe », partage un responsable. Certaines enseignes imposent également un taux minimal de présence en linéaire des produits à marque propre. C’est un **objectif** parfois contesté par les managers, surtout lorsque les produits ne se vendent pas aussi bien que les marques nationales.
## **5\. Le management et les indicateurs sociaux**
Autre indicateurs moins courant, mais ils existent, les **indicateurs sociaux**. « Il ne faut pas oublier le social ! » rappelle d'ailleurs un manager. Parmi eux : « Absentéisme, suivis individuels, réunions, briefs… »
La performance ne se limite pas aux chiffres. Le climat social, la gestion de l’absentéisme, la fidélisation et la motivation des équipes sont également des enjeux-clés.
## **6\. Le NPS (Net Promoter Score)**
« D'abord le NPS ! Ensuite le reste 😆 », résume ici un manager.
Le [NPS](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2020/10/27/nps-nouvel-indicateur-cle-enseignes-grande-distribution/) mesure la satisfaction et la fidélité des clients. Il gagne en importance dans certaines enseignes, notamment chez Carrefour, comme l'ont souligné plusieurs témoins. Bien que parfois jugé moins pertinent au niveau du rayon, il fait désormais partie des outils de pilotage globaux.
## **7\. Autres indicateurs cités**
Au-delà de ces indicateurs, il y a d'autres kpi suivis, tels que :
- Taux de détention en stock
- ROC (résultat opérationnel courant)
- Masse salariale
Certains responsables rappellent aussi que **la réalité du terrain** impose parfois de fonctionner "au talent", comme le dit ce manager avec humour : « On y va au talent, le reste c'est que des détails ». Le commerce est parfois un exercice d'improvisation.
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En résumé, les managers en grande distribution doivent jongler avec des indicateurs nombreux et souvent contraignants. Entre exigences financières, qualité de service, gestion humaine et contraintes opérationnelles, leur rôle est aussi stratégique qu’opérationnel.
### Good Pousse : la ferme urbaine nantaise qui fait de la micro-nutrition un projet de société
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/12/good-pousse-la-ferme-urbainantaise-qui-fait-de-la-micro-nutrition-un-projet-de-societe/
Last updated: 2025-06-12T06:22:14.000Z
À Nantes, au cœur du quartier de Dolon-Gohard , **Good Pousse** cultive en toute discrétion un trésor de verdure : des **micro-pousses** croquantes, naturelles et incroyablement riches en nutriments. Derrière cette ferme atypique, il y a Gérald Cartaud. un producteur passionné qui milite pour une agriculture plus vivante, plus saine, et plus responsable. Reportage.
## Cultiver la micro-nutrition avec un écosystème vivant
Les **micro-pousses sont ces jeunes pousses de graines potagères et autres légumineuses récoltées au stade du cotylédon**, juste avant l’apparition de la vraie feuille. Et elles ont tout pour plaire : « On est vraiment dans la micronutrition. C’est ce qui nous maintient en bonne santé », explique Gérald. Très concentrées en vitamines, minéraux et antioxydants, elles contiennent « jusqu ‘à 40 fois plus de micro-nutriments que la plante adulte », un véritable shoot de vitalité pour l’organisme, et tout cela sans calories.
L’atout supplémentaire ? « On les mange crus, donc il n’y a pas de perte. » les minéraux, vitamines et antioxydants sont non seulement concentrés mais se présentent sous une forme particulièrement assimilable par l’organisme
Mais derrière la légèreté et la finesse des produits, la réalité de la ferme est dense, rapide et exigeante : « Ça va très très vite. La production exige beaucoup de travail ». Le cycle de culture ne dure que quelques jours, et chaque plateau demande une attention constante.
À cela s’ajoute un engagement fort pour une agriculture vivante. Contrairement aux cultures hors-sol, Good Pousse a choisi de **cultiver sur sol végétal, composté à la ferme**. Gérald montre son compost avec fierté : « C’est du bois broyé enrichi avec les déchets de culture. Après récolte, on le récupère et on le composte à nouveau. En trois mois, on obtient un compost complètement stabilisé et réutilisable pour la production de micro-pousses. »
Et ce compost, il le connaît par cœur : « Ça sent la litière forestière. Il n’y a pas d’effluents animaux, mais plein de vers de terre, de champignons, de bactéries. C’est notre écosystème.
## Repenser le bio pour qu’il reste durable
Cette approche artisanale et durable ne rentre pas toujours dans les cases des labels officiels. Notamment le label bio, que **Good Pousse** par la force des chose n’a pas choisi de suivre : : « Le cahier des charges bio nous demande d’utiliser des substrats de culture inerte à usage unique, générant ainsi des déchets » « avant même la mise en place de ce cahier des charges nous avions déjà choisi de travailler dans le vivant et avec le vivant et de viser l’autonomie, ce sont des principes forts pour nous, tanpis pour la certification ! ».
Au-delà de ça, nous achetons toutes nos semences certifiées bio, c’est d’ailleurs notre seul intrant ». L’éthique, ici, ne s’arrête pas aux normes. Elle les dépasse.
Le modèle de production est circulaire, local et sans chimie. Aucun engrais, aucun fertilisant, aucune lumière artificielle : « Nos plantes bénéficient de la lumière naturelle, cultivées sous serre, sur un sol végétal vivant recyclé à la ferme ».
Et côté emballages, même exigence : les barquettes sont en **P.L.A.**, un matériau fabriqué à partir d’amidon, **100 % biodégradable**.
## Du local à grande échelle, en toute discrétion
Si l’approche est artisanale, la capacité de production est bien réelle. Gérald l’assure : « Ce n’est pas les quantités qui nous font peur. On est capables de produire. » Il évoque avec fierté une collaboration régulière avec la cuisine centrale de Nantes depuis 3 ans : « Il nous arrive de travailler avec la restauration collective. Une fois par mois, parfois plus. On fournit les 90 écoles de Nantes, pour 16 000 enfants. Selon les espèces demandées une équipe de 4 à 5 personnes suffise pour préparer entre 40 et 90 kg de micro-pousses. »
Le vrai défi, ce n’est pas produire. C’est faire connaître le produit. Gérald en parle sans détour : « Je suis peut-être pas très fort en communication. Les réseaux sociaux, je ne sais pas faire. Et ça nous manque cruellement. » Pourtant, il le sait, l’ adhésion peut être souvent immédiate : « Quand on fait goûter, les gens sont bluffés par le goût. Et puis ils se disent qu’en mangeant des micro-pousses, ils se font du bien. »
Good Pousse a déjà conquis des **chefs nantais et d’ailleurs**, des super**marchés locaux**, des **magasins bio**… mais reste encore **largement à les faire découvrir par le grand public**. Un paradoxe, tant le produit est facile à cuisiner : en salade, en topping, en sandwich, sur un plat chaud… « On prend plaisir à les manger. C’est autre chose qu’une salade classique. »
## Cultiver autrement, à l’échelle d’une ville
En cultivant à Nantes, sur des **anciennes terres maraîchères** au cœur de la ville, Gérald ne fait pas seulement pousser des plantes. Il recrée un lien. Un lien entre nutrition, agriculture, écologie, plaisir et santé.
Son modèle repose sur des valeurs simples mais puissantes : **LOCAL. FRAIS. NATUREL. À CROQUER.**
Et derrière chaque barquette, il y a un choix : celui de privilégier **la qualité au label**, **le vivant au jetable**, **la santé au marketing**.
Good Pousse n’est pas seulement un producteur. C’est une **ferme urbaine engagée**, qui invente une autre façon de produire, de manger… et de prendre soin de soi.
### Le Category Management vu d’Amérique latine : apprendre à collaborer selon le bon tempo
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/11/le-category-management-vu-damerique-latine-apprendre-a-collaborer-selon-le-bon-tempo-2/
Last updated: 2025-06-11T06:20:56.000Z
Ancien category manager chez Kellogg’s France puis Amérique Latine, **Yoan Montolio** est aujourd’hui à la tête de **Youcar Retail**, une agence spécialisée dans le conseil et la structuration du Category Management. Depuis le Mexique, il partage une **vision pragmatique et évolutive de la discipline**, façonnée par ses expériences auprès de distributeurs français, mais aussi de géants comme Walmart et d’enseignes locales en pleine structuration.
> « Le Category Management, ce n’est pas une série de présentations ponctuelles. C’est un processus annuel, structuré, avec des fenêtres de travail. »
💡
Cet article est issu des conférences du CATMAN French Forum. Pendant deux jours, les plus grands experts du Category Management — venus de France, des États-Unis, d’Amérique latine, de Belgique, du Maroc et d’Asie — ont partagé leurs visions sur l’avenir de notre métier, à l’ère de l’intelligence artificielle. [Replay et présentation des 11 conférences à retrouver ici.](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/27/les-replays-du-catman-french-forum-2025-sont-disponibles-2/)
## Un métier perçu différemment selon les marchés
En France, Yoan se souvient d’un métier souvent considéré comme un **support aux comptes clés** : « J’étais un vendeur qui aidait le CAM ». En Amérique latine, il découvre une toute autre posture : « Là-bas, c’est le CatMan qui construit la stratégie, et c’est le CAM qui l’exécute. » Ce renversement de logique donne au category manager **un rôle central, stratégique et structurant**.
> « L’enseigne doit garder la main. C’est à elle de définir l’image de son magasin, et de mobiliser ses partenaires pour la construire. »
## La force d’un process clair, co-construit avec l’enseigne
L’un des points clés de son intervention repose sur la **formalisation du process category management**. « Il faut sortir du ‘one shot’, des présentations ponctuelles, des initiatives isolées. Un bon category management, c’est un process annuel structuré, avec des fenêtres de travail trimestrielles, une exécution suivie et une post-analyse intégrée. »
Yoan s’appuie sur l’exemple de **Walmart Mexique**, qui impose à ses fournisseurs un calendrier précis : études, plans de catégorie, déploiement, suivi, post-analyse. Ce système permet aux enseignes de garder la main, tout en s’appuyant sur la valeur ajoutée des industriels.
> « On ne vend pas de la promotion. On vend un produit. La promotion n’est qu’un levier, pas une stratégie. »
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### Analyse des parts de marché régionales : Voici le nouveau visage de la grande distribution en France
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/10/analyse-des-parts-de-marche-regionales-voici-le-nouveau-visage-de-la-grande-distribution-en-france/
Last updated: 2025-06-10T10:01:02.000Z
La dernière étude de Kantar, portant sur une période de 44 semaines s'étalant de juin 2024 à avril 2025, offre une analyse fine des dynamiques concurrentielles qui animent le secteur de la grande distribution à l'échelle régionale.
En se basant sur les ventes de produits de grande consommation et du frais libre-service, ce baromètre décrypte les positions des différents acteurs sur huit grandes zones de consommation, révélant des paysages aussi variés que disputés.
## **Principaux enseignements stratégiques de l'étude**
L'analyse met en exergue plusieurs tendances structurelles du marché français.
Un duopole **E. Leclerc / Carrefour** se dessine nettement, ces deux géants occupant la première place dans sept des huit régions analysées. Cette hégémonie confirme leur puissance de frappe nationale.
L'étude valide également la persistance des **bastions historiques**. L'exemple le plus marquant reste la région Ouest, où le tandem E. Leclerc / [Coopérative U](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/cooperative-u/) capte à lui seul près de 58 % du marché, illustrant la force d'un ancrage local profond et durable.
Toutefois, le paysage n'est pas figé. Les récentes **opérations de croissance externe** redistribuent déjà les cartes. Dans le Centre-Est, le Groupement Les Mousquetaires, fort de l'intégration de points de vente [Casino](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/04/30/voici-la-liste-des-25-magasins-casino-qui-nont-toujours-de-repreneur/), progresse de 3,4 points et s'empare de la première place, dépassant ainsi Carrefour. Ce mouvement préfigure d'autres évolutions à venir.
Enfin, bien qu'une seule enseigne de hard discount apparaisse dans ces classements, la présence de **Lidl dans le Top 5 de cinq régions** témoigne d'un maillage national efficace et d'une pénétration de marché solide et homogène.
## **Cartographie du Top 5 par région**
Le trio formé par Carrefour, E. Leclerc et Intermarché s'impose comme une constante, figurant dans le classement de chaque région. Voici le détail des parts de marché (toutes enseignes confondues) par zone de consommation :
**Île-de-France**
1. Carrefour (29,2 %)
2. E. Leclerc (15,9 %)
3. Auchan (14,3 %)
4. Franprix/Monoprix (12,5 %)
5. Groupement Mousquetaires (10 %)
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### Qu'est-ce qu'une société à mission dans la grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/10/quest-ce-quune-societe-a-mission-dans-la-grande-distribution/
Last updated: 2025-06-10T07:49:45.000Z
Dans le sillage de l’engagement de [Stéphane Benhamou](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/02/pourquoi-adopter-le-statut-de-societe-a-mission-retour-dexperience-dun-dirigeant-u/) que nous avons reçu sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), ses équipes ont été les premières dans la grande distribution à transformer leur structure en société à mission.
Aux manettes de cette mutation : Annelise Arouch, ingénieure agroalimentaire et responsable qualité et [RSE](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/rse/) des magasins U du groupe PacaParticipations, elle raconte comment cette transition, bien plus humaine qu’administrative, a été pensée, portée, et surtout vécue sur le terrain.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Société à mission en grande distribution : une conviction personnelle et un projet collectif
C’est en 2019, avec la loi PACTE, que la notion de **société à mission** entre dans le droit français. Mais pour Annelise, ce n’est pas qu’une définition juridique. C’est une réponse à un vécu : « Quand j’étais plus jeune, dans les réunions où je représentais la grande distribution, je m’en suis pris plein la tête. On nous accusait de tuer les petits fournisseurs, de détruire l’environnement. Mais ce n’était pas ce que je vivais sur le terrain », raconte dans un premier temps notre invitée.
Pour elle, inscrire cette démarche dans les **statuts** permet de « prouver que ce qu’on fait n’est pas du pipo, c’est contrôlé, et c’est vrai ». C’est aussi une façon de « valoriser le travail de nos équipes, et de leur donner du sens au quotidien ».
Tout commence par une discussion avec son dirigeant :
> « Un matin, monsieur Benhamou m’a dit : **on n’est pas simplement des commerçants, on a un rôle social, environnemental. Il faut que ce soit reconnu au plus haut niveau** ».
Elle accepte de porter le projet, à condition qu’il ne soit pas conçu « dans la tête d’un seul », mais qu’il sorte « des tripes des collaborateurs ».
Avec l’appui d’un cabinet spécialisé, Annelise initie une série de groupes de travail dans tous les magasins. Le but : identifier les **valeurs communes**, écrire une **raison d’être**, formuler **des engagements**. « On a mis du temps à comprendre que la société à mission, ce n’est pas faire de la RSE améliorée. C’est une réflexion sur la manière dont notre activité commerciale impacte la société et l’environnement », poursuit-elle.
## L'enjeu clé : mobiliser, transmettre, transformer
L’un des grands enjeux, pour Annelise, est d’embarquer tout le monde. « C’est un projet profondément humain, pas juste administratif. Ce qui prend du temps, ce n’est pas la paperasse, c’est de faire adhérer ». Et le scepticisme ne vient pas forcément d’où on l’attend : « Les collaborateurs nous ont suivis assez naturellement. Les plus sceptiques, parfois, ce sont certains managers. Parce que pour eux, faire de la distribution, c’est faire du commerce », souligne au micro du podcast.
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### La proximité, moteur de croissance pour la grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/10/la-proximite-moteur-de-croissance-pour-la-grande-distribution/
Last updated: 2025-06-10T06:11:43.000Z
Doucement mais sûrement. Qu'on se le dise, l'hyper n'est plus roi. Autrefois rois incontestés de la consommation, ces [temples de la consommation](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/04/04/deplacer-hypermarche-en-centre-ville-avec-le-drive-pieton-avec-thomas-pocher/) ne séduisent plus autant qu'avant. Une mutation est en place. La raison est simple : l'évolution des modes de vie, la digitalisation, obligent les enseignes à investir massivement le terrain de la proximité, traditionnellement dévolu aux petits commerçants.
Mais alors, comment et pourquoi ces enseignes se réinventent-elles en champions du quartier ? Analyse d'une transformation stratégique qui redessine le paysage commercial français.
## **La lente décroissance des hypermarchés et l'ascension de la proximité**
Le modèle de l'hypermarché, dominant depuis les années 1960, montre des signes d'essoufflement. Perte de chiffre d'affaires, concurrence accrue du e-commerce et des commerces spécialisés, changement des habitudes de consommation... les raisons de cette crise sont multiples. Une étude récente de **Circana** confirme d'ailleurs la **croissance continue du circuit de la proximité depuis 10 ans**. Ce phénomène est d'autant plus marqué que, selon l’INSEE, **près de 80% des Français vivent en ville**, un terreau fertile pour ce format qui y est naturellement plus développé qu'en zone rurale.
Les consommateurs, en quête de praticité et de gain de temps, délaissent progressivement les grandes courses hebdomadaires au profit d'achats plus fréquents et ciblés. Cette tendance se traduit par des chiffres forts : depuis 2019, les **supérettes urbaines et commerces alimentaires de quartier** ont vu leurs ventes bondir de 48%. En parallèle, la part de marché des hypermarchés ne cesse de reculer. Aujourd'hui, le **commerce de proximité représente 11% du chiffre d'affaires global de la grande distribution**, dépassant même les 8% réalisés par le e-commerce. D'ailleurs, selon les données de Circana (P3/2025), **97% des Français fréquentent un magasin de proximité au moins une fois par an**, qu'il s'agisse d'une Proxi GSA (Grande Surface Alimentaire), d'une épicerie de quartier ou d'un commerce de bouche. Au sein des Proxi GSA, les leaders incontestés restent les groupes **Carrefour et Casino**.
💡
Avec ****+2,3% de progression en volume**, la proximité est le 2ème circuit le plus dynamique, loin devant les hypermarchés (-2,4%) et supermarchés (-1%). Seul le Drive fait mieux (+5,5%)."
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### Métier Category Manager (Catman) : Missions, Salaire et Évolutions d'un Poste Stratégique
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/06/metier-category-manager-catman-missions-salaire-et-evolutions-dun-poste-strategique/
Last updated: 2026-05-05T14:10:00.000Z
Au cœur des stratégies de la grande distribution et du retail, le **métier de category manager**, souvent surnommé **catman**, s'est imposé comme un pilier incontournable. Véritable chef d'orchestre d'une catégorie de produits, il est le garant de sa croissance et de sa rentabilité. Cet article vous propose une fiche métier complète pour comprendre les missions, les compétences, la formation et les passionnantes évolutions de ce poste clé.
## Qu’est-ce qu’un Category Manager (Catman) ?
Le **category manager** est le responsable stratégique d'une catégorie de produits (par exemple, les produits laitiers, les boissons sans alcool, ou l'hygiène-beauté). Né dans les années 90, le terme "catman" vient de la contraction de "Category Management", une approche qui consiste à gérer une gamme de produits non pas individuellement, mais comme une unité commerciale stratégique (une Business Unit).
Son rôle est central : il fait le pont entre le marketing, les achats, les études de marché et la force de vente. Son objectif principal est simple mais ambitieux : **optimiser le chiffre d’affaires et la rentabilité de sa catégorie** en répondant au mieux aux attentes des consommateurs.
## Les missions clés du Category Manager
Les **missions du category manager** sont variées et exigent une grande polyvalence. Elles s'articulent autour de plusieurs axes stratégiques :
- **Analyse des besoins et des marchés :** Il décrypte les comportements d'achat des consommateurs, analyse les données des panels (Nielsen, IRI), étudie les tendances du marché et mène une veille concurrentielle active.
- **Définition de l’offre produits :** Il construit l’assortiment idéal pour sa catégorie, sélectionne les produits, définit leur positionnement prix et décide des références à mettre en avant ou à retirer.
- **Stratégie marketing et commerciale :** Il élabore le plan promotionnel (offres spéciales, têtes de gondole, prospectus), conçoit les argumentaires de vente et définit la stratégie merchandising.
- **Merchandising et organisation des rayons :** Il collabore avec les équipes en magasin pour optimiser l'implantation des produits en rayon, améliorer la visibilité et fluidifier le parcours client.
- **Suivi de la performance :** Il analyse en permanence les indicateurs clés de performance (KPIs) comme le chiffre d'affaires, la part de marché, la marge et la rentabilité. Il produit des reportings pour sa direction.
- **Coordination et négociation :** Il est l'interlocuteur privilégié des fournisseurs et travaille en étroite collaboration avec les équipes internes (achats, marketing, logistique, ventes).
## Quelles compétences et qualités pour devenir Category Manager ?
Pour exceller dans ce métier, un savant mélange de compétences techniques (hard skills) et de qualités personnelles (soft skills) est nécessaire.
**Compétences techniques (Hard Skills) :**
- **Excellente capacité d'analyse :** Savoir interpréter des données chiffrées complexes.
- **Maîtrise des outils :** Connaissance des panels distributeurs et consommateurs, maîtrise d'Excel et des outils de Business Intelligence (BI).
- **Gestion de projet :** Capacité à piloter plusieurs projets simultanément, de la conception à la réalisation.
- **Connaissances en marketing et négociation commerciale.**
**Qualités personnelles (Soft Skills) :**
- **Sens du relationnel et communication :** Pour interagir avec de multiples interlocuteurs.
- **Créativité et force de proposition :** Pour imaginer des offres et des promotions innovantes.
- **Rigueur et organisation :** Pour gérer des budgets et des plannings serrés.
- **Capacité d'adaptation et d’anticipation :** Pour réagir vite aux évolutions du marché.
## Formation et parcours pour accéder au métier
Il n'existe pas une unique **formation de category manager**. Le parcours le plus courant est un **diplôme de niveau Bac +5** obtenu en école de commerce ou en master universitaire, avec une spécialisation en marketing, vente, distribution ou gestion.
Une première expérience professionnelle est souvent indispensable. Les postes de **chef de secteur**, **chef de produit marketing** ou **chef de rayon** constituent d'excellents tremplins pour accéder à cette fonction, car ils permettent d'acquérir une connaissance fine du terrain et des produits.
## Carrière et évolutions : que faire après ?
Le poste de category manager est très formateur et ouvre de nombreuses portes. Les perspectives d'**évolution de carrière** sont multiples :
- **Évolution verticale :** Chef de groupe, Directeur de marché, Directeur commercial ou Directeur marketing.
- **Évolution horizontale :** Mobilité vers les achats (Acheteur), le trade marketing ou le marketing produit chez un industriel.
- **Autres opportunités :** Le consulting en stratégie retail ou la création d'entreprise sont également des voies possibles.
Cette expérience est particulièrement valorisée dans tout le secteur des biens de consommation (FMCG) et du **retail**.
## Le Category Manager à l’ère du digital et de la data
Le **métier de category manager** est en pleine mutation, porté par trois grandes tendances.
1. **L’impact du digital et de l’omnicanalité :** Le client navigue entre les magasins physiques et les sites e-commerce. Le catman doit désormais penser l'offre de manière globale, en assurant la cohérence entre le online et le offline, en gérant les stocks en temps réel pour le click-and-collect et en adaptant ses promotions aux différents canaux.
2. **L’explosion de la data retail :** Grâce aux cartes de fidélité, aux données de navigation web et à l'IA, le catman dispose d'une quantité de données sans précédent. Son rôle évolue vers celui d'un "data analyst" capable d'utiliser ces informations pour personnaliser l'offre, anticiper les tendances et prédire les comportements d'achat avec une précision accrue.
3. **L’adaptation aux nouveaux modes de consommation :** Livraison ultra-rapide, circuits courts, sensibilité aux produits écoresponsables... Le catman doit intégrer ces nouvelles attentes pour construire un assortiment pertinent et une expérience client fluide et engagée.
## **Le Category Manager face aux enjeux de durabilité et de RSE**
La transition écologique s'invite désormais au cœur des décisions du category manager. Sous la pression conjuguée des consommateurs, des distributeurs et des réglementations (loi AGEC, affichage environnemental), le catman doit intégrer des critères environnementaux et sociaux dans la construction de son assortiment. Cela se traduit concrètement par la montée en puissance des produits à impact réduit, l'arbitrage entre volumes et empreinte carbone, ou encore la gestion des emballages réutilisables et du vrac.
Au-delà de la conformité réglementaire, cette dimension RSE devient un véritable levier de différenciation pour les enseignes. Le catman qui sait construire une catégorie à la fois performante économiquement et cohérente avec les engagements durables de son enseigne dispose d'un avantage concurrentiel réel. C'est une compétence de plus en plus recherchée par les recruteurs du secteur.
Loin d'être un simple gestionnaire de rayon, le **category manager** est aujourd'hui un stratège au cœur des transformations du commerce. Agile, analytique et visionnaire, il doit constamment s'adapter pour répondre aux défis de l'**omnicanalité** et de la **data**. Avec des missions passionnantes et des perspectives d'avenir solides, le **métier de catman** a de beaux jours devant lui et reste une voie royale pour quiconque souhaite faire carrière dans le **retail**.
Pour ceux qui souhaitent s'informer sur les opportunités disponibles dans ce domaine, retrouvez ici toutes les offres d'emploi de category manager sur toute la France :
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## FAQ – Fiche métier Category Manager
### **Comment devenir category manager ?**
Pour devenir category manager, un diplôme Bac+5 en commerce ou marketing est recommandé. Une première expérience de 2 à 5 ans sur des postes comme chef de produit, chef de secteur ou acheteur est souvent requise pour acquérir la maturité nécessaire.
### **Quel est le salaire d’un category manager ?**
Le salaire varie selon l'expérience, la taille de l'entreprise et le secteur. Un category manager junior peut débuter entre 35 000 € et 45 000 € bruts par an. Un profil expérimenté ou senior peut prétendre à une rémunération allant de 50 000 € à plus de 70 000 €.
### **Q3 : Quelle est la différence entre un chef de produit et un category manager ?**
Le chef de produit travaille généralement chez le fournisseur (l'industriel) et se concentre sur le développement et la promotion d'un produit ou d'une marque spécifique. Le category manager travaille chez le distributeur (l'enseigne) et gère l'ensemble d'une catégorie de produits, y compris ceux de marques concurrentes, avec un objectif de rentabilité pour le point de vente.
### **Q4 : Pourquoi le rôle de catman est-il si stratégique aujourd'hui ?**
Le catman est stratégique car il est au carrefour de la data, du marketing et du commercial. Dans un contexte de concurrence intense et de changement des habitudes de consommation, c'est lui qui détient les clés pour optimiser l'offre, fidéliser le client et garantir la performance économique de l'enseigne sur des segments entiers du marché.
### Où acheter le Ciao Kombucha de Squeezie ? Goûts, prix, bienfaits et infos pratiques
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/04/ou-acheter-le-ciao-kombucha-de-squeezie-gouts-prix-bienfaits-et-infos-pratiques/
Last updated: 2025-07-18T07:53:24.000Z
Créée par le youtubeur star **Squeezie**, la marque **Ciao Kombucha** s’impose comme la nouvelle référence de boisson fermentée en France. Naturelle, artisanale et sans additifs, cette boisson à base de thé sucré séduit autant les amateurs de santé naturelle que les fans de la première heure de Lucas Hauchard. Voici tout ce qu’il faut savoir sur cette nouveauté rafraîchissante : ses bienfaits, ses saveurs, son prix et surtout, **où l’acheter**.
## Le kombucha, une boisson aux multiples bienfaits
Longtemps réservée aux magasins bio ou à un public averti, le **kombucha** connaît un essor fulgurant. Pourquoi ? Parce qu’il coche toutes les cases :
- **Probiotique naturel**, il contribue à la santé intestinale en renforçant la flore.
- **Riche en antioxydants**, il aide à lutter contre le stress oxydatif.
- Source de **vitamines B et d’enzymes**, il soutient le système nerveux et facilite la détoxification du corps.
- Le tout avec une faible teneur en sucre, **sans bulles artificielles ni additifs**.
C’est donc une alternative idéale aux sodas classiques, tout en apportant une touche pétillante et fruitée.
## Pourquoi Squeezie a lancé Ciao Kombucha ?
Lors d’un voyage en Asie, Squeezie a découvert cette boisson ancestrale. Convaincu de ses bienfaits, il a décidé de la faire découvrir à son public en France, avec une vision moderne : **rendre le kombucha accessible, fun et savoureux**. En s’associant avec des experts du secteur, il a lancé **Ciao Kombucha**, une marque éthique et artisanale, en accord avec ses valeurs.
## Quelles sont les saveurs disponibles ?
Ciao Kombucha propose déjà **six saveurs originales**, chacune élaborée à partir d’infusions naturelles et d’arômes biologiques :
- 🍋 **Citron** – acidulé et rafraîchissant
- 🐉 **Dragon** – un goût exotique unique
- 🍑 **Pêche** – doux et fruité
- 🍓 **Fruits rouges** – intense et gourmand
- 🌺 **Gingembre hibiscus** – floral et épicé
- 🌿 **Menthe** – parfait pour l’été
Les bouteilles de **33 cl** sont 100 % **recyclables** et affichent un prix variant entre **2,80 € et 3,50 €** selon les enseignes.
## Où acheter Ciao Kombucha ?
Bonne nouvelle : Ciao Kombucha est déjà **disponible en ligne et en magasin**.
### 🛒 En supermarché
Vous pouvez retrouver les différentes saveurs dans les enseignes suivantes :
- **Carrefour**
- **Monoprix**
- **Auchan**
- **Leclerc**
- **Franprix**
- Et dans certaines **épiceries bio** partenaires
### 🌐 En ligne
Commandez directement via le **site officiel de Ciao Kombucha**, avec parfois des éditions limitées ou des coffrets découverte.
## Comment consommer le kombucha ?
Le kombucha se boit **frais**, en guise d’apéritif ou à tout moment de la journée. Il est conseillé de ne pas dépasser **1 à 2 bouteilles par jour**, pour profiter pleinement de ses effets sans surcharger l’organisme.
Petit bonus : vous pouvez l’utiliser **en cuisine** ! Dans une vinaigrette, un mocktail ou même pour mariner un poisson : sa saveur acidulée apporte une touche originale à vos plats.
## Que pensent les consommateurs ?
Les retours sont très positifs : les fans saluent le goût peu sucré, l’originalité des saveurs et la qualité des ingrédients. Plusieurs vidéos sur TikTok et YouTube montrent déjà des dégustations enthousiastes, et les premières ventes en magasins sont prometteuses.
**À retenir** :
Ciao Kombucha s’inscrit dans une tendance forte de la consommation : plus de naturel, plus de transparence, plus de plaisir. Et avec le soutien d’un créateur aussi influent que Squeezie, il y a fort à parier que cette boisson devienne un incontournable de l’été 2025.
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### Structurer la croissance par le shopper : l’approche de Luc Demeulenaere dans le bricolage
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/04/structurer-la-croissance-par-le-shopper-lapproche-de-luc-demeulenaere-dans-le-bricolage-2/
Last updated: 2025-06-04T06:20:38.000Z
Ancien de Procter & Gamble, pionnier du [category management](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/05/comment-le-category-management-cherche-a-se-reinventer-2/) aux États-Unis, **Luc Demeulenaere** accompagne aujourd’hui des industriels et des distributeurs en Europe avec une ambition claire : **redonner au category management son rôle stratégique**, à l’heure de l’omnicanalité, de l’hyper-complexité et de la donnée temps réel. Lors du [Catman French Forum](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/27/les-replays-du-catman-french-forum-2025-sont-disponibles-2/), il partage un cas pratique dans le secteur du bricolage (DIY) en France, en s’appuyant sur une solution technologique développée autour de l’[intelligence artificielle](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/25/voici-8-prejuges-sur-lusage-de-lintelligence-artificielle-en-magasin-2/).
> « Faire du category management aujourd’hui, c’est gérer une complexité énorme. Il faut une stratégie claire, centrée sur le shopper. »
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Cet article est issu des conférences du CATMAN French Forum. Pendant deux jours, les plus grands experts du Category Management — venus de France, des États-Unis, d’Amérique latine, de Belgique, du Maroc et d’Asie — ont partagé leurs visions sur l’avenir de notre métier, à l’ère de l’intelligence artificielle. [Replay et présentation des 11 conférences à retrouver ici.](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/27/les-replays-du-catman-french-forum-2025-sont-disponibles-2/)
## « Dans le bricolage, la fidélité ne se joue pas sur la récurrence, mais sur la qualité de l’expérience projet » : un marché complexe, des shoppers fragmentés
Luc commence par poser le contexte : guerre des prix, inflation, crise économique, tensions de valeur générationnelles, essor du e-commerce, hybridation des parcours… « C’est un monde complexe. Pour faire du category management aujourd’hui, il faut une stratégie forte, structurée autour du shopper. »
Dans le bricolage, les projets sont moins récurrents qu’en grande conso. Il ne s’agit pas seulement d’acheter des produits, mais **de mener à bien un projet**, souvent sur plusieurs visites, avec une forte dimension saisonnière et émotionnelle. La fidélité se joue donc sur d’autres leviers : inspiration, accompagnement, praticité, lisibilité.
> « Notre modèle part des segments shopper, et tout s’aligne ensuite : catégorie, marque, plan média, activation. »
## Une segmentation shopper à deux niveaux
Pour structurer sa démarche, Luc propose une double segmentation :
1. **Par espace de demande global** (ex : jardinage, énergie, salle de bain…)
2. **Par sous-catégorie projet** (ex : outils motorisés pour le jardin, luminaires solaires…)
C’est cette double lecture qui permet d’identifier **les segments prioritaires**, ceux qui concentrent le plus de potentiel de chiffre d’affaires, en fonction du comportement et du pouvoir d’achat. À partir de là, une stratégie spécifique peut être développée pour chaque segment : rôle de la catégorie, rôle de la marque, éléments déclencheurs, attentes d’expérience…
> « Si vous savez pour qui vous jouez, sur quel projet et dans quel moment, vous pouvez construire une croissance durable. »
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### Chef de rayon : un métier qui attire encore ? Analyse et perspectives
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/02/chef-de-rayon-un-metier-qui-attire-encore-analyse-et-perspectives/
Last updated: 2025-06-02T06:40:11.000Z
La grande distribution change. Marquée par l’évolution des usages, des attentes clients et des outils numériques, le vaste du monde commerce doit prendre le pouls de celles et ceux qui font vivre les magasins au quotidien.
C’est l’ambition de cette enquête, menée auprès de 606 professionnels de la grande distribution, principalement dans les supermarchés et hypermarchés à dominante alimentaire. Employés, managers, [chefs de rayon](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/23/tiktok-instagram-le-nouveau-chef-de-rayon/) ou directeurs de magasin ont partagé leur regard sur leur métier, ses attraits, ses contraintes et son avenir.
À travers leurs réponses, une photographie précise se dessine : celle d’un [métier](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/metier/) toujours attractif mais en quête de reconnaissance et d’évolution, au cœur de mutations technologiques majeures. Ce décryptage vise à mieux comprendre les ressorts de cette transformation et les attentes exprimées par le terrain.
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Cet article est issu de notre magazine dédié aux évolutions du métier de chef de rayon. [À découvrir ici.](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/magazine/)

#### Magazine 100% Digital
Au programme de cette édition : 40 pages pour comprendre où va le commerce et comment le métier de chef de rayon évolue. Un regard de la grande distribution, vue du terrain, avec des chiffres clés, des témoignages bruts : dans ce magazine, on raconte le quotidien d’aujourd’hui et on explore les enjeux de demain.
[\-30% AVEC LE CODE JBGD2025](https://jebosseengrandedistribution.lemonsqueezy.com/buy/81f4cdf8-91ea-4d6c-bd99-44027ec2c61e)
## Un métier attractif, mais un appel au changement
Pour principaux concernés, le métier a de quoi attirer. Avec une majorité de réponse au-dessus de 3, au-dessus de la moyenne, l’attractivité du métier est perçue comme mitigée, mais plutôt favorable.
Que peut-on comprendre de cette note ?
Premier élément, cela traduit une certaine reconnaissance du métier, qui conserve de nombreux atouts, tout en laissant entrevoir un potentiel d’évolution. Le métier est loin d’être repoussant.
Deuxième élément, à travers cette note, on peut aussi y voir un appel au changement, notamment sur les conditions de travail, les perspectives d’évolution ou la reconnaissance du rôle (ndlr : les chiffres suivants témoigneront de cet appel au changement).
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### Pourquoi adopter le statut de société à mission, retour d’expérience d’un dirigeant U
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/06/02/pourquoi-adopter-le-statut-de-societe-a-mission-retour-dexperience-dun-dirigeant-u/
Last updated: 2025-06-03T05:41:18.000Z
À la tête d’un réseau de magasins U dans le Var depuis plus de 30 ans, **Stéphane Benhamou** revendique une vision singulière de l’entrepreneuriat. Ancré dans son territoire, porté par une énergie infatigable, il a récemment fait passer l’ensemble de ses magasins au **statut de société à mission**. Un choix rare dans la grande distribution, mûrement réfléchi et pleinement assumé : « Nous sommes bien les premiers à avoir transformé notre entreprise en société à mission ».
Au micro du [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), il nous parle de sa passion d'entreprendre et du projet de Société à Mission qu'il a mis sur les rails avec ses équipes.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Un entrepreneur en avance sur son temps, animé par le lien humain
Chez **Stéphane Benhamou**, l’entrepreneuriat n’est pas un mot galvaudé. Il est « un combat permanent » et une mission de long terme. Il se définit avant tout comme « un entrepreneur nourri par des convictions profondes », qui a toujours fonctionné « cinq à dix ans en avance sur les autres ». Pour lui, entreprendre, c’est construire, transmettre, porter un projet qui dépasse les chiffres, sans pour autant les nier : « L’objectif d’une entreprise, c’est de faire du chiffre et du profit. Celui qui dit le contraire raconte des carabistouilles ».
Mais il précise aussitôt : « Ce qui compte, c’est la façon dont tu le fais. C’est l’impact que tu peux avoir sur ton environnement ». Cette conviction l’a poussé à inscrire dans les statuts de son entreprise une **raison d’être**, des **valeurs** et des **objectifs statutaires** coconstruits avec ses collaborateurs. « Pendant deux ans, on a travaillé avec plus de 500 collaborateurs sur le verbatim des valeurs, les objectifs statutaires, la reformulation de notre raison d’être ».
Résultat : depuis septembre 2023, ses magasins fonctionnent officiellement comme **sociétés à mission**, et le changement est palpable : « Le regard des collaborateurs n’est plus le même. L’engagement des collaborateurs n’est plus le même. Ils se sont approprié le projet ».
## Une gouvernance exemplaire, au service du territoire et de l’inclusion
Le **statut de société à mission** ne se limite pas à une déclaration. Il impose **des engagements mesurables, contrôlés et opérationnels** : « Les objectifs statutaires sont désormais transformés en objectifs opérationnels, inscrits dans les feuilles de route des managers, incentivés et suivis par un organisme tiers indépendant ». Un **comité de mission**, composé de cinq personnes extérieures, audite l’entreprise chaque trimestre : « Ils abordent tous les sujets. C’est passionnant. Ça change le paradigme de l’entreprise ».
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### Structurer l’offre pour mieux grandir : comment La Belle Vie déploie le Category Management à grande échelle
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/29/structurer-loffre-pour-mieux-grandir-comment-la-belle-vie-deploie-le-category-management-a-grande-echelle-2/
Last updated: 2025-05-29T06:01:46.000Z
Alors que de nombreuses enseignes françaises tâtonnent encore sur le rôle stratégique du planogramme, **Mehdi Mouhsine** montre que le [category management](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/05/comment-le-category-management-cherche-a-se-reinventer-2/) peut être un **levier opérationnel puissant**, même — et surtout — dans un contexte de forte croissance. Son témoignage au [Catman French Forum](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/27/les-replays-du-catman-french-forum-2025-sont-disponibles-2/) raconte comment La Belle Vie, franchisé Carrefour au Maroc, a structuré son offre pour accompagner un développement rapide, multi-formats et multi-cibles.
> « On ne voulait pas une Ferrari qu’on ne saurait pas conduire. On cherchait un outil simple, efficace, qui répondait à nos besoins. Chaque mois, 200 références sortent, 200 entrent. Il faut des outils qui suivent ce rythme. »
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Cet article est issu des conférences du CATMAN French Forum. Pendant deux jours, les plus grands experts du Category Management — venus de France, des États-Unis, d’Amérique latine, de Belgique, du Maroc et d’Asie — ont partagé leurs visions sur l’avenir de notre métier, à l’ère de l’intelligence artificielle. [Replay et présentation des 11 conférences à retrouver ici.](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/27/les-replays-du-catman-french-forum-2025-sont-disponibles-2/)
## Un parcours du terrain vers la structuration
Mehdi Mouhsine a construit son expertise sur le carrelage des magasins. Passé par [Auchan](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/auchan/), Bricodépôt, [Lidl](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/lidl/) puis par des fonctions de [directeur d’hypermarché](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/03/23/combien-gagne-un-directeur-de-magasin-en-grande-distribution-en-2024/) au Maroc, il arrive au merchandising sans avoir une formation théorique sur le sujet : « Je ne viens pas du category management, je viens de l’opérationnel. J’ai appris sur le terrain, en observant, en testant, en m’adaptant au marché marocain. »
Cette trajectoire donne une couleur très pragmatique à sa vision du Catman : un **outil au service de l’efficacité, de la clarté et de la rentabilité**, pas une simple case à cocher.
> « Le planogramme, c’est ce qui nous permet de parler un langage commun entre les achats, l’exploitation et le merchandising. »
## Le défi : piloter l’offre dans un contexte de croissance rapide
Avec plus de 120 magasins déjà équipés de planogrammes, une croissance projetée à 900 points de vente d’ici 2028 et une grande diversité de formats (hypermarchés, super, express, cash & carry, discount), Mehdi résume ainsi l’enjeu : « On doit adapter notre implantation à chaque cible. Et pour ça, le **planogramme** est indispensable. »
L’un des apports majeurs de cette démarche est de **rendre l’implantation lisible et exécutable**, même pour des équipes peu formées à la grande distribution. « On a fait le test avec des personnes sans expérience. En suivant le planogramme, elles ont réussi à remonter une gondole sans erreur. »
> « Même des personnes sans expérience en grande distribution arrivent à implanter correctement en suivant le planogramme. »
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### Former des bouchers pour la grande distribution : l’atout de F2o Formation face à la pénurie
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/28/former-des-bouchers-pour-la-grande-distribution-latout-de-f2o-formation-face-a-la-penurie/
Last updated: 2025-05-28T06:18:12.000Z
Rayon à fort potentiel mais en perte de vitesse, la [boucherie](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/03/18/rayon-boucherie-comment-reenchanter-le-rayon-en-2024/) traditionnelle peine à recruter en grande distribution. Pour répondre à cette tension structurelle, F2o Formation déploie une réponse sur mesure : des écoles de bouchers intégrées aux magasins, des profils motivés, et un taux d’insertion de 80%. Un modèle qui séduit déjà E. Leclerc, Intermarché et désormais Carrefour Alma.
[](https://f2o-ecoledesbouchers.my.canva.site/)
[EN SAVOIR PLUS](https://f2o-ecoledesbouchers.my.canva.site/)
## **Un métier en tension, un savoir-faire en déclin**
Derrière les vitrines réfrigérées, la réalité du métier de boucher en GMS se complexifie. Chaque année, environ **4000 postes** sont à pourvoir, selon la Confédération française de la boucherie (CFBCT). Faute de candidats, de nombreux magasins ont basculé en libre-service, renonçant à un rayon pourtant stratégique. « Le boucher, comme le poissonnier ou le primeur, participe à l’animation du magasin. C’est un point d’entrée, un lieu d’échange, de conseil, qui génère du trafic et de l’attachement client », rappelle F2o Formation. Mais sur le terrain, les [chefs de rayon](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/23/tiktok-instagram-le-nouveau-chef-de-rayon/) se heurtent à une équation difficile : peu de jeunes formés, un [turnover](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/04/26/impact-turnover-organisation-equipes-grande-distribution/) important, des difficultés à fidéliser les salariés. Résultat : des vocations qui peinent à émerger, et des directeurs de magasin souvent désabusés.
## **F2o : une école mobile et qualifiante, pensée pour la GMS**
C’est pour répondre à ce besoin structurel que F2o a conçu **une école de bouchers intégrée aux enjeux de la grande distribution**. Filiale du Groupe BS, historiquement centrée sur la boucherie industrielle, l’entreprise forme aujourd’hui des bouchers pour les magasins E. Leclerc, Intermarché ou Carrefour Alma. Son modèle ? Des formations qualifiantes, sur site, de trois mois, suivies d’une période en magasin sous tutorat.
« On forme entre quatre et dix personnes par session, directement sur les sites partenaires du client, avec beaucoup de pratique : les stagiaires travaillent la viande en conditions réelles, sur les matières premières du magasin », précise la direction. Une période de 9 mois de perfectionnement en magasin sous tutorat, supervisée par des anciens bouchers passionnés devenus formateurs. « Ce n’est pas du CFA. Ce sont souvent des adultes en reconversion, de 25 à 50 ans, très motivés par le travail manuel. » Le programme repose sur l’obtention d’un CQP (certificat de qualification professionnelle), reconnu par l’État et par la branche. La formation s’étend ensuite en alternance sur plusieurs mois en point de vente, jusqu’à la prise de poste en CDI.
## **E.Leclerc, Intermarché, Carrefour… les enseignes qui s’engagent**
Depuis 2021, F2o a ouvert six écoles de bouchers pour l’enseigne E. Leclerc. Intermarché lui a emboîté le pas en 2023, et Carrefour Alma vient de rejoindre le dispositif. Les formations se déroulent sur les sites des magasins, en partenariat avec les RH. « Nous ne formons pas seulement, nous recrutons. Nous allons chercher les bons profils, partout en France, avec un vrai travail de matching : environnement de travail, perspectives d’évolution, positionnement géographique… on construit un dossier personnalisé pour chaque binôme magasin-candidat. »
La flexibilité est au cœur du modèle. Si les locaux ne permettent pas d’accueillir une session, F2o peut déployer ses formateurs ailleurs. « C’est du sur-mesure. On s’adapte. »
## **Un vivier de candidats… qui attend les magasins**
Contrairement aux idées reçues, la pénurie ne vient pas uniquement des candidats. F2o le constate : « On a plus de demandes que de places. Des profils motivés, prêts à changer de région pour exercer ce métier. Ce qu’il nous manque, ce sont des magasins prêts à investir. »
L’investissement, justement, est souvent surestimé. Car F2o propose une ingénierie financière : « Une formation peut coûter très cher, mais avec les aides, subventions, dispositifs type contrat de professionnalisation ou Pro-A, le reste à charge peut largement descendre. Encore faut-il le savoir. » **L'OPcommerce prend en effet à sa charge 86 % de la formation.** Un travail de pédagogie est mené auprès des enseignes, parfois méfiantes, souvent submergées de sollicitations commerciales.
## **Des résultats tangibles sur le terrain**
Du côté des chiffres, le bilan est net : 100% des périodes d’essai validées, un taux d’embauche de 80 %, et des retours enthousiastes des chefs de rayon. « Nos bouchers arrivent en magasin avec un niveau équivalent, voire supérieur, à celui d’un CAP classique », affirme F2o. Un gain immédiat pour les équipes, qui profitent de profils opérationnels, formés aux attentes spécifiques de la GMS. Pour les candidats, c’est une opportunité de reconversion valorisante, rémunérée dès la formation, et assortie d’un diplôme reconnu.
## **Un modèle reproductible à d’autres métiers ?**
Forte de cette expertise, F2o commence à étendre son modèle à d’autres secteurs. L’entreprise a récemment été sollicitée pour former des salariés à l’élevage, un autre métier en tension. « Dans dix ans, la moitié des élevages en France auront disparu si on ne fait rien. C’est une chaîne : pas d’éleveurs, pas de viande, pas de bouchers. Nous avons commencé à travailler avec des écoles agricoles pour structurer une offre équivalente. »
### Le chorizo espagnol confirme sa percée sur le marché français
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/26/le-chorizo-espagnol-confirme-sa-percee-sur-le-marche-francais/
Last updated: 2025-05-26T09:51:13.000Z
Produit emblématique de la gastronomie ibérique, le chorizo espagnol s’impose progressivement comme une référence dans les rayons français.
À la croisée des tendances de consommation, entre retour aux produits d’origine et appétence pour les saveurs épicées, il bénéficie d’une dynamique de fond que confirment les derniers chiffres d’exportation : en 2024, la France a importé **27,77 millions de kilos de charcuterie sèche espagnole**, un record en hausse de 5,8 % par rapport à l’année précédente. Avec **217 millions d’euros** d’importations sur ce segment (+8,3 %), l’Hexagone reste **le premier marché de destination pour les producteurs espagnols**.
Mais tous les chorizos ne se valent pas, et le [**Consorcio del Chorizo Español**](https://chorizoespanol.es/fr/home-francais/), structure qui fédère une vingtaine d’industriels espagnols depuis 2015, continue d'œuvrer pour défendre un **chorizo d’origine, maîtrisé de bout en bout, 100 % fabriqué en Espagne**. En parallèle du marché de masse, il affirme sa place sur un créneau premium, traçable, normé, qui séduit de plus en plus de distributeurs et de consommateurs.

## **Un produit labellisé, synonyme de traçabilité**
Né de la volonté de différencier les chorizos industriels des produits réellement ancrés dans la tradition espagnole, le **label “Chorizo Español”** repose sur un cahier des charges exigeant : **viande de porc exclusivement espagnole**, paprika (pimentón) et ail d’origine locale, et un processus de fabrication mené **intégralement en Espagne**.
En 2024, le volume total de chorizo étiqueté par le Consorcio a atteint **3 millions de kilos**, dont **555 000 kilos écoulés sur le marché français**, deuxième marché derrière le Royaume-Uni. Cette progression reste modeste en volume (+0,6 % par rapport à 2023), mais témoigne d’une consolidation de la présence du label, qui s’impose comme **un marqueur de qualité dans un marché ultra-concurrentiel**.
« Le chorizo est devenu un produit courant dans l’alimentation des Français, mais le label permet d’apporter de la lisibilité sur l’origine, le savoir-faire, et les standards de fabrication », souligne un porte-parole du Consorcio. Pour garantir cette exigence, des **audits indépendants** sont menés régulièrement auprès des entreprises membres, qui représentent à elles seules **35 % des exportations espagnoles du secteur**.
## **Le tranché, format roi du marché français**
En France, **11 partenaires du Consorcio** sont aujourd’hui référencés, principalement dans les circuits GMS et food service. Le **format tranché**, adapté à l’apéritif ou à la cuisine rapide, reste largement dominant. Ce format répond aux habitudes de consommation françaises, où le chorizo est plutôt utilisé en portions dans des plats, ou présenté à l’apéritif, observe-t-on du côté des industriels.
Le Consorcio poursuit d’ailleurs un important travail de valorisation du chorizo comme **ingrédient culinaire polyvalent**, capable d’entrer dans des recettes traditionnelles françaises (quiches, gratins, œufs cocotte) ou de répondre à la demande estivale sur les barbecues. Cette capacité d’adaptation est devenue un atout stratégique, dans un marché où les charcuteries doivent se réinventer pour rester attractives.

## **Une montée en gamme face à la concurrence**
Si la France reste un marché porteur, il n’en demeure pas moins concurrentiel. **Nombre de chorizos commercialisés en France sont produits ailleurs qu’en Espagne**, dans des pays d’Europe de l’Est, en Allemagne ou même en France. Le Consorcio entend se distinguer de ces produits en misant sur l’authenticité, la traçabilité et une **qualité gustative constante**, appuyée par l’appellation “calidad extra” qui certifie un niveau supérieur à la norme.
Cette stratégie répond aux attentes d’un consommateur français averti, **sensible à l’origine, au goût et à la composition des produits qu’il consomme**. Dans ce contexte, le label "Chorizo Espagnol" permet d’établir une **différence lisible**, là où l’offre reste foisonnante mais parfois opaque.
## **Une ambition renforcée pour 2025**
Soutenu par l’**ICEX (Institut espagnol du commerce extérieur)**, le Consorcio poursuit ses efforts de promotion sur le marché français. Avec des actions ciblées auprès des distributeurs et des campagnes pédagogiques sur l’origine et la fabrication, l’ambition est claire : **faire du chorizo espagnol labellisé une référence, autant en termes de goût que de confiance**. Pour preuve, des actions auprès des chefs de rayon et des professionnels, un partenariat avec le Championnat de France de Barbecue, un programme conjoint avec des influenceurs sélectionnés pour leur appétence pour les produits authentiques et de qualité…
À l’heure où la consommation de charcuterie reste élevée en France, mais où les attentes de transparence et de qualité montent en puissance, **le chorizo espagnol a des arguments solides à faire valoir**. Et le label du Consorcio pourrait bien en devenir le porte-étendard.
### À seulement 27 ans, il est directeur d’un hyper Leclerc : le parcours de Mathieu Dinasquet
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/26/a-seulement-27-ans-il-est-directeur-dun-hyper-leclerc-le-parcours-de-mathieu-dinasquet/
Last updated: 2025-05-26T06:56:52.000Z
À seulement 27 ans, **Mathieu Dinasquet** incarne cette nouvelle génération de directeurs engagés, passionnés par le **commerce** et profondément ancrés dans leur territoire. Ce fils d’agriculteurs, passé par la boucherie, dirige aujourd'hui le **Leclerc de Châteauneuf-du-Faou**, un magasin de 2900 m² au cœur du Finistère. Son parcours est le reflet d’une ascension fondée sur le travail, la proximité et une [vision humaine du management](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/21/cest-quoi-la-mse-le-management-socio-economique-developpe-par-plusieurs-magasins-leclerc-2/). Interview sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/).
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## **Un parcours forgé par le terrain et la passion du commerce**
Mathieu débute très jeune en tant qu'**apprenti boucher** à l'Intermarché de Châteauneuf. Après une expérience entrepreneuriale où il lançait sa propre boucherie — qui a atteint les 200 000€ de CA annuel – , il rejoint le **Leclerc de Châteauneuf** pour ouvrir un **rayon boucherie traditionnel**. « Ce qui me plaisait, c'était de revenir dans ma commune, d’ouvrir un rayon en travaillant avec les producteurs locaux, pas seulement mes parents », explique-t-il.
Issu d’une famille d’éleveurs de vaches limousines, il cultive un [**ancrage local**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/02/07/ce-quil-faut-savoir-sur-la-consommation-de-produits-locaux-en-grande-distribution/) qui plaît à ses clients : « Les clients apprécient de me voir proche des animaux et, en même temps, dans le magasin. C’est du vrai local », insiste notre invité.
À seulement 20 ans, alors que le boucher en poste démissionne, il propose alors sa candidature pour devenir **responsable de la boucherie**. Il se souvient : « C’était un vrai challenge pour mes adhérents de confier la responsabilité à un jeune boucher de 20 ans », se souvient-il. Sous son impulsion, l'équipe passe de deux à cinq personnes, et son rayon devient un moteur important pour le développement du magasin.
Cette dynamique accompagne **l'agrandissement du magasin**, passé de 2200 à 2900 m², avec l'ajout d'une poissonnerie, d'un drive, d'un parking couvert et d'une boulangerie-pâtisserie maison. Aujourd'hui, le Leclerc de Châteauneuf réalise **26 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel** – contre 14 millions il y a 7 ans –, mobilisant 80 salariés et quinze managers.
Si sa progression a été rapide, Mathieu l’assume pleinement : « J'ai toujours voulu aller le plus loin possible dans tout ce que je faisais. Et en arrivant au Leclerc, je savais que je ne resterais pas juste boucher », admet Mathieu.

Mathieu aux côtés de Michel-Édouard Leclerc lors de la remise du diplôme Néoma.
## **Un management de proximité, entre rigueur et bienveillance**
**Le quotidien de Mathieu est marqué par une présence forte au contact des équipes** : « Chaque matin, j’essaie de faire le tour de toutes les équipes pour prendre la température, voir où ça va, où ça coince », raconte-t-il. Cette implication directe est précieuse dans un magasin de taille moyenne, où la polyvalence est indispensable : « Aujourd'hui, je peux remplacer quasiment tous les postes du magasin » sourit notre invité.
Son approche repose avant tout sur la passion : « Ce que je préfère, c’est l’imprévu au quotidien, que ce soit avec les clients ou avec les équipes », explique Mathieu. Cette capacité à s’adapter rapidement est un atout majeur dans un environnement aussi vivant que la grande distribution.
Interrogé sur son **style de management**, il se décrit avec humilité : « J’essaie d’être bienveillant. Je suis plutôt droit, dur, mais juste ». Cette exigence, il la doit à son éducation dans le monde agricole : « J'ai été baigné dans le travail dès mon plus jeune âge ».
Très attentif aux évolutions de la société, il observe que les priorités des collaborateurs ont changé : « Aujourd'hui, beaucoup de salariés placent leur vie privée avant leur vie professionnelle, ce qui n'était pas le cas il y a encore quelques années ». Même si certaines incompréhensions subsistent entre les générations, il s’efforce d’adapter son management à ces nouvelles attentes.
Sur la **formation des jeunes**, Mathieu est convaincu qu’il faut leur laisser le temps de s’adapter : « Il faut énormément de temps pour former un jeune. Beaucoup n'ont jamais travaillé, certains n'ont même jamais fait leurs propres courses », reconnaît le jeune directeur. Ce temps d’apprentissage est essentiel pour favoriser l'intégration, tout comme la priorité qu'il accorde au savoir-être : « Le savoir-faire, ça s'apprend. Mais il faut avoir l'envie, la bonne attitude », poursuit notre invité.
Il illustre cet engagement par son expérience de transmission : « J'ai formé mon propre remplaçant à la boucherie, qui n'était pas du milieu. On l'a fait passer un CAP en candidat libre, et aujourd'hui, ça se passe très bien », raconte-t-il.
## **Et demain ? Une ambition tournée vers l’avenir**
Fidèle à l'esprit entrepreneurial de l'enseigne Leclerc, Mathieu voit plus loin que son poste actuel : « Ce serait dommage d'être directeur à 27 ans et de ne pas vouloir aller plus loin », sourit-il. S’il est reconnaissant envers ses adhérents actuels, qui ont cru en lui et l'ont formé, il envisage déjà la perspective de devenir **adhérent** dans les années à venir.
Concernant l’[avenir de la grande distribution](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/13/lavenir-du-commerce-appartient-a-ceux-qui-prennent-les-meilleures-decisions/), il reste confiant : « Les gens auront toujours besoin de manger. Les canaux de vente vont évoluer, comme ils l’ont déjà fait avec le drive ou la livraison à domicile, mais l’essentiel restera », admet Mathieu.
Son conseil aux jeunes qui hésiteraient à se lancer dans le commerce est clair : « N’ayez pas peur du travail. Avec du travail, de l'envie et un peu d'opportunité, tout est possible ».
À travers son engagement, son exigence et sa passion du commerce, **Mathieu Dinasquet** montre que la grande distribution indépendante a encore de beaux jours devant elle, portée par une génération qui conjugue tradition, proximité et agilité.

#### Magazine 100% Digital
Au programme de cette édition : 40 pages pour comprendre où va le commerce et comment le métier de chef de rayon évolue. Un regard de la grande distribution, vue du terrain, avec des chiffres clés, des témoignages bruts : dans ce magazine, on raconte le quotidien d’aujourd’hui et on explore les enjeux de demain.
[\-30% AVEC LE CODE JBGD2025](https://jebosseengrandedistribution.lemonsqueezy.com/buy/81f4cdf8-91ea-4d6c-bd99-44027ec2c61e)
### TikTok, le nouveau chef de rayon
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/23/tiktok-instagram-le-nouveau-chef-de-rayon/
Last updated: 2025-12-13T12:50:29.000Z
Quel est le point commun entre **Franui**, le [Chocolat de Dubaï](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/04/cest-quoi-le-chocolat-de-dubai-la-gourmandise-qui-affole-reseaux-sociaux-2/) et la [pâte à tartiner El Mordjene](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/07/el-mordjene-la-pate-a-tartiner-algerienne-qui-devient-un-phenomene-mondiale/) ? Hormis la gourmandise qui sommeille en chaque consommateur, c'est surtout l'impact des réseaux sociaux sur les ventes qu'il faut retenir ici.
Car oui, en 2025, être un bon chef de rayon, c’est avoir un **temps d’avance sur les tendances**. Savoir les détecter, les anticiper, connaitre sa clientèle et avoir du flair pour croire au potentiel d'un nouveau produit. Le commerce de demain, c'est aussi ça. C'est écouter le web.
Les modes de consommation évoluent très vite. L'innovation est souvent un moteur de la croissance des rayons. En parallèle, les décisions d'achats sont de plus en plus impulsées par les réseaux sociaux et les influenceurs. Décryptages d'une tendance forte qui fait le commerce de demain.

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[DÉCOUVRIR](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/magazine/#%F0%9F%93%98-%C3%A9dition-1-le-futur-du-chef-de-rayon-alimentaire)
## Les produits qui font parler d'eux sur les réseaux sociaux
Depuis le début de l'année, la “planète chocolat” ne jure que par le chocolat « Dubaï style » fourré à la pistache, ou par les barres Feastables du youtubeur MrBeast. Ce qui n’était au départ qu’une curiosité exotique – une tablette au chocolat au lait garnie de crème de pistache, de sésame et de cheveux d’ange inspirée d’un dessert du Levant au prix avoisinant les 15 euros tout de même – est devenu en quelques mois un phénomène mondial sur les rayons confiserie. Comble de la tendance, de nombreux observateurs – parmi eux des professionnels en magasin – critiquait cette tablette de part son prix et une tendance qui allait vite s'essouffler. Il aura suffit que Carrefour signe avec Lindt et que Lidl lance sa propre tablette pour accélérer le référencement dans la plupart des magasins en France.
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### Le Category Management à l’épreuve du réel : pragmatisme, agilité et reconquête du terrain
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/21/le-category-management-a-lepreuve-du-reel-pragmatisme-agilite-et-reconquete-du-terrain-2/
Last updated: 2025-05-21T06:18:52.000Z
Dans un contexte commercial instable, marqué par des transformations profondes et des injonctions souvent contradictoires, **Emmanuel Ansoud**, fondateur de Growing Ideas, livre une vision claire, engagée et résolument **pragmatique** du Category Management. Ni outil figé, ni méthode désuète, le [Catman](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/11/07/le-category-management-a-la-francaise/) est pour lui **une posture, un levier d’action**, capable d’accompagner les mutations du commerce — à condition de le remettre à sa juste place dans les organisations.
> « Le Category Management est un outil hyper pragmatique. Il fait le pont entre la stratégie et l’application terrain. »
💡
Cet article est issu des conférences du CATMAN French Forum. Pendant deux jours, les plus grands experts du Category Management — venus de France, des États-Unis, d’Amérique latine, de Belgique, du Maroc et d’Asie — ont partagé leurs visions sur l’avenir de notre métier, à l’ère de l’intelligence artificielle. [Replay et présentation des 11 conférences à retrouver ici.](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/27/les-replays-du-catman-french-forum-2025-sont-disponibles-2/)
## Un métier sous-estimé, mais profondément stratégique
Emmanuel se définit lui-même comme un « évangéliste du [Category Management](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/05/comment-le-category-management-cherche-a-se-reinventer-2/) ». Non pas dans une posture théorique ou nostalgique, mais parce qu’il est convaincu de la pertinence et de la puissance de cet outil, à condition qu’on l’utilise pleinement : « C’est une discipline hyper concrète, qui fait le lien entre stratégie et exécution, et qui sert le commerce au quotidien. »
Il alerte pourtant sur **la dévalorisation progressive de la fonction** : réduction des effectifs, juniorisation, périmètre mal compris, parfois restreint au seul merchandising… « Trop souvent, on réduit le Catman à une fonction tampon, un rouage entre les autres services, responsable de rien, coupable de tout. »
> « Trop souvent, le Catman est vu comme une fonction tampon. Il faut lui redonner toute sa valeur. »
## Le rôle du Catman : reconnecter marques, distributeurs et shoppers
Malgré ce constat, Emmanuel reste résolument optimiste : « Le [métier](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/metier/) reste fondamental, car il est agile, adaptable, et ancré dans la réalité. Il est structuré autour d’un triptyque qui reste d’actualité : le consommateur, l’industriel, le distributeur. »
Le Catman a une responsabilité : apporter une vision, construire une stratégie par catégorie, identifier les leviers de croissance, et être capable de **parler autant au marketing qu’au commerce**, tout en gardant le consommateur au centre.
Il invite à ne jamais oublier la nature même de ce métier : un travail B2B2C, orienté vers le dernier “C” : « C’est le shopper qui décide. C’est lui qui nous paie tous. »
> « Le shopper, ce n’est pas celui à qui on pose des questions. C’est celui qu’on observe. »
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### Voici le salaire que devrait toucher un chef de rayon selon la convention collective
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/19/voici-le-salaire-que-devrait-toucher-un-chef-de-rayon-selon-la-convention-collective/
Last updated: 2025-05-19T07:40:17.000Z
On ne s’en rend pas toujours compte, mais être **chef de rayon**, c’est un véritable sport de haut niveau. C’est l’un des métiers les plus formateurs, mais aussi l’un des plus exigeants dans la grande distribution.
Souvent, on apprend sur le tas. Et très vite, on comprend qu’il ne s’agit pas seulement de gérer un stock ou de remplir des rayons. Être chef de rayon, c’est piloter un mini-centre de profit, encadrer une équipe, suivre les performances, anticiper les imprévus — tout en assurant la satisfaction client.
Concrètement, au quotidien, le chef de rayon doit :
- Tenir un rayon à bout de bras ;
- Motiver une équipe parfois en sous-effectif ;
- Implémenter des opérations commerciales au pied levé ;
- Gérer la casse, les ruptures, les livraisons et les urgences — souvent en même temps.
Tout cela avec un téléphone dans une main, un stylo dans l’autre, et la tête toujours en alerte.
C’est un métier de terrain, de pression, mais aussi de passion. On aime le rythme, le contact client, le sentiment de faire tourner quelque chose de concret.
Avec autant de responsabilités, le métier de **chef de rayon** est un poste clé dans la grande distribution. Entre la gestion d’équipe, le suivi des stocks, l’optimisation des ventes et la satisfaction client, ce professionnel occupe une place stratégique. Mais une question revient souvent : **quel est le salaire auquel peut prétendre un chef de rayon selon la convention collective ?**
## Un salaire encadré par la convention collective de la grande distribution
Le salaire d’un chef de rayon est généralement défini par la [**convention collective nationale du commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2020/08/18/convention-collective-commerce-gros-droit-du-travail-grande-distribution/) (IDCC 2216), ou par celle de la **distribution (IDCC 1517)** selon l’enseigne. Ces textes prévoient des **minima conventionnels** en fonction de la classification, du niveau d’expérience, de l’ancienneté, et parfois même de la région.
Un chef de rayon est souvent classé dans les **niveaux agents de maîtrise ou cadres**, en fonction de la taille du magasin, du chiffre d’affaires du rayon ou encore du nombre de personnes encadrées.
### Grille indicative des salaires minima
| Classification | Coefficient | Salaire mensuel brut minimum |
| -------------------------- | ----------- | ---------------------------- |
| Agent de maîtrise niveau 4 | 400 | Environ 2 100 € |
| Agent de maîtrise niveau 5 | 450 | Environ 2 300 € |
| Cadre niveau 6 | 500 | Environ 2 600 € |
| Cadre niveau 7 | 600 | 2 900 € à 3 200 € |
💡
Ces montants sont des planchers légaux. En pratique, les salaires sont souvent supérieurs, notamment dans les ou pour les rayons à forte rentabilité (ex : frais, fruits & légumes…) et selon la taille du magasin.
### Les éléments variables de rémunération
En plus du salaire de base, un chef de rayon peut percevoir :
- **Des primes d’objectifs ou de performance**
- **Une prime d’ancienneté** (selon les conventions)
- **Une participation/intéressement**
- **Des avantages en nature** (repas, remises salariés, mutuelle...)
Ces éléments peuvent représenter **10 à 25 % du salaire brut annuel**, voire plus dans certains cas.
## Le poids de l’expérience et du magasin
Un chef de rayon débutant gagnera généralement entre **2 000 € et 2 300 € brut mensuel**. Avec l’expérience, ce salaire peut rapidement grimper :
- **2 à 5 ans d’expérience** : 2 500 à 2 800 € brut/mois
- **5 à 10 ans et plus** : 3 000 à 3 500 € brut/mois, voire davantage dans les grandes surfaces spécialisées (GSS)
De plus, les grandes enseignes comme Carrefour, Auchan, E.Leclerc, Système U ou Intermarché peuvent offrir des **conditions plus attractives** que des structures indépendantes.
En résumé, le salaire d’un chef de rayon dépend de nombreux facteurs, mais la convention collective fixe un **socle minimum** sur lequel les employeurs doivent s’appuyer. Pour les professionnels du secteur, il est essentiel de **connaître ses droits** et de consulter régulièrement les dernières grilles de salaires conventionnels.
💡
💡 ****Bon à savoir :** Les grilles sont régulièrement mises à jour par avenants. Pensez à consulter le site officiel Légifrance ou à contacter votre délégué syndical pour obtenir les dernières informations.

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Au programme de cette édition : 40 pages pour comprendre où va le commerce et comment le métier de chef de rayon évolue. Un regard de la grande distribution, vue du terrain, avec des chiffres clés, des témoignages bruts : dans ce magazine, on raconte le quotidien d’aujourd’hui et on explore les enjeux de demain.
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### La place du local dans le quotidien d'un entrepreneur Coopérative U
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/19/la-place-du-local-dans-le-quotidien-dun-entrepreneur-cooperative-u/
Last updated: 2025-05-19T07:09:51.000Z
On poursuit notre série où nous suivons de **jeunes entrepreneurs** dans le monde du retail. Cette série paptisée [Build-in-Public](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/build-in-public/) invite à découvrir l'envers du décors de la grande distribution à travers le portrait de jeunes futurs et actuels patrons de magasin.
Avec Harold, on entame notre troisième épisode sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/). [Après avoir fait connaissance](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/28/de-la-ligne-de-caisse-a-associe-chez-cooperative-u-le-parcours-dharold-brun/) et [après nous avoir expliqué ses premiers jours à la tête du magasin](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/18/je-ne-me-sentais-pas-bien-dans-ce-magasin-les-premiers-pas-dentrepreneur-chez-cooperative-u-avec-harold-brun-2/), on aborde dans ce troisième épisode la posture du chef d'entreprise dans son environnement, et plus particulièrement avec ses fournisseurs directs.
À travers le témoignage d’**Harold Lebrun**, [associé Coopérative U](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/cooperative-u/) et dirigeant de son magasin en Bourgogne, on comprend mieux les enjeux de l'[offre locale](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/02/07/ce-quil-faut-savoir-sur-la-consommation-de-produits-locaux-en-grande-distribution/) : entre ajustement des linéaires, valorisation de l'économie locale et engagement coopératif.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## **Moderniser son magasin pour mieux répondre aux attentes locales**
Dans ses débuts, Harold n'a pas quitté son envie de moderniser le magasin pour le mettre à son image. Il expliquait d'ailleurs en toute transparence « ne pas se sentir bien dans ce magasin ». L'associé U revient dans un premier temps sur son agenda chargé dans lequel il trouve une heure pour enregistrer cet épisode.
Parmi ce qui l'occupe en ce moment, les travaux de modernisation : « maintenant qu'on a fait le non alimentaire et le DPH, on va passer sur la partie frais. Il ne suffit pas d'avoir de beaux meubles, il faut aussi avoir des bons produits de qualité, que nos clients attendent », maintient le néo-associé U.
Cette dynamique d'amélioration permanente vise à créer **un lieu de vie**, pas juste un espace de consommation. Harold répète avec insistance la nécessité d'améliorer l'expérience client en magasin : « Mon magasin, en dehors d'être un magasin de grande distribution, c'est un lieu de vie. Autour d'une bonne régalade, autour d'un café, on peut aller lire un journal », soutient-il.
Comme lui, de nombreux dirigeants agissent en ce sens. Le point de vente a un rôle de proximité.
Ainsi, la rénovation structurelle est étroitement liée à **la qualité de l'offre** et à **l'expérience client** sur l'ensemble de la semaine : « Mes clients qui viennent du lundi au dimanche doivent être reçus de la même façon », explique-t-il.
## **S’impliquer au sein de la coopérative : un devoir pour les associés**
Chez U, l’indépendance n’exclut pas l’engagement collectif. Comme chez Leclerc ou Intermarché, chaque associé se voit confier des missions pour contribuer au fonctionnement du groupement. Harold l’assume pleinement : « Quand on intègre la coopérative, on se doit de s'investir pour continuer son développement ».
Le jeune associé a déjà fait son choix. Il a choisi de **s’impliquer dans la commission Achats**, sur la catégorie DPH, une compétence et une catégorie qu'il maitrise : « Moi je reste convaincu qu'on est performant dans quelque chose qu'on aime faire », précise-t-il.
Néanmoins, sa mission n'a pas encore pleinement démarré. En attendant d'endosser ce nouveau rôle, il perçoit déjà l'importance de cet investissement : « En ce moment, ma priorité c'est de stabiliser le magasin et de finaliser les travaux d'ici juin. À partir du 1er juillet, j'espère pouvoir équilibrer mon temps entre le magasin et mes missions à la centrale », raconte-t-il.
Son implication s’inscrit dans une logique d'entrepreneur responsable, **ancré localement mais attentif aux grands équilibres du groupement**.
## **Le GEP : un espace d’échange entre associés sur le terrain**
Outre la centrale, les associés U sont aussi organisés en GEP (Groupement d’Échange et de Proximité). Car avant même d’agir au niveau national, Harold participe à la dynamique locale à travers son **GEP**, un groupement à l'échelle du département où se réunissent d'autres associés U : « Ce GEP, c'est un moment d'émulation où on échange sur nos problématiques du quotidien », nous explique Harold.
Ces réunions régulières permettent de **partager les bonnes pratiques**, de **faire remonter les besoins opérationnels** et de **renforcer l'esprit coopératif**.
Même si le GEP n’est pas une centrale d’achat, il joue un rôle clé dans la cohérence régionale des magasins : « On a un animateur de GEP qui récupère les informations de la centrale et nous les redescend ».
Ces GEP offre un autre avantage du modèle coopératif : indépendant oui, mais pas isolé. L'idée de ces groupements est aussi d'assurer une cohérence d'enseigne.
Interrogé sur son degré d’autonomie, Harold revendique une **liberté totale** dans la gestion de son point de vente, tout en respectant l’identité U : « Je suis 100 % autonome. Mais il est important de se conforter à l'image de l'enseigne et aux stratégies nationales ».
L'indépendance est donc vécue **comme une liberté responsable**, qui suppose de conjuguer l'initiative locale avec l'adhésion aux valeurs collectives du groupement.
## **Développer le local : un levier différenciant et une attente client**
En parlant d'autonomie, Harold a longuement insisté sur **l'importance de l'offre locale,** à la fois pour se différencier et pour répondre à une forte attente des consommateurs.
En tant qu'associé, le processus est clair : « Il y a un tronc commun proposé par la centrale, mais on reste libres d'intégrer les fournisseurs qu'on veut », explique notre invité. Et il illustre concrètement cette autonomie dans la construction de l'offre locale : « Si je veux intégrer un domaine de vin \[en bourgogne\] qui est juste à côté de mon magasin et qui n'est pas référencé par la centrale, ce n'est pas grave, je le fais ».
Le sourcing local n’est pas simplement une question de gamme : **c’est un levier émotionnel** qui renforce l'ancrage territorial du magasin : « Un apiculteur est récemment venu me voir et veut choisir les magasins où il est présent, pour rester aligné avec son image de qualité », raconte-t-il.
## **Une relation gagnant-gagnant avec les fournisseurs locaux**
Contrairement aux clichés sur la grande distribution, Harold défend une **relation respectueuse et équilibrée avec les producteurs locaux** : « On n’impose rien. C'est gagnant-gagnant. Il faut que chacun trouve son intérêt de développement ». La négociation est réelle bien entendu mais elle est abordée de manière pragmatique et bienveillante : « Peut-être qu’on est capables de payer 20 ou 30 centimes de plus pour avoir la qualité qu'on veut ».
Cette relation locale repose sur la confiance et la reconnaissance mutuelle : « On fait le même métier au final », reconnait le jeune dirigeant.
S’il défend ardemment l’offre locale, Harold ne cache pas les défis que cela représente : « L’offre locale, parfois, n’est pas toujours présente comme on aimerait. Il y a des sujets de rupture ou de retards ». Pour y remédier, **des outils digitaux sont utilisés pour fluidifier la communication et les commandes** : « Notre outil informatique envoie directement les besoins aux fournisseurs locaux, sans forcément passer par le téléphone ».
Mais Harold souligne aussi la richesse de cette relation directe : « Peut-être qu'à 38 ans, j’ai envie d'automatiser un peu, mais dans 10 ans, je me ferai peut-être encore plaisir à appeler un domaine viticole ». La relation humaine avant-tout.
Pour clôturer, Harold évoque sa vision long terme et sa volonté de **bâtir un lieu de vie durable**. Le magasin qu'il construit **n'est pas qu'un espace commercial, mais un lieu de rencontre et de vie** : « C'est pour ça qu'on a rouvert la partie snacking le dimanche, et que j'ai racheté la presse de la galerie ». Et pour lui, cette mission sociale est indissociable de la stratégie commerciale : « 95 % des employés le dimanche, ce sont nos étudiants, qui en ont besoin ».
### Leclerc Les Herbiers mise sur l’écoresponsabilité avec les nouvelles boîtes à pizza et bruschettas EDS Emballage
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/16/leclerc-les-herbiers-mise-sur-lecoresponsabilite-avec-les-nouvelles-boites-a-pizza-et-bruschettas-eds-emballage/
Last updated: 2025-05-16T07:00:14.000Z
Une nouveauté éco-conçue fait son entrée dans les rayons traiteur du Leclerc des Herbiers : les boîtes à pizza et à bruschetta signées **EDS Emballage**. Fabriquées en France, elles associent innovation, solidité et respect de l’environnement — une alliance gagnante pour les professionnels comme pour les consommateurs.
## Une solution testée et approuvée sur le terrain
Pour **Gaëtan Parcoit**, directeur commercial du magasin, ce changement s’inscrit dans une démarche concrète : « Pour notre emballage de boîtes à pizza, nous avons exploré plusieurs solutions avant de trouver celle qui répondait à la fois aux besoins de notre organisation et aux attentes de notre clientèle », résume-t-il.
Après plusieurs essais, l’équipe traiteur opte pour les boîtes proposées par EDS Emballage, plus solides et au rendu visuel valorisant, tout en répondant aux nouvelles attentes du marché : « C’est un bon compromis : on garde un emballage, mais il est plus vertueux. Et surtout, on a vu un développement du chiffre d'affaires du rayon. Le produit n’a pas changé, seul l’emballage a évolué, ce qui montre que c’était une vraie attente côté client », reconnait le directeur commercial du magasin des Herbiers en Vendée.
## Conçue pour le quotidien des pros
Côté fabricant, la praticité a été au cœur du développement, comme l’explique **Béatrice Boudan**, directrice commerciale et marketing chez EDS Emballage : « Ce qui est aussi pratique pour les opérateurs en magasin, c'est qu'elle est livrée montée. Il n’y a plus qu’à mettre le produit dedans et fermer le couvercle. C’est un vrai gain de temps pour les opérateurs en rayon. Aussi, la hauteur de la boîte évite l’écrasement de la garniture par le couvercle ».
Grâce à son système composé de 8 points de clipsage, la boîte est facile à fermer tout en garantissant une excellente tenue. Et pour la logistique interne comme pour le rayon, elle coche toutes les cases : « On peut empiler jusqu'à une dizaine de boîtes. Le rebord permet qu'elles tiennent bien, elles ne glissent pas. C’est super pratique entre le labo et le magasin », ajoute-t-elle.

## Résistantes, pratiques... et un engagement écoresponsable fort
Le format octogonal de ces boîtes garantit à la fois une meilleure rigidité tout en réduisant la quantité de matière utilisée et évite l'effet de vide autour de la pizza pour un rendu plus attractif en rayon. Conçues pour être chauffées au four jusqu’à 200 °C (en retirant le couvercle), elles conviennent aussi au micro-ondes. « Il faut que l’emballage tienne toute la durée de sa vie : du rayon, à la caisse, puis jusqu’au domicile du client », souligne Gaëtan Parcoit. « Celui-ci est conforme à nos attentes », complète-t-il.
Chez **EDS Emballage**, la durabilité est plus qu’un argument marketing.
« Les boîtes sont fabriquées en France, avec un couvercle intégrant de la matière recyclée, et elles sont entièrement recyclables — base comme couvercle », précise Béatrice Boudan. « C’est aussi indiqué directement sur le couvercle pour sensibiliser le consommateur ».
Le carton est vierge, certifié FSC, sans PFAS ni liner plastique, et imprimé avec des encres à base d’eau. Le couvercle est fabriqué en PET intégrant au minimum 50 % de matière recyclée. L’ensemble constitue un emballage mono-matériau, recyclable, inscrit dans une logique d’économie circulaire.
## Un rayon traiteur qui retrouve son attractivité
Ce nouvel emballage s’intègre dans une tendance plus large : « Il y a quelques années, ces rayons étaient plutôt en baisse. Aujourd’hui, les clients reviennent chercher du fait maison, du snacking de qualité, réalisé sur place », conclut Gaëtan Parcoit.
Avec sa nouvelle gamme de boîtes à pizza et à bruschetta, EDS Emballage propose une solution solide, fonctionnelle et respectueuse de l’environnement. Un produit pensé autant pour les professionnels que pour les attentes des clients, qui prend toute sa place dans un rayon en pleine mutation, et élargit son offre déjà existante sur le rayon traiteur italien.
🔗 Pour en savoir plus :

### MAGAZINE #1 : Le futur du métier de chef de rayon alimentaire
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/14/magazine-le-futur-du-metier-de-chef-de-rayon-alimentaire-3/
Last updated: 2025-05-16T07:27:10.000Z
40 pages pour comprendre où va le commerce et comment le **métier de chef de rayon** évolue. Un regard de la grande distribution, vue du terrain, avec des chiffres clés, des témoignages bruts : dans ce magazine, on raconte le quotidien d’aujourd’hui et on explore les enjeux de demain.
## Au programme de cette édition :
➩ Le futur du métier de Chef de rayon alimentaire : vers le « chef de rayon augmenté ». IA, automatisation, nouvelles compétences : le point sur ce qui change.
➩ Les 5 tendances clés qui redéfinissent le métier
➩ Les résultats inédits de notre grande enquête auprès de 600 chefs de rayon, directeurs et gestionnaires de rayon
➩ Analyse des dynamiques d'attractivité et potentiels mouvements de personnel
➩ Des témoignages de terrain bruts et inspirants
## Pas encore abonné ? Pour découvrir cette première édition, vous avez 2 possibilités :
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### Faire du Category Management un levier RSE : la vision pionnière de Françoise Acca
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/14/faire-du-category-management-un-levier-rse-la-vision-pionniere-de-francoise-acca-2/
Last updated: 2025-05-16T11:23:32.000Z
Alors que le [Category Management](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/11/09/optimiser-ses-marges-et-maitriser-ses-couts-avec-le-category-management-avec-frederic-gautier-ceo-opencatman/) est souvent cantonné à des enjeux de performance commerciale, **Françoise Acca** propose une lecture totalement renouvelée : et si cette discipline devenait **l’un des leviers les plus efficaces pour accompagner la transition vers un commerce plus responsable** ? C’est l’ambition du programme « Catman Responsable » porté par l’Institut du Commerce, dont la France est aujourd’hui l’un des leaders en Europe.
> « Le category management a un rôle à jouer dans la transition vers un commerce responsable. Il peut créer de la valeur économique, mais aussi sociale et environnementale. »
💡
Cet article est issu des conférences du CATMAN French Forum. Pendant deux jours, les plus grands experts du Category Management — venus de France, des États-Unis, d’Amérique latine, de Belgique, du Maroc et d’Asie — ont partagé leurs visions sur l’avenir de notre métier, à l’ère de l’intelligence artificielle. [Replay et présentation des 11 conférences à retrouver ici.](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/27/les-replays-du-catman-french-forum-2025-sont-disponibles-2/)
## Le contexte : une transformation systémique
Françoise pose immédiatement le cadre : « Nous vivons une transformation majeure. Crises climatiques, sanitaires, sociales… ces enjeux ne sont plus périphériques, ils touchent directement le commerce. » Face à cela, le [category management](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/11/07/le-category-management-a-la-francaise/) peut jouer un rôle actif, pour peu qu’on lui donne les moyens de s’adapter.
La démarche n’est pas idéologique, mais stratégique. Le Catman Responsable vise à [**créer de la valeur économique, sociale et environnementale**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/12/12/la-grande-distribution-a-laube-de-grands-bouleversements-vision-et-perspectives/), en mobilisant à la fois distributeurs, industriels et prestataires. « L’enjeu n’est pas seulement d’être efficace, mais d’avoir un impact maîtrisé. »
> « On garde le même process, mais on y ajoute des questions d’impact à chaque étape. C’est une adaptation, pas une révolution. »
## Définir un Catman « efficace et responsable »
Le Catman Responsable repose sur trois piliers :
1. **Mettre en avant les bonnes pratiques**, en France et à l’international
2. **Animer une communauté d’experts**, via des groupes de travail transverses
3. **Promouvoir un process responsable**, intégrant des indicateurs d’impact
Le principe est simple : **on garde le processus classique du category management**, mais à chaque étape (diagnostic, stratégie, assortiment, merchandising…), on y ajoute une réflexion sur l’impact. Quels sont les enjeux santé, sociaux, environnementaux de cette catégorie ? Quel est son rôle dans la consommation responsable ? Et surtout : **quelles décisions concrètes peut-on prendre pour faire mieux ?**
> « Aujourd’hui, très peu de marques sont capables de connaître l’empreinte carbone de leurs catégories. Mais c’est une question de temps. On y arrivera. »
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### Commerces de proximité : les Français fidèles au catalogue papier comme à leur quartier
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/13/commerces-de-proximite-les-francais-fideles-au-catalogue-papier-comme-a-leur-quartier/
Last updated: 2025-05-13T09:00:53.000Z
Une étude menée par Infopro Digital pour MEDIAPOSTE confirme un attachement massif des Français à leurs commerces de proximité. Malgré la montée en puissance des canaux digitaux, le papier – et notamment le catalogue en boîte aux lettres – reste le canal préféré pour s’informer des promotions locales, y compris chez les jeunes.
[L’étude](https://www.mediaposte.fr/ressources/etudes-et-livres-blancs/le-commerce-de-proximite-a-lheure-du-digital-les-nouvelles-attentes-des-consommateurs/), réalisée en mars 2025 sur un panel représentatif de 1 000 Français, révèle un attachement massif aux commerces de proximité : **97 % des répondants déclarent les fréquenter régulièrement**. Premier moteur de cette fidélité ? La praticité, bien sûr, mais pas seulement. « Les Français y vont malgré la contrainte du pouvoir d’achat, pour le lien, pour la proximité relationnelle », souligne Sophie Dobel, directrice générale adjointe Développement durable, Communication et Affaires publiques de [MEDIAPOSTE](https://www.mediaposte.fr/). Une habitude de consommation qui traverse les générations, malgré le frein du prix, cité par 69 % des répondants.
### **Un modèle plébiscité mais sous tension**
L’étude confirme que le commerce de proximité **reste au cœur des habitudes de consommation des Français**. Les commerces alimentaires indépendants, les épiceries ou encore les supérettes sont les plus fréquemment cités comme emblématiques de cette proximité. **73 % des répondants associent le commerce de proximité à la localisation géographique**, et **57 % à la praticité**. Le facteur humain est également crucial : **64 % soulignent le lien social comme motivation principale**, notamment depuis la crise sanitaire.
Si l’attachement est fort, les attentes le sont tout autant : **les consommateurs évoquent les prix comme principal obstacle à davantage de fréquentation (69 %)**, **le manque de** **promotions (25 %)** et la **gamme d’articles réduite (32 %)**. « On voit bien que ces commerces sont valorisés pour leur ancrage local, mais qu’ils doivent aussi se battre sur le terrain de l’offre et du pouvoir d’achat », analyse Sophie Dobel. « Ce sont des structures souvent fragiles, et leur visibilité est un enjeu vital. »
### **Le catalogue papier reste roi, même chez les jeunes**
C’est l’un des enseignements les plus marquants de l’enquête : **le catalogue papier en boîte aux lettres reste le premier canal d’information pour les commerces de proximité.** Une préférence qui résiste au temps, et qui séduit même les moins de 35 ans. « C’est contre-intuitif, mais les jeunes plébiscitent le catalogue. Probablement parce qu’ils sont très sensibles aux promotions, et que ce support leur permet de repérer facilement les bons plans », commente Sophie Dobel. Elle y voit aussi un avantage pratique : « Un flyer, un catalogue, c’est concret, c’est lisible, on n’a pas besoin de cliquer, de chercher. On le reçoit, on choisit de le lire ou non, ce n’est pas intrusif. »
Là où le digital multiplie les sollicitations – notifications, newsletters, pushs – le support physique conserve un ancrage matériel et une forme de légitimité silencieuse. « Les gens en ont assez d’être saturés d’alertes. Le papier, c’est un espace d’expression plus large, qu’on peut consulter à son rythme, sans subir. »
### **La montée en puissance d’une publicité ciblée, utile, choisie**
Autre signal fort : **53 % des Français se disent favorables à recevoir des publicités ciblées en lien avec leurs centres d’intérêt.** Pour MEDIAPOSTE, ce résultat conforte l’importance d’une communication plus ciblée. Moins de volume pour plus d’efficacité. Et pour les commerces de proximité, c’est un levier précieux de mémorisation, et surtout une meilleure crédibilité auprès de leurs clients. Pour Sophie Dobel, l’intérêt est évident : « Les enseignes s’adressent ainsi à des personnes qui ont vraiment envie de recevoir leur message. » 46% des sondés attendent également plus d’avantages de fidélité de la part de leurs commerçants (ventes privées, cartes de fidélité, etc.)
**Vers un multicanal raisonné, à géométrie variable**
Loin de toute posture technophile ou passéiste, MEDIAPOSTE plaide pour un **mix média raisonné**, pensé en fonction du territoire, du profil des habitants, et de l’objectif de la campagne. « Il n’y a pas de recette universelle. Il faut croiser les données géomarketing, les profils clients et l’appétence média locale. Dans certains cas, un SMS sera plus efficace qu’un catalogue. Dans d’autres, c’est le contraire. » Cette approche se fonde sur une expertise historique de la donnée locale, combinée à une volonté de faire évoluer les pratiques. « On ne veut pas opposer papier et digital. L’enjeu, c’est d’articuler les bons canaux, au bon moment, avec le bon message. »
### **Un levier stratégique pour les réseaux physiques**
Pour les acteurs de la grande distribution, l’étude rappelle une réalité opérationnelle souvent éclipsée par les discours sur la digitalisation : le commerce physique reste un pilier. Et pour l’animer, le média papier conserve une efficacité mesurable. « Le besoin de repères physiques, de lien avec le local, de concret… c’est une attente forte. Et elle s’exprime dans les usages. »
Dans un environnement où l’attention est devenue une ressource rare, le support tangible, choisi et ciblé, pourrait bien retrouver une place stratégique. « Ce n’est pas un retour en arrière, conclut Sophie Dobel. C’est une manière d’avancer autrement, plus efficacement, et plus respectueusement, dans un monde où la proximité redevient un avantage compétitif. »
### Transition alimentaire : le rôle central de la grande distribution dans le changement de modèle
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/13/transition-alimentaire-le-role-central-de-la-grande-distribution-dans-le-changement-de-modele/
Last updated: 2025-05-13T06:49:47.000Z
Dans un contexte d’**urgence climatique et de crise alimentaire**, la grande distribution est devenue un acteur incontournable de la transition vers une alimentation plus saine, plus durable et plus équitable. C’est ce que démontre en profondeur le dernier rapport du Réseau Action Climat, coordonné par **Benoît Granier**, docteur en sciences politiques et responsable alimentation au sein de cette fédération qui regroupe 37 associations nationales et locales.
À travers une **évaluation rigoureuse des enseignes françaises**, enrichie de 55 entretiens et de relevés terrains, ce rapport sonne comme un appel à l’action collective. Entretien en exclusivité dans un [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/) enrichissant.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Une responsabilité systémique, mais encore trop cloisonnée
[Dès les premières lignes du rapport,](https://pourdessupermarchesdurables.org/) un constat s’impose : **la grande distribution est un acteur central** dans la transformation de notre système alimentaire. « La grande distribution est en lien à la fois avec les industriels de l’agroalimentaire, les TPE, PME, ETI françaises ou étrangères, mais aussi directement ou indirectement avec le monde agricole », explique Benoît Granier. Avec **70 à 80 % des achats alimentaires des Français** réalisés en grande surface, les enseignes ont un poids considérable sur ce que nous mangeons, sur **les goûts que nous développons**, mais aussi sur **les modèles agricoles qu’elles soutiennent**.
> « On ne peut pas faire la transition sans la grande distribution. Mais la grande distribution ne peut pas tout faire seule ».
La deuxième édition de l’étude fait suite à un premier rapport sorti en 2023\. Elle permet de mesurer l’évolution réelle des pratiques des enseignes. « Si on attend trop longtemps, il y a moins de pression. Si on arrive trop tôt, rien n’a le temps de bouger », justifie Benoît. L’objectif : **faire le point deux ans après**, au moment où de nombreuses enseignes avaient promis des plans d’action.
Trois grands axes ont structuré l’analyse : la **transparence** (émissions de gaz à effet de serre, impact sur la déforestation, part de produits durables), les **engagements et plans d’action**, et l’**impact concret sur l’offre proposée aux consommateurs** – en magasins, dans les rayons, les catalogues et en ligne.
Si la majorité des enseignes ont amélioré leurs notations, les écarts restent significatifs. « Carrefour, Monoprix et Coopérative U sont en tête, notamment grâce à des efforts sur la végétalisation de l’offre et une meilleure transparence. À l’inverse, Leclerc perd quelques points, en partie parce qu’il n’a pas souhaité participer à la partie qualitative de l’étude ».
Un paradoxe subsiste : **les services RSE progressent**, mais cette dynamique peine à percoler dans les autres métiers des enseignes. « C’est comme si les services RSE avaient compris le problème, mais que les achats, le marketing, ou les chefs de rayon ne l’avaient pas encore suffisamment intégré ». Résultat : sur certains indicateurs, la situation est stagnante. Par exemple, « la part de plats végétariens dans les plats préparés reste à 8 %, exactement comme en 2023 ».
Pire encore : même si l’offre végétale a gagné en diversité, elle reste **marginale en volume et en visibilité**. « Les alternatives végétales occupent aujourd’hui moins d’espace en rayon que les nuggets et cordons bleus industriels ».
> « Ce n’est pas au consommateur de porter seul la responsabilité de la transition. Ce qu’il faut, c’est changer les règles du jeu ».

Alimentation et climat : que valent les supermarchés ?
## Le défi de la cohérence et des règles du jeu partagées
L’un des apports majeurs du rapport est de dépasser la simple critique pour proposer **plus de 30 recommandations concrètes**. Et ce qui ressort, c’est la **nécessité d’un cadre collectif**, fixé et suivi par les pouvoirs publics. « Ce qui ressort des entretiens, c’est que les distributeurs ne sont pas opposés à avoir des règles. Ce qu’ils rejettent, ce sont les injonctions descendantes, non concertées et déconnectées de la réalité terrain ».
> « Aujourd’hui, les alternatives végétales occupent moins de place en rayon que les nuggets et cordons bleus ».
Des exemples venus d’Europe montrent que c’est possible. « Aux Pays-Bas, toutes les enseignes se sont engagées à inverser la part des protéines animales et végétales d’ici 2030, en visant 60 % de végétales ». En Angleterre, « une loi interdit les promotions du type ‘deux achetés un offert’ sur les produits trop gras, trop sucrés, trop salés ». Résultat : les comportements évoluent.
> **« Ce qu’on observe, c’est une déconnexion entre les services RSE des enseignes et leurs métiers opérationnels comme les achats ou le marketing. »**.
En France, le modèle reste prisonnier de **la guerre des prix**, dénonce Benoît. « On est passés d’une logique de rendre l’alimentation accessible sans renier la qualité à un modèle qui casse les prix, quitte à sacrifier la qualité, la rémunération des producteurs et l’environnement. » Il rappelle que « même les fédérations d’éleveurs grognent quand la viande est bradée en promotion, car cela impacte leur rémunération ».
Il plaide donc pour un changement de paradigme : « Il faut continuer à créer de la valeur, mais autrement. Vendre peut-être un peu moins de volume, mais des produits de meilleure qualité, plus rémunérateurs pour les filières ».
Un levier crucial pour ce changement : **l’information et la transparence**. Notamment sur les données produits. « Aujourd’hui, il manque des données fines, presque ferme par ferme, produit par produit ». Des outils comme **Agrobalyse**, développé par l’ADEME, ou des bases de données partagées, doivent être renforcés pour aider à mieux piloter la transition.
Autre enjeu : « Il faut fixer un cap clair, soutenu par l’État, et que les distributeurs puissent travailler collectivement à son atteinte. » Cela implique un effort partagé, sur les têtes de gondole, les rayons frais, la promotion, l’étiquetage et les assortiments. Benoît insiste : « Tant qu’on continue à mettre en avant des produits ultra-transformés, carnés, mauvais pour la santé, au détriment de produits végétaux de qualité, la grande distribution ne jouera pas son rôle ».
> « Il faut continuer à créer de la valeur, mais autrement : vendre un peu moins de volume, mais de meilleurs produits, plus rémunérateurs pour les filières ».

Classement des enseignes sur la promotion d'une alimentation végétale
## Une transition collective, à orchestrer dès maintenant
Pour Benoît Granier, il est illusoire d’attendre que le consommateur, seul, transforme le système. « L’idée que le consommateur va s’informer, puis aller à l’encontre des mises en avant, des promos, du marketing, et faire les bons choix… ça ne fonctionne pas. C’est documenté par la recherche ».
Il appelle donc à **une action coordonnée**, entre distributeurs, industriels, consommateurs, pouvoirs publics et société civile. « Il faut un chef d’orchestre pour que ça se mette en musique. Et ce chef d’orchestre, c’est l’État ». La **stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat**, attendue dans les prochains mois, est selon lui une **occasion historique** de fixer une trajectoire claire.
« Les distributeurs doivent aussi prendre la parole publiquement. Ils disent vouloir aider les consommateurs à mieux manger. S’ils ont des freins, ils doivent les objectiver, interpeller les pouvoirs publics, demander des campagnes de communication, des financements pour la transition agricole, un étiquetage environnemental… ».
En filigrane, le message est clair : la transition ne se fera **ni contre les distributeurs**, ni **sans eux**, mais **avec eux** – à condition qu’ils jouent pleinement leur rôle.
### Etude de cas. Comment Carrefour veut transformer ses fans en clients engagés
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/09/etude-de-cas-comment-carrefour-a-transforme-ses-fans-en-clients-engages-2/
Last updated: 2025-05-09T06:12:45.000Z
Pour les enseignes de la grande distribution, un des enjeux clés est de réussir à se différencier. Concurrence accrue, de digitalisation croissante, toutes les enseignes de grande distribution repensent repenser leurs stratégies pour fidéliser leurs clients.
**La création de plateformes communautaires** a le vent en poupe. Après avoir expliqué Pourquoi le Retail se met à créer leur propre plateforme communautaire, puis expliqué les 5 enjeux de la création d'une communauté de marque pour les retailers, **étude de cas avec Carrefour**, une des premières enseigne en France à avoir dégainé ce modèle inspiré des US. On apprend que Carrefour a transformé son programme de **fidélité traditionnel en une communauté omnicanale**. Retour sur les initiatives déployées et quelques chiffres clés.
## Un projet communautaire autour d'un programme fidélité repensé : Le Club Carrefour
Le nom choisi n'a rien du hasard. **Le Club Carrefour**, lancé en début d'année, est l'objet d'une refonte majeure du programme de fidélité de l'enseigne. Celui-ci intègre tous les formats de magasins sous une seule et même adhésion.
Le principe de ce programme est simple :
- **Une adhésion unique** valable sur l’ensemble du réseau Carrefour (hypermarchés, Market, Express, Drive, e-commerce) :
- **Des réductions permanentes** : -10% sur les fruits et légumes, les produits bio Carrefour, ainsi que des offres spécifiques chaque mardi.
- **Une formule payante à 5€/mois rapidement rentabilisée**, offrant des économies significatives aux membres les plus actifs.
Cette approche vise à réunir les clients sous une seule bannière, leur donnant le sentiment d’appartenir au "plus grand club de France".
## Ma Communauté : une plateforme d’échange et d’engagement
Mais là où Carrefour va plus loin, c'est dans l'aspect communautaire. Car au-delà des simples réductions, Carrefour cherche à créer un véritable **lien émotionnel avec ses clients**. Baptisé "[Ma Communauté](https://communaute.carrefour.fr/app/730/channel/accueil-1863)", cet espace client repose sur une approche collective et bienveillante.

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### Redonner la main aux magasins : l’optimisation des marges passe par la reprise en main du linéaire
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/07/redonner-la-main-aux-magasins-loptimisation-des-marges-passe-par-la-reprise-en-main-du-lineaire-2/
Last updated: 2025-05-07T09:29:19.000Z
Dans un contexte où les marges s’érodent, les volumes baissent et la pression concurrentielle s’intensifie, **reprendre le contrôle du linéaire** devient un levier stratégique majeur pour les magasins. C’est tout le sens de l’approche portée par **Didier Pearson**, au sein du cabinet RT Solutions, spécialiste de l’implantation personnalisée et de la data opérationnelle.
Son constat est simple : **les implantations rayons sont souvent sous-optimisées**, laissées aux industriels, rarement adaptées au contexte local. En s’appuyant sur la donnée disponible en magasin et sur l’outil [OpenCatman](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/11/09/optimiser-ses-marges-et-maitriser-ses-couts-avec-le-category-management-avec-frederic-gautier-ceo-opencatman/), il propose une nouvelle manière de penser la performance magasin par magasin.
> « Dans les magasins, plus un produit tourne, plus on lui donne de facing… même s’il n’est pas rentable. C’est une logique à repenser. »
💡
Cet article est issu des conférences du CATMAN French Forum. Pendant deux jours, les plus grands experts du Category Management — venus de France, des États-Unis, d’Amérique latine, de Belgique, du Maroc et d’Asie — ont partagé leurs visions sur l’avenir de notre métier, à l’ère de l’intelligence artificielle. [Replay et présentation des 11 conférences à retrouver ici.](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/27/les-replays-du-catman-french-forum-2025-sont-disponibles-2/)
## Trop de produits, pas assez de logique
Les constats faits sur le terrain sont souvent les mêmes : **des linéaires surchargés**, des produits peu visibles, des marges diluées. « Plus un produit tourne, plus on lui donne de place, même s’il est peu rentable. Pendant ce temps, des produits plus petits, souvent porteurs de marge, disparaissent du rayon. »
Les rayons frais sont aussi touchés par une gestion aléatoire : « Il n’est pas rare de voir jusqu’à trois dates limites différentes sur un même produit. Le client prend celui avec la DLC la plus lointaine, les autres finissent en casse. »
Cette dérive est accentuée par une délégation trop fréquente des implantations aux industriels : « À force de [réimplanter](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2018/10/28/pourquoi-reimplanter-un-rayon-2/) selon la logique de chaque fournisseur, la vision du distributeur s’efface. Et la lisibilité du rayon s’en ressent. »
> « On confie encore trop souvent l’implantation rayon aux fournisseurs. Résultat : on perd la vision du magasin, et la lisibilité pour le client. »
## Une méthodologie ancrée dans la réalité magasin
La réponse de RT Solutions s’appuie sur **la** [**data locale**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/05/29/importance-de-la-data-dans-la-transformation-numerique-du-retail/) et une approche rigoureuse. « On part toujours de l’existant. On récupère les données de vente, de stock, de cadencier de commande. On mesure les dimensions réelles du mobilier. Et on modélise le rayon tel qu’il est. »
À partir de là, l’outil RT Facing, interfacé avec OpenCatman, permet de générer une **nouvelle implantation optimisée**. « C’est un planogramme spécifique, adapté au magasin, à ses objectifs, à ses contraintes. »
L’automatisation s’appuie sur des règles discutées avec le point de vente : « Certains veulent gagner en part de marché, d’autres consolider leur marge, d’autres valoriser leurs marques enseigne ou les premiers prix. En fonction de ça, on génère une proposition unique. »
Et l’outil reste **flexible** : « Tout en bas de l’écran, on laisse les produits éliminés ou à replacer. Le chef de rayon garde la main pour ajuster. »
> « Chaque magasin a ses objectifs : certains veulent booster leur chiffre d’affaires, d’autres améliorer leur marge. Notre implantation s’adapte à ça. »
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### « Le commerce, c’est une question de proximité. La data doit être un catalyseur et non un frein » : L'importance de la data dans le retail
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/05/le-commerce-cest-une-question-de-proximite-la-data-doit-etre-un-catalyseur-et-non-un-frein-limportance-de-la-data-dans-le-retail-2/
Last updated: 2025-05-05T06:55:55.000Z
Depuis plus de vingt ans, la grande distribution sait qu’elle est assise sur une mine d’or : la **data**. Pourtant, son exploitation n’a réellement pris son essor qu’au début des années 2010 avec l’**explosion du digital**. Aujourd’hui, l’enjeu n’est plus seulement d’accumuler de l’information, mais de la rendre exploitable afin de personnaliser **l’expérience client, notamment à une échelle locale**.
Entretien sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/) avec Arnaud Chapis, co-associé d'Imagino, un outil de Marketing Automation intelligent adapté aux retailers. On y parle de l'impact croissant de la data dans la grande distribution, de son rôle clé dans la personnalisation des offres, la fidélisation client et l’optimisation des stratégies marketing. Notre invité revient également sur la transformation digitale du secteur, l'importance du cloud et de l’IA pour exploiter efficacement ces données, ainsi que les défis liés à la souveraineté numérique et **à l’équilibre entre marketing national et local** \- avec en exemple, une étude de cas de Picard. Enfin, il met en perspective l’avenir du retail, où la maîtrise des données et la multiplication des canaux seront essentielles pour rester compétitif.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## **Une évolution majeure depuis 2010**
Il faut attendre 2010 pour que la data devienne un sujet central au sein des enseignes. À cette époque, les mobile s'équipaient de GPS, l'ecommerce et les market places montaient en puissance. On assistait au "SoLoMo" (Social, Local, Mobile). Le marketing local se digitalisait doucement. C'était aussi [le début du déclin du marketing papier](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/26/la-vie-sans-prospectus-9-enseignements-des-tactiques-entreprises-par-les-magasins/). Quelques années plus tard, le monde numérique a bien changé. Comme le souligne notre invité, 2010 marque un tournant dans la stratégie de transformation des retailers : « l’élément principal, c’est les années 2010, le moment où la donnée digitale a commencé à rentrer en ligne de compte par rapport aux activités classiques d’un distributeur. Historiquement, le distributeur reconnaît bien ses données de vente, puisqu’il sait quels sont ses clients et ce qu’ils achètent chez lui. Mais finalement, c’était assez simple à manipuler ».
Depuis, l’Internet, l’e-commerce et les réseaux sociaux ont bouleversé cet équilibre : « la donnée digitale, c’est 10 à 100 fois plus de données que la donnée transactionnelle classique », affirme Arnaud Chapis. Le défi pour les enseignes est donc devenu la transformation de ce volume immense de données en informations utiles.
## **D’où vient la data et comment est-elle exploitée ?**
La data représente un enjeu clé aujourd'hui. Tout est une question de collecte et d'exploitation : « l’objectif, c’est d’avoir une vision à 360° de toutes les interactions d’une marque avec ses consommateurs ». Pour cela, les distributeurs doivent collecter et croiser plusieurs types de données, comme par exemples :
- **La donnée socio-démographique issue des programmes de fidélité** : C’est la base, ici, on sait qui est notre client, où il habite, son email, son téléphone ;
- **La donnée transactionnelle** : elle provient des caisses et du e-commerce. C’est fondamental pour comprendre les habitudes d’achat ;
- **La donnée digitale** : ce sont les traces laissées par le consommateur sur le site web et l’application de l’enseigne ;
- **Les données générées** : ici on parle du score RFM, de la date de dernière transaction, des habitudes de navigation et d’achat.
« Aujourd’hui, ces données sont beaucoup plus accessibles grâce aux API. Avant, c’était des transferts de flux et des fichiers, maintenant, on peut se connecter en temps réel à différents systèmes », explique notre invité, tout en poursuivant : « L’information digitale, de par son volume et de par sa complexité, elle est impossible à manipuler et à construire par une équipe informatique seule. \[...\] Ce sont des quantités incroyables, impressionnantes… Ce sont des téraoctets de données, des centaines de millions de lignes d’informations qui déboulent tous les jours dans le système ».
> L’objectif de la data, c’est d’avoir une vision à 360° de toutes les interactions d’une marque avec son consommateur ».
## **Centralisation ou autonomie locale ?**
L’exploitation de la data varie selon les enseignes : certaines centralisent les décisions marketing, d’autres laissent plus d’autonomie aux magasins locaux : « dans le retail, il y a toujours cette idée forte que c’est la proximité qui fait le commerce. Le commerçant connaît ses clients, il sait s’il fait beau ou pas dans sa région, il sait quels sont les [produits locaux](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/02/07/ce-quil-faut-savoir-sur-la-consommation-de-produits-locaux-en-grande-distribution/) qui marchent ».
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### Pourquoi les caissières NE vont PAS disparaître
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/05/01/pourquoi-les-caissieres-ne-vont-pas-disparaitre/
Last updated: 2025-05-01T05:59:16.000Z
**On les annonçait en voie d’extinction.** Avec l’arrivée des caisses automatiques au début des années 2010, l’émergence des magasins sans personnel, le paiement mobile, par QR code ou même reconnaissance faciale, le futur semblait tout tracé : des magasins sans hôtesses de caisse. Et pourtant.
## Une profession sous tension, mais toujours debout
Elles étaient 150 000 en France il y a dix ans. Elles seront 120 000 dans cinq ans. Et si le chiffre baisse, c’est moins à cause d’une suppression brutale qu’à cause d’une transformation en profondeur. Dans les super et hypermarchés, près de **90% des hôtes de caisse sont des femmes**. Mais aujourd’hui, beaucoup ne se contentent plus d’enregistrer les achats : elles assurent aussi l'approvisionnement des rayons, conseillent les clients, orientent, rassurent.
Ce que l’on appelait autrefois "faire la caisse" devient une des facettes d’un **métier plus polyvalent**, plus proche du client, plus humain.
## La technologie avance… mais ne remplace pas tout
Des enseignes comme [Casino](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/03/26/ex-salaries-chez-casino-la-redoutee-vie-dapres/), [Monoprix](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/21/monoprix-et-monop-equipent-leurs-salaries-dexosquelette/) ou [Amazon Go](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/03/06/5-choses-savoir-amazon-go-supermarche-sans-caisse/) expérimentent des formats **100 % automatisés**, des magasins sans caissier où l’on entre, prend, sort, et où l’addition est automatiquement débitée. Tentant sur le papier. Dans les faits ? Cela reste marginal.
Même aux États-Unis, patrie de l’hyper-consommation, **on compte à peine une dizaine d’Amazon Go**. En Chine, les paiements par reconnaissance faciale explosent, mais les commerces de proximité gardent souvent du personnel, ne serait-ce que pour la surveillance ou l’assistance.
La technologie permet d’**accélérer, simplifier, fluidifier**, mais elle ne répond pas à un besoin fondamental du commerce physique : **l’interaction humaine**.
## Le retour du contact humain
Le président de Système U, Dominique Schelcher, le martèle : *« Les magasins sont des lieux de vie où les gens aiment échanger. »* Et les initiatives dans ce sens se multiplient : la chaîne néerlandaise Jumbo a créé une **"caisse de bavardage"** pour les clients qui aiment prendre leur temps. Albert Heijn, son concurrent, propose des **"caisses tranquilles"** pour les non-pressés.
Le message est clair : **le lien social est un facteur différenciant face à l’e-commerce**.
L’évolution est donc engagée. Carrefour investit 100 millions d’euros pour **former ses 30.000 hôtesses et hôtes au conseil client**. Dans les supermarchés de proximité, notamment à Paris, **90 % du personnel alterne déjà entre caisse et mise en rayon**. Le métier glisse doucement vers celui d’**employé polyvalent**, capable d’absorber les pics de passage en caisse tout en assurant une présence sur le terrain.
Le SBAM, ce fameux "Sourire, Bonjour, Au revoir, Merci", hérité d’Auchan, reprend des couleurs. Le contact humain, la capacité à incarner la marque, à fidéliser par la sympathie plutôt que par les points cumulés, redeviennent essentiels.
## Une disparition qui serait un choc social
Ne nous y trompons pas : **le métier d’hôtesse de caisse est l’un des derniers accessibles sans diplôme**. Sa suppression pure et simple serait un coup dur pour des milliers de femmes, souvent à temps partiel. Les distributeurs, les pouvoirs publics et les syndicats en sont conscients. **Un diagnostic de filière est en cours** pour anticiper les mutations et accompagner les évolutions de poste.
Les caissières ne disparaîtront pas. **Elles seront moins nombreuses, oui. Mais aussi plus mobiles, plus formées, plus valorisées.** Elles incarneront un commerce de demain qui parie sur l’humain, pas seulement sur la machine.
Le tapis roulant continuera de défiler, mais l’hôtesse de caisse d’aujourd’hui ne sera plus tout à fait celle d’hier. Elle ne s’efface pas : elle **s’adapte**. Et elle reste **essentielle**.
### Category Management : pourquoi il est urgent d’ouvrir un deuxième canal de collaboration
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/30/category-management-pourquoi-il-est-urgent-douvrir-un-deuxieme-canal-de-collaboration-2/
Last updated: 2025-04-30T06:17:36.000Z
La relation entre industriels et distributeurs en France traverse une phase délicate. **Frédéric Perodeau**, expert du retail et de la relation industrie-commerce, livre une lecture lucide, parfois critique, mais surtout constructive : **le** [**Category Management**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/11/07/le-category-management-a-la-francaise/) **peut redevenir un levier stratégique fort**, à condition de sortir du face-à-face conflictuel centré uniquement sur le prix.
> « Aujourd’hui, le prix est le seul tuyau de discussion. Et quand ce tuyau est bouché, il ne reste plus rien. Le Category Management doit être un outil pour créer un deuxième canal, parallèle à la négociation, pour parler d’autre chose. »
💡
Cet article est issu des conférences du CATMAN French Forum. Pendant deux jours, les plus grands experts du Category Management — venus de France, des États-Unis, d’Amérique latine, de Belgique, du Maroc et d’Asie — ont partagé leurs visions sur l’avenir de notre métier, à l’ère de l’intelligence artificielle. [Replay et présentation des 11 conférences à retrouver ici.](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/27/les-replays-du-catman-french-forum-2025-sont-disponibles-2/)
## Une relation bloquée sur un seul levier : le prix
Frédéric Perodeau est catégorique : « Aujourd’hui, les relations entre industriels et distributeurs se construisent quasi exclusivement sur le prix. » Ce réflexe permanent épuise les équipes, stérilise la discussion, et empêche toute réflexion sur la valeur, l’innovation ou le shopper.
Il prend l’exemple du « tuyau unique » : celui de la négociation tarifaire. « Quand ce tuyau est bouché, il n’y a plus rien. Plus de relation, plus de discussion. » Ce modèle de dialogue unique est dangereux. Il pousse à l’opposition, au conflit, voire au blocage. Il étouffe tout ce que le [Category Management](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/category/) est censé incarner : **la co-construction, l’analyse, l’orientation client, la vision stratégique**.
> « Tous les produits ne sont pas des produits impliquants. Ce n’est pas la peine de se battre sur chaque centime sur les sacs poubelle. »
## Le Category Management, un outil trop souvent oublié
Revenant sur ses années chez Procter ou à l’Institut Français du Merchandising, Frédéric rappelle que « le [Category Management](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/11/09/optimiser-ses-marges-et-maitriser-ses-couts-avec-le-category-management-avec-frederic-gautier-ceo-opencatman/) était à l’origine un outil de collaboration, conçu pour développer des affaires communes ». Aujourd’hui, cette dimension s’est effacée.
Et pourtant, la complexité du marché, l’hétérogénéité des comportements shopper, et les tensions sur les marges rendent cet outil plus nécessaire que jamais. Il faut simplement le « remettre au bon endroit », l’adapter à un **nouveau contexte**.
> « Le prix est un moteur, mais il ne fait pas avancer la voiture tout seul. Il faut le volant, les roues, les phares... »
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### Enquête : le métier de Chef de Rayon aujourd'hui et demain
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/29/enquete-le-metier-de-chef-de-rayon-aujourdhui-et-demain-2/
Last updated: 2025-04-29T18:50:22.000Z
**Participez à notre enquête exclusive sur le métier de chef de rayon dans la grande distribution.**
Nous cherchons à mieux comprendre l’évolution du rôle de chef de rayon, ses défis quotidiens, ses perspectives d’avenir, ainsi que l’attractivité globale du secteur de la grande distribution. Que vous soyez actuellement en poste, ancien professionnel du secteur ou simplement intéressé par le sujet, **votre opinion est précieuse**.
Ce questionnaire rapide, entièrement anonyme, ne vous prendra **pas plus de 3 minutes**. Merci de contribuer à cette étude essentielle pour dresser un état des lieux fidèle du métier de chef de rayon aujourd’hui.
### Fin du Oui Pub : 3 années qui ont changé la communication des enseignes et points de vente
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/29/fin-du-oui-pub-3-annees-qui-ont-change-la-communication-des-enseignes-et-points-de-vente/
Last updated: 2025-04-30T07:43:21.000Z
tribune proposée par
Arnaud Longatte, Directeur Marketing Nanotera
Depuis janvier 2022, l’[expérimentation Oui Pub](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/13/experimentation-oui-pub-un-succes-mesure-et-une-generalisation-nationale-envisagee/) a profondément bousculé les habitudes de communication des enseignes à réseau. Trois ans plus tard, le dispositif prend fin, et avec lui, une période d’adaptation intense pour les magasins, tous secteurs confondus. Nous avons pu, au plus près du terrain, observer les transformations concrètes qu’elle a générées. Et si cette expérimentation a apporté une chose essentielle, c’est bien une prise de conscience collective autour du rôle stratégique que joue la communication mix-média locale aujourd’hui.
Voici les trois grands enseignements que nous retenons de cette période.
## Le marché de la communication promotionnelle est plus dynamique que jamais
L’un des a priori qui entourait l’instauration du **Oui Pub** était qu’elle risquait d’asphyxier le dynamisme des campagnes promotionnelles, en particulier celles liées au prospectus. En réalité, les enseignes n’ont pas ralenti, elles ont réagi. Et surtout, elles ont innové.
Que ce soit dans la grande distribution, le bricolage, l’ameublement, les services ou la restauration, toutes les verticales ont démontré une agilité et une capacité d’adaptation réelles. Privés, dans certaines zones, de leur canal historique, les points de vente ont exploré d’autres formats, d’autres canaux, d’autres mécaniques pour rester visibles et compétitifs.
Le prospectus, loin de disparaître, a prouvé sa résilience et son efficacité. Il reste un outil puissant pour attirer les clients en magasin, grâce à sa capacité à toucher un large public de manière tangible et directe. Les enseignes ont redécouvert sa valeur en le réinventant, par exemple en le rendant plus ciblé, plus personnalisé, et en l’intégrant dans des **stratégies omnicanales**. En effet, le prospectus permet de créer un lien physique avec le consommateur, renforçant ainsi la mémorisation des offres et promotions. Son format visuel et attractif capte l’attention et incite à l’achat, contribuant de manière significative à l’augmentation du trafic en magasin.
**La promotion reste un levier incontournable.**
Elle évolue, elle se transforme, elle se diversifie, mais elle est toujours aussi centrale dans les stratégies de trafic. Et cette phase d’expérimentation a eu le mérite de le rappeler avec force.
## Il n’y a pas eu une réponse type, mais une diversité de partis pris
Un autre point important : la diversité des réponses apportées par les enseignes et points de vente face à ce changement. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, même au sein d’un même secteur – comme la GSA, par exemple – les stratégies ont pu être très différentes.
Certaines enseignes ont tenté de compenser la baisse de diffusion physique par un renforcement massif de leurs supports digitaux : newsletter, SMS, campagnes géolocalisées, social media… D’autres ont misé sur des dispositifs de communication plus événementiels ou communautaires. D’autres encore ont recentré leur communication autour du point de vente lui-même, redonnant un rôle central au magasin dans l’animation de son territoire.
Cette diversité de partis pris révèle un point fondamental : il n’existe pas de solution universelle. Chaque réseau, chaque enseigne, chaque magasin possède ses propres enjeux, ses spécificités locales, son public. Et c’est justement en tenant compte de cette complexité qu’une communication peut devenir réellement efficace.
## La communication locale s’est professionnalisée (c’est une bonne chose mais ça ne suffit pas !)
L’un des effets les plus visibles de la fin du prospectus généralisé a été le besoin, pour les magasins, de repenser leur manière de [communiquer localement](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/marketing-digital/). Beaucoup, longtemps habitués à un canal unique et à un modèle éprouvé, se sont retrouvés à devoir réinventer leur stratégie en intégrant le digital, le print ciblé, l’affichage, les réseaux sociaux, les plateformes locales, etc.
Cette période a été celle de l’expérimentation, souvent avec les moyens du bord. Canva, les outils IA, les générateurs de contenus ont fleuri dans les équipes locales. Mais cette créativité spontanée a aussi montré ses limites. Car communiquer efficacement, cela ne s’improvise pas. Choisir les bons messages, les bons formats, les bons canaux, orchestrer une prise de parole cohérente… cela demande du recul, de l’analyse, une vraie stratégie.
Et c’est là que notre rôle d’agence prend tout son sens. Nous avons vu, sur le terrain, des équipes locales motivées mais souvent démunies, qui ont découvert à quel point la communication était un métier à part entière. Le leur, c’est le commerce. Le nôtre, c’est la communication. Et c’est dans la collaboration de ces expertises que naissent les campagnes les plus performantes.
## Un nouveau chapitre à écrire, ensemble
La fin du Oui Pub ne signifie pas un retour en arrière. C’est une transition vers une nouvelle normalité, plus complexe, plus fragmentée, mais aussi plus riche en opportunités. Elle nous rappelle que la communication locale est stratégique, qu’elle évolue vite, et qu’elle mérite d’être accompagnée avec rigueur, méthode et créativité.
Chez Nanotera, nous restons convaincus que ce moment charnière est l’occasion idéale pour les enseignes à réseau de structurer davantage leur approche, d’oser le mix média, de valoriser leurs points de vente comme des lieux de communication vivants.
Et surtout, de faire de cette nouvelle ère une chance de renforcer le lien entre les marques et leurs territoires.
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### Walmart accueille des distributeurs automatiques de smartphones prêts à l'emploi
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/29/walmart-accueille-des-distributeurs-automatiques-de-smartphones-prets-a-emploi/
Last updated: 2025-04-29T12:35:05.000Z
Depuis avril 2025, les clients de [Walmart](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/04/17/walmart-deploie-des-chariots-autonome-pour-automatiser-ses-entrepots/) peuvent **acheter des smartphones activés et prêts à l’usage directement via des distributeurs automatiques**. Cette initiative, lancée par *Straight Talk Wireless*, marque prépayée appartenant à Verizon, marque une nouvelle étape dans la simplification de l’accès à la téléphonie mobile.
Installées initialement dans cinq magasins Walmart, **ces machines innovantes permettent aux utilisateurs de parcourir une sélection de smartphones** Android et iPhone, de les acheter sans intermédiaire, et de repartir immédiatement avec un appareil fonctionnel, sans avoir à passer par une étape d’activation à domicile.
Les paiements sont actuellement acceptés par carte de crédit et de débit, mais Verizon mène également des tests pour intégrer le paiement en espèces. Le déploiement de ces distributeurs devrait s'étendre à 50 magasins supplémentaires d'ici la fin de l'année 2025.
À terme, Verizon envisage d’élargir cette solution à d'autres marques de son portefeuille Verizon Value et de positionner ces distributeurs dans des lieux à fort trafic, comme les aéroports et les centres commerciaux à travers les États-Unis. Ce dispositif vise à répondre à une demande croissante de commodité, de rapidité et d’autonomie dans l’achat de smartphones.
### Comment le Leclerc de Luçon a entériné l'arrêt du prospectus (et construit une communauté locale forte)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/28/comment-le-leclerc-de-lucon-a-enterine-le-prospectus-et-construit-une-communaute-locale-forte-2/
Last updated: 2025-04-28T16:51:29.000Z
Il y a encore quelques années, l’idée d’un hypermarché sans prospectus relevait presque de la science-fiction. Pourtant, c’est bien le pari qu’a relevé **le Leclerc Luçon**, en Vendée. Premier magasin à avoir dit stop à ce format iconique, comme affiché dans les couloirs du magasin.
Et derrière cette transition, un homme, Jean-Claude Pénicaud - ancien adhérent du magaisn qui a laissé sa place à Morgan Desfontaines - et une équipe communication solide et profondément ancrée dans le terrain. Marie et Noémie, en charge de la communication, des relations clients et de l’événementiel, reviennent sur leur quotidien, leurs leviers et les mutations à venir. Un [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/) inspirant pour comprendre comment le magasin place **l’humain au cœur de la stratégie** de communication.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
> « On a une règle : pas de commerce sur les réseaux. On valorise l’image de marque de La Belle Vie, on met en avant le savoir-faire des équipes ».
## **Zéro prospectus : de l’événement à la norme**
Lorsqu’en 2019, le [Leclerc de Luçon](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/09/20/comment-les-leclerc-vendeens-communiquent-pour-annoncer-la-fin-du-prospectus/) arrête totalement le **prospectus**, la décision fait grand bruit : « À l’époque, c’était un événement. Aujourd’hui, c’est devenu un non-événement. C’est complètement acté », résume Marie au début de notre échange.
Le passage au tout digital aurait pu inquiéter les clients comme les équipes. Mais quatre ans plus tard, le bilan est limpide, n'en déplaise aux défenseurs du papier. « Les clients ont les bonnes pratiques, l’application Leclerc est bien intégrée. En interne, on a gardé les bonnes habitudes avec la PPVADD : présence de produits, visibilité accentuée, disponibilité durable ». Quand le dispositif est simple, cohérent et accessibles, la transition fonctionne. Preuve en est : les supports où trônent les prospectus ne sont jamais vide.
Et les chiffres sont là : « On a pris un point sur le taux promo. Les clients continuent d’acheter les produits en promo. Ça prouve que la fin du prospectus n’a pas impacté négativement les ventes ».
## **Une stratégie locale, digitale… mais incarnée**
Face à la fin du papier, l’équipe communication a dû repenser toute sa stratégie : « On a beaucoup formé les équipes en interne pour avoir le bon discours. On a aussi développé l’application MonLeclerc », explique Noémie. Et sur les réseaux sociaux, **le mot d’ordre est clair** : **zéro commerce, 100 % humain.** « On a une règle : pas de commerce sur les réseaux. On valorise l’image de marque de La Belle Vie, on met en avant le savoir-faire des équipes ».
Le résultat ? Une communauté engagée : « Notre canal principal reste Facebook, avec plus de 10 000 abonnés », explique l'une d'elle.
La ligne éditoriale repose sur trois piliers :
- **La marque employeur**
- **Le savoir-faire interne**
- **La différenciation locale**
> « On aime bien mettre en avant ce que les autres ne font pas »
## **Des ambassadeurs en interne pour nourrir la création**
Pour garantir sa visibilité, le contenu est roi, mais il faut des relais. L’équipe a donc mis en place **un groupe ambassadeur réseaux sociaux**, composé de collaborateurs issus de différents secteurs. « On est cinq ou six, avec des profils très variés : DPH, caisse… Et l’idée, c’est que chacun puisse remonter des idées, des tendances », explique ici Marie.
Cette démarche participative qui stimule la créativité permet d'impliquer les salariés à cette transition : « Quand un collaborateur a une idée sympa, il nous la transmet, et on voit comment l’adapter ».
Côté outils, l’équipe utilise **Facebook, Instagram, LinkedIn**, une **newsletter mensuelle**, et de la **stimulation client par SMS ciblés** : « On segmente selon les habitudes d’achat. On envoie deux à trois SMS par mois, mais on fait attention à ne pas saturer ».
## **Une relation client renforcée par l’événementiel**
Mais la force du magasin pour construire sa communauté locale, c'est **l’événementiel**. Car au-delà du digital, **cet dimension est devenu un pilier stratégique** du Leclerc de Luçon. « L’événementiel ici, c’est génial. On a des adhérents qui nous suivent, qui y croient, et qui nous donnent un vrai budget pour ça », résume les deux invitées sur le podcast.
Et les projets sont nombreux, ambitieux, et bien orchestrés : « Le cinéma plein air, c’est six mois de préparation. La première année, 500 personnes malgré la météo. La deuxième, 1000 personnes. Cette année, on voit encore plus grand ».
Mais aussi :
- **Un marché des producteurs** avec comité de pilotage incluant les exposants
- **Un comédie club** organisé avec un théâtre bordelais
- **Des ateliers culinaires dans les labos du magasin** avec les clients
> « On va jusqu'à faire venir les clients dans les labos, ils cuisinent avec les équipes. Ça crée du lien, de la proximité, ça rend visible les coulisses »
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### E-commerce et Category Management : quand le Pérou devient un laboratoire d’innovation omnicanale
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/23/ecommerce-et-category-management-quand-le-perou-devient-un-laboratoire-dinnovation-omnicanale/
Last updated: 2025-04-23T06:17:18.000Z
Depuis Lima, **Matthieu Rigollet** nous plonge dans une expérience riche, complexe et profondément inspirante : celle de l’adaptation du [**Category Management au e-commerce**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/category/), dans un environnement latino-américain en pleine mutation.
À la tête de la stratégie commerciale de Superfoods Holding, principal groupe de distribution péruvien, il raconte comment son équipe a su structurer une approche omnicanale, centrée sur le shopper et co-construite avec les industriels.
> « On avait une multiplication de plateformes, mais pas une vision claire de leur rôle. Même en interne, les équipes s’y perdaient. »
💡
Cet article est issu des conférences du CATMAN French Forum. Pendant deux jours, les plus grands experts du Category Management — venus de France, des États-Unis, d’Amérique latine, de Belgique, du Maroc et d’Asie — ont partagé leurs visions sur l’avenir de notre métier, à l’ère de l’intelligence artificielle. [Replay et présentation des 11 conférences à retrouver ici.](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/27/les-replays-du-catman-french-forum-2025-sont-disponibles-2/)
## Le contexte : entre tradition, modernité et explosion digitale
Le marché péruvien présente un double visage. D’un côté, un commerce traditionnel encore très présent : « une partie essentielle du marché repose sur les petits magasins de quartier ». De l’autre, une modernité en pleine accélération, portée par une classe moyenne urbaine et connectée, mais aussi par la pandémie, qui a servi de catalyseur : « le e-commerce a été une solution essentielle pendant les confinements. Cela a accéléré son développement sur les plans logistique et technologique ».
Superfoods Holding couvre tous les segments du retail, avec **quatre formats** (supermarchés, superpremium, cash & carry, hard discount), et des **plateformes digitales** pensées pour chaque usage : achat quotidien, express, professionnel… Une ambition claire : « couvrir tous les profils de consommateurs et répondre à chaque mission d’achat, qu’elle soit planifiée ou d’urgence ».
## Une architecture e-commerce devenue complexe… et floue
Cette diversité d’offres a mené à une certaine confusion interne et externe. « Même en interne, certains collaborateurs ne comprenaient pas bien notre architecture digitale. Les fournisseurs étaient aussi perdus. Et les clients eux-mêmes avaient parfois du mal à percevoir la différence entre nos plateformes. »
C’est là qu’intervient l’équipe [Category Management](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/05/comment-le-category-management-cherche-a-se-reinventer-2/), avec une mission transversale : **clarifier les rôles, segmenter les missions, poser un cadre stratégique partagé**. « Nous avons senti que c’était à nous, en tant que CatMan, de prendre le lead pour structurer cette offre multicanale. »
> « Attention, il ne faut pas casser la cohérence. Le client doit retrouver la même expérience, le même discours, quel que soit le canal. »
## Une approche collaborative avec les fournisseurs
La démarche est marquée par une forte dimension partenariale. « Nous avons invité les industriels à construire cette stratégie avec nous. Ce projet, c’était aussi leur besoin. »
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### C'est quoi le MSE, le management socio-économique mis en place par plusieurs magasins Leclerc
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/21/cest-quoi-la-mse-le-management-socio-economique-developpe-par-plusieurs-magasins-leclerc-2/
Last updated: 2025-04-21T12:12:13.000Z
En grande distribution, on est vite tenté de dire, « l'humain avant les chiffres ». « C’est les deux ! Les hommes sont associés aux chiffres », me confirmera Karine Guilloton, DRH du Leclerc de Luçon en Vendée, au micro du [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/).
Le contexte humain est complexe en magasin. Pénurie de salarié, [difficulté à recruter](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/11/09/les-managers-sont-sous-tension-difficultes-recrutement-epuisement-collaborateur/) et aussi à fédérer les équipes, [turnover](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/04/26/impact-turnover-organisation-equipes-grande-distribution/)... La grande distribution fait - indéniablement - face à des enjeux croissants de recrutement, de fidélisation et de quête de sens au travail.
Pourtant, les expérimentations et initiatives ne manquent pas. Le Leclerc de Luçon fait figure de pionnier en la matière. Depuis huit ans, ce magasin vendéen a adopté une méthode de management singulière : l**e management socio-économique, ou MSE**. Un modèle basé sur l’idée qu’il ne faut plus dissocier la performance sociale de la performance économique. Rencontre avec Karine Guilloton, DRH du magasin, pour découvrir cette culture d’entreprise inspirante.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
> « Aujourd’hui, on n’a pas du tout de souci de recrutement, même sur des postes un peu plus recherchés comme en boucherie ou en poissonnerie ».
## **Une culture d’entreprise fondée sur la convivialité et l’implication**
Avant même d’aborder la MSE, **l’ambiance à Luçon semble déjà à contre-courant des clichés sur la grande distribution**. Loin d’un management strict ou distant, l’équipe cultive depuis longtemps une **ambiance conviviale et participative** : « On a toujours essayé de garder un esprit très convivial, familial aussi on peut le dire ».
Et cela se traduit très concrètement au quotidien, notamment par des **moments de cohésion intergénérationnels** : formations collectives, repas animés, activités sportives (comme du Pilates ou de la relaxation), mais aussi des pratiques originales : « On a même des séances de micro-sieste proposées aux collaborateurs ! » Cette démarche permet à chacun de s’exprimer au-delà de son poste : « Ça permet en fait de s’identifier à chacun dans le magasin, et pas seulement à travers une fonction. On voit aussi qu’il y a des hommes et des femmes derrière », explique notre invitée.
Cette approche RH a **un impact tangible**, notamment en matière d’attractivité. Contrairement à d’autres enseignes qui peinent à recruter, Luçon semble en avance sur ce terrain : « Aujourd’hui, on n’a pas du tout de souci de recrutement, même sur des postes un peu plus recherchés comme en boucherie ou en mécanique ». Même sur les postes plus classiques en caisse ou en libre-service : « On a à peu près 80 CV en attente », nous partage Karine.
Et ce n’est pas tout : « Un tiers des collaborateurs qui partent nous demandent à revenir. C’est un bon indicateur du bien-être dans le magasin », ironise même la DRH.
> « On est passés de 13 mois de salaire à 16 mois par an depuis la mise en place de la MSE »
## **Qu’est-ce que la MSE ? Le choix d’un cadre structurant et participatif**
On en vient à notre sujet de la MSE. La MSE, ou **management socio-économique**, est une méthode qui vise - comme l'explique la DRH de l'hypermarché - à **associer pleinement les collaborateurs à la création de valeur**, tout en les responsabilisant autour d’objectifs collectifs et individuels.
La MSE repose sur trois piliers :
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### Sébastien Pillard, l’homme aux 17 magasins Intermarché et visionnaire de la grande conso
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/19/sebastien-pillard-homme-aux-17-magasins-intermarche-et-visionnaire-de-la-grande-conso/
Last updated: 2025-04-19T08:25:19.000Z
Son nom ne vous dit sûrement rien. Et pourtant, il est un entrepreneur reconnu dans l'univers du retail.
Voici Sébastien Pillard. À 48 ans, il est bien plus qu’un simple adhérent Intermarché. Il est aujourd’hui le plus important de France avec un impressionnant réseau de **17 magasins** répartis entre l’Indre et le Cher. Entrepreneur infatigable, il incarne une nouvelle génération de dirigeants indépendants, à la fois pragmatiques, ambitieux et profondément ancrés dans leur territoire.
### **Un parcours éclair, né d’un job d’été**
L’histoire de Sébastien Pillard commence par un **job d’été à la station-service d’un Intermarché**. Remarqué par son patron, il gravit rapidement les échelons : à **21 ans**, il dirige déjà une équipe de 60 personnes. Après avoir géré plusieurs magasins pour le compte de ce même mentor, il décide avec sa femme d’acheter leur propre Intermarché en 2008… alors pourtant en pleine tourmente, concurrencé par un E.Leclerc tout neuf.
Loin de se décourager, ils redressent le commerce, puis enchaînent les rachats : **un nouveau magasin tous les deux ans**, jusqu’à bâtir un véritable empire.
**L'entrepreneur est aujourd'hui à** la tête de **700 collaborateurs** et de plus de **200 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel.** Sébastien Pillard est aujourd’hui un acteur économique incontournable de sa région. Son groupe ne se limite pas à l’alimentaire :
- **14 boulangeries Paul**
- **un Darty**
- **un hôtel-restaurant**
- **un magasin de bricolage**
- **un espace culturel**,
- et même… **un vignoble** !
Il a également lancé **Écobudget**, un nouveau concept de supermarché antigaspi qui valorise les invendus de ses magasins à des prix cassés (34 à 50 % de remise), avec un succès immédiat. Il a mis en place un circuit logistique dans lequel un camion passe tous les jours ramasser les produits dans mes magasins à moins d’une heure. Simple, local et rentable.
### **Transformer les problèmes en opportunités**
Sébastien Pillard est un entrepreneur qui sait voir des opportunités là où d'autres voient des blocages. Quand il constate que certaines zones commerciales sont désertées, il investit dans des bâtiments vacants pour les louer à des enseignes comme **Action**, générant ainsi du trafic vers ses propres points de vente.
Pour faire face à la **pénurie de bouchers**, il crée son **propre laboratoire de transformation des produits frais**, un investissement de 3 millions d’euros, qui permet de déléguer les découpes et préparations à une équipe dédiée, tout en n’ayant besoin que de simples vendeurs en magasin. L'entrepreneur reconnaît que 80% des problèmes proviennent aujourd'hui du recrutement. Cette installation permet de sécuriser la production et de mieux organiser le travail.
### **Une star dans le Groupement des Mousquetaires**
Véritable figure du Groupement des Mousquetaires, Sébastien a récemment repris en gestion un ancien hypermarché Casino à Poitiers, rouvert sous l’enseigne Intermarché. En à peine un mois, le chiffre d’affaires y a **doublé**, grâce à une politique de prix agressive (-20 à -25 %). Il développe également de nouvelles franchises de restauration pour diversifier ses sources de revenus.
Aujourd’hui, malgré les limitations imposées par le groupement (maximum 5 magasins par adhérent), son parcours unique force le respect. Il plaide pour une réforme du système de parrainage afin de faciliter l’accès à l’entrepreneuriat dans le réseau Intermarché. Car il faut entre **150 000 et 300 000 euros** d’apport personnel pour devenir adhérent, un obstacle pour les jeunes talents.
### L’intelligence artificielle dans le category management : du mythe à l’impact réel
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/17/intelligence-artificielle-dans-le-category-management-du-mythe-a-limpact-reel/
Last updated: 2025-04-17T06:25:18.000Z
Loin des effets d’annonce et des démonstrations technologiques parfois spectaculaires, **Frédéric Etienne-Bled** livre une vision pragmatique, concrète et terrain de ce que peut réellement apporter [**l’intelligence artificielle au category management**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/intelligence-artificielle/).
Fondateur d’Hyper Trade, basé en Thaïlande et actif en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique, il accompagne fabricants et distributeurs dans l’optimisation de leurs décisions stratégiques.
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Cet article est issu des conférences du CATMAN French Forum. Pendant deux jours, les plus grands experts du Category Management — venus de France, des États-Unis, d’Amérique latine, de Belgique, du Maroc et d’Asie — ont partagé leurs visions sur l’avenir de notre métier, à l’ère de l’intelligence artificielle. [Replay et présentation des 11 conférences à retrouver ici.](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/27/les-replays-du-catman-french-forum-2025-sont-disponibles-2/)
## De la promesse théorique à l’application réelle
« L’**IA** ressemble à un couteau suisse moderne pour un [category manager](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/05/comment-le-category-management-cherche-a-se-reinventer-2/) : elle promet d’accélérer, de structurer, d’anticiper, et même de prédire. » Mais comme souvent dans les projets digitaux, **la réussite ne tient pas à la technologie seule**. L’IA a besoin de données propres, de méthode et de structure pour délivrer ses promesses.
Frédéric structure son propos autour de trois piliers :
- La qualité et l’enrichissement des données
- L’optimisation dynamique des assortiments
- Les diagnostics automatiques pour la prise de décision
Sur chacun de ces points, il propose **des retours d’expérience opérationnels**, et montre comment, avec les bons outils et processus, **le gain de temps, de précision et d’agilité est réel**.
> « L’intelligence artificielle, c’est un couteau suisse ultra-moderne pour le category manager. Elle fait gagner du temps, elle anticipe, elle corrige, elle apprend. »
## Nettoyage et enrichissement de données : un enjeu invisible mais central
« 85 % des projets [IA](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/05/04/16-usages-possibles-de-intelligence-artificielle-pour-la-grande-distribution/) échouent à cause de problèmes de qualité de données », rappelle-t-il, citant une étude Gartner. Mais dans un univers comme la distribution, où les données sont récurrentes et structurées, **l’IA peut justement aider à résoudre ces problèmes**.
> « 85 % des projets IA échouent à cause de la mauvaise qualité des données. Pourtant, l’IA est aussi une solution à ce problème, si on sait l’intégrer intelligemment. »
Hyper Trade utilise une méthode en quatre étapes :
1. **Collecte et pré-structuration** : harmoniser les données internes et externes, souvent issues de multiples distributeurs, dans des formats hétérogènes.
2. **Ingestion et sécurisation** : via des API et des processus ETL, garantir la confidentialité tout en uniformisant les jeux de données.
3. **Correction et enrichissement via IA** : grâce à des algorithmes d’apprentissage, l’IA repère les incohérences, corrige, complète, enrichit.
4. **Validation mixte** : l’humain conserve un rôle de contrôle qualité, mais 90 % du travail est automatisé.
Dans un cas pratique à Dubaï, un fabricant opérant sur 415 points de vente est passé d’un traitement de données en 10 jours… à moins de 2 heures. « C’est invisible, ce n’est pas glamour. Mais pour les équipes, ne plus avoir à stresser sur la propreté des datas, c’est déjà une révolution. »
> « Avec l’IA, ce qui prenait 10 jours de traitement de données peut se faire en moins de 2 heures. Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est extrêmement efficace. »
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### La remontada d’Intersport : comment le challenger a rattrapé Décathlon
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/16/la-remontada-intersport-comment-le-challenger-a-rattrape-decathlon/
Last updated: 2025-05-27T12:34:10.000Z
Deux **enseignes**. Deux styles. Deux ambiances. Mais un marché commun : celui du **sport**. Depuis 2010, l'enseigne **Intersport** marche sur les plates-bandes du leader incontesté, à savoir **Décathlon**. Depuis le début des années 2010 l'ambition pour Intersport, portée par la reprise des ex-magasins Go Sport, est affichée : celle de se rapprocher du numéro 1.
**Analyse d'une incroyable remontada sur le marché Français** où nous allons suivre l'évolution de ces deux enseignes de 2014 à 2024, à travers leurs chiffres d’affaires en France et leur nombre de magasins. On reviendra également sur les grandes décisions stratégiques majeures qui ont conduit cette dynamique.
## Un marché du sport porteur en France
Avant toute chose, **le marché du sport en France est porteur**. Depuis les années 2010, le marché connait une forte croissance. Voici les grands jalons pour expliquer la dynamique du secteur.
**De 2014–2019, la dynamique du marché est portée par :**
- la démocratisation du sport,
- la mode sportswear au quotidien,
- des événements comme l’Euro 2016 et la Coupe du monde 2018.
Le marché atteint 9,2 Mds € en 2018, boosté par le foot, le vélo (notamment électrique) et le fitness à domicile.
**De 2020 à 2021, le Covid est passé par là, ce qui a entraîné :**
- une forte chute des ventes au 1er semestre 2020 (jusqu’à –80%) ;
- ...mais rebond rapide dès l’été, avec un boom des activités individuelles (vélo, randonnée, fitness).
Depuis 2021 à 2024, **on observe une reprise forte d'un marché estimé à 14 milliards € en 2023**. Cette tendance est portée par à la fois par la tendance du “sport santé”, la hausse de la popularité du vélo, et la généralisation du style verstimentaire athleisure (vêtements confort sport/casual).

#### Magazine 100% Digital
Au programme de cette édition : 40 pages pour comprendre où va le commerce et comment le métier de chef de rayon évolue. Un regard de la grande distribution, vue du terrain, avec des chiffres clés, des témoignages bruts : dans ce magazine, on raconte le quotidien d’aujourd’hui et on explore les enjeux de demain.
[\-30% AVEC LE CODE JBGD2025](https://jebosseengrandedistribution.lemonsqueezy.com/buy/81f4cdf8-91ea-4d6c-bd99-44027ec2c61e)
## Analyse de la remontée d’Intersport face à Décathlon (2014–2024)
Depuis le milieu des années 2010, **Intersport** a opéré une forte progression sur le marché français des articles de sport, réduisant l’écart avec le leader historique de la galaxie Mulliez, la dénommée **Décathlon**.
**Depuis 10 ans, la coopérative de commerçants a entamé une remontada spectaculaire**. On parle d'une croissance soutenue de son chiffre d’affaires en France sur la décennie, là où **Décathlon** – bien que demeurant numéro 1 – a eu une progression plus modérée sur le marché Français.
**Entre 2014 et 2024, Intersport a triplé son chiffre d'affaires**, le portant à 1,6 milliard d'euros en France en 2014 à plus de 4 milliards d'euros en 2024\. En 2014, la chiffre d'affaires annuel équivalait à 60% du CA de Décathlon (3,2 milliards).
À partir de 2015, **la coopérative Intersport** enchaîne les hausses annuelles de ventes de l’ordre de +5 à +10%. En 2017, le cap des 2 milliards est dépassé, de quoi, pour Jacky Rihouet, président de l'enseigne, de revoir encore plus les ambitions à la hausse.
Après 2020, la dynamique s’est accélérée – malgré un léger recul en 2020 dû aux confinements (-3%). Intersport a rebondi avec une croissance record de +24% en 2021 (atteignant 2,76 milliards d'€ de CA), puis environ +11% par an en 2022–2023, pour atteindre 3,65 milliards d'€ en 2023.
En 2024, l'objectif annoncé des 4 milliards d'euros est atteint, soit un quasi-quadruplement en seulement 10 ans.
En parralèle, **Décathlon est resté leader en France en valeur absolue**, mais sa croissance a été plus lente. Entre 2014 et 2019, le CA de Décathlon France stagne autour de 3,2 milliards d'€. L'enseigne a même connu un recul en 2018 (-5%) à 3,14 Md€ sur fond de mouvements sociaux (crise des « gilets jaunes ») et d’un effet Coupe du monde défavorable.
Le rebond interviendra pour Décathlon en 2021, post-Covid. L’année 2021 marquera un fort rattrapage (+18%) puisque Décathlon France atteindra les 4,2 milliards d€ sur un marché en plein essor (vélo, fitness…). En 2022, son activité en France avoisine 4,7 milliards d€ et en 2023 voit un nouveau record à 4,75 milliards d€ en France, — mais avec une croissance très modeste (+1%).
En résumé, en dix ans, **l’écart de chiffre d’affaires en France s’est fortement réduit. Intersport est passé d’environ 50% du niveau de Décathlon en 2014 à près de 77% en 2023**. Intersport a effectué une solide remontada : +128% de croissance entre 2014 et 2023 (de 1,6 à 3,65 milliards d'€), contre environ +48% pour Décathlon France (de \~3,2 à 4,75 milliards d'€).

Le tableau suivant compare les chiffres d’affaires annuels des deux enseignes en France de 2014 à 2023 (en milliards d’euros). Sources : rapports annuels et communiqués de presse.
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En parallèle, Intersport a vu s'envoler son nombre de clients encartés : 9,1 millions de membres fidélité fin 2021 (77% des ventes passant par la carte) contre 6 millions en 2015.
## Nombre de magasins en France (2014–2024)
Dans cette évolution spectaculaire, la bataille du parc a été un facteur clé de cette dynamique. **Intersport a fortement densifié sa présence territoriale**, tandis que Décathlon – déjà très implanté – a ralenti son expansion en France pour se concentrer sur l’international.
De 2014 à 2024, **Intersport** est passé d’environ 600 magasins en 2014 à plus de 900 fin 2023\. Cette croissance repose sur une stratégie agressive d’ouvertures : chaque année, le groupement a ouvert des dizaines de points de vente, souvent de grande taille. Par exemple, [33 ouvertures/agrandissements en 2017](https://presse.intersport.fr/actualite/annee-2017-record-pour-intersport-france/#:~:text=%E2%80%A2%C2%A0Un%20d%C3%A9veloppement%20offensif%20En%20plaine%2C,magasins%20INTERSPORT%20Plaine%20%C3%A0%20416) (portant le parc à 652 magasins Intersport fin 2017). [50 projets en 2018](https://www.bfmtv.com/economie/consommation/pourquoi-intersport-a-ete-plus-fort-que-decathlon-en-2018%5FAN-201904050002.html#:~:text=monde%2C%20les%20consommateurs%20ont%20privil%C3%A9gi%C3%A9,maillots%20et%20d%27accessoires%20de%20football) (ouvertures ou extensions). [21 ouvertures prévues rien qu’en 2022](https://fr.fashionnetwork.com/news/Intersport-france-vise-la-barre-des-3-milliards-d-euros-de-chiffre-d-affaires-en-2022,1390421.html#:~:text=Mais%20Intersport%20France%20n%27entend%20pas,900%20m%C3%A8tres%20carr%C3%A9s%20%C3%A0%20la).Ce maillage accru a permis à Intersport de couvrir 68 à 70% du territoire français dès 2018, y compris des zones jusque-là peu présentes (développement en zones rurales, et plus récemment percée en Île-de-France grâce au rachat de magasins Go Sport).
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### Devenir adhérent Intermarché Netto, Immersion dans le parcours de formation avec David
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/14/devenir-adherent-intermarche-immersion-dans-les-premiers-mois-de-formation-avec-david/
Last updated: 2025-07-06T05:29:31.000Z
Deuxième épisode avec David, postulant chez Intermarché qui entame le parcours de formation avant de diriger son magasin.
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### L’expérience client, clé du succès en magasin
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/11/experience-client-cle-du-succes-en-magasin/
Last updated: 2025-04-17T09:33:43.000Z
L’**expérience client** en magasin repose sur plusieurs piliers : une offre adaptée, un service de qualité et des équipes compétentes. C'est d'autant plus vrai que les magasins qui cherchent à se différencier doit apprendre à maximiser l’impact de chaque interaction avec les consommateurs.
Dans une série de trois épisodes, **Cécilia Bloyet**, fondatrice et co-dirigeante du groupe BGC, partage sa connaissance du terrain et son expertise sur ces transformations. Retour ci-dessous sur les moments clés de notre échange.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
Proposé PAR [BGC RETAIL](https://www.linkedin.com/company/groupe-bgc/?originalSubdomain=fr)
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[CONSULTER LE CATALOGUE DE FORMATION ](https://tally.so/r/3xvL9J)
## **Bien conseiller pour mieux vendre**
« Un bon conseil peut totalement transformer l’expérience d’achat. Mais encore faut-il que les équipes aient les outils et les connaissances nécessaires », explique ici notre invitée.
Une formation efficace en technique de vente permet d’augmenter **les ventes additionnelles et la satisfaction client** : « La première chose, c’est d’instaurer la confiance. Il faut décomplexer la relation vendeur-client. Un bon conseil, ce n’est pas forcer la vente, c’est partager une expertise ».
## **L’importance de la posture et de la présentation**
Enjeu clé : un collaborateur doit être identifiable comme un référent sur son rayon : « La tenue vestimentaire joue un rôle énorme. Un vendeur en doudoune et jean sera perçu comme quelqu’un qui remplit le rayon, pas comme un expert prêt à conseiller ».
Les magasins doivent aussi investir dans **des outils d’aide à la vente**, comme **des affichages clairs et pédagogiques**.
> *Un client qui cherche un Comté fruité ne devrait pas avoir besoin de demander : un bon affichage peut lui donner l’information immédiatement »*
## **Se différencier par l’offre et le service**
La vraie force d’un magasin réside dans sa capacité à proposer **une offre unique et un service irréprochable** : « L’offre est la clé. Un bon sourcing et une belle mise en scène font toute la différence ».
De même, **les délais et les services** doivent être compétitifs : « Quand un gâteau met 72h à être commandé en magasin alors qu’on peut être livré en une heure en ligne, il y a un problème ».
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Les trois épisodes sont à retrouver ici :
### Le Retailtainment : ou quand le commerce devient spectacle
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/10/le-retailtainment-ou-quand-le-commerce-devient-spectacle/
Last updated: 2025-04-10T18:09:15.000Z
Dans un monde où l’e-commerce a redéfini les habitudes de consommation, les magasins physiques doivent se réinventer pour survivre et prospérer. Face à une concurrence numérique féroce, ils ne peuvent plus se contenter de proposer des produits sur des étagères. Ils doivent créer une **expérience**. C’est dans ce contexte qu’est né le concept de **retailtainment**, une fusion entre le **retail** (commerce de détail) et l’**entertainment** (divertissement). Ce phénomène transforme les points de vente en véritables lieux de vie, d’émotion et d’interaction.
## Qu’est-ce que le Retailtainment ?
Le **retailtainment**, contraction des mots "retail" et "entertainment", désigne l’intégration du divertissement dans l’[expérience d’achat](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/04/20/comment-ameliorer-lexperience-client/). L’idée est simple mais puissante : **stimuler les sens et les émotions des clients** pour qu’ils vivent un moment mémorable, au-delà de l’acte d’achat lui-même. Il ne s’agit plus uniquement de vendre un produit, mais de raconter une histoire, de captiver le client, de l’impliquer activement dans un univers de marque.
Ce concept, popularisé par l’auteur [George Ritzer](https://fr.wikipedia.org/wiki/George%5FRitzer) dans les années 1990, prend tout son sens à l’ère du numérique, où les consommateurs sont en quête de sens, d’expériences immersives et de liens authentiques.
## Pourquoi le Retailtainment est-il devenu essentiel ?
1. **Se différencier de la concurrence en ligne**
Les sites e-commerce sont pratiques, rapides et souvent moins chers. Pour rivaliser, les magasins doivent proposer **ce que le digital ne peut pas offrir** : du contact humain, des sensations, des moments à partager.
2. **Créer de l’émotion pour fidéliser**
L’émotion est un puissant levier de fidélité. Un client qui vit une expérience marquante dans un magasin est plus enclin à y revenir, à en parler autour de lui, voire à la partager sur les réseaux sociaux.
3. **Allonger le temps passé en magasin**
En rendant l’expérience plaisante, ludique ou éducative, les enseignes encouragent les clients à **rester plus longtemps** — ce qui augmente mécaniquement les chances d’achat.
4. **Capter l’attention des nouvelles générations**
Millennials et Gen Z sont friands d’expériences. Ils veulent être surpris, inspirés, engagés. Le retailtainment répond à ces attentes en leur proposant des environnements où l’achat devient secondaire face à l’expérience.
## Exemples concrets de Retailtainment
Le **retailtainment** peut prendre des formes très diverses, allant du plus simple au plus spectaculaire :
### 🎮 **Expériences interactives**
- Des cabines d’essayage virtuelles qui permettent de voir un vêtement porté sans l’enfiler.
- Des écrans tactiles qui racontent l’histoire d’un produit, ou permettent de le personnaliser en direct.
### 🎭 **Animations et spectacles en magasin**
- Des démonstrations culinaires dans les supermarchés.
- Des ateliers de création dans les boutiques de cosmétiques ou de décoration.
- Des mini-concerts, spectacles ou performances artistiques dans les centres commerciaux.
### 🧠 **Ludification de l’achat**
- Des chasses au trésor connectées, des quizz ou des jeux concours intégrés dans le parcours client.
- Des cartes de fidélité gamifiées où les clients débloquent des avantages comme dans un jeu vidéo.
### 🧘 **Ambiances immersives**
- Des décors scénographiés qui transportent dans un autre univers (jungle, loft new-yorkais, plage, etc.).
- Des ambiances olfactives et sonores pensées pour stimuler les émotions et renforcer l’identité de la marque.
### 🚀 **Technologie et réalité augmentée**
- IKEA ou Sephora utilisent la réalité augmentée pour visualiser un meuble chez soi ou tester un maquillage sur son visage.
## Des marques pionnières du Retailtainment
- **Nike** : Ses flagship stores offrent des terrains de sport, des simulateurs et des écrans géants interactifs. Le client devient acteur de sa propre performance.
- **Apple** : Ses magasins sont conçus comme des lieux d’apprentissage et de rencontre, avec des ateliers, des présentations de produits et un design épuré qui favorise l’échange.
- **LEGO** : Entre les espaces de jeu libre, les constructions collectives, et les événements thématiques, chaque boutique est un terrain de jeu géant.
- **Starbucks Reserve Roastery** : Bien plus qu’un café, c’est une expérience sensorielle avec torréfaction sur place, visites guidées, cocktails au café, etc.
## Les limites et les défis du Retailtainment
Même si le concept séduit, il présente certains défis à relever :
- **Coûts élevés** : Mettre en place des expériences originales, immersives ou technologiques représente un investissement important.
- **Cohérence avec la marque** : Il ne suffit pas de divertir. Le divertissement doit **servir le positionnement** de la marque, sous peine de créer une dissonance.
- **Formation du personnel** : Les vendeurs deviennent des animateurs, des hôtes d’accueil, des conteurs. Leur rôle évolue et nécessite de nouvelles compétences.
- **Équilibre entre expérience et efficacité commerciale** : Trop de spectacle peut parfois distraire de l’objectif principal : vendre. Il faut trouver le bon dosage.
En résumé, le **retailtainment** n’est pas une simple mode, mais une évolution naturelle du commerce dans une société de plus en plus centrée sur l’**expérience client**. Dans un univers ultra-connecté, l’émotion, l’authenticité et l’humain reprennent leurs droits. Les magasins ne sont plus des lieux de transaction, mais des **espaces de vie** où se tissent des relations, où naissent des souvenirs, et où l’achat devient le résultat d’une histoire vécue.
Les marques qui réussiront demain seront celles qui sauront **enchanter** leurs clients aujourd’hui.
### La formation, un enjeu stratégique pour la grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/10/la-formation-un-enjeu-strategique-pour-la-grande-distribution/
Last updated: 2025-04-17T09:32:24.000Z
C'est un fait, en 2025, la grande distribution peine à **recruter** et à fidéliser ses collaborateurs. Pour améliorer la rétention des salariés et renforcer l'attractivité des métiers, la formation devient un levier majeur.
Dans une série de trois épisodes, **Cécilia Bloyet**, fondatrice et co-dirigeante du groupe BGC, partage sa connaissance du terrain et son expertise sur ces transformations. Retour ci-dessous sur les moments clés de notre échange.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
Proposé PAR [BGC RETAIL](https://www.linkedin.com/company/groupe-bgc/?originalSubdomain=fr)
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## **Des équipes en magasin sous-formées : un constat préoccupant**
« La grande distribution a toujours eu la culture de la formation, mais elle est souvent concentrée sur les obligations légales : hygiène, sécurité… Ce qui laisse peu de place au développement des compétences », alerte notre invitée.
Or, avec des équipes souvent recrutées sans expérience spécifique, la nécessité de **former aux techniques métier et à la relation client** devient cruciale : « Trouver un primeur, un caviste ou un poissonnier de métier devient rare. Aujourd’hui, on embauche des gens pour leur savoir-être et leur motivation, en espérant les former sur le terrain ».
## **Former pour fidéliser : un investissement stratégique**
La formation ne doit plus être vue comme une dépense, mais comme un **outil de fidélisation des collaborateurs** : « Avant, former était un investissement, aujourd’hui c’est une nécessité stratégique. Les collaborateurs doivent évoluer et se sentir valorisés, sinon ils partent. »
Parmi les formations les plus demandées aujourd’hui, BGC identifie plusieurs besoins clés :
- **Techniques de vente et relation client**
- **Développement des gammes et mise en valeur des produits**
- **Sourcing et gestion des achats**
> *« On assiste à une perte de compétences sur la gestion analytique et l’achat. Trop de rayons sont standardisés alors qu’ils pourraient se démarquer. »*
## **Le turnover : un frein à la formation**
L’un des principaux obstacles reste **le turnover élevé dans les magasins**. Comment investir sur des équipes qui ne restent pas ? « Le turnover est un problème global, qui va bien au-delà de la grande distribution. Mais pour limiter le turnover, il faut travailler sur la marque employeur et sur la montée en compétences des équipes », résume d'ailleurs notre invitée.
La clé est donc **d’intégrer la formation dès l’embauche**, avec des parcours clairs et engageants : « Un collaborateur bien formé est plus motivé, plus efficace et plus fidèle ».
### Robots, data et retail media : quand la technologie redéfinit le category management
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/09/robots-data-et-retail-media-quand-la-technologie-redefinit-le-category-management-2/
Last updated: 2025-04-09T06:16:12.000Z
Explorateur infatigable de l’innovation en category management, **Georges Mirza** a partagé une vision claire et sans détour : **nous entrons dans une nouvelle ère**, celle où la **technologie — et en particulier la robotique, la donnée alternative et le** [**retail media**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/03/10/mais-au-fait-cest-quoi-le-retail-media-interview-avec-thomas-rudelle-growth-director-au-sein-de-carrefour-links/) **— va transformer radicalement les pratiques du commerce**.
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Cet article est issu des conférences du CATMAN French Forum. Pendant deux jours, les plus grands experts du Category Management — venus de France, des États-Unis, d’Amérique latine, de Belgique, du Maroc et d’Asie — ont partagé leurs visions sur l’avenir de notre métier, à l’ère de l’intelligence artificielle. [Replay et présentation des 11 conférences à retrouver ici.](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/27/les-replays-du-catman-french-forum-2025-sont-disponibles-2/)
## Trois révolutions qui redessinent le terrain de jeu
Lors de son intervention, Georges Mirza a centré son propos sur **trois grands leviers technologiques** : la robotique, les données alternatives et le retail media. Ces outils ne sont pas juste des gadgets impressionnants — ils sont en train de devenir **des fondations du** [**category management**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/category/) **de demain**.
Première brique : [**la robotique en magasin**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/robotique-grande-distribution/). Bien plus que des gadgets, les robots permettent aujourd’hui de **collecter en temps réel des données d’exécution sur le point de vente**. Nettoyage autonome, vérification des rayons, disponibilité produit... Ils génèrent ce que Mirza appelle une donnée « Relogram » : une image réelle de ce qui se passe en magasin, comparée au planogramme théorique.
> « Ce qui va transformer la gestion de catégories, c’est cette capacité à capturer la réalité du linéaire en temps réel, et à la confronter à notre planification. »
Ensuite, **les caméras connectées** et **dispositifs mobiles** (tablettes, téléphones) permettent de renforcer la précision et de couvrir des zones inaccessibles aux robots. Ces technologies sont déjà déployées par certaines enseignes, ou directement par les industriels pour des missions d’audit, de testing, ou d’analyse des frigos, meubles frais, etc.
## Alternative data : une autre manière de comprendre le shopper
Deuxième levier évoqué par Georges : les **données alternatives**, qui changent la manière de faire de l’analyse catégorielle. Là où la donnée classique (panels, ventes, questionnaires) domine encore, de nouvelles sources — **réseaux sociaux, vision par ordinateur, analyses d’images** — viennent enrichir la lecture.
> « Aujourd’hui, nous partageons des millions d’images et de contenus sur les réseaux. Ces données, croisées avec les données classiques, vont changer notre compréhension du comportement shopper. »
Avec des solutions comme **Picasso Retail**, il devient possible de lire et structurer ces flux visuels pour **identifier les tendances, les zones de consommation, les typologies de clients** et nourrir les stratégies de segmentation.
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### Comment optimiser les espaces et agencements des points de vente
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/09/comment-optimiser-les-espaces-et-agencements-des-points-de-vente-2/
Last updated: 2025-04-17T09:32:38.000Z
**Les super et hypermarchés de France retrouvent une seconde jeunesse**. De nombreux points de vente ont récemment connu - ou vont le connaître - des rénovations majeures. Dans un contexte de concurrence accrue où les magasins cherchent à se différencier, il convient de réfléchir intelligemment à comment optimiser les espaces et l'agencement des magasins. Ce sont devenus des enjeux clés pour attirer les clients et améliorer leur expérience.
Dans une série de trois épisodes, **Cécilia Bloyet**, fondatrice et co-dirigeante du groupe BGC, partage sa connaissance du terrain et son expertise sur ces transformations. Retour ci-dessous sur les moments clés de notre échange.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
Proposé PAR [BGC RETAIL](https://www.linkedin.com/company/groupe-bgc/?originalSubdomain=fr)
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## **Comprendre le magasin pour mieux l’aménager**
Lorsqu’un projet de conception ou de rénovation est lancé, la première analyse réalisée par BGC repose sur le produit : « nous avons souvent face à nous un premier projet commercial où le client a défini ses univers et ses surfaces. Mais la réflexion stratégique sur la proposition commerciale est parfois encore floue ».
Cette approche consiste à analyser les points forts et faibles du magasin, en s’appuyant sur des critères tels que les rayons signatures, l’optimisation de l’espace et la différenciation concurrentielle.
> Tous les magasins ont des rayons signatures où ils excellent, et d’autres où il faut progresser. Nous établissons une feuille de route pour concevoir des espaces adaptés aux ambitions du magasin. »
## **Taille et configuration du magasin : une approche sur-mesure**
L’aménagement dépend bien sûr de **la taille du magasin et de son emplacement**. Un hypermarché rural de 10 000 m² n’a pas les mêmes contraintes qu’un magasin de proximité en centre-ville.
> Ce qui est certain, c’est que tous nous vendent des mètres carrés. Mais la stratégie commerciale ne sera pas la même selon que le magasin est urbain ou rural, selon son environnement concurrentiel »
Cette diversité impacte aussi **l’organisation des flux, la répartition des espaces de vente et les choix d’agencement** : « entre les zones de traiteur, les frais emballés, la gestion des flux et l’expérience client, chaque paramètre compte dans l’élaboration d’un projet efficace », nous explique notre invitée.
## **L’essor du traiteur et des cuisines en magasin**
Le **marché du snacking et des plats préparés** est en plein essor, obligeant les magasins à repenser totalement leur offre : « Aujourd’hui, certains magasins sont devenus de véritables unités de production. Ils centralisent leur cuisine et fabriquent pour leur point de vente, leurs drives et même pour d’autres magasins du groupe. »
Cette tendance, encore rare il y a cinq ans, s’est accélérée récemment avec une montée en gamme des offres proposées : « On voit un vrai passage du snacking basique à des produits plus premium, pour rivaliser avec des enseignes spécialisées comme Marie Blachère ou Feuillette. »
## **Décoration et attractivité : un levier puissant**
L’ambiance visuelle joue aussi un rôle crucial dans **l’expérience client et la mise en valeur des produits** : « la décoration doit être au service du produit. On ne vend pas une viande comme un gâteau, l’agencement doit donc être pensé en conséquence. »
L’erreur classique est soit de **sous-investir dans la décoration**, rendant le magasin aseptisé, soit au contraire d’en faire trop, au détriment de la lisibilité des produits : « c’est comme au restaurant : la déco peut être superbe, mais ce qu’on retient, c’est ce qu’on a mangé. Un magasin, c’est pareil. »
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En conclusion, réussir un agencement de magasin ne repose pas que sur l’esthétique. Il faut une stratégie claire, une offre bien pensée et une mise en scène qui valorise les produits.
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### Les différents types de contenus pour développer sa communication locale (+ des exemples concrets)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/08/les-differents-types-de-contenus-pour-developper-sa-communication-locale-des-exemples-concrets-2/
Last updated: 2025-04-08T09:00:36.000Z
Pour une marque ou une enseigne, développer une stratégie de contenus est devenu incontournable. Mais le plus difficile, ce n’est pas de publier.
C’est de se renouveler en permanence pour émerger dans un océan de contenus.
Car oui, le marché est saturé. Tout le monde veut devenir son propre média et maitriser sa visibilité.
La vérité, c'est que tout le monde suit les mêmes tendances, scrute la concurrence ; et on voit sur le web de pâles copies et de mauvaises imitations.
Depuis plus de 15 ans, on scrute les **tendances éditoriales**, les **formats qui performent** et ceux qu’on oublie trop souvent. Et ce que je constate, c’est que **la créativité compte autant que la régularité**.
Pour aider les équipes marketing, j’ai cartographié les **formats vidéo les plus utilisés**… et ceux qui mériteraient qu’on leur donne enfin leur chance.

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À noter que les formats listés peuvent chevaucher plusieurs catégories. Classification effectuée en fonction de notre veille auprès des marques et enseignes du retail.
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## 🟦 **Vidéos dynamiques**
- **Stop Motion** : Animation image par image, très visuelle.
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- **Speedrun / Timelapse** : Accéléré d’une action longue pour la rendre plus digeste.
- **Trend / Challenge** : Contenu basé sur une tendance virale.
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- **POV** : Point de vue immersif à la première personne.
> [@auchanroissyaeroville](https://www.tiktok.com/@auchanroissyaeroville?refer=embed "@auchanroissyaeroville")
>
> [#auchan](https://www.tiktok.com/tag/auchan?refer=embed "auchan") [#auchanroissy](https://www.tiktok.com/tag/auchanroissy?refer=embed "auchanroissy") [#auchanroissyaeroville](https://www.tiktok.com/tag/auchanroissyaeroville?refer=embed "auchanroissyaeroville") [#tremblay](https://www.tiktok.com/tag/tremblay?refer=embed "tremblay") [#aeroville](https://www.tiktok.com/tag/aeroville?refer=embed "aeroville") [#bonplan](https://www.tiktok.com/tag/bonplan?refer=embed "bonplan") [#mecdrole](https://www.tiktok.com/tag/mecdrole?refer=embed "mecdrole") [#promo](https://www.tiktok.com/tag/promo?refer=embed "promo") [#collaborateurs](https://www.tiktok.com/tag/collaborateurs?refer=embed "collaborateurs") [#fyp](https://www.tiktok.com/tag/fyp?refer=embed "fyp") [#promo](https://www.tiktok.com/tag/promo?refer=embed "promo") [#papiertoilette](https://www.tiktok.com/tag/papiertoilette?refer=embed "papiertoilette") [#lesive](https://www.tiktok.com/tag/lesive?refer=embed "lesive") [#tik\_tok](https://www.tiktok.com/tag/tik%5Ftok?refer=embed "tik_tok") [#foruyou](https://www.tiktok.com/tag/foruyou?refer=embed "foruyou") [#pourtoi](https://www.tiktok.com/tag/pourtoi?refer=embed "pourtoi") [#pourtoii](https://www.tiktok.com/tag/pourtoii?refer=embed "pourtoii") [#trendingvideo](https://www.tiktok.com/tag/trendingvideo?refer=embed "trendingvideo") [#course](https://www.tiktok.com/tag/course?refer=embed "course") [#videos](https://www.tiktok.com/tag/videos?refer=embed "videos")
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> [♬ son original - AuchanRoissyAeroville](https://www.tiktok.com/music/son-original-7480916930027719446?refer=embed "♬ son original - AuchanRoissyAeroville")
- **Créatif & Effet visuel** : Expérimentation visuelle, effets spéciaux ou montage original.
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> [Une publication partagée par E.Leclerc Pont-l'Abbé (@leclercpontla)](https://www.instagram.com/reel/DBy84NGgnYA/?utm%5Fsource=ig%5Fembed&utm%5Fcampaign=loading)
- **FOOH (Fake Out Of Home)** : Simulation de pub extérieure intégrée dans un décor réel.
> [@jdofficial](https://www.tiktok.com/@jdofficial?refer=embed "@jdofficial")
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> Have I just seen Big Ben wearing a Northy? [#JDSports](https://www.tiktok.com/tag/jdsports?refer=embed "jdsports") [#JD](https://www.tiktok.com/tag/jd?refer=embed "jd") [#TheNorthFace](https://www.tiktok.com/tag/thenorthface?refer=embed "thenorthface") [#London](https://www.tiktok.com/tag/london?refer=embed "london") [#Streetwear](https://www.tiktok.com/tag/streetwear?refer=embed "streetwear") [#TNF](https://www.tiktok.com/tag/tnf?refer=embed "tnf") [#FYP](https://www.tiktok.com/tag/fyp?refer=embed "fyp")
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> [♬ original sound - JD Sports](https://www.tiktok.com/music/original-sound-7299833256055835425?refer=embed "♬ original sound - JD Sports")
- **Unboxing / haul** : une personne ouvre un produit devant la caméra ou un sac de courses, souvent pour montrer le packaging, le contenu, les premières impressions.
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> [Une publication partagée par E.Leclerc Drive Paris (@e.leclerc\_drive\_paris)](https://www.instagram.com/reel/DGgHHtWBNiu/?utm%5Fsource=ig%5Fembed&utm%5Fcampaign=loading)
- **Prank** : une blague ou farce faite pour piéger ou surprendre quelqu’un, souvent filmée pour être partagée.
> [@lesinachevestiktok](https://www.tiktok.com/@lesinachevestiktok?refer=embed "@lesinachevestiktok")
>
> Mr.Bricolage fête ses 45 ans, alors on a voulu marquer le coup ! 🎁 Le suspense était intense.. la déception l’était encore plus ! 😂 Et Sandrine n’a rien laissé paraitre, trop gentille ! 😁 Et vous, team badge collector ou chèque cadeau ? 😂 [#MrBricolage](https://www.tiktok.com/tag/mrbricolage?refer=embed "mrbricolage") [#LeBricolageNousRapproche](https://www.tiktok.com/tag/lebricolagenousrapproche?refer=embed "lebricolagenousrapproche")
>
> [♬ son original - Les inachevés](https://www.tiktok.com/music/son-original-7487207214185302806?refer=embed "♬ son original - Les inachevés")
- **Ugly** : une vidéo volontairement gênante, bizarre ou esthétiquement "moche", souvent humoristique ou décalée. Exemple : une vidéo tournée dans une voiture en face cam, avec une lumière mauvaise, un cadrage approximatif. Le côté moche est affirmée et volontaire mais elle apporte une touche d'authenticité.
## 🟩 **Narratifs / Immersifs**
- **Storytime** : Récit personnel ou narration d’une expérience, souvent en face caméra.
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- **Vlog** : Journal de bord vidéo, souvent utilisé pour partager les coulisses ou le quotidien.
> [ Voir cette publication sur Instagram ](https://www.instagram.com/reel/CyvIU55tBcp/?utm%5Fsource=ig%5Fembed&utm%5Fcampaign=loading)
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> [Une publication partagée par Leclerc Moulins (@leclercmoulins)](https://www.instagram.com/reel/CyvIU55tBcp/?utm%5Fsource=ig%5Fembed&utm%5Fcampaign=loading)
- **Coulisses** : Montrer l’envers du décor d’une entreprise ou d’un projet.
> [ Voir cette publication sur Instagram ](https://www.instagram.com/reel/DF4tsWvhD1f/?utm%5Fsource=ig%5Fembed&utm%5Fcampaign=loading)
>
> [Une publication partagée par Leclerc Plougastel (@eleclercplougastel)](https://www.instagram.com/reel/DF4tsWvhD1f/?utm%5Fsource=ig%5Fembed&utm%5Fcampaign=loading)
- **Avant / Après** : Mise en valeur d’une transformation (produit, lieu, personne…).
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## 🟥 **Interactifs**
- **Jeu** : Format participatif, quiz ou concours.
> [ Voir cette publication sur Instagram ](https://www.instagram.com/reel/DG5YBXKiiwk/?utm%5Fsource=ig%5Fembed&utm%5Fcampaign=loading)
>
> [Une publication partagée par E.Leclerc (@leclerc)](https://www.instagram.com/reel/DG5YBXKiiwk/?utm%5Fsource=ig%5Fembed&utm%5Fcampaign=loading)
- **Micro Trottoir** : Interview spontanée de passants sur un sujet donné.
> [@teamleclercbugnicourt](https://www.tiktok.com/@teamleclercbugnicourt?refer=embed "@teamleclercbugnicourt")
>
> Parce que c'est vous qui en parlez le mieux ! Merci à nos sympathiques client(e)s d'avoir pris le temps de répondre à nos questions. [#microtrottoir](https://www.tiktok.com/tag/microtrottoir?refer=embed "microtrottoir") [#eleclerc](https://www.tiktok.com/tag/eleclerc?refer=embed "eleclerc") [#avisclient](https://www.tiktok.com/tag/avisclient?refer=embed "avisclient")
>
> [♬ son original - teamleclercbugnicourt - E.Leclerc Bugnicourt](https://www.tiktok.com/music/son-original-teamleclercbugnicourt-7219584396393745158?refer=embed "♬ son original - teamleclercbugnicourt - E.Leclerc Bugnicourt")
- **Sondage** : Question posée à la communauté pour générer des réactions.
- **FAQ** : Réponses aux questions fréquentes posées par la communauté.
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### Comment l'Intelligence Artificielle va transformer (durablement) le Category Management
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/02/comment-intelligence-artificielle-va-transformer-durablement-le-category-management/
Last updated: 2025-04-02T09:33:33.000Z
Depuis son invention dans les années 90 par Brian Harris, le [**Category Management**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/05/comment-le-category-management-cherche-a-se-reinventer-2/) a profondément structuré la collaboration entre industriels et distributeurs. Mais aujourd’hui, 35 ans après sa création, ce modèle arrive à un tournant.
Avec l’explosion de l’[intelligence artificielle](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/intelligence-artificielle/), **une nouvelle génération de Category Management** s’impose. Une transformation profonde, qui ne se limite pas aux outils, mais qui touche aussi à la **philosophie du travail collaboratif**, à la **stratégie**, et à la **vitesse d’exécution**.
> « Il est temps de faire évoluer le Category Management » : Brian Harris alerte sur la transformation nécessaire du modèle
💡
Cet article est issu des conférences du CATMAN French Forum. Pendant deux jours, les plus grands experts du Category Management — venus de France, des États-Unis, d’Amérique latine, de Belgique, du Maroc et d’Asie — ont partagé leurs visions sur l’avenir de notre métier, à l’ère de l’intelligence artificielle. [Replay et présentation des 11 conférences à retrouver ici.](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/27/les-replays-du-catman-french-forum-2025-sont-disponibles-2/)
## Le Category Management est vivant, mais il a besoin d’évoluer
Brian Harris est clair : le [Category Management](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/category/) a prouvé sa valeur au fil des décennies. Très peu d’initiatives dans le retail ont survécu aussi longtemps avec un tel niveau d’adoption. Pourtant, certains **fondamentaux se sont perdus en chemin**. La discipline est devenue trop tactique, centrée sur les planogrammes, l’assortiment ou les promotions. Elle s’est éloignée de la dimension stratégique qui faisait sa force initiale.
Aujourd’hui, les retailers se concentrent trop souvent sur ce qui s’est passé, plutôt que d’anticiper les tendances futures. Le processus est long, fragmenté, encore largement manuel et dépendant de tableurs. Le Category Management doit retrouver **son rôle de levier différenciant** : pas seulement optimiser, mais **créer une proposition de valeur forte et alignée avec les attentes des consommateurs**.
> « Le Category Management est l’une des rares initiatives dans le retail qui a réellement tenu dans le temps. Mais il est aujourd’hui trop souvent réduit à des aspects purement tactiques. »
## L’IA comme catalyseur d’une nouvelle génération de Category Management
Selon Harris et Gillespie, l’[intelligence artificielle](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/05/04/16-usages-possibles-de-intelligence-artificielle-pour-la-grande-distribution/) va jouer un rôle majeur pour résoudre les faiblesses actuelles du Category Management. Grâce à l’IA, il devient possible de traiter rapidement un volume massif de données, d’identifier des insights cachés et de prendre des décisions **plus vite, plus précisément et avec plus d’impact**.
L’IA permet aussi d’intégrer de nouvelles sources d’information : données comportementales, visuelles, sociales, locales. Elle simplifie la collecte, l’analyse et la mise en œuvre d’actions concrètes dans les catégories. Cela permet de **réduire drastiquement le temps de travail** entre la définition d’une stratégie et son exécution en magasin.
Un autre bénéfice essentiel : l’IA remet l’accent sur la **planification stratégique**. Elle aide à reconnecter le processus aux moteurs clés du comportement shopper, à la segmentation des missions d’achat, et aux attentes différenciées selon les enseignes, les contextes ou les segments.
> « Nous avons oublié l’essence même du Category Management : c’est un processus stratégique, pas simplement un exercice de merchandising. »
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### Comment TikTok veut rendre les points de vente physique « Tik-Tokable »
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/04/01/comment-tiktok-veut-rendre-les-pints-de-vente-physique-tik-tokable/
Last updated: 2025-04-02T12:01:45.000Z
Le 31 mars 2025 marquera une date charnière pour le e-commerce en France avec le lancement officiel de **TikTok Shop**. Bien plus qu'une simple marketplace intégrée à l'application très populaire auprès de la nouvelle génération, ce nouveau canal de vente s’inscrit dans une tendance de fond : la fusion du divertissement et de l’achat en ligne.
En démocratisant l’accès à une expérience d’achat immersive et interactive, [TikTok](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/04/18/que-font-les-enseignes-sur-tiktok-classement-des-comptes-les-plus-performants/) veut redéfinir les codes du commerce, y compris en magasin physique. Voici comment.
## **Une expérience d’achat nouvelle génération**
**TikTok Shop** repose sur un modèle de *« discovery e-commerce »* : la découverte d’un produit se fait via des contenus engageants – des vidéos courtes, des live shoppings ou des vitrines de marque directement accessibles dans l’application. Pour les utilisateurs, l**’achat se fait sans quitter TikTok, rendant le passage à l’acte ultra fluide** – et accessoirement poussant davantage à la surconsommation. Danger il y a.
Pour les marques, cela ouvre de nouveaux horizons. **Carrefour**, par exemple, a déployé **une stratégie très proactive sur TikTok Shop**. Son Directeur Exécutif France, Alexandre De Palmas, annonçait d'ailleurs sur Linkedin : « ce segment du e-commerce promet de répondre à une nouvelle tendance : celle d’acheter des produits directement sur les réseaux sociaux, où [Carrefour](https://www.linkedin.com/company/carrefour/) a déjà de formidables bassins d’audience ». Par « bassins d’audience », l'enseigne entend capitaliser sur une visibilité acquise ces derniers mois sur son compte national.
Dès le lancement, l'enseigne proposait entre 200 et 300 produits, allant du petit électroménager (sèche-cheveux Babyliss, four à micro-ondes Samsung) aux articles de linge de maison de sa marque Tex, en passant par des jeux de société et des produits de santé : « Appareil photo, accessoires beauté, collections pour la maison ou encore ustensiles de cuisine, c’est avec des articles issus de nos rayons non alimentaires que nous lançons cette expérience », rappelle le patron France de Carrefour. Tous les articles sont vendus entre 20 et 50 euros, une gamme de prix jugée optimale pour l’audience de la plateforme.
L’offre de Carrefour est appuyée par un stock dédié et une logistique spécifique, avec livraison gratuite à domicile. Mais l’enseigne ne s’arrête pas là : elle prévoit d’animer chaque semaine cinq produits en [live shopping](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/04/21/leclerc-teste-premiers-live-shopping-facebook-live/), en interne comme avec des influenceurs. Ce format long, très populaire au Royaume-Uni, permet de créer de l’engagement et de déclencher des ventes en temps réel via des offres exclusives.
## **Vers des magasins « Tik-Tokable »**
L’essor du social commerce qui s'est fait attendre – tendance dont on entend parler depuis des années comme LA tendance forte – pousse les enseignes physiques à revoir leur stratégie. Rendre un point de vente « Tik-Tokable » signifie en faire un lieu digne d’être capturé et partagé sur TikTok. Cela passe par des décors instagrammables, des animations interactives, voire des expériences exclusives relayées par des influenceurs.
Cette transformation sert deux objectifs :
- inciter les clients à entrer en magasin
- et maximiser la viralité sur les réseaux sociaux.
Une stratégie gagnant-gagnant, où le digital nourrit le physique, et vice-versa. Certaines enseignes proposent même des promotions ou activations disponibles uniquement en magasin mais teasées sur TikTok. On imagine facilement un corner TikTok dans un supermarché ou une vitrine à selfies dans une boutique de mode.
Le magasin devient un lieu de vie, croisement entre le physique et le virtuel.
## **Une stratégie omnicanale renforcée**
TikTok Shop invite les marques à adopter une approche hybride. Un produit découvert sur TikTok peut être acheté en ligne ou retiré en magasin. Inversement, un client peut tester un produit en boutique puis finaliser son achat sur TikTok après avoir vu une vidéo convaincante.
Carrefour incarne cette stratégie omnicanale. L'enseigne intègre TikTok Shop dans son écosystème digital, aux côtés de son site e-commerce et de son application mobile, tout en maintenant des prix homogènes sur tous les canaux. L'objectif est de proposer une expérience fluide, quel que soit le point d'entrée du client.
Cette interconnexion entre les canaux permet de fluidifier le parcours client, tout en capitalisant sur les forces de chaque environnement. L’engagement créé par les contenus TikTok stimule la découverte, tandis que le magasin rassure et humanise l’expérience.
## **Des défis de régulation et d’éthique**
Toutefois, le succès de TikTok Shop ne va pas sans controverses. Plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer une concurrence jugée déloyale envers les commerces locaux, notamment à cause de prix très bas et de produits non soumis aux mêmes normes douanières. La question de la protection des mineurs reste aussi sensible, alors même que **TikTok** est massivement utilisé par les adolescents.
Une commission d’enquête parlementaire a même été annoncée pour analyser les effets psychologiques de la plateforme sur les jeunes. Entre achats impulsifs et gestion opaque des données, le modèle TikTok soulève des interrogations légitimes.
En résume, avec **TikTok Shop**, le retail entre dans une nouvelle ère. Les points de vente physiques ne doivent pas y voir une menace, mais une opportunité de se réinventer. En s’adaptant aux codes du **social commerce**, ils peuvent retrouver un nouveau souffle, connecté aux attentes d’une génération ultra-digitale.
Le magasin de demain ne sera pas seulement un lieu de vente, mais un espace d’expérience, de création de contenu et d’interactions sociales. Autrement dit, un espace... **Tik-Tokable**.
### Le marché des licences dans la grande distribution : podcast avec Emmanuel Assouline de Sun City
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/31/le-marche-des-licences-dans-la-grande-distribution-podcast-avec-emmanuel-assouline-de-sun-city-2/
Last updated: 2025-04-02T09:36:13.000Z
Le [marche du textile](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/10/comment-dynamiser-les-rayons-textile-en-grande-distribution-lexemple-du-partenariat-feef-x-carrefour-2/) subit des mutations profondes. Concurrencé par de nouveaux acteurs, dont ceux de la **fast-fashion** (Shein, Temu), le marché cherche de nouveaux leviers de visibilité et de croissance.
Ces dernières années, un **marché** se porte bien. Celui de la licence. **Les licences de personnages et de marques sportives apparaissent aujourd'hui comme des leviers de croissance majeurs**. Pour mieux comprendre cet univers en plein essor, nous avons échangé avec Emmanuel Assouline, Chief Operating Officer (COO) chez Sun City, acteur clé du marché des licences en grande distribution. En marge du salon Cobrandz qui aura lieu début le 3 et 4 avril, il revient sur les tendances du secteur, la dynamique du licensing et l'importance du marketing et de l'innovation.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## **Le marché de la licence en pleine expansion**
Si le secteur du textile a connu des difficultés structurelles depuis une dizaine d’années, **le marché des licences affiche quant à lui une croissance soutenue** interpelle notre invité : « Kantar, pour la première fois, a sorti une étude en septembre 2024 qui démontre que c’est un marché en progression. Le marché de la licence de personnages a progressé de 13 % entre 2019 et 2024 ».
Cette dynamique repose sur plusieurs moteurs, notamment l**es cycles de popularité des franchises** :
> « Le marché est aujourd’hui fortement drivé par Disney, notamment par Lilo et Stitch, qui a réellement le vent en poupe en 2025 avec la sortie du film le 21 mai. Mais d’autres licences connaissent aussi un regain d’intérêt, comme Pokémon ou Hello Kitty ».
En parralèle, les licences sportives ne sont pas en reste. Le calendrier des grands événements joue un rôle crucial dans la demande : « on a une Coupe du Monde de football en Amérique du Nord l’année prochaine, après avoir vécu une Coupe du Monde de rugby et les Jeux Olympiques en France. Ces événements créent une forte dynamique sur le marché du sport », insiste Emmanuel.
## **Pourquoi le consommateur plébiscite les licences ?**
Dans un univers ultra-concurrentiel, les licences sont **un gage de réassurance et de valeur ajoutée** pour le consommateur : « Quand les consommateurs achètent une licence, il y a une logique de création de valeur. Face à un marché textile chamboulé par des acteurs comme Shein et la seconde main, la licence permet aux enseignes de se différencier ».
D'ailleurs, au-delà du produit, c’est l’expérience client et la connexion émotionnelle qui font la différence comme le rappelle le COO de Sun City : « on ne vend pas juste un produit à un prix donné, on vend une émotion, une aspiration. Les consommateurs achètent une part de rêve, d’histoire et de nostalgie à travers les licences ».
Ce marché, les enseignes l’ont bien compris et utilisent de plus en plus **les licences pour fidéliser leur clientèle** :
> « Travailler une licence, c’est recruter de nouveaux clients et fidéliser les actuels. C’est une véritable arme marketing pour les distributeurs ».
## **Le rôle de Sun City : un facilitateur pour les enseignes**
[Sun City](https://www.suncity-fashiongroup.com/) joue un **rôle clé** dans le développement des licences, en s’occupant de tout le processus, de **la création produit au marketing** : « nous avons 17 personnes qui travaillent sur la création des collections et sept personnes dédiées au trade marketing. Notre mission, c’est d’accompagner les enseignes en leur proposant des offres adaptées à leur identité et à leurs consommateurs », explique notre invité.
Chaque enseigne a **une approche spécifique des licences** : « on ne traite pas une licence de la même manière chez un spécialiste comme Kiabi que chez une enseigne généraliste comme Leclerc ou Carrefour. L’idée est d’adapter le style et le marketing aux besoins spécifiques de chaque distributeur ».
Cette personnalisation est un levier puissant pour **massifier la présence des licences** en magasin et maximiser leur impact :
> « plutôt que d’éclater une licence dans les rayons, on privilégie des mises en avant fortes, en entrée de magasin ou en allée centrale, pour créer un choc visuel et parler à toute la famille ».
## **Les défis du marché de la licence**
Dans un marché en perpétuelle évolution, **les cycles de popularité des licences imposent une adaptation rapide** : « on est dans un secteur où il faut toujours anticiper les tendances. On travaille en amont avec les ayants droit et les distributeurs, parfois plus de 12 mois à l’avance, pour préparer les collections ».
L’innovation est également un **enjeu majeur** pour continuer à proposer des produits attractifs : « On a beaucoup stretché nos catégories de produits ces dernières années. Historiquement, la licence était surtout présente sur le textile enfant. Aujourd’hui, nous avons élargi à l’adulte et à de nouvelles catégories comme les accessoires, la bagagerie et le textile de nuit ».
Un autre défi clé est **l’intégration des préoccupations environnementales** dans le modèle de production : « On a été certifié GOTS pour le oton issu de l’agriculture biologique et GRS pour les matières recyclées. On a également développé une filière de coton régénéré, où l’on récupère des chutes de production pour les réutiliser ».
## **Les grands événements sportifs : des catalyseurs de ventes**
Outre les licences de personnages, **le sport est un axe stratégique pour Sun City**. La marque est partenaire de **grands événements** comme les Jeux Olympiques, la Coupe du Monde de rugby et la FIFA. Emmanuel nous explique d'ailleurs qu'une « Coupe du Monde de foot, c’est un événement hors norme. La prochaine édition en 2026 sera la plus grande jamais organisée, avec 16 villes hôtes en Amérique du Nord. Les enseignes sont déjà en train de préempter leurs programmes pour cet événement ».
Sun City a également développé **une division dédiée au sport**, avec un expert issu de Nike, pour répondre aux attentes des enseignes spécialisées : « avant, on travaillait ces enseignes de sport uniquement lors des grands événements. Aujourd’hui, avec l’UFC ou la FFR (Fédération Française de Rugby), on installe un business plus récurrent. »
> « Il n’y a rien de plus facile que de se battre sur le prix. Mais la vraie différenciation vient de la création de valeur, et c’est ce qui fait notre force »
## **Le rachat de Longboard : une marque en pleine renaissance**
En marge de cette épisode, on est aussi revenu sur le rachat de Longboard.
En effet, en **2022**, Sun City a racheté **Longboard**, une marque historique du surf et de l’outdoor, qu’Emmanuel Assouline connaît bien pour avoir contribué à sa création : « J’ai travaillé plus de 20 ans chez Norprotex, où j’ai participé à la création de Longboard. Quand l’opportunité s’est présentée, c’était une évidence pour moi de poursuivre cette aventure ».
Depuis, la marque a été **modernisée et repositionnée** : « Historiquement, Longboard était très axé surf et skate. Aujourd’hui, nous avons élargi l’offre à l’outdoor, avec des produits comme des polaires, des softshells et des parkas de ski ».
Cette diversification permet à Sun City de toucher **une clientèle plus large** et de s’imposer dans des segments à **plus forte valeur ajoutée**
### Transformer le Category Management avec l’IA et la collaboration (replay CATMAN French Forum 2025)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/27/les-replays-du-catman-french-forum-2025-sont-disponibles-2/
Last updated: 2025-03-27T08:19:38.000Z
Nous avons le plaisir de vous annoncer que les **replays du CATMAN French Forum 2025**, qui s’est tenu les 18 et 19 mars derniers, sont désormais disponibles en ligne !
Pendant deux jours, les plus grands experts du Category Management — venus de France, des États-Unis, d’Amérique latine, de Belgique, du Maroc et d’Asie — ont partagé leurs visions sur l’avenir de notre métier, à l’ère de l’intelligence artificielle.
Revivez les temps forts des interventions sur des thématiques clés telles que :
- L’IA appliquée à l’assortiment et à l’enrichissement des données,
- La prédiction du chiffre d’affaires et l’optimisation des marges,
- Le Category Management dans un contexte omnicanal,
- La collaboration en temps réel avec les enseignes,
- Les enjeux de responsabilité et de pragmatisme dans une réalité économique mouvante.
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### Comment la grande distribution peut-elle accélérer vers le zéro émission nette
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/27/comment-la-grande-distribution-peut-elle-accelerer-vers-le-zero-emission-nette-2/
Last updated: 2025-03-27T07:24:22.000Z
La grande distribution se trouve à un défi majeur face à l'urgence climatique et la [décarbonation](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/decarbonation/) de ses activités. Acteur central du système alimentaire mondial, la grande distribution est à la fois un contributeur significatif aux émissions de gaz à effet de serre et une victime directe des impacts croissants du changement climatique. On en parlait d'ailleurs lors de cette [conférence](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/12/05/quels-sont-les-nouveaux-business-model-de-la-grande-distribution/) en décembre dernier et plus longuement dans [un podcast avec Maël Le Moal, monsieur RSE chez Leclerc](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/10/10/ce-ne-sont-pas-les-mots-qui-comptent-ce-sont-les-actions-mael-le-moal-decrypte-la-politique-rse-de-leclerc/).
Face à ce défi, **une transition rapide vers le zéro émission nette** s'impose comme une nécessité environnementale et économique. Cette transformation, bien que complexe en raison des chaines d'approvisionnement, offre de nombreuses opportunités : réduction des risques climatiques, création de nouveaux marchés et amélioration de la réputation des enseignes.
C'est à ce sujet qu'un [rapport intéressant](https://www.carbontrust.com/our-work-and-impact/guides-reports-and-tools/big-changes-in-store-how-can-the-global-supermarket-sector-accelerate-to-net-zero) analyse les enjeux majeurs de cette transition, ainsi que les actions clés à entreprendre. Décryptage.
## **Le défi climatique de la grande distribution**
**Le système alimentaire que nous connaissons représente un tiers du total des émissions mondiales en CO2**. À l'heure où on demande aux entreprises de réduire leur impact environnemental, la grande distribution est forcément pointée du doigt.
Mais, le défi est plus complexe qu'il n'y parait. [**La grande distribution se doit de réinventer son modèle**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/12/05/quels-sont-les-nouveaux-business-model-de-la-grande-distribution/), repenser l'ensemble de ces offres et impulser de nouvelles habitudes aux consommateurs. Pourquoi est-ce si complexe ? Car, la grande distribution, qui fait l'intermédiaire entre producteurs et consommateurs, doit résoudre des défis importants qui a façonné son savoir-faire, à savoir :
- modifier des chaines d'approvisionnement devenues complexes ;
- se passer de vendre des produits essentiels, mais en mettant en péril l'économie d'autres pays ;
- alléger les tensions sur les prix dans un contexte où les consommateurs veulent gagner en pouvoir d'achat.
Dans les faits, **la transition vers zéro émission est très difficile**.
Malgré de nombreuses actions et des engagements en faveur du climat et de l’agriculture durable, la grande distribution a encore de nombreuses marches à gravir. Trois défis majeurs freinent leur avancée :
- la réduction des émissions agricoles et de la déforestation ;
- l’accès à des données précises sur l’ensemble de leur empreinte carbone ;
- et l’influence des habitudes de consommation.
À ce jour, plusieurs grandes enseignes ont déjà pris des engagements contre la déforestation, mais le manque de transparence et de traçabilité complique leur mise en œuvre. De plus, la difficulté à mesurer les émissions indirectes entrave la prise de décision et le suivi des progrès.
L’adoption de pratiques plus durables, plus vertueuse, est également freinée par la demande des consommateurs pour des produits à forte empreinte carbone et des habitudes favorisant le gaspillage alimentaire. Seuls 2 des 10 enseignes évalués dans le rapport encouragent activement des comportements de consommation plus durables. Sans un changement de la demande et une meilleure sensibilisation des consommateurs, les efforts des supermarchés risquent d’être insuffisants pour atteindre leurs objectifs climatiques.
Face à ces défis majeurs, une approche collective est essentielle. La collaboration entre supermarchés, producteurs et fournisseurs est la seule manière d’obtenir une vision claire des chaines d’approvisionnement et de promouvoir des méthodes de production plus durables (ndlr : on en a déjà parlé en [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/) avec la plateforme [Consentio](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/06/02/consentio-la-plateforme-qui-optimise-la-chaine-dapprovisionnement-des-produits-frais/), une plateforme digitale innovante dédiée à la filière des produits frais, révolutionne le commerce et la communication entre les acteurs de cette industrie). Une coopération entre enseignes permettrait également d’uniformiser les pratiques, de renforcer la règlementation et d’envoyer un signal fort aux consommateurs et aux décideurs politiques.
Dans le rapport que nous avons étudié, celui-ci propose des recommandations spécifiques pour aider les supermarchés à accélérer leur transition vers le zéro émission nette. Il met en avant les performances des plus grandes enseignes sur plusieurs critères clés et identifie les actions prioritaires pour surmonter ces obstacles.
## **La grande distribution a un rôle central dans le système alimentaire : les 6 défis majeurs de la transition**
Comme précisé ci-dessus, les supers- et hypermarchés de France occupent une place unique dans la chaine alimentaire mondiale. Cette position leur confère un pouvoir considérable pour impacter positivement la transition écologique en favorisant des pratiques durables tout au long de leur chaine de valeur.
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### Les 5 enjeux de la création d'une communauté de marque pour les retailers
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/25/strategies-marketing-pour-creer-et-animer-des-communautes-de-marque-2/
Last updated: 2025-03-25T10:00:40.000Z
Les **plateformes communautaires** ont le vent en poupe chez les retailers. Moyen efficace pour fidéliser leur client et développer un lien émotionnel avec ceux-ci, de nombreuses enseignes se lancent dans des espaces propriétaires, loin des algorithmes des [réseaux sociaux](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/21/communication-locale-reseaux-sociaux-ce-qui-va-changer-en-2025/). Une stratégie en apparence payante, à condition toutefois de savoir animer ce type de **communauté**.
Après avoir expliqué [les bonnes raisons de créer une plateforme propriétaire pour les retailers](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/19/pourquoi-le-retail-se-met-a-creer-leur-propre-plateforme-communautaire-2/), retour ici sur plusieurs stratégies **marketing** clés utilisées par les enseignes du retail pour fédérer et animer leur communauté de clients. Souvent complémentaires, elles s’appuient sur un mix d’outils, de plateformes et de communications adaptés. Voici les principales approches, illustrées d’exemples concrets.
## **1\. Programmes de fidélité nouvelle génération (« clubs » clients)**
Les programmes de fidélité traditionnels évoluent vers de véritables **clubs clients** intégrant davantage d’**expérientiel** et de **dimension communautaire**. La carte de fidélité de Carrefour rebaptisé comme tel début 2025 montre que l'enseigne n'a pas seulement cherché à créer une carte pour engranger des euros sur une cagnotte, mais à intégrer des fonctionnalités plus importantes dans le parcours client.
Comme Carrefour, d'autres enseignes ont mis en place des programmes de fidélité nouvelle génération. Ici, plutôt que de se limiter à accumuler des points, ces programmes proposent des statuts, des avantages exclusifs et encouragent les interactions entre membres.
Voici des exemples concrets de stratégie menée avec une carte de fidélité.
- **Une carte de fidélité enrichie et statuts VIP**
L'idée ici est d'offrir des paliers de fidélité (silver, gold, platinum, etc.) pour motiver les clients et les impliquer à des fins de privilèges (évènements privés, hotline dédiée, produits en avant-première…). Ces statuts créent un sentiment d’appartenance à un cercle VIP et favorisent l’engagement continu.
💡
Exemple avec le programme ****Sephora Beauty Insider** aux États-Unis dont le programme comporte trois niveaux (Insider, VIB, Rouge) avec des avantages croissants et surtout l’accès à la ****Community** en ligne où les membres échangent. Les membres Rouge (les plus fidèles) profitent d’évènements exclusifs et de cadeaux premium, renforçant leur lien à la marque.
- **Des avantages exclusifs et des contenus réservés aux membres**
À l'instar des médias qui proposent des contenus réservés à leur abonné, les retailers propose via le programme fidélité des offres ou contenus que seuls les membres peuvent obtenir.
💡
Exemple. C'est la stratégie choisir par ****IKEA Family** (présent en Europe et aux USA) qui offre à ses adhérents des réductions spéciales en magasin, des ateliers gratuits de DIY, une assurance achat, ainsi qu’un café offert à chaque visite en magasin. Cette générosité perçue (donner sans attendre en retour immédiat) fidélise émotionnellement le client.
💡
Autre exemple avec Carrefour qui fait un peu la même chose avec le nouveau ****Club Carrefour. En étant abonné au Club, l'enseigne** accorde 10 % de remise tous les jours sur les produits frais (fruits/légumes) et bio, un avantage clairement au-delà d’une simple opération commerciale. L’enseigne cherche ainsi à **unifier* ses 14 millions de clients encartés dans un même club généreux pour les fidéliser sur la durée.
- **Des membres de la communauté intégrée au programme**
La communauté ne serait pas une communauté si les membres ne pouvaient pas interagir entre eux. C'est le cas des enseignes citées jusqu'à présent qui propose une **plateforme communautaire.** L’exemple de Carrefour est parlant : en complément du Club, Carrefour a lancé la plateforme [*Ma Communauté*](https://communaute.carrefour.fr/app/730/channel/accueil-1863) accessible depuis son site ou son appli mobile, permettant aux clients fidèles d’échanger des avis et conseils, de tester des produits en avant-première et de recevoir des récompenses pour leur participation active. À date, le dispositif aurait rassemblé près de 400 000 membres. Ce type de dispositif hybride (fidélité + forum d’entraide) transforme la relation client : le client ne cumule plus seulement des points, il rejoint une **communauté d’intérêts** autour de la marque.
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### « Près de 10% de nos achats magasins sont réalisés en Alliance Locale » : Zoom sur le Leclerc d'Aurillac, moteur de la vie locale
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/24/pres-de-10-de-nos-achats-magasins-sont-realises-en-alliance-locale-zoom-sur-le-leclerc-daurillac-moteur-de-la-vie-locale-2/
Last updated: 2025-10-31T08:29:06.000Z
Dans un monde où la **consommation locale** est devenue une priorité pour de nombreux consommateurs, certains acteurs de la grande distribution ont su - depuis longtemps - adapter leur modèle pour répondre à cette demande croissante.
Dans un épisode sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), nous recevons Joseph Chauvet. Adhérent du magasin **Leclerc Aurillac** depuis plus de 15 ans, il est l’un de ceux qui ont misé sur l'**offre locale** pour marquer leur différenciation. Dans cet échange, nous revenons sur l'Histoire des Alliances Locales Leclerc - qui fête leur 15 ans cette année -, sur l'intégration et la mise en avant des [fournisseurs locaux](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2020/02/11/les-relations-entre-la-grande-distribution-et-leurs-fournisseurs-ne-sont-pas-toujours-celles-que-lon-croit/). Enfin, nous évoquerons **le double enjeu de la consommation locale** : d'une part son impact sur l'économie locale, et d'autre part son importance dans l'objectif de [décarbonation](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/decarbonation/) de la grande distribution.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)

#### Magazine 100% Digital
Au programme de cette édition : 40 pages pour comprendre où va le commerce et comment le métier de chef de rayon évolue. Un regard de la grande distribution, vue du terrain, avec des chiffres clés, des témoignages bruts : dans ce magazine, on raconte le quotidien d’aujourd’hui et on explore les enjeux de demain.
[\-30% AVEC LE CODE JBGD2025](https://jebosseengrandedistribution.lemonsqueezy.com/buy/81f4cdf8-91ea-4d6c-bd99-44027ec2c61e)
## **Aurillac, un territoire unique et propice aux circuits courts**
Nichée au cœur du Cantal, Aurillac est une région à la fois montagneuse et agricole. Un cadre idéal pour développer une **offre alimentaire en circuit court**. Comme le rappelle Joseph Chauvet : « Aurillac, c’est un département avec une grosse amplitude thermique, donc on a des nuits fraiches et des journées ensoleillées. L’été, c’est chouette, on n’a pas besoin de mettre la clim pour bien dormir. Nous sommes le département avec la plus haute altitude moyenne par habitant, et on a le point culminant du département qui arrive à un peu plus de 1800 mètres ». Une caractéristique météorologique qui permet à de nombreuses entreprises de prospérer : « Le Cantal, c’est un territoire de traditions, où l’agriculture est omniprésente. On a la chance d’avoir une diversité de paysages spectaculaires, des montagnes, des pâturages, et un terroir qui est particulièrement riche. D’ailleurs, le Cantal est le seul département de France à porter le nom d’un fromage. Il n’y a que nous et le Calvados qui avons cette particularité ! », s'amuse notre invité.
Le Cantal est en en effet une terre de fromage, mais pas seulement: « on a cinq AOP fromagères dans le département, ce qui fait que le lait et la transformation fromagère sont au cœur de notre identité. Mais au-delà du fromage, on a aussi des productions artisanales de grande qualité : de la viande d’exception avec nos élevages de races locales comme la Salers, des producteurs de bière, d’hydromel, et même des cosmétiques naturels qui utilisent des ingrédients du terroir ».
> Quand on parle de produits locaux, chez nous, ce n’est pas juste un argument marketing, c’est une réalité. Nos producteurs sont là, autour de nous, et ils contribuent à faire vivre notre territoire. C’est ça qui est beau dans notre démarche ».
Loin des grands axes autoroutiers, **Aurillac a su capitaliser sur son terroir et ses producteurs locaux** pour offrir une diversité de produits régionaux d’une qualité exceptionnelle.
## **Un modèle de distribution centré sur le local**
Depuis 2007, Joseph Chauvet et son épouse dirigent l’enseigne Leclerc d’Aurillac avec une vision claire : mettre en avant les producteurs locaux. Cette volonté s’est concrétisée avec le programme **Alliances Locales**, qui regroupe des producteurs situés à moins de 100 km du magasin.
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### Maximiser l’efficacité des magasins : la méthode BGC pour doper les ventes
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/20/maximiser-lefficacite-des-magasins-la-methode-bgc-pour-doper-les-ventes-2/
Last updated: 2025-03-20T07:24:30.000Z
**Former, agencer, conseiller** : [le groupe BGC](https://www.linkedin.com/company/groupe-bgc/?originalSubdomain=fr) accompagne la grande distribution sur tous les fronts. Avec son approche 360°, le groupe aide les enseignes à définir la stratégie de leur magasin de demain, mieux organiser leurs espaces, renforcer les compétences de leurs équipes et optimiser leur performance pour s’adapter aux attentes des consommateurs.
[](https://tally.so/r/3xvL9J)
Plaquette à télécharger ici :
## **Un accompagnement sur-mesure pour des magasins plus efficaces**
La grande distribution évolue vite, et chaque détail compte pour capter l’attention des clients et maximiser les ventes. C’est là que BGC intervient. Depuis 15 ans, le groupe a structuré son expertise autour de trois piliers complémentaires :
- **EB Formation**, pour renforcer les compétences des équipes et perfectionner les gestes métiers.
- **CB AND BC**, pour imaginer des magasins et des espaces plus attractifs, mieux organisés et répondant aux contraintes métier.
- **RDS**, pour équiper les enseignes avec du matériel pensé pour valoriser leurs produits.
« Notre force, c’est notre expertise 360° qui nous permet d’agir sur tous les leviers d’un magasin, de la stratégie, du personnel jusqu’à l’ergonomie des rayons », explique Cécilia BLOYET, Présidente de BGC. L’objectif ? Apporter des solutions concrètes qui améliorent la rentabilité et l’expérience client.
## **Agencer et former pour doper la performance**
Quand un rayon tourne au ralenti ou qu’un espace de vente manque d’impact, BGC entre en jeu avec une approche à la fois analytique et pragmatique. « On commence toujours par un diagnostic pour comprendre ce qui freine la performance et où se situent les axes d’amélioration », précise Cécilia BLOYET.
Prenons l’exemple d’un rayon boucherie en perte de vitesse. Après analyse, BGC peut proposer :
- **Une formation ciblée** : perfectionnement des techniques de coupe, conseils en relation client, optimisation de la gestion des stocks.
- **Un réagencement stratégique** : repenser l’organisation du rayon pour améliorer l’efficacité et la fluidité des gestes métiers.
- **Une mise en valeur des produits** : installation d’un mobilier plus attractif, meilleur éclairage, signalétique repensée.
« Un agencement efficace couplé à une équipe bien formée, c’est la clé pour maximiser les ventes et fidéliser les clients », insiste Cécilia BLOYET.
## **Des interventions pensées rayon par rayon**
Autre exemple : le snacking, un secteur en pleine expansion dans la grande distribution. Que l’espace dédié soit en magasin ou intégré à la galerie commerciale, son potentiel de croissance est immense. « Nous formons les équipes à la gestion de cette offre spécifique : préparer des sandwichs, des tartes salées ou des plats prêts à consommer tout en respectant les impératifs de qualité et de rapidité », explique Cécilia BLOYET. Mais la réussite ne repose pas que sur la formation : l’agencement joue un rôle clé. « Nous constatons souvent que le mobilier existant n’est pas adapté. Il peut être nécessaire de repenser totalement l’espace, voire de le déplacer en dehors du magasin pour maximiser la visibilité et capter davantage de clients ».
Au-delà de l’organisation, c’est aussi la mise en avant des produits qui fait la différence. C’est là qu’intervient RDS, avec des solutions matérielles conçues pour dynamiser les rayons. « Nous avons développé une gamme de platerie et d’accessoires pour sublimer la présentation des produits en linéaire ».
Pour la boucherie, la pâtisserie ou le fromage, ces équipements spécifiques – porte-étiquettes, séparateurs de rayons, cloches de présentation – valorisent les produits et renforcent l’identité visuelle du magasin. "Ces détails sont essentiels pour attirer le client et lui donner envie d’acheter. Dans un marché où la différenciation est clé, un rayon bien mis en scène peut faire toute la différence."
## **L'expérience client au cœur du parcours shopper**
Optimiser un magasin ne se limite pas à l’organisation des rayons ou à la gestion des stocks : c’est aussi une question d’expérience client. BGC accompagne les enseignes dans cette logique en aidant les collaborateurs à adopter une posture proactive. « Un boucher qui sait non seulement conseiller sur la meilleure pièce de viande, mais aussi sur la façon de la cuire et l’accompagner d’un vin adapté, c’est un vrai plus. Idem pour un fromager qui oriente le client vers un accord parfait avec un pain ou une confiture spécifique ».
Ces conseils personnalisés améliorent non seulement l’expérience d’achat, mais stimulent les ventes additionnelles. « C’est une posture 360° que nous développons avec les équipes en magasin. L’objectif est de transformer chaque interaction en une opportunité de fidélisation et d’augmentation du panier moyen ».
## **Des formations pensées pour le terrain**
Avec plus de 2 274 formations dispensées chaque année, EB FORMATION, filiale de BGC, est un acteur majeur de la montée en compétences dans la grande distribution. La société travaille avec des experts métiers qui connaissent le terrain et transmettent un savoir-faire directement applicable en magasin.
« Nos formateurs sont avant tout des professionnels du secteur. Notre devise c’est un homme, un métier. Un boucher formera un boucher, un pâtissier formera un pâtissier. Cela fait toute la différence dans la transmission des bonnes pratiques », souligne Cécilia BLOYET.
Au-delà des gestes métiers, EB FORMATION accompagne aussi les responsables de rayon sur le pilotage des indicateurs de performance : marge, panier moyen, rotation des stocks… « *Beaucoup n’ont pas une vision claire de leurs chiffres. Nous les aidons à mieux analyser leur activité pour prendre les bonnes décisions* »*.*
## **Un acteur clé pour les grandes enseignes**
Le groupe compte parmi ses clients des acteurs majeurs comme Leclerc, Intermarché, Système U ou encore Carrefour. « *Nos 1 400 clients nous font confiance parce qu’on leur apporte des solutions qui ont fait leurs preuves. Nos résultats parlent pour nous* »*.*
## **Un allié stratégique pour les enseignes en quête de performance**
« *Le secteur du retail connaît une profonde mutation, marquée par des transformations d’enseignes à l’échelle nationale, des difficultés croissantes à recruter des collaborateurs qualifiés sur les métiers du frais, et des évolutions constantes des tendances de marché et des modes de consommation »* souligne Cécilia BLOYET.
Face à ces défis, la grande distribution doit repenser son modèle pour rester compétitive. C’est dans ce contexte que **BGC** intervient comme un partenaire stratégique clé, en accompagnant les enseignes dans la définition de leur stratégie commerciale sur le secteur des produits frais et en s’assurant de sa mise en œuvre efficace auprès des équipes opérationnelles.
« Nous sommes convaincus que l’avenir du commerce passe par une remise en question des codes actuels et une réflexion profonde sur la stratégie commerciale, qui permettront de construire le magasin de demain. Notre rôle est d’aider les enseignes à franchir ce cap », conclut Cécilia BLOYET.
Un accompagnement à 360° qui peut faire toute la différence !
[](https://tally.so/r/3xvL9J)
### Pourquoi le Retail se met à créer leur propre plateforme communautaire
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/19/pourquoi-le-retail-se-met-a-creer-leur-propre-plateforme-communautaire-2/
Last updated: 2025-03-19T14:24:38.000Z
En 2025, être visible sur le web sur un marché saturé a de quoi épuiser les marketeurs. Changement des algorithmes, nécessité de produire beaucoup - beaucoup trop - de contenus, réactivité requise pour suivre les trends du moment... bref, les enseignes fatiguent à toujours courir avec des vues, des likes et des abonnés.
Pour quitter ce monde saturé, les **marques et enseignes du retail** cherchent de plus en plus à fédérer leurs clients au sein de leur propre plateforme sociale, une plateforme dite communautaire. Objectif : sortir les abonnés des réseaux sociaux et aller au-delà d'un simple like, et les isoler dans un espace propre à l'enseigne pour créer un **lien émotionnel durable** avec les consommateurs.
Qu’il s’agisse de programmes de fidélité « nouvelle génération » ou de plateformes d’échange en ligne (un peu comme un channel Discord ou un Slack, pour ceux qui connaissent), ces stratégies communautaires sont devenues un levier clé pour renforcer la **fidélité** et l’**engagement** client. En 2025, cette stratégie marketing fait des émules. Après Carrefour qui a lancé se propre communauté il y a 2 ans, d'autres enseignes du retail s'apprête à lancer la leur. Selon nos informations, IKEA ou l'eshop Oh My Cream !, et d'autres, sont en passe d'officialiser cette stratégie marketing.
Dans une série d'articles, nous allons revenir sur les raisons qui expliquent cet engouement, en Europe et aussi aux États-Unis. Sur ce premier article de ce dossier, nous allons revenir sur les bonnes raisons de créer une plateforme propriétaire en vous partageant des exemples concrets.
## **Les bonnes raisons de créer une plateforme propriétaire pour les retailers**
En plus d'être maitre de son écosystème numérique, à contrario des plateformes sociales de META, TikTok et consorts, créer une communauté de clients autour d’une enseigne présente de **multiples avantages**.
**Le premier est celui du renforcement de la fidélité et de l’attachement émotionnel**. En effet, faire partie d’un club ou d’un groupe de clients privilégiés génère un *sentiment d’appartenance* qui renforce la fidélité. Les membres d’une communauté partagent des valeurs et expériences communes, ce qui transcende la simple transaction commerciale. Autrement dit, *l’attachement émotionnel* à l'enseigne s’accroit, rendant les clients moins enclins à se tourner vers un concurrent.
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### « Je ne me sentais pas bien dans ce magasin » : Les premiers pas d'entrepreneur chez Coopérative U, avec Harold Brun
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/18/je-ne-me-sentais-pas-bien-dans-ce-magasin-les-premiers-pas-dentrepreneur-chez-cooperative-u-avec-harold-brun-2/
Last updated: 2025-03-21T09:40:21.000Z
Suite d'une longue série dans laquelle nous suivons de **jeunes entrepreneurs** dans le monde du retail. Baptisée [Build-in-Public](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/build-in-public/), cette série vise à **rencontrer des patrons de magasins et les suivre dans leur quotidien pour mieux comprendre les coulisses de la grande distribution**. En [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), en [vidéo](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/videos/), à l'écrit, nous allons raconter l'histoires de ces entrepreneurs.
Suite de la série en [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/) avec **Harold Brun**, associé du Super U de Chenôve près de Dijon, qui nous raconte dans cet épisode **ses premiers pas dans la peau d'un entrepreneur chez** [**Coopérative U**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/cooperative-u/). En toute transparence, il nous partage son expérience et les enseignements tirés de ses premiers mois aux commandes. Entre doutes, ambitions et nécessité de s’adapter, il livre un témoignage riche d’enseignements pour tous ceux qui rêvent de suivre la même voie.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Le grand bain de l’entrepreneuriat chez Coopérative U : un premier jour entre excitation et remise en question
Ça y est. La remise des clés est officielle. **Harold réalise son rêve : prendre la tête d'un magasin**. Ce fils de commerçants se rappelle de ce premier jour dans son magasin : « c'est une étape marquante », sourit-il. Pour le jeune entrepreneur, ce fut une véritable confrontation entre ses attentes et la réalité du terrain : « quand on arrive et qu'on passe le pas de la porte, c’est une page blanche. Ce qu'on a imaginé et la réalité, c’est complètement différent », souligne notre invité. Malgré l’euphorie de débuter un nouveau chapitre, il prend conscience des nombreux ajustements nécessaires pour se sentir pleinement à sa place.
Un élément primordial pour lui a été de s’approprier l’espace : « J'avais vu le potentiel, mais je ne me sentais pas bien dans ce magasin. Mon premier jour, entre saluer tout le monde et découvrir l'équipe, je faisais la poussière avec un plumeau. Il y avait un peu de poussière dans les allées ». Cette première action fût une manière simple mais symbolique de marquer son arrivée et de donner le ton sur ses attentes en matière de propreté et d’organisation.
> Je n’ai jamais douté de ma légitimité. Ce qui m'a inquiété, c'était de faire adhérer les gens. Ils étaient là depuis longtemps, et j'allais peut-être changer leur manière de travailler. Allaient-ils me suivre ? »
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## **Gagner la confiance des équipes : un défi majeur**
**S’intégrer et instaurer un climat de confiance avec les équipes en place est une autre priorité.** Une tâche loin d’être évidente : « Je n’ai jamais douté de ma légitimité. Ce qui m'a inquiété, c'était de faire adhérer les gens. Ils étaient là depuis longtemps, et j'allais peut-être changer leur manière de travailler. Allaient-ils me suivre ? ». Cette crainte est commune à beaucoup de nouveaux dirigeants : faire évoluer les habitudes sans brusquer les collaborateurs.
L’observation et l’écoute ont été des outils clés : « au début, on se découvre, on s’observe. Avec le temps, on apprend qui va nous suivre, qui a des choses à apporter. En management, il n'y a pas de vérité absolue. » Il s’agit d’un équilibre subtil entre affirmation et adaptation.
> C’est de toute façon dans le management qu'il n'y a aucune vérité. Tout le monde a quelque chose à apporter au final et on ne peut pas avancer seul ».
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### Podcast. 12 idées reçues sur la gestion opérationnelle en grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/17/12-idees-recues-sur-la-gestion-operationnelle-en-grande-distribution-2/
Last updated: 2025-03-17T07:54:13.000Z
Suite de notre série avec [Timeskipper](https://www.timeskipper.co/fr/) dans laquelle nous nous interrogeons sur la gestion du temps au travail.
Après avoir évoqué [comment optimiser chaque heure de travail : une nécessité pour la grande distribution](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/20/optimiser-chaque-heure-de-travail-une-necessite-pour-la-grande-distribution-2/), compris [les 6 clés de la conduite du changement en grande distribution](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/24/les-cles-de-la-gestion-du-changement-en-grande-distribution-2/) et étudier [comment transformer un visiteur en acheteur, la clé du succès en grande distribution](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/04/transformer-un-visiteur-en-acheteur-la-cle-du-succes-en-grande-distribution-2/), voici une série d'idées reçues sur la gestion opérationnelle en grande distribution.
Dans une série de 4 podcasts à travers un format Vrai/Faux, nous recevons Julia, Louis, Oscar, experts chez Timeskipper, qui répondent avec précision et en partagent leur expertise. Entre organisation en magasin, innovations technologiques, et rôle des équipes, découvrons les réponses à vos interrogations.
**1\. Améliorer le bien-être des employés commence par une bonne organisation en magasin**
✅ Vrai. « Le besoin de reconnaissance des employés passe par un management de proximité et une organisation du travail équilibrée, » explique Julia. « Cela inclut plus de formation, une répartition équitable des tâches et des horaires flexibles pour mieux concilier vie professionnelle et personnelle. »
**2\. Les innovations technologiques profitent uniquement aux grands hypermarchés**
❌ Faux. « Bien que les innovations technologiques soient souvent déployées d’abord dans les grands formats pour des raisons de rentabilité, elles finissent par être adaptées aux petits formats, » souligne Julia. Elle cite les étiquettes électroniques et l’intelligence artificielle (IA) comme exemples d’innovations désormais disponibles pour les petits magasins.
**3\. Il existe un modèle idéal d’organisation d’un magasin**
❌ Faux. « Chaque magasin est unique, » rappelle Louis. « L’organisation dépend de sa taille, du nombre de collaborateurs et du style de management. Ce qui compte vraiment, c’est la qualité d’exécution des tâches. »
**4\. Le temps est plus difficile à piloter en GSA qu’en GSS**
❌ Faux. Selon Oscar, en grande surface spécialisée (GSS), il est crucial de prévoir le temps de conseil à la vente, ce qui rend la planification plus complexe. « En GSS, un client non conseillé a trois fois moins de chances d’acheter. »
**5\. Le rôle du manager est d’aider le collaborateur à devenir autonome**
✅ Vrai. « Être autonome, c’est savoir ce qu’il faut faire, à quel moment et comment gérer les aléas, » affirme Julia. Cependant, elle souligne que cela nécessite du temps et des outils adaptés pour accompagner les équipes dans ce processus.
**6\. Mieux piloter la charge de travail en magasin permet de mieux gérer les stocks**
✅ Vrai. « Les tâches liées à la gestion des stocks, comme les ruptures ou les inventaires, sont souvent repoussées. Pourtant, elles sont essentielles pour optimiser le stock et éviter les pertes, » explique Louis.
**7\. L’IA va supprimer des emplois dans les petits commerces**
❌ Faux. « Les clients des petits commerces recherchent avant tout de la relation humaine. L’IA peut compléter le service, mais elle ne remplacera pas le contact humain, » affirme Julia.
**8\. Les compétences des collaborateurs doivent être les mêmes en GSA qu’en GSS**
❌ Faux. « En GSS, la connaissance du produit est cruciale. On ne vend pas une machine à laver comme on vend un paquet de chips, » précise Oscar.
**9\. Une bonne gestion des stocks est la clé d’une organisation efficace**
✅ Vrai. Louis insiste : « Des stocks bien organisés en réserve et en rayon permettent de réduire les ruptures, de faciliter le travail des collaborateurs et d’augmenter le chiffre d’affaires. »
**10\. La formation est un levier oublié en magasin**
✅ Vrai. « 90 % des managers estiment ne pas avoir le temps de former leurs équipes, » rapporte Julia. Pourtant, elle rappelle que « la formation est essentielle pour motiver et valoriser les employés, surtout dans un contexte de difficultés de recrutement. »
**11\. Le temps consacré au conseil à la vente en GSA a disparu**
✅ Vrai. « À part dans les rayons traditionnels comme la boucherie ou la poissonnerie, on observe que le conseil à la vente a diminué. Pourtant, un client non conseillé a trois fois moins de chances d’acheter, » explique Oscar.
**12\. La taille de l’assortiment n’a pas d’effet sur la productivité**
❌ Faux. « Un assortiment trop large complique la gestion des stocks et le repérage des produits par les clients. Un assortiment optimisé simplifie la chaîne de valeur et améliore la productivité, » détaille Louis.
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En résumé, qu’il s’agisse d’organisation, de formation, ou d’innovation, chaque décision doit être adaptée au contexte spécifique du magasin. Comme le souligne Oscar, « chaque secteur a ses particularités, mais la clé reste toujours de placer l’expérience client et le bien-être des équipes au cœur des priorités ».
### « Le franchisé Carrefour est devenu l’agriculteur de la grande distribution » : Le cri d’alerte des franchisés sur un modèle en crise
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/14/le-cri-dalerte-des-franchises-sur-un-modele-en-crise/
Last updated: 2025-03-21T09:40:32.000Z
Depuis plusieurs années, **les franchisés sous pavillon Carrefour dénoncent une situation économique de plus en plus intenable**. Entre marges réduites, loyers en hausse et difficulté à négocier avec leur enseigne, ils se battent pour préserver leur rentabilité. [Anthony Thébaud](https://www.linkedin.com/in/anthony-thebaud-ab8714256/), franchisé Carrefour à Rennes depuis 2012 et vice-président de l’[Association des Franchisés Carrefour (AFC)](https://www.linkedin.com/posts/afc-association-des-franchis%C3%A9s-de-carrefour%5Fles-3-nuages-d-alexandre-bompard-ugcPost-7303086656050327552-k2Pb/?rcm=ACoAAARsXtEBBCRTVkRThpb-Lqn0zA9YJlzilFY), tire la sonnette d’alarme et explique pourquoi de nombreux exploitants se mobilisent aujourd’hui pour changer le modèle.
Dans un [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), il nous partage sa passion du métier mais aussi ses inquiétudes quant au modèle de la franchise.
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## **Un modèle de franchise qui s’est dégradé**
Ancien défenseur du modèle **Carrefour**, Anthony Thébaud a vu l’évolution du système depuis plus de 13 ans. Il se souvient d’une époque où la [location-gérance](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/10/15/la-location-gerance-chez-carrefour-apporte-son-lot-de-mauvaises-et-de-bonnes-nouvelles/) était un tremplin vers l’indépendance : « j’ai démarré en bas de l’échelle à une époque où la location-gérance Carrefour était un modèle vertueux, qui donnait aux jeunes envie d’entreprendre pour devenir leur propre chef d’entreprise et accéder à la propriété d’un fonds de commerce », raconte en préambule le chef d'entreprise.
Mais en l'espace de 10 ans, ce modèle a évolué dans un sens inquiétant, selon lui : « ce qu’on dénonce aujourd’hui, c’est que ce modèle économique est perturbé par la gourmandise de Carrefour. Ils ont augmenté de manière exponentielle les loyers, qui étaient viables à environ 4%, et qui aujourd’hui oscillent entre 9 et 12% », alerte notre invité. Alors que les coûts d’exploitation explosent, les franchisés sont pris à la gorge : « le problème, c’est que la marge n’a pas suivi. Pendant ces treize années, la marge que Carrefour nous a donnée n’a évolué que de 1 % », regrette-t-il.
La conséquence ? **Les franchisés Carrefour se retrouvent avec une rentabilité en chute libre et des conditions de travail de plus en plus difficiles**.
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## **Les achats, un levier de survie pour les franchisés : la genèse du projet X**
L’un des points clés du combat des **franchisés** repose sur les conditions d’achat des marchandises imposées par Carrefour. Selon Anthony Thébaud, les prix d’achat sont de 10 à 15% plus élevés que ceux de leurs concurrents, ce qui explique les prix de vente parfois perçus comme excessifs en magasin : « notre client, la première remarque qu’il nous fait, c’est : “Oui, le patron vit bien, vu le prix auquel il vend la marchandise.” Mais ce qu’il faut comprendre, c’est que la marchandise est vendue cher parce qu’on l’achète cher », explique Anthony.
Face à cette impasse, les franchisés ont décidé de réagir en mettant en place un projet audacieux : le “[projet X](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/11/comment-le-projet-x-des-franchises-de-carrefour-met-le-modele-economique-de-lenseigne-sous-pression/)”, une initiative visant à transférer une partie de leurs achats vers un autre distributeur.
> Aujourd’hui, on arrive à trouver des solutions qui nous permettent d’acheter 15% moins cher cette marchandise, justement au travers ce projet de transfert d’achat. Donc c’est qu’il y ait un problème. Si aussi petits nous sommes, on arrive à trouver des solutions individuelles ».
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### WhatsApp s'intègre aux fiches Google My Business : une avancée pour le commerce conversationnel
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/12/whatsapp-sintegre-aux-fiches-google-my-business-une-avancee-pour-le-commerce-conversationnel/
Last updated: 2025-03-12T10:00:27.000Z
Google continue d'enrichir son service **Google My Business** en permettant aux points de vente d'ajouter un bouton **WhatsApp** à leur fiche d'établissement. Cette fonctionnalité, déjà disponible aux États-Unis, commence tout juste à être déployée en France. Voici pourquoi c'est intéressant et comment le mettre en place.
### **WhatsApp, une nouvelle façon pour la grande distribution d'interagir avec les clients**
Jusqu'à présent, Google My Business proposait des moyens de contact variés tels que le numéro de téléphone, l'email, ou encore la messagerie interne. En ajoutant **la messagerie WhatsApp offre une alternative plus directe et modern**e, parfaitement adaptée aux nouveaux usages du commerce conversationnel.
💡
Pour rappel, en France, WhatsApp compte environ 32 millions d'utilisateurs actifs mensuels, soit 57% de la population française. Chaque jour, l'application enregistre 24 millions de visiteurs uniques, avec un temps moyen passé de 4 heures et 19 minutes par mois. Ces chiffres positionnent WhatsApp comme la deuxième plateforme sociale la plus utilisée en France, juste derrière Facebook.
## **Comment fonctionne le bouton WhatsApp sur Google My Business ?**
Le processus d'activation est simple :
1. Les entreprises activent l’option via leur compte Google My Business ;
2. Un bouton WhatsApp s’affiche sur leur fiche Google ;
3. Lorsqu’un utilisateur clique sur ce bouton, une conversation s’ouvre directement dans l’application WhatsApp de son smartphone.
Ce système permet aux entreprises d’interagir instantanément avec leurs clients pour des demandes rapides : disponibilité des produits, horaires, prise de rendez-vous, etc.
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### Comment le projet X des franchisés de Carrefour met le modèle économique de l'enseigne sous pression
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/11/comment-le-projet-x-des-franchises-de-carrefour-met-le-modele-economique-de-lenseigne-sous-pression/
Last updated: 2025-03-13T09:12:14.000Z
Depuis plusieurs années, [Carrefour accélère la franchisation de ses magasins](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/01/24/voici-ce-que-les-franchises-carrefour-reproche-a-lenseigne/). Cette transformation stratégique, souhaitée par Alexandre Bompard, vise à réduire son exposition capitalistique. Une façon pour l'enseigne de réduire ses coûts et de préserver ses marges dans un marché très concurrentiel. Aujourd’hui, 5870 magasins sur les 6468 en France sont franchisés, couvrant l’ensemble du réseau de proximité et des Cash & Carry.
Mais, car il y a un mais, cette mutation ne se fait pas sans heurts - ou plutôt sans écoute et dialogue. **Les relations entre Carrefour et ses franchisés se sont détériorées**, au point que certains d’entre eux ont décidé de prendre leur indépendance sur une partie de leurs achats. Ils sont d'ailleurs nombreux sur Linkedin à interpeler les dirigeants de l'enseigne au sujet de leurs quotidiens d'entrepreneurs. Malgré cela, silence radio. C'est d'ailleurs une des épées de Damoclès qui pèsent sur l'enseigne dixit [cette récente enquête](https://www.lalettre.fr/fr/entreprises%5Fgrande-distribution-et-services/2025/03/05/les-trois-nuages-qui-menacent-alexandre-bompard,110382781-gra).
Pour se faire entendre, l’[Association des Franchisés Carrefour (AFC)](https://www.linkedin.com/company/afc-association-des-franchis%C3%A9s-de-carrefour/posts/?feedView=all), qui regroupe 260 magasins, a décidé d'aller plus loin dans leur fronde. Ces derniers viennent en effet de lancer le « **Projet X** », un système d’approvisionnement alternatif pour contourner les conditions commerciales imposées par Carrefour, leur maison-mère. Ce projet pourrait nuire aux performances opérationnelles et financières du groupe. Explications.
## **Le "Projet X" : un premier pas vers l’indépendance des franchisés**
Selon plusieurs sources, l’initiative permettrait aux franchisés d’acheter jusqu’à 200 millions d’euros de marchandises ailleurs, réduisant leur dépendance à Carrefour de 10 à 15%. Cet « ailleurs » n'a pour le moment pas été divulgué, il s'agirait d'un autre distributeur. Cette alternative pourrait générer jusqu’à 100 000 euros de marge supplémentaire par an pour un Carrefour City ou Contact.
Pour l'instant Carrefour n'a pas réagi à cette agitation médiatique. Le groupe rappelle toutefois que les franchisés ont toujours eu la possibilité de se sourcer ailleurs, tant que cela respecte les engagements contractuels. Cependant, la montée en puissance d’un système d’achat coordonné inquiète l’enseigne, qui surveille de près l’évolution de cette fronde.
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### Comment Auchan imagine l'hyper de demain (et tente d'enrayer sa crise structurelle)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/06/comment-auchan-imagine-lhyper-de-demain-et-tente-denrayer-sa-crise-structurelle/
Last updated: 2025-03-07T09:46:04.000Z
**Auchan vit une situation financière tendue.** [Suite aux résultats 2024 annoncé](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/27/resultats-auchan-mauvaise-gestion-inflation-et-incertitudes-pour-lavenir/), l'enseigne nordiste traverse une période de turbulence financière marquée par une **baisse de sa rentabilité** et une concurrence accrue. En 2024, le groupe a enregistré un chiffre d'affaires de 31,66 milliards d'euros, en progression de +2,1% à change constant, mais avec une baisse significative en France (-4,7% à parc constant). L'activité dans l'Hexagone, qui reste le premier marché d'Auchan, a ainsi été plombée par la chute des ventes non alimentaires.
Pour aller plus loin dans les chiffres, **l'Ebitda d'Auchan France est tombé à 10 millions d'euros**, un effondrement notable comparé aux 157 millions d'euros en 2023\. [Si l'acquisition de 94 magasins Casino](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/01/22/voici-la-liste-des-313-magasins-casino-repris-par-intermarche-et-auchan/) a permis un gain de 22% en volume des ventes, ce rachat ne suffit pas à compenser les difficultés structurelles du groupe. De plus, la holding ELO, qui regroupe Auchan et ses activités foncières, a annoncé une perte nette de -1,2 milliard d'euros en 2024.
Mais alors, comment Auchan envisage de redresser la barre et compenser les pertes. Explications ici avec un plan qui remet en question le modèle de l'hypermarché.
## Le modèle de l'hypermarché (enfin) remis en question : voici le plan « Cap 8000 »
Enfin. L'hypermarché Auchan, aussi demesuré soit-il dans certaines villes de France, vit des heures sombres. Une des marques de fabrique d'Auchan, ce dernier doit retrouver une seconde jeunesse.
Pour cela, Auchan a lancé un vaste plan de transformation baptisé « **Cap 8000** », dont l'objectif est de réduire la surface de vente des hypermarchés. Il s'agit pour l'enseigne de ramener les hypermarchés sous la barre des 10 000 m². En effet, d'ici à 2028, 70% des hypermarchés Auchan devraient voir leur surface réduite. Cette mutation concerne 65 magasins en France sur 119, avec 19 hypermarchés touchés dès 2025.
**Auchan** admet ainsi que son modèle d'hypermarché ne correspond aux attentes du marché. Plusieurs raisons l'expliquent :
- **Un changement des habitudes de consommation**
- L'émergence des drives, du e-commerce et des magasins de proximité a réduit l'intérêt des consommateurs pour les hypermarchés géants ;
- Les clients préfèrent faire des courses plus fréquentes et rapides plutôt qu'une grande session d'achats.
- **Un modèle concentré autour de l'offre alimentaire**
- Les rayons non alimentaires (textile, multimédia, électroménager) souffrent face à la concurrence du commerce en ligne et des enseignes spécialisées ;
- L'objectif est de renforcer l'offre de produits frais et alimentaires pour répondre aux attentes des consommateurs.
- **Un besoin d'optimiser les coûts et d'augmenter la rentabilité des points de vente**
- La réduction de surface s'accompagne mécaniquement d'une diminution des charges immobilières et salariales ;
- Une baisse de la masse salariale de 14% à 12,5% du chiffre d'affaires est envisagée.
Cette transformation économique majeure doit permettre à l'enseigne de séduire de nouveaux consommateurs.
### Mais alors, quid des surfaces libérées ?
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### Pourquoi (et comment) inscrire son magasin sur Apple Business Connect
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/05/pourquoi-et-comment-inscrire-son-magasin-sur-apple-business-connect/
Last updated: 2025-03-05T10:00:51.000Z
Si les magasins de France connaissant surtout son voisin, Google Business Profile, l'alternative d'Apple, lancé en 2023 et baptisée **Apple Business Connect (ABC)** s'impose comme une alternative stratégique pour optimiser la **visibilité locale** des points de vente.
Bien que moins connu, **ce service gratuit d'Apple** offre des opportunités uniques grâce à son intégration avec Apple Plans, Safari, Siri, Wallet et d'autres services de l'écosystème Apple.
Aujourd'hui, **Apple Business Connect** est encore peu exploité par les entreprises, mais son potentiel est immense. La majorité des fiches sont généralement créées par défaut : les fiches sont vides, les services pas complétés, et la grande majorité des magasins n'ont aucune photo. Pourtant, avec plus d'**un milliard d'utilisateurs Apple** et des innovations continues, le service représente une opportunité stratégique pour se différencier de la concurrence et toucher une audience précieuse. Créer son profil maintenant, c’est prendre une longueur d'avance avant que la plateforme ne devienne incontournable (et attention aux mauvaises surprises, notamment du côté des avis client). Explications.
## Trois raisons d'inscrire son magasin sur Apple Business Connect
Première raison de revendiquer son entreprise sur [**Apple Business Connect**](https://www.apple.com/fr/newsroom/2023/01/introducing-apple-business-connect/) : Apple offre une **visibilité élargie et une personnalisation avancée**.
Les entreprises inscrites sur **Apple Business Connect** peuvent **revendiquer leur fiche** sur Apple Plans, y ajouter des informations essentielles (adresse, horaires, photos, offres promotionnelles).
L'outil est complété d'une fonctionnalité, appelée **Showcases**, qui permet de mettre en avant des promotions et actualités (un peu comme les posts de contenus sur Google Business Profile).
Avec l'intégration à **Siri et Apple Plans**, les utilisateurs d'iPhone peuvent trouver plus facilement une entreprise locale. De plus, avec **l’arrivée de l'IA dans Siri**, les informations d'**Apple Business Connect** pourraient être encore plus mises en avant, offrant ainsi une expérience enrichie aux utilisateurs et une visibilité optimisée aux entreprises.


Exemple ici avec le Leclerc de Pont l'Abbé qui a une fiche bien renseignée : des services, des photos à jour et un lien vers l'application de l'enseigne.


Exemple ici avec Leclerc Pont l'Abbé, toujours à l'affût des dernières actualités pour développer leur visibilité locale.
⚠️ Attention toutefois aux avis clients reçus. Les entreprises ayant tout misé sur Google pour récolter des avis clients peuvent être surpris. **Apple Business Connect** affiche en effet d'autres plateformes comme Trustpilot ou les Pages Jaunes. Pour sortir de l'ex-monopole de Google sur les avis, il devient essentiel d'avoir une seconde, voire une troisième plateforme pour collecter des avis clients .
En parcourant quelques fiches de magasins, certaines notes font mal. Exemples :



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### Comment transformer un visiteur en acheteur, la clé du succès en grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/03/04/transformer-un-visiteur-en-acheteur-la-cle-du-succes-en-grande-distribution-2/
Last updated: 2025-03-21T09:41:20.000Z
En grande distribution, le défi de **transformer un visiteur en acheteur est central**. Armand de Vallois, consultant chez [Timeskipper](https://www.timeskipper.co/fr/), partage son expérience sur les stratégies à adopter pour optimiser ce processus. « La grande distribution repose sur un principe simple : garantir une excellente expérience client, en s’assurant que le produit recherché est disponible et facilement accessible », explique-t-il.
Dans ce podcast on revient sur les meilleures pratiques pour **maximiser la conversion client** et on met en lumière les indicateurs clés de performance à suivre pour piloter l’activité des équipes en magasin.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## **Une question d’organisation et d’expérience client**
Selon Armand, **la première étape pour convertir un visiteur en acheteur est d’assurer l’attractivité du point de vente**. « Dans le libre-service, par définition, le vendeur est invisible. Cela signifie que le client doit trouver les produits qu’il recherche sans difficulté. Cela repose sur une organisation irréprochable en magasin ».
Il insiste sur l’importance des fondamentaux :
- **Le bon produit au bon moment :** « Il faut garantir que le produit est en rayon, au bon prix, et qu’il bénéficie d’un balisage clair. »
- **L’environnement du magasin :** « Le magasin doit être propre, bien rangé, et les rayons correctement mis en avant. Cela contribue directement à la perception du client et à son expérience d’achat »
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## **Replacer le conseil au cœur de la stratégie en GSS**
**Dans la grande distribution spécialisée (GSS), le rôle du vendeur est central**. « En GSS, les clients s’attendent à trouver un vendeur sur la surface de vente, prêt à répondre à leurs questions et à fournir des conseils », explique Armand.
> « La rencontre entre le vendeur et le client est essentielle pour garantir le taux de transformation ».
Armand souligne un enjeu majeur : [la formation des vendeurs](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/04/30/formation-et-reconversion-professionnelle-pourquoi-choisir-la-grande-distribution/). « Il ne suffit pas d’avoir un vendeur disponible. Ce vendeur doit aussi être formé pour bien présenter les produits et démontrer une réelle expertise. Cela vaut pour le bricolage, le textile, mais aussi les fruits et légumes ».
Cependant, il met en garde contre un piège courant : « Trop souvent, les vendeurs sont utilisés comme logisticiens, alors que leur rôle principal devrait être d’accueillir et de conseiller les clients ».
## **L’expérience client dans le luxe : le cérémonial de vente**
Armand compare le modèle de la grande distribution au secteur du luxe, où l’**expérience client** atteint un niveau supérieur. « Dans un magasin de luxe, chaque client est accompagné dès son entrée et tout au long de son parcours d’achat. On ne parle pas de conseil à la vente, mais de cérémonial de vente ».
Il poursuit : « Dans ces magasins, tout est pensé pour émerveiller le client : la présentation des produits, la qualité de l’accueil, et le rôle des vendeurs qui deviennent des ambassadeurs de la marque ». Bien que ce modèle soit spécifique au luxe, il offre des leçons applicables à la grande distribution : investir dans l’expérience client pour se différencier de la concurrence.
## **Les indicateurs clés pour piloter la performance en magasin**
Armand met également en avant des indicateurs essentiels pour mesurer et optimiser l’activité en magasin :
- **Le pourcentage des heures mal utilisées :** « Cela permet de détecter les tâches à faible valeur ajoutée, comme passer trop de temps sur le facing au détriment de la propreté ou du réapprovisionnement » ;
- **Le taux de mise en rayon :** « Cet indicateur est crucial en GSA. Il mesure le temps consacré à la mise en rayon et aide à équilibrer cette tâche avec d’autres priorités » ;
- **L’heure de fin cible :** « Cet indicateur garantit que les rayons sont prêts avant l’ouverture, sans palettes qui encombrent les allées et gênent les clients » ;
- **Le poids du conseil à la vente :** « En GSS, cet indicateur est clé pour mesurer le temps dédié au conseil client, une tâche qui génère une forte valeur ajoutée ».
## **Les pièges à éviter : perdre le sens des tâches essentielles**
Un autre défi souligné par Armand est la tendance des équipes à perdre de vue l’objectif des tâches. « Prenons l’exemple du relevé des ruptures : c’est une tâche essentielle pour garantir la disponibilité des produits. Pourtant, dans de nombreux cas, les équipes réalisent cette tâche de manière mécanique, sans en comprendre l’importance ».
Il recommande de sensibiliser les équipes à l’impact de ces tâches sur l’expérience client. « Le moment où l’on détecte une rupture et l’action qui suit sont déterminants. Si la rupture est détectée après la mise en rayon, c’est trop tard : le client l’a déjà constatée ».
## **Une gestion proactive pour un succès durable**
Pour conclure, Armand met en avant l’importance d’une gestion proactive, basée sur des indicateurs clairs et une organisation rigoureuse. « Il faut donner aux équipes les moyens de comprendre leur rôle et leur impact. Lorsque les équipes sont bien formées et motivées, elles sont capables de transformer les visiteurs en acheteurs et de garantir une expérience client de qualité ».
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**En résumé, un équilibre entre organisation et relation client**
Transformer un visiteur en acheteur n’est pas le fruit du hasard. Cela repose sur une organisation solide, une excellente gestion des tâches et un focus constant sur l’expérience client. « La clé du succès réside dans l’équilibre entre efficacité opérationnelle et attention portée au client », conclut Armand de Vallois.
Avec les bonnes pratiques et des indicateurs précis, les enseignes peuvent non seulement maximiser leur taux de transformation, mais aussi fidéliser durablement leurs clients.
### Résultats Auchan : mauvaise gestion, inflation et incertitudes pour l'avenir
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/27/resultats-auchan-mauvaise-gestion-inflation-et-incertitudes-pour-lavenir/
Last updated: 2025-03-04T16:25:49.000Z
**Auchan est face à la tempête**. En attendant les résultats de 2024 qui s'annoncent [catastrophiques](https://www.lalettre.fr/fr/entreprises%5Fgrande-distribution-et-services/2025/02/21/auchan-s-apprete-a-annoncer-des-resultats-tres-degrades-pour-2024,110378327-art), une onde de choc secoue l'enseigne. Selon les premiers résultats annoncés, l'enseigne devrait annoncer **une perte de 230 millions d'euros**. Sur le terrain, les salariés sont dans l'expectative, inquiète du sort de leur enseigne, qui malgré le [rachat des magasins Casino en 2024](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/01/22/voici-la-liste-des-313-magasins-casino-repris-par-intermarche-et-auchan/), menacent d'un destin tragique. Témoignages de plusieurs salariés vus de l'intérieur.
## **Une gestion déconnectée des attentes des salariés (et des clients)**
**Quel avenir pour Auchan ?** L'enseigne chère à la famille [Mulliez](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/04/03/gerard-mulliez-lhomme-derriere-le-succes-dauchan-et-de-la-galaxie-mulliez/), si pionnière en son époque des 80-90, peine à redresser la barre. En magasin, cela se ressent. Sur le carrelage, les salariés dénoncent une gestion chaotique de l'enseigne, avec des choix stratégiques discutables.
Pour être plus concrets, certains salariés nous expliqués plusieurs faits marquants qui décontenancent ceux qui vivent le commerce au quotidien.
Premier exemple, celui de ce manager qui dénonce le fait d'avoir « laisser délibérément les rayons se vider en plein mois de décembre pour mettre en place un outil de gestion imparfait, c'est fort ! », ironise-t-il tout en complétant qu'à « chaque nouveau plan, on sent un décalage entre le siège et le terrain ». Les ruptures pleuvent passé 17h.
Second exemple avec une manager caisse qui critique l'approche commerciale de l'enseigne : « nous avons des caisses automatiques inefficaces », regrette-t-elle, « on nous dit que la démarque est un carnage, les vols se multiplient ». Cette situation se révèle en interne « incontrôlable ».
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### Grande Distribution au SIA : les trois piliers pour soutenir les agriculteurs
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/26/grande-distribution-au-sia-les-trois-piliers-pour-soutenir-les-agriculteurs/
Last updated: 2025-02-26T14:29:23.000Z
Le 26 février 2025, au cœur du Salon de l’agriculture à Paris, un événement inattendu a attiré l’attention : cinq dirigeants de la grande distribution française ont présenté des « engagements » destinés à soutenir les agriculteurs en difficulté. Portée par l'animatrice **Karine Le Marchand**, fervente défenseure du monde agricole, cette initiative a suscité autant d’espoirs que de scepticisme.
Mais dans les faits, que représente réellement ce plan d’action pour les agriculteurs français, et quelles sont les motivations des distributeurs ? Retour sur les principales réactions de cette intervention très médiatisée.
## **Une initiative conduite par Karine Le Marchand : « Arrêter d'attendre des politiques »**
« Depuis 16 ans que je présente *L’Amour est dans le pré*, j’ai vu passer six ministres de l’Agriculture, et il ne s’est pas passé grand-chose », a déclaré Karine Le Marchand lors de la conférence. Face à la lenteur des réformes et aux difficultés persistantes du monde agricole, l’animatrice a pris les devants en réunissant les patrons de **Carrefour**, **Intermarché**, **Coopérative U**, **Auchan** et **Casino**. Une absente notoire : **Michel-Édouard Leclerc**, dont le groupe E.Leclerc a choisi de ne pas se joindre à cette démarche.
Le message de Karine Le Marchand est clair : « Il faut arrêter d'attendre que les politiques agissent. L'arme suprême, elle vient des consommateurs et de leur porte-monnaie. » Sa vision repose sur un levier puissant : mobiliser les citoyens à travers leurs choix de consommation.
## **Trois piliers pour soutenir les agriculteurs**
Les distributeurs se sont accordés sur trois actions phares, prévues pour 2025.
### **1\. « L'amour est tout près » : aider les agriculteurs en difficulté**
Le premier dispositif vise les agriculteurs rencontrant des difficultés financières et employant au moins deux salariés hors saisonniers. Ces derniers pourront vendre directement leurs produits dans les enseignes partenaires situées à moins de 100 km de leur exploitation. **Karine Le Marchand** précise : « Le prix ne sera pas négocié, il n’y aura pas d’intermédiaire, et ils seront payés sous 30 jours. »
Pour **Dominique Schelcher** (Coopérative U), cette mesure est un geste concret : « On va leur ouvrir les portes de nos magasins pour écouler leur production, au prix qu’ils fixeront eux-mêmes. »
Un label spécifique, « L’amour est tout près », sera affiché sur les produits pour inciter les consommateurs à soutenir cette démarche.
### **2\. Une « alerte surproduction » pour faire face aux excès de production**
Les aléas climatiques et les fluctuations du marché provoquent régulièrement des surproductions, notamment de fruits et légumes. **Alexandre Bompard** (Carrefour) explique : « Cela entraîne des déséquilibres de marché et le prix s'effondre, dégradant ainsi le revenu des agriculteurs. »
Pour pallier ces crises, l’établissement public **France Agrimer** pourra déclencher une alerte lorsque les prix chuteront de 15 à 20 % sur plusieurs jours. L’objectif est double : informer les consommateurs et stimuler la demande pour absorber les excédents.
« Nous avons besoin que les grands organes de presse s'engagent », plaide **Bompard**. De son côté, **Karine Le Marchand** sollicite la mobilisation des médias : « On va demander aux médias d’être partenaires. Ce sont les consommateurs qui auront le plus grand pouvoir. »
### **3\. Création d'un « observatoire des filières d’avenir »**
Dernier pilier de cette charte : la mise en place d’un observatoire pour identifier et soutenir les filières agricoles en devenir. Cet outil vise à orienter les agriculteurs vers la diversification et à anticiper les besoins du marché. **Karine Le Marchand** donne rendez-vous en 2026 pour un premier bilan : « J’espère qu’au prochain Salon de l’agriculture, nous pourrons présenter un véritable rapport. Nous allons créer un observatoire. »
### **L’absence remarquée de Michel-Édouard Leclerc : divergence de stratégie**
Le leader de la grande distribution, E.Leclerc, n'a pas participé à cette initiative. **Karine Le Marchand** regrette cette absence : « Problématique, car au départ, nous avions prévu un quatrième pilier sur la transparence de l’origine France, que nous avons dû abandonner. »
De son côté, **Michel-Édouard Leclerc** qualifie l’initiative de « bonne » mais rappelle que son enseigne dispose déjà de dispositifs similaires. Il précise : « C'eût été contre-productif de faire comme si on lançait cette initiative… Nous avons déjà des réseaux de producteurs locaux bien structurés. »
**Alexandre Bompard** reste confiant : « Il n’est pas là ce matin, mais il sera là demain. Les consommateurs en tireront les conséquences ».
> NON, ce n'est pas un "coup de communication", nous n'avons pas besoin de cela pour agir avec le monde agricole !
> Quel dommage que cette posture et ces critiques permanentes... Il y a des discussions commerciales d'un côté, et une belle opération collective de soutien de nos…
>
> — Dominique Schelcher (@schelcher) [February 25, 2025](https://twitter.com/schelcher/status/1894377077278749015?ref%5Fsrc=twsrc%5Etfw)
### **Des critiques acerbes de la part des industriels**
Si cette initiative a été saluée par certains, elle n’a pas échappé aux critiques des industriels. Alors que les négociations commerciales s'achèvent le 1er mars, **François-Xavier Huard** (Fnil) a lancé avec ironie : « L’amour est peut-être dans le pré, mais pas dans les salles de négociations. »
L’**Association nationale des industries alimentaires (Ania)** dénonce ce qu’elle considère comme un « énième coup de communication des distributeurs pour détourner l’attention. »
Ces tensions rappellent que la grande distribution, qui absorbe 36 % de la production agricole, joue un rôle clé mais controversé dans la chaîne alimentaire.
Cette initiative suscite une question centrale : s’agit-il d’un véritable plan de soutien ou d’un coup de communication ? **Karine Le Marchand** répond sans ambages : « Je ne suis pas politisée, je ne suis pas un industriel et je fais tout bénévolement. Je le fais avec sincérité, et je pense que les agriculteurs la perçoivent. »
En définitive, la réussite de cette charte dépendra de la mobilisation des consommateurs et de la volonté des enseignes à faire perdurer ces engagements au-delà de l’effet d’annonce. Alors que le gouvernement prévoit de réviser les lois Egalim avant l’été, la question de la juste rémunération des agriculteurs reste plus que jamais d’actualité.
**Rendez-vous est pris en 2026** pour mesurer si ces promesses se sont transformées en réalité durable pour le monde agricole.
### Les 6 clés de la conduite du changement en grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/24/les-cles-de-la-gestion-du-changement-en-grande-distribution-2/
Last updated: 2025-02-27T07:47:43.000Z
Dans une série consacrée à la gestion du temps en grande distribution, nous recevons Pierre-Yves Blanchard, consultant chez **Timeskipper**. Avec plus de 25 ans d’expérience dans la grande distribution, il a accompagné des enseignes majeures dans leurs transformations organisationnelles. « Cela fait 11 ans que je suis chez [Timeskipper](https://www.timeskipper.co/fr/). J’ai en charge la partie métier opérationnel : lancement, audit, formation, conseil et mise en place de notre outil chez les clients ».
Il nous partage ici son expertise sur la gestion du changement et les défis liés aux irritants en magasin. Notre invité met l'accent sur deux axes majeurs : le changement d’enseigne et la gestion des irritants pour améliorer l’expérience client.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## **1\. Le défi du changement d’enseigne : fusionner les cultures**
La conduite du changement est d'autant plus d'actualité car le secteur vit ces derniers mois un profond bouleversement de son paysage. La fin acté de Casino, racheté par Intermarché et Auchan, chamboule toute une organisation.
Pour notre invité qui a vécu cela de l'intérieur, cette fusion entre deux enseignes implique bien plus que des ajustements organisationnels. Pierre-Yves revient d'ailleurs sur son expérience lors de la fusion entre Promodes et Carrefour : « c’était deux groupes historiques avec un grand nombre de points de vente en France et à l’étranger. L’idée était de reprendre les forces des deux pour faire ensemble la différence ».
Cependant, il souligne que cette transformation est souvent longue et complexe :
> Le plus difficile, c’est de mixer deux cultures d’entreprise. Les équipes opérationnelles magasins se sont adaptées plus vite que les dirigeants, mais il a fallu beaucoup de communication et d’anticipation pour embarquer tout le monde ».
[Optimiser chaque heure de travail : une nécessité pour la grande distributionDans la grande distribution, chaque minute compte. Pourtant, l’efficacité dans l’allocation du temps reste un défi pour de nombreuses enseignes. Geoffroy d’Argenlieu, président de Timeskipper, revient sur l’importance de rendre utile chaque heure de travail dans un secteur où le temps est devenu une ressource rareJe Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/20/optimiser-chaque-heure-de-travail-une-necessite-pour-la-grande-distribution-2/)
## **2\. L’importance de la communication dans le changement**
Second point clé dans la conduite du changement : la communication. C'est un axe majeur qui revient souvent dans la réussite d'une transformation : « souvent, la phase de communication est le parent pauvre des projets. Cela peut entraîner des incompréhensions et un manque d’adhésion des équipes », explique Pierre-Yves.
Il insiste sur l’importance de rassurer les employés : « en général, ces fusions sont portées par des dirigeants qui croient en l’entreprise et veulent la protéger. C’est une chance pour les équipes, mais il faut leur présenter les choses sous cet angle ».
> Chaque salarié doit comprendre où il en est dans le processus et quels sont les bénéfices à long terme pour lui »
## **3\. Cas pratique : accompagner le changement chez Macro Belgique**
Timeskipper a accompagné l’enseigne Macro Belgique dans sa transformation organisationnelle. Pierre-Yves décrit les étapes clés du projet : « Nous avons analysé les bonnes pratiques, identifié ce qu’il fallait garder et ce qui pouvait être amélioré. Nous avons ensuite passé beaucoup de temps à communiquer avec les équipes et les partenaires sociaux, qui représentent 90 % des employés en Belgique. »
L’objectif était de faire en sorte que les nouvelles pratiques deviennent les « bonnes pratiques » des équipes. « À la fin, il faut mesurer les résultats et s’assurer que le changement est durable. Il ne suffit pas d’attirer de nouveaux clients : il faut les fidéliser. »
## **4\. La gestion des irritants : clé de la satisfaction client**
Au-delà du changement d’enseigne, Pierre-Yves insiste sur l’importance de gérer les irritants pour garantir une bonne expérience client. « Les irritants les plus mentionnés dans les enquêtes sont l’attente en caisse, les prix mal affichés, la fraîcheur des produits et les ruptures de stock. »
Ces problèmes peuvent rapidement détourner les clients. « En France, où la concurrence est féroce, un client qui a une mauvaise expérience ira rapidement voir ailleurs. »
## **5\. Proposer des solutions durables**
Pour pallier ces irritants, Pierre-Yves recommande une planification minutieuse. « Il faut prévoir les tâches liées à la gestion des stocks, au rangement des réserves et au contrôle des ruptures avant que le client ne les constate. »
Il insiste également sur l’importance du conseil en magasin. « Même en grande distribution alimentaire, le contact humain reste un atout majeur par rapport au e-commerce. Les clients recherchent une expérience, une relation. »
## **6\. La dimension humaine au cœur des projets**
Pour Pierre-Yves, réussir une transformation ou éliminer les irritants passe avant tout par une approche humaine. « À chaque fois que la communication a été négligée, nous avons constaté des problèmes d’efficience. Il faut que les managers soient à l’écoute et qu’ils accompagnent les équipes dans le changement. »
Il conclut sur une note optimiste : « Quand les équipes comprennent les bénéfices des nouveaux outils et des nouvelles méthodes, elles s’approprient le projet et en font un succès. »
---
**Conclusion : Entre transformation et excellence opérationnelle**
L’expérience de Pierre-Yves Blanchard chez Timeskipper montre que réussir en grande distribution nécessite à la fois de bien gérer le changement et d’éliminer les irritants pour les clients. Ces deux axes, portés par une communication efficace et une approche humaine, permettent de garantir des résultats durables. « La clé, c’est de faire évoluer les pratiques tout en respectant les équipes et les clients. »
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### Caisses automatiques : stop ou encore ?
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/21/la-fin-des-caisses-automatiques-une-illusion-de-modernite-2/
Last updated: 2025-02-21T08:07:57.000Z
Les **caisses automatiques** ont envahi les supermarchés ces dernières années. Celles qui promettaient un passage plus rapide en caisse et une meilleure expérience pour les consommateurs, voient aujourd'hui des vents contraires - et ce, malgré les nombreuses voix qui s'élevaient contre cette [automatisation](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2019/04/13/lautomatisation-un-mal-moderne-qui-a-des-consequences-sur-lemploi-en-grande-distribution/) à marche forcée.
Entre files d’attente interminables, pannes fréquentes, vols massifs et suppression d’emplois, ce modèle semble aujourd’hui atteindre ses limites. Certaines enseignes envisagent même de faire marche arrière, reconnaissant les inconvénients de cette technologie.
Témoignages avec des clients et avec des professionnels en magasin qui vivent cela de l'intérieur.
## **Un gain de temps illusoire et une expérience frustrante**
À l’origine, les **caisses automatiques** étaient censées simplifier le passage en magasin, évitant aux clients d’attendre derrière des personnes réglant leurs achats en monnaie ou [discutant avec la caissière](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2019/09/07/un-supermarche-met-en-place-des-caisses-pour-papoter-et-eviter-lisolement-des-petits-vieux/). Pourtant, dans la réalité, l’expérience est loin d’être optimale.
De nombreux clients dénoncent des machines peu fiables, générant des blocages fréquents et nécessitant l’intervention d’un employé : « à chaque fois que je me sers d'une caisse auto, il y a un problème ; je suis obligé d'attendre l'hôtesse pour qu'elle vienne me dépanner. Pas sûr que j'y gagne en temps », raconte ici un client habitué à ce système de **caisses automatiques** tout en complétant : « **les caisses automatiques sont loin d’être automatiques et autonomes**. Une hôtesse doit valider pour un oui ou un non, ça bug sans arrêt », regrette-t-il.
Même constat avec un client habitué :
> Les caisses automatiques se bloquent et obligent à un contrôle des caissières. Viande, légumes… n'importe quelle variation de poids d'1g et ça bloque ».
Comme eux, de nombreux consommateurs s’agacent de devoir gérer eux-mêmes des machines récalcitrantes et de finir par perdre plus de temps que dans une file traditionnelle : « moi, j'aime bien dire 'Bonjour Madame, comment allez-vous ? Merci, bonne journée.’ Ces machines qui parlent, ça me saoule ! », reconnaît un client. Une hôtesse de caisse, habituée à aider les clients sur les caisses automatiques ne peut que constater : « le pire, ce sont les portiques de sortie qui obligent à scanner son ticket pour sortir. Entre ceux qui ne comprennent pas et ceux qui forcent le passage, c’est un bazar sans nom ».
D’autres dénoncent **l’absence d’un véritable avantage pour le consommateur** : « on ne paye pas moins cher nos courses en faisant le boulot des caissières... » ; « Parce qu'on ne nous fait pas de remise, pourquoi devrions-nous faire le travail d'une caissière au même prix ? », s'alarment deux clients.
Finalement, la promesse d’une meilleure efficacité s’effondre face aux nombreux désagréments liés à ces **caisses** qui, plutôt que d’accélérer le processus, le compliquent encore davantage.
> Un jour, j'étais pressé. Une caissière m’a dit : ‘Vous pouvez venir ici, je ne mords pas !’ Finalement, j’ai attendu plus longtemps qu’à la caisse automatique… ».
## **Une explosion des vols et des failles béantes**
Si les supermarchés espéraient **réduire leurs coûts** en remplaçant les caissiers par des machines, c’était sans compter sur l’ingéniosité des clients pour contourner le système. Les [vols](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/02/20/pas-la-faute-inflation-vols-rayons-se-multiplient/) se sont démultipliés, et certaines enseignes commencent à faire marche arrière face aux pertes colossales engendrées. « La grande distribution a voulu remplacer l'humain par des machines et cela se retourne contre elle », remarque une hôtesse de caisse qui n'est même pas étonnée de ce revirement : « c'était écrit d'avance ! », souligne-t-elle.
Les **techniques de fraude** sont variées et parfois incroyablement simples. Elles alimentent régulièrement la rubrique des faits divers : une PS4 pesée au prix du kilo de tomate par exemple. Il devient tout aussi simple de « frauder » avec des produits venant du fruits et légumes et du vrac, en changeant simplement l'étiquette.
Ainsi, **les caisses en libre-service et les scanettes se révèlent être une véritable aubaine pour les fraudeurs** : « Les caisses scanettes... du vol incroyable », raconte cette hôtesse de caisse, « je ne compte même plus le nombre de clients ne bipent qu’un article sur deux », remarque-t-elle.
Face à cette **explosion des vols**, certains supermarchés tentent d’imposer plus de contrôle, ce qui va à l’encontre de l’objectif initial de fluidification : « dans mon Monoprix, un employé doit systématiquement vérifier qu’on n’a pas 'oublié' un article, en scannant son badge avant qu’on puisse passer au paiement », explique une hôtesse de caisse. « À Leroy Merlin, ils font des 'rescan' aléatoires, un employé vide tout le sac du client et repasse tout manuellement ». Si pour le magasin cela permet de lutter contre le vol, cela offre une expérience fort désagréable pour le client - surtout si celui-ci est exempt de tout repproche.
En fin de compte, cette technologie censée réduire les coûts engendre des pertes massives et oblige les magasins à compenser en augmentant les contrôles, rallongeant encore le passage en caisse.
## **Un impact social désastreux**
Au-delà des désagréments pour les clients, **l’un des effets les plus critiqués des caisses automatiques reste leur impact sur l’emploi**. De nombreux internautes dénoncent une déshumanisation du commerce et la disparition progressive des caissiers et caissières : « Je ne vais jamais aux caisses automatiques, je ne fais pas le travail d'une caissière, et surtout je ne prends pas son travail », explique ici un client. Que les caisses automatiques soient remises en question est une bonne chose remarque un autre : « Tant mieux, plus de travail pour les caissières ou caissiers. Arrêtons les machines, nous n'avons pas à faire le travail pour enrichir les magasins ». Un autre de renchérir :
> L’emploi d’une machine cotise-t-il pour la maladie, le chômage et les retraites ? Moi, je préfère être face à un humain. »
Certains voient dans cette disparition progressive du personnel une perte de lien social. Le commerce rime avec humain : « c'est la déshumanisation… fini le contacts avec les clients avec les caisses auto ».
[Comment combattre l’absence de mobilité des séniors dans les zones ruralesInterview sur la question de la mobilité. Comment permettre demain aux séniors de continuer à venir en magasin.Je Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/22/comment-combattre-labsence-de-mobilite-des-seniors-dans-les-zones-rurales/)
## **Un avenir incertain pour les caisses automatiques**
Alors que certaines enseignes comme [Walmart](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/04/17/walmart-deploie-des-chariots-autonome-pour-automatiser-ses-entrepots/) ou Booths au Royaume-Uni commencent à retirer leurs caisses automatiques, d’autres continuent de les imposer malgré les nombreuses critiques. Mais pour combien de temps encore ?
Face à une technologie qui ne fonctionne pas aussi bien qu’espéré, qui engendre des pertes massives et qui suscite la frustration des clients, il est légitime de se demander si les caisses automatiques ont encore un avenir.
L’expérience semble prouver que ces machines ne sont pas la solution miracle que les supermarchés attendaient. Comme le résume un internaute : « la machine ne remplacera jamais l’humain, le revers est là ».=
Finalement, si le but était de réduire les coûts et d’améliorer l’expérience client, il semble que cette tentative d’automatisation à grande échelle soit un échec. Et peut-être qu’un retour à un modèle plus humain serait, paradoxalement, la véritable modernité.
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### Ouarda Ech-Chykry : une ascension inspirante dans le retail
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/17/ouarda-ech-chykry-une-ascension-inspirante-dans-le-retail/
Last updated: 2025-02-17T08:39:24.000Z
Le monde du retail est souvent perçu comme un secteur exigeant, où la mobilité interne est possible, mais rarement aussi fulgurante qu’elle l’a été pour **Ouarda Ech-Chykry**. Son parcours impressionnant, de l’alternance à la **direction générale de Kiabi France** en seulement 13 ans, est un témoignage vibrant des opportunités qu’offre ce secteur à ceux qui s’y investissent pleinement.
## **Une success story qui défie les attentes**
En 2009, **Ouarda Ech-Chykry fait ses premiers pas chez Kiabi en tant que manager des ventes en alternance**. Issue d’un milieu modeste, elle n’a alors qu’une seule ambition : apprendre, évoluer et donner le meilleur d’elle-même. Ce qui pourrait être perçu comme un simple poste d’entrée est en réalité le premier échelon d’une ascension fulgurante.
Dès ses débuts, elle prouve sa valeur sur le terrain en prenant la responsabilité de plusieurs rayons, d’abord « accessoires et underwear », puis « enfant et bébé ». Sa rigueur, son dynamisme et sa capacité à fédérer lui permettent rapidement d’accéder à des postes de management et de formation.
À seulement 25 ans, après trois ans d’expérience, Ouarda prend la direction d’un premier magasin. Ce premier test grandeur nature est un succès, lui ouvrant les portes d’une montée en puissance progressive au sein de l’enseigne.
Au fil des années, elle gravit les échelons avec une rapidité impressionnante :
- **30 ans** : prise de la direction des magasins Kiabi d’Alsace.
- **31 ans** : responsabilité élargie à la zone Est de la France.
- **35 ans** : accession au poste de Directrice Générale de Kiabi France.
- **37 ans** : dirige une enseigne florissante avec 6 000 salariés et 380 magasins en France.
### **Un leadership basé sur l’expérience terrain**
Ce qui rend son **parcours** encore plus remarquable, c’est son expérience de terrain. Contrairement à d’autres parcours de dirigeants passés par les grandes écoles et directement propulsés à des postes de direction, **Ouarda Ech-Chykry** connaît le retail sous toutes ses facettes. Chaque échelon gravis l’a préparée aux responsabilités qu’elle assume aujourd’hui.
Ses performances, son **leadership** et sa compréhension fine des enjeux du commerce physique et digital en ont fait une figure incontournable du secteur. Elle incarne à la perfection l’idée que le travail, la persévérance et l’engagement peuvent mener à des sommets insoupçonnés.
**L’histoire de Ouarda Ech-Chykry est bien plus qu’un simple exemple de réussite professionnelle**. C’est une source d’inspiration pour toutes celles et ceux qui débutent leur carrière dans le retail et se demandent si l’ascenseur social existe encore.
Kiabi, avec ses 2,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en France, est une enseigne qui repose sur des valeurs fortes, et le parcours de sa Directrice Générale prouve que la méritocratie y a encore toute sa place.
En somme, son parcours rappelle que dans le retail, l’investissement personnel et la détermination peuvent transformer une alternance en une carrière exceptionnelle. À méditer pour tous ceux qui rêvent d’une trajectoire ambitieuse dans ce secteur dynamique !

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### Crise, écologie, inflation : comment la consommation des Français évolue
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/17/les-nouvelles-dynamiques-de-la-consommation-en-france-2/
Last updated: 2025-02-26T08:23:54.000Z
La **consommation des Français** a connu de profondes mutations ces dernières années. Sous l'effet de divers facteurs comme la crise sanitaire, l'inflation et la prise de conscience écologique, ces bouleversements ont entraîné de nouvelles habitudes, remettant en question des modèles économiques bien établis.
Dans un podcast avec Gaëlle Le Floch de **Kantar**, nous analysons les grandes évolutions conso de ces dernières années et nous nous projetons dans les **grandes tendances** à venir pour mieux comprendre la conso de demain.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## **Une transformation accélérée des modes de consommation**
L’[inflation](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/08/20/pourquoi-on-nen-a-pas-encore-fini-avec-linflation-voici-3-raisons-qui-lexpliquent/) a profondément modifié la perception des Français vis-à-vis de leurs dépenses, notamment en ce qui concerne l’alimentation. Autrefois accessible et peu coûteuse, elle devient aujourd’hui **un poste budgétaire plus contraignant**. Comme le souligne Gaëlle Le Floch, « nous, on ne réalise pas forcément, mais l'alimentation était accessible, pas chère en France et donc c'est un vrai choc pour les consommateurs français ».
Face à cette hausse des prix, **les consommateurs réagissent en adaptant leurs habitudes** : « concrètement, ça veut dire aller plus souvent faire ses courses, mais mettre moins d'articles dans son panier, par exemple. C'est aussi le recours aux marques distributeurs, aux détriment des marques nationales », remarque notre invitée sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/). Cette tendance marque une rupture avec le comportement des dernières décennies, où la **consommation** était en croissance continue.
L’[essor du bio](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/12/01/face-a-la-baisse-des-ventes-du-bio-les-magasins-mettent-deja-les-actions-en-place/), longtemps vu comme un gage de qualité, est également freiné par la question du prix : « notamment le déclin du bio, qui est perçu comme trop cher. Ça revient tout doucement ». En parallèle, [la lutte contre le gaspillage alimentaire](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/06/mieux-gerer-les-stocks-et-limiter-le-gaspillage-les-solutions-venues-du-terrain/) devient une priorité, car « on jette à peu près 28 kilos de nourriture à peu près quand même par an par individu. On peut finalement acheter moins sans forcément manger moins et faire des sacrifices énormes si on limite ce gaspillage ».
Les consommateurs portent aussi un regard nouveau sur la [production locale](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/02/07/ce-quil-faut-savoir-sur-la-consommation-de-produits-locaux-en-grande-distribution/). Autrefois accusés de contribuer aux problématiques environnementales, les agriculteurs bénéficient aujourd’hui d’un regain de soutien de la part des Français.
> Les Français sont passé de l'agribashing, à "les agriculteurs, les sauveurs de la nation" ».
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### Voici 7 conseils pour dynamiser le rayon fromage en magasin
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/12/voici-7-conseils-pour-dynamiser-le-rayon-fromage-en-magasin/
Last updated: 2025-03-21T11:33:25.000Z
Le **fromage** est une institution en France, un patrimoine gastronomique que les Français témoigne par leur achat. Pourtant, derrière les chiffres impressionnants de consommation et d’exportation, une transformation s’opère discrètement dans les rayons des supermarchés et au sein des [habitudes des consommateurs](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/04/perspectives-consommation-2025-comprendre-2024-les-tendances-les-arbitrages-et-les-nouvelles-dynamiques/). Entre nouvelles tendances, mise en avant des produits locaux et évolution des attentes des clients, le rayon fromage en grande distribution doit se réinventer. Entretien avec Stéphane Le Dû, spécialiste du rayon.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
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## Le rayon fromage, un marché en pleine mutation
Le fromage fait partie intégrante de l’identité culinaire française. Chaque année, **chaque Français consomme entre 25 et 30 kilos de fromage**, un chiffre qui témoigne de notre attachement à ce produit. Comme le souligne Stéphane :
> On est en France sur un territoire exceptionnel puisqu'on a un patrimoine laitier unique au monde. Le terroir, la géographie et le climat jouent un rôle majeur dans la diversité et la qualité de nos fromages »
Avec plus de **1 200 fromages référencés** et **50 000 fermes laitières**, la diversité est immense. Pourtant, le marché du fromage évolue. **40% de notre production est exportée**, preuve de l’attractivité mondiale de nos fromages :
> Nos produits sont associés au savoir-vivre et au bon goût français, ce qui leur donne une vraie valeur à l’international »
Cependant, les modes de consommation changent. Le fromage, autrefois réservé à la fin de repas, **gagne du terrain dans les apéritifs et le snacking** :
> Le plateau de fromage en fin de repas, bien que toujours présent, est de plus en plus remplacé par une consommation en apéritif ou en snacking. Les fromages à base de brebis et les tomes gagnent en popularité dans ces nouveaux formats de consommation »
Dans ce contexte, les professionnels doivent repenser leur manière de vendre et de présenter leurs produits pour répondre à ces nouvelles attentes.

#### ****Mini-série audio – Management & performance en grande distribution**
Une série audio concrète et rythmée pour booster vos compétences en ****management, merchandising** et ****négociation**.
[DÉCOUVRIR](https://jebosseengrandedistribution.lemonsqueezy.com/buy/2318a0b3-bc64-477e-b57e-f7643ac3cf27)
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### Du CHR à postulant chez Intermarché : Le parcours de David pour devenir adhérent Mousquetaires
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/10/de-la-chr-a-postulant-chez-intermarche-les-debuts-de-david-pour-devenir-adherent-mousquetaires-2/
Last updated: 2025-04-14T19:35:34.000Z
« J’ai toujours eu envie d’entreprendre », nous confie David Écomard au micro du [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/podcast-grande-distribution/) dans le cadre de notre série [Build-in-Public](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/404/) où nous suivons le parcours de jeunes entrepreneurs du commerce. À 41 ans, ce passionné de commerce, qui découvre le monde de la grande distribution, s’apprête à entamer une formation pour **devenir adhérent au sein du groupement des Mousquetaires**, un parcours qui marque un tournant dans sa carrière.
Dans cet [épisode de notre série Build-in-Public](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), nous explorons les défis, les échecs, les réussites, ainsi que les grandes étapes et les ambitions d’un candidat au profil atypique. Série disponible avec différents contenus : podcast ou article ou vidéo.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Des spiritueux à la grande distribution : un parcours varié
[David Écomard](https://www.linkedin.com/in/david-ecomard-a54a6972/?originalSubdomain=fr) n’est pas issu du sérail de la grande distribution, mais cela ne l’a pas freiné dans son ambition de **devenir chef d’entreprise GMS.** Diplômé d’une école de commerce, il a débuté sa carrière dans les boissons et spiritueux, gravissant les échelons pendant 16 ans chez Pernod Ricard. Chef de secteur, responsable responsable trade marketing, manager régional, il a multiplié les expériences, se forgeant une solide expertise en gestion d’équipe, négociation et stratégie commerciale.
> J’ai rencontré des adhérents avec des parcours extrêmement différents : des fils ou filles d’adhérents, des directeurs devenus entrepreneurs, ou encore des banquiers et assureurs venus d’autres univers. Cela m’a montré que, même sans parcours traditionnel dans la distribution, c’est possible ».
Son attrait pour l’entrepreneuriat s’est véritablement affirmé lors de son expérience intraprenariale via l’acquisition d’une startup de cocktails prêts à boire pour le compte de Pernod-Ricard : « ces trois années m’ont reconnecté à l’agilité et à la créativité qu’exige l’entrepreneuriat », explique-t-il. Un goût pour l’indépendance qui l’a naturellement conduit à envisager **un projet dans la grande distribution**.
> Le modèle entrepreneurial des Mousquetaires permet d’être en responsabilité chez soi tout en bénéficiant d’un réseau ».
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### Comment (et pourquoi) le Category Management cherche à se réinventer
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/05/comment-le-category-management-cherche-a-se-reinventer-2/
Last updated: 2025-02-20T13:35:15.000Z
Le **commerce de demain** rime avec agilité. Dans le vaste monde des supermarchés et hypermarchés de France, la transformation est déjà en ordre de marche. Portée par les avancées technologiques (comme l'[**IA**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/25/voici-8-prejuges-sur-lusage-de-lintelligence-artificielle-en-magasin-2/)) et les nouvelles tendances de consommation - avec une nouvelle génération de consommateurs qui bousculent les usages -, le **Category Management** impose de s'adapter en permanence. Cette discipline du retail, trop peu souvent mis en lumière, est un axe majeur de la stratégie des enseignes.
Le métier de **Category Manager** vit sa petite révolution et offre de nouvelles perspectives aux professionnels du secteur. Explications.
[](https://jebosseengrandedistribution.short.gy/CatmanFrenchForum2025)
💡
****Le Category Management, c'est quoi ?** C'est une stratégie marketing de du secteur de la distribution au sens large qui vise à optimiser les ventes et de garantir la satisfaction des consommateurs en magasins. Le Category Management consiste à délimiter les produits selon des univers de consommation bien distincts.
## Un monde du retail en mouvement permanent qui oblige à s'adapter encore plus vite
Historiquement, la grande distribution telle qu'on la connaissait jusque dans les années 2000 était basée sur des transactions classiques, uniquement en magasin. Depuis une vingtaine d'années, le digital a redéfini les règles du jeu. On parle d'omnicanalité (même si le terme devient obsolète tant cela est une nécessité).
Aujourd'hui, le commerce ne n'arrête pas à l'expérience en magasin, il agit en amont ou en aval de l'ensemble du parcours client : via les [réseaux sociaux](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/21/communication-locale-reseaux-sociaux-ce-qui-va-changer-en-2025/), la consultation d'un site web, le téléchargement d'une application, la généralisation des smartphones, etc. C'est la raison pour laquelle, le **Category Management** impose de réfléchir à une approche plus sophistiquée de sa raison d'être.
[Le Category Management « à la française » : 5 raisons pour lesquelles il a du mal à fonctionner sur notre territoireFocus sur la raison d’être du Category Management et entretien avec Frédéric Gautier d’Opencatman.Je Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/11/07/le-category-management-a-la-francaise/)
## **4 tendances clés du Category Management**
Le **Category Management** doit revoir son approche. Voici 4 tendances clés identifiées.
### **Maitriser l'omnicanalité**
Que ce soit online ou offline, les consommateurs attendent une expérience sans distinction. **L'expérience client tend à se fluidifier entre les deux mondes**. Pour les **Category Manager**, il devient essentiel de s'assurer que la disponibilité des produits, les prix et les promotions sont alignés sur l'ensemble les canaux. Pour cela, des outils permettent de centraliser ces informations et de le mettre à jour en temps réel sur des informations clés. Exemple avec les [stocks](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/06/mieux-gerer-les-stocks-et-limiter-le-gaspillage-les-solutions-venues-du-terrain/), dont l'indicateur permet d'éviter les ruptures et améliorer in fine l'expérience client.
Aussi, avec la croissance du e-commerce et des services de livraison rapide, les consommateurs s'attendent à plus de commodité. Les Category Manager doivent intégrer ces attentes en optimisant les options de click-and-collect et en rationalisant les processus logistiques.
[L’importance de la DATA dans la transformation numérique du RetailVoici comment l’utilisation stratégique des données permet de transformer les expériences client, d’optimiser les opérations et de stimuler la croissance des entreprises de vente au détail.Je Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/05/29/importance-de-la-data-dans-la-transformation-numerique-du-retail/)
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### Chocolat de Dubaï : la tablette gourmande qui affole la France
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/04/cest-quoi-le-chocolat-de-dubai-la-gourmandise-qui-affole-reseaux-sociaux-2/
Last updated: 2025-02-05T19:31:04.000Z
Dubaï. Ses gratte-ciels impressionnants. Le Burj Khalifa. Ses entrepreneurs à succès qui roulent sur l’or. Bref. Derrière le luxe et la démesure, l’Émirat s’impose désormais comme une référence dans l’univers du **chocolat**. Longtemps dominé par les grandes maisons européennes, ce marché connaît une véritable révolution grâce à des créations innovantes et audacieuses.
Après l’énorme engouement pour [la pâte à tartiner El Mordjene](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/07/el-mordjene-la-pate-a-tartiner-algerienne-qui-devient-un-phenomene-mondiale/), une nouvelle star sucrée affole les réseaux sociaux : le « **Chocolat de Dubaï** ». Cette tablette gourmande, imaginée par une entrepreneuse anglo-égyptienne, associe une pâte de pistache croquante, du tahini, des cheveux d’ange grillés et du chocolat fondant. Une recette aussi audacieuse qu’addictive qui séduit bien au-delà des frontières de l’émirat.
## Une tendance née sur les réseaux sociaux
Alors, **pourquoi le Chocolat de Dubaï est-il si populaire ?** Si la tendance a explosé, c’est notamment grâce aux réseaux sociaux. À l’origine, une influenceuse culinaire, Maria Vehera, s’est filmée dégustant la fameuse tablette, mettant en avant son croquant et sa texture dégoulinante. Une vidéo virale qui a lancé un véritable engouement.
Le succès du « **Chocolat de Dubaï** » repose sur la générosité des proportions : contrairement aux chocolats traditionnels où la garniture est souvent fine, ici, la crème de pistache et le kadaïf explosent littéralement en bouche. Ce design unique a séduit des millions d’amateurs de douceurs, transformant chaque bouchée en une véritable expérience pour les clients.
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## Où acheter le Chocolat de Dubaï en France ?
En rayon, malgré un prix avoisinant 15 euros (voir 20 euros), la demande ne faiblit pas. L’engouement est tel que les grossistes peinent à répondre à la demande. En France, seule une poignée de magasins propose cette tablette ultra prisée. Selon un magasin qui en propose : « Ça part en une heure », relate-t-il. Face à la demande, certaines chocolateries ont lancé des versions inspirées du « Chocolat de Dubaï », avec du praliné pistache ou des textures similaires.
Mais **où acheter le Chocolat de Dubaï en France ?** Plusieurs magasins commencent le référencement de ces tablettes : des magasins indépendants, Leclerc, Hyper U/ Super U, Intermarché ; et des [référencements](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/09/21/comment-se-faire-referencer-en-grande-distribution/) locaux auprès d'enseignes intégrées chez Carrefour et Auchan. Impossible pour l'heure de chiffre le nombre de magasins.
Alors, simple effet de mode ou nouvelle référence du chocolat de luxe ? Une chose est sûre : le « Chocolat de Dubaï » a conquis les palais les plus exigeants et risque bien de s’imposer durablement sur la scène gastronomique mondiale.
> [@bevodyy](https://www.tiktok.com/@bevodyy?refer=embed "@bevodyy")
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> Ichiban-store.be @Made In Dubaï 🍫 @Dubaï Chocolate 🍫
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> [♬ son original - 𝐁𝐄𝐕𝐎](https://www.tiktok.com/music/son-original-7430873759780719392?refer=embed "♬ son original - 𝐁𝐄𝐕𝐎")
> [@lilyslilah](https://www.tiktok.com/@lilyslilah?refer=embed "@lilyslilah")
>
> c’est le meilleur chocolat que j’ai mangé de ma vie. [#chocolatebar](https://www.tiktok.com/tag/chocolatebar?refer=embed "chocolatebar") [#chocolatpistache](https://www.tiktok.com/tag/chocolatpistache?refer=embed "chocolatpistache") [#dubai](https://www.tiktok.com/tag/dubai?refer=embed "dubai") [#dubaidessert](https://www.tiktok.com/tag/dubaidessert?refer=embed "dubaidessert") [#fixchocolatier](https://www.tiktok.com/tag/fixchocolatier?refer=embed "fixchocolatier") [#pistacchio](https://www.tiktok.com/tag/pistacchio?refer=embed "pistacchio")
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> [♬ son original - Lilyslilah](https://www.tiktok.com/music/son-original-7365939563162438432?refer=embed "♬ son original - Lilyslilah")
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### Perspectives Consommation 2025 : comprendre 2024, les tendances, les arbitrages et les nouvelles dynamiques
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/04/perspectives-consommation-2025-comprendre-2024-les-tendances-les-arbitrages-et-les-nouvelles-dynamiques/
Last updated: 2025-03-21T09:41:01.000Z
La **consommation des Français en 2024** est marquée par une reprise, mais sous certaines conditions. Entre arbitrages budgétaires, envie de plaisir et montée en puissance du **digital**, plusieurs tendances structurent les comportements d'achat. Dans un [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), Myriam Dassa, directrice du baromètre Digital & Payments de BPCE, nous livre les enseignements clés de cette année et les perspectives à venir.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## **Une reprise contrastée de la consommation**
Après plusieurs années de prudence liée à l’inflation et aux incertitudes économiques, la consommation des Français reprend en 2024, mais de manière inégale : « la consommation reprend des couleurs en 2024, mais de manière non homogène. Les Français arbitrent entre contraintes budgétaires et envie de se faire plaisir », nous explique Myriam Dassa au début de cet [interview](https://je-bosse-en-grande-distribution.captivate.fm/episode/les-francais-et-leur-consommation-en-2024-ce-que-disent-vraiment-les-chiffres-avec-myriam-dassa-du-groupe-bpce/).
Les dépenses globales affichent une hausse de 3,3 %. Mais une fois corrigées de l'inflation (1,3%), la croissance réelle des dépenses atteint 2 % : « ça reste timide, mais c'est une embellie », nuance-t-elle.
[](https://je-bosse-en-grande-distribution.captivate.fm/support)
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## **L’essor du digital et de la consommation alternative**
[L’e-commerce continue de tirer la consommation vers le haut](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/14/comment-dynamiser-un-drive-avec-une-strategie-marketing-digitale-locale/) : « les dépenses progressent de 7,4% en ligne, soit une croissance deux fois plus rapide que le commerce physique (+1,7 %) ».
Autre phénomène marquant : la fast fashion et la [seconde main](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/19/tout-savoir-sur-le-marche-de-la-seconde-main/), qui séduisent un public toujours plus large : « la fast fashion progresse de 20%, et la seconde main de 17 %. Chez les plus de 65 ans, les dépenses en seconde main explosent à +38 % ».
> « La fast fashion, quand je disais que ça touche aujourd’hui toutes les tranches d’âge, c’est que les plus de **55 ans augmentent leurs dépenses de 27 %**, contre **20 % au global**. Même tendance pour la seconde main, qui progresse de **17 %** et atteint **+38 % chez les plus de 65 ans**. »
Les loisirs numériques bénéficient également de cet engouement : « Les jeux vidéo progressent de 12%, le streaming musical de 15%. L’abonnement est devenu un mode de consommation ancré ».
> Le pouvoir de l’abonnement, c’est ce qui explique la croissance du streaming et d’autres services digitaux. Même avec la hausse des prix, les consommateurs restent fidèles. Cela devient un mode de consommation structurel. »
Le secteur de la beauté et du bien-être n’est pas en reste comme remarque notre invité : « la cosmétique enregistre +9%, et même +12% chez les jeunes. Les enseignes bio reprennent des couleurs avec +3% de dépenses et +8% pour les plus de 55 ans ».
> La résilience va de pair avec les désirs des Français. C'est cette quête d’évasion qui fait que la consommation reprend des couleurs en 2024\. On le voit aussi dans le tourisme, qui bénéficie encore de l'effet de 'revanche' post-confinement »
## **Les secteurs en difficulté : qui souffre en 2024 ?**
Tous les secteurs ne profitent pas de cette dynamique. Les sites de rencontre, autrefois en pleine expansion, voient leurs revenus chuter. « Les dépenses chutent de 13%, et même de 19% chez les moins de 34 ans. Peut-être un effet de saturation ou de désillusion », note Myriam.
Dans le secteur alimentaire, les grandes surfaces doivent faire face à une concurrence accrue des enseignes discount et du e-commerce. « [Les grandes surfaces souffrent dans le non-alimentaire](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/05/9-solutions-pour-redynamiser-les-rayons-non-alimentaires/). Il y a un glissement vers des enseignes discount et e-commerce ».
> On cherche tous le meilleur prix et si, en plus, il y a un message fort sur une promotion ou un service mis en avant, c’est un déclencheur puissant de l’acte d’achat ».
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### Le futur du non-alimentaire dans les grandes surfaces alimentaires : entre opportunités et réinvention
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/04/le-futur-du-non-alimentaire-dans-les-grandes-surfaces-alimentaires-entre-opportunites-et-reinvention/
Last updated: 2025-02-13T08:16:23.000Z
Dans un contexte où **le non-alimentaire a vu sa place se réduire dans les grandes surfaces alimentaires (GSA**), la question de son avenir reste cruciale. Si certaines enseignes adaptent déjà leurs modèles, l'incertitude persiste quant à l'évolution de cette catégorie dans les dix prochaines années. **Noël Zierski** partage ses réflexions sur ce sujet stratégique.
## Le non-alimentaire : un réservoir de marges et de trafic
« Il y a toujours une part non négligeable de **non-alimentaire** dans les GSA, même si cela s'est réduit comme peau de chagrin », observe Noël Zierski. Malgré ce recul, il insiste sur le rôle stratégique du non-alimentaire :
> Ce sont aussi des réservoirs de marge. Plus il y a de choses dans un magasin, plus on multiplie les occasions de donner envie d'y aller, donc de créer du trafic ».
Cette approche peut également contribuer à l'augmentation du panier moyen.
**« Il est trop tard pour faire Action à la place d'Action, mais dans la vie, il y a toujours des possibilités de se différencier »**, affirme Noël. Pour lui, les enseignes doivent explorer de nouvelles manières de traiter le non-alimentaire et imaginer des solutions innovantes. Il insiste sur la nécessité de réfléchir intensément à ce sujet, car le potentiel pour se différencier reste important.
[9 solutions pour redynamiser les rayons non alimentairesL’inflation a-t-elle eu raison des dépenses dans les rayons non-alimentaires ? Possible, mais pas que.Je Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/05/9-solutions-pour-redynamiser-les-rayons-non-alimentaires/)
### Une réduction des surfaces, mais pas un abandon
Noël reconnaît que les très grands hypermarchés ont déjà réduit leur surface, mais souligne que cette transformation est encore loin d’être optimale. « Les surfaces qui se libèrent pour laisser place à des [hypermarchés](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/04/04/deplacer-hypermarche-en-centre-ville-avec-le-drive-pieton-avec-thomas-pocher/) plus humains doivent être réinventées », explique-t-il. Il appelle à faire preuve de créativité pour utiliser ces espaces de manière novatrice et répondre aux attentes sociétales.
L'évolution des attentes des consommateurs joue un rôle clé dans cette transformation.
> Réduire la taille des hypermarchés pour les rendre plus humains correspond à la volonté des gens ».
**Cette réponse aux besoins sociétaux pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour le non-alimentaire en favorisant des formats plus adaptés et créatifs.**
En résumé, si le **non-alimentaire** semble avoir perdu de son importance dans les GSA, il demeure une catégorie essentielle pour générer du trafic, des marges et enrichir l’expérience client. Comme le rappelle Noël Zierski, « Dans un monde en mutation, il est crucial d'exercer sa créativité pour réinventer le rôle du non-alimentaire et s’adapter aux nouvelles attentes sociétales. »
### La bouteille de Ricard : un succès incontournable de la consommation en France
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/02/01/la-bouteille-de-ricard-un-succes-incontournable-de-la-consommation-en-france/
Last updated: 2025-02-01T15:21:03.000Z
Avec un chiffre d'affaires de **302 millions d'euros**, la bouteille de Ricard à un litre est le **deuxième produit générateur de chiffre d'affaires en France**, juste derrière l'eau. Ce phénomène peut sembler inexplicable pour les novices de la consommation, mais il témoigne de l'importance des produits emblématiques dans les habitudes des Français. **Noël Zierski** partage son éclairage sur cette incroyable réussite.
## Un symbole de plaisir et de convivialité et une institution culturelle
« Dans la vie, il faut aussi se faire plaisir, » explique Noël Zierski. Pour lui, **le succès de la bouteille de Ricard tient en grande partie à son rôle dans les moments de détente et de convivialité** :
> La bouteille de Ricard fait partie de ces produits qui permettent à la fois de se faire plaisir et qui sont devenus, grâce à l'habileté des marques, un peu des institutions ».
Ce produit emblématique est présent dans de nombreux foyers français, quel que soit le niveau social.
Aussi, **le Ricard est plus qu'une simple boisson** ; il incarne un rituel et un art de vivre. « Cela fait des années que Ricard bâtit son succès avec habileté, et il est aujourd'hui entré dans la vie quotidienne des Français, » note Noël. Cette longévité et cette popularité reflètent un attachement culturel profond à cette boisson.
### L'évolution des comportements de consommation
Cependant, [**les habitudes des consommateurs évoluent.**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/12/11/quel-avenir-pour-la-grande-distribution-fragmentation-deconsommation-et-opportunites-le-modele-actuel-est-en-train-de-basculer/) Noël souligne : « En France, on était de gros consommateurs de vin, mais on observe une baisse de la consommation globale, notamment du vin rouge, au profit du blanc ou d'autres types de boissons. » Malgré ces changements, le Ricard résiste et conserve sa place prépondérante : « Il fait partie de ces rendez-vous plaisir que l'on a envie de perpétuer. »
Le Ricard n’est pas seul à jouer sur cette dynamique. Noël évoque d’autres produits qui répondent à cette double attente de plaisir et d’accessibilité. « Par exemple, les chips sont un produit qui a explosé. Elles accompagnent souvent l’apéro, que ce soit avec du Ricard ou d’autres boissons, mais elles répondent aussi au besoin des jeunes étudiants de consommer peu cher, souvent sous forme de snacking. »
En résumé, le succès de la bouteille de Ricard illustre parfaitement **l’importance des produits iconiques dans les habitudes de consommation des Français**. Entre tradition, convivialité et plaisir abordable, cette boisson incarne un art de vivre qui transcende les âges et les classes sociales. Comme le résume Noël Zierski, « Le Ricard, c’est plus qu’une boisson, c’est une institution. »
### Comment Picard lutte contre le turnover et l'absentéisme avec ses salariés volants
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/29/comment-picard-lutte-contre-le-turnover-et-labsenteisme/
Last updated: 2025-03-21T09:41:39.000Z
L'enseigne détenue désormais à 100% par [Moez-Alexandre Zouari](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/08/26/moez-alexandre-zouari-lascension-dun-visionnaire-du-commerce-de-proximite-en-france/) cultive sa différence vis-à-vis des enseignes numéro en France : « On ne marche pas du tout comme la grande distribution... On essaye de s'implanter au plus proche de nos clients et faciliter la vie de nos clients, », nous explique Jean-Michel Legrand, responsable régional de l'enseigne avec qui nous avons échangé sur un podcast.
Mais au-delà de cette proximité avec les clients, Picard doit aussi faire face à des enjeux importants dans la gestion de ses équipes et de ses ressources humaines. On a souhaité comprendre comment l'enseigne luttait contre le [**turnover**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/04/26/impact-turnover-organisation-equipes-grande-distribution/) et l'[**absentéisme**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/07/24/la-solution-implacable-pour-lutter-contre-labsenteisme-en-grande-distribution/) avec une plateforme agile Laponi de Cegedim Business Services
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Une enseigne à taille humaine avec des défis spécifiques
Picard compte des magasins de petite taille : « Nos magasins sont tous différents... En moyenne, nos surfaces font de 100 à 250 mètres carrés ». Ces structures réduites posent des défis logistiques et humains uniques. Avec des équipes de seulement « 4 collaborateurs par magasin en moyenne », nous précise Jean-Michel, chaque absence peut avoir un impact significatif : « si une personne est absente, cela impacte directement l'activité », remarque-t-il en ajoutant que certains magasins ont parfois dans le passé dû fermer plus tôt faute de personnel disponible.
L'absentéisme et le turnover sont des problématiques récurrentes. Avec un taux de turnover de 20% et un absentéisme de 7% environ, **Picard** doit continuellement trouver des solutions pour maintenir la performance de ses magasins. « Si on n'a pas les bons collaborateurs au bon endroit, ça devient beaucoup plus compliqué, » souligne le responsable régional.
[](https://je-bosse-en-grande-distribution.captivate.fm/support)
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## Laponi : une solution innovante pour gérer les absences
Pour répondre à ces enjeux, **Picard** a adopté une solution innovante en optant pour la plateforme Laponi.
> « Laponi nous a proposé un outil pour gérer les absences... C'est une plateforme où nos CDD et temps partiels peuvent accepter des missions dans d'autres magasins selon leur disponibilité ».
Cette flexibilité permet aux collaborateurs de moduler leur emploi du temps et de travailler dans plusieurs magasins de leur zone géographique, tout en aidant les responsables à gérer les absences de manière plus efficace.
« Laponi simplifie grandement le processus pour les responsables de magasins. Il suffit de mettre en ligne le besoin, cela prend deux minutes, et on a un taux de réponse de 80 % », explique le responsable régional. Cette réactivité permet d'assurer la continuité des opérations, même en cas d'absence imprévue, et d'éviter la perte de chiffre d'affaires due à des magasins sous-staffés.
## Une flexibilité bien accueillie par les employés
La **flexibilité** offerte par la plateforme Laponi est particulièrement bien perçue par les salariés, en particulier les jeunes actifs et les étudiants. « C'est très bien vu parce qu'en fait, c'est vraiment sur la base du volontariat. \[...\] Les responsables de magasins parlent de la plateforme aux collaborateurs, ils créent leur compte et après, ils ont accès à toutes les demandes ». Cela leur permet de choisir leurs missions en fonction de leur disponibilité, sans engagement à long terme.
Les profils des utilisateurs sont variés : « une grande partie, effectivement, c'est des jeunes actifs, des étudiants qui ont besoin de travailler ». Cette diversité permet de répondre à des besoins spécifiques de chaque magasin et de chaque collaborateur.
## Les avantages pour Picard et ses collaborateurs
En plus de la flexibilité, la plateforme Laponi permet de simplifier la gestion administrative.
> « Toute la partie contractualisation est décentralisée \[...\] chaque mission qui est acceptée par un collaborateur nécessite un contrat de travail »
Ce processus fluidifié réduit la charge de travail des responsables de magasin et garantit que chaque mission est correctement encadrée.
Pour les collaborateurs, cette solution offre plus d'opportunités de travail sans les contraintes d'un emploi fixe.
> « On a proposé à nos temps partiels de s'inscrire sur cette plateforme pour leur donner la possibilité de travailler plus... sur le volontariat bien sûr ».
Ce **modèle de travail flexible** répond aux attentes des [jeunes générations](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/06/08/grande-distribution-comment-recruter-et-manager-generation-z/), qui veulent travailler « différemment » et avec moins de contraintes : « Les jeunes veulent travailler, mais différemment. \[...\] On essaye de s'adapter, sinon on se ferme des portes ».
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### « La satisfaction client, c'est de la dentelle » : les 10 bonnes pratiques pour gérer sa réputation en ligne
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/29/les-10-bonnes-pratiques-pour-gerer-sa-reputation-en-ligne/
Last updated: 2025-02-26T08:21:03.000Z
Dans un monde ultra-concurrentiel où les clients sont de plus en volatils, **chaque avis, commentaire, message peut avoir un impact direct sur la réputation d’une entreprise**. Les commerces, la grande distribution, sont en première ligne compte tenu du flux clients qu'elles génèrent.
Et comme « il n'y a qu'un patron, c'est le client », nous avons reçu Mehdi Abdelkader, expert **relation client** chez [Goodays](https://goodays.co/fr) (ex-Critizr), pour se pencher sur les dix piliers de la **satisfaction client**. Ces précieux conseils permettent de placer le client au centre de sa stratégie et de garantir son e-réputation. Objectif : renforcer le lien avec ses clients et améliorer leur expérience.
> « Mieux vaut perdre cinq minutes pour résoudre un problème client que de le perdre définitivement », Mehdi Abdelkader, Goodays
## 1\. Répondez à tous vos clients
La première clé pour **fidéliser les clients** est simple : « je préconise toujours de ne laisser aucun message sans réponse », explique Mehdi. Répondre aux avis positifs comme aux critiques démontre que l’enseigne est à l’écoute et valorise chaque retour. « **Le premier conseil que je peux donner, c'est de répondre à tous les clients, positifs comme négatifs** ». En répondant systématiquement, vous montrez que chaque client compte.
## 2\. Soyez réactif
La **rapidité dans la réponse est essentielle pour renforcer le lien de confiance**. « Plus vous répondez rapidement, plus ça renforce l'impact émotionnel et surtout le lien de confiance avec le client », rappelle Mehdi. Dans une époque où la messagerie instantanée est la norme, une réponse rapide est attendue. « Plus vous êtes réactif, plus vous créez de lien, et c’est de l'impact émotionnel ». Une réponse rapide montre que l’enseigne est engagée et sensible aux besoins des clients.
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### Grande Distribution : voici 41 idées de vidéos pour développer sa visibilité locale
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/28/grande-distribution-voici-41-idees-de-videos-pour-developper-sa-visibilite-locale/
Last updated: 2025-03-22T14:13:19.000Z
En 2024, pour s'attirer de la **visibilité sur ses réseaux sociaux**, il suffisait de suivre les trends et les POV à la mode, et les adapter à son secteur, ses équipes, etc.
En 2025, les **trends** c'est plus ou moins fini. En tout, ce n'est pas ce genre de contenus qui permettra d'être valorisé par les plateformes sociales. Fini donc la surenchère de celui qui fera mieux que les autres. Fini les copies conformes. En 2025, ce qui fonctionne, c’est la **différenciatione** et le **storytelling**.
Pour émerger dans la jungle de contenus, il y a aura des règles à respecter. Le niveau monte d'un cran. On identifie plusieurs [tendances clés dans la communication locales des points de vente sur les réseaux sociaux](https://jbgd.ghost.io/ghost/#/editor/post/678e103c130e860001c6ddbc).
6 tendances sont clés :
- Créer des contenus intemporels qui ont une durée de vie plus longue ;
- Réaliser des vidéos plus longues : en 45 et 90 secondes idéalement ;
- Produire des contenus plus authentiques et incarnés par les collaborateurs ;
- Raconter des histoires : success story, parcours de vie, portraits de salariés ;
- Privilégier l'authenticité à la perfection. Faire est toujours mieux que parfaire ;
- Déplateformiser. L'idée est ne pas chercher à faire du contenu différencié selon les plateformes. Un contenu = plusieurs plateformes.
En résumé, pour sortir du lot il faudra plus de narration, plus d'histoires, plus de storytelling, plus d'écritures. Ceux qui auront compris ça prendrons une longueur d'avance.
Dans cet article, on vous partage (avec des exemples du secteur) les différents formats qui cartonneront sur les réseaux sociaux. Des formats narratifs, des listes, et à la fin quelques trends intemporels simple.
[](https://submagic.co?via=jbgd)
## Les formats narratifs
**Les formats narratifs**
Un **contenu narratif** c'est un contenu qui raconte une histoire. Cette histoire comporte un début, un développement et une conclusion. L'objectif de ces contenus narratifs c'est de réussir à capter l’audience et transmettre un message de manière engageante. Ces formats s'appuient sur l'authenticité des acteurs (en tout cas de ceux qui se mettent en scène) pour susciter l’intérêt et l’engagement du public. En somme, l'idée c'est d’humaniser la communication et de créer un lien émotionnel avec la communauté.
Voici quelques exemples de formats :
- le **vlog** : c'est une vidéo où un salarié partage les coulisses du magasin, les temps forts de l'équipe ou les nouveautés produites. Il peut aborder divers sujets, tels que les évènements en magasin, les conseils d'achat ou encore les engagements de l'enseigne, et est généralement tourné de manière authentique ou scénarisée pour engager la communauté.
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Pour ce format, il est conseillé d'enregistrer la voix avec un micro dédié. Un micro-cravate peut faire l'affaire.
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### De la ligne de caisse à associé chez Coopérative U, le parcours d'Harold Brun
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/28/de-la-ligne-de-caisse-a-associe-chez-cooperative-u-le-parcours-dharold-brun/
Last updated: 2025-03-21T09:41:47.000Z
Début d'une longue série dans laquelle nous suivons de **jeunes entrepreneurs** dans le monde du retail. Baptisée [Build-in-Public](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/404/), cette série vise à **rencontrer des patrons de magasins et les suivre dans leur quotidien pour mieux comprendre les coulisses de la grande distribution**. En [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), en [vidéo](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/videos/), à l'écrit, nous allons raconter l'histoires de ces entrepreneurs.
Premier épisode ici où nous suivons ici **Harold Brun**, associé du Super U de Chenôve près de Dijon, qui nous raconte son parcours et les premières étapes pour devenir associé chez [Coopérative U](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/cooperative-u/).
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## **De la ligne de caisse à associé chez Coopérative U**
« Mon papa m'a dit quelque chose de très vrai : essaye de trouver un boulot sécurisant. Les gens ont toujours besoin de manger, ça c'est le point de départ », nous confie **Harold** au début de cette **interview**. Ce conseil familial a joué un rôle déterminant dans ses choix professionnels.
Dès la fin de ses études, Harold commence un stage en ligne de caisse à l'**Hyper U de Rumilly**, une expérience qui, bien que peu commune, lui a permis de beaucoup apprendre : « j’ai commencé en tant que stagiaire en ligne de caisse. Historiquement, je m’étais toujours dit que si je voulais commencer dans un magasin, ça ne serait jamais en ligne de caisse », ironise-t-il. Pourtant, ce premier pas s’est révélé être « un bon sujet de [management](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/management/) » qui l’a fortement enrichi.
Dès ses premiers pas en magasin, Harold, fils de commerçant, avait une vision claire de son avenir : « dès le départ, j’ai nourri l’idée de **devenir commerçant indépendant**. Ça faisait partie de mon ADN ». Cette ambition l’a guidé tout au long de son parcours et l'a poussé à gravir les échelons : « quand on entre en grande distribution, on sait qu'il faut de l'investissement, de l'implication ».
Progressivement, Harold fait ses armes en magasin. Il passe rapidement de manager ELDPH, puis Frais-LS et métier, à directeur de magasin : « je suis devenu directeur en 2016 ». Ces différentes étapes ont été marquées par une formation continue : « j’ai fait les formations de manager et de directeur. Une fois que tout ça était abouti, j’ai pu prendre le poste de directeur ».
> Je suis un vrai bébé U. Cette enseigne prône des valeurs humaines fortes, et c’est ce qui m’a toujours motivé ».
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### Recruter un jeune de la génération Z : entre défis et évolutions du monde du travail
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/23/recruter-un-jeune-de-la-generation-z-entre-defis-et-evolutions-du-monde-du-travail-2/
Last updated: 2025-01-27T15:11:01.000Z
« La **génération Z**, à recruter, c’est une horreur ! ». Cette phrase, relevée sur un post Reddit, est symptomatique d’un choc des valeurs et des pratiques entre les jeunes actifs et les entreprises. Alors que le **monde du travail** continue d’évoluer, les attentes des nouvelles générations remettent en question des habitudes bien ancrées. Ce changement de paradigme n’est pas une simple crise passagère, mais bien une réflexion plus profonde sur le rapport à l’emploi.
Dans la grande distribution, un secteur en pleine mutation, **recruter et fidéliser des jeunes devient un défi majeur**. En témoignent les nombreuses discussions et critiques sur ce sujet.
## **Un conflit de valeurs intergénérationnel**
Les critiques des managers envers la [**génération Z**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/06/08/grande-distribution-comment-recruter-et-manager-generation-z/) illustrent souvent une incompréhension mutuelle. Comme le relate un manager : « Et puis ils ont de ces attentes ! La dernière fois, j’ai demandé à une alternante de rester cinq minutes de plus. Vous savez ce qu’elle m’a répondu ? Que non, on verra ça demain, puisque son horaire de fin c’est 17h00 ». Pour certains responsables, cette posture est perçue comme une rigidité.
Pourtant, de nombreux jeunes considèrent cette réaction comme une simple application du contrat de travail. Comme le souligne un internaute :
> « L’heure, c’est l’heure. On nous fait des remarques si on arrive cinq minutes en retard, alors pourquoi rester cinq minutes de plus gratuitement ? ».
Cette vision contraste avec celle des générations précédentes, souvent prêtes à dépasser leurs limites dans l’espoir de récompenses futures.
La génération Z, échaudée par les témoignages de leurs aînés sur les sacrifices non reconnus, redéfinit les priorités : équilibre vie professionnelle-vie personnelle, respect des horaires et rejet des attentes d’engagement non rémunéré.
« Tout le monde connaît quelqu’un qui a travaillé en grande distribution. Qu’en ressort-il ? Un corps explosé avec des tendinites et des problèmes de dos à 50 ans, des horaires imprévisibles et un salaire misérable. Normal qu’aucun jeune n’ait envie d’y aller », explique un internaute.
[Comment convaincre les jeunes de la génération Z de travailler en grande distributionLa génération Z, une génération en quête de sens qui devient difficile de fédérer dans les entreprises traditionnelles.Je Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/06/08/grande-distribution-comment-recruter-et-manager-generation-z/)
## **Des attentes salariales adaptées à une nouvelle économie**
Le décalage ne s’arrête pas là. **Les prétentions salariales de la génération Z** suscitent aussi l’étonnement et parfois l’indignation. Un responsable d’entreprise s’insurge : « Ils demandent beaucoup en salaire. Non mais vous trouvez ça normal ? À leur âge, si j’avais fait pareil, je n’aurais jamais trouvé de travail ! »
Mais les **jeunes** n’évoluent pas dans le même contexte économique que leurs prédécesseurs. Un internaute explique :
> « En 1985, ma mère était secrétaire sans diplôme et avait un pouvoir d’achat équivalent au mien aujourd’hui, alors que je suis cadre avec un bac+5 et que je parle quatre langues ».
Les jeunes déplorent une économie où, malgré leurs qualifications, ils peinent à se constituer un patrimoine. Comme le résume un autre :
> Mes grands-parents ouvriers ont acheté une maison avec jardin à 26 ans. Aujourd’hui, il faut être cadre supérieur ou travailler dans le pétrole pour y arriver ».
Dans ce contexte, les jeunes ne considèrent pas leurs revendications comme élevées, mais comme proportionnelles à la hausse du coût de la vie. Un autre internaute tranche : « Les néo-diplômés ne demandent même pas assez. »
[](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/agence-creation-videos-grande-distribution/)
## Une remise en question du culte de l’entreprise
**La génération Z aborde aussi différemment le rapport à l’engagement**. Les discours [managériaux](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/management/) qui glorifient le sacrifice pour l’entreprise rencontrent de plus en plus de scepticisme. Un témoignage humoristique mais éloquent illustre ce changement : « Moi, je remercie mon employeur de me verser un [salaire](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2019/11/18/les-vrais-salaires-des-salaries-de-la-grande-distribution-alimentaire/), mais ce n’est pas pour ça que je travaille. Le salaire, c’est un bonus. Mon vrai objectif, c’est de dédier ma vie à mon maître… enfin, à mon patron ! ».
Plus sérieusement, cette déconnexion se traduit par une posture pragmatique : « Pas de salaire, pas de travail. Salaire bas, travail minimum ». Les jeunes ne voient plus l’entreprise comme une entité méritant loyauté et dévouement. Ils considèrent l’emploi comme un échange de services : du temps et des compétences contre une rémunération. Comme le souligne un internaute : « Pourquoi faire des cadeaux à l’entreprise, alors que celle-ci ne m’en fait aucun ? ».
Cette remise en question touche aussi la hiérarchie. Les managers doivent composer avec une **génération** qui accepte mal les consignes arbitraires et désire plus de transparence. Un employé relate :
> Les jeunes exigent même parfois les coordonnées des anciens employés pour savoir pourquoi ils ont quitté leur poste. Respect à vous, génération Z ! »
## **Des pratiques managériales remises en cause**
Pour beaucoup, la **génération Z** représente une menace pour les pratiques traditionnelles du travail. Mais certains considèrent ces jeunes comme des pionniers : « Ce sont eux qui vont changer les mentalités patronales et forcer les entreprises à évoluer », affirme un internaute. Les pistes d’amélioration sont nombreuses :
1. **Proposer des salaires justes :** Les jeunes ne veulent plus travailler pour des revenus qui ne suivent pas le coût de la vie.
2. **Respecter les horaires :** Une demande récurrente dans les commentaires : \*« On respecte les horaires, et les employeurs doivent en faire autant. 17h, c’est 17h. Point. »
3. **Valoriser le travail :** Un internaute résume : « Les apparences comptent plus que le fond. Trop souvent, ceux qui travaillent dur restent invisibles, alors que ceux qui 'font de la com' montent en grade. »
## **La génération Z, catalyseur de changement**
Ce n’est pas la première fois que des employeurs s’insurgent contre une nouvelle génération. Comme le rappelle un internaute : « Si on écoutait certains, on serait encore à travailler 10 heures par jour, six jours par semaine, sans congés payés. » Chaque époque voit apparaître des tensions entre les nouveaux entrants et les anciens.
Mais aujourd’hui, la voix des jeunes résonne plus fort, amplifiée par les réseaux sociaux et une prise de conscience collective. Plutôt que de voir cette « horreur » comme une menace, peut-être est-il temps d’écouter leurs revendications. Comme le conclut un commentaire inspirant : « Battez-vous, jeunes. Gagnez les combats que nous avons été trop lâches pour mener. »
Et si, finalement, la **génération Z** était l’élément déclencheur d’une transformation nécessaire du monde du travail ?
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### Comment combattre l'absence de mobilité des séniors dans les zones rurales
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/22/comment-combattre-labsence-de-mobilite-des-seniors-dans-les-zones-rurales/
Last updated: 2025-03-21T09:41:53.000Z
Nous courons vers un monde où **la population vieillit**. C'est un fait. Selon les chiffres de l'INSEE, il y aura bientôt plus de décès que de naissance. Cette **crise démographique** qui nous attend va avoir un impact colossal sur la consommation et notre économie au sens large.
En parallèle de ce vieillissement, **la ruralité exacerbe les problèmes de mobilité**. Le **commerce local** (ndlr : le commerce de demain si on va plus loin) va jouer un rôle central pour répondre à de futurs nombreux **défis sociaux**.
[Sollicité par Héloïse Lamotte, fondatrice de Mains d'Argent](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/10/03/mains-dargent-quand-linnovation-sociale-reinvente-le-lien-avec-les-seniors/), nous avons reçu [Patrice Guérin](https://fr.linkedin.com/in/patrice-guerin-b109565b), associé du Super U de Mamers en Sarthe, pour mettre en lumière ces enjeux et partager ses réflexions et initiatives sur un sujet clé.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## La mobilité des séniors : un défi social au cœur du commerce local
**Penser global, agir local**. C'est un peu le maître mot de la nouvelle campagne de communication de [Coopérative U](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/cooperative-u/). Dans une vidéo, on apprend que Sébastien, associé du magasin Hyper U de Hanche, a mis en place une ligne de bus pour ses clients. « c’est un engagement pris il y a plus de 20 ans maintenant » rappelle Frédéric Amazouze Directeur Hyper U Hanches sur le [blog de l'enseigne](https://www.magasins-u.com/au-coeur-du-local/acteurs-proximite/solidarite-citoyennete/ligne-bus).
Crée pour permettre à ses clients âgés, isolés ou à mobilité réduite, la ligne de bus mise en place depuis 22 ans, effectue trois rotations par semaine (le lundi, le mercredi et le vendredi). Doté de 60 places, le transport collectif dessert trois communes avoisinantes et permet à cette population d'avoir un accès au magasin. Ce service gratuit se veut comme un outil de lien social.
> Être présent physiquement en magasin devient de plus en plus difficile pour les séniors en milieu rural », Patrice Guérin.
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### La seconde main : une tendance en plein essor en France
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/21/la-seconde-main-une-tendance-en-plein-essor-en-france/
Last updated: 2025-03-21T09:42:13.000Z
Le [**marché de la seconde main**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/19/tout-savoir-sur-le-marche-de-la-seconde-main/) s'impose comme un phénomène majeur en France, avec **64 % des Français ayant acheté au moins un produit d'occasion au cours des 12 derniers mois**. Que ce soit dans le domaine des vêtements, des jouets ou des produits high-tech, cette évolution traduit des changements profonds dans les comportements d’achat. **Noël Zierski** partage son analyse sur cette transformation sociétale.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## L’essor spectaculaire de la seconde main
« Le premier cas spectaculaire, c’était l’essor de **Vinted** dans le domaine textile », rappelle Noël Zierski. Cette plateforme a popularisé l'achat et la revente de vêtements d'occasion, incitant de nombreux consommateurs à adopter des pratiques plus durables et économiques. « Aujourd’hui, on voit cette tendance se répandre à de nombreux autres domaines, comme les jouets ou les smartphones », ajoute-t-il.
Le marché du **reconditionné** est également en forte progression. « Par exemple, un smartphone sur quatre est acheté en reconditionné. Et à mon avis, cela va continuer de croître », prédit Noël. Cette popularité s’explique par un double avantage : économique et écologique.
## La Seconde Main est une réponse à la déconsommation subie et choisie
Pour Noël, **la seconde main répond à deux types de déconsommation**. « C’est une solution pour ceux qui subissent la [déconsommation](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/12/11/quel-avenir-pour-la-grande-distribution-fragmentation-deconsommation-et-opportunites-le-modele-actuel-est-en-train-de-basculer/), c’est-à-dire les personnes qui cherchent à faire des économies et à accéder à des produits que leur pouvoir d’achat ne permettrait pas d’acheter neufs. » Mais elle touche également ceux qui choisissent de consommer différemment : « De plus en plus de gens veulent éviter le gaspillage et épuiser les ressources naturelles. »
Noël illustre cette tendance avec un exemple personnel : « Ma fille et ses amies, pourtant étudiantes en école de commerce, achètent beaucoup sur Vinted. Elles le font autant pour des raisons économiques que pour des questions de valeur », confie-t-il.
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### La qualité au cœur de la seconde main et une tendance durable
**La seconde main ne se limite pas à être une solution économique et écologique.** Elle permet également d’accéder à des produits de meilleure qualité. « Parfois, les vêtements de seconde main sont de meilleure qualité que ceux fabriqués aujourd’hui », souligne Noël. Cette différence s’explique par les processus de fabrication :
> À l’époque, on utilisait des grammages plus importants pour les t-shirts, les pulls ou les chemises, ce qui les rendait plus durables. Aujourd’hui, pour proposer des prix abordables, on baisse la qualité ».
**Le marché de la seconde main semble avoir de beaux jours devant lui**, porté par une double demande économique et éthique. « Acheter d’occasion, c’est également une manière de donner plusieurs vies à un produit, que ce soit un livre, un vêtement ou un jouet », conclut Noël. Cette pratique s’inscrit pleinement dans une société de plus en plus soucieuse de sa consommation et de son impact environnemental.
En somme, **la seconde main révolutionne les habitudes d’achat des Français**. Que ce soit pour des raisons économiques ou pour répondre à des valeurs écologiques, cette tendance reflète une évolution sociétale profonde. Comme le résume Noël Zierski :
> « La seconde main, c’est bien plus qu’une mode. C’est une nouvelle manière de consommer, plus responsable et plus durable. »
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### Communication locale réseaux sociaux: ce qui va changer en 2025
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/21/communication-locale-reseaux-sociaux-ce-qui-va-changer-en-2025/
Last updated: 2025-02-18T10:33:29.000Z
En **2025, la communication locale** est en pleine mutation. Face à l'évolution des comportements des consommateurs et des algorithmes des plateformes, les marques doivent adapter leurs stratégies pour rester visibles et pertinentes. Voici les 12 tendances majeures qui façonneront le paysage de la **communication locale** cette année.
### 1\. **Des contenus avec une durée de vie plus importante ou l'émergence du SEO social**
Les publications éphémères, les trends, laissent place à des contenus pensés pour durer. Les **vidéos doivent être pensées pour durer dans le temps**. L'intérêt de la [**création de contenu**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/communication-digitale-grande-distribution/) vise à avoir un impact prolongé et renforcer sa visibilité sur le long terme.
C'est d'ailleurs l'émergence du **SEO Social**. Les contenus sont désormais indexés sur les moteurs de recherche dans leur version mobile. Il devient important de placer des **mots-clés pertinents** afin d’augmenter significativement leur **portée organique**.
Exemple de contenu : [promouvoir le Drive](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/14/comment-dynamiser-un-drive-avec-une-strategie-marketing-digitale-locale/), promouvoir la livraison à domicile, promouvoir les nombreux services du point de vente. Ce type de contenu remontera au fil des recherches des utilisateurs.
### 2\. **Le retour des carrousels sur Instagram**
Instagram sera peut-être le réseau social de 2025\. Il l'était déjà en 2024, mais un vent nouveau souffle sur cette plateforme sociale.
Sur **Instagram**, les **carrousels** font leur grand retour. Ces formats pourraient détrôner les **Reels**. Ces **carrousels** permettent d'engager l'audience avec du contenu enrichi et interactif. Ce format incite à une consommation plus approfondie des publications, ce qui a de quoi plaire à l'algorithme d'Instagram.
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### Coopérative U noue un partenariat avec la start-up Ida pour optimiser ses commandes de fruits & légumes à partir d’avril 2025
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/21/comment-cooperative-u-va-utiliser-lia-pour-reduire-le-gaspillage-des-produits-frais/
Last updated: 2025-01-24T15:38:29.000Z
La grande distribution fait face à un double défi : répondre aux attentes croissantes des consommateurs en matière de durabilité tout en optimisant la gestion de ses rayons frais.
La [Coopérative U](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/cooperative-u/), quatrième acteur du secteur en France, a récemment référencé [Ida](https://www.ida.eu/), spécialiste de l’[IA](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/intelligence-artificielle/) appliquée aux rayons fruits & légumes, pour relever ce défi.
## **Un mode de fonctionnement coopératif qui favorise l’innovation à l’échelle**
Le partenariat entre Ida et la Coopérative U a été soigneusement construit dans le respect du fonctionnement coopératif propre à l’enseigne. Plutôt qu’un déploiement imposé, la solution a été mise à disposition de l’ensemble des 1 700 magasins U, offrant aux associés la liberté de choisir son adoption. Cette approche a permis de renforcer l’adhésion locale, tout en valorisant l’expertise métier des équipes.
> Nous avons été impressionnés par la gestion exemplaire des produits frais chez U, en particulier la fraîcheur de leurs rayons et leur maîtrise des spécificités métier. Leur approche coopérative est un formidable atout pour expérimenter et améliorer nos outils », souligne Mateo Beacco.
En plus d’[optimiser les stocks](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/06/mieux-gerer-les-stocks-et-limiter-le-gaspillage-les-solutions-venues-du-terrain/), l’outil d’Ida apporte un gain significatif de temps pour les équipes en magasin. « Cela permet aux employés de se recentrer sur d’autres tâches à forte valeur : le conseil et le service auprès des clients. »
## **Un outil facile à prendre en main et accessible à tous**
Un des points forts de l’outil est sa prise en main intuitive. Conçu pour être accessible, il permet une adoption rapide, y compris pour des profils peu familiers des nouvelles technologies. Mateo Beacco raconte :
> « Lors de nos formations, des employés ayant passé plus de 30 ans à commander sur papier nous disent que l’outil est très simple d’usage ».
Cette simplicité d’utilisation joue un rôle clé dans l’adhésion des équipes.
## **Un outil d'optimisation de la zone marché, en amont et en aval**
Le logiciel **Ida** ne s'arrête pas aux fruits & légumes et optimise déjà les autres catégories de produits frais traditionnels chez d'autres acteurs de la grande distribution : boucherie, marée, boulangerie, traiteur…
En parallèle, **Ida travaille également avec des acteurs en amont de la chaîne, centrales d’achat et grossistes**. L’objectif est d’améliorer leurs prévisions d’achat et leur relation avec les fournisseurs avec des modules de tarification dynamique et d’optimisation : « Une bonne anticipation des flux en magasin repose sur des bases solides en amont, et c’est là une brique essentielle de notre solution », précise Mateo Beacco, avant de conclure :
> Notre ambition est de verticaliser l’ensemble de la supply chain des produits ultra-frais, pour réduire le gaspillage à chaque étape et offrir aux consommateurs des produits de meilleure qualité ».
Avec ce partenariat, la Coopérative U montre qu’il est possible d’allier performance économique et engagement environnemental, ouvrant la voie à une gestion plus durable des produits frais dans la grande distribution.
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### Comment LinkedIn est devenu un axe stratégique de la prise de parole des dirigeants
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/20/comment-linkedin-est-devenu-un-axe-strategique-de-la-prise-de-parole-des-dirigeants/
Last updated: 2025-03-21T09:42:29.000Z
Le monde de la distribution alimentaire voit une transformation notable : les dirigeants s’expriment de plus en plus sur LinkedIn. Comme en témoigne **Dominique Schelcher**, qui par exemple, compte aujourd’hui plus de **145 000 abonnés**, après en avoir gagné plus de 40 000 en un an. Ou encore, comme en témoigne l'arrivée réussie de Thierry Cotillard avec ses presque 30 000 abonnés. Mais pourquoi cette montée en puissance sur les réseaux sociaux professionnels ? **Noël Zierski** nous apporte son analyse.
## Une tendance initiée par Michel-Édouard Leclerc
« Celui qui a ouvert la voie, c’est Michel-Édouard Leclerc », explique Noël Zierski. Depuis longtemps très actif sur les [réseaux sociaux](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/10/29/comment-developper-la-visibilite-locale-dun-point-de-vente-grace-aux-reseaux-sociaux-sur-facebook-instagram-tiktok-et-linkedin-2/), il a montré que **LinkedIn** peut être **un outil puissant pour défendre les points de vue des distributeurs et engager les différents publics professionnels**. Aujourd’hui, d’autres grands noms comme **Dominique Schelcher** ou **Thierry Cotillard** suivent cette voie, chacun avec des publications qui résonnent auprès de leurs abonnés.
Par dessus tout, **LinkedIn** est un nouveau média d’information : « **LinkedIn est devenu un véritable média** », affirme Noël. L’évolution de la plateforme, qui s’est dotée d’une équipe de journalistes, permet aujourd’hui à ses utilisateurs de recevoir et diffuser des informations de qualité. « Personnellement, j’apprends plus de choses sur LinkedIn que par mes alertes presse ou celles des instituts d’études », confie-t-il. Cette capacité à distribuer l’information rapidement et efficacement rend LinkedIn incontournable, non seulement pour le secteur de la distribution mais également pour les acteurs politiques et économiques.
**L’implication croissante des dirigeants sur LinkedIn** s’inscrit également dans un contexte réglementaire complexe. Noël souligne : « Les lois comme Egalim ou la loi Décroizailles ont agi comme un électrochoc pour les distributeurs. Ils se sont rendu compte que certaines réglementations étaient contre-productives et parfois dangereuses pour le commerce ». Ces prises de parole sur **LinkedIn** permettent de **faire de la pédagogie, d’informer sur les impacts de ces lois et de mobiliser l’opinion publique**.
[Le classement des 100 personnalités du retail les plus influentes sur LinkedIn (+ méthode pour développer son personal media)Classement réalisé par Favikon sur les personnalités 📭 Ecommerce & Retail - LinkedIn - France.Je Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/06/11/le-classement-des-personnalites-du-retail-les-plus-influentes/)
## Une union pour une prise de parole forte
Les récents échecs face aux lobbies industriels ont poussé les distributeurs à revoir leur stratégie. « Pour certains combats, il est devenu essentiel de parler d’une seule voix », explique Noël. C’est ainsi que des enseignes comme Leclerc et Intermarché ont rejoint la FCD (Fédération du Commerce et de la Distribution), tout en restant membres de la FCA (Fédération du Commerce Coopératif et Associé).
Les dirigeants d'aujourd'hui sont les nouveaux relais d’opinion. « Ce ne sont pas des hommes politiques », précise Noël. « **Leur rôle est d’alerter sur les enjeux sociétaux et économiques qui impactent leur domaine**. » Depuis les débuts des combats pour les prix initiés par Édouard et Michel-Édouard Leclerc, les dirigeants ont compris que mobiliser l’opinion publique est essentiel pour influencer les décisions politiques.
En somme, [**LinkedIn est devenu un outil indispensable pour les dirigeants d’enseignes alimentaires**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/01/25/la-grande-distribution-soigne-sa-visibilite-sur-linkedin/). Il leur permet de défendre leurs intérêts, de mobiliser l’opinion publique et de faire entendre leur voix dans un contexte réglementaire complexe. Comme le résume Noël Zierski, « LinkedIn est aujourd’hui incontournable pour diffuser et recevoir des informations dans le secteur de la distribution ».
[](https://je-bosse-en-grande-distribution.captivate.fm/support)
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### Optimiser chaque heure de travail : une nécessité pour la grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/20/optimiser-chaque-heure-de-travail-une-necessite-pour-la-grande-distribution-2/
Last updated: 2025-02-19T08:23:51.000Z
Dans la grande distribution, chaque minute compte. Pourtant, l’efficacité dans l’allocation du [temps](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/10/06/comment-optimiser-le-temps-de-travail-en-grande-distribution/) reste un défi pour de nombreuses enseignes. Geoffroy d’Argenlieu, président de [Timeskipper](https://www.timeskipper.co/fr/), revient sur l’importance de rendre utile chaque heure de travail dans un secteur où **le temps est devenu une ressource rare et coûteuse**.
> « Notre métier, c’est d’aider les enseignes à rendre utile chaque heure de travail », explique-t-il. « Il y a 15 ans, nous étions précurseurs sur ce sujet. Aujourd’hui, l’heure de travail est devenue rare et chère. C’est une variable qu’il faut bien maîtriser. »
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## **1\. Comprendre les enjeux : temps perdu et surcharge de travail**
[Le temps perdu se décline sous plusieurs formes](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/09/28/enquete-82-des-managers-de-la-grande-distribution-estiment-ne-pas-avoir-assez-de-temps-pour-bien-exercer-leur-metier/). Geoffroy distingue trois situations principales :
1️⃣ **Le temps sous-utilisé**
« Cela correspond aux moments où des personnes sont au travail mais n’ont pas assez de tâches à accomplir. Elles finissent par attendre ou faire les choses plus lentement parce qu’on ne leur a pas donné de nouvelles consignes. »
2️⃣ **La surcharge de travail mal répartie**
« Dans d’autres cas, certaines équipes sont surchargées alors que d’autres ont du temps disponible. Ces déséquilibres conduisent souvent à refaire les tâches non terminées, et on perd ainsi deux fois le temps nécessaire. »
3️⃣ **Les tâches inutiles ou chronophages**
Geoffroy souligne également que « certaines actions prennent trop de temps ou n’apportent pas de réelle valeur ajoutée. »
Ces inefficacités cumulées représentent jusqu’à 30% du temps de travail total dans certains magasins. « Cela signifie qu’un tiers du potentiel est gaspillé », insiste-t-il.
## **2\. L’approche humaine au cœur de l’optimisation du temps**
Pour Geoffroy, optimiser le temps ne doit jamais se faire au détriment des employés. « L’objectif n’est pas d’aller plus vite ou de faire courir les équipes », affirme-t-il. « L’enjeu, c’est de prendre le temps nécessaire pour bien réaliser les tâches tout en respectant les collaborateurs. »
Cette philosophie repose sur plusieurs principes :
- **Équilibre et bien-être :** « Si vous imposez des cadences infernales, vous cassez non seulement vos équipes, mais aussi l’ambiance de travail. Les meilleurs éléments finissent par partir. »
- **Disponibilité client :** « Nous sommes avant tout des commerçants. La disponibilité envers le client est primordiale. C’est notre premier devoir. »
- **Normalisation des processus :** « Il est crucial de normaliser les temps pour que les tâches soient réalisées dans des conditions équilibrées, sans pression excessive. »
## **3\. Mesurer pour mieux allouer les ressources**
Une gestion efficace du temps commence par une mesure précise des tâches et des besoins. « La première chose pour occuper les gens, c’est de savoir à quoi on les occupe », explique Geoffroy. « Cela implique de déterminer quelles tâches ils doivent accomplir, combien de temps elles prendront, et comment les allouer en fonction des compétences et des priorités. »
Timeskipper propose une solution innovante pour suivre ces données en temps réel. « Nous calculons le temps nécessaire pour chaque tâche et comparons cela aux ressources disponibles. Cela permet de savoir qui est libre, qui peut aider, et comment utiliser les heures disponibles de manière efficace. »
Par exemple, Geoffroy évoque un cas concret : « Si une équipe dispose de deux heures libres, plutôt que de les laisser inactives, nous pouvons utiliser ce temps pour former les collaborateurs sur une nouvelle collection ou pour ranger les réserves. »
## **4\. Cas pratique : les risques du sous-staffing**
Geoffroy partage une expérience marquante pour illustrer les conséquences d’un mauvais équilibre des ressources. « Dans un magasin, nous avons constaté qu’il manquait une à deux personnes dans chaque équipe. Cette situation devenait insoutenable pour les managers, qui devaient constamment remplacer les absents au lieu de se concentrer sur leurs responsabilités principales. »
Les conséquences furent lourdes : « Six mois plus tard, le manager, pourtant très compétent, a démissionné. Nous avions averti le directeur que cela arriverait s’il ne réagissait pas. »
Cet exemple souligne l’importance d’une planification proactive et d’une répartition équilibrée des tâches. « Investir dans les ressources humaines, c’est garantir une organisation stable et performante à long terme. »
## **5\. Anticiper les besoins grâce aux outils modernes**
L’un des atouts de Timeskipper réside dans sa capacité à anticiper les flux de travail grâce à l’intelligence artificielle. « Nous utilisons des algorithmes sophistiqués pour prévoir les flux de clients et de marchandises. Cela nous permet d’allouer les bonnes ressources au bon moment, et ainsi d’optimiser les opérations en magasin. »
Geoffroy insiste également sur l’importance d’impliquer les équipes dans ce processus. « Il ne suffit pas de leur fournir des outils. Il faut aussi les former et leur montrer comment ces données peuvent les aider à mieux s’organiser. »
## **6\. Une approche centrée sur l’humain et les résultats**
Pour conclure, Geoffroy d’Argenlieu rappelle que l’optimisation du temps en grande distribution est avant tout une question humaine. « La gestion du temps, c’est avant tout comprendre les besoins des équipes et leur offrir les outils nécessaires pour réussir. »
Il ajoute : « Une organisation bien pensée ne profite pas seulement à l’entreprise, mais aussi aux clients et aux collaborateurs. Quand les équipes sont bien soutenues, elles sont plus motivées et performantes, ce qui se traduit par une meilleure expérience client. »
## **Conclusion : le temps, un levier de performance durable**
Optimiser chaque heure de travail, c’est maximiser les résultats tout en préservant le bien-être des équipes. « Le temps est une ressource rare et précieuse. En le gérant de manière intelligente, on peut atteindre une performance durable et équilibrée », conclut Geoffroy d’Argenlieu.
Cet article démontre que l’optimisation du temps n’est pas seulement une question de productivité, mais aussi un investissement dans les ressources humaines et la satisfaction client.
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### Les marques de distributeurs (MDD) : 6 points clés qui expliquent leur montée en puissance
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/19/les-marques-de-distributeurs-mdd-6-points-cles-qui-expliquent-leur-montee-en-puissance-2/
Last updated: 2025-08-06T18:05:40.000Z
Les marques de distributeurs (MDD) s'imposent comme une norme grâce à leur qualité, leur accessibilité et leur capacité à répondre aux attentes des consommateurs face aux grandes marques.
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### Pourquoi Action triomphe alors que le non-alimentaire souffre
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/17/pourquoi-action-triomphe-alors-que-le-non-alimentaire-souffre/
Last updated: 2025-01-17T07:53:28.000Z
Dans un paysage de la distribution où le non-alimentaire est en difficulté, un acteur tire son épingle du jeu : **Action**. En 2023, l'enseigne a réalisé une progression impressionnante de son chiffre d'affaires en France, enregistrant une hausse de plus de 26 %, passant de 3,5 milliards d'euros en 2022 à 4,5 milliards en 2023\. Selon **Noël Zierski**, cette croissance mérite toute notre attention.
## Un concept bien pensé et adapté aux besoins
« Action, c'est un cas très intéressant », affirme Noël Zierski. Il explique le succès de l'enseigne par un concept solide : « leur [concept](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/concept-grande-distribution/) est très bon et correspond aux besoins de la société depuis quelques années ». En effet, Action propose principalement des produits non alimentaires, répartis en **14 catégories soigneusement choisies** pour répondre aux attentes des clients. « Ce ne sont pas les mêmes produits que l'on trouve ailleurs à prix réduit, mais des produits uniques à prix bas », ajoute-t-il.
Cette différence est cruciale. Contrairement au [discount alimentaire](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/07/26/du-discount-a-internet-lhistoire-de-la-grande-distribution-en-5-dates-cles/) classique, où l'on peut comparer les prix du Nutella ou du baril d'Ariel, **Action propose des produits difficilement comparables mais toujours abordables**. Selon Noël, « ils redonnent du pouvoir d'achat à ceux qui ont peu de moyens tout en attirant des clients qui, bien qu'aisés, aiment faire de bonnes affaires ».
## Une croissance soutenue par une stratégie d'expansion maîtrisée
**Action** n'a pas seulement bénéficié de son **concept**. L'enseigne s'est développée grâce à une **stratégie d'ouverture de magasins** qui lui a permis de renforcer sa présence. « Aujourd'hui, la France est le premier marché d'Action dans le monde », souligne Noël. Avec près de 800 magasins en 2023 et un rythme de 20 à 30 ouvertures par an, l'enseigne vise un parc total de 1 000 magasins.
En parallèle, le taux de pénétration d'Action a augmenté de manière significative. « Les gens achètent de plus en plus chez eux, pour toutes les raisons évoquées », affirme-t-il. **Action réussit à capter une clientèle large grâce à une offre bien calibrée et une capacité à rester accessible**.
## Des opportunités ratées par les autres enseignes
**Le succès d'Action met aussi en lumière l'absence d'initiative de la part des hypermarchés traditionnels**. Noël rappelle : « Il y a 10 ou 20 ans, les distributeurs auraient pu faire ce qu'a fait Action, mais ils ne l'ont pas fait ». **La baisse du chiffre d'affaires non alimentaire dans les hypermarchés s'est accompagnée d'une perte de marges significatives**, car ces catégories étaient historiquement plus rentables que l'alimentaire.
« À l'époque, ils auraient très bien pu créer des espaces similaires à **Action** dans leurs magasins, mais ils ne l'ont pas fait », note-t-il. Cette inertie a permis à Action et à d'autres acteurs comme Normal de s'imposer sur des formats spécialisés.
## Une réflexion sur l'avenir
Malgré son succès, Action n'est pas exempt de critiques. Noël met en avant un enjeu écologique : « Beaucoup de leurs produits viennent de très loin, avec un bilan CO2 qui n'est pas génial. » L'enseigne devra probablement revoir certains aspects pour s'adapter à une demande croissante de durabilité.
En conclusion, Action représente un cas d'école de réussite dans un secteur en crise, grâce à un concept clair, une exécution stratégique efficace et une réponse pertinente aux besoins des consommateurs. Comme le souligne Noël Zierski, « leur succès tient autant à leur vision qu'à l'absence d'initiative de leurs concurrents ». L'avenir du commerce pourrait bien appartenir à ceux qui savent prendre les bonnes décisions à temps.
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### Comment dynamiser un Drive avec une stratégie marketing digitale locale
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/14/comment-dynamiser-un-drive-avec-une-strategie-marketing-digitale-locale/
Last updated: 2025-02-26T08:20:08.000Z
Piloter et développer le chiffre d'affaires d'un **Drive** est un **métier** complexe qui semble parfois bien loin des préoccupations de la gestion classique d'un magasin. Les deux s'opposent facilement.
D'un côté, on a un **magasin** dont :
- le flux de marchandises se fait en fonction du flux client ;
- la relation client est directement faite en magasin : les équipes peuvent conseiller, répondre aux questions et créer une expérience d'achat immédiate qui influence la fidélité du client ;
- la stratégie marketing repose sur le parcours d'achat et l'expérience client, tout en incluant bien sûr la qualité de l'offre et les actions promotionnelles ;
De l'autre, on a un Drive dont :
- les stocks sont gérés uniquement dans une zone dédiée invisible pour le client ;
- la relation est plus distanciée et souvent limitée à la remise de la commande. L'expérience client repose surtout sur l'efficacité du service, la fiabilité des produits livrés et le respect des créneaux horaires ;
- la stratégie de conquête et de fidélisation repose en partie sur une qualité de service.
En résumé, d'un côté le magasin est avant tout un commerce ; quand le Drive est davantage une plateforme logistique. Les métiers ne sont pas les mêmes.
Et qui dit métier différent, dit **stratégie marketing** différente.
On vous partage ici le fruit de réflexion et de travaux menés avec des Drive Leclerc. Des exemples réussis d'une [stratégie Drive-to-Web](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/10/31/tout-pour-comprendre-enjeux-du-drive-to-store/).
💡
C'est ici un nouveau format "Étude de Cas". L'idée : proposer une analyse d'une campagne de marketing local. Pour en savoir plus sur nos services, c'est [ici](https://jebosseengrandedistribution.short.gy/Services).

Stratégie Digitale Drive Grande Distribution
## **Le constat : les Drives peinent à conquérir de nouveaux clients (et à fidéliser les actuels)**
C'est un cas de figure récurrent parmi les innombrables Drive de France. Malgré l'engouement des consommateurs, certains Drives ne parviennent pas à atteindre leurs objectifs de performance annuelle. Le manque à gagner est réel est bien loin des attentes. Le chiffre d'affaires stagne et le recrutement de nouveaux clients est au point mort.
Bien que plusieurs modes de livraison soient proposés, tels que la livraison à domicile et les relais piétons, ces options restent peu connues de la cible principale visée.
Autre constat : un service Drive a besoin d'attirer sans cesse de nouveaux clients pour entretenir son moteur. Sans flux de marchandises garanti, celui-ci s'installe dans un cercle vicieux qu'il ne parvient pas résoudre : le manque de clients entraine une offre réduite et des créneaux de livraison limités, ce qui limite encore davantage l’attraction de nouveaux clients.
Du point de vue ressource humaine, les équipes sont très (trop ?) fortement orientée vers la logistique. Elles se concentrent principalement sur l'optimisation des stocks et de la préparation/livraison des commandes. Cette approche laisse peu de place à une vision globale du marketing, du commerce et du parcours client.
En résumé, certains dirigeants du Drive nous contacte pour tenter d'inverser la tendance et dynamiser un canal crucial pour le commerce de demain. [C'est là qu'ils font appel à nos équipes spécialistes en marketing local](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/communication-digitale-grande-distribution/).

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### Le grand défi de la déconsommation pour la distribution alimentaire
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/14/le-grand-defi-de-la-deconsommation-pour-la-distribution-alimentaire/
Last updated: 2025-01-17T08:14:12.000Z
En 2024, les **dépenses alimentaires** ont continué de chuter, marquant un recul de -1,1 % au cours des neuf premiers mois de l'année. **Cette tendance de la « déconsommation »**, comme l’appelle Noël Zierski, pose des défis importants aux enseignes de distribution.
Dans cet entretien, Noël nous partage les causes et les formes de la déconsommation et nous partage ses réflexions sur les stratégies pour la contrer.
Cet article est le troisième d'une série consacrée aux actus fortes de 2024\. On y parle du[ déclin des enseignes intégrées](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/08/le-declin-des-integres-et-le-triomphe-des-independants-4-raisons-qui-expliquent-cette-evolution/) et [des défis de la concentration](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/11/les-effets-de-la-concentration-dans-la-grande-distribution/).
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Déconsommation : que’est-ce que c’est ?
La [**déconsommation**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/12/11/quel-avenir-pour-la-grande-distribution-fragmentation-deconsommation-et-opportunites-le-modele-actuel-est-en-train-de-basculer/) se définit comme « une baisse des volumes achetés ». C'est une tendance marquée par des achats moindres de produits du quotidien, tels que les produits de grande consommation (PGC) et les produits frais libre-service (FLS).
Cette tendance s’est renforcée par la crise de l’inflation en 2022 et 2023, qui a entraîné une baisse drastique du pouvoir d'achat. Selon Noël :
> « l'inflation a eu un impact très fort sur le pouvoir d'achat des ménages, et du coup ça a entraîné une baisse des volumes sur les produits du quotidien ».
Il distingue deux types de déconsommation : la **déconsommation subie** et la **déconsommation choisie**.
## Déconsommation subie : les effets de l’inflation et du pouvoir d’achat en Baisse
La **déconsommation subie** est celle qui affecte directement les ménages à cause de la hausse des prix. « Les prix augmentent, le pouvoir d'achat ne suit pas, et donc on est obligé de faire des choix, il y a des produits qu'on n'achète plus », explique Noël. Ce phénomène est particulièrement visible dans les données : « Circana nous annonce moins 3,1% des volumes en 2022, moins 2,2% en 2023, et sur le premier semestre 2024, une baisse de moins 1,6% des volumes ».
Sur une période de trois ans, cela représente une baisse cumulée de -7,1% des volumes, un chiffre que Noël qualifie de « très significatif », d'autant plus que cette tendance touche des produits essentiels.
En parallèle, Noël note que la valeur des achats, elle, a augmenté de 14% en raison de l'inflation, ce qui crée un paradoxe : « On a une hausse de plus 14 % en valeur, \[...\] mais cela cache une baisse marquée des volumes ».
## Déconsommation choisie : un nouveau comportement difficile à cerner
Outre la **déconsommation subie**, Noël explique l’idée d’une **déconsommation choisie**, en réponse à une [prise de conscience plus écologique et économique](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/01/04/pourquoi-le-futur-leclerc-de-grand-champ-represente-t-il-le-futur-ecologique-des-points-de-vente/).
> « En réaction à une société de consommation qui existe depuis plus de 60 ans, on se dit qu’on n’a peut-être pas besoin de consommer tant que ça ».
**Cette déconsommation choisie se manifeste par des choix de consommation plus mesurés et une recherche de produits durables**, avec moins de produits superflus.
Ce phénomène est difficile à quantifier, car il se dissimule dans les habitudes de consommation. Noël illustre cela par l'exemple de la viande rouge, dont la consommation a diminué :
> « Les volumes baissent autant parce que ça coûte cher \[...\] et aussi parce que les gens se disent finalement qu’on a peut-être besoin de moins de protéines animales, avec les substituts végétaux qui permettent de mieux préserver la planète ».
## Un changement profond dans les habitudes de consommation
Pour Noël, les études actuelles montrent une **fracture économique en France**, où il identifie « trois France » :
> « Il y a un tiers des Français qui n'ont aucun problème de pouvoir d'achat, un tiers qui doivent faire attention, et un tiers où c’est carrément dur, avec des foyers qui sautent des repas ou se privent de produits ».
Il rappelle que les impacts de cette **déconsommation** sont visibles dans des études comme celle de l'Institut Montaigne, qui a mis en lumière « une fracture alimentaire », avec « pratiquement une personne sur trois qui saute un repas régulièrement pour faire des économies ».
Les enseignes doivent, elles, faire face à ce double phénomène de **déconsommation** subie et choisie. Noël estime que les distributeurs doivent se préparer à cette réalité nouvelle en proposant des produits de base accessibles et en favorisant des pratiques de consommation plus respectueuses de l’environnement. Cependant, ces initiatives demandent une grande flexibilité, car, comme le souligne notre invité, « les phénomènes se superposent les uns aux autres, et il faut entrer dans le détail des marchés, des catégories pour voir ce qui se passe ».
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### L’expérimentation « Oui Pub » : un succès mesuré et une généralisation nationale envisagée
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/13/experimentation-oui-pub-un-succes-mesure-et-une-generalisation-nationale-envisagee/
Last updated: 2025-01-14T08:55:51.000Z
Depuis le 1er mai 2022, **l’expérimentation « Oui Pub » vise à transformer la distribution des imprimés publicitaires non adressés (IPSA) en France**. Initiée par l’article 21 de la loi Climat et Résilience du 22 août 2021, ce dispositif repose sur un principe inversé du « Stop Pub » : seuls les habitants ayant apposé un autocollant [« Oui Pub »](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/12/01/oui-pub-les-francais-disent-stop-a-la-distribution-des-prospectus-en-boites-aux-lettres/) sur leur boîte aux lettres reçoivent des **prospectus** publicitaires. Le rapport d’évaluation, initialement prévue en octobre 2024, vient d'être publié. Il offre un rapport intermédiaire de cette expérimentation menée dans 14 territoires pilotes jusqu’à avril 2025\. Voici les principaux enseignements de cette initiative en matière d’environnement, d’économie et de société.
Mais alors, que nous dit ce rapport ? Que peut-on tirer de ces presque 3 ans d'expérimentations ? En vérité, après avoir les 25 pages, difficile de dresser un constat clair quand à l'avenir du prospectus et l'usage du numérique.
[Oui Pub, Contactabilité, Stratégie : les grands enjeux de la digitalisation du catalogueDepuis les premières expérimentations du Oui Pub, la digitalisation des prospectus (et des stratégies de communication au sens large) devient un sujet incontournable pour les grandes enseignes. Dans un contexte de guerre des prix, de consolidation avec le rachat des magasins de Casino et de concurrence d’acteurs du web, laJe Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/12/oui-pub-contactabilite-strategie-les-grands-enjeux-de-la-digitalisation-du-catalogue-2/)
## La publicité papier en net recule
**L’objectif premier du dispositif « Oui Pub » est de réduire les déchets issus des imprimés publicitaires**. Le rapport fait état de résultats attestant une baisse considérable des volumes.
En chiffres cela représente :
- **À l’échelle nationale**, le tonnage d’IPSA est passé de 900 000 tonnes en 2013 à environ 400 000 tonnes en 2023, soit une réduction de 55 % sur dix ans. Cette diminution s’est accentuée avec l’annonce de l’expérimentation ;
- **Dans les territoires pilotes**, les collectivités ont enregistré une baisse moyenne de 48 % des déchets papiers entre le début de l’expérimentation en 2022 et 2023, certains territoires atteignant une réduction de 70 %.
- La part des imprimés publicitaires dans les déchets papiers est passée de 17-40 % à 5-19 %.
Ces premiers chiffres confirment l’efficacité du dispositif pour limiter le gaspillage. Cependant, l’étude précise que cette diminution s’inscrit aussi dans **une tendance globale de déclin des usages du papier**, et n'est pas forcément dû à la seule mise en place du dispositif « Oui Pub ».
> Seulement environ 1% des habitants des territoires pilotes s'opposent au déploiement en raison de leur mécontentement à l’égard du dispositif "Oui Pub". »
[Oui Pub : « On observe une hétérogénéité dans la communication des territoires. », Laurence Gouthière, pilote de l’expérimentationPodcast avec Laurence Gouthière pour évoquer les premiers enseignements sur le dispositif Oui Pub.Je Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/11/14/oui-pub-on-observe-une-heterogeneite-dans-la-communication-des-territoires-laurence-gouthiere-pilote-de-lexperimentation/)
## **Un « Oui Pub » pas toujours très adopté par les habitants, même si le format reste plébiscité**
Le succès du dispositif repose sur la mobilisation des citoyens. Ceux-ci étaient libre ou non d'apposer cette autocollant **« Oui Pub »** pour donner leur consentement.
Toutefois, le taux d’apposition de l’autocollant « Oui Pub » reste très hétérogène selon les territoires, oscillant entre 0,33% à 18,42%. En moyenne, il est estimé à 6,98%. Pas très concluant en somme.
Le rapport explique que les différences dans les taux d’apposition peuvent s’expliquer par plusieurs facteurs :
- **La** [**communication locale**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/marketing-digital/): les campagnes d’information des collectivités ont eu un impact limité, malgré des efforts pour distribuer des autocollants via des enseignes ou dans les journaux municipaux ;
- **Les caractéristiques socio-économiques** : les familles avec des revenus inférieurs à la moyenne ou les personnes vivant en zones rurales ont davantage adopté le dispositif ;
- **L’accessibilité** : certains habitants n’étaient pas informés de la manière d’obtenir l’autocollant.
Malgré ces disparités, une grande majorité des citoyens interrogés est favorable à une extension nationale du dispositif, avec 63 % d’opinions positives.
Comble de ce rapport donc, le dispositif « Oui Pub » a souffert... d'un manque d'efficacité dans la communication locale.
💡
****63%** des habitants interrogés sont favorables à une généralisation du dispositif. Une ****minorité (6%) est opposée** à cette généralisation, principalement pour des raisons d’opposition générale à la publicité en boîte aux lettres ou à toute forme de publicité. Une proportion significative d’indécis reste à convaincre (****27 % des répondants**).
💡
****89% des collectivités pilotes** expriment un avis favorable à l’extension et à la pérennisation du dispositif, soulignant les bénéfices en matière de réduction des déchets et de gestion des ressources.
[Digitalisation du catalogue : 12 phrases clés pour comprendre les tendances de 2025 (avec le replay)Retour sur le webinar sur le sujet de la Digitalisation du catalogue : où en est la grande distribution ?Je Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/12/03/digitalisation-du-catalogue-12-phrases-cles-pour-comprendre-les-tendances-de-2025-avec-le-replay-2/)
## Des impacts environnementaux et économiques contrastés
### **Bénéfices environnementaux**
**La réduction des imprimés publicitaires a un impact direct sur les déchets**, mais l’étude de l'ADEME souligne que la transition vers des publicités numériques n’est pas sans conséquences environnementales.
- Les IPSA sont en grande partie recyclables (taux de recyclage de 70,5 %), mais leur collecte reste inférieure aux besoins de l’industrie papier ;
- Le passage au numérique augmente les émissions de gaz à effet de serre et la consommation de ressources naturelles associées à la publicité en ligne.
> L’expérimentation ne constitue pas une étude d’impact d’une potentielle généralisation, mais fournit des données utiles pour en envisager la faisabilité. »
### **Conséquences économiques**
Outre les défis environnementaux, l**’expérimentation a un impact significatif sur plusieurs secteurs d’activités**, notamment la **filière papier**, les imprimeurs et les distributeurs. C'est d'ailleurs le discours employé par certains dirigeants d'enseignes défendant le format.
Les tendances économiques sont guère réjouissantes. Mais là encore, l'expérimentation « Oui Pub » a été mené en parallèle d'une tendance à la baisse du format papier observé depuis plus d'une dizaine d'années.
Le rapport explique les différents secteurs concernés :
- **La filière papier** :
- **La consommation de papier graphique a diminué de 55 % entre 2013 et 2023**, touchant directement les entreprises spécialisées dans la production de prospectus.
- Les reconversions vers d’autres usages, comme les papiers cartons, sont coûteuses et longues à mettre en œuvre.
- **Imprimeurs et façonniers** :
- Environ 3 600 entreprises du secteur de l’impression sont affectées, avec des pertes d’emplois et des fermetures d’ateliers.
- La réduction de la pagination et de la fréquence des campagnes publicitaires a déstructuré l’activité des TPE et PME.
- **Distributeurs** :
- Les grandes entreprises de distribution, comme MEDIAPOSTE et MILEE, ont réduit leurs activités, avec des licenciements et des plans de sauvegarde de l’emploi.
- Les distributeurs locaux, souvent des petites entreprises, ont été encore plus fragilisés.
> La destruction d’emplois et le remplacement des publicités imprimées par des publicités numériques sont identifiés comme les principaux impacts négatifs de l’expérimentation ».
### Coûts et moyens engagés dans l'expérimentation « Oui Pub »
La mise en œuvre de l’expérimentation a mobilisé des ressources importantes :
- **Côté collectivités** : Les dépenses moyennes par territoire s’élèvent à 50 000 €, couvrant principalement les efforts de communication et les ressources humaines.
- **Côté État** : Environ 1,4 million d’euros ont été dépensés par l’ADEME, avec un recours à des prestations externes pour les enquêtes et le suivi.
- **Ressources humaines** : Trois équivalents temps plein (ETP) ont été nécessaires au niveau national.
### Perceptions et perspectives
### **Habitants**
La majorité des habitants des territoires pilotes est satisfaite de l’expérimentation. Près de 89% continuent à s’informer sur les promotions malgré l’absence de prospectus, privilégiant les informations en magasin ou les supports numériques.
Cependant, une partie de la population reste attachée aux imprimés publicitaires, perçus comme une source de plaisir et d’économie, surtout dans un contexte inflationniste.
> Une majorité des habitants se dégage en faveur du déploiement du "Oui Pub" sur l’ensemble du territoire national, avec une part importante d’indécis et très peu de rejet du dispositif ».
### **Collectivités**
Les territoires pilotes sont globalement favorables à une généralisation du dispositif. Ils constatent des réductions de déchets conformes ou supérieures à leurs attentes.
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Dans les collectivités, 89% souhaitent une extension et une pérennisation du dispositif. Et 90% des territoires pilotes ont une perception favorable ou très favorable de l’expérimentation.
### **Annonceurs**
Les grandes surfaces et les annonceurs nationaux ont adapté leurs stratégies, passant progressivement au numérique. Cependant, les petites entreprises locales rencontrent plus de difficultés à maintenir leur visibilité.
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Au final, l’expérimentation « Oui Pub » reconnaît une avancée significative dans la lutte contre le gaspillage publicitaire, avec des réductions notables des déchets papiers.
Mais, car oui il y a un mais, elle soulève des enjeux économiques importants pour les secteurs liés à l’impression et à la distribution, ainsi que des interrogations sur les impacts écologiques du numérique.
L'expérimentation se poursuit jusqu’en avril 2025\. Pour le moment, la question d’une généralisation du dispositif au niveau national reste ouverte, mais les premières réactions des habitants et des collectivités indiquent une adhésion encourageante à cette nouvelle approche plus durable de la publicité.
### L'avenir du commerce appartient à ceux qui prennent les meilleures décisions
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/13/lavenir-du-commerce-appartient-a-ceux-qui-prennent-les-meilleures-decisions/
Last updated: 2025-01-14T10:06:04.000Z
2024 aura été une année importante dans le paysage de la grande distribution - avec en fait majeur [la descente de Casino](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/30/voici-la-liste-des-19-magasins-casino-non-repris/) et [le rachat des magasins par Intermarché, Auchan et Carrefour](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/10/12/le-rachat-du-groupe-casino-est-en-place/).
Dans une mini-série, on revient sur les actus clés de l'année **2024**. On revient cette fois-ci sur les questions d'organisations et de gouvernance, un enjeu clé pour prendre les meilleures décisions et préparer le commerce de demain.
## La gouvernance : un véhicule adapté au terrain
Selon Noël Zierski, **la gouvernance et l'organisation jouent un rôle crucial dans le succès des indépendants** : « Il faut avoir un véhicule adapté au terrain qu'on pratique », explique-t-il dans ce [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/). Il explique cette métaphore en ajoutant :
> « Si on veut aller se balader dans des coins un peu reculés, il faut un 4x4\. Dans l’entreprise, c’est pareil : il faut avoir la bonne structure, la bonne organisation qui permet de faire le voyage que l’on doit faire ».
Noël identifie quatre éléments clés qui font la force des indépendants en matière de gouvernance
- le primat du magasin
- la collégialité et l'intelligence collective,
- la culture de l'action et du pragmatisme,
- et une forte culture de service tournée vers les magasins et les clients.
Explications.
### Le primat du magasin au cœur de la compétitivité
Pour Noël, « le magasin, c'est le gagne-pain, c'est le patrimoine du chef d'entreprise indépendant ». C'est **cette connexion directe avec leur magasin qui pousse les indépendants à en faire une priorité absolue**, en investissant dans l’implication du personnel et dans des équipements pour le maintenir au meilleur niveau de compétitivité.
Contrairement aux [intégrés](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/08/le-declin-des-integres-et-le-triomphe-des-independants-4-raisons-qui-expliquent-cette-evolution/), les chefs d'entreprise indépendants conservent une liberté de décision : « À tout moment, le chef d'entreprise peut ne pas suivre l'enseigne s'il estime avec ses équipes qu'une décision, qu'un outil n'est pas efficace ». Cette autonomie limite les risques de décisions mal adaptées qui peuvent affecter tous les magasins, comme cela arrive dans les enseignes intégrées.
### La collégialité et l’intelligence collective
Bien que chaque indépendant gère son magasin en toute autonomie, **la collégialité est une autre force fondamentale** : « Même si les indépendants font ce qu'ils veulent dans leur magasin, il y a beaucoup d'échanges, entre voisins géographiques ou dans les fonctions centrales ». Ces interactions permettent aux indépendants de partager des idées, d'adopter les meilleures pratiques, et de rester dynamiques. Noël souligne aussi la compétition amicale entre magasins, où l’émulation pousse chacun à faire de son mieux : « Il y a de l'intelligence collective. On a envie de faire mieux que son voisin, de lui dire ‘tiens, moi j'ai fait ça et ça marche bien’ ».
### La culture de l'action et du pragmatisme : moins de bureaucratie, plus d'efficacité
**L'un des aspects qui distingue particulièrement les indépendants des enseignes intégrées, c'est leur approche pragmatique** : « Il y a un peu moins de bureaucratie, on passe un peu plus vite à l'action ». Cet esprit d'action se traduit par une approche directe des problèmes, avec moins de réunions et de formalités.
Pour illustrer ces propos, Noël donne l'exemple du [succès du drive](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/08/02/7-points-pour-expliquer-le-succes-croissant-des-enseignes-independantes/) : « Le drive ça a été inventé par [Auchan](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/auchan/). Mais aujourd'hui, les drives, c'est [Leclerc](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/leclerc/) », résume-t-il. En adoptant rapidement des concepts qui fonctionnent, les indépendants, comme Leclerc, ont réussi à dominer le marché du drive en France, avec plus de 730 drives. « C'est 50% de part de marché à eux-seuls », poursuit notre invité.
### Une culture de service au bénéfice des magasins
Enfin, chez les indépendants, **la structure centrale est au service des magasins et non l’inverse** :
> « Les structures communes, comme la centrale d'achat ou les bases logistiques, sont au service des magasins, car les associés, les adhérents sont propriétaires des magasins et copropriétaires des structures communes ».
Dans certaines enseignes intégrées, on observe parfois que les magasins sont au service des fonctions centrales, ce qui n'est pas le cas chez les indépendants. Cette relation inversée renforce la flexibilité et l’efficacité des magasins indépendants, qui ont toujours en tête la satisfaction de leurs clients.
### « Les Intégrés font les Comptes Avant, les Indépendants les Comptent Après »
Cette philosophie des indépendants pourrait se résumer en une phrase *« Les intégrés font les comptes avant, les indépendants font les comptes après »,* [repris *par Jonathan Le Borgne*](https://www.linkedin.com/in/jonathanleborgne/recent-activity/images/). Cette phrase décrit bien l’approche plus intuitive et moins centrée sur la prévision des indépendants : « Aujourd'hui, la phrase que tu viens de citer est tout à fait vraie. », commente Noël. Cette différence d’approche entre les intégrés et les indépendants met en lumière un modèle où l'action est privilégiée, avant les projections financières.

**« Les intégrés font les comptes avant, les indépendants font les comptes après »*
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Pour autant, le modèle indépendant n’a pas toujours été aussi différent de celui des intégrés. « Il y a très longtemps, il n'y avait pas autant de différences entre les intégrés et les indépendants », rappelle-t-il. Mais l’évolution de la gouvernance, de la culture d’entreprise et de la relation avec le terrain a permis aux indépendants de prendre une longueur d'avance.
Cependant, Noël conclut en rappelant que « le match n'est pas fini », chaque modèle devant poursuivre ses efforts et réévaluer ses pratiques pour répondre aux besoins du marché.
### Les défis de la concentration dans la grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/11/les-effets-de-la-concentration-dans-la-grande-distribution/
Last updated: 2025-01-13T20:55:56.000Z
**2024 aura été marqué par des restructurations d'enseignes**. [La cession de plus de 250 magasins Casino à Intermarché, Auchan, et Carrefour](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/30/voici-la-liste-des-19-magasins-casino-non-repris/) représente un bouleversement majeur pour le secteur.
**Noël Zierski**, expert et fin observateur du retail, nous livre son analyse de cette dynamique et des défis qui en découlent pour les enseignes acquéreuses. C'est le deuxième épisode de cette série après un sujet sur le déclin des intégrées.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## La débâcle de Casino : une illustration de la financiarisation à l'excès
Pour Noël Zierski, cette redistribution des cartes est avant tout « la conséquence de **la débâcle au sein du groupe Casino** ». Il revient sur l’ampleur de ce cas emblématique, d’autant plus marquant pour lui qu’il est originaire de Saint-Étienne, ville d’origine de Casino : « Même si je n'ai jamais travaillé pour Casino, j'ai été très triste de voir ce qui se passait pour le groupe ». Selon lui, l’histoire de Casino est symptomatique des dérives de la **financiarisation** dans les groupes intégrés. Il explique : « Dans le cas du groupe Casino, on a à la fois un homme, [Jean-Charles Naouri](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/10/28/le-groupe-berard-rallie-le-groupe-casino-jean-charles-naouri/), qui a construit toute une cascade de holdings et qui s'est endetté à chaque fois pour jouer sur les effets leviers ».
Cette stratégie, selon Noël, a imposé une pression colossale sur le groupe pour générer des dividendes et rembourser les dettes. La conséquence ? « On augmente les prix en espérant maximiser les marges, sauf que ce n'est pas parce qu'on a une marge unitaire élevée sur un produit que les gens vont l'acheter », précise-t-il. Une leçon que Jean-Charles Naouri et son équipe, estime-t-il, n’ont pas pleinement comprise.
À cela s’ajoute une diminution des investissements dans les magasins, entraînant une démobilisation des équipes et une perte de compétitivité. « Cette redistribution des cartes n'était pas obligatoire », conclut Noël, « c'est juste la faillite d'un système ».
## L'opportunité pour Intermarché et les Mousquetaires
Dans cette **débâcle de Casino**, Noël voit en revanche une stratégie magistrale de la part d’Intermarché et des Mousquetaires :
> « Thierry Cotillard et les Mousquetaires ont été très forts sur ce sujet. Il y avait une opportunité de racheter des magasins Casino \[...\] ils ne pouvaient pas tout racheter, donc ils se sont rapprochés d'Auchan pour faire une offre commune ».
Cette approche stratégique leur a permis de remporter l’acquisition d’un nombre important de points de vente.
Pour Noël, l’opération a offert aux Mousquetaires l’opportunité de « gagner 10 ans de temps pour gagner des parts de marché ». La transition des magasins Casino vers l’enseigne Intermarché s’est d’ailleurs opérée rapidement et efficacement. « Rien qu’en baissant les prix, les clients reviennent », observe Noël, soulignant le pouvoir de la compétitivité tarifaire dans la fidélisation de la clientèle. En passant sous les enseignes Intermarché et Netto, ces magasins profitent désormais du savoir-faire des Mousquetaires, renforçant ainsi leur attrait sur le marché local.
Par ailleurs, Noël souligne que cette concentration dépasse la simple acquisition de parts de marché.
> « Derrière cette obsession des parts de marché, il n'y a pas seulement le souhait de remporter la coupe, il y a aussi des enjeux pour augmenter sa puissance d'achat », explique-t-il.
En agrandissant leur réseau, les enseignes acquéreuses, comme Intermarché, renforcent leur position pour négocier avec les fournisseurs, optimisant ainsi leur compétitivité globale.
## Une réorganisation plus complexe pour Auchan
Si Intermarché semble avoir bien négocié cette transition, la situation est plus nuancée pour Auchan, selon Noël. « Bon, chez Auchan, c’est un petit peu plus compliqué », note-t-il, avant de laisser entendre que cette enseigne pourrait faire face à des défis internes plus conséquents. La restructuration rapide et l’intégration de nouveaux points de vente semblent poser des défis organisationnels.
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En résumé, la carte du retail se reconstruit. Pour notre invité, cette vague de concentration dans le secteur du retail français redessine les lignes de force entre les enseignes. La débâcle de Casino illustre les risques de la financiarisation excessive, tandis que la stratégie de reprise d’Intermarché marque un mouvement gagnant pour les indépendants, qui se positionnent comme des acteurs de poids dans le paysage concurrentiel. « Le match n'est pas fini », rappelle Noël, mais cette opération pourrait bien changer durablement l'équilibre du marché.
### Voici les 39 magasins Carrefour qui passeront en location-gérance en 2025
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/10/voici-la-liste-des-magasins-carrefour-qui-passeront-en-location-gerance-en-2025/
Last updated: 2025-01-10T15:10:43.000Z
Depuis 2017, l'enseigne **Carrefour** établit chaque année une liste des magasins passant en [location-gérance](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/10/15/la-location-gerance-chez-carrefour-apporte-son-lot-de-mauvaises-et-de-bonnes-nouvelles/), une routine devenue presque traditionnelle, autant redoutée qu'attendue. Cette année ne déroge pas à la règle, après une annonce prévue fin 2024 puis repoussée en début d'année 2025, le couperet est tombé : **39 magasins quitteront le giron de l'enseigne, 24 Carrefour Market et 15 hypermarchés**, suscitant une nouvelle vague d'inquiétudes parmi les salariés.
La **location-gérance**, mise en avant par Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, est perçue comme un levier stratégique pour préserver les actifs du groupe. Selon lui, ce modèle permet d’**éviter la fermeture des magasins non rentables tout en sauvegardant des emplois**. Inspiré de la franchise, ce modèle consiste à confier la gestion des magasins à des entrepreneurs indépendants, responsables du fonds de commerce et versant une redevance à **Carrefour** pour exploiter l’enseigne. C'est une façon pour l'enseigne de donner davantage d'autonomie au point de vie, point fort des enseignes indépendants ([Leclerc](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/leclerc/), [Intermarché](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/intermarche/), [Coopérative U](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/cooperative-u/)) qui grattent des parts de marché chaque année.
## **Un modèle à double tranchant**
Malgré son intérêt pour Carrefour, cette stratégie suscite des inquiétudes et de vives critiques - notamment de la parts des syndicats. Les salariés et les syndicats dénoncent une perte de garanties sociales et redoutent une dégradation des conditions de travail. **La transition vers la location-gérance est perçue comme une externalisation** qui allège certes le bilan financier de Carrefour – notamment en réduisant la masse salariale et les charges associées – mais qui place l’avenir des employés entre les mains d’entrepreneurs indépendants.
D’un point de vue économique, Carrefour y trouve son compte. **La formule permet à l’enseigne de continuer à tirer des revenus réguliers sous forme de redevances, tout en se désengageant des magasins les moins rentables**. Cette stratégie répond à des impératifs de compétitivité dans un contexte où la grande distribution est soumise à des pressions croissantes, notamment liées à l’inflation et à l’[évolution des modes de consommation](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/12/11/quel-avenir-pour-la-grande-distribution-fragmentation-deconsommation-et-opportunites-le-modele-actuel-est-en-train-de-basculer/).
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## **Une inquiétude persistante pour les salariés**
Cependant, les syndicats pointent un risque de précarisation. Les nouveaux gérants, motivés par la rentabilité, pourraient chercher à réduire les coûts, notamment au détriment des conditions de travail et des acquis sociaux des employés. En outre, pour certains magasins, la rentabilité pourrait rester incertaine, exposant salariés et entrepreneurs à de nouvelles difficultés.
Alors que Carrefour poursuit cette transformation, le débat sur l’équilibre entre rentabilité et responsabilité sociale reste ouvert.
## La liste complète des magasins Carrefour passant en location-gérance en 2025
### 24 Supermarchés Carrefour Market
**Auvergne Rhône-Alpes** :
- MEYZIEU
- PIERRELATTE
**Bretagne Ouest** :
- BRESSUIRE EUROPE
- CHARTRES DE BRETAGNE
- GEVEZE
- SANCERRE
**Est Centre** :
- AUXERRE
- COSNE D'ALLIER
- COSNE SUR LOIRE RN7
- ENNERY
- LAPALISSE
- LOUHANS
- MIRIBEL
- ST YORRE
**Grand Sud-Ouest** :
- BORDEAUX BELVEDERE
**IDF Est** :
- BUSSY ST GEORGES
- MELUN
**IDF Ouest** :
- LE PONTEL
- MARINES
- MILLY LA FORET
**Nord Normandie** :
- LES ANDELYS
- LUZARCHES
- MORTAIN
- SOTTEVILLE
### 15 Hypermarchés
**Nord Normandie** :
- BERCK
- EVREUX
**Auvergne - Rhône-Alpes** :
- L'ISLE D'ABEAU
- SALAISE S/ SANNE
**Île de France (Est & Ouest)** :
- ETAMPES
- ST DENIS
- MONTIGNY LES CORMEILLES
**PACA** :
- ORANGE
- NICE TNL
- TRANS EN PROVENCE
**Grand Sud Ouest** :
- PERPIGNAN - ROUSSILLON
- ST JEAN DE VEDAS
**Bretagne Ouest** :
- FOUGÈRES
- BOURGES
**Est Centre** :
- DIJON TOISON D'OR

Liste des magasins Carrefour qui passent en location-gérance en 2025
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>
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### Le déclin des intégrés (et le triomphe des indépendants) : 4 raisons qui expliquent cette évolution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/08/le-declin-des-integres-et-le-triomphe-des-independants-4-raisons-qui-expliquent-cette-evolution/
Last updated: 2026-04-09T13:19:42.000Z
Dans le monde du retail, [**Noël Zierski**](https://www.linkedin.com/in/noelzierski/) est une figure incontournable. Avec plus de 30 ans d’expérience, premier responsable marketing du Galec et ex-DG d'Intermarché, il observe et accompagne les transformations de la grande distribution en France.
Dans un long entretien, Noël revient avec nous sur les actualités phares de 2024\. On partagera une série de 10 épisodes sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/). Premier épisode : le déclin des intégrés et le triomphe des indépendants.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Un Chiffre Clé : 54,4 %
C'est un fait majeur dans le paysage de la grande distribution. [**Les enseignes indépendantes dominent le marché français**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/08/02/7-points-pour-expliquer-le-succes-croissant-des-enseignes-independantes/). Leclerc, Intermarché, Coopérative U cumulent à elles-trois 54,4 % de parts de marché. Ce chiffre ne cesse d'évoluer depuis 1994\. Cette progression marque un véritable tournant dans la distribution française, autrefois dominée par des enseignes intégrées.
Noël voit dans cette montée en puissance aussi bien un « triomphe des indépendants », mais aussi « un déclin des intégrés », qui, selon lui, ont souvent été victimes d’un **modèle trop centralisé**. « En voulant aller trop vite dans la course à la taille \[...\], les intégrés ont dépensé beaucoup de force, beaucoup d’investissement \[...\] et leurs décideurs se sont éloignés du terrain », explique-t-il.
Les indépendants doivent cette progression selon quatres éléments :
- la culture du discount
- La culture du terroir ou du territoire
- La culture de la conquête et du développement
- La culture du métier de commerçant
Il nous partage sa réflexion.
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### 4 questions sur la communication locale : pour mieux comprendre les enjeux de 2025
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/07/la-communication-locale-doit-apprendre-a-se-detacher-du-commerce/
Last updated: 2025-01-07T10:00:36.000Z
C'est un défi plus complexe qu'on ne l'imagine. L'habituelle communication de la grande distribution centrée, autour du prix et de la promotion, doit se réinventer.
Mais comment changer tout un prisme où des -34% ou des 3 pour 2 restent encore des leviers de trafic en magasin pour attirer les consommateurs avide de réduction pour tenter de faire des économies ? Le spectre a depuis, un peu, changé. J'y vois quatre choses à retenir.
Voici 4 points clés pour comprendre les enjeux liés à la communication locale en 2025.
## La communication locale doit apprendre à se détacher du commerce
1, aujourd'hui, le fait est que **la communication locale doit apprendre « à se détacher du commerce »**, mots repris ici auprès de la responsable communication de l'enseigne **Bricomarché** que nous avons interrogée pour réaliser ce troisième livre blanc. Ce parallèle est tout trouvé à l'heure où les comptes sociaux locaux des enseignes alimentaires se montrent plus créatifs, plus informatifs, plus divertissants et sans doute moins centrés sur la vente. Un changement de paradigme pour attirer l'attention. L'exploit du Leclerc de Pont l'Abbé - qui est devenu une référence nationale - a montré qu'une nouvelle façon de communiquer avait sa place sur les leviers digitaux. L'exploit reste marginal à l'échelle du nombre de points de vente en France, mais il aura eu le mérite de démontrer que c'est possible.
2, **le sujet de la communication promotionnelle est non seulement celui du digital, il est aussi celui de la guerre d'attention**. Sur les Facebook, Google & co, la publicité doit trouver sa place dans une époque où le stop-scrolling\* (l'art de créer du contenu pour arrêter les internautes dans leur défilement) et le hook\* (l'accroche des vidéos courtes) sont des armes à appréhender. Le simple budget média attribué au digital ne suffit plus à lui-même. Pour être performant, il faut attirer l'attention.
3, autre aspect, **la communication locale ne doit pas enterrer trop vite les canaux traditionnels**. Le prospectus papier est loin d'avoir dit son dernier mot. Il reste à rappeler que chaque clientèle est différente, que cela varie en fonction des âges, de la région et du contexte concurrentiel. Le rôle même du marketing local c'est de s'adapter aux usages et à sa clientèle.
4, enfin dernier point, **la question existentielle des ressources humaines dans la communication locale des points de vente** : quid de la place de l'enseigne, des centrales, des magasins dans l'orchestration de cette **communication locale** ? Entre un hyper de 8000m2 et un magasin de proximité, il existe une différence notable de moyens et de ressources pour imaginer, produire et diffuser des contenus. Les enjeux autour de la communication revêt une vaste question autour des ressources humaines, et ce n'est pas forcément la plus simple à résoudre.
Bref, tout ça pour dire que...
Ces dernières semaines nous avons beaucoup étudié le sujet de la communication locale. Voici 4 ressources clés pour comprendre les grands enjeux de 2025.
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### Mieux gérer les stocks et limiter le gaspillage : les solutions venues du terrain
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2025/01/06/mieux-gerer-les-stocks-et-limiter-le-gaspillage-les-solutions-venues-du-terrain/
Last updated: 2025-03-21T13:04:24.000Z
Le [**gaspillage alimentaire**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/06/23/gaspillage-alimentaire-apres-la-loi-garot-quelles-pistes-damelioration/) est une problématique qui concerne tout le monde en magasin. Depuis des années, les équipes sur le terrain déploient de nombreux efforts pour optimiser leur gestion et limiter la casse autant que possible.
Pourtant, malgré les solutions déjà en place – comme les **TG anti-gaspi**, le **stickage dates courtes**, ou d'autres dispositifs – ces mesures restent souvent perçues comme des « solutions de secours » destinées à pallier des dysfonctionnements en amont.
Afin de mieux cerner les pratiques efficaces et les points à améliorer, nous avons interrogé des professionnels en magasin pour recueillir leurs perspectives et solutions concrètes.
## **Une gestion des stocks plus rigoureuse et une rationalisation des références dans les rayons**
De nombreux professionnels en magasin s’accordent sur l’importance d’une meilleure [**gestion des stocks**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/04/12/quelques-cles-pour-mieux-gerer-son-stock/). Selon cette cheffe de rayon, **la lutte contre le gaspillage alimentaire commencer par « mieux gérer les stocks dans un premier temps »**.
Ils sont nombreux d'ailleurs à insister sur ces stocks et recommandent de rationaliser l'assortiment. Cette même cheffe de rayon recommande sans coup férir « d'arrêter certaines références qui ne se vendent pas ». D'autres sont plus précis et invitent à « supprimer toutes les références avec une vente moyenne inférieure à 1,5 ».
**La taille de l'offre doit trouver un juste équilibre dans cette lutte contre le gaspillage**. Cette surabondance de choix est souvent pointée du doigt. Comme le souligne ce chef de rayon, « quand on voit qu'il y a une centaine de références juste pour du jambon », il devient difficile pour les consommateurs comme pour les professionnels de s’y retrouver. Un confrère complète en avouant que certaines gammes poussent au gaspillage : « ça peut devenir vraiment n'importe quoi si on n’est pas vigilant : entre le premier prix, la marque distributeur, la grande marque, la version bio, le maxiformat, etc. , le client s'y perd, et nos stocks aussi », s'alarme-t-il.
> Mieux commander et surtout accepter la rupture ! Il faut faire de la pédagogie auprès des clients sur ce point (un chef de rayon)
Pour construire un [assortiment](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/08/17/en-magasin-lheure-est-a-loptimisation-des-assortiments-pour-gagner-en-productivite/) plus juste, il y a un travail important à faire en amont comme souligne ce gestionnaire : « il faut analyser les ventes, supprimer celles qui ne tournent pas, et placer stratégiquement certains produits pour qu’ils soient visibles en priorité. On doit chasser la casse », insiste-t-il.
**Cette taille de l'assortiment** est parfois même dénoncée par certains chefs de rayon d'enseigne intégrées qui doivent respecter des plans merchandising précis : «dans des enseignes, les magasins se fichent de la casse tant que les rayons sont pleins. En tant que manager, nous avions travaillé pour réduire la casse et favoriser l’anti-gaspi. Mais maintenant, les collaborateurs préfèrent passer directement en casse plutôt qu’en **anti-gaspi**. Résultat : on perd de l’argent, et les petits budgets aussi », alerte un chef de rayon.
La solution : « mieux commander et surtout accepter la rupture ! ». Entre un irritant client et la casse, on demande au magasin de choisir : « il faut faire de la pédagogie auprès des clients sur ce point. Si un produit est absent, on doit l'inviter à trouver un équivalent, en général ça fonctionne », remarque un chef de rayon.
Mieux commander et surtout accepter la rupture ! Il faut faire de la pédagogie auprès des clients sur ce point (un chef de rayon)
## **Valoriser l’anti-gaspillage avec des espaces dédiés**
Pour écouler plus rapidement les **produits à date courte**, la solution entreprise par les magasins reste encore de valoriser ces produits. Autrefois cachés en fond de rayon, les magasins n'hésitent plus à concevoir des espaces dédiés.
Pour bon nombre de professionnels, **supprimer les dispositifs anti-gaspillage serait une erreur** : « enlever l'anti-gaspi pour moi est une grossière erreur, » affirme cette cheffe de rayon. Cette dernière rappelle que ces dispositifs sont essentiels pour les personnes en précarité : « je préfère que des personnes puissent profiter de ces baisses au lieu que ça finisse à la poubelle ! », remarque-t-elle.
> Les clients sont demandeurs de ces espaces, il ne faut surtout pas les supprimer ! »
Pour améliorer ces pratiques, **un chef de rayon** suggère d’anticiper : « il faut arrêter de mettre en anti-gaspi seulement les produits du jour et réfléchir à inclure les produits un ou deux jours avant en changeant la réduction. C'est du travail, mais c'est optimal ». Cette réduction progressive est d'ailleurs déjà appliquée dans certains magasins : « chez nous on passe à -25% à 2 jours avant la date, -50% le jour J, et on finit par mettre sur des applications comme ToGoodToGo ou Phenix, à partir de 15h, pas avant ».
## **Former et responsabiliser les équipes**
Autre étape clé, la **formation**. Là encore, il y a un grand travail de sensibilisation à faire. Seul bémol, le [turnover](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/04/26/impact-turnover-organisation-equipes-grande-distribution/) sur certains rayons : « on a des gens, ils restent 2 mois, tout au plus. On les forme et une fois partit, on doit recommencer avec un autre, c'est épuisant », souligne ici une cheffe de rayon. Celle-ci complète que « les heures d'absences sont un fléau en magasin : il suffit que quelqu'un manque, qu'on doit bâcler le travail, on est des humains, c'est normal de passer à côté d'un produit arrivé à date ».
Pour autant, **les magasins misent sur la formation et l’implication des équipes comme étape déterminante dans la lutte contre le gaspillage**. Pour ce chef de rayon, « tout cela est gérable avec une organisation mise en place, un minimum de formation des managers à leur équipe et une implication de tout le monde ». Il propose aussi de s’appuyer sur des outils comme les applications de gestion anti-gaspillage et des solutions externes comme [Zéro-gâchis](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/05/31/lutte-contre-le-gaspillage-alimentaire-lexemple-de-comerso-et-leclerc-de-quimper/).
Pour ce directeur, le magasin va même encore plus loin en mettant en place une incitation financière pour motiver les salariés : « on responsabilise les salariés avec une prime pour éviter les ruptures/stocks ».
## **Miser sur la présentation et l’animation des ventes**
Dernière étape clé, [**améliorer l’expérience client**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/04/20/comment-ameliorer-lexperience-client/). Cela passe par « faire gouter les produits » ou de « proposer une petite promotion pour inciter les gens à essayer ». Cela « fonctionne sur les nouveautés dont les ventes ont parfois du mal à décoller », reconnait ce manager. On en revient sur la rationalisation de l'offre et la taille de l'assortiment.
---
En résumé, la première étape dans la lutte contre le gaspillage réside dans le travail fait en amont, comme l'explique un chef de rayon : « ça passe par analyser son mix, ses ventes, ses positionnements de prix, quel que soit le rayon, c'est un fondamental du rôle de responsable de rayon ».
Tous les salariés reconnaissent qu'une gestion rigoureuse de la casse passe par des commandes optimisées et des assortiments équilibrés.

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### Communication locale : il y aura un avant et un après 2024
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/12/30/communication-locale-il-y-aura-un-avant-et-un-apres-2024/
Last updated: 2025-01-14T11:09:22.000Z
2024 nous rapproche déjà de la fin de l'expérimentation Oui Pub. Depuis 2021, 14 territoires de l'hexagone participent au dispositif qui consiste à apposer un autocollant Oui Pub sur leur boite aux lettres pour donner son consentement quant à la réception de l'iconique prospectus papier.
Instrument phare de la grande distribution depuis plus de 30 ans, le format a vécu ses heures de gloire. La pression législative, environnementale et économique, ainsi que l'avènement de nouveaux usages numériques ([réseaux sociaux](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/06/18/comment-la-communication-promo-se-reinvente-sur-les-reseaux-sociaux/), [mail/SMS](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/10/20/linteret-des-campagnes-marketing-par-sms-avec-nicolas-ruchon-directeur-conseil-chez-wellpack/), [publicité digitale](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/03/23/comment-reussir-ses-campagnes-geolocalisees-pour-generer-du-trafic-en-magasin/), [télé segmentée](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/04/09/tele-segmentee-une-opportunite-locale-pour-la-grande-distribution/)), ont poussé les enseignes à revoir leur copie et à penser autrement la comptabilité client.
Ce virage divise. Pour certains, la fin du papier s'explique comme un moyen « d'économiser les ressources ». D'autres justifient l'arrêt « par la flambée du prix du papier », selon les interrogés de notre enquête. Certaines enseignes ont pris le pari de dire stop définitivement comme Leclerc et Cora. D'autres se veulent plus progressifs et voient « le prospectus bien plus que du papier ! », comme écrivait dans une tribune Dominique Schelcher, patron de Coopérative U qui insistait sur le maintien des emplois et le lien social insoupçonné du format publicitaire.
## **Le prospectus papier, un format à réinventer**
La digitalisation du prospectus est un process bien enclenché au sein des enseignes. Ces dernières années, on a vu fleurir des QR code sur les façades d'hypermarché, comme pour utiliser le physique comme lien de connexion vers le monde virtuel. Une façon de se rendre visible concrètement aux yeux des clients et accessoirement une façon de contrer la cécité publicitaire qui fait peur aux non-adeptes des outils numériques.
Le prospectus s'est ainsi enrichi. Désormais, il se consomme sur une application ou via une publicité soigneusement cible sur Meta.
Repenser la place du papier - et de l'e-catalogue est un sujet de fond dans les enseignes. Le prospectus papier - comme expliqué ci-dessus - est devenu un poste de dépense non négligeable. En 2021 selon le BUMP, les courriers publicitaires et les imprimés sans adresse ont généré plus d’un milliard d’euros de recettes publicitaires, soit une progression de 11,8 % après une année 2020 marquée la crise sanitaire. Selon Kantar, le prospectus faisait encore ses preuves puisqu'ils génèreraient 13 % de chiffre d’affaires additionnel.
Depuis 2023, le papier vit des heures plus sombres, mais qui ne remet pas pour autant en cause son efficacité. L'année passée, les dépenses des imprimés sans adresse et des courriers publicitaires ont chuté respectivement de 16,1% et de 7,4%. À l'inverse, les dépenses totales digitales frôlent la croissance à deux chiffres avec +9,5%.

Le mouvement du zéro prospectus tient désormais à des convictions d'enseignes. Les précurseurs ont sans doute pris de l'avance sur la digitalisation des points de vente. D'autres enseignes devraient suivre - malgré des convictions moins fortes. Le poids des uns (Leclerc, Cora) allait forcément avoir un impact sur la diminution des autres acteurs.
La place du prospectus occupe toutes les attentions. Même si « Leclerc ne reviendra pas en arrière », affirmait d'ailleurs Maël Le Moal, responsable du pôle développement durable dans un podcast sur Je Bosse en Grande Distribution, toutes les enseignes n'ont pas emboiter le pas. Certains parlent d'un « sujet est déjà acté » quand d'autres dirigeants interrogés parlent « d'un retour à la mode du papier ».
## **Un contexte favorable à l'abandon à court terme du prospectus papier**
Nul doute donc que le contexte actuel tend vers une réduction significative de la distribution du prospectus.
Au moment où on écrit ces lignes, le rapport du Oui Pub rendra un rapport qui devrait écrire l'Histoire du prospectus papier.
Cette expérimentation Oui Pub, instauré par la loi Climat et résilience, a permis un test à grande échelle sur l'efficacité du prospectus. 14 communes/territoires français sont concernées, cela représente 2,6 millions de Français. Pour eux, la réception d'un prospectus tient au consentement matérialisé par une étiquette « Oui » apposé sur la boite aux lettres. Cette étiquette est (était) une façon de montrer son attachement à un format publicitaire qui a longtemps séduit les ménages français. Dans les meilleurs cas, selon, l'ADEME et IPSOS, le taux d'apposition dépassait à peine les 18% pour la commune de Dunkerque, zone géographique réputée comme promophile. Le Libournais et les alentours de Fougères ne faisaient guère mieux que 17,29% et 15,25% de taux d'apposition. Dans certains territoires, comme Bordeaux, on frôle les 0% (0,33% pour être précis).

Sans tirer de conclusion trop hâtive, le dispositif Oui Pub aura eu du mal à être adopté par les consommateurs. Pas conquis ou simplement pas compris, le dispositif n'a pas bénéficié des mêmes efforts selon les territoires.
## **La nécessaire digitalisation du prospectus**
Tout cela pour dire que le **numérique** s'impose, comme en témoignent les chiffres du BUMP en 2023\. Le premier semestre poursuit sur sa lancée avec une hausse des investissements de +14% vs 2023 et +79% vs période avant Covid.

La bascule est donc bien réelle. Portée par une guerre des prix auxquels se livrent les enseignes, les outils numériques s'imposent dans les stratégies marketing.
Ce virage impose de nombreuses questions : faut-il dupliquer l'ancien format vers le numérique ? Quels leviers privilégiés ? Comment basculer promotion de masse à une promotion personnalisée ? Le numérique impose de nouvelles réflexions.
À la question, « quels leviers privilégiés ? », les réseaux sociaux prennent une place importante. Une étude d'Havas Commerce, retranscrite ci-dessous dans cette infographie, plaçait la création de contenu comme les tendances fortes et les modèles qui redéfiniront l'avenir des entreprises. Selon plusieurs spécialistes, le marché de la création de contenu pourrait même faire x4 d'ici 2030.
Qui dit réseaux sociaux, dit aussi publicité digitale : les budgets se concentrent toujours autour de 2 grands acteurs du marché que sont Google et Meta.

Parmi les leviers sur lesquels les retailler se renforce, on retrouve aussi : les catalogues digitaux comme Bonial, Promoaccroc ; l'emailing ; le messaging ; l'audio-digital, etc.
## **La fin du prospectus, mais pas la fin des promotions**
Tel est le message martelé par les enseignes pour rassurer les consommateurs de la fin du prospectus : « nous avons renforcé notre signalétique interne », soutient un adhérent de magasin qui a répondu à notre enquête. La plupart des magasins ont renforcé la visibilité des offres promotionnelles en magasins. Que ce soit par des allées centrales dédiées à 100% aux promotions ; des têtes de gondoles mieux réparties ; des offres journalières sur les rayons métiers. Les points de vente ont redynamisé leur commerce pour soigner leur image-prix.
> Nous avons arrêté la distribution il y a un an et en axant notre communication sur "nous restons les moins chers". Un an après, nous ne voyons aucunes différences de résultats sur l'alimentaire.
Bien sûr, ce changement apporte son lot d'inquiétudes : « Les clients s'adaptent », reconnait un directeur de magasin indépendant, « cela reste très difficile en zone rurale et pour les silvers », soutient-il.
En somme, en 2024 et même après, le prospectus papier entre dans une nouvelle ère. La prochaine grande étape sera de répondre aux exigences de mesures. C'est d'ailleurs le chiffre clé qui remonte de notre enquête exclusive auprès des magasins : 70% des répondants assurent que leur principal problématique est de mesurer des résultats pertinents. La promesse de mieux tracker le parcours client via des actions marketing et commerciales doit maintenant rassurer les distributeurs quant à leur choix d'investissement. Mais ça non plus, le prospectus ne la garantissait pas.
Alors que le numérique envahit tous les aspects de notre vie, les prospectus en papier, souvent perçus comme obsolètes, continuent de résister aux tendances modernes. Loin d’être condamnés, ils demeurent un support publicitaire de confiance pour les Français, comme le révèle une étude récente menée dans le cadre de l’expérimentation du dispositif Oui Pub. Retour sur cette enquête qui met en lumière l’attachement persistant des consommateurs pour les catalogues papier.
### Oui Pub : Une Expérimentation pour Limiter les Déchets Publicitaires
Le dispositif Oui Pub, lancé en 2022 dans quatorze zones françaises, vise à réduire la quantité de papier distribuée dans les boîtes aux lettres. Dans ces zones, les habitants reçoivent des prospectus uniquement s’ils affichent un autocollant « Oui Pub » sur leur boîte aux lettres, témoignant ainsi de leur désir explicite de recevoir ces publicités. L’objectif est de réduire le gaspillage de papier en limitant les impressions inutiles.
Malgré l’existence de cette option, les résultats de l’étude montrent que 54 % des résidents de ces zones souhaitent continuer à recevoir des catalogues papier. Ces derniers sont considérés comme pratiques et plus accessibles que leurs versions digitales. Pour Nathalie Grand-Clément, directrice générale de l'agence de bazar Carrefour, ce constat n’est pas surprenant : « Les prospectus sont loin d'avoir dit leur dernier mot », affirme-t-elle.
### Le Papier, Toujours Préféré au Numérique
L’étude, menée auprès de 1 200 Français, révèle une nette préférence pour le support papier, malgré l’essor des formats digitaux. Parmi les répondants, 55 % considèrent les catalogues papier comme utiles, tandis que 40 % les trouvent inspirants. Pour de nombreux consommateurs, le papier reste plus accessible, facile à consulter et à conserver, là où les versions numériques peinent à convaincre. En effet, les prospectus en ligne perdent 10 points en termes d’utilité par rapport à leurs homologues imprimés.
Les Français semblent également accorder une certaine confiance aux médias locaux, prospectus en tête. Avec 58 % des sondés plaçant leur confiance dans les catalogues publicitaires, ces derniers devancent des supports comme la télévision, la presse écrite et même la radio. Ce soutien témoigne d’une relation de proximité et d’ancrage local qui se traduit par un fort attachement au papier.
### Un Outil Marketing Stratégique pour les Marques
Pour les enseignes, les catalogues papier restent un canal de communication privilégié. Au-delà de leur fonction publicitaire, ils permettent de mettre en avant les offres spéciales et les remises, tout en véhiculant une image de proximité. Alors que certaines enseignes comme E. Leclerc ont décidé de réduire, voire de cesser, la distribution de prospectus, d’autres maintiennent ce support pour répondre aux attentes des consommateurs. Cette réduction des impressions a toutefois eu un impact sur les volumes de distribution, qui ont chuté de 12,1 % depuis le début de l’année, marquant une baisse historique dans le secteur.
Frédéric Presset, directeur marketing opérationnel de Carrefour, explique cette évolution : « Pour pallier la réduction de prospectus papier, nous avons complété nos dispositifs avec des campagnes digitales, notamment en télévision connectée. » Cependant, Carrefour a décidé de conserver le format papier en magasin pour ceux qui préfèrent consulter les offres en version imprimée, afin de « ne laisser aucun client au bord de la route de la promo ».
### Un Sentiment de Perte en Cas de Disparition des Prospectus
L’étude met en évidence un attachement fort des Français aux prospectus, dont la disparition pourrait être mal vécue par une majorité d’entre eux. En effet, 66 % des répondants estiment que ces catalogues leur manqueraient s’ils venaient à disparaître. Même dans les zones Oui Pub, où l’accès aux prospectus est limité, les consommateurs expriment un manque d’informations sur les promotions en l’absence de publicités papier. Plus de la moitié (54 %) des résidents de ces zones affirment se sentir moins bien informés des offres promotionnelles.
Chez Centrakor, par exemple, la distribution des catalogues se poursuit dans les zones Oui Pub, car les clients en expriment le besoin et se plaignent du volume d’e-mails commerciaux jugés trop envahissants. Nathalie Grand-Clément confirme : « Même dans les zones Oui Pub, nous continuons à distribuer nos catalogues car les clients les réclament, et ils n’en peuvent plus de la quantité de mails commerciaux. »
### Conclusion : Le Prospectus, Un Outil Ancien Mais Toujours Efficace
Loin d’être une relique du passé, le prospectus papier reste un support publicitaire apprécié et pertinent pour une grande partie de la population française. Bien que le numérique prenne de plus en plus de place, le papier continue de séduire pour sa simplicité d’accès et son caractère pratique. La mise en place de dispositifs comme Oui Pub montre qu’il est possible de réduire l’impact écologique des publicités papier sans pour autant se priver de ce canal de communication apprécié des consommateurs.
Alors que l’avenir du prospectus papier semble incertain face aux défis écologiques et aux nouvelles attentes digitales, il est clair que sa disparition ne serait pas sans conséquence pour de nombreux Français. À l’ère du tout numérique, le papier continue de prouver sa valeur unique, symbolisant un lien de confiance entre les marques et les consommateurs.
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### À quoi ressemblera la grande distribution de demain
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/12/19/a-quoi-ressemblera-la-grande-distribution-en-2025-et-au-dela/
Last updated: 2024-12-20T08:22:43.000Z
À ceux qui rêvaient peut-être d'un [magasin 100% autonome](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/02/06/netto-deploie-le-plus-grand-magasin-autonome-deurope/), d'un libre-service automatisé, de caddie 100% connecté déployé à l'échelle nationale ou encore d'expériences shopping futuristes, le futur de la grande distribution ne ressemble pas encore tout à fait à cela.
La réalité est qu'elle est bien en profonde [transformation](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/04/15/7-idees-recues-transformation-digitale-grande-distribution/). Mais les changements opérés sont souvent plus visibles en profondeur qu'en surface. Cette transformation est inévitable et cela oblige les enseignes à repenser leur modèle. parmi les factures influentes sur le futur de la grande distribution, on retrouve :
- L'inévitable **inflation combinée à la baisse du pouvoir d'achat** : bien que les prix alimentaires aient cessé d'augmenter fortement, les Français continuent de ressentir l’impact des hausses cumulées, ce qui représente de 15 à 20% d'augmentation sur 3 ans (on a tendance à oublier qu'une baisse de l'inflation ne signifie pas que les prix baissent, juste qu'ils augmentent moins vite). Cette inflation entraine une diminution des volumes achetés et de nouveaux arbitrages dans les dépenses ;
- **Évolution des modes de consommation** : Les hypermarchés traditionnels, historiquement au cœur des habitudes d'achat dès années 70 jusqu'aux années 2000, subissent une désaffection liée à leur modèle perçu comme obsolète, trop grand et peu attractif ;
- **Diversification des canaux et déplacement des dépenses** : l'émergence de nouvelles alternatives, comme le commerce en ligne (exemple : Quitoque, Hellofresh, La Fourche), le drive, les enseignes spécialisées (Action, Amazon) ou les magasins de proximité, modifie profondément les habitudes des consommateurs. À cela, il faut aussi compter les dépenses effectuées dans la restauration rapide qui gagnent de nombreuses parts de marché (ndlr : +5,6 % d’ouvertures de points de vente et forte croissance des boulangeries, des coffee shops et des enseignes Marie Blachère, Paul et Boulangerie Ange, qui, grappillent des parts de marché à la grande distribution).
Dans ce contexte, la grande distribution doit trouver sa place et donner des réponses aux consommateurs en matière de prix, de qualité, mais aussi de services.
## **Tendances de consommation : recherche du meilleur rapport qualité-prix et des consommateurs fragmentés**
Premier état des lieux, les enseignes de la grande distribution doivent s'adapter aux nouvelles tendances de consommation. Surtout, elles doivent s'adapter rapidement.
Voici trois tendances clés à retenir.
**1, les consommateurs consomment moins et font des arbitrages budgétaires. Pour être plus précis :**
- Les ménages dépensent globalement autant, mais achètent moins en volume, privilégiant des produits moins chers ;
- Les marques de distributeurs et les produits essentiels sont en hausse, tandis que les produits frais (viande, poisson, légumes) et les produits premium sont en recul. Souvent de 20 à 30% moins chères que les marques, elles atteignent 35% des achats en PGC-PFLS.
💡
Ici, l'inflation agit pour le moment en trompe-l'oeil sur le chiffre d'affaires des magasins. En période d’inflation, le chiffre d’affaires grimpe, mais le nombre de produits achetés a baissé.
> « L’inflation alimentaire se calme, mais les prix restent à des niveaux élevés et ne reviendront pas à ceux d’avant la crise », Dominique Schelcher
**2, les consommateurs recherchent encore et encore le meilleur rapport qualité-prix :**
- Les consommateurs adoptent une approche duale : d'un côté on a ceux qui cherchent les bonnes affaires pour certains produits tout en se permettant des achats « plaisir » sur d'autres.
**3, la consommation est plus fragmentée**
Fut un temps où les consommateurs étaient fidèles à une enseigne et ils effectuaient la majorité de leur achat en un seul lieu. Dans l'ère moderne, les consommateurs « picorent » entre différents formats (hard discount, e-commerce, magasins spécialisés) et multiplient les lieux d'achat pour optimiser leur budget.
Un maitre-mot donc : s'adapter.
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### Comment attirer plus de clients en magasin grâce au SEO local
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/12/17/local-ranker-comment-attirer-plus-de-clients-en-magasin-grace-au-seo-local/
Last updated: 2025-02-26T08:21:34.000Z
Le **référencement local** est devenu une composante incontournable de la stratégie numérique local des entreprises. La grande distribution n'échappe pas à la règle.
Grâce à des outils comme **Google My Business** (maintenant Google Business Profile), les entreprises peuvent non seulement améliorer leur visibilité en ligne, mais aussi augmenter leur trafic en magasin
Voici une masterclass en vidéo avec Jamey Lee, expert Google Business et SEO local pour [Localranker](https://localranker.fr/).
Dans cet article, on revient sur :
- la révolution du référencement local ;
- comment optimiser sa fiche Google Business Profile ;
- le pouvoir des avis ;
- l'importance des photos ;
- le rôle de l'IA dans les recherches locales ;
- la mesure et le suivi des résultats son point de vente.
## La Révolution du Référencement Local
Selon **Jamey**, co-fondateur de Local Ranker :
> « Beaucoup de gens pensent que le référencement local ou Google My Business s'arrête à l'optimisation de la fiche. Mais ce n’est pas le cas ».
Loin de se limiter à la simple création d'une fiche, le **référencement local** repose sur une série d'actions continues visant à améliorer la présence d'une entreprise dans les résultats de recherche locaux.
« Google fait énormément de choses pour les commerces », souligne notre invité. En effet, Google s'active énormément pour générer du trafic, notamment dans des secteurs comme la restauration où « l'impact peut être mesuré facilement ».
## Comment optimiser sa Fiche Google Business Profile
La première étape pour améliorer son référencement local est de veiller à l'**optimisation complète de sa fiche Google Business Profile**. Cela comprend l'ajout d'informations précises, l'utilisation de mots-clés pertinents, et la mise à jour régulière des données.
**Jamey** explique qu'outre la simple optimisation de la fiche, « la gestion des avis » est aujourd'hui un facteur clé pour Google. « Il est aussi important de demander aux clients de laisser des avis et de mentionner des mots-clés pertinents », ajoute-t-il. Les avis aident à démontrer que l'entreprise est active et fiable, deux éléments essentiels pour obtenir une meilleure visibilité.
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### Heures supplémentaires et jours de repos en grande distribution : l’essentiel à connaître
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/12/13/heures-supplementaires-et-jours-de-repos-en-grande-distribution-lessentiel-a-connaitre/
Last updated: 2024-12-13T13:08:21.000Z
Dans le secteur de la grande distribution, le rythme est souvent intense, entre amplitudes horaires élargies, périodes de forte activité comme les soldes ou les fêtes, et organisation du travail en équipes. Les ressources humaines doivent ainsi jongler avec des impératifs de performance tout en respectant un cadre légal strict concernant la durée du travail, les pauses et les jours de repos. Un équilibre qui peut sembler délicat, mais qui reste à la portée des entreprises bien organisées. Décryptage des règles essentielles pour éviter tout écueil.
## Durée du travail en grande distribution : que dit la loi ?
Impossible de parler d’organisation du travail sans rappeler le cadre posé par la loi. En France, la durée légale est fixée à **35 heures par semaine**, un seuil qui reste central pour encadrer les heures supplémentaires. Cependant, la grande distribution, marquée par des horaires atypiques, peut bénéficier d’aménagements :
Le Code du travail pose ainsi des limites : **10 heures maximum par jour** et **48 heures par semaine**, avec une moyenne lissée à **44 heures sur 12 semaines consécutives**. Autrement dit, même en cas de pics d’activité, la réglementation impose des garde-fous pour éviter toute dérive.
Cependant, c’est souvent la **convention collective** qui ajuste ces principes à la réalité du terrain. Elle permet d’organiser le travail par cycles, d’étaler les heures sur plusieurs semaines, ou encore de prévoir des compensations spécifiques adaptées aux contraintes des magasins.
Pour les RH, le défi est de concilier ces règles avec les impératifs opérationnels : s’adapter aux besoins du magasin sans épuiser les équipes. Une équation à résoudre par une organisation des plannings transparente et maîtrisée.
## Le temps de pause : un impératif pour les équipes de la grande distribution
La journée s’étire souvent dans la grande distribution, avec des salariés en caisse ou en rayon qui sollicitent leur endurance physique et mentale. La loi, elle, est claire : au-delà de **6 heures consécutives**, une pause d’au moins **20 minutes** doit être accordée.
Sur le papier, cela semble simple. Mais dans la réalité d’une journée où les clients affluent et où les équipes sont en sous-effectif, le respect de cette règle peut parfois devenir un défi. Or, négliger ces pauses est risqué : non seulement pour la santé des salariés, mais aussi pour l’efficacité globale des équipes.
Dans certaines enseignes, des accords collectifs prévoient des temps de pause mieux aménagés, voire des compensations adaptées. Une pratique à encourager pour prévenir les risques de **burn-out** ou d’erreurs, fréquents lorsque les équipes n’ont pas de temps pour souffler.
Des outils pour [mettre en place une gestion de la paie](https://www.lucca.fr/magazine/administration/paie/gestion-paie) peuvent devenir indispensable.
## Les heures supplémentaires : flexibilité oui, mais encadrée
Qui dit grande distribution, dit souvent **heures supplémentaires**. Les pics d’activité, les inventaires ou les imprévus en magasin nécessitent de solliciter les équipes au-delà des 35 heures. Mais attention : ces heures doivent être **encadrées** pour rester dans la légalité.
La règle est la suivante :
- **Majoration de salaire** : +25 % pour les **8 premières heures supplémentaires**, puis +50 % pour les suivantes.
- **Plafond annuel** : 220 heures, sauf accord collectif qui peut moduler ce seuil.
En pratique, certaines enseignes préfèrent opter pour un **repos compensateur équivalent**, une solution plus souple qui permet de réduire l’impact sur la masse salariale.
Mais pour que cela fonctionne, encore faut-il que les heures soient déclarées et validées. C’est là que les RH jouent un rôle clé : assurer le suivi des heures travaillées, prévenir les abus et garantir aux salariés une juste compensation, qu’elle soit financière ou en temps de repos. Une vigilance d’autant plus nécessaire que les litiges sur les heures supplémentaires restent fréquents dans le secteur. De bons outils de gestion SIRH permettent d’alléger cette charge mentale.
## Jours de repos dans la grande distribution : un équilibre à préserver
Dans une grande surface où l’activité ne s’arrête jamais, les jours de repos sont essentiels pour préserver l’équilibre des équipes. La loi impose un repos hebdomadaire de **24 heures consécutives**, souvent couplé aux **11 heures de repos quotidien**, soit un total de **35 heures de repos** ininterrompu.
Mais la grande distribution étant un secteur où l’ouverture dominicale est fréquente, des dérogations existent. Ces exceptions doivent toutefois s’accompagner de **contreparties précises**, comme des repos compensateurs ou des majorations de salaire.
Là encore, la clé est dans la négociation collective : adapter les jours de repos pour éviter les ruptures de rythme trop brutales, sans oublier d’impliquer les salariés dans la construction des plannings. Car un salarié qui se sent écouté est plus engagé et productif.
## Pour les RH : concilier conformité et performance dans la grande distribution
Respecter les règles en matière d’heures supplémentaires et de jours de repos n’est pas qu’une question de conformité. C’est aussi un levier pour améliorer le bien-être des équipes, éviter les risques de litiges et renforcer l’attractivité d’un secteur parfois décrié pour ses conditions de travail.
En anticipant les besoins, en misant sur des plannings transparents et en valorisant les temps de repos, les RH peuvent transformer ces contraintes légales en opportunités : mieux organiser le travail pour des équipes plus sereines, et donc plus efficaces.
Dans un secteur aussi exigeant que la grande distribution, maîtriser la gestion du temps de travail est un impératif. Les heures supplémentaires, les pauses et les jours de repos ne doivent pas être vus comme des obstacles, mais comme des outils pour construire des équipes engagées et une organisation performante. Car en fin de compte, la clé du succès réside dans l’équilibre : **entre flexibilité pour l’entreprise et respect des besoins des salariés.**
### Comment réinventer la grande distribution : une révolution silencieuse
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/12/13/comment-reinventer-la-grande-distribution-une-revolution-silencieuse/
Last updated: 2024-12-13T07:04:37.000Z
Vaste question, vaste sujet. La grande distribution vit sa grande métamorphose. Dans un second [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/) avec [Philippe Goetzmann](https://www.linkedin.com/in/philippegoetzmann/?originalSubdomain=fr), on s'interroge cette fois-ci sur les transformations nécessaires : entre changements démographiques, contraintes écologiques et évolution des attentes des consommateurs, notre invité du jour propose une analyse à la fois lucide et ambitieuse sur l’**avenir de la grande distribution**.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## La grande distribution face à un modèle à réinventer
Selon Philippe Goetzmann, la grande distribution doit opérer une **transition fondamentale**. **Le modèle traditionnel, basé sur l’augmentation des volumes et la baisse des prix, montre ses limites dans un contexte de stagnation démographique et de prise de conscience écologique**.
> On disait que notre métier, c'était de vendre de plus en plus d'articles de moins en moins chers à de plus en plus de clients. Mais aujourd'hui, il n'y a pas plus de clients, et nous devons agir face aux limites planétaires ».
Pour lui, il ne s’agit pas de prôner une décroissance austère, mais plutôt de **repenser la manière dont les besoins des consommateurs sont satisfaits**. « La question est : comment assurer la même satisfaction tout en utilisant une approche différente ? ». La réponse passe, selon lui, par une transition vers une économie de service, où les produits ne sont plus le centre mais un simple élément de la réponse aux attentes des clients. « La grande distribution doit passer d’une dimension produit à une dimension service ».
> Ce qui intéresse un consommateur, ce n’est pas la machine à laver, mais que sa chemise soit propre »
## La grande distribution : une économie de service
**L'évolution vers une distribution axée sur les services** constitue, pour Philippe Goetzmann, une opportunité majeure. Cette **logique servicielle** s’appuie sur des concepts innovants qui redéfinissent la relation entre les enseignes et les consommateurs. « La relation client devient essentielle, et le produit doit s’inscrire dans un ensemble plus large. Par exemple, ce qui intéresse un consommateur, ce n’est pas la machine à laver, mais que sa chemise soit propre ».
La grande distribution, forte de sa fréquence de contact avec les consommateurs via l’alimentaire, possède selon lui un atout stratégique.
> « La fréquence de visite liée à l’alimentaire est une pépite extraordinaire pour les grands distributeurs, qui doivent capitaliser sur cette relation de proximité pour élargir leur palette de services ».
Cependant, **cette transition vers un modèle serviciel s’accompagne de défis organisationnels et culturels**. « Cela demande un changement de *mindset* colossal pour les équipes dirigeantes et une refonte des modèles économiques ». Il évoque également les résistances au changement, inévitables dans des entreprises profondément ancrées dans une logique d’achat et de volume. « Les freins stratégiques, psychologiques et structurels sont nombreux. Mais si la grande distribution continue de penser que son rôle est uniquement d’acheminer des produits, elle va se retrouver en grande tension ».
> « Répondre aux besoins des consommateurs, c’est délivrer des effets utiles, aujourd’hui comme demain. »
## Une révolution silencieuse
Cette **transformation** s’inscrit dans un mouvement plus large de changement de paradigme économique et sociétal. « Nous vivons une période comparable à la révolution industrielle. Le modèle de société et le modèle économique sont en train de basculer ». Pour Philippe Goetzmann, la clé est d’incuber de nouveaux modèles tout en gérant la transition avec précaution.
> Les modèles de croissance de demain ne sont pas ceux qui ont fait la rentabilité des 40 dernières années. Il s’agit d’ouvrir le champ des possibles ».
Ainsi, **la grande distribution a une opportunité unique de se réinventer** et de répondre de manière innovante aux défis actuels. Mais cela nécessite une remise en question profonde de son rôle et de ses pratiques, une évolution que Philippe Goetzmann résume par une phrase visionnaire : « répondre aux besoins des consommateurs, c’est délivrer des effets utiles, aujourd’hui comme demain ».
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### La grande distribution à l’aube de grands bouleversements : vision et perspectives
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/12/12/la-grande-distribution-a-laube-de-grands-bouleversements-vision-et-perspectives/
Last updated: 2025-01-03T09:04:46.000Z
Dans un troisième épisode (voici ici le premier et le second), nous entrouvrons avec [Philippe Goetzmann](https://www.linkedin.com/in/philippegoetzmann/?originalSubdomain=fr) les **perspectives d'avenir de la grande distribution**. Dans cet épisode du [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), notre invité analyse les transformations profondes qui attendent la grande distribution. Entre nouveaux modèles économiques, fragmentation de la société et défis démographiques, cette conversation éclaire sur un avenir complexe mais riche d’opportunités.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Une transition nécessaire vers des modèles hybrides
Selon Philippe Goetzmann, **la grande distribution est confrontée à un impératif de transformation**. Le modèle traditionnel basé sur les économies d’échelle et la standardisation montre ses limites dans un monde de plus en plus fragmenté.
> « Il y a 15 ans, aller chez Carrefour, Auchan ou Leclerc, c’était presque pareil. Aujourd’hui, les propositions se différencient, répondant à des demandes variées et spécifiques ».
La **fragmentation** de la société et de la demande pousse les groupes à réinventer leurs offres. « Les groupes de distribution ne seront plus mono-enseignes, mais deviendront des groupes multi-enseignes avec des concepts très différents, mutualisant leurs coûts pour rester viables ». Cela ouvre la voie à une diversification des modèles, notamment à travers des circuits alternatifs, des startups ou encore [des approches locales](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/04/06/la-revolution-pas-simple-des-circuits-courts-grande-distribution/).
Cependant, ces évolutions s’accompagnent d’un défi majeur : maintenir la rentabilité tout en diversifiant les offres. « Segmenter le marché, c’est aussi augmenter les coûts et la complexité. Cela met une pression énorme sur les marges des acteurs, qu’ils soient distributeurs, industriels ou agriculteurs ».
> « Ce n’est pas les gros qui mangent les petits, mais les rapides qui mangent les lents. »
## Vers un commerce « agile » et « décentralisé »
Pour répondre à ces nouveaux enjeux, l’**agilité** et la **décentralisation** deviennent essentielles.
> Les organisations centralisées, face à un monde fragmenté, sont des systèmes mortifères. La chute de Casino, par exemple, est en grande partie liée à une hypercentralisation qui a déconnecté les magasins de leurs territoires ».
Philippe Goetzmann insiste sur l’importance de **redonner aux magasins une autonomie et une pertinence locale**.
> Refaire du patron de magasin le plus beau métier qui soit, retrouver l’agilité dans les décisions, c’est ce qui permettra aux enseignes de rester compétitives. »
Il souligne également le rôle croissant des services dans la transformation des modèles économiques. « Ce n’est pas le produit qui compte, mais ce qu’il permet de réaliser. **La grande distribution doit devenir un hub de services**, intégrant des offres de mobilité, de restauration ou de location. Cela exige un changement de mindset colossal ».
## Un avenir en mouvement : « le paysage de la distribution dans 10 ans ne ressemblera pas à celui d’aujourd’hui »
Les transformations à venir ne seront pas sans conséquences.
> D’ici 10 ans, le marché de la grande consommation pourrait perdre 15 à 20 milliards d’euros. Ce n’est pas une évolution mineure : c’est l’équivalent de la taille d’un groupe comme Auchan ».
Ces bouleversements imposent une adaptation rapide pour survivre dans un environnement de plus en plus compétitif.
> Ce n’est pas les gros qui mangent les petits, mais les rapides qui mangent les lents. Les entreprises capables d’intégrer ces changements seront celles qui prospéreront. »
Enfin, il appelle à une réflexion collective pour anticiper ces mutations. « Le paysage de la distribution dans 10 ans ne ressemblera pas à celui d’aujourd’hui. Ce changement est une opportunité si les acteurs savent l’aborder avec agilité, innovation et une véritable vision locale ».
Cet épisode riche en perspectives montre que la grande distribution est à un tournant décisif de son histoire. Les prochains défis, bien que complexes, ouvrent des opportunités pour réinventer un secteur clé de l’économie française.
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### Quel avenir pour la grande distribution : fragmentation, déconsommation et opportunités, « le modèle actuel est en train de basculer »
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/12/11/quel-avenir-pour-la-grande-distribution-fragmentation-deconsommation-et-opportunites-le-modele-actuel-est-en-train-de-basculer/
Last updated: 2024-12-12T07:00:47.000Z
On le sait, on le lit, on l'observe... **la grande distribution est en pleine mutation**. Au croisement de la **consommation**, de la politique et des **transformations sociales**, le secteur vit un grand chambardement.
C'est ce que nous a brillamment illustré [Philippe Goetzmann](https://www.linkedin.com/in/philippegoetzmann/?originalSubdomain=fr) autour de trois épisodes sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/). Dans ce premier épisode, il nous a partagé son éclairage sur les mutations profondes du secteur et les défis à venir.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Une industrie comme reflet de la société
Philippe Goetzmann décrit la grande distribution comme « un reflet, pas parfait, mais peut-être le meilleur, des sujets politiques et sociétaux ». Les **évolutions de la consommation traduisent souvent les bouleversements économiques et sociaux**, et cela se voit jusque dans les rayons des hypermarchés. « Toutes les questions politiques majeures se retrouvent en fait dans un hypermarché, que ce soit côté consommateur ou côté salarié », souligne-t-il.
Ancien cadre chez Auchan, il accompagne aujourd'hui les entreprises du secteur pour comprendre ces mutations. [La situation d'Auchan](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/06/auchan-nest-pas-en-faillite-ils-sont-juste-en-retard-auchan-entame-un-nouveau-chapitre-de-son-histoire/), par exemple, illustre ces défis. Interrogé sur les difficultés de l'enseigne, il répond : « Ce qui aurait été inquiétant, c’est qu’ils ne fassent rien », et de citer René Char pour décrire la démarche actuelle du groupe : « La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil ».
> Le modèle actuel, basé sur la massification, est en train de basculer. Le véritable défi est de transformer la baisse de volume en opportunité »
## Une distribution face à la fragmentation et à la déconsommation
La **fragmentation de la société** est un autre phénomène clé. « [Le tout sous le même toit est en train de disparaître](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/10/09/5-faits-majeurs-a-retenir-du-documentaire-choc-hypermarches-la-chute-de-lempire/) », observe Philippe Goetzmann. Alors qu’auparavant, les hypermarchés répondaient aux besoins convergents d’une grande classe moyenne, les [attentes des consommateurs](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/05/12/retail-revolution-a-quoi-ressemblera-la-societe-de-consommation-du-futur/) se diversifient. Cette diversité oblige les enseignes à repenser leur modèle. « La question n’est pas la surface du magasin, mais à quel consommateur on s’adresse et comment on répond à ses besoins », affirme-t-il.
Quant au phénomène de [déconsommation](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/conso-responsable/), il mérite d’être nuancé. « Ce n’est pas que les Français consomment moins, mais la **consommation** se déplace ». Il explique que la croissance démographique, qui a longtemps soutenu la consommation, est en stagnation. En parallèle, **les modes de consommation évoluent** : les services prennent le pas sur les produits physiques, et les préoccupations écologiques encouragent une réduction des gaspillages. Selon lui, « à horizon de 10 ans, le volume de consommation alimentaire pourrait baisser de 15 à 20 %, mais ce n’est pas une mauvaise chose en soi ».
Pour s’adapter, **les entreprises doivent revoir leur manière de créer de la valeur**. « Le modèle actuel, basé sur la massification, est en train de basculer. Le véritable défi est de transformer la baisse de volume en opportunité », conclut-il.
Dans cet épisode, notre invité nous rappelle la complexité des enjeux auxquels font face actuellement les acteurs de la grande distribution. Le commerce, bien plus qu’un secteur économique, est le miroir des transformations de notre société.
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### Comment adopter des solutions de paiement numérique sans compromettre la sécurité ?
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/12/11/comment-adopter-des-solutions-de-paiement-numerique-sans-compromettre-la-securite/
Last updated: 2024-12-11T10:21:32.000Z
Les solutions de paiement numérique font désormais partie intégrante du quotidien des consommateurs. Que ce soit pour des achats en ligne, des paiements via smartphone ou des transactions entre particuliers, elles offrent rapidité, simplicité et accessibilité à travers le monde. Cependant, cette commodité s’accompagne de nombreux défis en matière de sécurité. Nous présentons les risques liés à l’adopter des systèmes de paiement en ligne et les mesures à prendre pour se protéger.
## **Quels sont les principaux risques de sécurité liés au paiement numérique ?**
Les paiements numériques sont de plus en plus populaires et offrent de nombreux avantages aussi bien aux vendeurs qu’à leurs clients. Toutefois, si vous effectuez des paiements en ligne, il existe de nombreux risques auxquels ces solutions vous exposent. Les attaquants peuvent intercepter votre trafic et obtenir vos données personnelles. Alternativement, vous pouvez chiffrer votre trafic. Par exemple, si vous utilisez la technologie Apple, vous pouvez installer un [ExpressVPN pour Mac](https://www.expressvpn.com/fr/vpn-download/vpn-mac) et chiffrer votre trafic.
### **La fraude et le piratage**
La fraude en ligne reste l’un des risques majeurs liés aux paiements numériques. Les pirates exploitent des failles de sécurité pour voler des informations bancaires et personnelles de ceux qui utilisent leurs cartes bancaires pour effectuer des paiements en ligne. Par exemple, des attaques comme le « carding » consistent à **tester des numéros de cartes bancaires volées** jusqu’à trouver une combinaison valide. En 2022, la fraude liée aux cartes bancaires en France représentait plus de 500 millions d’euros de pertes.
### **Le phishing et les arnaques en ligne**
Le phishing ou hameçonnage, est une technique assez vieille qui reste très répandue. Les escrocs envoient des emails ou des messages frauduleux qui semblent provenir d’institutions légitimes pour soutirer des[ données sensibles des clients](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/19/les-enjeux-de-la-donnees-clients-de-la-collecte-a-la-fidelisation/), comme les identifiants de comptes bancaires. Une nouvelle forme d’hameçonnage appelée « quishing » utilise des QR codes malveillants qui redirigent les utilisateurs vers des sites de phishing. Dès que vous essayez par exemple de faire un paiement sur un site web frauduleux, vos informations bancaires sont volées.
En 2024, les attaques utilisant **des** **technologies comme l’IA générative** pour créer des deepfakes et des clones vocaux se sont multipliées, rendant le phishing encore plus difficile à détecter. Dans ce contexte, l’utilisation de solutions de paiement en ligne devient encore plus risquée.
### **Les failles de sécurité dans les applications**
Les applications de paiement ne sont pas à l’abri des vulnérabilités logicielles. Les cybercriminels recherchent constamment des **failles dans les systèmes** pour s’y infiltrer. Des exemples marquants incluent le vol massif de cryptomonnaies par exploitation de failles sur des plateformes comme Axie Infinity, où plus de 620 millions de dollars ont été dérobés en 2022\. Cela souligne la vulnérabilité de toutes les applications incluant des systèmes de paiement en ligne. Qu’il s’agisse d’un[ magasin qui utilise l’IA](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/25/voici-8-prejuges-sur-lusage-de-lintelligence-artificielle-en-magasin-2/) ou pas, il y a toujours un risque de fuite de donnée lorsque les applications ne sont pas régulièrement mises à jour pour éliminer les failles.
## **Comment assurer la sécurité des paiements numériques ?**
Face aux différents risques liés à l’utilisation de systèmes de paiement numérique, il est urgent de prendre des mesures efficaces pour se protéger. Même si des **fournisseurs de solutions de paiement en ligne** comme[ Stripe](https://stripe.com/fr) font beaucoup d’effort pour protéger leurs utilisateurs, chacun est dans l’obligation de prendre des mesures sécuritaires.
### **Utiliser des mots de passe complexes et uniques**
L’utilisation de mots de passe robustes est l’une des premières lignes de défense contre le vol de données. Chaque compte de paiement numérique doit avoir un mot de passe unique incluant :
- chiffres,
- majuscules,
- minuscules,
- caractères spéciaux…
Un gestionnaire de mots de passe comme celui que propose Google ou Apple peut faciliter cette pratique en générant et stockant des mots de passe sécurisés. En outre, il est conseillé de changer régulièrement ces mots de passe pour réduire le risque de piratage.
### **Activer l’authentification à deux facteurs sur toutes les solutions possibles**
La double authentification (2FA) ajoute une couche de sécurité supplémentaire en demandant une **seconde preuve d’identité**, comme un code reçu par SMS ou une application dédiée, en plus du mot de passe. Cela réduit considérablement les risques d’accès non autorisé même si un mot de passe est compromis. Par exemple, vous pouvez utiliser [Google Authenticator](https://chromewebstore.google.com/detail/authenticator/bhghoamapcdpbohphigoooaddinpkbai?hl=fr&pli=1). C'est un outil assez fiable.
### **Éviter les réseaux Wi-Fi publics pour les transactions sensibles**
Les réseaux Wi-Fi publics sont souvent non sécurisés, ce qui facilite les attaques de type man-in-the-middle, où un hacker peut intercepter les informations de paiement. Pour éviter cela, il est recommandé d’effectuer les transactions numériques **uniquement sur des réseaux privés** ou en utilisant un réseau privé virtuel. Cela vous évitera de vous faire voler vos données en lors de l’usage d’une solution de paiement en ligne.
### **Surveiller régulièrement ses comptes bancaires**
Une vigilance régulière des comptes bancaires permet de repérer rapidement des transactions non autorisées. La mise en place d’**alertes par SMS ou email pour chaque transaction** effectuée peut faciliter cette surveillance. En cas d’activité suspecte, signalez immédiatement le problème à votre banque ou au prestataire de paiement pour limiter les dommages.
### « Il est risqué d’opposer le print et le digital » : la stratégie de communication de Bricomarché : un équilibre entre digital et print
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/12/10/la-strategie-marketing-de-bricomarche-pour-dynamiser-le-commerce/
Last updated: 2024-12-12T09:01:18.000Z
Dans un contexte économique tendu, où la hausse des prix impacte fortement les choix des consommateurs, [**Brigitte Lethielleux**](https://www.linkedin.com/in/brigitte-lethielleux-74415784/?originalSubdomain=fr), responsable de la communication chez Bricomarché, partage son regard sur la **stratégie de communication de l'enseigne** et ses efforts pour maintenir une relation solide avec ses clients. Appartenant au groupe **Les Mousquetaires**, **Bricomarché** se démarque par sa **proximité** avec les clients et son ancrage dans des communes de petite et moyenne taille.
Aujourd'hui, **la place du print et des réseaux sociaux impactent l'enseigne dans ses réflexions et un équilibre reste encore à trouver**. Les défis de la transition digitale et les nouveaux modes de consommation invitent à repenser les méthodes. Interview avec la responsable communication de l'enseigne spécialisée en maison et jardin où elle nous partage les **7 points clés de la stratégie de communication de Bricomarché**.
[TÉLÉCHARGER LIVRE BLANC OUI PUB 2024](https://nanotera.eu/oui-pub-deux-ans-apres-2790/#formulaire)
## 1\. Fidélisation et prix : des axes renforcés pour relancer les ventes
Malgré des performances correctes, **Bricomarché a dû adapter sa stratégie de communication en réponse à l’inflation**, bien qu'elle tempère : « nous n’avons pas fondamentalement changé notre message, mais nous avons renforcé certains axes comme la fidélité et le prix », reconnaît-elle en début d'interview. Dans un contexte où les consommateurs font des arbitrages budgétaires, l’enseigne a ajusté la fréquence des opérations de fidélité pour mieux capter l'attention des clients : « nous avons testé une opération avec des bons d'achat, » dit-elle, et bien que l’opération « n'ait pas été un énorme succès, cela a tout de même permis de relancer légèrement le chiffre d'affaires ».
Par ailleurs, le choix de produits à prix coûtant est un levier important pour attirer les clients en période d’inflation : « sans ce contexte, communiquer fortement sur les événements avec des produits à prix coûtant fonctionne très bien », affirme-t-elle tout en ajoutant : « dès que l'on met en avant le prix, on constate une certaine élasticité de la demande ».
## 2\. L'expérimentation Oui Pub et l’évolution vers des solutions digitales
[Face à l’interdiction de certaines publicités imprimées dans des communes spécifiques en raison de l’expérimentation Oui Pub](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/03/30/ou-en-est-le-deploiement-du-oui-pub-au-luxembourg/), Bricomarché a dû s’adapter en orientant les points de vente concernés vers une communication digitale plus intense. « Oui, nous avons 24 magasins environ sont concernés, mais seulement 4 ou 5 sont totalement impliqués », explique Brigitte. Pour les points de vente touchés à 100%, la transition vers le digital a été inévitable : « nous les avons principalement accompagnés dans leur **stratégie digitale**, » tout en laissant chaque magasin gérer les médias traditionnels à son niveau local.
Notre invitée explique également les défis que pose cette nouvelle stratégie : « pour ce qui est des performances, je ne peux pas vous donner de résultats précis, » en raison de la variabilité d’un point de vente à l’autre. « D’un magasin à l’autre, les résultats varient : certains obtiennent de très bons résultats, tandis que d’autres sont moins performants. » Le changement est encore en phase expérimentale, mais Bricomarché continue de renforcer l’accompagnement de ses points de vente.
> Nous avons vraiment l'intention de nous détacher du commerce pour animer les plateformes de manière plus créative et moins centrée sur la vente »
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### À Pontarlier, l'Hyper U s'est dôté d'un système automatisé pour son Drive
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/12/09/a-pontarlier-lhyper-u-sest-dote-dun-systeme-automatise-pour-ses-commandes-drive-2/
Last updated: 2025-01-03T09:03:11.000Z
En 2023, le chiffre d'affaires généré par le service de **drive** a bondi de 12 % par rapport à 2022\. Pour répondre à cette croissance rapide, les enseignes cherchent des solutions innovantes pour s'adapter aux nouvelles attentes des consommateurs.
Rencontre du côté de l'**Hyper U de Pontarlier** où on découvre une initiative intéressante : l'hypermarché s'est doté d'un système baptisé **Dropper**, conçu et fabriqué par la société **OUIDROP**, qui automatise le processus de retrait de commandes. Grâce à son système robotisé, cette innovation française répond aux besoins croissants des enseignes et des clients en quête de praticité et de flexibilité.
## **Automatiser pour simplifier la vie des clients**
### **Automatiser pour simplifier la vie des clients**
Installé en novembre à proximité de l'hypermarché, **le système OUIDROP est désormais pleinement opérationnel**. Ce concept repose sur un conteneur robotisé capable de stocker divers types de commandes : produits secs, frais ou surgelés. L'infrastructure permet aux clients de récupérer leurs courses 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, éliminant ainsi les contraintes horaires.
« L’objectif de cette collaboration avec **OUIDROP** était d'offrir à nos clients un service disponible en continu, sans nécessiter de nouvelles embauches », explique David Gagnepain, associé de l'**Hyper U de Pontarlier**.
Ce système révolutionne le service client en supprimant les contraintes des horaires traditionnels tout en optimisant les ressources internes des magasins.
> « Chez Oui Drop, nous avons créé le premier système robotisé pour automatiser le retrait des courses drive et des colis », Thibault Soulier, fondateur de Ouidrop

## **Une solution clé en main pour les enseignes**
Pour les enseignes, **OUIDROP** représente un outil stratégique. « Avec notre système, les enseignes peuvent ouvrir des points relais accessibles en permanence, offrant un service rapide et innovant », souligne Thibault Soulier, fondateur de **OUIDROP**.
En évitant la saturation des drives traditionnels et en optimisant les périodes de forte affluence, **OUIDROP** permet d'élargir l’offre de services sans nécessiter d'investissements logistiques importants. Il offre également la possibilité d'augmenter les créneaux horaires, notamment les soirs, dimanches et jours fériés. « Le dropper permet d’ouvrir des points relais autonomes et rentables, augmentant ainsi le chiffre d'affaires, en particulier pendant les périodes non couvertes par les horaires classiques », ajoute Thibault Soulier.
Ce système ne se limite pas aux zones urbaines denses. Grâce à sa conception modulaire, il peut être installé dans divers contextes :
- En milieu urbain, pour des drives piétons ;
- En zones rurales, pour des conteneurs autonomes.
Cette flexibilité permet aux enseignes d'étendre leur présence dans des zones dites « blanches », souvent dépourvues de commerces. Avec une capacité de stockage de 100 à 200 commandes par jour, ces conteneurs sont idéaux pour toucher une clientèle éloignée des centres urbains ou cherchant des solutions pratiques.
## **Un service innovant pour les clients et les magasins**
L’expérience utilisateur est au cœur des priorités de OUIDROP. Chaque étape, de la commande en ligne au retrait, est conçue pour être fluide et intuitive.
> « Grâce à son autonomie, le dropper simplifie le retrait des commandes et constitue une solution innovante, tant pour les clients que pour les enseignes », précise Thibault Soulier.
Les enseignes, quant à elles, bénéficient d'une solution clé en main, facile à intégrer et à gérer, leur permettant de se concentrer sur d'autres aspects stratégiques de leur activité.
Ce type d'installation moderniser le service drive. Centrée sur les besoins des consommateurs et des magasins, **OUIDROP** ajoute de la flexibilité et un service de plus en plus plebiscités par les consommateurs.
Entièrement conçu et fabriqué en France, ce système offre une solution concrète face aux enjeux actuels du secteur : flexibilité, rentabilité et satisfaction client.
### Quels sont les nouveaux business model de la grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/12/05/quels-sont-les-nouveaux-business-model-de-la-grande-distribution/
Last updated: 2025-03-26T09:12:47.000Z
À quoi ressemblera le **commerce de demain** ? Vaste question.
Pour tenter d'y répondre, nous avons eu le plaisir de nous associer à un événement avec les équipes d'[Etyo](https://www.etyo.com/) autour des enjeux, des tendances et des nouveaux **business model** pour l'[avenir de la distribution alimentaire](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/12/11/quel-avenir-pour-la-grande-distribution-fragmentation-deconsommation-et-opportunites-le-modele-actuel-est-en-train-de-basculer/).
Dans une émission diffusée en direct, nous avons réunis des intervenants de choix pour apporter des réflexions nouvelles :
- [](https://www.linkedin.com/in/ACoAAALrIMQBu9B7B8rIH5kfXAzQUv-XFjSFUhY)Boris Meton, co-fondateur de La Fourche ;
- [](https://www.linkedin.com/in/ACoAAAWHRzwBRC7qhiUDxQlj1ocMj9BYBiMi8ZE)Marianne De Chambrun, directrice Stratégie Transformation chez Carrefour ;
- [](https://www.linkedin.com/in/ACoAAATBkUcBjxqCFVjIOSiqY2bmpHpyBlw6jo8)Thomas Pocher, adhérent Leclerc ;
- [](https://www.linkedin.com/in/ACoAAAJjq6EByhSQnIPD95B1MsNvx-LdDpi6zSA)Clément Rossigneux, COO chez Quitoque.
Le replay est disponible en bas de page.
## **Les enjeux et nouveaux modèles de la grande distribution alimentaire**
Le monde de la grande distribution alimentaire est confronté à des défis majeurs. Qu'il s’agisse de s’adapter aux nouvelles attentes des consommateurs, de repenser les modèles économiques ou d’embrasser les enjeux environnementaux, le vaste monde du retail est en ébullition pour construire son avenir.
Voici les grandes phrases à retenir de cette intervention :
> « Leclerc a été le premier à démocratiser le drive et continue d'innover avec les drives piétons », Thomas Pocher
_This post is for subscribers only._
### Comment La Vie Claire a dynamisé ses rayons hygiène-beauté
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/12/05/comment-la-vie-claire-a-dynamise-ses-rayons-hygiene-beaute-2/
Last updated: 2024-12-05T15:02:41.000Z
L'enseigne **La Vie Claire** poursuit sa progression en France. Sur un **marché** du bio challengé et en constante évolution, l'enseigne parvient à se distinguer par une stratégie articulée autour de trois grands axes : le gout, la santé et l'environnement, et un programme de fidélité performant.
Dans un [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), on reçoit Vincent Ruiz, directeur de l’offre de l’enseigne. Lui qui a rejoint l'enseigne « depuis un peu plus de deux ans », nous décrit sa motivation de travailler pour une enseigne aux valeurs « positives ». Dans cette interview, on parle d'offre, de stratégie de l'enseigne et on fait un focus sur le merchandising qui a permis à l'enseigne de redynamiser ses rayons hygiène beauté.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
[](https://www.visiativ.com/boostez-vos-ventes-avec-nos-experts-merchandising/)
## **Le marché bio vit un rebond prometteur**
Après quelques mois compliqués, le marché des enseignes bio retrouve des couleurs. Ces fluctuations post-Covid ont cessé. Les résultats de cette année 2024 s'annoncent « pleins de promesses », résume Vincent Ruiz : « 2023 a été complexe, mais 2024 est de bon augure grâce aux valeurs que représente la bio et aux actions menées par nous-mêmes, ce qui nous a permis de relancer cette dynamique », soutient notre invité.
> *Le premier levier de croissance de l'enseigne, c’est de retrouver une fréquentation dans nos magasins. Le deuxième, c’est les opportunités, comme racheter des magasins ou fusionner, ce qui permet de générer une croissance indirecte.*
La dynamique de La Vie Claire repose sur la culture de la différenciation. Pour Vincent Ruiz, il est importance de se différencier par l'offre et de parvenir à proposer des produits uniques :
> « Nous essayons de dynamiser en créant des produits uniques, comme un pur jus de clémentine corse, où nous sommes les seuls en France à le faire ».
L’accent de l'enseigne est également mis sur une compréhension claire des besoins des clients : « Si un client doit chercher un produit pendant cinq minutes, on risque de le perdre. L’idée était donc de proposer des magasins qui se veulent fonctionnels, avec des offres simple, claire et compréhensible pour tous ».
> *Le meilleur outil de fidélisation, c’est d’avoir de bons produits. Pour moi, ce n’est pas le premier achat qui compte, mais les suivants, car cela signifie que le client a aimé et qu’on a marqué un point.*
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### Pourquoi les magasins continuent de susciter la joie pendant les fêtes
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/12/04/pourquoi-les-magasins-continuent-de-susciter-la-joie-pendant-les-fetes-2/
Last updated: 2024-12-05T07:27:51.000Z
Dans les allées des centres commerciaux, les décorations festives, les sapins majestueux et les guirlandes lumineuses plongent petits et grands dans l'atmosphère chaleureuse de **Noël**. Pas de doute, la **magie de Noël** est là et reste un moment unique dans la vie des consommateurs, et ce malgré l'essor fulgurant des achats en ligne ces dernières années.
Aujourd'hui, **rien ne remplace l’expérience unique d’aller faire ses courses en magasin**, notamment pendant la période des fêtes. Le simple fait de découvrir des produits, de sentir l’atmosphère festive et de vivre une [expérience client](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/04/20/comment-ameliorer-lexperience-client/) reste des éléments que l’e-commerce peine à reproduire.
## Le commerce physique est loin d’être mort
Si la crise sanitaire pandémie a accéléré l'usage du commerce en ligne, poussant de nombreuses enseignes à investir dans leurs solutions et visibilités numériques, les magasins physiques ont résisté contrairement aux prédictions pessimistes.
Ce qui a profondément changé, c'est la place de l'expérience dans le fait de vagabonder dans un centre commercial. C'est moins visible et peu évident à chiffrer. **Les consommateurs continuent de fréquenter les centres commerciaux, souvent par plaisir de déambuler que d'acheter**.
Ces comportements mettent en lumière une nouvelle approche du commerce : le magasin devient un espace d’exploration, de sociabilité et d’expérience. Le commerce de demain doit être un lieu de vie, moderne, offrant une panoplie de services et des produits adaptés localement.
Cela explique notamment l'attrait croissant pour les formats de type pop-up ou éphémère. Ces initiatives viennent mettre en lumière des marques iconiques ou des émergentes et permettent de répondre à des envies de découverte et de singularité, essentielles à l’ère de la surabondance d’offres en ligne.
En **période de fêtes**, cette quête d’expériences uniques est encore plus marquée. Selon une étude, environ deux tiers des ventes de Noël en France se font encore en magasin, et une part importante des consommateurs privilégient les visites physiques pour trouver l’inspiration.
## Là où le digital ne peut rivaliser
Même bardé d'[intelligences artificielles](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/25/voici-8-prejuges-sur-lusage-de-lintelligence-artificielle-en-magasin-2/) et de personnalisations en tout genre, l’e-commerce ne peut pas (encore) rivaliser avec l’immersion des magasins physiques. L’expérience d’achat en magasin implique tous les sens : voir, toucher, sentir et même entendre. C’est un moment où les consommateurs s’approprient l’ambiance des fêtes, bien au-delà du simple achat.
En période de fêtes, faire ses achats, c’est vivre une expérience, pas seulement acheter. Personne n'envisagerait d'acheter son homard ou une dinde sur un site en ligne. Le consommateur a encore se plaisir de choisir ses produits dans son rayon marée ou dans une boucherie qui vont, au-delà de la vente, apporter aussi du conseil.
Le [digital](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/12/03/digitalisation-du-catalogue-12-phrases-cles-pour-comprendre-les-tendances-de-2025-avec-le-replay-2/) doit encore séduire. Ces dernières années, les habitudes des consommateurs ont évolué. **Le commerce en ligne a gagné du terrain, mais la part des achats en magasin montre des signes de résilienc**e. En 2023, pour la première fois depuis 2021, le pourcentage de consommateurs prévoyant de faire leurs achats en magasin pendant les fêtes a augmenté. Signe des temps et preuve que le physique n'a pas dit son dernier mot.
D'autres éléments font défaut à l'e-commerce. Contraintes et délais de livraison font aussi craindre le pire. De quoi privilégier un achat physique.
## Les fêtes, un atout unique pour le commerce physique pour se reconnecter avec ses clients
Côté consommateur, ce qui rend la période des fêtes si spéciale, c’est avant tout l’esprit d’offrir. Les consommateurs cherchent des cadeaux pour leurs proches, et cette démarche les pousse à explorer les magasins. Les vitrines décorées, les musiques de Noël, les parfums évocateurs comme le pin ou la cannelle, et l’ambiance festive en général contribuent à créer un cadre que le commerce en ligne ne peut reproduire.
Pour de nombreux consommateurs, le shopping de Noël devient une activité en soi, un moment agréable partagé en famille ou entre amis. Des enseignes comme Galeries Lafayette ou Printemps, avec leurs célèbres vitrines de Noël, exploitent parfaitement ce désir d’émerveillement et de convivialité. De plus, des initiatives comme les marchés de Noël éphémères ou les évènements en magasin (dégustations, ateliers) enrichissent cette expérience.
Et, fait marquant, ce sont toujours ceux qu'on imagine qui attendent cette période. Les plus jeunes, les générations Z et Alpha, se montrent particulièrement attentifs à cette expérience en magasin. Ces jeunes consommateurs, bien que très (trop) connectés, apprécient la proximité, le contact humain et la découverte physique des produits. Ce comportement contraste avec celui des générations précédentes, plus portées sur le numérique. Ce changement de paradigme contraste par les temps qui courent et laisse entrevoir un renouveau pour les magasins physiques dans les années à venir.
La nouvelle génération cherche davantage à vivre des expériences uniques en magasin. Ce besoin d’interaction physique est une bonne nouvelle pour le commerce.
## Les centres commerciaux, lieux d'expérience avant d'être des lieux d'achats
C'est là que la place des centres commerciaux change. **La grande distribution, et les commerces au sens large d'ailleurs, doit aller au-delà de leur fonction traditionnelle**. En France, comme ailleurs, ils se transforment en lieux de vie, mêlant boutiques, restaurants, animations et espaces communautaires. Chaque année, on y voit des évènements comme des ateliers créatifs, des séances maquillages ou la célèbre photo avec le Père Noël. Cela contribue à attirer des consommateurs, même les plus connectés, et à fidéliser une clientèle en quête de moments inoubliables.
Cette **approche expérientielle** répond aux attentes des consommateurs qui veulent se créer des souvenirs. Le commerce de demain sera avant tout un lieu de vie où on aime passer du temps sans forcément dépenser.
Les fêtes de fin d'année sont une juste occasion de revenir aux fondamentaux.
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### Marjane : l'enseigne marocaine au cœur du commerce moderne
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/12/03/marjane-lenseigne-marocaine-au-coeur-du-commerce-moderne/
Last updated: 2024-12-03T10:03:12.000Z
**Marjane est une enseigne phare de la grande distribution au Maroc**, si bien qu'au fil du temps, elle est devenue un acteur clé dans le paysage économique et social du pays. Depuis son inauguration en 1990, elle a su allier tradition marocaine et modernité pour offrir une expérience unique à ses clients.
Cet article revient sur les spécificités de l'enseigne Marjane, son impact sur le marché et les raisons de son succès.
## **Une enseigne en plein développement**
Avec plus de 40 hypermarchés répartis sur tout le territoire marocain, **Marjane est devenue une destination incontournable pour les familles**. On y retrouve les codes des enseignes françaises. L'assortiment est résolument très large : alimentation, électroménager, vêtements, produits de beauté, et bien plus. Ce modèle du « tout sous un même toit » repris aux européens répond aux besoins des consommateurs marocains qui recherchent de la commodité et de la variété pour leur achat du quotidien.
Les magasins **Marjane** ne se contentent pas de proposer des produits. L'[**expérience client**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/02/25/9-idees-ameliorer-experience-client-grande-distribution/) est maximisé et les centres commerciaux sont considérés comme de véritables lieux de vie. On y retrouve des zones de loisirs, des aires de restauration, et parfois même des événements locaux qui viennent enrichir l'expérience client.

## **Un engagement pour les produits locaux et l'environnement**
L’un des atouts majeurs de **Marjane** est sa volonté de promouvoir les [produits locaux](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/02/07/ce-quil-faut-savoir-sur-la-consommation-de-produits-locaux-en-grande-distribution/). En collaborant avec des producteurs marocains, l’enseigne contribue au développement de l'économie nationale. Fruits, légumes, épices ou encore produits artisanaux trouvent une place de choix dans les rayons, reflétant ainsi la richesse et la diversité du patrimoine marocain.
Ce partenariat avec les producteurs locaux s’inscrit dans une démarche de durabilité et de [responsabilité sociale](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/rse/). Il permet de réduire l'empreinte carbone liée à l'importation tout en soutenant les acteurs économiques locaux.
L'enseigne mise très fortement sur la RSE. Dans un monde de plus en plus sensibilisé aux questions environnementales, **Marjane a pris des initiatives pour réduire son impact écologique**. L’enseigne mise sur l’efficacité énergétique de ses magasins, la réduction du plastique, et encourage le recyclage. Ces actions témoignent de l’engagement de Marjane en faveur d’un commerce durable et responsable.
## **Innovation et transformation digitale**
Marjane ne se limite pas au commerce traditionnel. L’enseigne a su s’adapter aux nouvelles habitudes de consommation, notamment avec l’essor du numérique. Le lancement de **Marjane e-commerce**, sa plateforme en ligne, a marqué une étape importante dans sa transformation digitale. Grâce à cette initiative, les clients peuvent désormais commander leurs produits en ligne et se faire livrer à domicile.
Ce service répond à un besoin croissant, notamment dans les zones urbaines où le rythme de vie est soutenu. Avec cette stratégie, Marjane démontre sa capacité à évoluer avec les tendances du marché.
**Marjane continue d’évoluer dans un marché en constante mutation**. L'enseigne est en pleine croissance. Avec sa stratégie tournée vers l’innovation, la durabilité, et la satisfaction client, l’enseigne est bien positionnée pour maintenir sa place de leader au **Maroc**. Sa capacité à répondre aux besoins des consommateurs tout en respectant les valeurs locales fait de Marjane une marque qui inspire confiance et fidélité.
**Marjane**, bien plus qu’une enseigne de grande distribution, incarne **une vision moderne du commerce marocain**. Son succès repose sur un savant équilibre entre tradition et innovation, ancrage local et ouverture sur le monde. Alors que les défis du commerce évoluent, Marjane reste un acteur incontournable, prêt à relever les défis de demain.
## **Un acteur social majeur**
Au-delà de son rôle économique, **Marjane joue également un rôle social important**. L’entreprise soutient des initiatives caritatives et communautaires, en collaborant avec des associations locales pour venir en aide aux populations défavorisées. Ces actions renforcent le lien entre l’enseigne et ses clients, en ancrant Marjane comme un acteur engagé dans la société marocaine.
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### Digitalisation du catalogue : 12 phrases clés pour comprendre les tendances de 2025 (avec le replay)
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/12/03/digitalisation-du-catalogue-12-phrases-cles-pour-comprendre-les-tendances-de-2025-avec-le-replay-2/
Last updated: 2025-01-23T09:28:41.000Z
La **communication promotionnelle** est en pleine mutation. Portée à la fois par les évolutions technologiques, un contexte législatif (dixit le [Oui Pub](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/12/oui-pub-contactabilite-strategie-les-grands-enjeux-de-la-digitalisation-du-catalogue-2/)), les changements dans les habitudes de consommation et l'essor des réseaux sociaux, les enseignes doivent s'adapter pour continuer à se rendre visible auprès de leurs clients.
Lors d'un webinaire récent, des experts de [Meta](https://about.meta.com/fr/) et [Nanotera](https://nanotera.eu/) ont partagé leurs visions sur les **tendances de la communication locale** qui façonneront l'année 2025\. Le replay est en fin d'article.
Voici un tour d'horizon des 12 phrases clés issues de cet échange, qui éclairent les défis et opportunités à venir.
[TÉLÉCHARGER LE LIVRE BLANC OUI PUB 2025](https://nanotera.eu/oui-pub-deux-ans-apres-2790/#formulaire)
### 1\. Les réseaux sociaux : des carrefours d'audience incontournables
> Les réseaux sociaux sont plus que jamais indispensables. Méta est plus que jamais indispensable. Facebook, Instagram, TikTok… Aujourd’hui, c’est impossible de faire sans. Les réseaux sociaux, ce sont des carrefours d’audience : Facebook, c’est 40 millions de personnes tous les mois, Instagram 35 millions, WhatsApp 45 millions. Ce sont des médias de masse que les gens consomment en moyenne pendant 1h30 par jour. »
> *(Raphaël, Meta)*
Les réseaux sociaux ont atteint une portée comparable à celle de la télévision, devenant des plateformes essentielles pour toucher une audience massive et engagée.
### 2\. Le smartphone dépasse la télévision en temps d'écran
> Le smartphone a dépassé la télévision en taux d’équipement. Entre 2021 et 2024, le smartphone a pris 10 points, tandis que la télé en a perdu 2\. Aujourd’hui, on consomme plus de temps devant son petit écran que devant celui du salon. C’est un basculement majeur, et cela redéfinit totalement comment les enseignes doivent penser leur communication. »
> *(Jonathan Le Borgne)*
Ce changement souligne l'importance pour les marques d'adapter leur stratégie aux supports mobiles, où se trouve désormais l'attention des consommateurs.
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### La vie sans prospectus : 10 enseignements des tactiques entreprises par les magasins
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/26/la-vie-sans-prospectus-9-enseignements-des-tactiques-entreprises-par-les-magasins/
Last updated: 2024-11-26T10:38:49.000Z
[](https://www2.centricsoftware.com/l/35842/2024-10-29/wddx7k)
Le **Oui Pub** a accéléré la transition vers la digitalisation de la communication des points de vente. Comme chaque, Je Bosse en Grande Distribution et [Nanotera](https://nanotera.eu/) s'associent autour d'une enquête pour dresser un état des lieux de la [communication digitale locale en grande distribution](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/marketing-digital/) et comprendre les problématiques majeures pour 2025.
Cette année ressemble quelque peu aux précédentes, à une différence près, les réponses sont davantage teintées d'inquiétude et de nombreux voient un retour à la mode du prospectus. Dans cet article, on vous partage les 10 enseignements des tactiques entreprises par les magasins pour continuer à adresser une clientèle locale.
💡
Méthodologie. 51 magasins ont répondu à notre enquête. Profil des principaux répondants : responsable communication (27%), directeur (25%), adhérent/associé (17%). Profil des enseignes représentées : Leclerc (32%), Intermarché (16%), Coopérative U et Carrefour (10%), et autres dont : Auchan, Monoprix, Monsieur Bricolage, Lidl, Géant Casino, Leroy Merlin, Décathlon, Intersport, But, Picard, Bureau Vallée.
[Communication locale : comprendre les enjeux de la contactabilité client, avec Rafaël LefevreMasterclass vidéo avec Rafaël Lefevre pour évoquer les bonnes pratiques sur Meta et apporter des réflexions autour de la contactabilité.Je Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/06/communication-locale-comprendre-les-enjeux-de-la-contactabilite-client-avec-rafael-lefevre/)
## **L'arrêt de la distribution du prospectus, une transition bien entamée**
Interrogés, 72% des 51 magasins interrogés de notre enquête précisent avoir commencé et envisagé d'arrêter la distribution du prospectus papier. Ils sont encore 1 tiers à attendre et y penser.
Parmi les raisons évoquées quant à l'arrêt de la distribution, on retrouve deux raisons principales :
- 1, pour 46% des répondants, l'arrêt de la distribution du prospectus correspond à un changement de stratégie marketing de l'enseigne qui a forcé (entre guillemets), les magasins à revoir la façon d'adresser leur communication locale. La présence de nombreux magasins Leclerc dans cette enquête explique en majeure partie ce résultat ;
- 2, pour 39% des répondants, le choix d'arrêter la distribution correspond à une volonté de réduire les couts. Le prix du papier ayant fortement progressé ces dernières années, la question du cout et des optimisations budgétaires liés à l'impression du papier ont contrait les magasins à revoir leur approche face au support.
On notera en 3 que les motivations et convictions écologiques restent au second plan. Seulement 15% des répondants déclarent avoir pris cette décision pour des raisons environnementales.
[Télécharger le livre blanc : OUI PUB édition 2024](https://nanotera.eu/oui-pub-deux-ans-apres-2790/#formulaire)
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### Sitram : le grand retour de l’inox dans les rayons des ustensiles de cuisson
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/26/sitram-le-grand-retour-de-linox-dans-les-rayons-des-ustensiles-de-cuisson/
Last updated: 2024-11-26T14:43:01.000Z
Depuis 60 ans, la marque **Sitram** s'est imposée comme une référence dans le monde des ustensiles de cuisine. Pionnière de l’utilisation de l’inox pour la fabrication de poêles et casseroles, l’entreprise confirme son expertise en rayon sur ce matériau durable, solide et sain, et rivalise avec les grands noms du secteur.
Dès ses débuts, [Sitram](https://www.sitram.fr/expertise-inox?utm%5Fsource=je%5Fbosse%5Fen%5Fgd&utm%5Fmedium=display&utm%5Fcampaign=publiredactionnel) a fait de l'inox son matériau de prédilection, avec un premier autocuiseur en acier inoxydable lancé dans les années 60\. Rachetée en 2013 par Gers Équipement, Sitram, dont l’acronyme signifiait à l’origine Société Industrielle de Transformation des Métaux, s’est ouverte à la grande distribution. Présente en GSA, GSS et chez les discounters, la marque se positionne aujourd’hui sur l'inox, en réponse à un regain d'intérêt des consommateurs pour des solutions durables et saines.
[](https://www.sitram.fr/expertise-inox?utm%5Fsource=je%5Fbosse%5Fen%5Fgd&utm%5Fmedium=display&utm%5Fcampaign=publiredactionnel)
## Le marché des ustensiles de cuisson en plein boom
Le marché des ustensiles de cuisson a connu de nombreuses évolutions ces dernières années. Après une forte croissance durant la pandémie du Covid-19, le secteur se stabilise, avec une demande qui se concentre de plus en plus sur des produits durables et de qualité. « Le marché des produits en inox est en pleine expansion. Depuis 2023, nous avons constaté une augmentation de 60% de la demande pour des ustensiles de cuisson en inox, notamment en raison des préoccupations grandissantes liées aux revêtements anti-adhésifs contenant des PFAS », explique Pierre-Henri Le Calvé, Category Manager chez Sitram.
Sitram profite de ce contexte favorable pour élargir sa gamme et proposer une diversité d'ustensiles de cuisson, adaptés aux besoins variés des consommateurs. La marque ne se limite pas à l'inox : elle décline également des ustensiles en aluminium ou en fonte d’acier. Cette diversité permet à Sitram de répondre aux préférences individuelles des clients, qu'ils soient à la recherche d'ustensiles robustes pour un usage quotidien ou de solutions plus légères et faciles à manipuler. « Nous avons des produits pour chaque usage et chaque type de consommateur, du cuisinier occasionnel au chef amateur passionné », précise Pierre-Henri Le Calvé.
En termes de positionnement, **Sitram se définit comme un acteur incontournable sur le marché des appareils de cuisson**. « Ces dernières années, les GSA ont beaucoup développé la MDD, donc notre enjeu est de nous positionner entre les deux : nous offrons un niveau de qualité équivalent à notre principal concurrent mais jusqu’à 30 % ou 40% moins cher ».
**Sitram est également le leader français de la vente en volume de cocottes en fonte d’acier**, réputées pour leur capacité à retenir la chaleur et à sublimer les saveurs. Avec des poêles et casseroles allant des options amovibles aux versions plus classiques, la gamme se veut flexible et moderne, toujours en phase avec les attentes du marché. « Nous nous efforçons de proposer des produits qui soient non seulement de qualité, mais aussi accessibles, pour que chaque consommateur puisse profiter de la meilleure expérience de cuisson possible », ajoute le Category Manager.

## L'inox, matériau phare et durable
L'**acier inoxydable**, en plus de ses qualités de durabilité, est un matériau inerte qui ne réagit pas avec les aliments et ne s'altère pas avec le temps. Contrairement aux revêtements anti-adhésifs, il ne présente aucun risque d'usure rapide ni d'émission de substances chimiques nocives. « L'inox est la meilleure alternative que nous pouvons offrir aux consommateurs qui veulent cuisiner sainement, sans PFAS ni compromis sur la qualité », affirme Pierre-Henri Le Calvé.
Pour accompagner ce renouveau, **Sitram** organise depuis longtemps des opérations de recyclage en magasin pour inciter les consommateurs à rapporter leurs vieilles poêles et casseroles, en échange de prix préférentiels sur les nouvelles gammes. « Cette initiative est toujours un véritable succès car les consommateurs souhaitent, en plus d’un bon produit, faire un geste pour l'environnement », explique Pierre-Henri Le Calvé. Si ces opérations concernaient jusqu’ici uniquement l'aluminium et la céramique, elles s’élargiront à l’inox dès 2025, faisant de Sitram un pionnier dans la collecte et le recyclage de ce matériau.

## Les engagements forts de Sitram en matière de RSE
L'engagement RSE est un véritable pilier de la stratégie de Sitram. Depuis quelques années, la marque a pris des mesures concrètes pour réduire son impact environnemental : utilisation de matières recyclées à hauteur de 90 % pour l'inox, 98 % pour l'aluminium, et 60 % pour la fonte. « *Nous sommes convaincus que l'utilisation de matières recyclées est un levier puissant pour améliorer notre impact environnemental* », souligne Pierre-Henri Le Calvé. Ces initiatives ne sont pas seulement le reflet d'une volonté marketing, mais répondent à des attentes concrètes des consommateurs.
> *Nos études montrent que 80 % des clients perçoivent l’achat de produits en matériaux recyclés comme un véritable geste environnemental. Pour les autres, même s'ils sont moins convaincus, ils optent tout de même pour du recyclé à prix équivalent* », précise-t-il.
Sitram a également rajeuni son image avec un nouveau logo et une charte graphique modernisée, avec un gros travail sur le packaging. Ce relooking s'accompagne d'une stratégie de communication ciblée sur ses valeurs historiques : authenticité, accessibilité et convivialité. La campagne des 60 ans en est un exemple marquant, avec des activations variées comme un spot publicitaire diffusé à la télévision, une websérie avec Yves Camdeborde et Sébastien Chabal, et des opérations promotionnelles en magasin.
## La force de vente Sitram : proximité et formation au cœur de la stratégie
Sitram ne se contente pas de fabriquer des produits, elle cherche également à être au plus près de ses distributeurs et consommateurs. L'un des principaux atouts de la marque est sa **force de vente très présente sur le terrain**. Les commerciaux de Sitram se rendent dans les enseignes de la grande distribution toutes les deux semaines afin de réassortir les rayons, présenter les nouveautés et s'assurer de la bonne visibilité de leurs produits.
> *La proximité est essentielle pour nous. Cela nous permet de mieux comprendre les attentes du marché et de nous adapter rapidement* », explique Pierre-Henri Le Calvé.
Sitram dispose aussi d'un showroom en région parisienne, véritable outil d’aide à la vente. Ce lieu permet aux directeurs de magasins et aux responsables de centrales d'achat de découvrir toute l'étendue des gammes et d'en apprécier la qualité. Dans le domaine des ustensiles de cuisine, où le toucher et le poids jouent un rôle essentiel, cette approche s'avère particulièrement pertinente. « *Malgré l'explosion des ventes en ligne, 60 à 70 % des achats d'ustensiles de cuisson se font encore en magasin, car les clients souhaitent souvent 'soupeser' la poêle ou la casserole avant de l'acheter* », précise Pierre-Henri Le Calvé.
Enfin, Sitram a mis en place des **formations à la cuisson** dans son showroom pour les responsables de rayon et les acheteurs des enseignes partenaires. Ces formations ont pour objectif de renforcer la connaissance des produits et de montrer la technicité derrière la fabrication des ustensiles en inox. « *C'est un véritable gain de confiance pour eux et cela les aide à mieux conseiller les consommateurs* », conclut Pierre-Henri Le Calvé.
### Voici 8 préjugés sur l'usage de l'intelligence artificielle en magasin
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/25/voici-8-prejuges-sur-lusage-de-lintelligence-artificielle-en-magasin-2/
Last updated: 2025-03-21T09:42:49.000Z
L'[**IA**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/05/04/16-usages-possibles-de-intelligence-artificielle-pour-la-grande-distribution/) fait son entrée progressivement en grande distribution. Aussi bien attendue que crainte, **l'intelligence artificielle devient un levier incontournable d'innovation et de performance pour les magasins**.
Les premiers usages de l'**IA** suscitent encore quelques questionnements et fait l’objet de plusieurs idées reçues. Est-elle réellement plus performante que l’humain ? Se limite-t-elle à réduire les coûts ou peut-elle aussi améliorer l'expérience client et réduire le gaspillage alimentaire ?
Dans cet article, Alexandre Tachet, fondateur de [Freshflow](https://freshflow.ai/fr/) **une solution qui aide les chefs de rayon de fruits et légumes à optimiser leur commande grâce à l'IA**, s'est prêté au jeu d'un vrai/faux pour balayer 5 préjugés sur l’IA en grande distribution.
## L'intelligence artificielle fait toujours mieux que l'humain ?
« Vrai et Faux » ! Si l'IA est capable d'analyser de grandes quantités de données plus rapidement que l'humain (ndlr : ce qui lui permet de détecter des tendances ou de réaliser des prédictions avec une grande précision), « **l'intelligence artificielle se doit d'être au service de l'humain** » avant-tout explique Alexandre Tachet. Sans l'intervention humaine pour la diriger, la piloter et la challenger, l'IA peut manquer de discernement et proposer des solutions inadaptées. En somme, **l'IA et l'humain doivent apprendre à collaborer pour atteindre des résultats optimaux**.
> L'intelligence artificielle ne donnera pas toujours la bonne réponse sans une supervision humaine.
[](https://je-bosse-en-grande-distribution.captivate.fm/support)
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## L'intelligence artificielle en grande distribution est uniquement utilisée pour réduire les coûts ?
C'est faux. Bien que la réduction des coûts est un objectif réel (et pas tabou, au contraire), l’IA est surtout utilisé dans un objectif client : « **l'intelligence artificielle est aujourd'hui au service du client, notamment pour améliorer la satisfaction client** », commente notre invité. Les outils basés sur l’IA peuvent analyser les comportements d'achat, anticiper les besoins, et personnaliser les recommandations, ce qui contribue à une meilleure expérience d'achat pour les consommateurs.
## L'intelligence artificielle en grande distribution rend le travail plus difficile ?
Encore une fois, c'est faux. Au contraire, « l'intelligence artificielle est au service des collaborateurs et des équipiers en magasin ». Elle permet d'**automatiser certaines tâches fastidieuses et répétitives**, pour libérer ainsi du temps sur des missions à plus forte valeur ajoutée. L’IA aide aussi les employés à prendre de meilleures décisions en fournissant des informations pertinentes, ce qui simplifie leur travail quotidien.
## L'intelligence artificielle en grande distribution ne peut pas gérer les tâches complexes.
C’est totalement faux. « **L'intelligence artificielle vient justement apporter une aide sur la simplicité de tâches complexes** », souligne le fondateur de Freshflow, particulièrement dans des rayons comme les fruits et légumes, où la gestion des stocks et les commandes nécessitent la prise en compte de nombreux facteurs. L'IA prend en compte ces variables pour aider les magasins à passer de meilleures commandes, afin d'éviter les surstocks ou les ruptures.
## L'intelligence artificielle en grande distribution est trop coûteuse à mettre en place ?
Cette idée est fausse.
> L'intelligence artificielle aujourd'hui est déjà accessible et ne coûte rien ou quasiment rien pour les magasins.
Les technologies basées sur l’IA deviennent de plus en plus abordables et faciles à intégrer, notamment grâce aux solutions SaaS (Software as a Service) et aux infrastructures cloud. De nombreux outils peuvent être déployés sans nécessiter d’investissements colossaux.
## L'intelligence artificielle en grande distribution n'est pas assez flexible pour s'adapter au changement ?
Encore une fois, cette affirmation est fausse.
> C'est dans l'ADN de l'intelligence artificielle de s'adapter.
L'IA, par définition, est agile et capable de s'ajuster en fonction de nouveaux paramètres ou données. Les modèles d'apprentissage automatique (qu'on appelle machine learning) sont continuellement améliorés pour rester pertinents face aux évolutions du marché et répondre aux nouvelles tendances de consommation.
## On croit que l'intelligence artificielle en grande distribution ne peut pas aider à réduire le gaspillage alimentaire ?
Il s'agit ici d'une idée fausse.
> L'intelligence artificielle est un outil supplémentaire qui permet d'aller encore plus loin dans la réduction du gaspillage alimentaire.
Grâce à des algorithmes avancés, l’IA peut prévoir plus précisément les quantités de produits à commander, identifier les articles qui risquent de périmer et ajuster les prix en conséquence, ce qui permet aux magasins d'optimiser leurs stocks et de réduire considérablement le gaspillage.
## L'intelligence artificielle en grande distribution ne peut pas améliorer l'efficacité opérationnelle.
C'est encore faux.
> L'intelligence artificielle développée est un outil d'excellence opérationnelle.
Elle aide non seulement les magasins à optimiser leurs processus internes, mais elle appuie également les collaborateurs dans leur travail quotidien. L'IA est aujourd'hui un levier d'efficacité pour toute la chaîne de valeur en grande distribution, des entrepôts à la vente en magasin.
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L'intelligence artificielle est loin d'être un simple outil de réduction des coûts ou une technologie futuriste inaccessible. Elle s'intègre progressivement dans la grande distribution pour améliorer la satisfaction client, l'efficacité opérationnelle et même contribuer à des initiatives écoresponsables comme la réduction du gaspillage alimentaire.
Bien que certaines tâches restent encore du ressort des humains (spoiler : l'IA ne remplacera par les hommes), l’IA est un allié précieux pour les employés et devient un véritable outil de performance pour les entreprises.
### Dans les secrets de la production de pommes de Terre chez Pom' Alliance
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/24/dans-les-secrets-de-la-production-de-pommes-de-terre-chez-pom-alliance-2/
Last updated: 2025-01-13T18:25:53.000Z
Depuis plus de 25 ans, [Pom’Alliance ](https://www.pom-alliance.fr/)regroupe **300 producteurs de pommes de terre fraîches**. À la fois passionnés par l’agriculture et l’environnement et fortement impliqués dans une démarche d’amélioration des méthodes de culture, Pom’Alliancei proposent différentes variétés de **pommes de terre** toute l’année.
Dans le cadre de notre série autour des [circuits-courts](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/circuit-court/), nous nous sommes rendus dans le Nord de la France pour rencontrer les personnalités qui font vivre cette activité. Avec :
- Walter Ryckelynck, responsable production agricole, région Flandres
- Delphine Dereudre, responsable bureau commercial sur le site d'Esquelbecq
- Olivier, chef de rayon chez Auchan
- Eloise Hobbe, cheffe de secteur Promofel
Dans un reportage sur le terrain, on vous présente les étapes essentielles de ce travail et on explique comment le groupe **Pom’Alliance** soutient ce processus de production et de distribution à grande échelle.
## Une diversité des bassins de production
L’un des principaux atouts de Pom’Alliance réside dans la **diversité géographique de ses producteurs** : « Les différents bassins de production sont la Flandre, la Picardie, la Normandie, la Beauce, la Champagne et la région Provence, » nous explique Walter Ryckelynck, responsable production agricole, région Flandres. En répartissant ses 300 producteurs à travers le pays, le groupe peut garantir un approvisionnement constant, offrant une large palette de variétés de pommes de terre qui répondent aux exigences de leurs clients en termes de qualité et de régularité.
Les parcelles, particulièrement adaptées à la culture de la pomme de terre, permettent une production de grande qualité : « On est sur des parcelles adéquates aux pommes de terre, sans cailloux, avec une bonne texture, » précise Walter pour illustrer l’attention portée à la qualité des sols et leur adéquation avec les spécificités de cette culture.
## Les étapes de la production de la pomme de terre
La production de la pomme de terre comporte plusieurs étapes cruciales, de la plantation à la récolte, en passant par le stockage. Walter nous donne un aperçu de ce calendrier agricole :
> « **La production de la pomme de terre a trois grandes étapes : la plantation, le développement végétatif et la récolte** ».
Chaque phase est essentielle pour garantir un produit final qui réponde aux normes de qualité strictes du groupe.
La **plantation** commence mi-avril et se termine au début de mai, une période courte mais intense. Ensuite, vient le développement végétatif, qui se déroule de fin mai à début juillet. C’est durant cette période que la formation des tubercules prend place, jusqu’à atteindre le calibre souhaité fin août-début septembre. À ce stade, « on arrête la végétation pour laisser venir à maturité pendant trois semaines minimum, » après quoi débute la récolte.
## Le conditionnement et la traçabilité : des exigences au cœur de la production
Une fois récoltées, les pommes de terre sont transportées vers les trois sites de conditionnement de Pom’Alliance : « chaque lot de pommes de terre qui arrive sur le site est analysé, » explique Delphine Dereudre, responsable bureau commercial sur le site Esquelbecq. Cette étape est essentielle.En effet, des tests de couleur, de matière sèche et de calibre sont réalisés sur chaque lot pour orienter les produits vers les différents usages culinaires. Ces informations sont intégrées dans une « carte d'identité » attachée au lot, assurant une traçabilité complète du champ jusqu’à l’emballage final.
« Les commandes sont conditionnées dans la journée et expédiées le jour même » explique Delphine. L'activité de Pom'Alliance nécessite une grande réactivité car elle fonctionne en flux tendu. Les pommes de terre récoltées sont nettoyées, calibrées, conditionnées et expédiées sous 24 heures, permettant aux clients de recevoir des produits frais.
## S’adapter aux besoins des consommateurs
L’évolution des préférences des consommateurs joue un rôle de plus en plus central dans la stratégie de Pom’Alliance. Delphine note que « les relations avec nos acheteurs sont quotidiennes » et que la société met un point d’honneur à « s’adapter en fonction du marché, du climat et de la demande du consommateur final ». Autrefois, les gros conditionnements étaient privilégiés ; aujourd’hui, l’accent est davantage mis sur les sachets de petite taille, adaptés aux **nouvelles habitudes de consommation**.
Pour mieux répondre à cette demande, le site de conditionnement est « force de proposition pour amener des dynamiques commerciales auprès des clients en fonction des saisons et des événements ». En proposant par exemple des opérations spéciales comme les « opérations raclette ou solidaire avec les banques alimentaires », Pom’Alliance s'appuie notamment sur l'expertise des chefs de secteur de Promofel.
## Réussir à mettre en valeur des produits labellisés en rayon
La qualité des produits est une priorité pour le groupe. Des variétés phares comme la pomme de terre « C’est qui le patron ? » et « Princesse Amandine » sont des exemples de références valorisées au sein des points de vente. Le Label Rouge est également mis en avant, bien que cela demande un effort particulier :
> « Pour que le produit soit en tête de gondole, il faut que le prix soit attractif, car c’est un produit à un prix d’achat et de vente plus élevé » explique Olivier, chef de rayon chez Auchan.
La variété Samba, par exemple, a gagné une reconnaissance particulière auprès des consommateurs pour son utilisation au four :
> La Samba est une pomme de terre à four ; dès que les clients cherchent une pomme de terre pour cette utilisation, nous nous dirigeons forcément sur la Samba »
Cette variété fondante convient à des recettes populaires, comme les purées, les potages et les plats rôtis, et reste une référence incontournable.
## Innover pour se démarquer en rayon
Pour renforcer la visibilité de ses produits, Éric met en place diverses stratégies de merchandising : « Chez Promofel, nous dynamisons les rayons avec de la PLV et du balisage, » explique [Eloise Hobbe, cheffe de secteur Promofel](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/25/le-metier-de-chef-de-secteur-chez-promofel/). La visibilité en rayon, particulièrement pour des produits comme les pommes de terre micro-ondables, est essentielle. En mettant en avant des conditionnements attractifs, des étiquettes bien visibles et des séparateurs de rayon, Pom'Alliance assure que ses produits se démarquent et sont facilement identifiables pour les consommateurs.
### Les enjeux de la données clients : de la collecte à la fidélisation
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/19/les-enjeux-de-la-donnees-clients-de-la-collecte-a-la-fidelisation/
Last updated: 2025-02-26T08:22:10.000Z
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### Le middle management en crise ou comment repenser le modèle organisationnel d'un magasin
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/18/le-middle-management-en-crise-ou-comment-repenser-le-modele-organisationnel-dun-magasin/
Last updated: 2024-11-18T15:42:22.000Z
C'est une des conséquences aux difficultés chroniques des magasins en matière de [recrutement](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/06/08/grande-distribution-comment-recruter-et-manager-generation-z/). Le **métier de manager** ne fait plus vraiment rêver. Ce poste adulé par le passé, notamment par les étudiants qui considéraient le métier comme un tremplin, voit sa réputation s'effriter dans un monde du travail où les nouvelles générations recherchent davantage d'équilibre entre leur vie personnelle et professionnelle.
Mais au-delà de l'attrait du métier lui-même, c'est toute une organisation qui se doit d'être repensé. **Les anciens systèmes pyramidales bâtis sur une hiérarchie avec un patron, un CODIR, des managers a probablement fait son temps**. L'heure est désormais à des organisations plus horizontales et des employés responsabilisés.
Dans les faits, le sujet est complexe. Les magasins reposent encore sur ce modèle organisationnel depuis plusieurs années et certaines idées reçues ont encore du mal à être balayées. Témoignages ici avec plusieurs managers dont certains aspirent à la fonction, d'autres ont choisi de faire marche arrière, d'autres s'interrogent sur la transformation du métier.
## **Le middle management en quête de sens**
Les managers sont situés entre deux eaux : d'un côté, une équipe d'employés dont ils doivent assurer leur autonomisation ; et de l'autre, une direction qui suit les performances commerciales.
Dans ce **middle management**, les managers occupent une fonction à la fois de responsable d'équipe. C'est à eux qu'on doit l'organisation en place, les relations humaines et le suivi des résultats. Pris entre « **le marteau et l’enclume** » [comme cité ici dans cette analyse](https://www.lecho.be/dossiers/barometre-de-l-epuisement/le-middle-management-pris-entre-le-marteau-de-la-direction-et-l-enclume-de-leurs-employes/10184701.html), les middles managers occupent - qu'on se le dise - un rôle ingrat. Soumis entre la pression de la direction et la volonté d'assurer le bienêtre des équipes, ils soutiennent sur leur épaule le poids des responsabilités et la volonté de satisfaire les deux bords.
La tâche s'avère d'autant plus ingrate que certains entrent actuellement dans une spirale négative qui s'explique par un contexte compliqué du marché de l'emploi. Entre pénuries de candidats, les démissionnaires non remplacés, les politiques de recrutement de jeunes en alternance, les managers doivent jongler avec des équipes instables : « depuis le Covid, certains magasins fonctionnent avec 20% d'effectifs en moins », explique ici un manager. La réalité est difficile. [Les managers sont la variable d'ajustement](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/11/09/les-managers-sont-sous-tension-difficultes-recrutement-epuisement-collaborateur/#:~:text=%F0%9F%93%A9-,%C2%AB%20Les%20managers%20sont%20sous%20tension%20%C2%BB%20%3A%20les%20difficult%C3%A9s%20de%20recrutement,de%20recrutement%20qui%20deviennent%20insolubles.&text=De%20m%C3%A9moire%2C%20on%20n'est,de%20recrutement%20en%20grande%20distribution.) et doivent compenser les écarts en besoin de ressources humaines.
[Les enjeux RH pour la grande distributionEntretien autour du sujet des ressources humaines. Un sujet clé pour appréhender le commerce de demain.Je Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/10/31/evolution-des-ressources-humaines-et-des-pratiques-manageriales-dans-la-grande-distribution-entretien-avec-emeline-aube-dirigeante-engagee/)
> « Les jeunes ne veulent plus devenir managers, et ceux qui le sont envisagent de raccrocher », David Djaïz, économiste
## **Un métier de manager qui ne fait plus rêver**
La réalité est là en magasin. **Le métier de manager en magasin est en voie de transformation**.
« Le métier a changé », partage ici un manager, « avant on recevait des jeunes, on les formait et puis certains grandissaient dans l'entreprise », ajoute-t-il avec nostalgie. « Ça a changé, on le voit encore avec nos alternants, 90% d'entre eux veulent aller voir ailleurs et changer de voie. Notre rôle c'est de les accueillir un an, deux ans..., on n'arrive plus à transmettre et à créer des vocations ».
**Ce métier de manager en grande distribution n'a plus vraiment la côte**. De nombreux témoignages relatent avoir pris la fonction « par défaut », sans réelle intention de prendre des responsabilités. « J'ai pris la suite d'un manager démissionnaire », explique ici un manager.
Ce manque d'attrait du métier est d'autant plus vrai quand on interroge les plus jeunes: « Le [management](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/management/), ça pèse. Au début, on y voit un challenge motivant, une belle ligne sur son CV. Mais avec le recul, je réalise que ce n’est pas fait pour moi et que je n’y trouve aucun plaisir. Ce que j’aime vraiment, c’est être sur le terrain, dans le rayon, au contact des clients », remarque ici un jeune manager.
Comme lui, d'autres partagent le même ressenti : « Être manager pour 2000 ou 2500 euros net, avec une charge de travail énorme et un manque de personnel, faut être fou pour s’en réjouir », commente ici un employé. Le métier a « perdu de l'intérêt : manque de personnel à compenser, salaire médiocre et aucune reconnaissance », regrette un autre. « J’ai commencé comme ça, et aujourd’hui je suis... employé libre-service. Une vraie désillusion », ajoute un autre qui a commencé ce métier avant de choisir d'être [rétrogradé](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/04/25/manager-qui-ont-demande-a-etre-retrograde/).
Malgré cela, certains se montrent optimistes sur le métier : « C’est un bon tremplin pour prendre de l’expérience et viser mieux ailleurs », « c'est une excellente carte de visite pour se reconvertir dans d’autres secteurs grâce aux compétences acquises », observent deux managers.
> Les managers en France passent aujourd’hui beaucoup trop de temps en production et pas assez en soutien de leurs collaborateurs, au service de l’équipe », David Djaïz, économiste
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### Oui Pub, Contactabilité, Stratégie : les grands enjeux de la digitalisation du catalogue
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/12/oui-pub-contactabilite-strategie-les-grands-enjeux-de-la-digitalisation-du-catalogue-2/
Last updated: 2025-02-26T08:23:21.000Z
Depuis les premières expérimentations du **Oui Pub**, la **digitalisation des prospectus** (et des stratégies de communication au sens large) devient un sujet incontournable pour les grandes enseignes. Dans un contexte de guerre des prix, de consolidation avec le rachat des magasins de Casino et de concurrence d'acteurs du web, la grande distribution cherche des moyens pour adresser leur client localement.
Pour mieux comprendre ces enjeux, nous avons organisé un podcast à trois voix avec **Audrey Attias Vivanti**, Directrice de Clientèle chez **Nanotera**, et **Rafaël Lefevre**, Client Partner chez **Meta**. Ensemble, ils partagent leur vision sur l'optimisation des campagnes promotionnelles à l'échelle nationale et locale, et sur l'intégration des outils digitaux dans la communication des enseignes
💡
Bio Audrey Attias Vivanti : Directrice de Clientèle chez ****Nanotera**, une agence de communication omnicanale spécialisée dans les enseignes à réseau. Audrey pilote des dispositifs de communication adaptés aux stratégies des enseignes à l'échelle nationale, régionale et locale. Son expertise se concentre sur l'optimisation de la communication promotionnelle via une approche multicanale.
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Bio Rafaël Lefevre : Client Partner chez ****Meta**, Rafaël accompagne de grands distributeurs dans la digitalisation de leur stratégie publicitaire, notamment via le prospectus numérique. Engagé dans un groupe de travail au sein de l’Alliance Digitale, il collabore avec divers acteurs du secteur pour réfléchir à l'évolution de ces pratiques publicitaires.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
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### Comment dynamiser les rayons textile en Grande Distribution : l'exemple du partenariat FEEF x Carrefour
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/10/comment-dynamiser-les-rayons-textile-en-grande-distribution-lexemple-du-partenariat-feef-x-carrefour-2/
Last updated: 2024-12-05T07:26:54.000Z
**Comment dynamiser les rayons textiles** ? Voilà une question qui fait beaucoup réfléchir les distributeurs. Le sujet est d’autant plus difficile, car :
- 1, l’inflation est passée par là et les Français font des arbitrages budgétaires ;
- et 2, on observe de nouvelles tendances de consommation. D’un côté on a des clients qui privilégient la fast-fashion et de l’autre on a ceux qui tendent vers la durabilité et qui s’orientent vers des solutions émergentes comme la Seconde Main
Nous sommes allés au siège de **Carrefour** à Massy pour découvrir le dispositif commercial imaginé par la [FEEF](https://www.feef.org/) qui sera disponible en magasin pour la collection automne/hiver.
> [ Voir cette publication sur Instagram ](https://www.instagram.com/reel/DCE3twMPygW/?utm%5Fsource=ig%5Fembed&utm%5Fcampaign=loading)
>
> [Une publication partagée par Je Bosse en Grande Distribution (@jebosseengrandedistribution)](https://www.instagram.com/reel/DCE3twMPygW/?utm%5Fsource=ig%5Fembed&utm%5Fcampaign=loading)
## **Un marché du textile est « fragmenté », « challengé », « en transition » et « complexe »**
Le **marché du textile** « est en décroissance depuis de nombreuses années en GMS », nous explique Olivier Collet, responsable des relations distribution au sein de la FEEF.
Plusieurs raisons cette décroissance : « On est dans une tendance de marché en régression forte depuis le début des années 2010 », précise Emmanuel Assouline, codirigeant de Sun City, « le marché du textile est en pleine transformation et est principalement lié à des mutations de mode de consommation et à la fragmentation de la distribution en France, la présence de nouveaux acteurs, des distributeurs, des pure players qui ont pris des parts de marché importantes », ajoute-t-il.
Ces concurrents on les connait. Ils s'appellent entre autres, Shein, Temu : « La concurrence principale du textile en France vient du grand import, des produits qui viennent d'Asie. Des acteurs comme Shein ou Temu qui ne bénéficient pas du même cadre règlementaire que les entreprises françaises », Michel Charmasson, DG commercial du groupe Eminence
## **Un partenariat inédit entre la FEEF et Carrefour**
Pour répondre au marché, Carrefour a donné carte blanche aux entreprises textile de la FEEF pour imaginer un dispositif inédit. La Fédération des Entreprises et Entrepreneurs de France s'est appuyée sur la réalisation d'une étude Kantar. Cofinancée par la commission textile de la FEEF, cette étude visait à analyser les forces et les faiblesses du marché et déterminer des pistes de croissance pour relancer le textile en GSA : « elle nous a permis d'avoir une photographie de la situation du marché textile en France pour amener des solutions aux distributeurs », explique Emmanuel Assouline. « Cette étude a été partagée avec tous les distributeurs dont Locelyne Lecourt chez Carrefour qui a challengé nos adhérents en leur donnant carte blanche sur un projet de développement des ventes », ajoute Olivier Collet.
Concrètement, les entreprises adhérentes de la FEEF ont mis au point un dispositif en trois temps forts qui sera disponible en magasin pour valoriser la collection automne/hiver : « L'enjeu visait à créer une expérience client en magasin, de raconter une histoire, de donner du sens. On a travaillé en accord avec les équipes marketing de Carrefour. Le point clé était de réfléchir à une massification en point de vente et mieux traduire le concept en magasin », ajoute le Co dirigeant de Sun City. Le but : valoriser les productions françaises et encourager une consommation responsable.
« Cette opération avec la FEEF est inédit chez Carrefour », se félicite Jocelyne Lecourt, en charge du textile au sein de Carrefour. « Cette année nous avons voulu mettre les équipes de la FEEF en lien avec les axes stratégiques de Carrefour qui sont la mode responsable, l'inclusivité et la création de valeur », explique-t-elle. Le constat est de départ était que les fournisseurs « travaillaient habituellement en silo». L'idée de ce projet était « de réfléchir en collectif et faire travailler tout le monde ensemble pour partager nos expertises, nos valeurs ».
> « Le plus important c'est d'aligner le non alimentaire et plus spécifiquement le textile aux valeurs de Carrefour qui sont les filières alimentaires, le local. C'était important d'avoir une cohérence sur les valeurs de l'enseigne », Jocelyne Lecourt, en charge du textile au sein de Carrefour
## **Faire résonner le *made in France* dans la distribution.**
L'objectif même de ce dispositif est de valoriser les circuits courts. « Les consommateurs adorent les produits issus de nos belles entreprises françaises », explique Michel Charmasson, DG commercial du groupe Eminence tout en justifiant « la proximité avec l'ancrage local ». « Le made in France a besoin de visibilité, a besoin d'accessibilité, et le circuit numéro 1 qui permet cela c'est la grande distribution », ajoute-t-il.
L'impact d'un achat en France est multiple selon le DG d'Eminence :
- de 1, il va générer de l'emploi direct, mais aussi indirect « en soutenant l'économie locale »;
- de 2, il va « renforcer les liens sociaux qui vont être créés par une dynamique industrielle » ;
- et le 3ème est sur le plan environnemental, car « il va réduire l'empreinte carbone sur des produits fabriqués sur des circuits courts ».
Le constat est sensiblement le même pour Jean-René Duhourcau, directeur commercial CSP Paris : « acheter des produits français c'est l'assurance pour nos distributeurs de pouvoir promouvoir une marque engagée, au coeur de vos territoires », commente-t-il tout en nuançant : « acheter français fait partie des tendances à condition d'être compétitif en prix ».
Valoriser les entreprises françaises présente aussi des avantages notables pour la grande distribution : « le lien entre les entreprises françaises et les distributeurs offre la possibilité de vendre des marques nationales et régionales qui se caractérise par des innovations produites et des nouveautés qui permettent de dynamiser les linéaires ». Travailler avec une entreprise française « apporte de la souplesse et de la réactivité sur l'approvisionnement des magasins. L'autre avantage des entreprises françaises et de limiter l'empreinte carbone de par notre proximité territoriale. Tous nos clients sont livrés entre 24 et 72 heures maximum », résume Jean-René. Un argument complété d'ailleurs par Emmanuel Assouline :
> « La réactivité est une marque de fabrique des entreprises de la FEEF. C'est l'agilité, la proactivité, l'écoute des marchés et d'agir de manière concertée pour amener un nouveau paradigme », amène Emmanuel Assouline
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### Plus responsable et innovante : comment la PLV se réinvente
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/08/plus-responsable-et-innovante-comment-la-plv-se-reinvente-2/
Last updated: 2024-11-08T12:03:20.000Z
Face aux attentes croissantes en matière de durabilité et d'innovation, la PLV (Publicité sur le Lieu de Vente) se réinvente. Bikom, fabricant renommé, relève ce défi écologique en proposant des nouveaux matériaux et un design repensé, tout en réduisant l’empreinte carbone de ses produits.
[](https://bikomshop.com/179-plv-gms)
## La PLV : support publicitaire préféré des Français
Malgré la montée en puissance des canaux numériques, la PLV conserve une place privilégiée dans le cœur des Français. D’après un sondage réalisé par Popai et Harris Interactive, **69 % des consommateurs** disent apprécier ce type de support en magasin, le préférant souvent aux publicités numériques ou télévisées, jugées plus intrusives, voire agaçantes.
La PLV en point de vente capte l’attention des consommateurs dans un environnement saturé, où les rayons regorgent de produits similaires. Elle permet d’orienter les choix du consommateur : **76 % des décisions d’achat se prennent en effet directement sur le lieu de vente**, confirmant ainsi son efficacité. La transparence de l’information véhiculée par la PLV inspire également confiance : les supports permettent de détailler l’origine, la composition et les engagements RSE des produits, éléments devenus essentiels pour le consommateur. La PLV est ainsi non seulement **un support de promotion** mais aussi **un moyen de communication** qui renforce **la fidélité et la transparence des marques.**
En associant design et information produit, la PLV rend les campagnes publicitaires plus percutantes et incite directement à l’achat. Les solutions innovantes de **Bikom**, en carton ou en bois, deviennent ainsi des outils de communication efficaces et écoresponsables, qui traduisent l’engagement des marques pour une consommation plus durable.
## L’écoresponsabilité du carton : un choix durable et efficace pour la PLV
Bikom est un pionnier de la PLV en carton recyclé. Tous les supports proposés, des [totems en carton](https://bikomshop.com/106-totems-carton) aux présentoirs de comptoir, sont fabriqués en France, avec des matières premières locales et recyclées. Le carton, majoritairement issu de vieux emballages, est transformé par des partenaires situés à Angers et Limoges, avant de revenir dans les ateliers de Bikom pour prendre la forme de PLV uniques, 100% recyclables.
Les avantages du carton sont nombreux : il est léger, facile à transporter, modulable et personnalisable. Bikom a également optimisé son système de production pour fonctionner en flux tendu, fabriquant à la demande pour éviter le stockage inutile et minimiser les déchets. Ce modèle, associé à une plateforme de web-to-print, permet aux clients de commander leurs supports en ligne en fonction des besoins spécifiques de chaque campagne, réduisant ainsi les excédents de production et contribuant à une démarche plus verte.



## L’innovation au cœur de la PLV : le nouveau comptoir en bois
Si le carton reste au centre des solutions écoresponsables de Bikom, l’innovation prend une nouvelle forme avec l'introduction de PLV en bois. Parmi les produits phares, le **comptoir en bois 100% Bikom** se distingue comme une nouveauté unique sur le marché, associant esthétique et fonctionnalité. Conçu pour être à la fois léger et solide, ce comptoir est facilement montable et démontable, rendant son utilisation pratique pour les points de vente éphémères ou les événements commerciaux.
L'originalité de ce comptoir réside également dans sa **personnalisation gratuite** grâce à un système de **carton interchangeable**. Cela permet aux marques d'adapter rapidement leur communication tout en **réutilisant** le support en bois, créant ainsi une solution durable et flexible. Ce comptoir répond aux exigences des enseignes souhaitant afficher **une image haut de gamme** tout en montrant leur engagement en faveur de l'environnement.


## Vers une PLV plus verte et polyvalente : l’engagement de Bikom
Bikom place la durabilité au cœur de son modèle avec une offre qui dépasse la simple fabrication de supports de PLV. Son bureau d’étude intégré et son équipe de graphistes permettent de concevoir des **solutions sur mesure**, de la réalisation de maquettes 3D PDF aux présentations physiques, avec un accompagnement personnalisé à chaque étape. Situées en région parisienne, les équipes se déplacent pour effectuer des démonstrations et assurer un contrôle précis de chaque projet, garantissant à ses clients un produit fini de haute qualité et en phase avec leurs valeurs.
En associant le bois et le carton dans des créations exclusives, le fabricant réinvente les codes de la PLV, offrant aux marques des solutions qui combinent **impact visuel, durabilité et innovation**. Que ce soit pour des campagnes ponctuelles ou pour renforcer une image écoresponsable, les marques trouvent dans ces solutions une réponse à la fois créative et responsable.
Avec ces nouvelles orientations, Bikom montre que l’avenir de la PLV est résolument tourné vers une **consommation plus durable et plus innovante**. En misant sur des matériaux renouvelables et en privilégiant des méthodes de production éthiques, l'entreprise se positionne comme un acteur incontournable pour les marques désireuses de transformer leur communication en un acte écoresponsable et moderne.
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### Picard : Comment font-ils pour gérer l'absentéisme avec Laponi - avec Jean Michel Legrand, responsable régional
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/07/picard-comment-font-ils-pour-gerer-labsenteisme-avec-laponi-avec-jean-michel-legrand-responsable-regional/
Last updated: 2025-02-10T14:14:58.000Z
> 💬 "Les responsables de magasins parlent de Laponi à leurs collaborateurs et ceux qui le souhaitent peuvent créer un compte avoir accès à toutes les missions que proposent Picard."
🎙️ Pour ce nouvel épisode, nous accueillons Jean [Michel Legrand](https://www.linkedin.com/in/jean-michel-legrand-8b065792/?originalSubdomain=fr), responsable régional chez **Picard** pour parler d'un sujet qui concerne toutes les enseignes de la grande distribution, à savoir le turnover et l'absentéisme.
Dans cet épisode, on va donc découvrir [Laponi](https://laponi.fr/), une solution inédite pour gérer l’absentéisme grâce aux de collaborateurs !
Au sommaire de cet épisode 📋 :
- Le parcours de Jean Michel chez Picard et ses missions actuelles
- Les enjeux d'être un magasin de proximité
- Les problématiques RH de Picard
- Pourquoi et comment ses équipes RH utilisent Laponi
- Comment cette solution a été perçue par les magasins et les collaborateurs de Picard ?
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
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### Rhino, la marque experte en outillage à main, se réinvente pour séduire la grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/07/rhino-la-marque-experte-en-outillage-a-main-se-reinvente-pour-seduire-la-grande-distribution-2/
Last updated: 2024-11-08T12:03:36.000Z
[Cogex](https://www.cogex.com/), le groupe spécialisé dans les univers bricolage, mécanique auto, électricité et jardin, a su s’imposer au fil des décennies comme un partenaire clé de la grande distribution spécialisée et généraliste. Avec ses solutions sur mesure pour booster les rayons techniques, l’entreprise gersoise continue de se renouveler pour répondre aux besoins du marché. Parmi ses marques phares, [Rhino](https://www.rhino-outillage.com/) est au centre de la stratégie de développement du groupe. Depuis son repositionnement, cette marque d’outillage à main experte connaît un renouveau qui lui permet de retrouver une place de choix dans les linéaires des GSA et GSS.
## Rhino : un retour en force dans les rayons de la grande distribution
Rhino, marque d’outillage à main née dans les années 1980, a connu plusieurs évolutions avant de se spécialiser dans l’outillage à main expert.
> *« Rhino s’adresse aux bricoleurs avertis, et à tous ceux qui recherchent du matériel de qualité, une majorité de la gamme étant garantie à vie »*, explique Jérôme Paya, Directeur Général de Cogex.
Après avoir exploré le marché de l'électroportatif, la marque a été relancée il y a cinq ans avec un repositionnement sur l’outillage à main, accompagnée d’un relooking complet et d’une modernisation de la gamme. Aujourd’hui, près de 280 références constituent les gammes Rhino.
Ce repositionnement stratégique a porté ses fruits. Avec un chiffre d’affaires passé **de 300 000 € à plus d’1 million d’euros en quatre ans**, Rhino a su reconquérir le marché. Aujourd'hui, son objectif est de stabiliser sa croissance tout en poursuivant son développement de manière réaliste, malgré un contexte économique difficile.

## Un marché de l’outillage corrélé aux tendances de l’immobilier
Le marché de l’outillage à main, bien que stratégique, n’est pas sans défis. *« Les Français s’équipent surtout lors de projets de rénovation ou d’embellissement »*, note Jérôme Paya. L’outillage à main dépend donc étroitement des tendances de l’immobilier : lorsque ce dernier se porte bien, le marché de l’outillage bénéficie d’un effet de croissance. Après les années fastes du Covid, où les Français se sont lancés dans de nombreux travaux domestiques, le marché attend un redémarrage de l'immobilier.
Cependant, Rhino tire son épingle du jeu en misant sur la **qualité et la durabilité de ses produits**.
> *« Nous sélectionnons rigoureusement les matériaux, comme l’acier S2 et le Chrome Vanadium, pour offrir des outils durables et performants »*, précise Jérôme Paya.
Cette exigence de qualité est au cœur de la stratégie de Rhino, qui vise à fournir aux bricoleurs confirmés des outils résistants, pensés pour un usage intensif, à un prix qui reste accessible. Chaque produit est d’ailleurs testé au sein de leur laboratoire intégré avant mise sur le marché afin de valider la qualité des produits, leur précision, ergonomie et durabilité.
Enfin, l’engagement de la marque se manifeste également à travers le choix d’un packaging responsable, composé en majorité de carton kraft, et par de la vente en vrac lorsque cela lui est possible. Cet engagement porté par le groupe Cogex a récemment été récompensé par une médaille d’or de l'organisme EcoVadis - la référence mondiale de notation des actions RSE dans plus de 180 pays. Cogex se positionne désormais parmi les 5% des entreprises les mieux notées, tous secteurs confondus.
## Un service clé en main et modulaire
Pour se différencier dans un secteur fortement concurrentiel, Rhino s’appuie sur **une stratégie de proximité** avec ses clients. Cogex propose des concepts de vente clé en main, adaptés aux besoins des distributeurs.
> *« Nous apportons un service sur mesure, avec des commerciaux qui se déplacent en magasin pour étudier les concepts en fonction des espaces alloués aux enseignes ».*
Cette approche permet à Rhino de s’implanter efficacement dans les rayons de la grande distribution, aussi bien dans les GSS que les GSA~~.~~
Rhino proposedes **solutions d’implantation modulaires**, allant d’un demi-linéaire à cinq éléments, selon les besoins du distributeur. Pour les réseaux spécialisés, la marque travaille même par famille de produits, s’adaptant à l’espace alloué aux marques nationales pour une implantation sur mesure.
**Plus de 40 commerciaux** se déplacent chaque jour en magasin pour **gérer les réassorts et suivre précisément les stocks et les performances du rayon**, afin de maximiser le chiffre d’affaires de ses clients. Cette gestion rigoureuse, combinée à un accompagnement sur mesure, garantit une rentabilité accrue pour les enseignes.
## Une charte graphique impactante et des produits astucieux
Rhino a repensé sa charte graphique afin de se créer une identité moderne et ancrée dans les codes graphiques actuels du secteur déco, qui séduit à la fois les consommateurs et les professionnels.
> *« Nous avons travaillé sur une identité visuelle forte, qui permet de rendre nos produits attractifs et facilement identifiables en magasin »*, précise Jérôme Paya.
Le design épuré et les finitions soignées des outils Rhino attirent l'œil des bricoleurs à la recherche de matériel fiable et durable.
Parmi les produits les plus populaires, les pinces et les outils de coupe se vendent particulièrement bien, grâce à leur praticité et leur qualité. Les coffrets et compositions généralistes ou techniques, répondant aux besoins spécifiques des consommateurs, rencontrent également un grand succès. La majorité des produits Rhino sont d'ailleurs **garantis à vie**, renforçant la confiance des consommateurs dans la marque.
La marque s’attache également à proposer des produits astucieux répondant à de vrais usages clients comme la pince universelle 180mm à manche coudé dont l’ergonomie permet de réduire la fatigue du poignet.
La relance de Rhino illustre ainsi la capacité de Cogex à faire évoluer ses marques en fonction des attentes du marché et des tendances de consommation. En misant sur la qualité, la proximité avec les distributeurs, un suivi rigoureux des stocks, et une implantation optimisée en GSA et GSS, Rhino s’impose comme une marque experte de l’outillage à main, prête à séduire à la fois les bricoleurs avertis et les enseignes de la grande distribution.
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### « Auchan n'est pas en faillite, ils sont juste en retard » : Auchan entame un nouveau chapitre de son Histoire
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/06/auchan-nest-pas-en-faillite-ils-sont-juste-en-retard-auchan-entame-un-nouveau-chapitre-de-son-histoire/
Last updated: 2024-12-05T07:26:32.000Z
C'était une annonce attendue et redoutée. **Auchan**, qui ne cesse d'enregistrer des pertes et qui continue de voir ses parts de marché fondre comme neige au soleil, a convoqué ce mardi les syndicats pour la tenue d’un comité social et économique extraordinaire. L'idée de ce point était de faire un « point sur la situation de l’entreprise et ses projets », relatent les principaux concernés.
2025 ressemblera à 2020 sur le **plan social**. Il y a près de 5 ans, l'enseigne qui emploie 54 000 salariés avait déjà supprimé 1475 postes, après un plan de départs volontaires de plus de 500 postes en janvier de la même année.
Sans surprise, le nouveau plan social présenté confirme des coupes dans la masse salariale : « on connait tous l’état dans lequel se trouve l’entreprise…» alertaient déjà les syndicats il y a quelques jours.
C'est donc 2389 postes qui sont menacés actuellement à confirmer [Auchan](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/auchan/) aux salariés.
## **Une perte d’un milliard d’euros au premier semestre 2024**
L'enseigne dirigée en France par Guillaume Darasse cherche des solutions pour sa survie.
Un premier ralliement avec Intermarché pour mutualiser les achats a déjà été opéré. Des réductions de surfaces ont aussi été annoncées pour donner une nouvelle chance aux vastes hypers de l'enseigne.
Mais l'enseigne dirigée en France par Guillaume Darasse devait aussi résoudre la question sociale et des ressources humaines. Un sujet épineux qui a fini par confirmer la suppression de plus 2300 postes.
Bien qu'attendue, cette annonce résonne comme un coup de massue pour les salariés de l'enseigne : « Moi je ne comprends pas, car il y a quelques semaines j'ai assisté à un job dating justement pour embaucher des CDI chez Auchan... », explique ici une nouvelle salariée de l'enseigne. Un autre salarié témoigne : « Pourquoi avoir acheté tous ces magasins Casino, changé les enseignes et fait des rénovations, pour finalement annoncer la suppression de 2400 postes ? Ils ont tout fait pour que ça échoue », regrette-t-il.
## **Un retard et des ajustements à faire pour rester dans la course**
Sur le terrain, de nombreux salariés n'ont pas caché leur déception. Très attachés à leur enseigne, nombreux avouent ne pas être surpris du sort de l'enseigne : « Auchan n'est pas en faillite, ils sont juste en retard. Les plans sociaux d'aujourd'hui ne sont que des ajustements qui auraient dû être faits depuis plus de 15 ans. Il reste encore beaucoup à faire », résume ici un salarié. « Ça fait des années que ça dégringole. Les magasins ne sont pas entretenus, les promotions se répètent d'une année sur l'autre, aucun renouveau. Les services aux clients sont réduits et les primes des employés supprimés », raconte un autre comme pour expliquer le déclin entamé depuis plusieurs années.
**Le défaut d'Auchan : la taille de ses magasins**. Le modèle des hypermarchés XXL ne séduit pas - ou plutôt, la version hypermarché des enseignes intégrées peinent à se réinventer : « Auchan est en retard sur tout : des magasins trop grands, du non-alimentaire qui n'intéresse plus, des magasins manquant de moyens. Ils ont réduit les caisses en ligne et ne peuvent plus suivre », précise ici un manager de rayon.
Comme lui, ils sont nombreux à déplorer la stratégie entreprise par l'enseigne depuis des années : « Quand je vois le **Auchan** près de chez moi, des prix exorbitants par rapport aux autres enseignes, un entretien déplorable... C'est dommage pour les salariés, mais si l'entreprise en est là, il y a une raison », explique ici un client. « Auchan est une enseigne qui n'apporte plus beaucoup, que ce soit pour les clients ou les employés. Bien sûr, tous les Auchan ne sont pas pareils, mais les suppressions de postes vont en impacter beaucoup », déplore un autre.
## **Objectif : ne pas connaitre un destin à la Casino**
Pour l'heure, Auchan reste dans la course. Si certains entrevoient un destin semblable à Casino, l'enseigne joue son va tout pour rester dans le paysage français : « Auchan est un autre fleuron de la grande distribution qui va disparaitre lentement, hélas », déplore un salarié. « Le système Auchan, comme celui de [Géant Casino](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/02/28/casino-a-lagonie-termine-2023-avec-6-milliards-deuros-de-perte/), n'est plus adapté à la concurrence des bas prix », commente un autre.
Cette institution qu'est Auchan doit maintenant amorcer un nouveau virage pour retrouver la croissance. L'enseigne devra faire avec « le moral des employés qui se dégrade de jour en jour », commente ici une salariée.
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### Communication locale : comprendre les enjeux de la contactabilité client, avec Rafaël Lefevre
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/11/06/communication-locale-comprendre-les-enjeux-de-la-contactabilite-client-avec-rafael-lefevre/
Last updated: 2025-02-26T08:22:27.000Z
[](https://www2.centricsoftware.com/l/35842/2024-10-29/wddx7k)
[TÉLÉCHARGER](https://www2.centricsoftware.com/l/35842/2024-10-29/wddx7k)
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Dans le paysage digital actuel, Meta (la maison-mère de Facebook, Instagram, WhatsApp, et Messenger) s'impose comme une plateforme incontournable pour les entreprises qui souhaitent accroître leur visibilité et toucher une audience large et locale. **Mais comment optimiser son utilisation pour les commerces de proximité et les grandes enseignes ?** Raphaël Lefèvre, expert retail chez Meta, nous éclaire sur **les meilleures stratégies à adopter pour maximiser l'impact publicitaire sur Facebook**, en particulier pour les enseignes de la grande distribution.
Dans cet article, on partage en **vidéo** la masterclass de Rafaël sur le sujet. On revient sur :
- la place de Google et Meta dans la publicité digitale ;
- la fin de la course aux fans ;
- l'usage des groupes Facebook pour les entreprises ;
- comprendre ce qu'est un boost et un dark post ;
- comment se lancer dans la publicité sur Meta.
💡
Qui est Raphaël Lefèvre et quel est son rôle chez Meta ? ****Raphaël Lefèvre** travaille chez Meta depuis 5 ans, au sein de l’équipe dédiée au commerce. Il accompagne des enseignes françaises majeures, tant dans le secteur alimentaire que non alimentaire, pour optimiser leurs stratégies de communication digitale. Comme il l'explique, Meta offre une couverture exceptionnelle grâce à ses diverses plateformes.
## Meta et Google : les deux géants de la publicité digitale
Les plateformes de Meta, avec Facebook en tête, sont aujourd'hui des leviers essentiels pour toucher une large audience. Avec des millions d’utilisateurs actifs chaque jour, ces réseaux offrent une visibilité colossale :
> Chez Meta, avec des plateformes comme Facebook, Instagram, WhatsApp ou Messenger, on touche des millions de personnes. En France, par exemple, Facebook rassemble 40 millions de personnes, WhatsApp 45 millions, Instagram 35 millions. Ce sont des audiences massives. » (Rafaël, Meta)
## Facebook : Une plateforme toujours pertinente pour les entreprises
Alors que certaines plateformes émergent, **Facebook** reste un outil extrêmement puissant pour toucher une audience massive et variée. Bien qu’il existe une idée reçue selon laquelle Facebook est en déclin face à des réseaux plus récents comme TikTok, Raphaël rappelle que cette plateforme conserve un rôle clé dans la stratégie publicitaire des entreprises, notamment grâce à ses fonctionnalités variées :
> *« Facebook reste une plateforme colossale avec 40 millions d'utilisateurs en France. \[...\] Les fonctionnalités comme les événements, les invitations et les photos font de Facebook une application ‘couteau suisse’ très utilisée. » (Rafael, Meta)*
## L’importance de l’audience locale sur Facebook (et la fin de la course aux fans)
Le véritable atout de Facebook pour les commerces locaux réside dans sa capacité à toucher une **audience locale** bien plus vaste que les simples abonnés à la page de l’entreprise. Raphaël explique que beaucoup d’enseignes se concentrent encore trop sur le nombre de fans ou d’abonnés, alors qu’elles devraient plutôt viser l’ensemble des utilisateurs situés à proximité du point de vente :
> *« La vraie puissance de Facebook réside dans son audience locale. Il y a des centaines de milliers de personnes connectées autour de chaque magasin, bien plus que le nombre de fans sur leur page. Si un magasin ne regarde que le nombre de fans, c'est comme s'il distribuait ses prospectus papier uniquement à ses clients habituels. Il faut se concentrer sur l'audience totale à proximité. »* (Rafael, Meta)
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### L'évolution des ressources humaines et des pratiques managériales dans la grande distribution : entretien avec Emeline Aubé, dirigeante engagée
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/10/31/evolution-des-ressources-humaines-et-des-pratiques-manageriales-dans-la-grande-distribution-entretien-avec-emeline-aube-dirigeante-engagee/
Last updated: 2024-12-05T07:26:10.000Z
Les **conditions de travail en grande distribution ne sont pas toujours celles que l'on croit**. « Pour moi, y a vraiment une opacité sur nos pratiques en magasin. Je trouve que c'est souvent le milieu qui fait peur à leur distribution et peut-être à tort », résume dans un long entretien [Émeline Aubé](https://www.linkedin.com/in/emeline-aube/?originalSubdomain=fr), jeune dirigeante chez [Coopérative U](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/cooperative-u/).
Émeline incarne une nouvelle génération de **leaders** dans le vaste de la grande distribution alimentaire. Très active sur LinkedIn, elle partage régulièrement ses réflexions et expériences, notamment autour de la gestion des ressources humaines, sujet qui lui tient particulièrement à cœur.
Dans un [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), elle revient sur son parcours, ses convictions et les grands défis auxquels elle est confrontée dans son rôle de dirigeante.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## De « bébé U » à entrepreneuse affirmée
Émeline a grandi dans l'univers de la grande distribution. Elle se décrit d'ailleurs comme « Je suis fille de. » dans [un récent post Linkedin](https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7254786156851081218/). La jeune dirigeante a grandi dans un environnement d'entrepreneurs. Père et mère entrepreneurs chez U, c'est leur parcours qui a façonné son parcours professionnel dès ses débuts. « J'ai ouvert \[avec mes parents\] mon propre magasin en 1991, et j'aime bien me qualifier de "bébé U" car j'ai grandi dans cet environnement », raconte-t-elle avec fierté.
Cependant, derrière le parcours familial, sa place n’a pas toujours été un long fleuve tranquille. Elle s'est d'abord orientée vers des études en Histoire et en Sciences Politiques, mais elle est rapidement revenu à son premier amour, le commerce. Pour elle, la reprise des affaires familiales n’a pas de suite été une évidence. Elle s'est d'ailleurs posé la question de savoir si elle le faisait pour elle-même ou par fidélité envers ses parents : « Il fallait que je comprenne si je reprenais cette activité pour moi ou pour eux. Est-ce que je le faisais par fidélité à l'héritage familial ou parce que j'avais moi-même cette âme d'entrepreneuse ? ». Finalement, c’est son propre désir d’entrepreneuriat qui l’a poussée à reprendre les magasins, avec une vision bien à elle.
Le commerce lui colle finalement à la peau et c'est un secteur qui a du sens et qui lui permet de faire résonner ses valeurs : « Les valeurs humaines sont très importantes pour moi », souligne-t-elle, une conviction qui l’accompagne aujourd'hui dans chacune de ses décisions de dirigeante. C'est une des raisons qui l'a poussé à développé son expertise **RH**.
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### GUIDE COMPLET. Comment développer la visibilité locale d'un point de vente sur les réseaux sociaux
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/10/29/comment-developper-la-visibilite-locale-dun-point-de-vente-grace-aux-reseaux-sociaux-sur-facebook-instagram-tiktok-et-linkedin-2/
Last updated: 2025-02-26T08:23:02.000Z
---
**80% des Français sont présents sur les réseaux sociaux** et y passent en moyenne 2 heures par jour.
Pour la grande distribution, **les réseaux sociaux sont incontournables pour toucher sa clientèle.** Que ce soit pour :
- répondre et informer leurs clients
- mettre en avant leurs opérations commerciales
- montrer le savoir-faire de leurs équipes
- fédérer leurs clients autour de la vie de leur point de vente
Ce guide qu'on a souhaité ultra-complet donne les bonnes pratiques, les organisations optimales et une bibliothèque de publications pour s'inspirer.
Au programme de ce guide :
1. Les chiffres clés et le rôle des réseaux sociaux pour la grande distribution
2. Utilisation des réseaux sociaux pour un point de vente : pour quel(s) objectif(s) ?
3. Fiche mission d'une personne en charge des réseaux sociaux en grande distribution
4. Comment structurer sa communication (trois options)
5. Trouver des sujets à communiquer sur les réseaux sociaux
6. Publications Facebook : les bonnes pratiques
7. Choisir les bons outils
8. À quoi sert Meta Business
9. Quels réseaux sociaux choisir pour son point de vente ?
10. Quels sont les meilleurs moments pour publier ?
11. Optimiser son social presence management
12. Soigner son identité visuelle
13. Les bonnes pratiques pour partager du contenu photo (plusieurs exemples)
14. Réussir son jeu-concours sur Facebook (exemple)
15. Comment poster une offre d'emploi sur Facebook
16. Comment faire une veille professionnelle en suivant d'autres pages
17. Comment lier sa page Facebook avec son compte Instagram
18. Comment ajouter des collaborateurs à ma page Facebook
19. Page bloquée que faire
20. Protéger sa page avec la double authentification
21. Comment récupérer une page Facebook
22. Boost Facebook : comment ça marche ?
23. Publicité Facebook : bonnes pratiques
24. Comment utiliser Linkedin pour un point de vente
25. Quels sujets diffuser sur Linkedin ?
💡
Ce contenu est évolutif. Si vous avez des questions, on y répondra avec plaisir et nous compléteront cet article. [Posez vos questions ici](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/contact/).
## Les chiffres clés et le rôle des réseaux sociaux pour la grande distribution
Trois chiffres clés sont à retenir pour comprendre la place des réseaux sociaux en France :
- 1 français sur 3 utilise les réseaux sociaux pour trouver une information sur une marque ou un produit ;
- 1h55 par jour : c'est le pemps passé sur les réseaux sociaux en moyenne par utilisateur
- 80,5 % des Français sont sur les réseaux sociaux

Répartition des profils utilisateurs sur les réseaux sociaux
La grande distribution a donc tout intérêt à assurer sa présence pour communiquer auprès de ces clients.
Les réseaux sociaux touchent, par définition, toutes les populations (1 Français sur 3). Mais en fonction de l'âge des utilisateurs, certains réseaux sont privilégiés.
C'est le cas notamment de Facebook qui touche majoritairement une cible de 30-55 ans, cible qui a connu les débuts du réseau social début 2010\. Pour les plus jeunes, l'usage se concentre essentiellement sur Instagram (cible de 24 à 35 ans) et TikTok qui cible les plus jeunes (18-24 ans).

Entre 2016 et 2022, la visibilité de l'ensemble des pages locales de la grande distribution a progressé de +500%. On observe même une hausse significative de +30% de la visibilité entre 2021 et 2022.

Les réseaux sociaux restent les outils privilégiés par les points de vente pour développer leur communication locale.
Voici les outils numériques privilégiés par les points de vente, classés par ordre d'importance

Source : Enquête menée auprès de 150 dirigeants via Nanotera / Je bosse en grande distribution
## Utilisation des réseaux sociaux pour un point de vente : pour quel(s) objectif(s) ?
En utilisant les réseaux sociaux, la visibilité n'est pas le seul objectif. Voici à quoi les réseaux sociaux peuvent servir l'entreprise :
- **Visibilité locale** : à l'instar d'un 4x3, d'un **affichage** en abribus, les réseaux sociaux permettent de développer sa visibilité locale. L'audience afférente est généralement ultra qualifiée et surtout locale ;
- **Médiatisation** : les réseaux sociaux, au-delà d'être des leviers de visibilité, sont surtout des outils marketing puissants permettant de répondre à une multitude d'objectifs marketing : impressions, interactions, téléchargement d'application, consultation d'un catalogue en ligne ;
- **Relation publique** : comme le bistrot du coin ou la place du marché à une certaine époque, les discussions sur les réseaux sociaux ont remplacé les discussions de comptoirs. Les médias locaux en sont friands et peuvent parler de vous si l'information est bien mise en avant ;
- **Relation client** : par l'intermédiaire des messageries privées, qu'il s'agisse d'une requête, d'une réservation, des horaires d'ouverture, les plateformes sociales ont remplacé le traditionnel coup de téléphone et permettent d'entretenir un lien avec les clients d'un point de vente ;
- **Marque employeur** : pour les candidats, les réseaux sociaux sont devenus indispensables pour se faire une idée sur une entreprise : ambiance, valeurs, ces derniers cherchent à être séduits avant de postuler à une offre d'emploi
- **Emploi et recrutement** : Les réseaux sociaux ont remplacé les offres d'emploi classiques. Un recrutement en urgence peut trouver une réponse dans les 48h grâce aux réseaux sociaux.
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### Panorama des initiatives rse en Grande Distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/10/24/panorama-des-initiatives-rse-en-grande-distribution/
Last updated: 2024-12-13T08:57:29.000Z
Ce guide offre un panorama complet des initiatives RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) dans le secteur de la grande distribution. Il présente les actions engagées par les grandes enseignes (alimentaire principalement) en matière de développement durable, d’éthique sociale et environnementale.
À travers ce document, les professionnels du secteur, découvrez les meilleures pratiques, évaluer les tendances actuelles et s’inspirer des initiatives les plus innovantes pour renforcer leur propre démarche RSE et répondre aux attentes croissantes des consommateurs.
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### Checklist : cocher les sujets potentiels pour votre com' locale
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/10/24/checklist-cocher-les-sujets-potentiels-pour-votre-com-locale-2/
Last updated: 2024-10-24T13:21:21.000Z
Cette checklist a pour objectif d'aider les responsables marketing et les community managers de magasins à identifier les sujets clés pour enrichir leur stratégie de contenu.
À imprimer, cette liste de sujets est un guide pratico-pratique pour déterminer les tendances, les besoins des clients et les opportunités de création de contenus pertinents et engageants (et pour éviter de faire de Facebook un catalogue en ligne).
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### Lutte contre le vol en magasin : voici une solution innovante avec des étiquettes antivol personnalisables
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/10/22/lutte-contre-le-vol-en-magasin-voici-une-solution-innovante-avec-des-etiquettes-antivol-personnalisables-2/
Last updated: 2024-12-05T07:25:58.000Z
**Le vol représente 75 % de la démarque inconnue** et 3 à 5% du chiffre d'affaires annuel des magasins. Afin d’aider les enseignes à lutter contre ce fléau, l'entreprise **EDS Emballage** a créé des étiquettes antivol adhésives et personnalisables, dotées d'une antenne radiofréquence discrète.
**Le vol en magasin est un problème croissant pour la grande distribution**. Selon les statistiques du ministère de l'Intérieur, les vols dans les supermarchés et commerces de proximité ont augmenté de 14 % en 2022 et ne cessent de progresser depuis. Ces actes représentent 75% de la démarque inconnue, une perte financière considérable qui impacte directement entre 3 et 5 % du chiffre d'affaires annuel des magasins. Face à ce phénomène, les distributeurs cherchent des solutions efficaces et adaptées pour protéger leurs stocks sans perturber l'expérience d’achat de leurs clients.
C'est dans ce contexte qu’[EDS Emballage](https://www.eds-emballage.com/), spécialiste des **solutions d'emballage pour la grande distribution et de l'impression d'étiquettes personnalisées**, propose une innovation intéressante : des étiquettes antivol personnalisables intégrant une technologie de radiofréquence (RF). Ces étiquettes offrent non seulement une protection discrète contre le vol, mais permettent également aux magasins de communiquer directement avec leurs clients.
[](https://www.eds-emballage.com/actualite/nouveau-etiquette-antivol-personnalisable)
Nouveau : étiquette antivol adhésive et personnalisable
## **Une réponse efficace au vol en magasin**
Le vol en magasin n'est pas un phénomène nouveau, mais sa recrudescence récente est en grande partie attribuée à la situation économique actuelle. L’inflation, combinée à une réduction du personnel dans de nombreux points de vente, rend difficile la surveillance efficace des rayons. Par ailleurs, certains produits, notamment ceux de petite taille mais à forte valeur ajoutée (alcool, cosmétiques, petits appareils électroniques, jouets), sont particulièrement difficiles à protéger sans dispositifs dédiés.
EDS Emballage, concepteur et distributeur d’emballages alimentaires, a imaginé [des étiquettes adhésives antivol](https://www.eds-emballage.com/wp-content/uploads/2024/07/Flyer-Etiquettes-RF-1.pdf) qui utilisent la technologie radiofréquence (RF). Cette dernière repose sur une antenne discrètement intégrée sous la surface de l’étiquette. L'étiquette est conçue avec un adhésif inviolable, empêchant ainsi les clients de la retirer des produits en rayon. Lorsque le produit passe à travers les portiques de sécurité RF et que l’étiquette n’a pas été désactivée pendant le passage en caisse, l'alarme des portiques se déclenche automatiquement. Les étiquettes RF d’EDS Emballage sont compatibles avec tous les systèmes de portiques radiofréquence présents dans les magasins : une solution qui offre ainsi aux enseignes un moyen simple et efficace pour réduire le vol, sans nécessiter de gros investissements en termes d’infrastructures.
## Une étiquette double fonction : antivol et communication
L'entreprise va plus loin en proposant une double fonction. En plus du dispositif antivol, les étiquettes sont entièrement personnalisables. Chaque magasin peut ainsi y apposer le visuel souhaité : logos, offres spéciales, informations produit ou encore messages promotionnels. Cette approche permet de communiquer directement en rayon.
La taille standard de l’étiquette est de 50 x 50 mm. Imprimée en couleurs, elle permet de diffuser les informations de manière attractive et engageante. EDS Emballage propose un service de création sur mesure, avec la possibilité de faire appel à un graphiste dédié pour concevoir des visuels adaptés à l’image de chaque enseigne.
Cette personnalisation transforme l’étiquette antivol en un vecteur de communication fort. Par exemple, dans les rayons frais, elle peut mettre en avant le savoir-faire de l'enseigne ou signaler la qualité, la provenance … sur des produits spécifiques.

## Une solution discrète et pratique pour une expérience client optimale
Certaines enseignes ont pris le parti d’afficher les photos des voleurs dans leurs magasins : cette pratique, par ailleurs illégale, n’améliore pas l’expérience client. D’autres se tournent vers des dispositifs de vidéosurveillance couplée à l’IA qui permettrait de repérer des comportements suspects dans les rayons : mais ces investissements sont onéreux. Plus économiques et discrètes, les étiquettes antivol RF d’EDS Emballage garantissent mieux l’esthétique du produit qu’une barre antivol ou bague de sécurité, tout en restant invisibles pour le client.
Spécialement conçues pour l’utilisation alimentaire, elles ne présentent aucun risque de migration de substances vers les aliments et sont compatibles avec le passage au micro-ondes ou la congélation. Elles conservent leur efficacité dans les environnements froids, ce qui les rend particulièrement adaptées aux rayons de produits surgelés ou frais : une information notable lorsqu’on sait que le fromage est le produit le plus volé dans les magasins ces derniers temps.
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## Une utilisation simple et une grande adaptabilité
L’un des principaux avantages des étiquettes antivol RF d’EDS Emballage est leur facilité d’utilisation : il suffit de les coller directement sur les produits à protéger. Elles sont fournies en rouleaux de 1000 étiquettes, ce qui rend leur stockage peu encombrant et simplifie leur manipulation en magasin.
La désactivation de l’étiquette s’effectue au moment du passage en caisse, lors du scan du produit. La table de désactivation intégrée aux caisses permet de désactiver l’antenne RF, garantissant ainsi une utilisation fluide et sans contrainte pour le personnel en magasin.
💡
****EDS Emballage** accompagne les professionnels de la grande distribution dans la mise en place de solutions sur mesure ou pour tout autre besoin en matière d'emballages alimentaires ou d'étiquettes personnalisées. L’entreprise s’inscrit également dans une démarche écoresponsable : plus de 95 % des matériaux utilisés pour ses produits sont issus de mono-matériaux recyclables, ce qui facilite leur traitement en fin de vie. Par ailleurs, une partie significative de ses emballages est fabriquée à partir de matériaux recyclés, dans le respect des principes de l’économie circulaire. Cette approche fait écho aux préoccupations environnementales croissantes des acteurs de la grande distribution, qui cherchent à réduire leur impact écologique tout en maintenant des performances économiques optimales.
### Comment cette IA améliore la gestion du rayon fruits et légumes
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/10/22/comment-cette-ia-ameliore-la-gestion-du-rayon-fruits-et-legumes/
Last updated: 2024-10-22T08:25:46.000Z
Depuis quelques mois, le magasin Carrefour Market de Bourg-La-Reine dans les Hauts-de-Seine a intégré une solution d'[Intelligence Artificielle](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/05/04/16-usages-possibles-de-intelligence-artificielle-pour-la-grande-distribution/). Baptisée Freshflow et fondée par Alexandre Tachet, la solution est une aide précieuse à la commande.
Reportage dans le magasin pour découvrir les secrets de la mise en place de cette solution.
## Une aide à la commande des F&L assistée par l’intelligence artificielle
« Le rayon fruits et légumes est la vitrine du magasin », insiste Julien Laurent, gérant du Carrefour Market de Bourg-La-Reine. Comme dans de nombreux magasins, **le rayon fruits et légumes joue un rôle crucial dans la première impression des clients**.
Générateur de chiffre d'affaires, occupant la quatrième place en termes de contribution derrière des rayons plus vastes comme l'épicerie, les liquides ou les produits de droguerie, le rayon est soumis à de nombreux défis. « Notre objectif sur le rayon est de maintenir la fraîcheur et la qualité des produits tout au long de la journée, d' éviter les erreurs de commande et de gérer les aléas économiques et climatiques », cautionne le gérant du point de vente.
> Le rayon fruits et légumes doit constamment donner l'impression de qualité et de fraîcheur à chaque client, quel que soit le moment de la journée.
Pour optimiser les performances du rayon, gagner du temps et limiter le gaspillage alimentaire, le magasin a fait le choix de tenter une nouvelle expérience de gestion avec **Freshflow**. Intégré dans une poignée de magasin en France, la solution séduit par sa simplificié : « aujourd'hui, grâce à une application mobile, les magasins peuvent passer la commande parfaite chaque jour pour chaque produit de leur rayon fruits et légumes. L'objectif est d'aider ces magasins à améliorer leurs marges tout en réduisant leur impact environnemental, notamment en limitant le gaspillage », insiste le fondateur Alexandre Tachet.
**La solution d'Intelligence Artificielle** fait ses preuves et « aide à éviter l’accumulation de produits en perte de fraîcheur et limite les ruptures de stock, ce qui améliore à la fois les ventes et la satisfaction des clients », remarque dans un premier temps le gérant.
> Le rayon fruits et légumes doit constamment donner l'impression de qualité et de fraîcheur à chaque client, quel que soit le moment de la journée. Cela est essentiel pour éviter la perte de chiffre d'affaires et la migration des clients vers la concurrence, comme les marchés locaux. », Julien Laurent, gérant du Carrefour Market de Bourg-La-Reine
## Des résultats concrets pour améliorer la fraicheur et la disponibilité des produits
Le rayon fruits et légumes demeurent un des rayons les plus techniques à gérer : « à un moment avec notre cerveau, notre papier, notre crayon. On peut avoir besoin de temps en temps, ça ne suffit pas. Si on peut être assisté sur les commandes, c'est un vrai plus », souligne le gérant. Certains magasins reconnaissent réaliser parfois certaines commande « au doigt mouillé et souvent à l'instinct », sourit le fondateur de la solution.
La solution **Freshflow** a été conçu pour résoudre des problèmes récurrents en magasin : « des soucis de fraîcheur et de disponibilité des produits, des insatisfactions clients, des problèmes de gestion des stocks, ainsi que des difficultés liées aux ressources humaines », résume Alexandre. « Ce qu'on a remarqué c'est que les magasins commandent soit trop, soit pas assez, ce qui crée des variations importantes dans les stocks », insiste-t-il tout en évoquant les facteurs de saisonnalité, la météo qui ont un impact sur la demande.
En ce sens, l'outil s'appuie sur de nombreuses variables et l'**IA** permet « de stabiliser les commandes, de mieux répondre à la demande, et de prendre en compte les enjeux de marges et de gaspillage ». Parmi les variables, la solution s'appuie « sur des données historiques des magasins, notamment les deux ou trois dernières années de ventes et de pertes \[...\]. C'est grâce à cela que nous pouvons créer des prévisions de ventes adaptées à chaque situation »
## Un retour sur investissement réel
Sur le terrain, les utilisateurs apprécient sa simplicité. Rencontré, le chef de rayon du magasin reconnaît avoir « surtout gagner du temps », passant deux fois moins de temps sur la passation de commande depuis l'utilisation de la solution : « cela nous a permis de réduire la pénibilité du travail en magasin, notamment en limitant le temps passé sur les commandes et en réduisant les stocks à gérer, ce qui allège la manutention », analyse le gérant.
En parallèle, « on a remarqué une meilleure satisfaction client, une gestion optimisée des stocks et, *in fine*, une amélioration des marges. Les aspects opérationnels, humains et financiers sont au cœur de la satisfaction des utilisateurs de la solution », soutient Julien Laurent. Par ailleurs, il ajoute : « **la solution d'IA** ne nécessite pas (ndlr : contrairement aux idées reçues) de longues démarches ni de coûts élevés. Il n’est pas nécessaire d’intégrer l’outil aux systèmes d'information des magasins pour qu'il soit efficace ».
Après seulement trois mois d’utilisation, les magasins utilisateurs constatent une réduction des pertes, une gestion plus fluide des réserves, et un meilleur flux de marchandises fraîches. Cela se traduit par un rayon mieux approvisionné, une réduction du gaspillage et une augmentation des ventes.
> Les résultats concrets apparaissent en seulement quelques semaines, Mohamed, chef de rayon Carrefour Market Bourg-La-Reine
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### Pourquoi le marché des jouets d'occasion est en plein boom, avec Laura Bos, fondatrice de Jouga
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/10/22/les-jouets-de-seconde-main-un-marche-en-pleine-expansion/
Last updated: 2024-10-22T08:27:59.000Z
Le **marché du jouet d'occasion** a le vent en poupe en France. Cette nouvelle [tendance de consommation](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/01/13/11-defis-auxquels-la-grande-distribution-devra-faire-face-en-2023/) séduit toujours plus de parents aussi bien pour des raisons écologiques, qu'économiques. Pour preuve de son dynamisme, en 2023, l'occasion représente 6% du chiffre d’affaires du marché du jeu et du jouet en France. Sa croissance avoisine les 26% sur cette seule année.
Dans un [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/) passionnant, Laura Bos, co-fondatrice de [Jouga](https://ladycocotte.com/) (ex-Lady Cocotte), nous partage sa vision du marché du jouet d'occasion. On y parle bien sû des chiffres clés du marché, des tendances à venir et des nombreux défis auxquels les distributeurs devront faire face.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## **En 2030, le marché du jouet d'occasion sera de 16% et le marché du neuf passera de 270 millions à un milliard d'euros**
**Le marché du jouet d'occasion est en pleine effervescence**. Poussés par de nouvelles habitudes de consommation, les parents privilégient les jouets de seconde main pour leur enfant.
Pourtant, en soi, la pratique n'a rien de vraiment nouveau : « La seconde main, il n'y a rien de nouveau. Ça existe depuis la nuit des temps, avec des objets qui se transmettent de famille en famille », explique au début de l'échange Laura Bos. Ce mode d'achat connait un vif sujet d'intérêt remarque la fondatrice de Jouga, plateforme spécialisée dans le jouet d'occasion : « 64 % des Français ont acheté au moins un produit d'occasion au cours des 12 derniers mois ».
Cette montée de puissance s'explique à deux niveaux.
**De 1, le prix**. Inflation oblige, « le facteur économique est toujours au-dessus du facteur écologique, même si l’écologie gagne de plus en plus en importance ». En quête de pouvoir d'achat, les français se tournent facilement vers l'occasion pour réduire leur dépense sur des produits non-alimentaires.
**De 2, les convictions écologiques** : « on observe une vraie montée en puissance \[...\] avec une prise de conscience environnementale et l'arrivée de nouveaux acteurs », commente notre invitée. De nombreux consommateurs voient désormais la seconde main comme une alternative viable au neuf.
D'autres raisons motivent les français à choisir de l'occasion. Parmi elles : la possibilité d'acheter des produits difficilement trouvables en neuf ou la volonté d'offrir plus de jouets à leur enfant.
> Pourquoi toujours acheter du neuf plus cher quand on peut acheter à moitié prix avec une empreinte carbone réduite de 80 % », Laura Bos, fondatrice de Jouga.
## Un modèle économique à trouver et des partenariats avec la grande distribution pour gagner en visibilité
Le vrai défi du **jouet d'occasion** \- et du marché de l'occasion tout court d'ailleurs - réside dans sa capacité à générer des revenus suffisants : « trouver la rentabilité dans ce secteur est un vrai défi », reconnait l'entrepreneure. Le prix moyen d’un jouet d'occasion est de 10 euros, mais « les actions nécessaires pour chaque jouet sont nombreuses ». Certains acteurs, comme Revid (ex-Patatam qui a été placé en redressement judiciaire) ou Videdressing, ont rencontré des difficultés financières malgré ce marché en croissance.
Pour réussir ce défi, **les jouets d'occasion doivent gagner en accessibilité** : « un client qui souhaite acheter de l'occasion, ça lui demande un effort d'aller dans des boutiques dans lesquelles il n'a pas l'habitude d'aller et qui ne sont pas dans mon parcours d'achat classique », précise Laura. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle a récemment noué des partenariats avec des enseignes de la distribution pour gagner en visibilité. Les jouets d'occasion se rapprochent des neufs vendus en rayon. Intermarché, Leclerc l'ont adopté localement :
> Si tu vas dans ton supermarché ou chez Cultura et tu vois des jouets d'occasion, ça fait plus de sens », commente l'entrepreneure.
Mais défi est autant lié à la distribution, qu'à la collecte en amont :
> « La clé dans la seconde main est sur la collecte, la quantité et la qualité des jouets qu’on est et sera capable de proposer ».
Les entreprises doivent s'assurer que les jouets soient non seulement sécurisés et conformes à la législation, mais également complets et propres. En plus de racheter aux particuliers, certaines entreprises organisent des événements de collecte et établissent des partenariats avec des ressourceries pour augmenter leur offre.
## Quel avenir pour le marché du jouet de la seconde main
On l'a dit plus haut, **le marché du jouet est en effervescence**. Pour répondre à la demande, la sensibilisation des consommateurs à la seconde main est essentielle pour le développement de ce marché : « il y a un rôle de sensibilisation du consommateur à la [seconde main](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/19/tout-savoir-sur-le-marche-de-la-seconde-main/), et les politiques ont un rôle à jouer pour intégrer plus de produits de seconde main dans les rayons », explique Laura Bos.
La grande distribution a une place à prendre. L'année passée 8 magasins Intermarché avaient conjointement proposés des corners aux couleurs de Lady Cocotte. Cette année, le partenariat se renouvelle et d'autres magasins rejoignent l'aventure : « cela renouvelle l'expérience d’achat renouvelée et incite les consommateurs à revenir régulièrement », remarque-t-elle.
Avec des prévisions de croissance ambitieuses et des efforts constants pour améliorer l'accessibilité et la qualité des produits, il est clair qu'il faudra compter sur des solutions comme celle-ci pour [dynamiser l'offre non alimentaire](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/05/9-solutions-pour-redynamiser-les-rayons-non-alimentaires/).
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### Philippe Ginestet, le parcours self-made-man du patron de GIFI
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/10/19/philippe-ginestet-le-parcours-self-made-man-du-patron-de-gifi/
Last updated: 2024-10-19T13:25:22.000Z
**Philippe Ginestet**, né en 1954 à Sainte-Livrade-sur-Lot, est un entrepreneur français emblématique, fondateur de l’enseigne de discount **GiFi**. Il incarne l’archétype du **self-made man**, ayant bâti un empire commercial en partant de presque rien.
## Un départ modeste et un sens du commerce
Fils d’un marchand de bestiaux, Ginestet a quitté l’école très jeune, à 16 ans, pour rejoindre le métier de son père. Il développe un sens aigu du commerce en vendant sur les marchés, une expérience qui marquera ses méthodes entrepreneuriales. Avant de se lancer dans le commerce de détail, il se distingue comme vendeur d’électroménager en porte-à-porte pour le groupe **Electrolux**, où il est reconnu comme l'un des meilleurs vendeurs.
## La création de GiFi : un concept novateur
En **1981**, à 27 ans, **Philippe Ginestet** ouvre son premier magasin GiFi à Villeneuve-sur-Lot, dans un modeste hangar de 300 m². Le magasin, destiné à la vente de produits non alimentaires à bas prix, cible les surplus de stocks et les fins de série. GiFi devient rapidement populaire grâce à ses prix attractifs et à son ouverture dominicale, une innovation inspirée des marchés.
Le nom **GiFi** est une combinaison de « Gi » pour Ginestet et « Fi » pour Philippe, soulignant l’aspect personnel de son entreprise. Le succès de la marque repose sur une formule simple : offrir des produits divers et variés pour la maison à des prix défiant toute concurrence, un modèle qui se réplique dans plusieurs villes de France, comme Agen, Sarlat et Bordeaux.
## Une expansion fulgurante et un modèle économique solide
Dans les années 1980, alors qu'il possède déjà une quinzaine de magasins, Philippe Ginestet commence à s'approvisionner directement en Chine pour maintenir ses coûts bas. Ne parlant pas anglais et n'ayant que peu d'éducation formelle, il fait preuve d'un pragmatisme impressionnant, utilisant le portier de son hôtel à Hong Kong comme intermédiaire pour développer ses relations commerciales en Asie.
Au fil des ans, GiFi s'étend considérablement et emploie aujourd'hui plus de 6 400 salariés dans environ **452 magasins** à travers la France et d'autres pays. Ginestet a fait preuve d’un flair stratégique en cédant une partie de son capital en 1996 à des fonds de pension, lui permettant d'acquérir l'immobilier de ses magasins et d'acheter des enseignes concurrentes comme **La Foir'Fouille**. Il a ensuite racheté la totalité de son capital, désormais détenu en famille, notamment avec son fils Alexandre qui occupe aujourd’hui le poste de directeur général.
## Un style de gestion unique et controversé
Philippe Ginestet est également connu pour son style de management particulier, inspiré de son passé de forain. Il combine une approche paternaliste avec des pratiques de **management participatif**, notamment en invitant régulièrement ses employés à des séminaires dans son chalet de Megève, où sport et fête se mêlent.
Cependant, la gestion sociale de l’entreprise a souvent été critiquée. Les magasins GiFi, de petite taille, emploient généralement moins de 20 salariés, souvent payés à bas salaires, avec des horaires flexibles imposés. Des grèves ont éclaté dans le passé pour réclamer des paiements d'heures supplémentaires non payées.
## Diversification et acquisitions
Au fil des ans, Philippe Ginestet a diversifié ses activités. En plus de l'expansion de GiFi, il a repris les enseignes **Tati**, **Fabio Lucci**, **Gigastore**, et **Degrif’Mania**. Il est aussi à la tête de casinos et a racheté en 2009 les laboratoires de phytothérapie **Mességué**, dont les produits sont vendus dans ses magasins.
## Vie privée et philanthropie
À 67 ans, Philippe Ginestet vit confortablement entre son **chalet à Megève**, son **château à Villeneuve-sur-Lot** et ses divers biens de luxe, comme son jet et son yacht privés. Bien qu’il soit une figure discrète, il n’hésite pas à faire preuve de générosité envers ses collaborateurs, qu’il considère plus comme des partenaires que comme des salariés.
En résumé, Philippe Ginestet est un exemple frappant de réussite entrepreneuriale française, ayant bâti un empire à partir de méthodes issues du commerce de rue et en s’adaptant avec succès aux exigences du capitalisme moderne. Malgré quelques controverses liées à sa gestion sociale, son parcours inspire par sa ténacité et son flair pour les affaires.
### L'histoire du SIAL : retour sur six décennies d'innovation agroalimentaire
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/10/18/histoire-du-sial-retour-sur-six-decennies-dinnovation-agroalimentaire/
Last updated: 2024-10-18T16:24:26.000Z
Le SIAL célèbre cette année son 60e anniversaire, et malgré le temps qui passe, le salon n’a pas pris une ride. Ce rendez-vous emblématique du monde de l’agroalimentaire continue de s’imposer comme l'événement incontournable pour les professionnels de la grande distribution et de la consommation.
Mais avant de parler du SIAL d’aujourd’hui, il est intéressant de revenir sur ces 60 ans d’histoire qui ont façonné le salon et l'industrie elle-même.
Pour bien comprendre l’importance du SIAL, il faut se replonger dans le contexte de son époque. Dans les années 1950, l'Europe se remet peu à peu des ravages de la Seconde Guerre mondiale. Une génération entière, celle de nos grands-parents, croit fermement en l’avenir. La mise en place de la Politique Agricole Commune (PAC) permet aux pays européens de retrouver leur capacité de production, et la France, au cœur de cet élan, voit dans l’agroalimentaire un véritable levier de croissance.
C'est dans cette dynamique que naît le SIAL, le **Salon International de l'Alimentation**, en 1964\. Dès la première édition, le succès est au rendez-vous avec **602 exposants**, dont **340 internationaux**, venus se rassembler autour de **13 000 m²** d’exposition pour présenter le meilleur des produits alimentaires de l'époque. Un chiffre qui illustre déjà la vocation internationale du salon.
## Le tournant des années 1980 : le SIAL entre dans une nouvelle dimension
Le véritable essor du **SIAL** se produit en **1986**, lorsque le salon investit les **80 000 m²** du Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte. Ce déménagement marque un tournant décisif. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : cette année-là, le SIAL attire **88 000 visiteurs** et réunit plus de **4 000 exposants**. Le salon, désormais incontournable, s’impose comme une référence mondiale, au point que des éditions internationales commencent à fleurir aux quatre coins du globe. Montréal, New Delhi, Kuala Lumpur, ou encore Singapour accueillent leurs propres versions du SIAL, exportant ainsi l'expertise française en matière d'agroalimentaire.
## Un rendez-vous mondial et avant-gardiste
Aujourd’hui, le SIAL a bien grandi. Il attire plus de **130 000 visiteurs** venus du monde entier et continue de jouer un rôle central dans l’évolution de l’industrie agroalimentaire. Chaque édition est l’occasion de découvrir les produits de demain, de s’informer sur les **tendances alimentaires** qui façonneront nos cuisines, et d'explorer des innovations qui répondent aux défis contemporains. Que ce soit en matière de développement durable, de nouvelles technologies ou de consommation responsable, le SIAL reste à la pointe des transformations de notre alimentation.
## 60 ans d’histoire, et encore tant à écrire
En 2024, le SIAL souffle ses **60 bougies**, et cette longévité témoigne de son importance dans le paysage international. Six décennies au cours desquelles le salon n’a cessé d’évoluer, tout en restant fidèle à son ADN : mettre en lumière les meilleurs produits agroalimentaires et anticiper les innovations de demain. Alors, pour ces 60 ans, on ne peut que lui souhaiter un joyeux anniversaire et encore de nombreuses années à venir sous le signe de l’innovation et de la découverte.
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### Dans les coulisses de la production de la pomme Candine®, nouvelle star des rayons
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/10/17/dans-les-coulisses-de-la-production-de-la-pomme-candine/
Last updated: 2025-01-03T09:03:39.000Z
Suite de notre série de la **Terre au Rayon** : après avoir rencontré les producteurs de [la pomme de terre de Noirmoutier](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/05/16/de-la-terre-au-rayon-histoire-de-la-pomme-de-terre-de-noirmoutier/), puis [les producteurs de tomates Rougeline](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/12/dans-les-ecoserres-de-tomates-des-paysans-de-rougeline-a-la-pointe-de-la-technologie/), rencontre du côté de Ferrussac dans le Lot et Garonne à la découverte de la pomme Candine®.
La pomme Candine® est la nouvelle star sur les étals des rayons fruits et légumes. Issue du croisement entre les variétés Fuji et Ariane, cette variété de pomme se veut innovante et séduit les consommateurs par son gout, sa résistance aux maladies, et son potentiel en agriculture biologique.
> « La pomme Candine**®**, la première particularité, c'est d'être résistante à une maladie qui s'appelle la tavelure. C'est entre autres pour ça qu'on l'a choisie. »
Nous avons parcouru la pomme à travers celles et ceux qui la font vivre :
- Le producteur : Côme Lapierre ;
- Le responsable commercial de la station fruitière : Germain Vidil
- La cheffe de secteur Promofel : Clarisse Leduc
- Et la cheffe de rayon : Leticia Villegas
« Le quotidien d'un producteur de pommes, c'est un travail toute l'année. La récolte, c'est vraiment la finalité du travail. »
> La pomme Candine**®** est idéale à consommer en snack à tout moment de la journée. Elle est particulièrement appréciée pour son coté sucré, sa jutosité et son croquant. Candine**®** est la pomme qui va réconcilier les jeunes qui se sont détournés des rayons fruits et légumes »
## **Des qualités gustatives et de conservation très appréciées**
Cultivée en partie sur le magnifique domaine de Ferrussac en Haute-Loire, la pomme Candine**®** a séduit Côme Lapierre. Producteur spécialisé dans l’arboriculture depuis près de 90 ans, l'exploitation s’est orientée vers la production biologique de la pomme Candine® en 2019 : « nous avons choisi la variété Candine**®** parce qu’elle est résistante à certaines maladies comme la tavelure, et qu'elle se conserve exceptionnellement bien, jusqu’à un an à deux degrés. » explique le producteur.
> « On a un terroir qui est assez favorable pour les pommes pour deux raisons : l'argile calcaire et un climat favorable dans le sud-ouest, avec de la chaleur et de l'eau pour une bonne croissance des pommiers. »
Candine® présente des caractéristiques très avantageuses : sa maturité arrive fin septembre avec une coloration rouge-rosée brillante qui attire le regard en rayon. Cette pomme jugée « croquante, sucrée et juteuse » est exactement ce que « demandent les consommateurs en France, mais aussi à l'étranger », précise Germain Vidil, responsable commercial de la Stanor, station fruitière. En plus d’être résistante aux maladies, elle se conserve remarquablement bien, pendant 10 mois, ce qui permet aux producteurs de proposer un produit frais sur une longue période.
> « C'est aussi une pomme qui se conserve exceptionnellement bien par rapport à d'autres variétés »
Le domaine de Ferrussac est un grand convaincu par les qualités de cette pomme. Le producteur Côme Lapierre insiste d'ailleurs sur son pouvoir de séduction auprès de la jeune génération : « l’idée, c’est d’attirer ces jeunes consommateurs entre 25 et 45 ans qui cherchent quelque chose de gouteux, sucré et vraiment très crunchy », sourit-il. L’objectif est également de rajeunir l’image de la pomme en misant sur la qualité gustative et les atouts visuels de la variété. Élue Saveur de l’Année, Candine® profite d’un marketing soigné qui la met en avant dans les rayons, avec des animations et des dégustations pour séduire les clients.
> « C'est une variété qui ne fait pas de tonnage gigantesque. On est autour de 50-60 tonnes par hectare pour permettre des calibres commerciaux assez gros. »
## **Une pomme qui attire les regards en rayon**
En rayon, la chair rouge de la pomme séduit les consommateurs. Boostée en magasin par des opérations et des mises en avant, la pomme Candine® a convaincu également les chefs de rayon : « Sur la Candine**®**, on a deux stickers : on a le sticker Candine**®**, la variété, et le sticker "Élu Saveur de l'année". C'est un gage de confiance », nous explique Clarisse Leduc, cheffe de secteur chez [Promofel](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/25/le-metier-de-chef-de-secteur-chez-promofel/).
> « Quand on fait de la tête de gondole, on a de la jupe palette, des podiums... pour animer le rayon. Cela permet aux consommateurs d'identifier la marque ou le produit ».
La pomme Candine® a gagné la confiance des consommateurs : « Les consommateurs recherchent les fruits ou légumes français. C'est un produit apprécié et recherché », assure la cheffe de rayon Leticia Villegas du Leclerc Saint Lys.
> « Dès que la Candine**®** arrive en période de saison, automatiquement, on la met en avant sur nos rayons... elle tient très bien, ne se pique pas comme certaines pommes plus fragiles ».
De la terre au rayon, voici le fruit d'un travail de plusieurs mois afin d'atterrir dans le panier des consommateurs.
### Le repositionnement de Geneviève Lethu : une stratégie gagnante dans les rayons GSA et GSS
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/10/17/le-repositionnement-de-genevieve-lethu-une-strategie-gagnante-dans-les-rayons-gsa-et-gss/
Last updated: 2024-10-18T08:42:13.000Z
En 2023, la **marque d’art de la table Geneviève Lethu** a opéré son grand retour avec une arrivée inédite dans les rayons de la grande distribution, sous la direction de Gers Equipement. Depuis, elle s'est imposée dans les grandes surfaces alimentaires (GSA) et spécialisées (GSS), offrant des produits tendances à des prix accessibles.
Un an après ce repositionnement, alors qu’elle fête son cinquantième anniversaire, [Geneviève Lethu](https://www.genevievelethu.com/) dresse un bilan très positif de son arrivée en GSA et GSS. Mais comment la marque se démarque-t-elle dans les rayons et séduit-elle les consommateurs ? Quels sont les secrets de cette expansion rapide et durable ? Philippe Foulon, Directeur Général de [Gers Equipement](https://www.gers-equipement.fr/), nous éclaire sur la stratégie mise en place et la place de **Geneviève Lethu** sur le marché des arts de la table.
[](https://genevievelethu.com/50-ans-genevieve-lethu?utm%5Fsource=LSA&utm%5Fmedium=display&utm%5Fcampaign=publi%5Freportage%5F50ans)

## Un retour audacieux dans un marché en quête de renouveau
**Le secteur de l’art de la table en France** a souffert ces dernières années, en partie en raison de la pression économique exercée par l'inflation, qui a réduit le pouvoir d'achat des consommateurs et touche l’ensemble du secteur non-alimentaire. Ce lancement en GSA et GSS est-il lié à l’inflation ?
> *“Non, cela faisait partie de la stratégie de Gers Equipement d’avoir des marques nationales dans notre portefeuille. Nous sommes présents en marque de distributeur (MDD), mais nous n’avions pas encore de marque nationale sur l’art de la table. Pour épouser l’ensemble du marché, nous avons acquis Geneviève Lethu”*, explique Philippe Foulon.
Dans ce contexte difficile, Geneviève Lethu a fait le pari de la grande distribution avec une stratégie claire : **proposer des produits esthétiques et abordables**. Avec pour signature “Une table pour tous tout au long de l’année”, la marque s’adresse à tous les portefeuilles et à l’ensemble des tranches d’âges qui font leurs courses dans les magasins de la grande distribution.
> “*Nous avons activé deux leviers stratégiques : l’assortiment produits, découpé en produits très tendances et produits plus classiques, et le levier tarifaire, avec une offre accessible pour tous”.*
Ce positionnement a permis à la marque de **conquérir de nouveaux segments de clientèle**, répondant à la demande d'une vaisselle plus moderne et accessible. La stratégie s’est révélée payante : la marque est passée de **20 points de vente pilotes à 300 en un an**, avec pour objectif d’atteindre **366 points de vente d’ici la fin 2024**.

## Un positionnement prix attractif et l’attente d’une marque nationale
L’une des forces majeures du repositionnement de Geneviève Lethu en GSA et GSS repose sur son **positionnement tarifaire**. En effet, 80 % de l’offre unitaire est proposée à moins de 6,99 €, ce qui permet aux consommateurs de se faire plaisir sans compromettre leur budget. Cette accessibilité est d’autant plus importante que le contexte inflationniste pousse les consommateurs à **prioriser les dépenses essentielles**. Or, Geneviève Lethu a su prouver qu'il était possible d'allier qualité, esthétique et prix attractif, créant ainsi un modèle gagnant en grande distribution.
Deux autres facteurs clés expliquent l'expansion rapide de Geneviève Lethu :
> *“D'abord, une présence déjà bien établie dans de nombreux magasins à travers la France, et ensuite, la confiance que nos clients nous accordent, renforcée par *l'attente d'une marque nationale forte*. Il manquait en effet une marque capable d'apporter du plaisir et de l'émotion dans les rayons, où l'offre se limitait souvent à des acteurs plus classiques.*
## Une présentation soignée et immersive en magasin
L’un des aspects différenciants de Geneviève Lethu dans les rayons de GSA et GSS réside dans la **présentation de ses produits**. Contrairement à d'autres marques, la mise en avant des produits Geneviève Lethu est pensée comme une véritable expérience client. *“Nos produits sont présentés dans un espace dédié, avec un mobilier spécifique et une ambiance visuelle propre à la marque”*, reprend Philippe Foulon. Cette **mise en scène immersive** donne l’impression d’être dans une boutique indépendante au cœur même des rayons d'une grande surface.
Les gondoles en bois, les luminaires choisis avec soin, et la PLV respectent l'**identité visuelle chaleureuse** de la marque, créant une **atmosphère feutrée et conviviale**. Cette présentation soignée attire les consommateurs dès les premiers mètres et permet à Geneviève Lethu de se distinguer des autres marques de vaisselle en rayon. En outre, les **exclusivités** et **opérations fidélité** comme les coffrets spéciaux pour Noël ou la fête des mères sont plébiscitées par les consommateurs et renforcent l’attachement à la marque.
## Une stratégie de croissance ambitieuse et durable
Malgré un contexte économique difficile, marqué par l'inflation et des priorités changeantes chez les consommateurs, Geneviève Lethu a su **maintenir une croissance positive**. En 2023, la marque a enregistré une **progression de 11 %** de son chiffre d'affaires.
> *“Nous sommes sur un marché en conquête, avec un lancement de marque nationale dans les rayons de la grande distribution. Cela nous permet d’avoir une croissance positive à 2 chiffres dans un environnement fragilisé”.*
En outre, Geneviève Lethu continue de miser sur **l’innovation produit**. Chaque année, la marque propose environ 600 références, dont **20 % de nouveautés**, afin de maintenir un rayon attractif tout au long de l’année. *“Nous voulons revenir dans tous les placards des Français, avec des intemporels comme notre gamme 'Grain de riz', mais aussi avec des collections tendance”*, précise Philippe Foulon.
La marque n’a pas l’intention de ralentir sa progression. Avec des partenariats solides avec les grandes enseignes et un **objectif clair d’expansion à 366 points de vente**, Geneviève Lethu vise à **quadriller le territoire français** et à pérenniser sa présence dans le secteur de la grande distribution.
## L’avenir de l’art de la table dans la grande distribution
En tant qu’acteur majeur de l’art de la table, Geneviève Lethu envisage l’avenir avec ambition et confiance. Alors que le secteur non alimentaire évolue et que de grandes enseignes comme Casino et Cora ferment leurs portes, **la marque observe attentivement les mouvements du marché**. Selon Philippe Foulon, l’art de la table en GSA et GSS est un secteur prometteur, proche des attentes des consommateurs qui recherchent des produits fonctionnels et esthétiques juste après leurs courses alimentaires.
En conclusion, le **repositionnement de Geneviève Lethu en GSA et GSS** a prouvé que la marque pouvait s’adapter aux nouvelles réalités du marché, tout en conservant son ADN. En s'appuyant sur des **prix attractifs**, une **présentation en magasin immersive** et une **offre produit diversifiée**, la marque séduit un public large et continue d'étendre sa présence dans les rayons. Pour les acteurs de la grande distribution, Geneviève Lethu représente un modèle de réussite dans un secteur en quête de renouveau.
### « Le commerce physique a un avenir prometteur » : comment optimiser l'espace de vente, avec Vincent Cola, président d'Armony
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/10/16/le-commerce-physique-a-un-avenir-prometteur-comment-optimiser-lespace-de-vente-avec-vincent-cola-president-darmony/
Last updated: 2024-10-16T12:13:48.000Z
Dans un monde où le commerce en ligne prend de plus en plus de place, le commerce a encore son mot à dire. Et pour preuve, de nombreuses enseignes modernisent leur point de vente pour améliorer l'expérience client et rendre le moment de faire ses courses le plus agréable possible.
Pour en parler, on reçoit Vincent Cola, le président d'[Armony](https://www.armony.online/) dont la mission est d'accompagner les points de vente dans la (re-)définition de leur espace. L'entrepreneur spécialisé dans la décoration d’espaces commerciaux nous partage dans un [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/) sa vision sur le sujet lors d’une interview enrichissante.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Un parcours entrepreneurial précocement engagé
Notre invité, Vincent Cola, a commencé son aventure entrepreneuriale très tôt. « J’ai acheté ma première entreprise alors que j’étais encore étudiant dans une école d’ingénieurs », souligne-t-il. Ce choix audacieux lui a permis d’acquérir une expertise précieuse. Il a par la suite approfondi ses compétences dans le redressement d’entreprises.
À la tête d'Armony, l'entrepreneur insiste sur la vision nécessaire pour faire croître son entreprise : « pour moi, il est essentiel qu'une entreprise ait une vision claire. » Cette vision doit également être partagée par tous les employés, car elle offre une direction à suivre et des opportunités de développement. « Nous misons beaucoup sur la formation et la qualité de vie au travail », complète-t-il.
## Non le commerce physique n'est pas mort, au contraire !
Vincent défend ardemment le commerce physique, affirmant que « c’est un lien essentiel entre le commerçant et le client, un lien qui se perd parfois avec la vente en ligne », insiste notre invité. Dans cet épisode, Vincent souligne l’importance de l’expérience client, qui commence dès le parking :
> L’expérience commence dès le parking, il est donc crucial de soigner le parcours client. »
Aujourd'hui Armony s'est spécialisé dans l’agencement d’espaces de vente. « Notre métier, c’est l’agencement d’espaces de vente ». Ils travaillent principalement avec la grande distribution et aident les magasins à se mettre à jour avec les nouveaux concepts de leurs enseignes.
> Nous aidons les magasins à se mettre à jour avec les nouveaux concepts de leurs enseignes »
Il insiste sur l’importance de l’aménagement en magasin : « Il faut toujours des éléments verticaux et suspendus bien visibles. » Il est également crucial d’intégrer de l’éphémère dans le magasin, car cela permet de créer une dynamique : « Il est essentiel d'intégrer de l’éphémère dans le magasin. »
## Renouveler l’offre et créer de l’émotion
Vincent évoque l’importance de renouveler les promotions : « Il est important de renouveler régulièrement les offres, un peu à la manière de Zara ». Il met également l'accent sur l’entrée du magasin et le parking, souvent négligés, affirmant qu’« il est également essentiel de prêter attention à l’entrée du magasin et au parking ».
L’éclairage joue un rôle essentiel dans l’atmosphère d’un magasin. « Travailler l'éclairage dans certains espaces peut vraiment transformer l’expérience client ». explique-t-il. De plus, il pense qu’il faut parfois réduire le nombre de produits proposés : « trop de choix peut désorienter le client. »
Vincent souligne aussi l’importance de l’innovation dans les concepts de vente. « J’ai tendance à dire qu'il faut aussi envisager de réduire le nombre de produits offerts ». Il est également convaincu que la technologie des étiquettes numériques va remplacer les étiquettes en papier : « Je suis convaincu que la technologie des étiquettes numériques est essentielle. »
Il insiste aussi sur le besoin d’interaction humaine dans le commerce : « Ce que nous recherchons, c'est l'échange humain, le conseil. » La satisfaction des employés est aussi primordiale, car « quand les salariés sont bien traités, ils sont plus enclins à sourire et à offrir un service de qualité. »
Pour conclure, Vincent exprime son goût pour les petites enseignes qui innovent : « Personnellement, j'apprécie beaucoup les petites enseignes qui innovent dans leur espace de vente ». Enfin, il reste convaincu que le commerce physique a un avenir prometteur : « Je crois fermement en l'avenir du commerce physique ».
### « Ce ne sont pas les mots qui comptent, ce sont les actions » : Maël Le Moal décrypte la politique RSE de Leclerc
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/10/10/ce-ne-sont-pas-les-mots-qui-comptent-ce-sont-les-actions-mael-le-moal-decrypte-la-politique-rse-de-leclerc/
Last updated: 2025-03-21T09:43:52.000Z
Au palmarès des entreprises les plus responsables, l'enseigne Leclerc est très régulièrement citée et placée dans les entreprises engagées. Ce virage [RSE](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/rse/) s'est accéléré ces dernières années. Portée par la voix de [Michel-Édouard Leclerc](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2020/02/18/michel-edouard-leclerc-revient-sur-la-forme-de-lenseigne-et-affiche-ses-ambitions-pour-les-prochaines-annees/) lui-même qui confirme « des choix stratégiques », la **responsabilité sociétale des entreprises** est une préoccupation au sein de l'enseigne : « la préoccupation sanitaire est venue renforcer la nécessité de proposer un modèle alimentaire plus vertueux, conciliant alimentation et santé, privilégiant le local, le naturel, moins demandeur de produits transformés, plus exigeants en matière d’impact environnemental et de transparence », explique-t-il [ici dans un document](https://www.mouvement.leclerc/sites/default/files/2022-05/Tous%20engag%C3%A9s%20pour%20un%20Mouvement%20responsable%20-%20Rapport%20RSE%202021%2025Mo%5F1.pdf).
**Derrière l'outil de communication que la RSE est devenue**, se cachent surtout des actions locales. Pour en parler, nous avons invité sur le [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/) **Maël Le Moal**. Lui, qui porte trois casquettes, - celles d'adhérent du Leclerc Granville, responsable du pôle développement durable au sein de Leclerc et vice-président de Perifem-, était notre invité idéal pour parler des initiatives locales entreprises par les super et hypermarchés de France.
Il confirme que la RSE n'est pas une simple démarche dictée par des impératifs juridiques ou économiques, mais qu'elle mise en place par une réelle volonté de contribuer positivement à la société et à l'environnement.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
> « *La vision de Leclerc pour les 5 à 10 prochaines années inclut les sujets du carbone, des énergies renouvelables, du gaspillage... Cela nous engage dans un calendrier de travail et de réflexion chargé,* » précise Maël Le Moal.
## La volonté de réduire l'empreinte carbone des super et hypermarchés
La réduction de l'empreinte carbone est au cœur des préoccupations de Leclerc. Responsable du pôle développement durable, Maël Le Moal - qui est la voix de l'enseigne sur ces sujets - souligne dans un premier temps l'importance de la collaboration entre les distributeurs et leurs fournisseurs pour atteindre cet objectif.
> « *Le fournisseur et le distributeur ont une responsabilité partagée sur l'empreinte des produits \[...\] On doit s'engager ensemble pour réduire les émissions carbone.* ».
Avec plus de 90% de son empreinte carbone liée aux produits vendus, l'enseigne comprend l'ampleur du défi : « avec nos fournisseurs, cela se fait de concert avec nos fournisseurs dans l'accompagnement, dans l'échange avec eux. Il y a le principe de la de part du partage de la comptabilité carbone, c'est-à-dire que le fournisseur et le distributeur, ils ont une responsabilité ».
Au-delà de l'empreinte carbone de produits, notre invité explique également que l'enseigne avance aussi très rapidement sur d'autres leviers : « l'installation de panneaux photovoltaïques et de bornes de recharge, soient aussi importantes »
> L'impact environnemental des produits reste prioritaire.
[](https://je-bosse-en-grande-distribution.captivate.fm/support)
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### « C'est un soulagement immédiat aux douleurs » : ils portent des exosquelettes en magasin, ils racontent.
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/10/09/cest-un-soulagement-immediat-aux-douleurs-ils-portent-des-exosquelettes-en-magasin-ils-racontent-2/
Last updated: 2024-10-09T13:59:27.000Z
Ceux qui connaissent le travail en grande distribution le savent mieux que quiconque. Le quotidien dans un magasin est physiquement exigeant. Cela l'est d'autant plus quand le salarié travaille depuis des années sur le même poste, en effectuant les mêmes tâches.
Que ce soit dans le rayon fruits et légumes, en réserve, ou lors du facing des rayons, les efforts fournis au quotidien conduisent fréquemment à des douleurs chroniques, voire à des blessures permanentes. Les tendinites, les douleurs lombaires sont fréquentes en grande distribution.
C’est dans ce contexte d'[amélioration des conditions de travail](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/05/18/comment-les-magasins-ameliorent-le-bien-etre-des-salaries/) que les **exosquelettes**, ces équipements aux allures futuristes, sont apparus comme une solution innovante pour soulager les salariés de la grande distribution.
Récemment, selon nos informations des initiatives sont mises en place chez [Monoprix](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/21/monoprix-et-monop-equipent-leurs-salaries-dexosquelette/), [Intermarché](https://www.larevuedudigital.com/les-mousquetaires-testent-les-exosquelettes/), Carrefour. Des magasins Leclerc se renseignent aussi. En creusant le sujet, on s'est rendu compte qu'ils sont une poignée en France à en porter. Plusieurs salariés testeurs ont apporté des témoignages concrets. Ils racontent.
## « **Un soulagement immédiat pour les épaules et le dos** » **: l'exemple d'Isabelle, salariée chez Carrefour Market**
« Dès mes premières utilisations, j’ai ressenti un soulagement significatif, notamment au niveau des épaules », rapporte ici Isabelle, une employée de rayon d'un Carrefour Market avec qui nous sommes entrés en contact. Cette salariée, qui travaille en magasin depuis 32 ans et qui a occupé presque tous les postes, a été opéré en juin 2022 de l'épaule droite pour une rupture de la coiffe. Après 6 mois de rééducation, elle a fini par reprendre une vie professionnelle en mi-temps thérapeutique dans le même magasin.
Pour elle, **le port d'un exosquelette est un véritable changement** : « c’est un vrai soulagement et c’est vraiment bénéfique », insiste-t-elle. Proposé par l'enseigne Carrefour, ce dispositif profite selon nos informations à 5 salariés dans le groupe Carrefour en France.
Isabelle nous explique qu'elle porte l'exosquelette « pour la mise en rayon principalement le matin au moment où j’ai le plus de travail physique ». L'employée souligne également que l’utilisation de l’exosquelette nécessite « une période d’adaptation, un peu comme le port d’une ceinture lombaire pour certains. Mais une fois que l’on s’y habitue, on en ressent véritablement les bénéfices », poursuit-elle.
> Ce moment de la journée est particulièrement intense, et l’exosquelette m’aide à réduire la fatigue musculaire. Il ne s’agit cependant pas de le porter en permanence. Après une rencontre avec le médecin du travail et une personne de la Carsat, nous sommes tombés d’accord sur un point important : il ne faut pas le porter en permanence sous peine de perdre en musculature ».
## **L'exosquelette est un outil efficace, mais pas une solution miracle**
Malgré les bienfaits sur la réduction de la fatigue musculaire, il est important de rappeler que **l’exosquelette ne doit pas être perçu comme une solution à tous les problèmes**. Certains collègues craignent qu’il soit utilisé comme un prétexte pour ne pas embaucher davantage. « Ça ne m’empêche pas de penser qu’on pourrait embaucher », souligne un collègue, qui observe cette confusion chez certains, « compte tenu du coût que cela représente, on se dit que le budget pourrait être investi pour recruter », remarque un salarié.
Cela étant, pour ceux qui ont testé, il est à remarquer que leur utilisation n’est pas adaptée à toutes les tâches. Par exemple, il peut être « un peu gênant pour faire du facing », souligne une autre salariée. Le facing est une tâche qui nécessite une grande liberté de mouvement, donc peu compatible. Cependant, pour des travaux plus lourds comme « le port de cartons ou le rangement des palettes », l'exosquelette est un atout indéniable rapporte un confrère.
## **Une réponse aux douleurs chroniques des employés**
**Les exosquelettes pourraient modifier profondément les conditions de travail dans la grande distribution**. Pour certains salariés qui y travaillent dans les rayons depuis des années, nombreux sont ceux qui souffrent de douleurs articulaires et musculaires. « Pour moi c'est 30 ans de rayon, les articulations sont usées, donc bravo pour cette innovation », partage ici un employé de rayon.
Pour un autre, après 37 ans de carrière, **les douleurs sont devenues si intenses qu’il voit l’exosquelette comme une opportunité** : « Pourquoi pas ! Cela donne envie de rester pour éviter de partir cassé à la retraite», commente un autre.
**L'exosquelette attise la curiosité**. Pour celles et ceux souffrant de troubles articulaires, l'intérêt est réel :
> Ici, tendinite pour moi au poignet droit dès que je force de trop… Je suis au rayon fruits et légumes depuis 21 ans, et c'est vrai qu'un exosquelette, ça nous soulagerait pas mal, j'aimerais bien essayer ! »
...confie un collègue. La technologie, bien qu'encore inconnue, attise les convoitises de meilleure condition de travail.
## **Une technologie prometteuse pour l’inclusion**
Outre la technologie et l'amélioration des conditions de travail des salariés valides, **l’exosquelette pourrait aussi offrir une opportunité d’emploi pour des personnes en situation de handicap** : « j'y vois une chance pour une personne handicapée de travailler », propose une employée, suggérant ainsi une nouvelle voie pour l’inclusion. Si cet outil permet de soulager des douleurs chroniques, il pourrait aussi faciliter l’accès à des métiers physiquement exigeants pour des individus dont la mobilité est réduite.
Même si certains restent sceptiques quant à l’efficacité de cette technologie à long terme, d’autres se montrent curieux : « je serai curieux d'essayer ». « Dans d’autres secteurs comme le SSIAD (Services de Soins Infirmiers À Domicile), la formation sur les exosquelettes a aussi été proposée », rapporte une ex salariée de la distribution, « l'idée est d’évaluer si ce type d’équipement pourrait être adapté à d’autres métiers où les tâches physiques sont prédominantes ».
## **Un regard vers l’avenir**
« En tant qu’utilisatrice, je peux affirmer que **l’exosquelette est une avancée remarquable dans le domaine de la grande distribution**. Si j’avais eu accès à cette technologie plus tôt, je n’aurais peut-être pas terminé en inaptitude en perdant mon CDI », confie un collègue. Malgré des discours tantôt pessimistes, l'exosquelette est bien accueilli : « voir des collègues porter cet équipement est aussi un formidable outil de prévention », relate ici un manager.
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En résumé, **l'exosquelette est une avancée astucieuse pour améliorer les conditions de travail des employés de la grande distribution**. Bien qu'il ne soit pas parfait et qu'il ne remplace pas un recrutement, il apporte un soulagement réel et immédiat aux douleurs articulaires et musculaires. Grâce aux exosquelettes, de nombreux salariés en France peuvent - et pourront - continuer à travailler sans subir les douleurs musculaires et articulaires.
### Oba Hortifruti : l'enseigne de référence au Brésil qui promet des produits frais et de la qualité
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/10/08/oba-hortifruti-lenseigne-de-reference-au-bresil-qui-promet-des-produits-frais-et-de-la-qualite/
Last updated: 2024-10-08T13:03:59.000Z
Depuis sa création en 1979 dans l'État du Minas Gerais, **Oba Hortifruti** s'est imposée comme une enseigne incontournable au Brésil dans le secteur des produits frais.
Spécialisée dans la vente de fruits, légumes, et herbes, l'entreprise se distingue par son engagement en faveur de la qualité et de la santé, tout en apportant une attention particulière à l'[expérience client](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/04/20/comment-ameliorer-lexperience-client/). Au fil des décennies, Oba Hortifruti a su évoluer pour répondre aux besoins croissants des consommateurs, notamment en matière de santé et de praticité.

## Une expansion continue et un modèle de Proximité
Dès les premières années, l’entreprise a progressivement étendu son réseau à travers le pays. Après une première expansion à Campinas en 1984, puis à Brasilia en 1992, c’est à São Paulo que la marque a véritablement pris son envol en 1995\. Avec plus de 60 magasins actuellement, répartis principalement dans l'État de São Paulo, Goiás et le District Fédéral, **Oba Hortifruti** s'est forgée une solide réputation basée sur la proximité avec ses clients. L'enseigne ne se contente pas de vendre des produits frais, mais propose également une gamme étendue comprenant des produits importés, des bières artisanales, des vins, et des articles gastronomiques exclusifs.
[Gravity display : l’intriguant concept au rayon fruits et légumesZoom sur un dispositif de visual merchandising intriguant.Je Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/08/25/gravity-display-ce-concept-de-theatralisation-au-rayon-fruits-et-legumes-fait-sensation/)


## Une offre centrée sur la santé et le bien-être
**Oba Hortifruti se positionne comme un acteur majeur pour ceux qui cherchent à améliorer leur alimentation**. L'accent est mis sur la qualité des produits, en sélectionnant les meilleurs ingrédients directement chez les producteurs, tout en supprimant les intermédiaires. Grâce à cette approche, l’enseigne peut offrir à ses clients des produits frais à des prix compétitifs, sans compromettre sur la qualité.
**Oba Hortifruti propose également une large variété de services** : des secteurs dédiés à la boulangerie, la charcuterie, la boucherie, la poissonnerie, ainsi que des plats prêts-à-manger (salades, soupes, rôtis). En combinant cette diversité avec une offre de produits prélavés, la chaîne répond parfaitement aux besoins d’un mode de vie urbain et pratique.
## Une stratégie commerciale axée sur l'expérience client
**La stratégie commerciale d'Oba Hortifruti se distingue par son approche innovante et centrée sur l'expérience client**. Chaque nouvelle ouverture de magasin est accompagnée d'événements spéciaux comme des dégustations, des démonstrations culinaires par des chefs célèbres tels que Felipe Bronze, et des offres exclusives. Ces événements créent un lien fort entre la marque et les communautés locales, tout en positionnant Oba comme bien plus qu’un simple point de vente, mais comme une destination où les familles peuvent profiter d'une expérience agréable.
En 2023, avec l'ouverture de nouveaux magasins à São Paulo, comme celui de Vila Leopoldina et celui d'Interlagos, l'enseigne continue de miser sur des emplacements stratégiques pour offrir des expériences d'achat pratiques et complètes. Avec des magasins adaptés aux besoins locaux et des services comme le e-commerce et des applications mobiles, Oba Hortifruti renforce encore la flexibilité pour les consommateurs pressés. Cette omnicanalité permet aux clients de passer facilement de l’achat en ligne à la visite en magasin.





### Un engagement vers l’innovation et la modernisation
Avec plus de 40 ans d’histoire, **Oba Hortifruti** continue de se réinventer, en modernisant non seulement l'apparence de ses magasins avec un concept de design inspiré de la ferme urbaine (« Oba Hortifruti Farm »), mais aussi en intégrant des technologies numériques pour simplifier l'expérience d'achat. Depuis 2019, la plateforme en ligne permet aux clients de faire leurs achats à distance et de récupérer leurs commandes en magasin. L'enseigne mise sur une expérience omnicanal où l’interaction entre le digital et le physique est fluide.
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**Oba Hortifruti**, avec son engagement en faveur de la qualité, de la santé et de l’innovation, s'est forgée une place de choix dans le cœur des consommateurs brésiliens. Grâce à sa stratégie commerciale axée sur la proximité et l’expérience client, combinée à une offre diversifiée, l'enseigne continue de croître tout en restant fidèle à ses valeurs fondamentales : offrir des produits frais de haute qualité et promouvoir une alimentation saine et équilibrée.
Que ce soit à travers ses événements interactifs, ses produits exclusifs ou son adaptation aux nouvelles technologies, **Oba Hortifruti** incarne parfaitement le commerce de détail moderne et durable, prêt à répondre aux besoins de ses clients pour les décennies à venir.
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### Commerciaux : voici 14 conseils des chefs de rayon pour les convaincre de travailler avec vous
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/10/07/commerciaux-voici-conseils-des-chefs-de-rayon-pour-les-convaincre-de-travailler-avec-vous/
Last updated: 2024-10-07T16:01:08.000Z
Chaque année, de nombreuses marques alimentaires comme non alimentaires partent à l'assaut de la grande distribution pour espérer y placer et vendre leur produit. Sauf que beaucoup de jeunes marques ne savent forcément s'y prendre et peu connaissent les arcanes du milieu.
Alors, **quelles sont les règles pour démarcher efficacement les chefs de rayon et comment les convaincre d'implanter vos produits ?** Voici une sélection de réponses *praticopratique* par des managers de rayon eux-mêmes.
[Comment se faire référencer en grande distributionComment se faire référencer en grande distribution ? Vendre des produits chez Leclerc, Auchan ou Carrefour est difficile, voici nos conseils pour y arriver.Je Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/09/21/comment-se-faire-referencer-en-grande-distribution/)
## **Comprendre la différence entre indépendant et intégrée (la base)**
Avant toute chose, il est important de comprendre la différence entre une enseigne indépendante et une enseigne intégrée. Ses deux formes de commerces ont des fonctionnements très différents. Pour une marque, le démarchage s'avère différent.
### **Les enseignes indépendantes**
Les enseignes indépendants (Coopérative U, Leclerc, Intermarché, les franchisés Carrefour) sont gérés par des adhérents et associés qui sont chefs d'entreprise. Ils sont propriétaires des murs. Par indépendants, cela signifie qu'ils appliquent leur politique commerciale, tout en appliquant bien sûr les consignes et en respectant les valeurs de l'enseigne. D'un magasin à l'autre, les attentes des chefs de rayon peuvent être différentes : certains peuvent rechercher de la nouveauté, d'autres cherchent à compléter une gamme précise, d'autres veulent du local, ou du prix tout simplement.
L'avantage des magasins indépendants c'est qu'ils sont relativement autonomes dans leur décision. Pas besoin d'obtenir un accord du national pour référencer un produit. Le référencement peut-être très rapide.
Pour les démarcher, la meilleure tactique est celle de l'escargot. Commencez votre prospection par des points de vente autour de vous, et élargissez le périmètre au fur et à mesure.
### **Les enseignes intégrées**
Cette autonomie, c'est le maillon faible des magasins intégrés. Pour être référencé chez eux, c'est souvent plus long, mais plus lucratif, car vous allez pouvoir jouer sur les volumes. Des enseignes comme Monoprix sont souvent friandes d'innovations alimentaires et n'hésitent pas à les référencer.
Pour atterrir dans les rayons des magasins intégrés, le meilleur moyen est de négocier avec l’acheteur national ou de passer par une centrale d’achats.
[7 points pour expliquer le succès croissant des enseignes indépendantesMois après mois, ce sont les enseignes indépendantes qui capitalisent sur une croissance, au grand désarroi des enseignes intégrées.Je Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/08/02/7-points-pour-expliquer-le-succes-croissant-des-enseignes-independantes/)
## Ce que disent les chefs de rayon
**Conseil n°1 : faire preuve d'empathie.** Les chefs de rayon recommandent aux commerciaux de « connaitre à minima le contexte professionnel de vos interlocuteurs », indique ici cette cheffe de rayon. Cette dernière invite même les commerciaux « à faire un à deux jours d'immersion en magasin pour comprendre notre métier, nos journées, nos contraintes et le rythme de la vie d'un magasin ». Cette connaissance « fait une sacrée différence dans le relationnel », souligne cette même cheffe de rayon.
**Conseil n°2 : se renseigner sur le magasin.** C'est un incontournable de la vie d'un commercial en grande distribution. S'informer sur le magasin est essentiel : un changement de propriétaire ? Des travaux terminés ou à venir ? De nouveaux services en cours de déploiement ? Une actualité particulière ? Pour cela, les réseaux sociaux peuvent être une source d'information intéressante. Cela permet de créer du lien et de comprendre le contexte du magasin.
**Conseil n°3 : prendre rendez-vous**. Les chefs de rayon sont formels, « ne déboulez jamais à l'improviste, même si on a le temps, on accorde du temps que très rarement. ». Vos chances de faire une bonne impression peuvent vite s'effriter si vous ne prévenez pas de votre passage. Pour cela, passez un appel jusqu'à l'obtention d'un rendez-vous.
**Conseil n°4 : confirmer le rendez-vous.** Que ce soit par un mail, un texto ou un appel la veille, il peut être judicieux de confirmer son passage. Cela évite les mauvaises surprises. « Nos journées sont rythmées par des imprévus, cela arrive d'oublier de noter un rendez-vous », explique un manager.
💡
Si vous prenez un rendez-vous, le commercial doit « venir pour quelque chose de valable. Parce que venir nous voir juste pour 5 minutes et faire un coucou, on n'en a pas besoin », explique une cheffe de rayon.
**Conseil n°5 : le jour du rendez-vous, venez ni trop en avance, ni en retard.** Un chef de rayon est souvent organisé à la minute près. **«** Inutile de venir plus tôt pour visualiser les rayons avant le rendez-vous **»**, précise un chef de rayon.
**Conseil n°6 : « proposer des produits à la dégustation ».** Là aussi, le chef de rayon a besoin de savoir ce qu'il vend. Pouvoir déguster le produit est un plus, sauf si vous vendez des croquettes pour chien, il faudra trouver d'autres arguments.
**Conseil n°7 : parler des bénéfices de vos produits et l'intérêt de vous référencer.** Les chefs de rayon ont besoin d'être éclairés sur le marché, les tendances. Un commercial doit se mettre à la place du magasin : « à quel besoin client le produit répond-il ? », suggère un chef de rayon. Le commercial doit aussi pouvoir répondre aux questions sur la marge et la reprise ou non des pertes et invendus.
**Conseil n°8 : accepter que les rayons ne soient pas extensibles.** Implanter de nouveaux produits ne s'improvisent pas. Si un produit rentre, alors il y a des chances que cela nécessite de sacrifier un facing ou d'autres références. « Les rayons ne sont pas extensibles », explique ici un manager. La taille de l'assortiment impacte aussi directement la productivité des équipes. Ils y sont très sensibles.
**Conseil n°9 : proposer d'implanter la gamme en rayon et l'animer.** Un chef de rayon appréciera toujours si le commercial se propose d'implanter les produits lui-même dans le rayon (sous validation en amont du chef de rayon). Il appréciera d'autant plus si le commercial lui propose des animations en rayon tout au long de l'année.
**Conseil n°10 : ne faites rien en rayon dans le dos des équipes.** « Inutile de refaire l’implantation, d'augmenter un facing dès que la/le chef rayon *vaque à ses charbons*. Ça agace toute l’équipe », commente une cheffe de rayon.
**Conseil n°11 : apporter des BRI.** Les BRI se sont des bons de réduction immédiats. Appréciés pour dynamiser les ventes, ces BRI sont des dispositifs d'activation permettant d'obtenir une réduction immédiate en caisse. C'est apprécié, mais ce n'est pas obligatoire bien évidemment.
**Conseil n°12 : ne pas téléphoner le lundi.** Le début de semaine est souvent très dense pour les équipes en magasin. Démontage, remontage de l'allée centrale. Implantation d'un nouveau catalogue. Remonter de nouvelles têtes de gondole. Les équipes sont chargées le lundi. Inutile d'appeler le magasin un lundi, vous ne serez pas toujours bien reçu (sauf si vous venez pour un rendez-vous ou une implantation bien sûr).
**Conseil n°13 : « apporter des cutters et des stylos ».** Les équipes en rayon apprécient souvent les goodies pour accomplir des tâches au quotidien. Les cutters et les stylos sont souvent les bienvenus. À prendre avec un peu d'ironie.
**Conseil n°14 : démontrer votre stratégie de communication et apporter de la preuve sociale.** Les chefs de rayon ont besoin d'être rassurés sur le potentiel d'un produit. Si celui-ci est dynamisé par des publicités télé par exemple ; ou si celui-ci a fait l'objet d'un post sur les réseaux sociaux chez un concurrent, cela peut-être des arguments pour convaincre le chef de rayon de référencer un nouveau produit.
### Mains d'Argent : Quand l'innovation sociale réinvente le lien avec les seniors
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/10/03/mains-dargent-quand-linnovation-sociale-reinvente-le-lien-avec-les-seniors/
Last updated: 2024-10-03T06:07:49.000Z
L’entrepreneuriat est souvent une aventure nourrie par des convictions profondes, un déclic. Pour Héloïse, fondatrice de [**Mains d'Argent**](https://www.mainsdargent.fr/), ce déclic et cette fibre entrepreneuriale étaient évidents dès le départ : « je pense que quand tu as une idée, c’est dans tes tripes. Il n’y a que le passage à l’action qui fait que tu seras satisfait ou non de voir si cette idée prendre vie », résume notre invitée.
Notre invitée sur cet épisode du [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/) nous a partagé la genèse du projet. L'idée lui est venue après une expérience qui l’a profondément marquée lors d’une visite dans un supermarché :
> « J'ai été assez ému de voir que dans ce magasin, la majorité des clients étaient des personnes âgées, seules. Certains avaient des difficultés à lire les descriptions des produits ou à suivre à la caisse. Ça m’a révolté ».
Ce moment lui a permis de créer **Mains d’Argent**, une entreprise dédiée à apporter du soutien aux séniors dans leurs achats du quotidien. Au-delà du simple accompagnement, l’idée est de rompre avec l’isolement social souvent ressenti par les personnes âgées.
> « Les personnes âgées fuient le silence et la solitude qu’elles vivent au quotidien. Elles viennent en magasin, non seulement pour faire leurs courses, mais pour retrouver du lien social »
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## **Répondre à l’isolement social grâce à l’innovation**
Mains d'Argent s'appuie sur une mission à la fois humaine et commerciale :
« Mains d’Argent, c’est l’image de plusieurs mains qui viennent en renfort à la *silver économy*. On propose aux grandes surfaces des abonnements d’animation avec des compagnons d’emplettes »
Ce service novateur permet aux magasins de répondre à un besoin spécifique de leur clientèle séniore tout en valorisant le lien social dans un environnement de plus en plus dématérialisé. Une vingtaine de magasins ont déjà adopté le service. Depuis quelques mois, « cela représente près de 1000 accompagnements par mois depuis », nous a expliqué Héloïse.
Au-delà du service en magasin, Main d’Argent se positionne aussi comme un acteur majeur de l’innovation sociale.
> « On impulse une innovation sociale. Dans plusieurs années, d’autres formes de services pour la grande distribution auront aussi des bienfaits sur l’impact social »
Visionnaire, l'entrepreneure souhaite à travers Mains d'Argent transformer la manière dont les séniors interagissent avec leur environnement. Grâce à ce service, les ainés ne sont plus seulement des consommateurs passifs, ils deviennent des acteurs de leur propre vie sociale
> « Grâce à nous, des séniors disent qu'ils retrouvent une vie sociale, qu’ils ne sont plus devant la télé toute la journée »
[Mains d’Argent, l’entreprise qui aide les séniors à faire leurs coursesDepuis juin dernier, le Leclerc de Noyal-sur-Vilaines est partenaire de ce projet construit sur l’idée d’un service retail intergénérationnel. Des étudiants accompagnent des seniors lors de leurs achats. Une aide aux courses et surtout un lien social précieux pour nos aînés.Je Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/12/10/le-supermarche-e-leclerc-de-noyal-sur-vilaine-bras-dessus-bras-dessous-avec-lentreprise-mains-dargent/)
> [ Voir cette publication sur Instagram ](https://www.instagram.com/p/C7BWVhNol8N/?utm%5Fsource=ig%5Fembed&utm%5Fcampaign=loading)
>
> [Une publication partagée par Hyper U Saint Maximin (@hyperustmaximin)](https://www.instagram.com/p/C7BWVhNol8N/?utm%5Fsource=ig%5Fembed&utm%5Fcampaign=loading)
## Des témoignages émouvants et une vision pour l'avenir
**Des témoignages émouvants et une vision pour l'avenir**
L’impact de ce service est palpable à travers les nombreux témoignages recueillis par Héloïse et son équipe.
> « J’ai reçu une vidéo d’un compagnon de Grenoble, où une cliente avait apporté ses photos de famille pour les montrer en magasin. C’est assez exceptionnel »
Ces moments de partage révèlent toute l’importance de l’accompagnement proposé par les compagnons d'emplettes. Ce sont bien plus que des assistants à l’achat ; ils sont des médiateurs du lien social.
Pour clôturer, notre invité partage son ambition pour Main d'Argent.
> « Dans cinq ans, les compagnons d’emplettes seront aussi populaires que le drive. Ceux qui veulent faire des rencontres en magasin auront ce service »
Mains d'Argent est une mission de commerce local. À travers cet échange, ce n'est pas seulement une entreprise qui aide les séniors à faire leurs courses, c’est une initiative qui crée du lien, qui entretient le sens d'un commerce local et redonne une place centrale aux personnes âgées dans une société de plus en plus connectée.
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### L'intelligence artificielle transforme la communication digitale en grande distribution avec Visioscreen
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/30/intelligence-artificielle-transforme-la-communication-digitale-en-grande-distribution-avec-visioscreen/
Last updated: 2024-09-30T14:02:57.000Z
## **Le numérique supplante le papier dans les rayons de la grande distribution.**
Exit les affichages statiques et les stops-rayon négligés, place à une communication digitale dynamique et automatisée, propulsée par l'intelligence artificielle.
Visioscreen, expert en [affichage dynamique](https://www.visioscreen.fr/?utm%5Fsource=getfluence&utm%5Fmedium=JBDLGD), présente ses nouvelles solutions innovantes pour stimuler la créativité et la performance des enseignes.
## **Un système intelligent pour une communication efficace**
Grâce à l'intelligence artificielle, Visioscreen offre aux enseignes un système intelligent, permettant de programmer à l’avance une communication digitale riche et variée. Finies les tâches fastidieuses et répétitives ! Le logiciel diffuse automatiquement la communication actualisée par le studio de création de Visioscreen en fonction des thèmes sélectionnés par l’utilisateur.
> ***"Nous planifions à l'avance les thèmes de communication que le client n'a plus qu'à sélectionner", déclare Steve Chabbat, président de Visioscreen. "Ainsi, l'animation du rayon se fait automatiquement chaque semaine, sans l’intervention du personnel."***
## **Une médiathèque numérique exhaustive pour une communication personnalisée**
Toute la communication digitale de l'enseigne est centralisée dans la médiathèque du logiciel. Les principales offres promotionnelles de chaque rayon sont créées à partir du prospectus hebdomadaire, adaptées au format de l'écran et enrichies avec des vidéos attrayantes de présentation du produit.
Il est également possible de réaliser soi-même des créations sur mesure en quelques clics grâce à des modèles préconçus et une médiathèque de plusieurs milliers de photos ou vidéos. L’utilisateur peut aussi faire appel au studio de création Visioscreen pour des conceptions personnalisées et la programmation de leur diffusion dans la journée.
## **Un atout pour la communication multicanale**
Un autre avantage important est que toute cette communication digitale peut être diffusée d'un simple clic sur les rayons comme sur les réseaux sociaux, ce qui permet d'atteindre un public encore plus vaste et de renforcer la visibilité numérique de l'enseigne.

## **PLV connectée : l'innovation au service de l'attractivité**
> "Visioscreen continue d'innover en lançant son système "ePLV" ou PLV connectée. Nous importons et transformons les affichettes stops-rayon en versions digitales, et notre logiciel, soutenu par l'IA, ajuste automatiquement leurs formats à la taille des écrans. Visioscreen est déjà présent sur plusieurs centaines de points de ventes auprès d’enseignes telles que Système U, Intermarché, Carrefour, Auchan ou Leclerc..."
Visioscreen a mis au point un écran « stretch » qui peut afficher jusqu’à 4 contenus simultanément grâce à son option « multizones ». Idéal pour l’animation de têtes de gondoles.


Un "Pied américain digital’’ a également été développé. Connecté en wifi il peut être déplacé dans les vitrines ou les rayons.


Des "[réglettes digitales](https://www.canva.com/design/DAGRmijvOUM/HPM6RiL7YYuGZ5c6ya%5FZVw/watch?utm%5Fcontent=DAGRmijvOUM&utm%5Fcampaign=designshare&utm%5Fmedium=embeds&utm%5Fsource=link) " s’insèrent harmonieusement sur les étagères ou les meubles froids.
> ***"Cela permet de programmer à l'avance toute sa PLV sans nécessiter d'intervention humaine, contrairement aux affiches papier qui demandent une gestion physique pour leur mise en place et leur retrait", explique Steve Chabbat. " Il est possible d'ajouter des animations ou des vidéos pour rendre les affichages encore plus attractifs. Les écrans sont désormais au cœur des rayons et à proximité des produits’’.***
### **Visioscreen : un partenaire incontournable pour une communication digitale performante**
Visioscreen propose aux enseignes de grande distribution un outil pour moderniser & dynamiser leur communication afin d’améliorer leurs performances et fournir une expérience d'achat unique et personnalisé
### « Cette situation est compliquée pour tout le monde » : voici la liste des 19 magasins Casino non repris
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/30/voici-la-liste-des-19-magasins-casino-non-repris/
Last updated: 2024-09-30T14:54:53.000Z
Une page se tourne dans le paysage commercial français. L'enseigne **Casino** voit ses magasins changer d’enseigne les uns après les autres. Si de [nombreux magasins ont été repris](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/01/22/voici-la-liste-des-313-magasins-casino-repris-par-intermarche-et-auchan/), d'autres - une poignée - n'ont pas trouvé de repreneur.
## Des salariés dans l'attente : « voir nos rayons se vider de jour en jour, ça fait énormément mal au cœur »
La **fermeture de plusieurs magasins Casino** marque la fin d'une époque pour une enseigne qui a fait partie du quotidien de nombreux Français pendant plusieurs décennies. Mais au-delà des [chiffres](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2020/05/21/chiffres-grande-distribution-france/) et des stratégies d'enseignes, ce sont des centaines de salariés qui sont directement touchés par ces fermetures.
Pour de nombreux salariés, la période est interminable. Beaucoup expriment leur désarroi :
> « Mon équipe et moi-même sommes actuellement dans ce cas. On ferme le magasin le 5 octobre. On vit tous très mal cette période. En plus de voir nos rayons se vider de jour en jour, ça fait énormément mal au cœur. Psychologiquement c’est dur. Certes, on a le plan social, mais franchement, on aurait préféré garder notre magasin et notre équipe ».
Pour lui et ses collègues, cette fermeture représente la fin d’une aventure collective marquée par une grande solidarité et un esprit d’équipe très fort :
> « Nous sommes une équipe qui s’entend au top et qui est bien soudée. Ça va être dur de tout reconstruire ailleurs ».
Si certains se résignent à cette situation, d'autres s’interrogent sur leur avenir professionnel et les opportunités qui s’offrent à eux. Le p**lan de reclassement interne proposé par Casino n’est pas forcément vu d’un bon œil par tous les salariés**. « Il faut prendre le congé de reclassement si on n’est pas intéressé par un reclassement interne. Comme ça, on a le temps de bien réfléchir à la suite », conseille un employé, qui espère pouvoir prendre le temps nécessaire pour évaluer ses options.
Cependant, il est également crucial de rester jusqu'à la fin pour bénéficier des compensations prévues en fonction de l'ancienneté, comme l’explique un autre salarié : « Même si c’est difficile, restez jusqu’au bout et vous aurez des compensations selon votre ancienneté ! Restez jusqu’au bout, si vous partez avant vous n’aurez le droit à rien ». Ce conseil résonne chez beaucoup de salariés, qui sont tiraillés entre la fatigue mentale et l’attente des compensations.
Pour certains employés, **la fermeture des magasins Casino n’est pas une surprise**, mais une issue attendue depuis longtemps : « Ça fait des années que ça aurait dû fermer, complètement à l’ouest Casino, à côté de ce qui se fait en promo, en prix surtout ! », déplore un salarié, qui pointe du doigt les difficultés commerciales que rencontre l’enseigne face à une concurrence de plus en plus agressive.
Toutefois, cette situation n’est pas sans espoir pour ceux qui parviennent à rebondir dans de nouvelles enseignes. Un salarié ayant vécu la transition de Casino vers une autre chaîne témoigne de son expérience : « Cette situation est compliquée pour tout le monde, c’est un vrai bouleversement. Ayant fait le changement de Casino à Intermarché, j’ai rencontré des super personnes, avec des méthodes de travail différentes, mais ça se change ». Ce témoignage montre qu’il est possible de retrouver un certain équilibre, même si la transition reste difficile.
Pour l’ensemble des salariés concernés, la fermeture des magasins Casino représente bien plus qu’une simple restructuration économique. C’est une épreuve psychologique, sociale et professionnelle. Malgré les plans de reclassement, les compensations financières et les nouvelles opportunités, beaucoup expriment la même tristesse : celle de voir disparaître un lieu de travail où ils se sentaient bien et où des liens forts avaient été tissés.
« Bon courage à tous ceux qui sont dans le même cas que nous, et courage aussi pour ceux qui ont changé d'enseigne », conclut un salarié, solidaire de ses collègues qui, comme lui, doivent maintenant affronter l’incertitude de l’avenir.
> Une page se tourne. D'ici le 5 octobre, 19 magasins Casino vont disparaitre du paysage commercial. [pic.twitter.com/mQwQ1jc5Oa](https://t.co/mQwQ1jc5Oa)
>
> — Je Bosse en Grande Distribution (@BlogGrandeDistr) [September 30, 2024](https://twitter.com/BlogGrandeDistr/status/1840671927817351211?ref%5Fsrc=twsrc%5Etfw)
## Quels sont les magasins Casino non repris ?
Dans la liste des magasins n'ayant pas trouvé de repreneur, il y a des magasins qui ferment ce lundi 30 septembre et d'autres qui fermeront ce 5 octobre. Voici la liste :
### Les magasins qui ferment le 30 septembre
- Aurillac (Casino #HyperFrais)
- Bourges (Casino #HyperFrais)
- Brest (Casino #HyperFrais)
- Brives/Malemort (Casino #HyperFrais)
- Dijon Chenove (Casino #HyperFrais)
- Lannion (Casino Supermarché)
- Montceau-les-Mines (Casino Supermarché)
- Montpellier Odysseum (Casino #HyperFrais)
- Niort HM (Casino #HyperFrais)
- St-Brieuc (Casino Supermarché)
- St-Michel/Orge (Casino #HyperFrais)
- Torcy (71) (Casino Supermarché)
- Valence-2 (Casino Supermarché)
## Les magasins qui ferment le 5 octobre
- Malestroit (Casino Supermarché)
- Marseille St Gabriel (Casino Supermarché)
- Moissac (Casino Supermarché)
- St Jean De Losne (Casino Supermarché)
- Toulouse-Basso-Cambo (Casino Supermarché)
- Valentigney (Casino Supermarché)
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### « On est les yeux et les oreilles de nos producteurs sur le terrain » : le métier de chef de secteur chez Promofel
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/25/le-metier-de-chef-de-secteur-chez-promofel/
Last updated: 2024-09-25T06:30:11.000Z
Dans un récent épisode de [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/podcast-retail-grande-distribution/), Eloise Hobbe nous partage son parcours dans le monde du commerce et de la grande distribution. Elle raconte comment, après des débuts dans des études sanitaires et sociales, elle a découvert sa véritable vocation pour le commerce, une passion qui l'a conduite à occuper aujourd'hui le chef de secteur chez Promofel.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
## Une réorientation vers le commerce
Comme beaucoup de jeunes diplômés, Eloise a commencé par suivre un cursus qui ne lui correspondait pas vraiment : un baccalauréat technologique dans le sanitaire et social. « Je me suis rendu compte que ce n’était pas du tout ce que je voulais faire et que j’aimais beaucoup le commerce et le contact clients. » Cette réalisation l’a poussée à changer de cap.
Elle a enchaîné plusieurs expériences professionnelles, dont un passage dans une fromagerie qui lui a confirmé son intérêt pour le relationnel :
> « C’est là que je me suis rendu compte que j’aimais beaucoup ce contact humain ».
Elle a ensuite poursuivi ses études en BTS Management des Unités Commerciales (MUC) avant de trouver une alternance chez Total et de poursuivre avec un bachelor en développement commerce et marketing.
## Le rôle clé de chef de secteur chez Promofel
Aujourd’hui, Eloise travaille chez Promofel depuis plus d'un an en tant que chef de secteur, un poste qu’elle apprécie particulièrement. « Ce que j’aime dans ce métier, c’est que les journées ne se ressemblent pas. On travaille presque sur du vivant. C’est hyper intéressant », explique-t-elle derrière le micro. Son quotidien se partage entre la gestion de ses clients, la présentation de produits et l’optimisation des rayons en magasin.
Le rôle de chef de secteur, tel qu'Eloise le décrit, va bien au-delà de simples déplacements ou de ventes de produits :
> « Notre objectif premier n’est pas de vendre, mais plutôt d’apporter une réelle plus-value à toute la chaîne commerciale ».
En tant qu’intermédiaire entre les producteurs et les distributeurs, elle s’assure que les produits sont mis en avant au bon moment et que les deux parties collaborent efficacement.
## Un métier de passion et de créativité
Ce qui ressort de l’entretien, c’est la passion qu'Eloise met dans son travail. Chaque saison apporte son lot de nouveaux produits à mettre en avant et, pour elle, c’est une véritable source de satisfaction.
> « À chaque saison, on a une nouvelle palette. On a de nouvelles idées de mise en avant, et on a la chance de pouvoir s’éclater. »
Elle explique aussi l'importance de bien former et conseiller les chefs de rayon avec qui elle travaille :
> « C’est vrai qu’on est un vrai soutien pour eux, surtout quand ils sont jeunes ou manquent d’expérience sur certains rayons »
Eloise joue ainsi un rôle essentiel en apportant des conseils et en participant activement à la réimplantation des rayons, notamment lors des changements de saison.
## Un lien entre producteurs et distributeurs
Un aspect souvent méconnu du métier de chef de secteur est l’importance du lien entre producteurs et distributeurs. La jeune cheffe de secteru et son équipe représentent les intérêts des producteurs auprès des distributeurs, et inversement.
> « On est les yeux et les oreilles de nos producteurs sur le terrain »
Cela signifie qu’ils surveillent la qualité des produits, leur placement en magasin et s’assurent que tout se passe au mieux.
Promofel travaille notamment avec des entreprises telles que la coopérative Blue Whale, Pomme Alliance ou encore Rougeline. Eloise et ses collègues interviennent régulièrement pour faciliter les relations entre ces producteurs et les enseignes de grande distribution comme Leclerc, Carrefour ou Intermarché.
## Le quotidien d'un chef de secteur
Le quotidien d'Eloise en tant que chef de secteur est rythmé par les visites en magasin, l’optimisation des tournées pour éviter la fatigue et maximiser l’efficacité, mais aussi les discussions avec les chefs de rayon.
> « Souvent, quand on arrive en magasin, les chefs de rayon nous demandent ce qu’on pense de leur rayon, et cela nous fait plaisir parce que ça montre qu’ils ont confiance en nous. »
Enfin, Eloise souligne que ce métier n’est pas seulement commercial, il est aussi créatif. « Quand on vient sur le terrain, on se dit : comment vais-je monter ça pour que ça rende bien ? » C’est cette combinaison de passion, de contact humain et de créativité qui fait qu'Eloise adore son métier.
---
Cet épisode met en lumière l’importance de la polyvalence et de la passion dans le métier de chef de secteur. Eloise, à travers son expérience et son témoignage, montre que ce métier consiste bien plus que la simple vente de produits : il permet de bâtir des relations solides entre producteurs et distributeurs tout en apportant une réelle valeur ajoutée aux consommateurs.
### Business model, création de contenus, livraison : voici les enjeux qui redéfinissent le commerce de demain
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/24/business-model-creation-de-contenus-livraison-voici-les-enjeux-qui-redefinissent-le-commerce-de-demain/
Last updated: 2024-09-24T09:52:01.000Z
Le **commerce vit une profonde transformation de son modèle**. Une étude présentée revient sur trois points clés actuels : les enjeux du secteur, la mutation des comportements des acheteurs et l'évolution du **business model** des retailers.
On apprend notamment l'essor considérable des **solutions de commerce en ligne** (drive, click & collect, livraison rapide), **la place des réseaux sociaux pour engager des interactions avec son audience** et le **boum de la seconde main et du reconditionné** pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs.
On vous en dévoile les grandes lignes dans cet article.
## **Malgré une forte résistance au changement, des mutations profondes se mettent en place**
Depuis les années 2010 déjà, la **grande distribution** se transforme petit à petit. Malgré une **forte résistance au changement**, plusieurs faits majeurs redessinent le secteur :
- **L'inflation** : 93 % des retailers affirment que l'inflation affecte leur activité, et pour la moitié d'entre eux, c'est leur principale source de préoccupation ;
- **Le prix** : 98 % des retailers estiment que le prix est une priorité majeure pour les consommateurs. Et pour répondre à la crise, les enseignes misent sur des stratégies telles que des prix bas, des promotions et des programmes de fidélité ;
- **De nouvelles formes de distribution** : le click-and-collect, , les drives et les livraisons express sont désormais des pratiques courantes, et non plus marginales ;
- **De nouveaux relais de croissance :** plus d'un tiers des retailers ont développé des partenariats, investi dans le social média ou intégré des solutions de commerce contextualisé et de content commerce ;
- **Le** [**Web3**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/intelligence-artificielle-web-3/) ne fait pas encore l'unanimité dans les stratégies d'enseigne. Toutes se montrent prudentes face aux innovations technologiques, notamment celles liées au Web 3.0 ;
La grande distribution - et le paysage retail au sens large - doit jongler entre, 1, des actions à court terme pour répondre aux préoccupations des consommateurs, et 2, des projets structurants pour répondre à une **transformation** de leur modèle économique.
## **Un contexte économique mondial complexe**
Chachuté par un contexte international préoccupant, le **monde de la consommation est très fortement fragilisé**. À ce contexte économique viennent s'ajouter d'autres réflexions comme le contexte environnemental, les ressources humaines, les pénuries, le contexte géopolitique affecte encore plus le secteur.
> 66% des professionnels du retail estiment que le pic d'inflation n'est pas encore passé et 76% considèrent que la situation géopolitique a un impact sur leur activité.
Depuis 2020, période post Covid, de nombreuses actions ont été mises en place. Celles-ci ont permis de contribuer au développement du e-commerce et du paiement sans contact.
Parmi elles : le paiement sans contact est l'action la plus répandue. Suivi par les achats en ligne et la livraison à domicile.

Actions mises en place par les retailers
## **Un changement de business model : l'ecommerce devient la norme**
Selon l'étude, **le retail transforme aussi son modèle économique.** « Le discount prend place timidement dans les différentes stratégies des retailers. Cette évolution reflète la demande croissante des consommateurs pour des offres à prix réduit dans ce contexte inflationniste », explique d'ailleurs cette étude.
À la question, « quel business model correspond le mieux à votre entreprise ? », le magasin fait de la résistance, mais il est aujourd'hui devancé largement par l'ecommerce. Ce graphique ci-dessous atteste de l'importance du ecommerce dans les stratégies des retailers.
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### Le groupe Monoprix équipe ses salariés d'exosquelettes
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/21/monoprix-et-monop-equipent-leurs-salaries-dexosquelette/
Last updated: 2024-09-25T03:20:59.000Z
C'est une petite avancée dans le monde de la grande distribution. Le groupe **Monoprix** (Monoprix et Monop') vient de débuter le déploiement d'**exosquelettes** dans leurs magasins. Ces dispositifs aux allures futuristes qui sont pensés et conçus pour aider le corps humain lors des efforts physiques exigeants - comme le port de charges lourdes et la réalisation de tâches répétitives - , sont devenus une solution viable pour améliorer les conditions de travail des salariés de la grande distribution. À noter que d'autres enseignes avant Monoprix ont déjà testé à petite échelle ces exosquelettes.
L'avantage de ces exosquelettes est réel. D'une part, cela réduit de manière efficace la fatigue musculaire et, d'autre part, cela prévient contre les **troubles musculosquelettiques** (TMS), tels que les lombalgies, les tendinites, très fréquents dans les métiers de la grande distribution.
« Non, nous sommes bien en 2024 ! », s'enthousiasme d'ailleurs Philippe Piron, DRH du groupe Monoprix sur Linkedin. Dans un message sur le réseau social professionnel, le DRH explique comment le groupe Monoprix innove avec le déploiement d’exosquelettes dans ses magasins.
« Prendre soin de ses collaborateurs, c’est aussi le reflet de notre politique Conditions de travail, Senior et Handicap », soutient le DRH du groupe.
> Trois magasins (St Ambroise, Part Dieu, Montparnasse) viennent d'équiper leurs employés d'exosquelette.
>
> Cela permet de réduire les efforts de 30%, d'accompagner les mouvements répétitifs et limiter les TMS.
>
> D'autres magasins sont en cours de déploiement. [pic.twitter.com/tZa1w9vi5g](https://t.co/tZa1w9vi5g)
>
> — Je Bosse en Grande Distribution (@BlogGrandeDistr) [September 21, 2024](https://twitter.com/BlogGrandeDistr/status/1837491879132139832?ref%5Fsrc=twsrc%5Etfw)
## **Un déploiement progressif dans les magasins**
L'objectif envisagé de ce déploiement est de **réduire les efforts de 30%**, apporter un soutien postural et accompagner les mouvements répétitifs. Grâce aux exosquelette, l'enseigne veut améliorer ces conditions de travail et limiter les TMS, très (trop) présentes dans la grande distribution.
Après une phase de test réussie dans plusieurs magasins dont celui de Saint Ambroise, de la Part Dieu et de Montparnasse, **Monoprix** prévoit d’étendre **le déploiement des exosquelettes à d’autres points de vente**. Cet élargissement progressif vise à généraliser l’usage de ces dispositifs pour les salariés, tout en s’assurant qu’ils répondent efficacement aux besoins des employés dans des environnements variés.
Ce projet s'inscrit dans une démarche plus large de **Monoprix** visant à améliorer le [bien-être](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/05/18/comment-les-magasins-ameliorent-le-bien-etre-des-salaries/) de ses collaborateurs, tout en renforçant la performance opérationnelle en magasin. Les exosquelettes, en soulageant les tensions physiques liées à la manutention et à la logistique, permettent aux employés de se concentrer davantage sur des tâches à plus forte valeur ajoutée, comme le conseil aux clients. En parallèle, Monoprix s'engage à fournir une formation adaptée pour garantir une bonne prise en main de ces nouveaux équipements. Ce dispositif s'inscrit dans une stratégie durable, alliant innovation technologique et responsabilité sociale, en plaçant la santé des collaborateurs au cœur des priorités du groupe.[](https://event.on24.com/wcc/r/4646845/716D1555F96CB751EBB8B7D37025C297?partnerref=RevueDigitalWeb)
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### Daily Shop : voici le nouveau concept urbain de Whole Foods Market
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/20/daily-shop-voici-le-nouveau-concept-de-proximite-de-whole-foods-market/
Last updated: 2024-09-20T10:00:58.000Z
Inauguré cette semaine dans le quartier de l'Upper East Side à New York, ce nouveau [concept](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/concept-grande-distribution/) de l'enseigne **Whole Foods Market** baptisé **Daily Shop** propose une version réduite de l’expérience des hypermarchés **Whole Foods**. Le concept est pensé pour faire des courses rapidement et réaliser des courses d'appoint.
Dans un petit format de 850m2, le **Daily Shop** est le premier d’une série de cinq magasins que Whole Foods qui ouvriront dans la ville américaine dans les prochains mois.

Crédit : Almira Pehadzic / Linkedin
## **Une offre adaptée aux petits formats**
**Le concept du Daily Shop se distingue par sa simplicité**. Contrairement aux grands hypers de Whole Foods qui développé les rayons métiers et apporté de nouveaux services aux consommateurs, les Daily Shops adoptent une approche plus discrète, presque minimaliste.
Pour l'offre snacking, comme les sandwiches ou les pâtisseries, rien n'est fait sur place. Tout est préparé dans une cuisine de 930 mètres carrés située dans un quartier adjacent et livrée quotidiennement dans les magasins. Un seul vendeur est dédié à la vente.
Autre choix : **le magasin a supprimé également les comptoirs de boucherie et du rayon marée** \- et donc les professionnels qui vont avec. La viande et les produits de la mer fruits y sont proposés en plus petites quantités pour répondre à ce besoin de course d'appoint.
**L'assortiment est quant à lui réduit par rapport aux magasins Whole Foods traditionnels**. L’objectif pour l'enseigne est de proposer 75 % des produits habituellement disponibles dans leurs hypers, tout en maximisant l'espace.
> L'ouverture de ce premier Daily Shop de Whole Foods Market — spécialement conçu pour répondre aux besoins d'un marché urbain comme New York — marque une étape importante pour notre entreprise », Christina Minardi, vice-présidente exécutive de la croissance et du développement de Whole Foods Market et Amazon.

Crédit : Almira Pehadzic / Linkedin
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### Tout savoir sur le marché de la Seconde Main en 2025
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/19/tout-savoir-sur-le-marche-de-la-seconde-main/
Last updated: 2025-06-26T07:02:57.000Z
Le **marché de seconde main** est en plein boom. Vinted, BackMarket, Le Bon Coin, Vestiaire Collectif, mais aussi avant eux les [magasins d'occasion](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/10/15/e-leclerc-occasion-a-ouvert-son-50-eme-concept-en-france/), ces entreprises ont révolutionner les modes de consommation et le marché de l'occasion. Depuis 2019, le marché a même pris une ampleur spectaculaire avec des croissances à deux chiffres.
En 2023, le marché de la seconde main a enregistré une croissance impressionnante, atteignant à l'échelle mondiale les 105 milliards d'euros, dont 34 milliards rien que pour le secteur de la mode d'occasion
Ce **mode de consommation**, qui a longtemps été marginal, est devenu un pilier de l'économie mondiale. Alors pourquoi cet essor fulgurant ? Plusieurs raisons expliquent ce succès : des facteurs économiques d'une part, mais aussi des convictions écologiques.
**Voici ce qu'il faut savoir sur le marché de la seconde main**.
## **Une tendance confirmée dans les habitudes de consommation**
La **seconde main** s’est solidement ancrée dans les habitudes de consommation des Français. Aujourd'hui, près de deux Français sur trois ont déjà acheté un produit d'occasion au cours de l'année, une augmentation significative par rapport aux années précédentes. Et même les plus réfractaires envisagent de passer à l'action :
> 52% des Français qui n'ont jamais acheté de l'occasion envisagent de le faire.
Contrairement aux idées reçues, cette [tendance de consommation](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/12/10/14-tendances-qui-feront-la-grande-distribution-de-demain/) n'est pas seulement motivée par des considérations écologiques. Les motivations sont avant tout économiques. Dans un contexte de baisse du pouvoir d'achat et d'inflation, 66% des acheteurs d'occasion reconnaissent acheter de la seconde main avant tout pour faire des économies.
> 64% des Français ont acheté au moins un produit d'occasion au cours des 12 derniers mois.
Ce souhait de faire des économies est complété par celui de trouver des produits uniques et de qualité. Les jeunes ont aussi un profond besoin de se démarquer. Les vêtements d'occasion sont une solution pour sortir de la masse.
Bien sûr, il y a des motivations écologiques, notamment parmi les Millennials et la Génération Z. Ces préoccupations environnementales demeurent croissantes sur le marché de la seconde main. Le discours de plateformes comme Vinted, très utilisé par la nouvelle génération, finit par convaincre de ces nouveaux modes de consommation. Les jeunes générations, en particulier, sont prêtes à acheter des produits de seconde main pour réduire leur impact environnemental, résume un article de la [BPI](https://bigmedia.bpifrance.fr/infographies/5-chiffres-a-connaitre-sur-le-marche-de-la-seconde-main).
Aussi, les motivations écologiques sont plus fortes sur les produits d'utilisation de courte durée, comme la mode enfantine, ou des produits utilisés occasionnellement comme le petit électroménager ou les outils de bricolage.
## **Les chiffres clés du marché de la seconde main :**
Voici quelques chiffres clés sur le marché de la seconde main en France et dans le Monde.
- À l'échelle mondiale, le marché de la seconde main est évalué à **105 milliards de dollars** en 2023 ;
- Le marché enregistre une croissance annuelle de **15%**.
- **74% des Français** ont acheté un produit d'occasion en 2023, toutes catégories confondues, avec une augmentation de **+9 points** par rapport à 2021.
- **40% des acheteurs** d'occasion font au moins un achat d'occasion par mois.
- **70% des Millennials et de la Génération Z** se disent prêts à acheter des produits de seconde main pour réduire leur impact environnemental.
- **85% des acheteurs** vérifient systématiquement l'état du produit ou la fiabilité du vendeur avant d'acheter un produit d'occasion.
- **48%** des achats concernent des vêtements, avec une augmentation de **+12 points**.
- **45%** des achats portent sur des produits culturels, en hausse de **+6 points**.
- **34%** des achats concernent les meubles et la décoration, avec une croissance de **+5 points**.
- **66% des acheteurs** d'occasion sont motivés par des raisons économiques.
## **Les raisons qui poussent les consommateurs à se tourner vers des produits de seconde main**
Au-delà des motivations économiques et écologiques, le choix des consommateurs d'aller vers la seconde main s'explique aussi par :
- **L'envie de participer à une économie circulaire et collaborative** : en prolongeant la durée de vie des objets, les consommateurs diminuent la nécessité de produire constamment de nouveaux biens, contribuant ainsi à un modèle économique plus durable ;
- **La volonté de réduire leur déchet et leur empreinte carbone** : utiliser des articles déjà existants aide à réduire considérablement la quantité de déchets, son [empreinte carbone](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2022/08/24/solutions-pour-reduire-empreinte-carbone-grande-distribution/). C'est un enjeu essentiel pour la protection de l'environnement et la préservation des ressources naturelles ;
- **Le souhait de soutenir l'économie locale** : en participant au marché de la seconde main, le consommateur soutient l'[économie locale](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/02/07/ce-quil-faut-savoir-sur-la-consommation-de-produits-locaux-en-grande-distribution/) et nationale, tout en encourageant des modes de consommation plus responsables et durables ;
- **Le défi de la prise de conscience de l'impact des produits** : choisir des articles de seconde main, c’est reconnaitre et accepter l’impact environnemental du cycle de vie des produits et opter pour une alternative plus durable, réfléchie et éthique.
---
Le **marché de la seconde main est une tendance de fond dans l'économie**. Pour les marques et les entreprises, le défi est de taille. Il s'agit de se positionner comme des acteurs responsables et innovants, tout en répondant aux besoins des consommateurs modernes.
### Le patron du Leclerc Auxerre ferme le magasin deux jours et invite ses salariés à Center Parcs
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/17/un-patron-leclerc-ferme-le-magasin-deux-jours-et-invite-ses-salaries-a-center-parcs/
Last updated: 2024-09-19T13:40:39.000Z
À l'occasion des 25 ans du magasin **Leclerc à Auxerre**, Jérôme Chaufournais, l'adhérent du point de vente, a pris une décision singulière et inhabituelle dans le vaste monde de la grande distribution : fermer le magasin pendant deux jours afin d’offrir à ses employés une pause festive. Ce geste rare a été largement salué sur les réseaux sociaux, non seulement pour son originalité, mais surtout pour le message qu'il envoie sur la gestion humaine de l’entreprise.
**Jérôme Chaufournais** n'en est pas à son premier coup d’éclat. Habitué à fermer par moment son magasin pour offrir des moments de partage à ses salariés ([il l'avait déjà fait au temps du Covid par exemple](https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/leclerc/covid-19-le-directeur-d-un-leclerc-ferme-son-magasin-pour-offrir-une-fete-a-ses-salaries-0bc27cce-16ec-11ec-be91-32ae82f2e246)), il démontre une vision de l’entreprise qui place le bien-être de ses collaborateurs au centre de ses préoccupations. Ce chef d’entreprise, atypique dans son approche, a ainsi voulu marquer le coup pour célébrer l’anniversaire de son magasin et remercier son équipe pour sa contribution à la réussite du point de vente.
Sur les réseaux sociaux, cette initiative a suscité de nombreuses réactions positives. Plusieurs internautes ont loué cette démarche, soulignant qu’elle renforce l’image d’une enseigne qui prend soin de ses employés. « Excellente initiative que même les clients apprécieront », commente un utilisateur. Un autre internaute met en avant que « donner des preuves que le personnel est bien traité, bénéficie de formations et à des possibilités de promotion, fait partie de la notoriété d’une enseigne ».
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Ce qui transparaît dans ces réactions, c’est la reconnaissance d’un [management](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/management/) qui comprend l’importance du [bien-être au travail](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/05/18/comment-les-magasins-ameliorent-le-bien-etre-des-salaries/). « C'est un patron qui a compris que le bon déroulement de son activité ainsi que son développement passe par le bien-être et donc la santé mentale de ses employés », ajoute un autre commentateur. En effet, dans un secteur aussi exigeant que la grande distribution, où les tensions sont constantes, la reconnaissance envers les employés devient une clé de la fidélisation et de la performance.
Un autre internaute va plus loin en expliquant que la reconnaissance dépasse les coûts initiaux : « la reconnaissance est essentielle pour créer un environnement de travail positif et stimuler l'engagement des employés. Il faut dépasser les idées reçues et comprendre que les bénéfices de la reconnaissance dépassent largement les coûts », analyse-t-il.
Cette approche, trop rare dans le monde de la grande distribution, illustre une nouvelle manière de penser la gestion des ressources humaines. Plutôt que de se concentrer uniquement sur les salaires, certains patrons comme Jérôme Chaufournais comprennent qu’il est tout aussi crucial de valoriser les efforts quotidiens des équipes. « Remercier ses employés et les respecter », voilà un principe de management que « certains devraient adopter rapidement », souligne un autre internaute, faisant allusion au [turnover](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/04/26/impact-turnover-organisation-equipes-grande-distribution/) important dans ce secteur.
💡
À noter que seule l'équipe de l'hypermarché a bénéficié de cette journée. Le drive de Perigny, situé à quelques kilomètres de l'hyper, quant à lui resté ouvert.
Cette initiative de fermer le magasin pour fêter ses 25 ans n’est pas seulement une fête, mais une déclaration forte. Comme l’a rappelé un internaute, « la distribution est un métier de femmes et d’hommes avant d’être un métier de marchandises ». Dans ce métier en tension, marqué par la dureté des conditions de travail, c’est l’humain qui fait toute la différence. Le geste du patron de ce magasin [Leclerc](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/leclerc/) montre que la reconnaissance et le respect des employés ne sont pas seulement des valeurs, mais des leviers de réussite à long terme. Un modèle à méditer pour d’autres chefs d’entreprise.
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### Amazon veut réduire son nombre de manager et mettre fin au télétravail
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/17/amazon-veut-reduire-son-nombre-de-manager-et-mettre-fin-au-teletravail/
Last updated: 2024-09-17T13:26:12.000Z
Dans une [récente communication à ses équipes](https://www.aboutamazon.com/news/company-news/ceo-andy-jassy-latest-update-on-amazon-return-to-office-manager-team-ratio), Andy Jassy, le PDG d'Amazon, a partagé d**es réflexions et des annonces importantes sur l'évolution de l'organisation d'Amazon**.
Alors que le géant américain du commerce en ligne et des technologies poursuit son ascension, continue d'innover et de connaitre de la croissance, le PDG met l'accent sur deux priorités essentielles pour l'avenir :
1. la nécessité de préserver et de renforcer la culture unique d'Amazon,
2. l'optimisation de sa structure organisationnelle pour rester agile et axée sur le client.
Voici les 5 points clés à retenir.
## **Amazon poursuit sa croissance**
En introduction, Andy Jassy se veut optimiste quant à la direction prise par l'entreprise. [Amazon](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/11/30/amazon-go-carrefour-flash-tesco-getgo-voici-5-concepts-de-magasins-sans-caisse/) continue de connaitre une croissance significative sur l'ensemble de ses activités. Le PDG fait allusion notamment à AWS, à la publicité, à Prime Video. Il cite également les progrès dans de nouveaux domaines comme l'intelligence artificielle générative, le projet Kuiper (satellites pour l'Internet) et les services de santé.
> Je suis satisfait des progrès que nous réalisons. Les magasins, AWS et la publicité continuent de croitre sur de grandes bases, Prime Video se développe, et de nouveaux domaines d'investissement comme l'IA générative, Kuiper, la santé et d'autres évoluent bien.
Ces choix d'investissements permettent à Amazon de rester à la pointe de l'innovation, tout en consolidant ses activités historiques qui génèrent des revenus conséquents.
Malgré toute la fierté apparente, le PDG s'interroge sur les défis structurels auxquels Amazon est confronté :
L'entreprise fait face à de nombreux défis :
- la gestion de la croissance des équipes
- les nouveaux projets
- la consolidation des marges
- la réduction des couts
Andy souligne aussi l'importance de maintenir la culture d'Amazon. Bien que très ancrée dans l'entreprise, celle-ci peut se fragiliser à mesure que l'entreprise grandit. Le PDG souligne l'importance de constamment nourrir cette culture d'entreprise.
> « Nous voulons fonctionner comme la plus grande startup du monde »
## **Une culture d'entreprise à renforcer**
Andy Jassy revient longuement sur la culture d'entreprise. Ce qui a fait la force d'Amazon s'avère plus qu'essentiel pour assurer la continuité de l'entreprise. Le PDG revient notamment sur ce qui est essentiel pour Amazon :
- l'obsession du client ;
- l'esprit d’innovation constant ;
- la grande rapidité dans la prise de décision ;
- la collaboration étroite entre les équipes.
Mais là où le PDG sourcille, c'est la capacité à maintenir cela. Il rappelle d'ailleurs que maintenir cette culture ne se fait pas naturellement, surtout dans une entreprise dont les effectifs se sont multipliés ces dernières années.
> Notre culture est unique et a été l'un des éléments les plus critiques de notre succès au cours de nos 29 premières années. Mais maintenir une culture forte n'est pas un droit acquis. Il faut y travailler en permanence.
Dans ce billet de blog, Andy Jassy revient sur l'agilité nécessaire à l'entreprise pour répondre aux défis et aux opportunités de demain.
## **Réduire le nombre de managers**
Une des annonces fortes de cette communication, c'est autour du sujet de la structure managériale de l’entreprise. Avec l'arrivée massive de nouveaux membres dans les équipes, Amazon a naturellement ajouté de nombreux managers à son organigramme. Jugeant nécessaire à l'époque pour encadrer cette croissance, cela a créé des « artefacts » de gestion qui ont freiné l’efficacité. La multiplication des couches a affecté la rapidité dans les prises de décisions.
> La plupart des décisions que nous prenons sont des portes à double sens, et en tant que telles, nous voulons que davantage de nos collègues aient le sentiment qu'ils peuvent avancer rapidement sans processus inutiles, réunions ou couches hiérarchiques qui créent des charges supplémentaires et font perdre un temps précieux.
Pour y remédier, Amazon prévoit de « réduire les couches de gestion et d'aplanir l'organisation » pour permettre aux employés de prendre des décisions plus rapidement et de se sentir plus concernés dans leurs projets. Cette initiative vise à redonner du dynamisme à l'entreprise et à éviter l'émergence d'une bureaucratie excessive qui pourrait ralentir l'innovation et la réactivité d'Amazon face aux besoins des clients.
> Nous demandons à chaque organisation de l’équipe dirigeante d’augmenter le ratio de contributeurs individuels par rapport aux managers d’au moins 15 % d’ici la fin du premier trimestre 2025\. Cela supprimera des couches et simplifiera les organisations plus qu’elles ne le sont aujourd’hui.
## **Fin du télétravail chez Amazon**
Autre annonce forte, celle du retour aux fondamentaux sur la vie au travail. Comme de nombreuses entreprises post-Covid, Amazon a adopté des modèles de travail hybride, permettant à ses employés de travailler plusieurs jours par semaine à distance. Permettant la flexibilité, le retour du présentiel est annoncé par le PDG afin de renouer avec plus de collaboration entre les équipes et un renforcement de la culture d’entreprise.
> Nous avons décidé que nous allons revenir à une présence au bureau comme avant l’apparition du COVID. Nous croyons que les avantages d’être ensemble au bureau sont significatifs."
Dès lors, à partir de janvier 2025, les équipes d'Amazon seront donc attendues au bureau la majorité du temps, avec une possibilité de télétravail uniquement pour les situations exceptionnelles.
> Avant la pandémie, il n'était pas acquis que les employés puissent travailler à distance deux jours par semaine, et cela sera également vrai à l'avenir — notre attente est que les gens soient au bureau, sauf dans des circonstances exceptionnelles.
## **Mettre fin au process inutile**
Pour aller encore plus loin dans la productivité des équipes, Andy Jassy veille à simplifier les process au sein de l'entreprise. En créant une « boite aux lettres anti-bureaucratie », le PDG veut lever les freins bureaucratiques et supprimer tous les process inutiles.
L’idée est de distinguer la « bonne » bureaucratie, celle qui est nécessaire au bon fonctionnement de l’entreprise, de celle qui ralentit les équipes et les empêche d’avancer. En donnant aux employés une voix directe pour signaler ces problèmes, le PDG entend renforcer l’efficacité de l’organisation tout en restant fidèle aux principes fondateurs d’Amazon.
> Nous nous demandons si nous sommes suffisamment bien organisés pour inventer, collaborer et être suffisamment connectés les uns aux autres (et à notre culture) pour offrir le meilleur possible à nos clients et à l'entreprise.
Cette annonce ouvre un nouveau chapitre pour Amazon. Le PDG veut remettre l'agilité opérationnelle au coeur de l'entreprise.
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### Top 10 des annonceurs 2024 : domination de la grande distribution
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/17/classement-des-annonceurs-au-premier-semestre-2024-est-toujours-domine-par-la-distribution/
Last updated: 2024-09-20T05:40:55.000Z
La semaine dernière, le Baromètre Unifié du Marché Publicitaire (Bump) a dévoilé **les résultats du marché publicitaire sur le premier semestre de l'année 2024**. Avec des recettes atteignant les 8,436 milliards d’euros, le marché progresse de +9,3% par rapport au premier semestre 2023\. Si on se réfère à 2019, le marché est même en nette progression de +25,6% par rapport à 2019\.
Revenons sur les enseignements clés de cette étude en évoquant le classement des meilleurs annonceurs en France et les leviers en progression et ceux en régression.
### Classement des 10 plus gros annonceurs médias en France : la grande distribution dominent
Selon l'étude, **le marché publicitaire est en bonne forme et ce grâce à la dynamique portée par les enseignes de la grande distributio**n. 5 enseignes se partagent le top 10 :
- **Lidl** affiche une croissance de 2% ;
- **E.Leclerc** constate un léger recul de ses investissements médias : -5% ;
- **Intermarché** voit une croissance de +3% ;
- **Carrefour** suit à +19%, porté par le sponsoring des Jeux Olympiques ;
- **Aldi** affiche une croissance à deux chiffres avec +18%

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### « Le commerce c'est d'abord de l'humain » : la vision de la proximité de Brice Levard, adhérent Intermarché
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/16/le-commerce-cest-dabord-de-lhumain-la-vision-de-la-proximite-de-brice-levard-adherent-intermarche/
Last updated: 2025-03-21T13:11:55.000Z
[Brice Levard](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/08/30/vrai-faux-5-questions-a-brice-levard-adherent-intermarche-les-epesses/) est un entrepreneur bercé par la grande distribution depuis petit. Fils d'adhérent Intermarché, son parcours est marquée par une forte influence familiale. Ses parents étaient directeurs de magasin depuis 1981\. Ils ont acquis leur premier point de vente en Vendée dans les années 90, avant de s'installer dans la région nantaise au début des années 2000.
Brice a grandi dans leur pas. Il a commencé à aider ses parents dès l'âge de 12-13 ans. À 17 ans, il a pris ses premières responsabilités en dehors des périodes de vacances scolaires pour continuer son apprentissage du métier.
Prendre rapidement la direction d'un magasin était alors une évidence. Pendant 15 ans, il a été directeur dans le magasin familial, un point de vente de 1500 m². Une expérience notable qu'il qualifie de « très bonne école ».
En 2018, ses parents vendent le magasin. Brice choisi de ne pas reprendre l'affaire familiale, sentant qu'il avait fait le tour de cette expérience et qu'il n'était plus la personne idéale pour en assurer la continuité.
En 2020, après une pause de deux ans et après avoir suivi un processus de candidature au sein du groupement, il devient postulant à la reprise d'un point de vente Intermarché. Il reprend le magasin des **Épesses en Vendée** en janvier 2021, un magasin de 650 m², non loin du Puy du Fou qui lui draine un trafic non négligeable. Brice est à la tête d'un nouveau défi qui l'a poussé à adapter ses compétences à une gestion plus précise. En quatre ans, il a doublé le chiffre d'affaires.
Il est notre invité dans un [podcast](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/podcast-grande-distribution/) passionnant sur le métier d'adhérent.
[Écouter le podcast](https://bio.link/podcastjbgd)
> « Intermarché a le potentiel pour devenir l'enseigne numéro un en France dans 10 ans. Vrai. J’en suis convaincu. »
## **Un modèle de management évolutif et humain**
Ce qui frappe le plus dans cette conversation c'est la place du [management](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/management/) et sa façon dont il l'a adapté aux réalités d'aujourd'hui. Contrairement à ses parents, qui appliquaient un management « à l'ancienne », il a mis en place un environnement de travail plus souple et plus humain. Aujourd'hui, il cultive un lien étroit avec ses équipes et accorde une importance particulière à la formation et développement du savoir-faire.
> « Je vois le commerce sincèrement comme ça, de l'humain, de l'humain »
[](https://je-bosse-en-grande-distribution.captivate.fm/support)
Abonnez-vous au podcast et recevez les épisodes en avant-première.
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### Quels sont les sujets qui vous intéressent pour répondre aux défis de la grande distribution ?
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/15/quels-sont-les-sujets-qui-vous-interessent-pour-repondre-aux-defis-de-la-grande-distribution/
Last updated: 2024-09-15T15:00:14.000Z
En tant que dirigeant et responsable de magasin dans la grande distribution alimentaire, vous êtes confronté à des défis variés et en constante évolution. Afin de mieux orienter nos futurs contenus, nous souhaitons identifier les sujets qui vous intéressent et qui répondent à vos problématiques au quotidien. Cela nous permettra de créer des ressources pertinentes et adaptées à vos besoins.
On vous remercie par avance de prendre quelques minutes pour y répondre.
*Pour répondre à ce questionnaire, il vous suffit de noter votre intérêt de 0 à 5 aux 16 sujets listés ci-dessous :*
[Répondre au questionnaire](https://tally.so/r/3yvjop)
### Dans les écoserres® de tomates des Paysans de Rougeline, à la pointe de la technologie
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/12/dans-les-ecoserres-de-tomates-des-paysans-de-rougeline-a-la-pointe-de-la-technologie/
Last updated: 2025-01-03T09:03:48.000Z
Reportage à **Arles** dans les **serres de tomates** où, Davy Clément et son frère Vincent, ont repris l'**exploitation familiale** créée en 1981 pour continuer à produire des tomates **«** bonnes en goût, saines et accessibles pour le consommateur et respectueuses de l'environnement **».**
C'est formés par leurs parents, pionniers, que les deux frères exploitent aujourd'hui d'immenses serres de tomates. Située à Arles, la ville est idéale pour ce type de culture : « Arles bénéficie de 300 jours d'ensoleillement par an », martèle le producteur, « cela nous permet de produire des tomates de qualité ». Leur serre permet chaque année de sortir 3000 tonnes de tomates cerise et cocktail, « de toutes les formes et toutes les couleurs », sourit-il.
Réunis sous la marque **Les Paysans de Rougeline**, les deux producteurs se retrouvent dans une union de 6 coopératives qui regroupe 230 familles de producteurs qui produisent 76 000 tonnes de tomates - mais aussi des concombres et des fraises.

## **Des écoserres**® **à la pointe d'une innovation d'envergure mondiale**
**Les tomates s'épanouissent dans des serres qui sont le fruit d'une innovation majeure dans le milieu**. Pionniers d'une innovation d'envergure mondiale et qui a séduit de nombreux autres producteurs à travers le monde, **les tomates sont toutes cultivées hors sol**. « C'est une technique qui remonte à plusieurs décennies. Dès les années 60, les producteurs ont construit des serres pour étendre la période de production », nous explique ici le producteur de tomates.
**Cette technique du hors-sol présente de nombreux avantages** : « cette technique est idéale. Pour éviter d'épuiser le sol, d'utiliser des engrais et de la matière organique », précise-t-il, « les tomates sont ainsi cultivées dans un pot et posées sur un support de culture. Cette technique permet de ne pas gaspiller un seul litre d'eau et sans utiliser le moindre engrais », poursuit-il.
> « Le passage au hors-sol à l'époque était déjà de l'agroécologie. », Davy Clément, producteurs de tomates « zéro résidu de pesticides » près d'Arles
Dans ces **serres semi-fermées**, baptisées dans le jargon **écoserre**®, l'air pénètre en un seul endroit et est distribué par des gaines. Cette innovation dispense de l'utilisation de pesticides puisqu'aucun insecte ne pénètre dans la serre : « ce modèle de production a permis la création du label Zéro Résidu de Pesticides. C'est un modèle vertueux », insiste Davy. Cela étant, « la culture hors sol empêche de prétendre au label bio », complète-t-il.
## **La volonté de consommer local**
Autre valeur fondamentale de cette production, la [**consommation locale**](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/circuit-court/) : « les produits sont consommés à moins de 150 km du lieu de production », assure le producteur, « des valeurs qui permettent à **Rougeline** d'être un **acteur local** important », explique-t-il.
Car derrière cette volonté de produire et manger local, se dresse un constat d'une consommation moins souveraine sur le territoire : « aujourd’hui seulement 50% des fruits et légumes en France sont produits en France, contrairement à 20 ans en arrière où on était bien au-delà », regrette le producteur, « cette valeur est en décroissance chaque année. Donc si on veut garder une souveraineté française et une sécurité alimentaire française, il est très important de consommer français », résume Davy Clément.

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### En 2030, la grande distribution sera le secteur le plus créateur d’emploi
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/11/en-2030-la-grande-distribution-sera-le-secteur-le-plus-createur-demploi/
Last updated: 2024-09-11T16:38:55.000Z
La **grande distribution** en France, si on compte les personnels en magasin (environ 650 000 salariés), dans les centrales et tout l'écosystème autour, cela représente près de 4 millions de personnes.
**Premier employeur de France**, la grande distribution est essentielle dans la vie des consommateurs. Portée par de nouveaux modes de consommation, le secteur vit une profonde mutation. Une aubaine pour transformer et créer de [nouveaux métiers](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/metier/), tout en gardant les fondamentaux du commerce.
Les classements des entreprises qui suscitent l’intérêt et l’attraction des professionnels en quête d’opportunités révèlent des [tendances de fond](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/12/10/14-tendances-qui-feront-la-grande-distribution-de-demain/) sur le dynamisme de certains secteurs d'activités. La grande distribution figure souvent en bonne place de ces palmarès.
> « En 2023, parmi les dix entreprises les + recherchées par les candidats sur leboncoin, quatre d’entre elles appartiennent au secteur de la grande distribution, tandis que deux font partie de grands groupes d’intérim », *Pauline Roche, Directrice du marché Emploi chez leboncoin*
En 2030 - et c'est dans pas si longtemps - le secteur sera le plus dynamique en termes de création d'emploi.
## Défi n°1 : Attirer, recruter et fidéliser les candidats de demain
Pour porter le dynamisme du secteur, la grande distribution a besoin de bras et de cerveaux. C'est là que le bât blesse, car depuis une décennie, les [CV](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/04/22/conseils-rediger-cv-parfait-travailler-grande-distribution/) ne s'empilent plus sur les bureaux. Les jeunes actifs désertent le commerce et boudent les appels du pied des enseignes qui promettent des conditions de travail favorables, des évolutions de carrière tout en brandissant une image d'entreprise responsable.
Malgré les efforts, le secteur peine à attirer. Le marché de l'emploi doit faire face à deux dynamiques :
- les intégrées ([Carrefour](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/carrefour/), [Auchan](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/auchan/), Monoprix, etc) qui ont une stratégie de marque employeur à l'échelle nationale et dont les magasins suivent une politique et une culture d'entreprise commune. Ici, un budget conséquent est alloué, mais sans un angle local ;
- les indépendants ([Leclerc](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/leclerc/), [Intermarché](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/intermarche/), [Coopérative U](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/tag/cooperative-u/)) où chaque magasin est géré par un chef d'entreprise indépendant. Ici, les budgets sont moindres pour développer sa marque employeur. Les magasins ont des cultures d'entreprise différentes. Ils optent le plus souvent pour des [solutions de recrutement en circuit court](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2021/07/07/le-recrutement-en-circuit-court-cmment-le-job-dating-sest-impose-en-grande-distribution/).
> Sur les conditions de travail, il faut en finir avec les préjugés, Nathalie Bordais, E.Leclerc sur [AEF Info](https://www.aefinfo.fr/depeche/712186-grande-distribution-sur-les-conditions-de-travail-il-faut-en-finir-avec-les-prejuges-nathalie-bordais-e-leclerc)
En outre, le CDI n'attire plus. Si pour 85% des recrutements prévus dans le secteur concernent des CDI, les candidats manquent toujours à l'appel. Et quand ils sont embauchés, il ne reste que quelqu'un à la fin. « On peine à garder nos alternants par exemple, pourtant ils représentent l'avenir pour nous », souligne ici un manager drive.
La grande distribution souffre aussi d'une comparaison avec d'autres secteurs qui promettent une flexibilité que la grande distribution ne peut offrir et que la seule rémunération ne suffit à combler : [la semaine de 4 jours](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2023/11/29/la-semaine-de-4-jours-en-grande-distribution-un-chantier-seduisant-mais-pas-si-simple-a-mettre-en-place/), la flexibilité, le télétravail sont autant d'aspects du métier incompatible avec la vie du commerce.
[Marque Employeur : trois stratégie d’enseignes pour attirer des candidatsZoom sur trois enseignes qui font les yeux doux aux jeunes.Je Bosse en Grande DistributionJonathan Le Borgne](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/05/07/marque-employeur-trois-strategie-denseignes-pour-attirer-des-candidats/)
## Les bouchers et des postes de Direction parmi les profils les plus recherchés
Deux métiers sont activement recherchés par les magasins :
- les bouchers et même plus largement les métiers de bouche ;
- les postes de direction de magasin, qui, avec une pyramide des âges favorables, voient une nouvelle génération prendre les commandes d'un point de vente ;
Pour le premier (les métiers de bouchers), dans 90% des magasins, les magasins ont des difficultés à recruter. Mais cela vaut aussi pour des boulangers, des pâtissiers où les profils sont rares et la concurrence locale accrue : « la concurrence sur les emplois qualifiés est d'autant plus fortes en zone urbaine. Il y a plus d'opportunités au m2 dans les grandes villes qu'en zone rurale », nous explique d'ailleurs en off un adhérent de magasin. Aussi, un chef boucher doit avoir une double compétence : celle du savoir-faire et celle du manager, un profil rare sur le marché.
Pour séduire ces professionnels, les magasins n'hésitent plus à proposer des salaires attractifs. [Un chef boucher peut commencer à 1900 et toucher jusqu'à 3900 euros](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/05/09/combien-gagne-un-boucher-en-grande-distribution/).
Pour le second, les postes de directions sont aussi très recherchés. Selon les profils, [les salaires de directeur grimpent rapidement](https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/03/23/combien-gagne-un-directeur-de-magasin-en-grande-distribution-en-2024/). Celui est responsable de la gestion financière et surtout du management des équipes.
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### « Cotton Candy » : le raisin au goût de barbe à papa, une curiosité gourmande venue des États-Unis
URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2024/09/11/le-raisin-au-gout-de-barbe-a-papa-une-curiosite-gourmande-venue-des-etats-unis-2/
Last updated: 2024-09-19T13:41:19.000Z
C'est ce qu'on appelle une nouveauté conso... comment dire... surprenante !
Dans les rayons fruits et légumes de France se dénichent désormais **un raisin au gout unique de barbe à papa, caramel ou tropical**. Cela peut sembler incroyable, mais c'est une variété de raisin qui existe vraiment et qui est très populaire aux États-Unis. Appelé « **Cotton Candy »**, il offre une expérience gustative inédite.
## **L'Histoire du Raisin Cotton Candy**
L'histoire du raisin **Cotton Candy** a commencé au début des années 2000, lorsque David Cain, un généticien des fruits et ancien chercheur pour le Département de l'Agriculture des États-Unis (USDA), découvre lors d'un salon professionnel le raisin **Concord**, une variété connue pour sa couleur violette et son gout particulièrement sucré. Au gout, ce raisin lui rappelle étonnamment la barbe à papa.
Après plusieurs années de croisements naturels de différentes variétés de raisins, il finit par peaufiner le produit pour lui faire ressortir ce gout unique. Le raisin **Cotton Candy** est né.
Ce raisin vert, sans pépin, se distingue par son gout sucré rappelant la barbe à papa.
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## **Un raisin pas comme les autres**
Visuellement, **les raisins Cotton Candy ressemblent à n’importe quelle autre variété de raisin**. Mais dès qu’on les croque, la surprise est là : le petit gout sucré évoque directement la barbe à papa. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ces raisins ne contiennent aucun arôme artificiel et ne sont pas le résultat de modifications génétiques. Leur saveur si particulière est obtenue grâce à des techniques d'hybridation soigneuses, qui ont permis de créer une variété plus sucrée avec ces arômes distinctifs.
Avec environ 18 grammes de sucre pour 100 grammes de raisin, **le raisin Cotton Candy est légèrement plus sucré que les raisins de classiques** qu'on trouve dans les rayons. Cependant, il reste bien moins sucré que la barbe à papa traditionnelle.
Il est important de noter que la perception de la saveur de barbe à papa varie d'une personne à l'autre. Certains détectent immédiatement cet arôme sucré, tandis que d'autres le trouvent plus subtil. Toutefois, tous s'accordent à dire que ces raisins sont plus sucrés et particulièrement délicieux.
## **Où trouver le raisin Cotton Candy en France ?**
Bien que ce raisin ait été disponible aux États-Unis depuis une vingtaine d'années, il commence tout juste à faire son apparition en France. Vous pouvez le trouver chez **Grand Frais**, une enseigne spécialisée dans les fruits et légumes, ainsi que dans certaines fruiteries spécialisées.
Depuis la rentrée de septembre 2024, on commence à le voir dans les rayons des enseignes alimentaires comme Leclerc, Auchan, Casino ou encore Coopérative U.
> Voilà une tendance surprenante en rayon : les raisins avec des goûts... surprenant (barbe à papa, tropical ou caramel
>
> Vrai engouement et demande des clients. Ici à Auchan Pérols [pic.twitter.com/wQakXGT6fM](https://t.co/wQakXGT6fM)
>
> — Je Bosse en Grande Distribution (@BlogGrandeDistr) [September 11, 2024](https://twitter.com/BlogGrandeDistr/status/1833795241863733498?ref%5Fsrc=twsrc%5Etfw)
Il est important à signaler que ces raisins ne sont pas disponibles toute l'année. On les trouve généralement au début de l'été, en mai et en juin, ainsi que plus tard, durant les mois d'août et septembre.
## Un engouement en rayon
En rayon, l'engouement est réel. **Le raisin Cotton Candy s’est imposé comme une véritable curiosité**, amplifié d'ailleurs par les réseaux sociaux. Le raisin interroge. De nombreux clients pensent à un fruit modifié bourré d'additif, alors qu'il est 100% naturel.
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