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# Quel est ce mouvement « Février sans supermarché » qui soutient les petits commerçants ?
- URL: https://www.jebosseengrandedistribution.fr/2019/01/28/quel-est-ce-mouvement-fevrier-sans-supermarche-qui-soutient-les-petits-commercants/
- Published: 2019-01-28T14:06:17.000Z
- Updated: 2022-10-19T15:35:04.000Z
- Description: Le mouvement « Février sans supermarché » revient cette année pour une nouvelle édition.
- Author: Jonathan Le Borgne
- Tags: Enseigne

Son défi : renouer avec le commerce de proximité, soutenir les petits commerçants et inviter les consommateurs à[ consommer autremen](https://jebosseengrandedistribution.fr/2019/01/22/la-grande-distribution-se-prepare-a-sa-revolution-numerique/)t. Vous risquez d’en entendre parler ces prochains jours. Vous avez prévu de relever le défi ?

Franchir le moins possible les portes des magasins alimentaires type supermarché, c’est le défi que propose depuis 3 ans cette initiative lancée par le site suisse [En Vert et Contre Tout](https://www.evernote.com/client/web). L’année dernière 20 000 personnes avaient répondu à son appel. Plus qu’un défi, l’initiative cherche ****à lancer un message à la grande distribution** pour l’inciter à prendre des mesures en faveur du commerce local, le tout dans une logique éco-reponsable qui agite les conso’acteurs ces dernières années.

## Une initiative qui soutient et les petits commerçants

Si 20 000 personnes ont affirmé participé à cette action en 2018, cette année l’initiative pourrait prendre une toute autre ampleur. ****Le projet est lancé dans trois pays européens :** la Suisse et la France, auxquelles la Belgique vient s’ajouter.

Sur le site du média qui lance l’initiative, il est écrit :

> *Cette démarche vise à « Encourager les commerces indépendants, redécouvrir les épiceries de quartier, soutenir les petits producteurs, favoriser la vente en vrac et le commerce local, repeupler les marchés ou encore réapprendre à n’acheter que l’essentiel. Mais c’est également l’opportunité de faire savoir aux grandes surfaces que nous ne sommes pas d’accord avec le sur-emballage, le kilomètre alimentaire qui explose les scores ou les politiques de prix qui écrasent les petits producteurs. »*

## Une invitation à réfléchir sur sa manière de consommer

À l’instar du mouvement des gilets jaunes, **le défi s’organise au sein de groupes Facebook** (voir la liste des groupes français ci-dessous) offrant ainsi des espaces de partages pour échanger avec d’autres acteurs engagés. Ces groupes présentent deux caractéristiques :

- ****Avantage :** ils permettent de créer facilement des micro-communautés – parfois public, parfois fermé – dans lesquels les internautes ont un intérêt commun. Ils motivent les consommateurs à tenir leurs engagements tout au long du mois.
- ****Inconvénient :** ces mouvements sont totalement transparents pour ceux qui n’appartiennent pas à ces groupes. L’effet de surprise peut être total pour certaines enseignes.

Ces groupes viennent créer des ****débats locaux entre conso-acteurs**. La démarche vise à valoriser les acteurs locaux et à se partager des astuces, des conseils ou encore de bonnes adresses pour mettre en lumière toutes les alternatives à la grande distribution. Plus les gens échangent, plus ils alimentent la réflexion et plus de nouveaux réflexes apparaissent.

## Un mouvement qui se veut pacifiste

Le défi lancé est entièrement pacifique. Il ne s’oppose au secteur. Il cherche simplement à replacer le consommateur au centre d’un écosystème local dans lequel il peut-être lui-même acteur.

Le site rappelle qu’il ne s’agit pas d’un boycott ! Selon le site web, cette initiative commence déjà par aller chercher son pain chez le boulanger ou d’acheter ses fruits et légumes au marché. Le site n’invite pas les consommateurs à déserter le secteur mais plutôt ****à s’ouvrir sur les nouvelles manières d’acheter.** L’initiative compte démontrer qu’il est tout à fait possible de respecter son porte-feuille tout en respectant les circuits courts.